Vos bénéfices liés à l'usage des drogues / Les Blogs de PsychoACTIF

Vos bénéfices liés à l'usage des drogues 



Bonjour,

C'est d'abord pour leurs effets bénéfiques que nous faisons usage de drogues. Mais ces effets sont souvent relégués au second plan, même sur Psychoactif.
Meme le terme "Réduction des risques", dont nous nous revendiquons, est très connoté, puisqu'il ne focalise que les risques liés à l'usage de drogues, au détriments du reste.

Mais, répétons le clairement,  on ne peut pas faire de réduction des risques sans parler des bénéfices liés à l'usage.

C'est pourquoi lors du dernier week end de travail de l'équipe de Psychoactif, nous nous sommes mis à lister tout les effets bénéfiques liés à nos usages de drogues.

Nous avons trouvé le processus  libératoire, et nous vous livrons la liste à l'état brut ci-dessous :

améliorer l'estime de soi, dépasser des blocages, sociabilité, passer une nuit sans réveil nocturne, expérience sensorielle, créativité,  réduire les symptômes de maladie psychique, gestion des besoins physiologiques (faim, sommeil), passer un cap, dépasser ses limites et vivre des choses qu'on ne vivrait pas autrement, prise de confiance, concentration, performance au travail, gestion de l'angoisse, acquisition des compétences, réduire les douleurs physiques, mieux-être, perfectionnement d'une spiritualité, euphorie, plaisir,  construction identitaire, connaissance pharmacologique, découverte de disciplines, connaissance de soi, trouver son chemin, relativiser, remettre en question la norme, prendre du recul sur des choix qui me conviennent pas, développer une meilleure version de soi-même, s'autoriser des choses, ouverture d'esprit et tolérance, émancipation, plus de pouvoir d'agir, améliorer l'expérience de l'art, faire face à des peurs, être une ressource/béquille, faire face à des situations insupportables, connaître son corps, vivre de nouvelles expériences avec sa sexualité, restaurer un équilibre, désinhibition, arriver à exprimer les sentiments

Et vous quels sont vos bénéfices liés à l'usage de drogues ?

Catégorie : Actualités - 14 octobre 2022 à  21:04



Commentaires
#1 Posté par : CaptainCrox' 14 octobre 2022 à  21:28
Très beau sujet de réflexion. Il y a une telle connotation négative dans les moeurs vis-à-vis des drogues qu'on en oublie qu'il y a beaucoup d'aspects positifs.

Ne parler que de RDR ne signifie pas pour moi pour autant que l'on relègue le positif au second plan. C'est comme toute pratique (boulot, relations, et j'en passe). Il y a des mesures à prendre pour ne pas se faire de mal mais si on pratique telle ou telle chose c'est que forcément il y a du positif.

Pour ma part, le Tramadol m'a permis de passer outre une phobie scolaire et sociale, m'a permis de faire des études, trouver un métier que j'adore et d'améliorer ma qualité de vie. Ma productivité et mes compétences sociales inexistantes se sont améliorées.

Il est souvent dit que l'usage de drogues peut stigmatiser un PUD ou le mettre dans une bulle. Pour moi, cette bulle, cet isolement, m'a probablement sauvé la vie. Il y a des moments dans la vie où l'on n'est pas prêt à faire face à des difficultés. Certains font des pauses avec des vacances ou des retraites en nature, moi ça a été la consommation de substance. Ca m'a aidé à passer certains traumatismes qui m'auraient sûrement poussé au suicide.

Et que dire de l'aspect thérapeutique ? Si je n'avais pas mes antidouleurs (et je ne parle pas de l'aspect récréatif), je ne serais tout simplement pas fonctionnel. Je ne pourrais pas profiter de la vie.

D'un point de vue intellectuel, cela m'a permis d'être à la fois plus ouvert et développer mon esprit critique tout en accumulant du savoir sur toutes les drogues, médicaments et autres substances. C'est un savoir inestimable.

Alors oui, j'ai fait plusieurs descente en enfer. Est-ce que je le regrette ? Non. J'en suis toujours ressorti grandi. L'usage de drogues est une expérience, peut-être plus à risque si pas prudent, mais une expérience tout de même. La vie est, entre autre, la somme de nos expériences, bonnes et mauvaises. Nos peurs, espoirs, déprimes et autres sentiments nous font vivre.

L'usage de drogue est un fait dans nos sociétés. Je n'irai pas recommander son usage à quelqu'un qui n'en n'a pas envie ou l'idée mais on sait que les gens consomment. Le fait d'accumuler ce savoir permet de partager nos expériences et aider voire protéger ou se faire aider/protéger sur ce forum, via des associations et autres. L'empathie provoquée par certaines substances de manière momentanée permet de développer l'empathie sans substance. Comme si la substance donne un avant-goût d'une "compétence" que l'on a déjà et que l'on peut continuer à développer avec ou sans substances.

