Avez vous des problèmes de médecin pour votre traitement de substitution ? / PsychoACTIF

Avez vous des problèmes de médecin pour votre traitement de substitution ?

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pierre
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Bonjour,

nous lançons cet appel à témoignage alors que la pénurie de médecin s'aggrave et que les CSAPA  (Centre de Soin en Addictologie) sont au bord du gouffre : Ils n'arrivent pas vraiment à attirer de nouveaux médecins généralistes, alors que les anciens partent en retraite. Les nouveaux médecins CSAPA sont soient des médecins étrangers qui ne connaissent pas la substitution, soient des intérimaires... quand ils ne disparaissent pas totalement ( https://www.psychoactif.org/forum/viewt … p?id=66512 )

Ajouter à cela, les déserts médicaux continuent à s'amplifier. Dans la plupart des endroits, les médecins de ville ne peuvent pas prendre le relais des médecins de CSAPA.

Ceci est problématique pour avoir un traitement de substitution, ou même pour le continuer. Et ca risque d’être de plus en plus problématique dans les années à venir, alors que la pénurie de médecin va augmenter...

Et vous, ou en êtes vous avec votre médecin et votre substitution ? Va t'il partir en retraite, et si oui, va-t-il être remplacer ? Est il un médecin étranger et si oui parle t'il correctement le français, connais t-il la substitution ? Est il un intérimaire ? Votre CSAPA vous a t-il donner un ultimatum pour que vous trouviez vous même votre médecin ?

Merci pour votre témoignage.

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Anodynie 
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Bonjour, mon médecin traitant me prescrit de la buprénorphine sans problèmes, il est dans la quarantaine donc je ne pense qu'il va partir en retraite tout de suite.
Je n'ai jamais été dans un CSAPA et d'ailleurs je souhaite m'y rendre pour consulter un addictologue car j'ai l’impression de perdre le contrôle de ma consommation (et pas que...).

Je suis situé dans l'est de la France, pour info.

Bonne soirée.

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Zembrocal 
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Bonsoir à tous,

J'ai 28 ans, je suis poly-consommateur depuis 6 ans avec une longue et belle période d'abstinence de 4 ans. J'ai rechuté, bien bien bien comme il faut.... Cela fait 6 mois que je consomme quotidiennement de l’héro, ces derniers temps à plus d'un gramme par jour, sur mon ami l'aluminium... Jamais d'injection, je ne supporte pas les piqures/aiguilles (Heureusement ?... ) quasiment toujours associée à un stimulant : cocaïne, crack, ou speed la plupart de temps (question de budget)... Je taffe en cuisine, il faut tenir le rythme.. Arrivé au fond du trou, trou qui pour moi signifie : puiser sévèrement dans mes réserves financières, ne pas pouvoir sortir du lit sans avoir fumé et avoir sa feuille d'alu sur sa table de chevet, s'être fait plaquer par sa conjointe et foutre en l'air 7 ans de vie commune à cause de cette rechute... etc, etc....

J'ai décidé de sortir de cette merde... J'ai donc contacté pas mal de médecins, psychiatres, psychologues et cliniques, libéralaux, en vain... Je me suis rapproché du CSAPA proche de chez moi et miracle, j'ai été reçu... dans un premier temps par une infirmière, puis 2 semaines et 2 rendez-vous plus tard, par un médecin.. Temps qui m'a paru tellement long et éprouvant, car j’étais vraiment à bout... Je voyais ma consommation et ma tolérance augmenter de façon exponentielle, j'ai dû me mettre en arrêt quand je n'avais plus de came alors que le travail passe avant tout pour moi, je n'ai jamais été en retard, jamais d'absences à cause de la came....  J'ai énormément de chance, j'en suis conscient.. car j'ai pu démarrer mon TSO à la méthadone sous forme gélule sans passer par la case sirop et car j’ai commencé à 80mg/j, évitant ainsi les difficiles paliers à 40mg puis 60mg/jour....

