Tout va bien. / Les Blogs de PsychoACTIF

Tout va bien. 



Pas le temps de vous narrer cette histoire [prévisible] dans le détail.

Note : les faits ont eu lieu le lundi 7 octobre 2019 au soir, en fin de session prolongée (j'ai même bossé sous 3-mmc, c'était marrant, je courais partout). Je n'en dirai pas plus, mais un second incident assez grave s'est produit la veille, le dimanche 6 octobre 2019 au soir également (je me soigne, je croise les doigts pour la ou les suites...), à un moment où la vigilance devait être très basse, et la zone touchée s'est mise à réagir fortement le lendemain, lundi matin. PS : ce complément n'est pas destiné à vous inquiéter, il a pour but de me rappeler ma navrante inconscience et le sommet de mes conneries. C'est un pense-bête. Avec et sans jeu de mot... EDIT fin octobre 2019 : ...car je panse la bête tous les jours.

Mais j'ai un besoin urgent de mettre des mots sur mes maux.
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Grand n'importe quoi, comme d'hab', Misses Hyde a une dernière fois repris le contrôle, après un mois d'abstinence (3-mmc), juste pour voir : une ultime apparition sur le devant de la scène.

Grosses conneries, évidemment, horribles conneries (dont une a eu, cependant, un effet positif inattendu, une bonne nouvelle qui illumine mon âme; je vous raconterai aussi).

Stimulation moyenne et constante, mais presque plus de plaisir, ou alors très très très loin des états d'extase des débuts, de cette empathie surnaturelle, paradis perdu dont j'ai finalement été jetée dehors comme une malpropre.

Des effets secondaires toujours plus négatifs et pesants.

Un benzo dans l'espoir de récupérer par une bonne nuit de sommeil.

À l'aube, je ressens un début de crampe dans les jambes, je me lève promptement pour tenter d'atténuer la douleur.

Et là, la douleur s'amplifie, je pousse un cri, je titube et je me retrouve tétanisée sur le sol de la cuisine. La souffrance de la crampe devient intenable, et elle est associée à une espèce de disjonctage du cerveau provoquant une pénible nausée. De toute ma vie sur cette terre, je n'ai JAMAIS vécu une telle agonie. Incapable d'appeler à l'aide, je me dis que si ce calvaire doit durer plus longtemps, je préfère mourir immédiatement.

Par chance, j'ai un instant de répit, je rassemble alors toutes mes forces pour me relever, après quelques longues minutes, plus peut-être - aurais-je perdu connaissance ? - et je saute sur une boîte de citrate de magnésium. J'en mets carrément 10 grammes dans un verre que je m'empresse de boire avec de l'ASFD. Ça s'arrange. Je bois encore pour me réhydrater.

Le lendemain matin, j'ai des courbatures, des douleurs musculaires dans tout le haut du corps (j'ai fait de faux mouvements lors de ma chute), mon arcade sourcilière droite me fait mal, je constate l'apparition d'un hématome au coin de l’œil. Je me suis également blessée le genoux droit en heurtant le carrelage... Je vais quand même bosser, je ne peux pas me permettre de m'absenter. Je marche lentement, difficilement, comme quelqu'un qui a été roué de coups.


Voilà voilà. Cette fois-ci, c'est bon, je suis GUÉ-RIE ! Fini. Fini. Fini.

Catégorie : Tranche de vie - 09 octobre 2019 à  23:43



Commentaires
#1 Posté par : janis 10 octobre 2019 à  06:09
Ohhhh courage Léna....

Bisous
Janis

Posté par : janis | 10 octobre 2019 à  06:09

 
#2 Posté par : Chêne 10 octobre 2019 à  08:54
Salut Léna,

C'est triste à dire, mais parfois tant qu'on n'a pas fait une énorme connerie ou vécu une expérience bien traumatisante avec une drogue, on continue... J'espère que tu vas rapidement te remettre de cette session, et qu'elle t'a apporté matière à réfléchir sur tes consos.

Posté par : Chêne | 10 octobre 2019 à  08:54

 
#3 Posté par : Ocram 10 octobre 2019 à  09:18
Ciao Lena,

Plein de courage, j’espère que ça va vite faire le tour pour toi... c est vraiment traitre les stimulants... et c est 3mmc accroche vite...

