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info sevrage et covid 19? 



salut les voisins
hier à la télévision vous savez les canaux de nouvelles en continue
il y a eu un gars la jeune trentaine (chanceux) qui a comparé le covid 19 à un sevrage sauf le va vite au toilette à un sevrage  cold turkey d'oxy le gars consonne plus de 120 mg depuis plusieurs années qu'en pensez vous ?
a plus Hyrda

Catégorie : Actualités - 29 mars 2020 à  13:34



Commentaires
#1 Posté par : Cosmococcyque 29 mars 2020 à  21:23
Il y a une différence majeure : les symptomes du covid, on peut pas y faire grand chose à part attendre. Alors que pendant tout le sevrage, on sait qu'il y a quelque part la baguette magique qui enlève tout d'un coup, et cela change absolument tout.

Par ailleurs, et je parle pour mon cas - même si je n'ai pas eut le covid - j'ai toujours entendu à gauche à droite ces comparaisons avec un état grippal. Je trouve qu'on y est pas du tout, pendant une grippe je peux rester étendu à écouter  pousser mes cheveux ou la télévision en attendant que cela passe. Avec le sevrage, il y a cette sensation qui ressemble un peu à quand on met sa langue sur une pile 9V, mais sur tout le corps et qui m'empêche de rester en place, tout en étant trop fatiguer pour faire quoi que ce soit. Chaque minute devient une heure, les heures des journées, etc... La dernière grippe que j'ai eut, c'était du gâteau en comparaison. Je pense pas que le covid, en cas de symptômes non sévères, face exception. Et encore, mais c'est là aussi personnel, parce que j'encaisse pas, mais je préfert me prendre un covid sévère à un sevrage de méthadone au dosage où je suis.
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Rebelote ! — Zénon

Posté par : Cosmococcyque | 29 mars 2020 à  21:23

 
#2 Posté par : Cosmococcyque 29 mars 2020 à  23:39
D'ailleurs, je trouves que ces comparaisons des sevrages opiacés avec les états grippaux sont, en plus d'être loin du compte, réductrices et dangereuses. Ca donne des représentations trompeuses dans l'opinion pour qui les "opioïdomanes" sont des grands enfants incapables de surmonter une petite grippe.
Or, pour moi en tout cas, les symptômes les plus redoutables du sevrage (cette sensation "électrique" implacable dont je parlais plus haut, l'impossibilité totale de dormir pour faire passer le temps, et la profonde dépression) ne se rencontrent pas dans une grippe (et je doute - mais là je m'avance - que ce soit le cas dans la phase aigüe du COVID19).
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c'est ça...

Posté par : Cosmococcyque | 29 mars 2020 à  23:39

 
#3 Posté par : Nils1984 30 mars 2020 à  06:43
bjr Hyrda

Je ne crois pas qu'il soit très raisonnable de s'entêter à comparer le sevrage à un état grippal (aussi dangereux soit-il). Les symptômes ne sont pas les mêmes, ceux du sevrage sont très particuliers, ils impliquent une souffrance centralisée, la "douleur" est partout et nulle-part. Une grippe ne provoque pas cette insupportabilité au niveau des jambes (qui je trouve morflent le +)...

Je me souviens avoir choppé la rougeole entre 2010 et 2011, malade comme un iench cloué au lit (quand j'arrivais à dormir) pendant plus d'une semaine : les symptômes sont pire qu'une grippe.
Et bien selon mon xp : le manque est pire que les symptômes de la rougeole...

et pourtant... on n'en meure pas...

Posté par : Nils1984 | 30 mars 2020 à  06:43

 
#4 Posté par : marvin rouge 30 mars 2020 à  07:28
Je préfère avoir une bonne grippe, une gastro- carabinée, ou avoir plusieurs fractures complexes(g fait les 3)
Qu'un sevrage à sec (qd on est vraiment accroché) , les impatiences, la douleur généralisée, et le moral à moins que zéro, c'est juste horrible

En terme de ressenti, c pire
Et plus t'en fait moins tu le supporte
Et pourtant comme dit nils, on n'en meurt pas.. c'est tt le paradoxe

Posté par : marvin rouge | 30 mars 2020 à  07:28

 
#5 Posté par : Zénon 30 mars 2020 à  11:58
En 2018, je rentre d’Inde en Grèce en passant par l’Angleterre. Deux semaines plus tard, je me retrouve au lit avec des fièvres de l’espace à heures régulières. Après plusieurs séjours dans divers hôpitaux (par exemple, celui de Sparte en Grèce, à six dans une chambre sans clim par 34 ° avec que des vieux en train de mourir — je recommande chaudement), impossible de trouver ce que j’ai, virus non identifié.