Moi qui étais (et suis encore) plein de préjugés, ai dû apprendre à me remettre en question, à ne plus juger par facilité

Le combats de plusieurs générations pour le respect qui nous est dû en tant qu'humain avant PUD soit mis en pratique, c'est un aspect positif.

Et si ce n'était pour la prohibition, si l'on consomme de manière safe, c'est gagner en liberté et découvertes. Libertés qui sont de nos jours de plus en plus réduites.

Je réponds de manière brute et je réfléchirai un peu plus et éditerai si besoin. La liste est probablement interminable.
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Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (Morning Glory)

 
#2 Posté par : Morning Glory 14 octobre 2022 à  22:01
Je me retrouve beaucoup dans ton témoignage du "ça m'a sauvé la vie". Comme je l'ai déjà dit ça et là, je pensais en prenant des psychédéliques pour la première fois signer mon arrêt de mort (lol, quand on sait qu'il n'y a pas de dose mortelle connue avec les psychés "classiques". Mais les préjugés et la dissuasion par la peur que m'avait inculqués la société avaient la peau dure), et c'était précisément le but: un "suicide plus ou moins agréable".
Ça m'a sauvé la vie. Ma dépression, réduite de moitié (il en restait pas mal encore du coup, mais vu d'où je partais... C'était assez ouf en fait). Ma spiritualité, réveillée. L'énergie de me battre, renouvellée.
La recherche sur la thérapie psychédélique n'en est qu'à ses balbutiements, oui il y a des risques mais perso les psychés ne m'ont jamais privée d'un pan entier de moi-même en échange de ce qu'ils m'ont donné, contrairement aux antidépresseurs. Conseiller n'importe qui de faire de même ? Loin de moi l'idée. Je pense que ça dépend des cas et que, tout comme tout le monde ne croise pas les mêmes effets secondaires, tout le monde ne tirera pas les mêmes bénéfices. Mais c'est mon vécu^^

D'autres drogues m'ont apporté aussi beaucoup d'autres choses, mais c'est intégré à la liste partagée ci-dessus, je ne vais donc pas faire doublon wink


Outre cela merci pour ce partage d'expérience assez édifiante et qui montre que l'on est pas les seul-e-s, dans l'équipe, à voir aussi du positif dans nos consommations !

 
#3 Posté par : Nogeron 14 octobre 2022 à  23:05
Le cannabis, dans mes années de jeunesse, m'a ouvert l'esprit. Il m'a permis de me faire des amis autour d'une culture qui me plaisait (musique et fumette). Il a libéré mon imagination, aiguisé ma pensée. Il a démultiplié mon amour de la musique et il m'a permis d'apprendre, seul, à jouer des instruments et à composer.

Les tazs m'ont permis de vivre des soirées déjantés, des nuits de danse et de rencontres. La MDMA m'a fait découvrir le flux d'amour inconditionnel qui se cache en nous.

La coke m'a appris ce que c'était d'avoir confiance en soi.

L'héro m'a montré la beauté subtile du calme et de la douceur.

L'alcool m'a désinhibé, il m'a permis de dépasser ma timidité, et de m'exprimer. Il m'a fait danser, aimer la musique, fait ressentir la poésie du drame de la vie. Il m'a fait pisser sur les idoles qui m'enchainaient.

Le LSD m'a appris la beauté du monde, il m'a fait rire pendant des heures en me me faisant passer, pour la première fois, dans le pays des Merveilles. Il m'a fait découvrir l'envers du décor et à quel point notre société est faite de plastique grimaçant.

Les champignons défragmentent mon disque dur et me permettent de repartir serein et gaillard face aux épreuves. Ils m'ont montré mes peurs et mes angoisses.

Le cannabis m'a permis de surmonter ces peurs.

L'iboga, en dose adaptogène, m'a mené dans une situation critique, ce qui m'a poussé à changer de vie et à cesser de fuir mes problèmes.

L'ayahuasca m'a montré ma douleur d'enfant, celle que je cherchais depuis tant d'année. Elle m'éduque, petit à petit et m'incite à me comporter comme un adulte.

La salvia m'a montré à quel point j'étais mal. J'ai mis 20 ans à décrypter le message.

Le DMT me recâble et me renforce, il m'aide à sortir du labyrinthe.

Je citerais aussi deux autres plantes adaptogènes, le Rhodolia Rosea, qui m'a appris à me concentrer et l'Ashwaganda qui, en faisant disparaitre temporairement mes angoisses, m'a permis de comprendre qu'elles étaient là en permanence.

Les drogues colorent mon existence et m'ont permis de distinguer en moi, l'étincelle qui rend la vie sur terre si incroyable. Cette étincelle qui est dissimulée par les processus mentaux envahissants nécessaires à la survie dans un monde totalement dévoré par l'exploitation marchande.