En attendant un prochain bien plus joyeux...

Ocram

Posté par : Ocram | 10 octobre 2019 à  09:18

 
#4 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 10 octobre 2019 à  12:10
Je vous remercie pour vos messages de soutien. Rien d'alarmant, je n'avais pas pris des doses délirantes non plus, comme les fois précédentes.

J'avais prévu cette seconde expérience, je l'avais programmée pour le 18 octobre.

Le but était de consolider ma "guérison", en vérifiant une dernière fois ce qui se passe, et quel contrôle je parviens à avoir sur cette substance. Avec finalement cet objectif : gérer ma consommation à une session mensuelle, si possible, en espérant que ce temps soit suffisant pour faire diminuer ma tolérance.

J'avais des choses prévues ce week-end. Manque de bol, samedi matin à 9h00, je pointe mon nez (...) à la fenêtre, et j'aperçois une mignonne petite beurette de La Poste qui s'apprête à m'aviser. Je m'habille en quatrième vitesse et je descends en bas de chez moi. Deux enveloppes mauves remises en mains propres.

La suite, vous la devinez.

Chêne a écrit

Votre discussion me fait me remémorer la période où je prenais beaucoup de stims. À chaque arrivée de RC dans ma boîte aux lettres, je me jurais des tas et des tas de choses : pas consommer tout de suite, me limiter à XXX mg par session, pas plus d'une session par semaine etc etc et à chaque fois, ça finissait pareil : un bon gros binge des familles qui démarre sitôt la lettre ouverte, en trois jours y avait plus rien et je me retrouvais comme un con, triste, la paille encore fourrée dans mon nez ensanglanté, à penser "méchant Gollum, méchant ! T'as sniffé tout le précieux !!!"...

Je sais pas trop si au cours de cette période j'ai réussi à tirer un enseignement sur mon mode de consommation, autre que "quand y en a, j'en prends". J'ai juste noté que la modération, ben c'était pas mon truc. Finalement, c'est en partie ce dégoût de mon mode de raisonnement qui a fait que j'ai arrêté, je me suis juste dit "allez, j'en achète plus" et c'est ça qui m'a fait tenir...

E-XAC-TE-MENT PAREIL ! lol

J'ai déchiré l'enveloppe frénétiquement, utilisé le premier bout de papier qui trainait pour me faire une 'tite paille, et zou...

Mêmes constats : "quand y en a, j'en prends", mais fort heureusement si "j'en achète plus", je tiens sans grandes difficultés. Et la modération, en toutes choses, ça n'a jamais été mon truc !

Conclusions :

- les effets positifs les plus marquants de la 3-mmc, cette "empathie surnaturelle" évoquée plus haut, ont totalement disparu. Il ne reste qu'une stimulation amphétaminique avec son cortège d'effets secondaires (manque de sommeil, anorexie, etc...);

- la désinhibition est sans aucun doute le plus grand danger. Je m'explique. Quand on parle de désinhibition ou de levée des inhibitions, on pense généralement à un mieux, à quelque chose de positif comme une moins grande timidité, une plus grande ouverture, des blocages personnels qui disparaissent. Avec la 3-mmc, la désinhibition prend un autre sens, elle signifie la disparition de toute conscience morale, l'absence totale de remords, et une attirance malsaine pour l'interdit qui me fait valider les pratiques sexuelles les plus déviantes (EDIT : je n'ai jamais fait de mal à personne, personne d'autre que moi);

- dans ces moments-là, je ne suis plus moi-même, je suis Misses Hyde, qui s'oppose au bien trop sage Docteur Jekyll (en attendant, c'est lui qui trinque et doit à chaque fois réparer les dégâts...);

Docteur Jekyll a écrit

Malgré toute ma duplicité, je ne méritais nullement le nom d’hypocrite : les deux faces de mon moi étaient également d’une sincérité parfaite; je n’étais pas plus moi-même quand je rejetais la contrainte et me plongeais dans le vice, que lorsque je travaillais, au grand jour, à acquérir le savoir qui soulage les peines et les maux.

