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<title>Le blog de Caïn / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
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<title><![CDATA[Dreu / Le blog de Caïn]]></title>
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<description><![CDATA[La lente mécanique du souvenir se déroule. Pas question d&#039;obvier. <br />Le petit coup, une pichenette, avec l&#039;ongle de l&#039;index, sur le corps gradué de la seringue qui rendait un son sourd. Une bulle d&#039;air emprisonnée remontait vers l&#039;aiguille. Un minuscule coup de piston, le soi-disant danger d&#039;embolie était alors écarté. La prudence de celui qui s&#039;apprête à  trouer son sac de peau tient du risible. <br />Il y avait les partisans, peu nombreux, du peu d&#039;eau dans la cuillère, juste ce qu&#039;il faut pour diluer la poudre. Il s&#039;agissait d&#039;une démarche de sprinter, de privilégier la montée, jouer le flash boulet de canon, la fulgurance de l&#039;extase. Moi, dans la cuillère, je préférais beaucoup d&#039;eau, la poudre noyée comme un pastis bu au soleil. La lenteur savoureuse du shoot prolongé.<br />La fleur de sang déploie sa corolle en volutes rougies. Le percement de la veine est réussi. Sans tâtonner. Le pouce s&#039;active. Propulsion rapide ou lente, là  aussi deux écoles s&#039;affrontaient. Une tirette pour ne rien laisser perdre. Et voir la légère ébullition du sang que j&#039;aspire pour mieux le rejeter dans la membrane veineuse. Les yeux qui chavirent, se noient ; la tête qui part en arrière telle celle d&#039;un père à  qui son fils annonce son mariage prochain. Ne pas oublier de souffler sur la peau au moment de retirer l&#039;aiguille, ça fait très infirmier sûr de lui. Nuage épais d&#039;un bonheur qui se niche dans la gorge. Ouaté d&#039;une artificielle coloration... Mais qui se soucie de ce caractère factice, franchement ? <br />Sourire idiot sur mes dents jaunes. Au milieu de la béatitude, je sens, déjà , presque imperceptibles, comme en souffrance, les signes avant-coureurs du vomissement. Rien à  voir avec ces grattements que soignent les caresses appuyées d&#039;un ongle de glace sur un épiderme en feu. A distinguer également du frottement répété de mes paupières lourdes qui réclament régulièrement cette friction tonifiante. J&#039;ai l&#039;impression de les déplier du dos de la main, velours où crissent des grains de sable blanc.<br />Un hoquet, plutôt sympa. A chacune de mes intempestives expulsions d&#039;air, l&#039;estomac est pris en tenailles. Peut-être de cette brusque prise, monte une légère nausée que j&#039;attribue à  on ne sait quelles indéchiffrables abysses morphiniques. Ça peut paraÎtre paradoxal mais cette nausée est agréable, feutrée, de bon ton. Elle brouille à  peine les cartes du plaisir. Arrivé à  ce stade, l&#039;idée que le vomissement est inévitable ne me gêne pas le moins du monde.<br />Je préfère m&#039;occuper de ma salivation abondante et grasse. Comme il est hors de question que je me lève pour cracher - j&#039;ai bien entendu la plus douce des flemmes -, j&#039;avale au fur et à  mesure cette mousse huileuse. J&#039;en utilise toutefois une part non négligeable, prélevée avec le bout de la langue baignée dans le marécage situé en arrière des dents du bas, pour m&#039;humecter les lèvres tirées vers l&#039;intérieur de la bouche. <br />La précision des informations corporelles n&#039;empêche que par intermittence l&#039;entretien d&#039;une conversation où je défends, vaille que vaille, la théorie qu&#039;il vaut mieux copier quelque chose de bon que de faire dans l&#039;originalité merdique. Ceci à  propos de Lenny Kravitz démarquant Hendrix. <br />La langue se heurte comme un animal stupide à  la double bouée des lèvres serrées, en trempe les contours, retourne piquer une tête, comme si elle ne respirait à  son aise que dans son bain de glaviot clapotant. Elle revient à  la charge, jamais découragée, pareille à  une fourmi. Quand une micro crevasse se présente sur la face d&#039;une des lèvres, c&#039;est alors le bout le plus pointu de la muqueuse qui vient s&#039;y lover. Béatitude de bon aloi. <br />Mon idée est reprise puis déformée. Une réminiscente giclée de Cioran me soutient : “ Nous ne devrions parler que de sensations et de visions : jamais d&#039;idées - car elles n&#039;émanent pas de nos entrailles et ne sont jamais véritablement nôtres. ” <br />Les soubresauts du hoquet s&#039;intensifient. Impossible de ne pas identifier cette dernière secousse à  un renvoi. Pointe d&#039;aigreur. Depuis longtemps, j&#039;aurais dû me lever. Me foutre un doigt dans la bouche. Un bon moment à  passer. Mais non. Je me vautre dans ce qui devient une espèce de jeu, de challenge. Résister.<br />Replié en chien de fusil, dans cette position dite du foetus. A l&#039;intérieur de moi, ça pue. L&#039;odeur acide de la gerbe, moutonnant telle de la lave pulvérulente, rongeant l&#039;ondoiement de ma tuyauterie intime, reflue. Les hoquets me secouent. Au point que mes globes oculaires rougis s&#039;expatrient, quittent la caverne ombreuse de mes orbites creusées. Ils n&#039;ont pas été suffisamment apaisés par une cascade de larmes.