Elle m'ont permis, et c'est bien l'essentiel, de me reconnecter aux mystères de l'âme et du monde.

Et puis, grâce aux drogues, j'ai rencontré un tas de personnes intéressantes, plus ou moins barges, avec des failles plus ou moins grandes, mais qui ont profondément enrichi ma vie.
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Joliment posé ! g-rusalem
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

 
#4 Posté par : Penny05 16 octobre 2022 à  03:55

Nogeron a écrit

Le cannabis, dans mes années de jeunesse, m'a ouvert l'esprit. Il m'a permis de me faire des amis autour d'une culture qui me plaisait (musique et fumette). Il a libéré mon imagination, aiguisé ma pensée. Il a démultiplié mon amour de la musique et il m'a permis d'apprendre, seul, à jouer des instruments et à composer.

Les tazs m'ont permis de vivre des soirées déjantés, des nuits de danse et de rencontres. La MDMA m'a fait découvrir le flux d'amour inconditionnel qui se cache en nous.

La coke m'a appris ce que c'était d'avoir confiance en soi.

L'héro m'a montré la beauté subtile du calme et de la douceur.

L'alcool m'a désinhibé, il m'a permis de dépasser ma timidité, et de m'exprimer. Il m'a fait danser, aimer la musique, fait ressentir la poésie du drame de la vie. Il m'a fait pisser sur les idoles qui m'enchainaient.

Le LSD m'a appris la beauté du monde, il m'a fait rire pendant des heures en me me faisant passer, pour la première fois, dans le pays des Merveilles. Il m'a fait découvrir l'envers du décor et à quel point notre société est faite de plastique grimaçant.

Les champignons défragmentent mon disque dur et me permettent de repartir serein et gaillard face aux épreuves. Ils m'ont montré mes peurs et mes angoisses.

Le cannabis m'a permis de surmonter ces peurs.

L'iboga, en dose adaptogène, m'a mené dans une situation critique, ce qui m'a poussé à changer de vie et à cesser de fuir mes problèmes.

L'ayahuasca m'a montré ma douleur d'enfant, celle que je cherchais depuis tant d'année. Elle m'éduque, petit à petit et m'incite à me comporter comme un adulte.

La salvia m'a montré à quel point j'étais mal. J'ai mis 20 ans à décrypter le message.

Le DMT me recâble et me renforce, il m'aide à sortir du labyrinthe.

Je citerais aussi deux autres plantes adaptogènes, le Rhodolia Rosea, qui m'a appris à me concentrer et l'Ashwaganda qui, en faisant disparaitre temporairement mes angoisses, m'a permis de comprendre qu'elles étaient là en permanence.

Les drogues colorent mon existence et m'ont permis de distinguer en moi, l'étincelle qui rend la vie sur terre si incroyable. Cette étincelle qui est dissimulée par les processus mentaux envahissants nécessaires à la survie dans un monde totalement dévoré par l'exploitation marchande.

Elle m'ont permis, et c'est bien l'essentiel, de me reconnecter aux mystères de l'âme et du monde.

Et puis, grâce aux drogues, j'ai rencontré un tas de personnes intéressantes, plus ou moins barges, avec des failles plus ou moins grandes, mais qui ont profondément enrichi ma vie.

J’ai beaucoup aimé ta manière brève et concise de décrire (Sur base d’expérience personnelle) les atouts/avantages de certaines substances (pour ma part inconnue.
Pour ma part je n’ai pas une grande expérience des Substances psycho actives hormis la cocaine et le canabis . J’ai toujours été très intéressé par le faite de ne pas passer par les entreprises pharmaceutiques pour dynamiser ma manière de réfléchir et de raisonner ( problèmes de concentration, d’organisation et de procrastination


 
#5 Posté par : Nogeron 16 octobre 2022 à  18:19

J’ai beaucoup aimé ta manière brève et concise de décrire (Sur base d’expérience personnelle) les atouts/avantages de certaines substances (pour ma part inconnue.

Merci !
Listées comme ça, ça fait beaucoup de drogues quand même surpris


 
#6 Posté par : Zénon 17 octobre 2022 à  14:47
Pour faire vite, très vite, « la drogue », en plus de m’avoir fait passer des moments inoubliables, m’a enseigné une structure exogène à celle que l’on nous impose.

En d’autres termes : elle m’a permis un « long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens », c’est-à-dire entendre la lumière et voir les sons pour réaliser que bien des « vérités » que l’on m’a inculquées, c’est de la foutaise ; en particulier la « morale arbitraire » sur laquelle notre société est fondée.

Même l’addiction, la part sombre de « la drogue », fut un éclairage.

Sans déconner.