J'ai de le chance car l'infirmière qui me suit a fait tout son possible pour démarrer au plus vite l’induction à la méthadone.... le test urinaire, l'ECG etc...
Un dimanche soir, veille de mon premier rendez-vous avec le médecin du CSAPA, je termine mon stock d'héro.... Mais vraiment la dèche de ces dèches, à faire mes poubelles pour trouver une feuille d'alu sur laquelle il resterait un petit peu de came à fumer... Je me retrouve en chien, mais grave..... Un membre de ma famille, que je remercie du fond du cœur, fait 600 bornes aller-retour dans la journée pour m'accompagner au rendez-vous car incapable de conduire, me déplacer... Ne sachant pas du tout quelle sera l'issue de ce rendez-vous, j'y vais un peu défaitiste, n'espérant pas grand chose en pensant que l'induction ne sera pas pour tout de suite... Quel soulagement (j'en ai eu la larme à l’œil, vous imaginez en chien depuis plus de 12h....) quand le médecin m'annonce dès le début de la consultation que celui-ci va me délivrer une ordonnance de métha pour une semaine... S'en suivent les questions nécessaires à la constitution du dossier patient et puis vient cette question : " Monsieur,  pourquoi se décider à une substitution maintenant, alors qu'il n'y a plus assez de médecins ?" voilà donc la triste réalité, qui confirme les propos de Pierre qui a ouvert ce topic... Mon témoignage n'apporte pas grand chose, mais il fait office de présentation, car je compte bien partager avec vous l'avancée de mon TSO...

Aujourd'hui je commence ma deuxième semaine sous méthadone... Pour des raisons professionnelles je vais changer de région d'ici un mois et demi, je commence donc à me renseigner au sujet des différents CSAPA et autres centres à proximité de mon futur lieu de résidence... Et il est vrai que je commence à m’inquiéter un peu au sujet du relais.. J'espère que celui-ci se fera sans encombres...

Dernière modification par Zembrocal (21 septembre 2022 à  03:43)

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meumeuh
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Aucun soucis, buprenorphine via mon médecin traitant, qui m'a aidé plus tard pour être initié à la méthadone,  je ne suis pas allé dans un CSST ( ex CSAPA ) mais je suis allé voir une addicto en Centre Hospitalier dans un service psy.

Elle m'avait pas fait uriner mais ma demander de venir avec des résultats d'analyse de laboratoire.
Et après deux rdv je suis retourné vers mon Médecin traitant qui depuis me prescrit la méthadone.

J'ai du allé au CSAPA pour le switch Sirop/Gélules.

Dernière modification par meumeuh (21 septembre 2022 à  23:53)


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Marco 68 
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Un hôpital en banlieue m'as introduit au tso skenan en 2002 et en 2010 jen ai eu marre et suis parti a marmottan pour arrêter au bout de 6mois avec le methadone.
Arrêté toute conso pendant 3ans , première fois, j'ai  commencé en 86...
Depuis que j'ai repris j'suis toujours suivi par marmottan et cest nickel,  jamais eu des problèmes niveau médecin, délivrance, etc

La Fiorentina é una fede

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Psychonogeek 
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dans le Gard ça va médecin français pas intérimaire et les généraliste en relais il demande qu a avoir de nouveau patients j en connais 1 qui veut plus de substitution cause agressivité de certains  patients débile mentaux

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Fastofle 
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Salut Pierre,

je bosse dans une structure alliant un CSAPA et un CAARUD. Nous sommes dans les Hauts de France.

Nous rencontrons ces derniers temps des difficulté d'orientation vers les généralistes du secteur pour la délivrance de traitement de substitution. Il y a plusieurs facteurs.

- Départ de médecins à la retraite et non remplacés, donc pas de reprise de patientèle.
- Si reprise de patientèle les jeunes médecins sont parfois réticents à la délivrance de substitution.
- Clairement certains médecin ne veulent pas " de ça " dans leur cabinet. Mais filer des benzo comme des bonbons pas de soucis...