Docteur Jekyll a écrit

La drogue n’avait pas d’action sélective; elle n’était ni diabolique ni divine; elle ne faisait que forcer les portes de la prison constituée par ma disposition psychologique, et, à l’instar des captifs de Philippes, ceux-là qui étaient dedans s’évadaient. À cette époque, ma vertu somnolait; mon vice, tenu en éveil par l’ambition, fut alerté et prompt à saisir l’occasion; et l’être qui s’extériorisa fut Edward Hyde. En conséquence, tout en ayant désormais deux personnalités aussi bien que deux figures, l’une était entièrement mauvaise, tandis que l’autre demeurait le vieil Henry Jekyll, ce composé hétérogène que je désespérais depuis longtemps d’amender ou de perfectionner. L’avance acquise était donc entièrement vers le pire.

- si j'arrive à peu près à contrôler certaines pulsions, comme le fait de dépenser de l'argent, parce que je parviens à rassembler dans mon esprit une somme d'arguments convaincants pour ne pas faire cette bêtise que je vais regretter les jours suivants, pour le reste c'est mort, notamment à cause de cette maudite désinhibition, je suis incapable de résister, je me laisse guider par mes envies, quelques en soient les conséquences;

- dans la balance, le poids des effets négatifs est devenu beaucoup plus lourd que celui des effets positifs, ce qui fait que la 3-mmc (et le reste) ne présente plus aucun intérêt pour moi;

- enfin, il ne s'agit pas d'une rechute ou d'un échec, mais d'un test, d'une expérimentation. Celle-là même qui me permet d'en tirer ces conclusions.


PS : l'illustration provient d'une affiche de film, THE WITCH, la sorcière; je suis tombée dessus par hasard, je trouvais que ça illustrait bien ma démarche : pénétrer une dernière fois dans ce monde ténébreux afin d'obtenir certaines réponses à mes questions. Ça me rappelle la pochette de cet album, "left hand path", la voie obscure...

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Note : initialement, j'avais tapé dans le moteur de recherche de Google Image "mad whore", pute folle !! http://www.en.kolobok.us/smiles/standart/mosking.gif

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 10 octobre 2019 à  12:10

 
#5 Posté par : titi007 10 octobre 2019 à  13:27
bonjours,dsl pour t as situation j ai lu les effet que tu as avec 3-mmc ca me rassure pas trop j en ai commender pour ce wk pure a 98 pour cent comment et quej dose est resonable moi je prend abutuellement N-Ethyl-Hexedrone/Hexen  bon courage c pas si simple a bientot

Posté par : titi007 | 10 octobre 2019 à  13:27

 
#6 Posté par : Bootspoppers 10 octobre 2019 à  14:42

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

alors très très très loin des états d'extase des débuts, de cette empathie surnaturelle, paradis perdu dont j'ai finalement été jetée dehors

C est si bien dit.

***
J ai aussi expérimenté les contusions, entorses, élongations et autres joyeusetés des longues sessions de 3mmc. On n'insiste pas assez sur ces risques inattendus.


Posté par : Bootspoppers | 10 octobre 2019 à  14:42

 
#7 Posté par : RandallFlag 10 octobre 2019 à  22:11

Bootspoppers a écrit

On n'insiste pas assez sur ces risques inattendus.

Et pourtant on l'a plus que ressassé ce genre de risques.
Ils sont plus que connus et communs aux stims/cathinones.

Le psychowiki y fait d'ailleurs allusion.
@Niglo/@Tomboy en a plus que parlé, ainsi que votre humble serviteur (sous un autre pseudo).

Comme quoi en matière de rdr rien est acquis.
C'est un éternel recommencement a chaque nouvelle fournée d'arrivants dans la danse.

Malheureusement...

A noter que Lena a tout de même eu un super réflexe avec l'hydratation et le citrate de magnésium.
super


Posté par : RandallFlag | 10 octobre 2019 à  22:11

 
#8 Posté par : Chêne 11 octobre 2019 à  06:33
L'"avantage" de drogues comme la 3-MMC, c'est qu'elles viennent elles-même siffler la fin de la récré quand on a épuisé les stocks de neuromédiateurs, et on se retrouve avec une stimulation pas ouf et beaucoup, beaucoup d'effets secondaires.

C'est à ce moment-là - si on est informé de ce phénomène et qu'on ne met pas ça sur le dos du shop (qualité pourrie...) - qu'il est possible de prendre de la distance par rapport au produit et de faire un peu d'introspection.

