Putrides divagations. / Les Blogs de PsychoACTIF

Putrides divagations. 



AVERTISSEMENT : j'ai tenté de présenter cette mésaventure, qui date de début octobre 2019 (*), dans un style métaphorique poético-gore, sans vulgarité aucune, et en restant extrêmement réaliste. Non pour choquer les lecteurs et lectrices, bien sûr, mais afin de formuler une mise en garde à la fois pour moi, qui ai la mémoire courte, et pour celles et ceux qui pourraient connaître ce genre d'accidents. Certaines descriptions sont assez crues, détaillées, semblables aux paroles de groupes de brutal death metal, Cannibal Corpse étant un de mes préférés ! L'humour a son importance aussi dans la dédramatisation des faits.

(*) cf le billet intitulé "Tout va bien.".

Set & Setting : chemsex et BDSM en solitaire (auto-érotisme; terme employé en médecine légale pour décrire les cas de morts accidentelles dans ces circonstances).

Consignes de Réduction Des Risques que j'aurais dû suivre : ne pas être seul(e), avoir au moins une personne qui veille à ce que tout se passe bien, sans débordements; d'une manière générale, je pense que les pratiques BDSM deviennent vite dangereuses sous l'emprise de la drogue (anesthésie réelle et/ou virtuelle du corps, exaltation des sentiments, baisse de vigilance...); certaines substances me paraissent plus néfastes que d'autres (poppers, dépresseurs et hallucinogènes, d'après ma modeste expérience); les jeux d'asphyxie sont à proscrire; une théorie qui est la mienne : les endorphines libérées par la douleur sont boostées par les stimulants, ce qui augmente encore le risque de se faire mal, au-delà des limites acceptables; enfin, le feu, les flammes, c'est dangereux. Très. Dangereux.

Accompagnement musical suggéré : (ça va bien avec le thème abordé)



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        I - La noce aurait pu s’étirer encore et encore si je n’avais été contrainte de partir travailler en milieu d’après-midi. Au petit matin, le spectacle de désolation des ruines laissées par le sabbat crépusculaire revêt un caractère habituel. Hématomes et ecchymoses, dissimulés ça et là par du noir de fumée. Maux de tête, douleurs caudales modérées. Rien d’alarmant, l’incendie, déclaré suite à l’explosion, devrait rapidement être circonscrit. En fin de journée, je constate que le fond de mon pantalon est trempé. L’intervention des pompiers, probablement.

        II - Puis il y eu cette seconde nuit marquée par une nouvelle déflagration, un séisme si violent qu’il me foudroya au sol, me précipitant au milieu d’un cauchemar déjà nettement esquissé. Le feu ne semblait jamais vouloir s’éteindre, et pour cause... Triste tableau des lendemains de cuite qui déchantent. Nous n’avions pas encore pris toute la mesure de cette tragédie. Lourd premier bilan. Un réacteur nucléaire pour ainsi dire à terre ouverte ! Et une réaction inflammatoire échappant à tout contrôle.

        III - Lassé par mon inconscience et ma stupidité, mon corps encore abasourdi a décrété l’état d’urgence : il faut coûte que coûte protéger mes noyaux, meurtris dans l’âme par cette abjecte agression. Point de sarcophage pour inhumer mes gonades, ce serait prématuré, mais un épais rempart péricarpique, gonflé de fluides corporels, lymphe, sérum, plasma. En effet, l’hydropisie subséquente au traumatisme va multiplier par dix le volume de mes bourses, tant le scrotum se trouve distendu par l’accumulation de liquide qu’il renferme. Cinq mille tonnes de plomb, de sable et de bore, et moi, et moi, et moi…

        IV - Cet épanchement de sérosité dégorge et ruisselle de toutes parts, ce qui explique la mouillure de mon pantalon. Seule solution, porter jour et nuit une culotte absorbante contre l’incontinence urinaire. À l’examen, les territoires les plus profondément brûlés se sont parés d’une couche translucide blanche à jaunâtre, laquelle ressemble à la peau grassouillette des magrets de canard et consolide le dispositif de sauvegarde, tout en masquant, et révélant à la fois, la gravité des dommages. En dépit de cette situation de crise, nous devrons lutter seules, car j’ai trop honte de me rendre à l’hôpital, une calebasse irradiée entre mes deux cuisses.