Mon héroïnomanie m’a poussé à parcourir les quatre coins du globe, rencontrer les gens les plus givrés possible, faire les boulots les plus improbables qui soient, dépouiller de vieilles mamies cancéreuses de leurs morphiniques, lire tous les bouquins imaginables à la recherche de solutions, aller fouiller au plus profond de mon être et trouver ce qui déconne en moi... pour finalement, atterrir en Grèce.

Une galère de vingt-cinq ans, une odyssée qui m’en a plus appris sur moi-même que n’importe quoi d’autre.

Bien entendu, je ne la recommande à personne. Mais à condition d’en sortir, l’addiction s’avère aussi une putain d’école de la vie.

Aucun regret : si c’était à refaire, je signe direct.

Aujourd’hui, je ne bois plus qu’un raki par-ci par-là, parfois accompagné d’un joint, pour entre autres rire et danser avec des amis sur de la musique de dingue.

Autrement dit : célébrer la vie et savourer le pur plaisir d’exister.

Pouah ! ce vieux commentaire de hippie !

Bref, sans avoir connu la défonce, je serais actuellement saint de corps et d’esprit, plein de pognon, propriétaire terrien, marié à une bombasse et père de trois adorables bambins.

Mais entre nous, qui voudrait de ça, hein ?
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Une question que je me pose sans cesse /Yo

 
#7 Posté par : Rataille 18 octobre 2022 à  16:39
Depuis mon usage récréatif de la beuh je me suis ouvert au autre drogue < mush speed mdma cocaine butane > bientôt lsd au début j’ai demander à mes amis d’essayer la beuh il l’on fait ensuite le mush il l’on fait mdma aussi mais ça arrête la ce n’est pas toute les personne qu’il sont ouvert à ce monde vaste qui peut être noir ou plein de couleur cela dépend de l’utilisation

Je me suis toujours promis de jamais prendre d’opiacés car j’ai extrêmement peur de tomber la dedans je suis quelqu’un qui accroche très vite a une nouvelle drogue alros non merci veut pas souffrir

 
#8 Posté par : plotchiplocth 19 octobre 2022 à  16:48
Pour garder/favoriser les effets bénéfiques, ce qui m'a le plus aidé, c'est de déconstruire ce que je me faisais en me pensant comme pleins des elements négatifs liés aux représentations de l'usage en général, et quotitidien/régulier en particulier. Dans mon cas, d'accepter ma dépendance, pour réussir à prendre un peu main dessus. A la fois dans avoir de quoi la gérer, des stratégies - savoir comment faire, et puis a la fois dans le fait de plus me penser comme dans un échec face à un objectif que je peux pas atteindre, ou qui ne m'apporte pas de confort de vie quand je l'expérimente. Me débarrasser de ma culpabilité, mes usages ne font pas ma "valeur morale", ils ne me disqualifient pas. Ils me sculptent, font partie d'une forme de négociation avec moi-même et le monde pour que tout soit au mieux comme je peux et dont je ne peux me passer sans inconforts majeurs. Ca m'a aidé à me sentir plus digne, à retrouver de la confiance en moi, avoir envie de faire des choses, organiser ma vie, dans un cadre qui contient mes usages, ou plutôt qui m'aident à les réguler par envie, par sécurité. Et ca m'a permis de consommer plus comme je le veux, c-a-d sans perdre trop souvent le contrôle sur mes usages. En tout cas dans une relation plus agréable. Je ne binge maintenant que très rarement, donc moins de pics de conso. Et je remarque que moins j'ai la sensation de devoir me "cacher", plus je suis détendu du regard de l'autre et plus je suis a meme d'agir sur ma conso.

Mes usages m ont permis de m ouvrir des voies qui m étaient fermées, me contraignent mais me soutiennent. Ils me traversent, font partie de moi. Mes usages sont transgressifs, me dépassent sans doute, mais m ont permis de me dépasser. Mes usages me permettent de rester éveillé. J'essaie juste de les prendre maintenant comme rencontrant une part en moi dont je dois prendre soin, m'incitant à prendre soin de moi, pour ne pas qu'ils me "dévorent"...car quand je m'occupe de cette part en moi que la société condamne, elle n'est en fait pas le monstre qu'on prétend, et sa présence m'est en fait apaisante. J'essaie d'entretenir désormais une relation tendre et respectueuse avec cette part à combler en moi.

(Édit: extrait d'un post posté précédemment ici, https://www.psychoactif.org/forum/viewt … 7#p576067, mais qui me semblait avoir sa place ici)

 
#9 Posté par : CaptainCrox' 19 octobre 2022 à  21:20

plotchiplocth a écrit

Et je remarque que moins j'ai la sensation de devoir me "cacher", plus je suis détendu du regard de l'autre et plus je suis a meme d'agir sur ma conso.

Merci d'avoir mis des mots sur ce que je n'arrivais pas à exprimer. Tu n'as pas idée du cadeau que tu me fais. C'est un mécanisme récent chez moi mais qui m'a permis de regagner un certain contrôle.