Sinon, comme le dit Léna, on est sans cesse désinhibé par le produit (ou sa présence, la 3-MMC était une des rares drogues qui me faisait perdre les pédales avant même que j'en prenne), on peut se jurer des tas de choses, dès qu'il y a un pochon ouvert à moins de 10 mètres ça ne tient plus.

Ouf, nous sommes sauvés.

Posté par : Chêne | 11 octobre 2019 à  06:33

 
#9 Posté par : Psychotropeur 11 octobre 2019 à  10:31

Chêne a écrit

L'"avantage" de drogues comme la 3-MMC, c'est qu'elles viennent elles-même siffler la fin de la récré quand on a épuisé les stocks de neuromédiateurs, et on se retrouve avec une stimulation pas ouf et beaucoup, beaucoup d'effets secondaires.

C'est à ce moment-là - si on est informé de ce phénomène et qu'on ne met pas ça sur le dos du shop (qualité pourrie...) - qu'il est possible de prendre de la distance par rapport au produit et de faire un peu d'introspection.

Sinon, comme le dit Léna, on est sans cesse désinhibé par le produit (ou sa présence, la 3-MMC était une des rares drogues qui me faisait perdre les pédales avant même que j'en prenne), on peut se jurer des tas de choses, dès qu'il y a un pochon ouvert à moins de 10 mètres ça ne tient plus.

Ouf, nous sommes sauvés.

Comme la MDMA finalement !

Quand on en abuse, l'euphorie et l'empathie disparaissent, laissant place a stimulations et hallucinoses (voir hallucinations). Et les effets secondaires sont décuplé, déprime chronique, migraine affreuses, pétage de câble (j'en ai fait les frais hier, une impression d'exploser de l'intérieur et d'avoir super mal alors qu'il n'y a aucune raison....)...

Tous ça, c'est principalement lié aux sérotoninergiques! C'est le neurotransmetteurs le plus sensibles et fragiles de tous. Mais c'est aussi un des plus agréables (difficile de dire qui de l'orgasme dopaminergique ou de l'extase sérotoninergique est le meilleur, c'est deux forme de plaisir différents... Je dirais d'ailleurs que l'extase est plus une forme de réel bonheur éphémère alors que la dopamine du plaisir pur et dur).


Posté par : Psychotropeur | 11 octobre 2019 à  10:31

 
#10 Posté par : Chêne 11 octobre 2019 à  10:50

Comme la MDMA finalement !

Pas du tout.

Beaucoup de personnes se tapent de sacrées descentes avec la MD. De plus, il est à peu près impossible de vivre au quotidien en étant prodé avec cette molécule. Alors qu'avec la 3-MMC, c'est possible. Je suis déjà allé au taf après m'être pris une poutre de 3-MMC, et hormis le fait que j'étais sacrément bavard et voulait à tout prix aider les usagers, rien ne pouvait laisser supposer que j'étais prodé. Le soir, quelques milligrammes d'étizolam et le lendemain je faisais la même. Chose difficile avec la MD.


Posté par : Chêne | 11 octobre 2019 à  10:50

 
#11 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 13 octobre 2019 à  11:00

Psychotropeur a écrit

Chêne a écrit

L'"avantage" de drogues comme la 3-MMC, c'est qu'elles viennent elles-même siffler la fin de la récré quand on a épuisé les stocks de neuromédiateurs, et on se retrouve avec une stimulation pas ouf et beaucoup, beaucoup d'effets secondaires.

C'est à ce moment-là - si on est informé de ce phénomène et qu'on ne met pas ça sur le dos du shop (qualité pourrie...) - qu'il est possible de prendre de la distance par rapport au produit et de faire un peu d'introspection.

Sinon, comme le dit Léna, on est sans cesse désinhibé par le produit (ou sa présence, la 3-MMC était une des rares drogues qui me faisait perdre les pédales avant même que j'en prenne), on peut se jurer des tas de choses, dès qu'il y a un pochon ouvert à moins de 10 mètres ça ne tient plus.

Ouf, nous sommes sauvés.

Comme la MDMA finalement !