        V - Vive émotion au lendemain de la catastrophe. Il s’agit de désigner un coupable, de contenter l’opinion publique. Sur le banc des accusés, pas moins de cinq personnes, soupçonnées d’association de malfaiteurs : la 3-méthylméthcathinone, alias « La drogue »; Lena, hantée par les fantômes de son passé; la testostérone; le briquet; et la virtuelle Dominatrice Sophie. La première a été victime d’une noyade expéditive au fond des toilettes, tandis que la seconde fuyait lâchement ses responsabilités. Les deux derniers furent relaxés. Restait cette testostérone, élevée dans les bas-fonds jusqu’à atteindre des taux indécents, et au casier judiciaire vierge. La drogue avait crié, avant son lynchage, « je ne suis pas seule dans cette affaire, on veut me faire porter le chapeau ». C’est pourquoi la testostérone fut placée en garde à vue.

        VI - Revenons à la prise en charge des blessées. Le risque infectieux demeure le plus à redouter, en raison de la forte dégradation de mon épiderme, et d’une détersion naturelle trop lente compte-tenu de l’importance des dégâts. En effet, ce processus physiologique doit normalement aboutir à la séparation des tissus nécrosés et des tissus viables; au nettoyage de la plaie, donc. Mais on privilégie généralement une détersion chirurgicale accélérée afin d’éviter les complications. Quelle ironie du sort si je venais à périr par là où j’avais péché. J’imagine le pire. Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères où mon sexe subit cette immolation. Pendant une semaine, à titre préventif, voilà que je me mets sous antibiotiques.

        VII - Avant de refaire le pansement compliqué de la cocasse cucurbitacée maintenue dans un filet, encore paresseuse à dégonfler, je me décide à sortir de la boîte à pharmacie les instruments métalliques de la chirurchienne, des scalpels à usage unique, et une paire de petits ciseaux à broder fins et pointus trempés dans l’alcool. Compresses stériles en non-tissé, gants latex noirs initialement réservés au fist, sérum physiologique en guise de désinfectant, je m’efforce d’opérer aussi professionnellement que possible, dans le respect des règles d’hygiène. Le cœur accroché aux tripes, la respiration nerveuse, je découpe des lambeaux de matière morte dans la couenne de palmipède décrite plus haut. Satisfaite de cette délicate excision, du retrait partiel des tissus nécrotiques, je constate ne rien ressentir, sinon un certain dégoût, en les prélevant, ce qui me fait craindre une brûlure au troisième degré.

        VIII - Par curetages successifs, je creuse jusqu’à mettre à jour la chair sanguinolente que l’on nomme le sous-sol, saine assise d’une réépithélialisation aussi difficile à prononcer qu’improbable. J’envisage une greffe de peau. Je continue à avancer dans les décombres engendrés par ma turpitude. Dénudée, la blessure affiche une laideur monstrueuse, suintante de pus et de sang, large et profonde comme l’abîme de mes pulsions sexuelles. Par chance, elle ne dégage pas d’odeur fétide. Le contraire signifierait la contamination bactérienne et l’amorce d’un pourrissement digne des pires zombifications. Je surveille et renifle mes plaies, à travers les linges souillés ayant servi à l’embaumement de ma cornemuse de Pan.

        IX - Second bilan. À ce stade, bientôt trois semaines que je me soigne seule, l’œdème s’est résorbé, mais il va falloir que je consulte. Au moins pour avoir l’avis de professionnels de santé. Au Centre des Brûlés, une femme médecin froide comme la glace m'examine à quelques pas de distance, le regard fugace, sévère et accusateur. Le diagnostique tombe, brûlure au second degré avancé. Une longue liste de médicaments, antidouleurs, crèmes apaisantes, tulles vaselinés, bandages et sparadrap, m'est prescrite. Ainsi qu'une ordonnance destinée à l'infirmière que je devrai me taper tous les jours au réveil. Juste ciel, par quel cynisme, quelle perversité pourrais-je encore être excitée à l'idée d'exposer mon sexe ravagé à la vue de toutes ces femmes ?