Quant à mon témoignage précédent, je rajouterai un dernier point.

Lorsque j'ai travaillé dans la santé dans le milieu pré-hospitalier et urgences vitales, consommer du tramadol à dose raisonnable (pas shooté, plutôt boosté) m'a permis de garder mon calme, être serein tout en me donnant un boost d'énergie pour sauver des vies. Sur l'instant, malgré la difficulté humaine à ne pas être affecté par un patient en souffrance, le tramadol me recadrait et m'aidait à suivre les protocoles mécaniquement avec juste ce qu'il fallait d'empathie, d'humour (selon patient) et de communication non verbal pour rassurer la personne que j'étais là et que je n'avais pas prévu de partir et les abandonner.

Cela ne m'a pas empêché d'être totalement détaché mais là où sans tramadol je me serais renfermé sur moi, celui-ci m'a permis de debriefer avec mes collègues et échanger nos ressentis. C'est une part vitale dans un tel milieu sinon on fait vite un burn out.

Cela m'a permis d'apprendre à le faire sans tramadol. J'estime ne jamais avoir mis de vie en danger, au contraire, j'en ai probablement sauvées car dans une situation urgente, garder son calme est ce qui fait la différence entre la vie et la mort.

Je n'ai pas continué dans la santé pour plein de raisons. Je me suis reconverti dans un monde plus technique et l'année prochaine, reconversion dans un milieu socio-sanitaire-éducatif dans la RdR dans une institution qui se rapproche de vos CAPSA/Caruud. Ma formation débutera en début d'année, j'ai eu la nouvelle hier. Rien que ça, si je n'avais pas consommé, je ne me serais jamais imaginé bosser dans un tel milieu. Aujourd'hui, j'ai hâte d'ouvrir ce chapitre de ma vie.

J'ai grandi jusqu'à mes huit ans dans un quartier de deal-consommations-prostitutiom-meurtres. A ce jour, c'est un endroit à ne pas fréquenter seul de jour ou de nuit.

Tous les deux jours, les caves collectives faites de cages en bois prenaient feu à cause de consommateurs, j'ai vu un corps en ouvrant la porte de l'ascenseur. Un corps inerte, un couteau planté, une marre de sang. J'avais moins de 7 ans.

J'étais prédisposé à haïr ce milieu et finalement, consommer m'a permis de le comprendre. Ces découvertes précoces m'ont rendu plus mature.

Désolé pour le long message. A la base, je voulais juste remercier plotchiplotch car ses mots ont une valeur inestimable pour moi.


 
#10 Posté par : joel92 21 octobre 2022 à  23:38

Rataille a écrit

Je me suis toujours promis de jamais prendre d’opiacés car j’ai extrêmement peur de tomber la dedans je suis quelqu’un qui accroche très vite a une nouvelle drogue alros non merci veut pas souffrir

Je disais ça quand j'étais plus jeune aussi, au final j'ai essayé quelques opiacés, j'aime beaucoup mais j'ai pas envie pour l'heure de me retrouver dépendant physiquement donc j'ai réussi à gérer pour ne pas en arriver là.. Et ça a marché ça fait genre deux mois que je n'ai pas pris d'opiacés et je n'y penses presque jamais !

Pour répondre à la question initiale : c'est très compliqué parce que j'ai vécu beaucoup d’événements où ma conso m'a totalement dépassé, où j'ai perdu les pédales etc...

Mais franchement... Je consomme depuis la fin de mon enfance et... Qu'est ce que j'ai ri, qu'est ce que j'ai pu me sentir bien par moment, des rushs incroyables, j'ai déjà eu des effets aussi puissants que des orgasmes mais en différent... Avec juste de la drogue. Où je me sentais partir !!!

Et puis depuis que je suis gamin je suis un "weirdo" mais je l'ai toujours cultivé, et je crois que c'était par volonté de questionner la figure de l'individu "normal" quelque part. Et la drogue m'a beaucoup accompagné la dedans, les psychédéliques et les dissociatifs (surtout les dissos haha), ça m'a forcé à me dire que l'existence était beaucoup plus bizarre que ce à quoi on nous destine je crois.

Les stimulants ça m'aide à lire, beaucoup beaucoup beaucoup, et a force de lire j'arrive à formuler mes propres opinions, à être critique, etc.. J'adore. Même si des fois la descente est rude.

Et comme dit plus haut par plotch, depuis que j'ai accepté que j'avais des conduites très addictives, j'arrive un peu mieux à en gérer certaines, d'autres j'ai juste arrêté parce que le ratio bénéfices/risques était clairement défavorable.

Mais franchement j'ai eu des sales histoires, des black outs où j'ai pété les plombs etc etc... Donc faut relativiser.

Avec le temps j'apprends à me connaître mais je suis jamais à l'abri.