Quatre mois, ça a duré quatre mois. Quatre mois, cloué au lit à tremper les draps sans savoir ce que tu as, c’est long. Et puis, ça a disparu comme c’est venu.

Eh ben, en comparaison d’un sevrage de métha qui n’en finit pas, c’est du pipi de chat, j’échange quand tu veux. Comme dit justement plus haut, le fait de savoir que quelque part se cache cette baguette magique qui peut mettre un terme à tes souffrances en deux minutes rend la convalescence insupportable.

Le pire pour moi, c’est les insomnies et l’anxiété. Mais surtout, par-dessus tout, la dépression. T’as beau te dire que c’est chimique et dû à un produit, rien à faire, impossible de faire la part des choses.

Brrr ! rien que d’en parler, je suis pas bien. Dire que je vais devoir me taper un sevrage de came d’ici quelques jours si je trouve pas de solutions...

Posté par : Zénon | 30 mars 2020 à  11:58

 
#6 Posté par : hyrda 30 mars 2020 à  12:58
merci à tous de vos commentaires
j'ai une question c'est quoi rebelote Zénon ?
merci Hyrda

Posté par : hyrda | 30 mars 2020 à  12:58

 
#7 Posté par : Zénon 30 mars 2020 à  13:13
La belote est un jeu de cartes en France.

« Rebelote » est une interjection annonçant la pose du roi d’atout après la dame d’atout, ou vice versa. Si je me trompe pas ?

Mais aussi, on l’utilise pour exprimer qu’une situation se reproduit à l’identique — « Et rebelote ! je me suis encore fait choper par les flics. »

Ou dans ce cas, pour manifester une adhésion à un propos en sous-entendant qu’on aurait dit la même chose.

Mes amitiés au Québec libre !
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merci et oui vive le Québec libre (canabis et Kratom)

Posté par : Zénon | 30 mars 2020 à  13:13

 
#8 Posté par : Mascarpone 30 mars 2020 à  13:55
Absolument d'accord avec tout ce qui a été dit plus haut par mes camarades!

Alors, une grippe doublée d'une gastro et d'une dépression, oui, on peut dire ça pour un sevrage d'opiacés MAIS comme déjà dit, quand on est mal, dans la majorité des cas, on est tellement HS qu'on passe sa vie dans le coaltar, au lit et à pioncer...PAS dans le cas d'un sevrage...Là on ne dort pas, on a tout le "plaisir" de profiter des jours, des heures, des minutes et des secondes qui passent au ralenti...On ne ferme pas l'oeil et on souffre, physiquement ET moralement..Etant à la fois énervé comme une puce et ramolli comme une chiffe physiquement ET moralement...

De plus, comme ça a déjà été dit, il n'existe AUCUNE maladie au monde dont le malade supporterait stoïquement les douleurs et les affres sachant pertinemment, et avec raison, qu'un remède miracle existe, qui pourrait, non seulement le soulager totalement en quelques secondes, mais, cerise sur le gâteau (et pas des moindres big_smile ), le rendre heureux et en pleine forme d'une seconde à l'autre!

Amicalement

Posté par : Mascarpone | 30 mars 2020 à  13:55

 
#9 Posté par : ismael77 31 mars 2020 à  05:18

a écrit

un état grippal. Je trouve qu'on y est pas du tout,

a écrit

Je préfère avoir une bonne grippe, une gastro- carabinée, ou avoir plusieurs fractures complexes(g fait les 3)
Qu'un sevrage à sec (qd on est vraiment accroché) , les impatiences, la douleur généralisée, et le moral à moins que zéro, c'est juste horrible