        X - Reprenons mon procès. La drogue a bon dos mais elle n'explique pas tout. Tu n'es qu'une bête dépravée et nous allons y remédier. L'orchidectomie n'est pas loin. Résection de la zone nécrosée par diminution de la masse scrotale après ablation d’un testicule, ça te tente ? Autant réduire le volume de tes glandes génitales et calmer tes ardeurs, en te soumettant à la castration chimique. Et toc ! Reprise complète de l'hormonothérapie féminisante. Si tu fais preuve de contrition, tu échapperas aux anti-androgènes. La testostérone en a pris pour son grade, bien fait pour sa gueule. Depuis trop longtemps elle soufflait, des idées lubriques à tes oreilles, et un vent prompt à attiser ta libido. Avec ton concours et ta bénédiction, Lena. Toi, d’ailleurs, tu ne perds rien pour attendre. Plaideras-tu pour l’internement psychiatrique, la maladie mentale ? Tu serais crédible, tu sais ? Tu serais crédible.

        XI - Je serais crédible. Tellement irresponsable d’avoir ressorti de la poubelle ce piège à rats et ces cierges incandescents dits « magiques », pourtant jetés au fond du sac plastique quand la raison m’eut avertie une ultime fois de la démesure totalement dingue du danger qu’ils représentaient…

        XII - Une enveloppe matelassée éventrée, un sachet de poudre cristalline entrouvert, de nombreux comprimés en forme de carrés rouge brique déversés sur la table en chantier : balance de précision, assiette creuse retournée, paille, carte de fidélité, couteau, gobelet, mouchoirs froissés, désordre, miettes de tout et de n’importe quoi, vestiges d’une fête terminée. La drogue mérita sans doute de sombrer dans les eaux troubles d’une vengeance inique. Malheur à celle par qui le scandale arrive. Sa présence au milieu de la scène du crime paraissait tellement inconvenante, obscène et déplacée. Les chefs d’accusation à l’égard de la manipulatrice sournoise qu’elle était, eux, ne se comptaient plus.

        XIII - Très remuée par toute cette histoire, je vais finir par comprendre l’origine de ma folie, de cette violence extrême infligée à moi-même. J’en parlerai dans un prochain billet. Un mal pour un bien. Une fois de plus.

        XIV - Après un mois de soins quotidiens, et de nombreuses attentions de ma part, mon organisme a fini par admettre que j’étais une bourrelle repentie à laquelle il pouvait se fier, une liquidatrice efficace et méritante. On aurait dit qu’il venait de prendre la décision, d’autoriser le lancement de la phase de cicatrisation. Entre mon esprit et mon corps, même connivence ou collaboration placide que celle reliant le vétérinaire charitable à la chienne trop malade pour n’être pas docile.

        XV - L’activité cellulaire s’intensifie, un bourgeonnement apparaît en surface. Il a l’ambition d’un mycélium conquérant qui prolifère dans tous les sens. Extraordinaire pouvoir régénérationnel hérité du phénix. Je n’y croyais plus, et pourtant. Les métamorphoses sont intelligentes et optimisées. Les plaques continentales se rapprochent les unes des autres, le canyon central perd en profondeur, les lacs s’assèchent. C’est inespéré. Une reconstruction à l’identique ou presque. À ce rythme, encore un mois supplémentaire, et tout sera rentré dans l’ordre. Tout. Sauf le bordel qui règne encore dans la chambre d’enfant abandonnée qui me sert de boîte crânienne. Putrides divagations…

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Catégorie : Carnet de bord - 21 novembre 2019 à  23:07

Reputation de ce commentaire
 
Quelle écriture Lena! Ça secoue! Ocram
 
Magnifique plume. Randall.
 
La force de tes mots dépasse l'entendement. Bettina



Commentaires
#1 Posté par : Ocram 22 novembre 2019 à  00:01
Bonsoir Lena,

Il est incroyable ton texte, mais la beauté et la justesse de se dernier ne devrait pas nous faire oublier la profondeur de tes blessures... c est très impressionnant, tu as eu de la chances dans la noirceur de ton malheur malgré tout.