Je comprends l'intention du topic mais pour moi l'un ne va pas sans l'autre ! Parce que des fois il y a les deux, je vais gérer quelques heures, ou quelques jours et faire de la merde après... Même si ça va mieux quand même.

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Merci pour ton Témoignage ~ MM

 
#11 Posté par : speedy76 26 octobre 2022 à  08:47
Salut,
Moi le cannabis m'a permis, lorsque j'en consomme, de canaliser mon cerveau et mes pensées qui sont tout le temps en grande activité. C'est parfois épuisant : je pense à plein de choses en même temps, j'analyse tout le temps tout ce que je vois, j'entends. Des détails, des trucs qui, dans l'absolu n'ont aucun intérêt. Grâce au cannabis, j'ai pu connaître des moments (le soir, chez moi) de réel repos. Toute cette activité s'éteint, c'est comme si tout à coup je me retrouvais  sur une mer calme, alors que toute la journée se passe sur une mer en permanence agitée.
C'est pour cette raison que j'apprécie autant ce produit. C'est très reposant.

bye

 
#12 Posté par : g-rusalem 26 octobre 2022 à  10:06

L'obsession maladive des drogues m'a permis, au niveau des effets, secondaires : d'apprendre l'anglais, d'apprendre à lire des publications, d'être assez obsédé pour vouloir tenter une carrière académique. Au niveau des effets primaires, elle m'a permis d'avoir de bons aperçus des limites des états modifiés de conscience possible par les humains. L'extase, la dépression, l'anxiété, l'amour inconditionnel de moi-même, le dégoût de soi, la perte de contrôle, les états profonds d'équanimité, la confiance en soi ou l'absence totale de confiance en moi. Je n'inciterai personne à faire de même que ce que j'ai fait et j'ai fait pleins de trucs débiles ou dangereux, mais personnellement, je ferai exactement la même chose si je devais le refaire (en moins shlag). Quand je vois des personnes qui n'ont jamais joué avec leur conscience (avec ou sans dope) et qui n'en voient pas l'intérêt, ça m'angoisse, ils vivent dans un monde tellement étriqué.


 
#13 Posté par : LLoigor 26 octobre 2022 à  11:23

g-rusalem a écrit

Quand je vois des personnes qui n'ont jamais joué avec leur conscience (avec ou sans dope) et qui n'en voient pas l'intérêt, ça m'angoisse, ils vivent dans un monde tellement étriqué.

Je plussoie fort plus-un

Bon après chacun sa vie bien entendu, mais c'est passé a côté de tellement de choses.

Ne pas s'explorer un minimum c'est quand même dommage je trouve aussi hmm


 
#14 Posté par : g_p_a 28 octobre 2022 à  17:54
Bonjour,

J'ai pris de la sertraline (psychotrope légale) pendant pas mal de temps. C'est pas mal mais ne fait pas vraiment évoluer. C'est un peu comme un pansement anésthésiant.

J'ai commencé le microdosing de truffe.  Entre 2g et 3g. Je trouve cela intéressant. Un peu l'impression d'être dans un scaphandre et de redescendre dans les profondeurs de son esprit et ses souvenirs, quand la sertraline est une simple bouée qui empêche de se noyer. Je souhaiterais faire un trip plus poussé, pourquoi pas hallucinatoire (mushroom, ayahusca, lsd...), mais à mon avis c'est mieux de pas être seul pour le faire.

 
#15 Posté par : Cub3000 22 novembre 2022 à  13:55
Hello...Je pourrais lister tout un tas d'effets positifs sur ma vie de certaines substances que je consomme, mais je vais me limiter au plus notable :

Les lysergamides m'ont complètement sorti d'une sorte de rumination d'angoisses existentielles/métaphysiques qui me bouffait littéralement la vie depuis des années.

J'en ai consommé assez régulièrement à dose modérée depuis 2018, parallèlement à une psychothérapie au cours de laquelle j'avais toute liberté de parler de mes expériences sous trip à un psy très open sur ces questions. D'une certaine façon on peut parler de psychothérapie assistée par des psychédéliques en soum-soum wink

De fait mon rapport à la vie, au réel, s'est énormément simplifié et j'ai totalement viré du champ de mes préoccupations tout un tas de questions sans réponse qui me pourrissaient l'existence. Ça va indubitablement mieux pour moi depuis. J'ai interrompu le suivi psy, sans avoir eu recours à d'autres traitements (hormis un antidépresseur sur une courte période de quelques mois)

J'arrive à un moment de ma vie où je ressens moins le besoin/envie de consommer des psychédéliques, visiblement aucune addiction n'est venue compliquer les choses au bout de quatre ans de consommation assez fréquente...