Dans les faits lorsque nous orientons c'est le bagne pour trouver un toubib. Même nos collègues des appartements thérapeutiques avec des personnes stabilisées doivent passer nombre de coup de fil. Dernier record en date 32 appels à des médecins pour obtenir un rendez-vous.
Le médecin référent du CSAPA est over-booké. Il propose les primo prescription d'un mois pour temporisé et laisser le temps de trouver un généraliste en ville.
Heureusement il nous reste un ou deux toubibs peu regardant et qui prennent encore. Mais du coup le suivi n'est pas très efficient. Ils donnent l'ordo et basta.

Nous avons bien sur remonter la situation de notre territoire à l'ordre des médecins. Mais difficile de se les mettre à dos alors qu'on compte sur eux.

A toute
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Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

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BOLOT 
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Personellement, Oui tout le temps d'ailleurs c'est comme cela que j'ai perdue de vue mon dernier et meilleur psychiatre qui à déménagé à Lille alors que je suis de Paris de plus il ne fait pas de téléconsultation donc depuis je suis perdu dans la nature j'ai arrêter l'alcool grace à lui alors que ça fesais Sept ans que je buvais tout les jours et beaucoup.
Donc concernant la prescriptions de certains médicaments je suis forcé de me tourner vers le marché noir ce qui est très pénible.
C'est ça le problème avec ces types de consultation.
Un jour étant en manque de Valium, en sueur, diarrhée...
je prend rendez-vous avec un médecin en Ligne, je me déplace, Je lui explique mon gros problème malgré les preuves à l'appui elle me dit d'aller vers les urgences psychiatrique j'ai pas régler et ai depuis retrouver un médecin plein de compassion qui me renouvelle mon traitement psychiatrique

Dernière modification par BOLOT (26 septembre 2022 à  11:59)

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pierre
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Voilà un complément sur le manque de médecin généraliste


Déserts médicaux : l’accès aux spécialistes est de plus en plus difficile
Pédiatres, gynécologues, gastro-entérologues… une quarantaine de départements sont sous le seuil critique de 40 spécialistes pour 100 000 habitants, selon un indicateur révélé par « Le Monde ».
Par Camille Stromboni
Publié aujourd’hui à 05h39, mis à jour à 08h53
Temps de Lecture 9 min.


Rétablir l’accès aux soins pour l’ensemble des citoyens constitue la principale ambition affichée par le gouvernement dans le cadre de la concertation consacrée à la santé qui doit être lancée le 3 octobre. Outre l’hôpital en crise, les déserts médicaux vont, à coup sûr, se retrouver au cœur des discussions. « Trop nombreux sont aujourd’hui nos compatriotes à ne pas avoir de médecin traitant et à avoir de plus en plus de difficultés à avoir accès à des spécialistes », a reconnu Emmanuel Macron, lors de son intervention au congrès de la Mutualité, le 7 septembre. « Cette situation n’est pas acceptable », a ajouté le président de la République, sans s’avancer sur la réponse de l’exécutif. Pas question de se prononcer sur la conflictuelle question de la remise en cause de la liberté d’installation des libéraux – chiffon rouge pour la profession – que des élus locaux ou encore des parlementaires posent toujours plus fortement ces derniers mois.
Le manque de médecins généralistes concentre bien souvent les alertes, mais la désertification chez les spécialistes, dont témoignent de nombreux Français qui n’arrivent plus à trouver de rendez-vous et vont parfois jusqu’à renoncer à se soigner, paraît tout aussi préoccupante. Pédiatres, gynécologues, gastro-entérologues… Quelle est la situation de la médecine spécialisée ?


Selon un indicateur que Le Monde révèle en exclusivité, réalisé par le géographe de la santé Emmanuel Vigneron dans le cadre de travaux pour l’Association des maires ruraux de France, la chute s’est poursuivie ces dix dernières années. Et parfois plus fortement encore qu’en médecine générale.

