Je crois que la fatigue monte, aller voir les frères en psychiatrie, voir ses proches de plus en plus éteints, s'autodétruire aussi. Des enfants du divorces, de parents violents, absents. Pour ceux qui en ont.
Et les parents ? Le bilan est le même, les miens se détestent depuis mes premiers souvenirs mais restent ensemble, encore aujourd'hui les cris, même de joie, me donnent la nausée, les violents on des problèmes d'addiction, les absents aussi d'ailleurs ; sont-ils coupables ou victimes ?
Tout devient collant, voir le monde associatif s'écrouler, se noyer sans jamais cesser de se débattre, porté par des gens qui rament contre le courant depuis l'éternité. Que Dieu bénisse les militants.
Aides gelées, polices armées, nouilles instantanées.
Fausses sapes, faux médocs, vraie haine.
Libérez les voleurs ! Vraiment, je vous en supplie. A 4 dans une cellule pour 2, codétenus suicidaires, illettrés, prêts à coffrer pour cantiner, TS pour du
valium ou de la
methadone. Au mieux ils en sortiront convertis ou reconvertis, s'ils en sortent, s'ils s'en sortent.
Une nuit de plus sur le parquet, avec le froid comme seule chaleur.
Et ce n'est qu'autour de moi, plus loin, on s'entretue, je crois. Des images d'enfants brulés, de corps déchirés. Horreur : des centaines de milliers de mort au Yemen, en Palestine, au Congo, en Ukraine, au Brésil, soldats comme civils sont sacrifiés !
Des centaines de milliers ? Mais je n'ai que 10 doigts, agoraphobe dans une salle de 10 personnes, je ne saurais en imaginer 500.
Que quelque chose nous guide. L'amour j'espère.