Voilà drogue-peace
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Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

 
#16 Posté par : Zénon 24 novembre 2022 à  12:53

Cub3000 a écrit

Les lysergamides m’ont complètement sorti d’une sorte de rumination d’angoisses existentielles/métaphysiques qui me bouffait littéralement la vie depuis des années… De fait mon rapport à la vie, au réel, s’est énormément simplifié et j’ai totalement viré du champ de mes préoccupations tout un tas de questions sans réponse qui me pourrissaient l’existence.

Salut, Cub !

Du coup, t’as reçu des réponses, ou t’as oublié les questions ?

Qu’importe, super intéressant ton commentaire.

Tout le contraire des agités du champignon et autres évangélistes des psychédéliques qui viennent nous sermonner avec leur dernière illumination fractalisée sous DMT quant au sens de l’Univers tout entier…

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grave

 
#17 Posté par : Cub3000 24 novembre 2022 à  17:00

Zénon a écrit

Cub3000 a écrit

Les lysergamides m’ont complètement sorti d’une sorte de rumination d’angoisses existentielles/métaphysiques qui me bouffait littéralement la vie depuis des années… De fait mon rapport à la vie, au réel, s’est énormément simplifié et j’ai totalement viré du champ de mes préoccupations tout un tas de questions sans réponse qui me pourrissaient l’existence.

Salut, Cub !

Du coup, t’as reçu des réponses, ou t’as oublié les questions ?

Qu’importe, super intéressant ton commentaire.

Tout le contraire des agités du champignon et autres évangélistes des psychédéliques qui viennent nous sermonner avec leur dernière illumination fractalisée sous DMT quant au sens de l’Univers tout entier…

C'est surtout que ces expériences récentes sous psychés m'ont fait réaliser que mes grandes questions existentielles étaient des impasses philosophiques et que ça faisait des années que je perdais mon temps à ruminer des non-sens. Et du coup tout le processus s'est arrêté, ça ne rimait à rien de continuer à me faire du mal. Je crois que j'ai en quelque sorte accepté qu'on ne pouvait pas avoir toutes les réponses, et qu'il fallait se contenter du réel tel qu'il nous est donné. D'une certaine manière c'est comme un déploiement sur l'ensemble de ma pensée de ce sentiment que les psychonautes connaissent bien, ce soulagement qu'on ressent quand on vient de passer 8h à faire des loopings dans la multiplicité des réalités psychédéliques et que soudain on reprend paisiblement contact avec le réel tout simple, avec l'espace ordinaire où nous sommes supposés vivre en dehors des états de conscience modifiés, et qu'on ressent de la gratitude et l'impression de redécouvrir ce réel de base. C'est un peu ce qui s'est passé pour moi, durablement. Ça ne veut pas dire que je n'ai plus aucun sujet de gamberge, j'ai tendance à chercher la petite bête assez facilement, mais en tout cas ça a sacrément simplifié ma vie.


 
#18 Posté par : Zénon 26 novembre 2022 à  11:27

Cub3000 a écrit

D'une certaine manière c'est comme un déploiement sur l'ensemble de ma pensée de ce sentiment que les psychonautes connaissent bien, ce soulagement qu'on ressent quand on vient de passer 8h à faire des loopings dans la multiplicité des réalités psychédéliques et que soudain on reprend paisiblement contact avec le réel tout simple, avec l'espace ordinaire où nous sommes supposés vivre en dehors des états de conscience modifiés, et qu'on ressent de la gratitude et l'impression de redécouvrir ce réel de base.

Belle !

Presque pareil ici.

Mais moi, c’est pas les psychédéliques, mais la souffrance et la folie qui m’ont fait redescendre sur Terre pour me contenter de questions sans réponses et du « réel » tel qu’il est.

Tu me diras, j’aurais dû utiliser les psychédéliques autrement que pour écouter de la tekno dans un lugubre hangar désaffecté, encerclé par des gardiens de la paix enragés sur le point de charger.

Probablement, je me serais épargné quelques souffrances et j’aurais gagné du temps.

Cela dit, en t’entendant parler de « soulagement » et de « gratitude » en redescente de trip, peut-être que voyage psychédélique et souffrance recèlent finalement bien des similitudes ; surtout quand cette dernière cesse pour céder sa place à la joie.

En soi, la grande souffrance ne serait-elle pas aussi juste un état modifié de conscience, d’où la nécessité de l’expérimenter quelques fois durant notre existence ?

À quand le « chlorhydrate de souffrance à libération immédiate » ?

Bref, comme disait je sais plus qui : « Chacun son chemin ; qu’importe la route empruntée, pourvu qu’on ait une bière bien fraîche accompagnée de cacahuètes concrètes à l’arrivée. »

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❤️

 
#19 Posté par : Nineta 30 novembre 2022 à  21:46
PLAISIR COUPABLE

L'addiction est un fonctionnement qui nous donne la force de vivre en société. Même si la réalité nous conduit souvent à l'isolement, l'idée fondamentale n'est pas de souffrir ni encore moins de mourir....
           Bien au contraire !
La toxicomanie sert à panser une blessure profonde de l'âme. Cette quête de plaisir qui nous a rendu coupable de nous détruire n'est dans le fond qu'une indicible pulsion de VIE!