Pour ce qui est de la densité, le nombre de professionnels de ville (libéraux ou en exercice mixte) est ainsi passé de 68,4 pour 100 000 habitants en 2012 à 65,5 en 2022 dans une dizaine de spécialités les plus « courantes » (pédiatrie, gynécologie médicale, gynécologie-obstétrique, psychiatrie, ophtalmologie, dermatologie, rhumatologie, cardiologie, oto-rhino-laryngologie, gastro-entérologie, radiologie, anesthésie-réanimation). « En sélectionnant douze spécialités auxquelles la population a le plus fréquemment recours, on constate que la situation n’a fait qu’empirer ces dix dernières années, mais aussi que les fractures se creusent entre les territoires », observe M. Vigneron. Ces spécialistes représentent 44 398 médecins, soit un chiffre en stagnation depuis 2012, contrairement à la population, qui n’a cessé de croître.
« Phénomène de métropolisation »
Les trois quarts des 101 départements se trouvent toujours à un taux inférieur à la densité moyenne. Mais si vingt-deux départements se situaient en 2012 sous le seuil critique, selon le chercheur, de 40 spécialistes pour 100 000 habitants, ils sont désormais près du double.


Quelle est la bonne couverture médicale ? Il n’existe pas de taux idéal. Les besoins varient selon les spécialités et les populations, avec une proximité attendue forcément moindre que celle de la médecine générale, premier pilier de l’accès aux soins. « On ne prétend pas qu’il faut des spécialistes de tout partout, précise le professeur Vigneron. Mais la densité moyenne peut au moins constituer un minimum, un point de repère, un objectif. On voit bien alors, au regard du nombre de départements qui ne l’atteignent même pas, la nécessité d’un rééquilibrage. »
Les territoires ruraux, premiers touchés par la désertification, sont aussi ceux qui subissent la plus forte dégradation sur la décennie qui vient de s’écouler, de la Creuse, qui enregistre la baisse la plus extrême de 35 %, aux Vosges en passant par l’Indre, la Charente ou encore le Tarn. Apparaissent désormais aussi dans la liste des départements en grande souffrance des espaces plus mixtes, semi-urbains, comprenant parfois une grande ville ou plusieurs villes moyennes, comme le Pas-de-Calais, avec l’agglomération de Calais, ou encore la Manche avec Cherbourg. Ce sont aussi le Lot-et-Garonne – avec Agen, Villeneuve-sur-Lot, Marmande… – et les Côtes-d’Armor – avec Saint-Brieuc, Lannion, Lamballe, Dinan.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés L’automne des grands chantiers pour le secteur de la santé
A l’inverse, dans la vingtaine de départements qui demeurent à un niveau supérieur à la densité moyenne figurent principalement ceux des métropoles, de Paris à Lyon en passant par Bordeaux, ainsi que le sud de la France. « Les territoires qui étaient relativement les mieux lotis renforcent leur position, reprend Emmanuel Vigneron. Le phénomène de métropolisation est très net, avec des spécialistes qui continuent de s’y concentrer, de même que la forte attractivité méridionale et celle du Sud-Ouest, entre Bayonne, Biarritz, Anglet. » Certains territoires ultramarins, en situation difficile, se révèlent eux aussi attractifs ces dernières années, avec de fortes progressions aux Antilles et à La Réunion.



Les écarts vont néanmoins grandissant, avec des taux extrêmement faibles, de 20 à 30 spécialistes pour 100 000 habitants dans l’Eure ou encore en Haute-Loire, contre 100 à 120 médecins comptabilisés dans les bassins les mieux pourvus, en Gironde, dans les Bouches-du-Rhône ou encore les Alpes-Maritimes. Sans citer Paris, qui explose tous les scores avec 219 spécialistes pour 100 000 habitants.
« Rare et cher »
On trouve ainsi 1,3 gynécologue en Mayenne, et 1,4 en Aveyron pour 100 000 habitants, mais huit fois plus dans les Hauts-de-Seine ou le Bas-Rhin (pour une moyenne de 7,1 sur l’ensemble du territoire). Les habitants du Gers ou de la Haute-Saône ont accès dans leur département à moins de trois cardiologues pour 100 000 habitants, quand ceux des Pyrénées-Orientales, de l’Hérault, du Var ou encore de la Haute-Corse et des Pyrénées-Atlantiques peuvent espérer se tourner vers neuf à douze spécialistes de la discipline pour 100 000 habitants. En pédiatrie, une dizaine de départements se rapprochent même désormais dangereusement d’une densité proche de zéro : l’Indre s’y trouve déjà, quand Mayotte, la Haute-Marne ou encore la Manche et les Deux-Sèvres s’y dirigent.
Lire l’entretien : Article réservé à nos abonnés Déserts médicaux : « Le problème majeur reste la répartition des médecins sur le territoire »
Outre les écarts entre territoires, certaines spécialités voient leur densité s’effondrer plus que d’autres lors de cette dernière décennie : − 17 % chez les gynécologues, − 18 % chez les rhumatologues ou encore − 19 % chez les dermatologues… la dégringolade y est ainsi plus élevée que chez les généralistes (− 9 %). Quelques spécialités connaissent tout de même une progression, comme l’anesthésie (+ 8 %), la radiologie (+ 8 %) et la cardiologie (+ 7 %).