J espère mtn que tu vas mieux!

Les cathinones sont terribles, elles peuvent très rapidement faire perdre pied dans un abime bien obscure ou retrouver la sortie ne se fait pas sans blessures à l âme... et au corps...

Amitiés,

Ocram

Posté par : Ocram | 22 novembre 2019 à  00:01

 
#2 Posté par : Junon 22 novembre 2019 à  18:25
Le style en poésie est remarquable, sublime démarche.

Posté par : Junon | 22 novembre 2019 à  18:25

 
#3 Posté par : Bootspoppers 23 novembre 2019 à  00:14

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon sexe subit cette immolation.

Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon sexe subit cette immolation.
Isolement affreux, qui m'a rendu vénère !
Rien ne vaut à mes yeux la joie d'une relation.

Solitude... tu vaux ta propre condamnation.
Putains ! donnons ces vers afin que si nos noms
Abordent heureusement aux époques lointaines
Nos mémoires, pareilles aux femmes incertaines,

Fatiguent le lecteur par leurs prostitutions
Et par un  fraternel et mystique chainon
Restent comme pendues à nos rimes hautaines
Etres maudits à qui, de l'abime profond,

Jusqu'au plus haut du ciel, rien hors Dieu ne répond !
Et si Dieu n'est que nous, c'est nous qui le créons
De nos queues, de nos mots, il est le Parangon,
Nous sommes ses enfants :  alors... qu'on se déchaîne!

(brouillon de ChB)


Posté par : Bootspoppers | 23 novembre 2019 à  00:14

 
#4 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 25 novembre 2019 à  00:47
Cette histoire étant bien réelle, je ne voyais vraiment pas comment vous la conter sans rien éluder. J'ai d'abord envisagé l'expressionnisme, illustré musicalement par une œuvre sombre, tourmentée, comme Le Rêve de Jacob de Krzysztof Penderecki, ou, en moins cauchemardesque et en plus sentimentalement dramatique, la Suite Lyrique d'Alban Berg. Mais, j'ai pensé que ça n'aurait pas été suffisamment accessible. Le genre gore s'est alors imposé à mon esprit, me permettant de décrire froidement ce qui s'était passé, tout en gardant une distance rassurante, un second degré humoristique par la surenchère, juste feinte, d'horreur et d'hémoglobine. Dans le courant death metal-goregrind, Cannibal Corpse était le candidat idéal. "J'éjacule du sang", interprété par une nana, juste jouissif. Sur le moment, je ne souriais pas, je peux vous le dire. La résection de la zone nécrosée par diminution de la masse scrotale après ablation d’un testicule, j'ai cru que c'était ce qu'allait me proposer le chirurgien, sans autre alternative possible. Réellement.

Seule face à cette catastrophe qui me touchait dans mon intimité et dont je ne pouvais parler à personne, censure oblige, l'épisode de Tchernobyl me revint en mémoire. J'y fais allusion à plusieurs reprises au début de ma prose : les deux explosions (pareil pour moi, deux gros chocs), le réacteur nucléaire à ciel ouvert, l'atome échappant à tout contrôle, les cinq milles tonnes de plomb, de sable et de bore qui furent déversés dans l'urgence sur ce feu qui ne voulait pas s'éteindre, le sarcophage; j'ai même glissé une citation de Mikhaïl Gorbatchev "Nous n'avons pas encore pris toute la mesure de cette tragédie..." !

Ocram a écrit

Les cathinones sont terribles.

Oui. Et non. Parce que depuis le début, je mets tout sur le compte de la drogue, cette 3-mmc à l'ardoise surchargée, alors qu'en fait, ce n'est qu'un révélateur, un amplificateur. Le problème est plus complexe que ça. Le problème, c'est d'abord moi et mes pulsions autodestructrices. Ainsi qu'une libido excessive, certainement liée à de nombreuses carences affectives.

@ Randall @ Bettina @ Junon et aux autres, vos compliments m'encouragent à rédiger mon livre, un projet auquel je songe depuis un moment. Mon histoire d'amour avec une Brésilienne transsexuelle; le milieu de la prostitution; une autre amie Brésilienne, biologique, qui orienta mon choix vers le changement d'identité sexuelle; ma vie dans le corps d'une femme et ses difficultés inattendues; la magie extraordinaire de la drogue; les traumatismes de l'enfance; l'au-delà et le mysticisme... Beaucoup de sujets à traiter.