<br />... Un sursis pendant que je déglutis ma bile. Un sursis que je crois futé d&#039;exploiter en allumant une cigarette. Bon et dégueulasse. Retour de l&#039;ami hoquet. La nausée du bonheur m&#039;a pris pour cible. <br />Je ris. L&#039;un de nous fait des pompes. Seule solution&nbsp; trouvée pour faire ressortir des veines retorses. Et vite, vite un garrot ! Evite les croûtes, s&#039;il te plaÎt. Et plante ! Plante mon pote avant que ne fuie ce tuyau mauve.<br />Un autre se consacre à  l&#039;activité, apparemment désopilante, du rinçage de shooteuse. Il remplit l&#039;instrument dans un verre d&#039;eau. Le liquide prend une teinte rosée à  cause d&#039;une goutte résiduelle de sang. Afin de tester la précision de son tir, il s&#039;éloigne de l&#039;évier embourbé où s&#039;amasse une vaisselle en cours de fossilisation. L&#039;aiguille tordue fausse son habileté, il arrose le robinet aussi déjanté que lui. Il rectifie. Et se concentre, après un nouveau remplissage, à  bout portant, sur une coquillette ankylosée dans un bain de ketchup noirci. A moins que ce ne soit un mégot, va savoir. Lassé,&nbsp; peu encouragé dans ses efforts, Robin des bois se tourne vers l&#039;assemblée, il balance en ricanant quelques giclées. La léthargie ambiante n&#039;est pas brisée, n&#039;étaient çà  et là  quelques grognements de protestation. <br />Presque une bombe, cette came. Il lui en restait beaucoup, on pourrait le rappeler sur son portable ?... Question surgie de nulle part n&#039;appelant aucun assentiment. Tout ce qu&#039;il y avait comme argent disponible a été utilisé. Un bon investissement.<br />Résister encore. Tout de même, la gerbe. Rot sonore. Inutile de s&#039;excuser, on est entre nous. Puis une sorte de machin tenant le milieu entre l&#039;éternuement et le hoquet.<br />Le nez dans le mouchoir. C&#039;est un vœu pieux. Je n&#039;ai pas, ô rage ô désespoir, de tire-jus. J&#039;en avais un vieux tout racorni, de dimension lilliputienne et presque indéfroissable mais je l&#039;ai “ prêté ” pour éponger un trou raté. Le dos de la main, une partie de la manche. Je récupère plein de bonnes choses d&#039;une seule lampée. <br />Deuxième assaut. Je gagne quelques précieuses secondes en éteignant ma cigarette. Crève-cœur. La gueule entre les mains. Impossible de refouler, ça attaque de partout. Du front : suées tièdes, salées. Des yeux maintes fois frottés : jets de larmes. Du nez : éjaculations de morves fuligineuses. De la bouche : salives et biles avec, en rab, en provenance du kebab ingurgité nerveusement dans l&#039;attente du plan, un peu de solide, un bout d&#039;agneau. Rien à  faire, faut se lever, enjamber les malheureux qui n&#039;ont pu se trouver un siège. La salle de bain. Salle de bain, chance, ouverte. Ce qui sort gagne en volume sur ce que je tente de ravaler.<br />Non, excuse enlève ta cuillère des chiottes, dépêche... <br />La tête au frais dans la faïence poissée. Longs et savoureux renvois. Je me vide. Vomituritions. Jusqu&#039;à  ce que mes contractions stomacales deviennent douloureuses. Je tente de m&#039;éloigner. Un nouveau renvoi me précipite sur la cuvette délaissée. Comme si j&#039;y étais relié par un élastique. Encore heureux : je suis le seul dans ce cas actuellement, sinon, la fenêtre. Ça sort de plus en plus laborieusement : de la bile pure et simple. Il n&#039;y a pas le lest d&#039;un grumeau. Mon affaiblissement se transforme en langueur, vaporeuse. Je me demande pourquoi j&#039;ai attendu si longtemps... Mais aurait-ce été si agréable sans l&#039;aiguillon de l&#039;urgence absolue ? La rétention sublime-t-elle la jouissance ? <br />&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; ***<br />C&#039;était amusant, ce dilettantisme, cette approche récréative de la dope. Prudente, somme toute. Excellents souvenirs. L&#039;autre soir, elle a prétendu qu&#039;elle m&#039;avait sauvé “ des griffes de la poudre ”. Conneries. <br />Je n&#039;ai guère eu d&#039;angoisses. Une garde à  vue gentillette. Le gendarme qui m&#039;interrogeait, sans brutalité, ressemblait à  mon petit frère. J&#039;avais réussi à  ne dénoncer personne (ne rien poucave était le terme). Si ce n&#039;est un arnaqueur réputé. Pas de quoi faire le caïd puisque ça n&#039;avait nullement empêché un lamentable effondrement en larmes sous des menaces invraisemblables de prison.<br />Une pseudo-overdose. Par frime, j&#039;avais voulu tester un produit manifestement frelaté : on voyait des bouts de cachet - ou de plâtre - jaunes et mal pilés. J&#039;avais tenu à  passer le premier tel un chouan se ruant à  l&#039;assaut. C&#039;était mon plan. Un léger évanouissement... Je peux tout juste écrire “ perte de connaissance ”. Quand j&#039;avais rouvert les yeux, ils me regardaient bizarrement, hésitant entre l&#039;espoir d&#039;avoir touché une bonne dreu malgré les apparences, et l&#039;inquiétude. <br />Mais qu&#039;est-ce-que tu fous ? Rien,&nbsp; justement.]]></description>
<slash:comments>27</slash:comments><pubDate>Tue, 25 Nov 2014 16:01:26 +0100</pubDate>
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