En terme de ressenti, c pire
Et plus t'en fait moins tu le supporte
Et pourtant comme dit nils, on n'en meurt pas.. c'est tt le paradoxe

a écrit

Eh ben, en comparaison d’un sevrage de métha qui n’en finit pas, c’est du pipi de chat

Au bout de dix ans ou 20 ans et même avant,
c'est mille fois pire,
jusqu'à regretter de ne pas s'être tué (ou fourni) quand on pouvait encore...faire quelque chose qui dure plus d'une demi seconde.
Pour un sevrage dans de bonnes conditions il faudrait des aides ménagères, des piles de 400 draps et infirmières aux 3/8(toutes les 10 minutes on change de toute façon le patient trempe son lit, pour en tomber en se retournant, dégoulinant, et frigorifié, les os gelés, poils hérissés, un pieu dans l'estomac, aucune force, et un désespoir qui comme la douleur envahit tout,  on découvre qu'on peut avoir tous les maux en même temps. Et ne parlons pas de manger ou de quoi que ce soit on (je) ne peux même plus me faire une trace tellement mon nez coule,  et un troisième jour à se pendre, enfin, là j'ai un truc assez grave, je prend 3 sortes d'antibio, 40 cachets en tout/j, et j'ai une fracture au bras, deux abcès infectés à la jambe, et ça fait très mal. Situation redouté puisque le tramadol sur moi...fait moins d'effet que le doliprane. Un problème qui n'est pas celui des médecins, qui ne cherchent pas à comprendre. Allez un catapressan et un tercian (naaaan...je supporte pas, tiens un autre, impatiences assurées, en plus des crampes, pas une partie du corps ne semble y échapper, beaucoup se mutilent pour 'concentrer' la douleur, ou les douleurs, le mal qui sort? Non les récepteurs à sec, c'est tout, pas besoin, au contraire de dolorisme christique pour se 'libérer' d'un esclavage qui n'est pas dans le produit, mais dans sa relation à lui).

Je n'ai pas le covid, je le sais car je suis testé à domicile 2 fois par jour, à moins d'être porteur sain, mais bon, heureusement, confinement respecté. Mais je suis immuno-déprimé, confinement strict, personne fragile (putain d'étiquette).

Je sors pour voir mon médecin et les flics 'allument',  moi le seul éclopé, avec une raison urgente médicale, au milieu de touristes et de riches en villégiature se promenant en ville, mais eux malins, ont imprimé le papier car ils ont plusieurs maisons avec ordi et imprimante, moi il manquait la case de dessinée et cochée,  sur mon papier 'mal recopié'. Après avoir courru aux toilettes (antibio)  En rentrant j'ai vu que mon AH était en vacances pour le troisième mois (j'attendais depuis l'APL Macron un rappel de 3500e avec l'AH, donc c'est plutôt -2000...).
A Biarritz c'est à la gueule du client, le seul jeune pauvre, les sdf, les jeunes de cité, mais eux sont habitués, sont 'ciblés'.
Le pire est que les seuls personnes sans masque qui m'aient postillonné dessus à 30 cm et à trois, sont des flics! Et il parait que mon comportement était 'louche'...oui boiter jusqu'à la pharmacie, fermée, c'est très louche...

La violence symbolique est bien sensible..

Par contre aux urgences, nickel, je suis allé du brancard à une pièce (boxe version bien et propre) avec des soignants qui avaient tout le temps du monde! je ne suis resté que 7 heures, au lieu de deux jours!

Bon courage à tous, là en ce moment si t'as pas de medocs, de thune, de famille et de pote, de bouffe et de drogue (shit surtout) t'es un looser. Bienvenue au club.

Ici rien à changé les gens s'évitent et tout le monde reste entre soi, donc souvent seul, comme tous les ans hors saison,en saison pareil sauf que des familles squattent la plages avec les surfeurs. Biarritz est beau et sain, bon air, belle mer, mais les bourges et les kifonlagueules, dur de voir un sourire...en temps normal, là pas plus...
Alors oui on en sort, là est l'espoir, et alors, chaque sevrage a renforcé mon addiction on y retourne...parce que la vie, à sec, ça fait trop mal!

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+1, bon courage Ismael. M.Rouge
 
violences sociales renforcées : ( courage, bien à toi. plotch

Posté par : ismael77 | 31 mars 2020 à  05:18

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