Quand on en abuse, l'euphorie et l'empathie disparaissent, laissant place a stimulations et hallucinoses (voir hallucinations). Et les effets secondaires sont décuplé, déprime chronique, migraine affreuses, pétage de câble (j'en ai fait les frais hier, une impression d'exploser de l'intérieur et d'avoir super mal alors qu'il n'y a aucune raison....)...

Tous ça, c'est principalement lié aux sérotoninergiques! C'est le neurotransmetteurs le plus sensibles et fragiles de tous. Mais c'est aussi un des plus agréables (difficile de dire qui de l'orgasme dopaminergique ou de l'extase sérotoninergique est le meilleur, c'est deux forme de plaisir différents... Je dirais d'ailleurs que l'extase est plus une forme de réel bonheur éphémère alors que la dopamine du plaisir pur et dur).

Vous me faites réaliser plusieurs choses. En vrac et dans le désordre :

- l'euphorie et l'empathie ont disparu depuis longtemps, avril-mai 2019, il y a 6 mois déjà, ce qui signifie que mon intoxication ou ma saturation est plus profonde que je le pensais; 1 mois ne m'a pas suffit à retrouver les effets liés à la sérotonine, il faut que je fasse une longue pause d'au moins 3-4 mois pour consommer à nouveau (ou pas) vers janvier-février 2020;

- je sais ce que vous allez me dire, je prétends vouloir tout arrêter définitivement, et je parle encore d'une date de reprise ! Mes explications ci-après...

En fait, je m'aperçois que mon problème ne se résume pas "à la drogue" et qu'il est faux de vouloir tout mettre sur le dos de celle-ci. C'est plutôt une superposition de plusieurs éléments à gérer :

- l'addiction à la 3-mmc (j'ai aujourd'hui assez d'expérience pour mettre en application ces règles RDR personnelles déjà mentionnées, et que je publierai en partie 3/3 de mon dossier sur la 3-mmc);

- les priorités que je me donne dans la vie, le temps que j'y accorde surtout (il faut faire des choix), les sorties et les ami(e)s;

- enfin, ma sexualité, et c'était là le plus grand danger pour moi : j'ai pris la décision claire et nette de tout stopper en terme de pratiques sadomasochistes et de me débarrasser, pour commencer, de tout le matériel et des accessoires liés aux violences et aux mutilations à mon encontre. C'est fait, tout est parti à la poubelle (là aussi, psychologiquement, très important le fait de jeter à la poubelle ce qui vous fait du mal : je me suis sentie tellement libérée que c'est bien le signe que c'est ce qu'il fallait faire).


Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 13 octobre 2019 à  11:00

 
#12 Posté par : Dextro 13 octobre 2019 à  11:15

Chêne a écrit

Comme la MDMA finalement !

Pas du tout.

Beaucoup de personnes se tapent de sacrées descentes avec la MD. De plus, il est à peu près impossible de vivre au quotidien en étant prodé avec cette molécule. Alors qu'avec la 3-MMC, c'est possible. Je suis déjà allé au taf après m'être pris une poutre de 3-MMC, et hormis le fait que j'étais sacrément bavard et voulait à tout prix aider les usagers, rien ne pouvait laisser supposer que j'étais prodé. Le soir, quelques milligrammes d'étizolam et le lendemain je faisais la même. Chose difficile avec la MD.

Pour info, combien de temps a duré l'euphorie ce jour ou t'as pris cette poutre avant d'aller bosser?
Je sais pas si c'est moi où le produit, mais une poutre aussi grosse soit-elle de 3-MMC commence à redescendre en moins de 45mn..
Et ça me rappelle davantage le speed (que j'adore) que la MD thinking


Posté par : Dextro | 13 octobre 2019 à  11:15

 
#13 Posté par : Chêne 13 octobre 2019 à  14:14
Oh, pas longtemps, une petite heure je pense.

Mais quand je faisais ce genre de chose en général je prenais également un para pour que l'effet dure. Sinon c'était vraiment un coup à aller aux toilettes toutes les 45 minutes pour m'envoyer quelques dizaines de milligrammes dans les naseaux.

Posté par : Chêne | 13 octobre 2019 à  14:14

 
#14 Posté par : Psychotropeur 13 octobre 2019 à  16:08

Chêne a écrit

Comme la MDMA finalement !

Pas du tout.