Mais à l’accessibilité géographique s’ajoute la question de l’accessibilité financière, en particulier chez les spécialistes. Avec une barrière invisible : l’importance du « secteur 2 », soit des spécialistes effectuant des dépassements d’honoraires. « Il faut reprendre la question de l’organisation de l’offre de spécialistes, inadaptée aux besoins, mais aussi limiter le secteur 2, dit Gérard Raymond, à la tête de France Assos Santé, qui réunit plusieurs associations de patients. Le médecin spécialiste se fait bien souvent rare et cher, ce qui engendre de vraies ruptures dans le parcours de soins. »
Selon l’Assurance-maladie, si 95 % des médecins généralistes sont en secteur 1 en 2021, plus de 50 % des spécialistes sont en secteur 2. Un chiffre qui n’a cessé de progresser depuis vingt ans (ils étaient 37 % en 2000). « Le sujet va faire partie des discussions de la nouvelle convention médicale avec les médecins cet automne », assure le directeur général de l’Assurance-Maladie, Thomas Fatôme, tout en rappelant que, si cette proportion a crû, le niveau des dépassements d’honoraires, régulé par différents dispositifs, a, lui, diminué.
Lire l’entretien : Article réservé à nos abonnés Médecine libérale : « Il faut parler de revalorisations et de contreparties avec les médecins »
Chez les spécialistes comme chez les généralistes, le premier facteur d’aggravation des déserts médicaux est la démographie médicale. « Il y a une conjonction entre une démographie très atone et des besoins de santé qui ont augmenté, rappelle Emmanuel Touzé, président de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé. Nous allons encore en souffrir durant au moins une dizaine d’années. » La très forte restriction décidée par les pouvoirs publics à la fin des années 1990 sur le numerus clausus – soit le nombre de jeunes autorisés à suivre des études de médecine – pèse toujours, malgré le desserrement, continu depuis, de cet étau – et encore plus lors du dernier quinquennat avec sa suppression et son remplacement par un numerus apertus (un seuil minimum d’étudiants acceptés, fixé notamment par les universités). Outre les dix à douze années d’études nécessaires pour former un médecin, les départs en retraite en masse, qui interviennent dans le même temps, d’une génération nombreuse de libéraux viennent enfoncer le clou.


Consultations « avancées »
« Il est indiscutable qu’on manque de professionnels, mais le nombre ne fait pas tout, estime néanmoins le professeur Touzé. On peut former toujours plus, mais si, à la fin, les médecins rejoignent un autre exercice ou un autre lieu que celui attendu, les inégalités ne se corrigeront pas. » Le neurologue ne va pas pour autant jusqu’à prôner un dispositif contraignant sur le lieu d’installation, soutenant plutôt une « responsabilité territoriale » assurée « collectivement » par les médecins.
« Contre-productive », « inefficace », « inutile » en temps de pénurie… l’idée d’une contrainte reste refusée de toutes parts chez les spécialistes, qui ne manquent pas de mettre en avant leurs particularités. « La culture de l’exercice en groupe est particulièrement forte, décrit Franck Devulder, de la Confédération des syndicats médicaux français. En particulier dans les spécialités médico-techniques ou chirurgicales, pour lesquelles il y a besoin d’investir dans un plateau technique. » De même, la proximité des équipements et des blocs opératoires des grands hôpitaux et des cliniques participe au phénomène de concentration dans les grandes villes.