J'ai 32 ans et 20 ans de polytoxicomanie derrière moi. Les psychiatres disent que j'ai fait un deuil pathologique suite à au décès de mon petit frère, ça me va car ça fait écho. Mon hypersensibilité a été aussi un gros facteur par rapport à mes addictions. Parfois j'ai l'impression d'avoir perdu du temps avec tout ça mais la réalité c'est que ça ne m'a jamais empêché de philosopher, ça serait même l'inverse. J'ai observé pendant de nombreuses années mes pairs avant de m'observer moi même et j'en ai tellement appris !!! Grâce aux drogues j'ai rencontré des personnes toutes aussi intéressantes que créatives, je les appelle les artistes de la vie. Depuis le début de mon TSO j'ai décidé de me regarder et d'envisager ma vie autrement. Tout ce que mon passé m'a apporté je l'utilise depuis en faisant de la réduction des risques dans les free party de mon île. J'ai initié l'auto-support en faisant des stands sauvages (marron comme on dit ici), j'ai été repérée par des personnes bien placées qui ont remis en question ma démarche (la cause aurait été que je sois usagers et seule dans cette initiative mais aucune institution n'était prêtes à me soutenir). Ça m'a calmé et au bout d'un an je n'avais plus de matériel (merci encore à T+ qui m'avait fourni un beau stock). Un an après l'ARS à fait un appel à projet et un collectif a été mis en place grâce au CSAPA où j'étais suivie. On intervient dans tous les milieux festifs et j'y suis bénévole depuis le début.... je kiff! Je vais toujours en teuf et j'arrive à consommer de plus en plus occasionnellement et principalement des psychédéliques. C'est mon milieu, c'est ma vie et même avec du recul sur mes consos je l'aime toujours autant. La drogue c'est génial voyez wink. Bref tout ce qui a été cité dans le premier poste me parle à fond, j'ai eu tout ces effets positifs mais mon addiction aux opiacés m'a fait  connaître l'emprise, la vraie, et j'avais besoin de m'en détacher. Après 5 ans de methadone, je me suis sevrée récemment, j'en chie mais je suis fière de mon combat. Je me laisse encore un délai pour de nouveau me la mettre (pas avec la came) et je vais trop kiffer. Non je ne regrette rien au contraire c'est ma force aujourd'hui ! Merci de m'avoir lu, nartrouv !!!

 
#20 Posté par : Maskass5391 02 décembre 2022 à  10:39
Je me suis découvert une passion pour la pharmacologie grâce à mes consommations. Lire les pages wikipedia des drogues que je consomme est devenu une passion

 
#21 Posté par : Gastox 03 décembre 2022 à  04:39
Bonsoir smile

Sujet très intéressant. Et je pense que chaque utilisateur peu citer des bienfaits uniques tellement c'est propre à chacun !!

Pour ma part c'est les difficultés que j'ai vécu à travers mon addiction aux opiacés qui m'a permis de tiré aujourd'hui une grande force intérieure et aussi une certaine sagesse et un recul sur la vie.
Après c'est difficile de parler uniquement que du côté positif quand on sait ce qu'on a vécu derrière mais bon smile

C'est sur que aujourd'hui je mesure vraiment la richesse de toute cette expérience et en même temps ça m'a bien ternis l'esprit le coeur et l'âme.
Je recommande pas vraiment wink
Et puis ça m'a aussi permis de devenir fidèle à moi même pour mes choix de vie. De me choisir avant tout le reste. Avoir foi en moi, mes choix. Un beau cadeau aussi ça

Il y aurait beaucoup de choses à exprimer si j'entre vraiment dans les détails.

La drogue aujourd'hui je vois vraiment ça comme un deal avec le produit. Il te fait tripper et en échange tu donnes quelque chose. Il y a toujours un prix à payer. C'est pour ça que j'ai fais le choix de ne plus rien prendre smile
Mais je ne regrette absolument rien

 
#22 Posté par : Marco06 04 décembre 2022 à  11:15
Pour moi le mot drogue tout seul n'a aucun sens.
en me basant sur un témoignage que j'ai trouvé dans les blog m'a beaucoup parlé.

Comme quoi il y aurait de la nocivité dans toute les substances et que les seuls substance pouvant apporter un réel plus thérapeutique sont les psychédélique ( cannabis inclu) les empathogènes et les dissociatif.

C'est vrai que le coté artistique toute les substances peuvent le provoquer, comme les araignées qui tissent leur toiles différement en fonction de la molécule ingérer.

Je pense juste qu'a aucun moment on ne dois laisser la voie ouverte à la destruction de sa santé par l'alcool, la coke ou les opi dans un but artistique.

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