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Comme ça 



Quand j'étais dépendante j'échappais a la tristesse. J'avais peu a peu changé tous les problèmes, doutes et angoisses du monde en simple besoin. C'était reposant quand ça fonctionnait. Quand ça ne fonctionnait pas j'étais dans des désespoirs terribles, des tristesses accablantes, sans proportion, du vide du noir
A présent j'ai de vraies tristesses qui reviennent et auxquelles je ne peux pas échapper. Je suis mal a l'aise à l'idée que l'amour et l'innocence existent, et que par conséquent on puisse les détruire, j'ai mal au cœur je sais pas, des gens qui font des efforts, des gens qui croient
J'ai des souvenirs qui reviennent de moments heureux et ça me fait + mal que d'avoir besoin, de manquer, d'avoir besoin, ou j'étais devenue ce que je voulais être finalement, je ne souffrais plus du monde

Je commence a ne plus avoir de cravings, en fait la drogue me dégoûte un peu en elle même contrairement à avant. Ça me paraît vide. Mon copain malgré ses attaques cardiaques s'enfile des grammes en cachette, je suis indifférente un peu

Un mec qui m'avait fait beaucoup de mal quand j'étais ado est mort aussi
Je n'aime pas ressentir de tristesse, je préfère échapper à la vie et au monde

En résumé, au fond de moi je crois qu'il y a un chagrin inconsolable qui précède tout. C'est tellement bateau mais j'en prend conscience car ça revient. Pour qui bien faire les choses et pourquoi ?

Catégorie : Tranche de vie - 26 mai 2019 à  17:28



Commentaires
#1 Posté par : Bootspoppers 27 mai 2019 à  22:23
On est peut-être tous toutes un peu tristes

Mais on a peut-être tous toutes la capacité à nous réjouir.

Pour qui ? Et bien d'abord pour toi.
Et puis aussi pour nous.

Viaflie a écrit

Pour qui bien faire les choses et pourquoi ?


Posté par : Bootspoppers | 27 mai 2019 à  22:23

 
#2 Posté par : Lilicornue 02 juin 2019 à  10:36
Salut,

Je me retrouve un peu dans l'état que tu décris, j'ai trouvé un "joli" terme sur internet qui le résume bien: La nuit noire de l'âme.
Je suis également en mode sevrage, pas des mêmes substances sûrement mais peu importe car le but est en général le même: te faire oublier, diluer la souffrance, supporter la vie et paradoxalement (plus ou moins consciemment) te tuer plus rapidement…

Se retrouver face à ta tristesse énorme, ton désespoir, ta perte de sens à l'existence sans échappatoire possible, se retrouver face à toi-même, vivre et peut-être arriver, un jour, à accepter cet "état" et les ressentis qui vont avec est sûrement le seul moyen d'aller mieux...ça fait chier mais je vois pas d'autre solution.
J'ai pensé au suicide tellement j'en pouvais plus par moment, je ne supportais plus ce que je ressentais: la violence de la vie et son absurdité, trop trop de souffrance...Mais au final j'ai réalisé que je me suicidais déjà à petit feu avec mes addictions et que le processus était vraiment en train de s'accélérer ces dernières années, en plus de l'âge qui défile le corps ne peut plus assumer sans problèmes au bout de plusieurs décennies d'empoisonnement.

Alors je t'encourage vraiment à continuer les efforts que tu fais, à nous de donner un sens à tout ce bordel, évite si possible les personnes qui vont t'enfoncer quitte à te retrouver seule...essaie de te reconstruire, pense à ta gueule, utilise tes traumatismes passés pour en faire une force et investi tes forces dans des causes ou activités qui ont du sens à tes yeux. C'est facile à dire hein car je ne suis pas à ta place…

Amicalement

Posté par : Lilicornue | 02 juin 2019 à  10:36

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