Beaucoup de personnes se tapent de sacrées descentes avec la MD. De plus, il est à peu près impossible de vivre au quotidien en étant prodé avec cette molécule. Alors qu'avec la 3-MMC, c'est possible. Je suis déjà allé au taf après m'être pris une poutre de 3-MMC, et hormis le fait que j'étais sacrément bavard et voulait à tout prix aider les usagers, rien ne pouvait laisser supposer que j'étais prodé. Le soir, quelques milligrammes d'étizolam et le lendemain je faisais la même. Chose difficile avec la MD.

Je suis déjà allez au taff encore tazer, et va c'était bien passer. Tout dépend des doses comme pour tout produit. La MDMA est simplement beaucoup plus puissante que la 3-mmc, ce qui rend les trips plus intenses, mais une petite trace de D n'empêche pas de travailler, qu contraire, ça stimule bien. Par contre, un gros para/demi Taz ou une poutrelle, la ouai, tu peux pas trop taffer.

Par contre, d'accord avec toi avec le fait que la mdma ne puisse pas être pris en quotidien, notamment à cause de la disparition très rapide de tous les neurotiansmeteur, et principalement, la sérotonine.


Posté par : Psychotropeur | 13 octobre 2019 à  16:08

 
#15 Posté par : Rick 13 octobre 2019 à  20:55

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

mettre des mots sur mes maux.

http://66.media.tumblr.com/ffa25d809ab2965e99038df4b35fdfc8/tumblr_myqy006qfT1qh59n0o1_250.gif


Posté par : Rick | 13 octobre 2019 à  20:55

 
#16 Posté par : Dextro 27 octobre 2019 à  23:45
Je reviens sur cette "disjonction du cerveau" que tu as ressentie.. C'est étrange non? Je n'en avais jamais entendu parler en dehors des symptômes de manque de benzo..
Qqn d'autre a-t-il déjà ressenti ça en descente de stim?

Posté par : Dextro | 27 octobre 2019 à  23:45

 
#17 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 28 octobre 2019 à  19:53

Dextro a écrit

Je reviens sur cette "disjonction du cerveau" que tu as ressentie.. C'est étrange non? Je n'en avais jamais entendu parler en dehors des symptômes de manque de benzo...
Qqn d'autre a-t-il déjà ressenti ça en descente de stim ?

Tu n'en as pas entendu parler parce que c'est une expression de Lena ! Cela m'est arrivé deux fois. La première fois, lors d'une overdose : un plug de 50 mg de 3-mmc,  le "shoot anal" de trop, quand ma tolérance était encore relativement faible (milieu mars 2019) :

Lena a écrit

Total : 400 mg en tout ! C'est bien trop. Je pense que 250-300 mg (250 mg = 200 mg oral + 50 mg anal, voire 300 mg =200 mg oral + 2X50 mg anal), c'est largement suffisant.

Je prends note. Dire qu'à l'époque, je ne passais pas la barre des 300 mg par session.

La seconde fois, curieusement en descente, comme je le décris plus haut, rémanence des effets du produit, retour de flamme, à un moment où de toutes façons j'avais accumulé bon nombre d'excès.

Comment décrire ce disjonctage/cette disjonction (c'est plus français) ?

C'est une sorte de choc électrique ressenti dans le cerveau (brain zap un peu douloureux), donnant la nette impression que ce dernier sature, qu'il n'est plus disposé à accepter les survoltages qu'on lui impose; puis dans le même temps une forte nausée, l'envie de vomir, et un très désagréable sentiment d'intoxication. Bref, un signal fort de ton corps qui te hurle d’ARRÊTER IMMÉDIATEMENT LES CONNERIES !!!


Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 28 octobre 2019 à  19:53

 
#18 Posté par : Dextro 28 octobre 2019 à  20:50
J'imagine bien.. Je pense que les symptômes d'OD aux stims diffèrent selon les personnes.
Perso avec les stims j'ai connu l'OD principalement avec le speed : sensation de peau froide et transpiration excessive, forte pression intra-cranienne, vision brouillée, légère nausée, sensation d'effroi et tremblements des mains...

Je n'avais jamais entendu parler de brain zap lors d'OD!

Posté par : Dextro | 28 octobre 2019 à  20:50

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