C’est une tout autre gamme de mesures que l’on défend chez les professionnels de santé pour répondre à la détérioration de la situation. Il s’agit avant tout de dégager du « temps médical » grâce à l’appui d’autres professionnels, comme les infirmiers en pratique avancée ou les assistants médicaux. Ce sont aussi les consultations « avancées », durant lesquelles le spécialiste quitte son cabinet pour exercer sur un site distinct à 50, 60, 70 kilomètres… qui doivent permettre de résoudre les problèmes d’accès sur des zones désertifiées. « Mieux vaut qu’un médecin se déplace pour voir quinze patients que l’inverse, reprend le gastro-entérologue rémois Franck Devulder, qui effectue ainsi une ou deux demi-journées par mois de consultations dans une petite ville de Champagne-Ardenne. Il faut que l’Etat soutienne mieux ces dispositifs, pour que cette coordination puisse s’organiser sur tous les territoires. »
Si contrainte il doit y avoir, elle doit être « collective », abonde Patrick Gasser, du syndicat Avenir Spé-Le Bloc, qui met en avant les « équipes de soins spécialisées », c’est-à-dire des médecins d’une même spécialité qui se structurent, comme cette équipe parisienne de dermatologues sur le mélanome. « C’est le groupe qui doit rayonner sur un territoire et organiser le parcours des patients », dit-il.
L’Assurance-maladie envisage d’ores et déjà, dans ses propositions pour 2023, « en complément des mesures incitatives à l’installation des médecins dans les zones en faible densité », le soutien à ces équipes de soins spécialisés ou encore le développement des consultations avancées. « Il faut rendre ces dispositifs plus systématiques », relève son directeur.
« On est au bout du bout »
Dans certaines spécialités en grande souffrance, on peine néanmoins à voir comment s’en sortir. En premier lieu celles aux densités les plus faibles, qui correspondent bien souvent aux « moins rémunérées », observe-t-on dans les rangs syndicaux. Et de citer la psychiatrie ou la gynécologie. « Nous faisons partie des spécialités qui gagnent le moins car ce qui est valorisé en France, ce sont les actes techniques [dans la cotation des actes par l’Assurance-maladie] et non pas “intellectuels”, comme la consultation… c’est désolant », décrit Isabelle Héron, présidente de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « Déserts médicaux » : la piste d’une quatrième année d’internat pour les médecins généralistes fait débat


Sa spécialité a aussi la particularité d’avoir disparu des cursus de médecine pendant quinze ans – seule demeurait la gynécologie-obstétrique, davantage tournée vers la chirurgie – pour être rétablie en 2003 seulement, avec un nombre de postes progressivement augmenté mais toujours jugé insuffisant. « Il y a des départements qui n’ont plus de gynécologue, c’est dramatique, surtout en zone rurale, reprend la médecin, qui exerce à Rouen. Et partout, quand un gynécologue part à la retraite, on n’arrive pas à absorber toute sa patientèle… » Le soutien des généralistes, qui peuvent effectuer le suivi gynécologique, ou encore des sages-femmes, sur le volet dit « physiologique » (prévention, dépistage, contraception) ne suffit pas à combler les besoins. « C’est bien mais c’est un cache-misère, dit Mme Héron. On est au bout du bout, c’est la santé des femmes qui va se dégrader, c’est certain. »
Dans un autre secteur sous haute tension depuis plusieurs années, l’ophtalmologie, on veut mettre l’accent sur l’amélioration de la situation, malgré la densité en berne. « Nos délais d’attente continuent de baisser », souligne Thierry Bour, président du Syndicat national des ophtalmologistes de France, dont l’enquête annuelle est parue le 12 septembre. S’il fallait 90 jours en moyenne en 2017 pour obtenir un rendez-vous « sans notion d’urgence », il en faut 49 en 2021 – pour un délai « souhaitable » évalué à 25 jours, selon le syndicat.
Le « travail aidé » – en l’occurrence l’appui des orthoptistes –, la poursuite d’activité de médecins de plus de 65 ans ou encore le renfort des médecins étrangers ont permis d’éviter ce « crash qu’on nous prédisait sur la démographie », avance le responsable. Même pour ce qui est de la répartition, la tendance est encourageante, promet-il : la nouvelle génération s’installe, certes, très largement dans les grandes aires urbaines, mais elle apparaît plus encline que ses aînés (17 %, contre 8 % de ceux qui exercent déjà) à se diriger vers des zones très peu peuplées en ophtalmologistes. Une autre manière de défendre encore, s’il le fallait, l’absence de toute mesure plus coercitive.