Bootspoppers a écrit

Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères

Hommage à Charles Baudelaire.

Bootspoppers a écrit

Solitude... tu vaux ta propre condamnation.

Damnation, pas condamnation, sinon le "con" fait un pied de trop.


Epilogue : médicalement, tout va bien, la guérison touche à sa fin. Entre parenthèses, sur la pochette de disque de ce groupe fictif, Putrides Divagations, on distingue en arrière-plan une photo en plan rapproché de cette blessure à la laideur monstrueuse (front), ainsi qu'une photo des médicaments, antidouleurs, crèmes apaisantes, tulles vaselinés, bandages et sparadrap ayant servi à son traitement (back).

De cet accident regrettable sont ressorties des choses hyper-positives. Révélation de la raison profonde de mes actes. Reprise de mon hormonothérapie féminisante. Preuve d'une amitié forte et sincère de la part d'une personne qui m'est chère. Désir d'ouverture et de rencontre avec les autres. Pause imposée de trois-quatre mois. Consolidation sérieuse des dispositifs de Réduction Des Risques pour plus tard... Spoiler


Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 25 novembre 2019 à  00:47

 
#5 Posté par : darkvodar 30 novembre 2019 à  00:44
Oui. Et non. Parce que depuis le début, je mets tout sur le compte de la drogue, cette 3-mmc à l'ardoise surchargée, alors qu'en fait, ce n'est qu'un révélateur, un amplificateur. Le problème est plus complexe que ça. Le problème, c'est d'abord moi et mes pulsions autodestructrices. Ainsi qu'une libido excessive, certainement liée à de nombreuses carences affectives

Tout d'abord te remercier de ton post l'écriture est juste magnifique et nous plonge dans ton univers. J'en oublie pas moins les souffrances physiques et j'espère que ça va mieux. Ton écriture me parle cette quête de ce paradis destructeur et pourtant tant désiré cette libido excessive me poussant des fois aussi sous 3mmc de pousser mes sens jusqu'aux fins fonds des cieux au-delà desquelles je frise l'obsession de trouver une béatitude sexuelle. Ce qui est d'autant plus magnifique c'est la neutralité voire la pluralité de ton désir que je trouve poétique et destructeur. Mon commentaire telle une lecture expliquée d'un merveilleux récit ou je me suis reconnu. Il m'est vraiment difficile même d'avoir un commentaire précis tant ton récit dans l'ensemble sur la forme déjà mais aussi dans le contenu et dans "l'ésotérisme " m'a littéralement mis en admiration... Nos actes ne valent que nos intentions qui les ont crées puisses tu atteindres les cymes de ton paradis recherché...

Posté par : darkvodar | 30 novembre 2019 à  00:44

 
#6 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 01 décembre 2019 à  23:09
Je te remercie pour ton commentaire, Darkvodar. Mon récit peut sembler fantastique, surréaliste, emprisonné qu'il est dans un amas tentaculaire de métaphores et d'allusions. Je t'invite à lire mes autres messages. Tu comprendras alors que cet accident grave lié au chemsex, au sadomasochisme et à la drogue, c'est la connerie ultime, le couronnement de ma folie. Bref, après un an de consommation et de lente dérive, toujours plus de drogue et de passion pour mes obscures paraphilies, j'en suis arrivée à tellement déconner qu'il a fallu que je passe en conseil de discipline. La suite ? Prochain billet, second et dernier volet. J'ai déjà le titre.

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 01 décembre 2019 à  23:09

 
#7 Posté par : Isoretemple 02 décembre 2019 à  21:33
Salut Lena,

Je viens de lire ton texte dans un mélange d'effroi et de plaisir. Plaisir de lire ta voix si poétique et originale (j'adore, vraiment) mais aussi effroi face à la violence de ce que tu racontes.
Je suis impressionnée par ton texte, ton choix de mots, la forme, tout en fait...
Et j'ai beaucoup ri en lisant le spoiler dans ton avant dernier post big_smile

Pour finir, je suis heureuse de savoir que tu vas mieux physiquement et que tu trouves déjà dans cette expérience des choses positives pour ton cheminement personnel (je dis "déjà" car ces choses-là prennent parfois plus de temps)...

Posté par : Isoretemple | 02 décembre 2019 à  21:33

 
#8 Posté par : darkvodar 02 décembre 2019 à  21:48

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

Je te remercie pour ton commentaire, Darkvodar. Mon récit peut sembler fantastique, surréaliste, emprisonné qu'il est dans un amas tentaculaire de métaphores et d'allusions. Je t'invite à lire mes autres messages. Tu comprendras alors que cet accident grave lié au chemsex, au sadomasochisme et à la drogue, c'est la connerie ultime, le couronnement de ma folie. Bref, après un an de consommation et de lente dérive, toujours plus de drogue et de passion pour mes obscures paraphilies, j'en suis arrivée à tellement déconner qu'il a fallu que je passe en conseil de discipline. La suite ? Prochain billet, second et dernier volet. J'ai déjà le titre.

Cc Lena... Oui je pense que vais lire tes autres post et mieux cerner si je puis je m'exprimer ainsi


Posté par : darkvodar | 02 décembre 2019 à  21:48

 
#9 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 02 décembre 2019 à  22:00

darkvodar a écrit

Oui je pense que vais lire tes autres post et mieux cerner si je puis je m'exprimer ainsi.

Le plus simple, c'est que tu lises cette synthèse. http://www.en.kolobok.us/smiles/he_and_she/girl_impossible.gif


PS : je viens de me relire, c'est toujours hyper-intéressant de garder une trace (argh, non, pas ce mot, je suis en plein sevrage !), enfin je veux dire de pouvoir retrouver dans les grandes lignes (oh, m****, c'est pas possible !!)... Toujours hyper-intéressant de se relire, quoi.


Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 02 décembre 2019 à  22:00

 
#10 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 02 décembre 2019 à  23:07

Isoretemple a écrit

Je viens de lire ton texte dans un mélange d'effroi et de plaisir. Plaisir de lire ta voix si poétique et originale (j'adore, vraiment) mais aussi effroi face à la violence de ce que tu racontes.

Bonsoir, Isore. Ton avis compte beaucoup pour moi car j'ai envie d'écrire, et c'est certainement un projet que je vais concrétiser en 2020.

Je rédige la suite, comme je le dis plus haut. Et ce faisant, je découvre des coïncidences troublantes; mon inconscient, ou mon conscient non-conscient, s'exprime, il lève le voile sur des secrets lointains, mais que je parviens à exhumer en menant une enquête criminelle sur moi-même et sur mes parents (je n'en dis pas plus). Le périple de ces derniers mois, d'une année entière placée sous la domination implacable et non moins suave de la drogue, m'a poussée dans mes retranchements. Il fallait que je comprenne, et j'avais perçu à plusieurs reprises que j'étais à deux doigts de tout comprendre. Comme quelqu'un qui sait. Mais qui ne veut rien savoir. Parce que ça fait mal.


Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 02 décembre 2019 à  23:07

 
#11 Posté par : Isoretemple 03 décembre 2019 à  07:22

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

Et ce faisant, je découvre des coïncidences troublantes; mon inconscient, ou mon conscient non-conscient, s'exprime, il lève le voile sur des secrets lointains, mais que je parviens à exhumer en menant une enquête criminelle sur moi-même et sur mes parents (je n'en dis pas plus). Le périple de ces derniers mois, d'une année entière placée sous la domination implacable et non moins suave de la drogue, m'a poussée dans mes retranchements. Il fallait que je comprenne, et j'avais perçu à plusieurs reprises que j'étais à deux doigts de tout comprendre. Comme quelqu'un qui sait. Mais qui ne veut rien savoir. Parce que ça fait mal.

Je trouve incroyable, et même troublant, tout ce que l'écriture, comme la drogue, nous révèle sur nous-même.
Ces périodes d'expérimentation/création/introspection sont riches, mais aussi épuisantes...


Posté par : Isoretemple | 03 décembre 2019 à  07:22

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