Camille Stromboni

Source : LeMonde

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marvin rouge 
L'ami du pas couché, l'ami rond carré..
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Perso, j'ai commencé mon tso en 2006
Buprenorphine au début, prescription par csapa, jamais eu de souci. Médecin tip top, il m'a même fait venir chez lui, à son cabinet (car il était 50% généraliste, 50% au csapa) un dimanche car j'étais en galère.. Une crème ce type!
Suite à un accident de voiture, gros problème de dos. Douleurs bien sévère, Je deconnais avc mon ttment. J'ai commencé à retaper et à essayer le ske.
S'en est suivi une prescription de skenan pendant 5 ans ( après dosage trop faible pr moi, 200 mg par jour) par ce même médecin, après tt un protocole, rdv cz le médecin conseil de la cpam.
Je n'ais pas tarde à l' IV
Bref j'ai explosé ma tolerance
Pris mon ttment ds plusieurs pharma car je bougeais pr le taf
(j'ai déconne, fais de vrai-fausse ordo pendant 3ans. Jme suis fait péter, mais en suis bien sorti, ms j'en suis pas fier. :-()
Ré médecin conseil
Induction methadone 15 jour a l'hôpital pr gérer le switch. Stabilisé a 60 ou 80, je sais plus, c'était en 2013.
Tjours suivi par le csapa de mon département.
Pas toujours ds la même ville car formation pro.

Le changement de csapa s'est fait sans souci, toujours eu un rdv, avc un médecin que je connaissais en plus.

Retour ds mon csapa, je suis désormais stabilisé à 100mg.

Je je n'ai jamais de problème pour avoir mon ttment depuis. Je récupère l'ordo, soit un des médecin, soit avc un/une infirmières, après un petit entretien lors du rdv. Parfois je ne vois pas le médecin pendant 3 mois, je vois ça avc les infirmiers, l'ordo est préparé, on fait notre rdv et basta.
J'ai même eu qq bons chevauchements à une époque, il ne m'ont jamais laissé en galère.

Il m'est arrivé qqs fois,, de devoir faire faire une ordo par mon médecin traitant, qui prend ss rdv, tu viens, t'attend, faut être patient, ms t'es sur d'être pris, peu importe le jour, c'est top. Bref..
Ça n'a pas posé pb avc la secu

Donc non, a titre personnel, je n'ai jamais eu de robleme ni de rdv pr avoir le suivi de mon ttment

The music was New, black, polished chrome, and came over the sun like liquid night
M-R probably taking drugs..  Certainly taking drugs

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filousky 
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Je suis exactement dans la même situation que Marvin et ai la chance d'avoir trouvé un jeune généraliste qui a choisi la campagne et qui m'a accepté en relai de prescription méthadone, alors que je sais depuis qu'il en a refusé un bon paquet, ayant, avant ma fréquentation une attitude très réactionnaire vis-à vis des gens demandant une substitution.
Au bout de plus de dix ans de consultations mensuelles, sa dernière demande a été de se former à la prescription de cannabis thérapeutique. C'est mon job de convaincre des gens du bien fondé des TSO et du cannabis thérapeutique. Si il lui arrive quoi que ce soit, je ne sais pas quel médecin parmi les trois de mon village accepterai de relayer mon TSO (je me suis fâchée avec la principale pour ses préjugés sur les PUD).

C'est un telle problématique que je couvre mes arrières avec un professeur de Clermont Ferrand qui m'assure qu'en tout cas de manque d'ordonnance, il envoie par mail ou fax une ordonnance de méthadone à mon pharmacien. 

Être âgé et bien présenter ont énormément joué en ma faveur. 

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Si tu pisses contre le vent, tu vas mouiller tes sandales !

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cependant
Modo bougeotte
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Salut,

moi par contre je peux témoigner de quelques difficultés (difficulté accès, refus de prescription et refus de soin)...même si pour l'instant ça se passe plutôt bien !
Ça vient peut-être du fait que j'étais partie sur un TSO non officiel aussi, mais ça se révèle être un avantage car j'ai pas besoin d'ordonnance sécurisée...

Alors pour poser le contexte :

Été 2021 : recherche d'un généraliste pour une prescription de sub.
Désert médical, difficulté de trouver un médecin. Enfin un qui prend des nouveaux patients. Une semaine pour avoir un RDV et puis refus de prescription car il ne prescrit pas « ce genre de chose » sous prétexte (faux !) que c'est réservé aux CSAPA...

Je tente une téléconsultation, mais refus de prescrire des opiacés...
À la maison médicale de garde, on veut bien me faire une ordo de dépannage mais un peu à contre-cœur.

Bref, RDV au CSAPA donc (le seul dans le coin).
15 j d'attente pour un RDV « social ». Puis 35j d'attente pour un RDV addicto (toujours pas de traitement entre-temps...).
L'addicto ne me prescrit rien, sauf des examens et « on verra la semaine prochaine ».

Une semaine plus tard, il refuse de prescrire ce qu'on avait décidé 7 jours auparavant.
Il me dit qu'il faut que j'attende encore 20j pour une initiation au sub (ou à la metha).

Je téléphone à tous les CSAPA dans un rayon de 200km. J'obtiens 10j plus tard un RDV dans un CSAPA à trois heures de chez moi dans la banlieue parisienne.
L'équipe est au top, je n'avais RDV qu'avec l'infirmière, mais finalement j'ai pu voir le médecin.

Depuis je suis suivie chez eux. Selon la personne que je vois c'est assez cool, ils comprennent que j'habite loin, du coup ils acceptent un entretien téléphonique pour valider la prescription.
Et j'ai même eu droit à une ordonnance renouvelable de trois mois car je partais bosser loin (youppi...ce qui me fait pas regretter d'avoir insisté pour avoir un autre TSO que la métha...).

Le médecin part en maladie, mais ça va, il est remplacé. Le suivant pour l'instant m'a fait les prescriptions pour la suite du traitement. Peu de créneaux disponibles et franchement pas compatibles avec mon taf. Ils acceptent du coup de faxer l'ordonnance à la pharmacie après entretien téléphonique.

Avant hier, un pote avait besoin de prendre RDV pour un traitement avec un généraliste, j'ai l'impression que la situation s'empire. Aucun RDV possible pour un nouveau patient ! Même sur Doctolib rien, il faut aller à plus de 100km. Pour mon généraliste, j'ai des délais d'attente d'au moins 15j à chaque fois.

J'ai l'impression que :

- une certaine flexibilité de l'équipe du CSAPA permet un maintien d'accès aux traitements (notamment consultation de renouvellement téléphonique, envoi des ordonnances directement en pharmacie)
- et en outre qu'un assouplissement des conditions de prescription pourrait jouer pour un meilleur accès aux soins (ex. ordonnances renouvelables ! Pourquoi le TSO ne peuvent pas en profiter ?? ça simplifierait les choses, un peu comme pendant le confinement...).

Pour moi ça serait des revendications à avancer...
S'ils ne sont pas capables de mettre les moyens pour la santé et dans une formation efficace pour avoir des médecins, au moins qu'ils assouplissent les conditions de prescription !

Sans compter le cercle vicieux/vertueux : plus on est suivi, mieux on est suivi. Si on ne trouve pas de médecin traitant c'est la merde (pourtant ça arrive !)...

Voilà, voilà pour moi

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