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<title>Le blog de Irene_Adler / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Trop d'alcool ça fait *burps* ! / Le blog de Irene_Adler]]></title>
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<description><![CDATA[Bonsoir à  tous! :)<br /><br />En vous lisant sur les forums ces derniers temps, je me suis souvent fait la réflexion, en pensant aux lendemains, que mes moins bons souvenirs étaient liés à  l&#039;alcool.<br />Ce soir j&#039;ai décidé de raconter une histoire très banale, comme il doit en exister des millions, rien d&#039;extraordinaire en somme: une grosse murge! Mon pire lendemain, toutes substances confondues.<br /><br />Je consomme régulièrement de l&#039;alcool, assez souvent même, mais très rarement en grande quantité. J&#039;aime beaucoup prendre l&#039;apéro chez des amis ou au bistrot, un ou deux verres avant de rentrer à  la maison. Ca doit m&#039;arriver entre trois et cinq fois par semaine.<br /><br />Ce soir là , je ne comptais pas faire la fête. J&#039;étais au bar avec mes amis vers sept heures du soir et je m&#039;apprêtais à  rentrer. Sauf qu&#039;au fil de la discussion, on a appris la mort d&#039;une de nos connaissances; le serveur d&#039;un autre bar où on allait de temps à  temps. Le pauvre s&#039;était tué à  moto. Sans connaÎtre cette personne réellement bien, ça m&#039;avait fichu un sacré coup, plus que ce que j&#039;aurais pu imaginer du moins. Et en entendant mes potes en discuter comme de la pluie et du beau temps, je me suis sentie de plus en plus mal à  l&#039;aise. Je me rappelle avoir eu envie de quelque chose de fort et j&#039;ai commandé une double vodka.<br /><br />On a continué à  discuter, et j&#039;ai continué à  m&#039;envoyer de la vodka, en alternant avec les bières que je buvais avant. Je ne sais plus si c&#039;est la serveuse ou un pote qui nous a offert des shots, mais je me souviens en avoir bu pas mal aussi. En bref, j&#039;ai bu plein d&#039;alcools forts en peu de temps, sans avoir mangé depuis midi, et en ayant le moral assez bas.<br /><br />Je me lève pour aller pisser et <em>vlam</em> je sens une sorte de coup de fouet à  l&#039;intérieur de mon crâne. Je titube, marcher jusqu&#039;aux chiottes me semble un énorme effort. Une fois arrivée, je m&#039;assieds sur le cabinet et... m&#039;endors.<br />Je me fais réveiller par une pote qui tape contre la porte des toilettes, j&#039;ai vraiment super mal au crâne. Je suis super ivre, je dois dormir, je la supplie de me ramener chez moi, je ne me vois plus les mains, je n&#039;ai aucun sens de l&#039;orientation.<br />Elle me raccompagne à  la maison, le truc cool c&#039;est qu&#039;elle habite deux immeubles à  côté! On n&#039;est qu&#039;à  dix petites minutes à  pieds de chez nous, mais je parviens difficilement à  avancer. A partir de là , j&#039;ai un black-out, un des seuls de ma vie. <br /><br />Apparemment je me suis assise sur un banc, décidant que je ne pouvais plus avancer et que je préférerais encore dormir là , dans la rue, à  deux-cent mètres de chez moi. Je refusais littéralement d&#039;avancer. Ma pote a donc appelé un taxi pour une minute de trajet!<br /><br />Elle m&#039;a ensuite mise au lit, a essayé en vain de me faire boire de l&#039;eau, a attendu que je m&#039;endorme en me laissant un seau et une bouteille d&#039;eau à  côté du lit et est rentrée chez elle.<br /><br />Je me réveille peu de temps après, et je vomis. Dans le seau, dans les toilettes, dans le lavabo de la salle de bain, et par terre sur le parquet. Et je retourne me coucher.<br /><br />En me réveillant le matin, je découvre les galettes que j&#039;ai posé un peu partout. Youpi! Mon chat contourne soigneusement celle qui se trouve sur le sol dans le couloir. J&#039;ai vraiment hyper honte! Je nettoie tout en luttant contre le mal de crâne qui est extrêmement violent. J&#039;ai déjà  eu pas mal de gueules de bois mais là  c&#039;est vraiment comme si on les mettait toutes ensemble, qu&#039;on les multipliait par cent, et qu&#039;on les faisait danser dans mon cerveau. C&#039;est l&#039;horreur, je transpire comme un veau, je suinte la gnôle. Je me douche deux fois dans la journée mais ça revient. <br /><br />En fin d&#039;après-midi, je me dis qu&#039;il faut que j&#039;aille à  la pharmacie car le malheureux comprimé de Citrate de Bétaïne qu&#039;il me restait n&#039;a pas fait beaucoup d&#039;effet. Je sors, j&#039;achète de l&#039;alla-seltzer. Le mal de crâne est lancinant, il faut que je prenne quelques comprimés tout de suite. Je vais au supermarché acheter de la flotte. En faisant la queue, je me sens hyper mal, oppressée par la musique pourrave et les gens autour de moi, et j&#039;ai honte de mes cernes et de mon odeur. En payant, les mains super moites, je sens que je vais vomir. J&#039;ai tout juste le temps de courir aux toilettes du supermarché et de m&#039;attacher les cheveux avant de vomir tout ce qui devait me rester. Ca sent très fort l&#039;alcool, j&#039;en suis moi-même étonnée.<br /><br />Devant le miroir, mon teint est très jaune et tout luisant, je ne me suis jamais vue comme ça. Je commence cependant à  sentir que ça va un peu mieux. Une fois rentrée, j&#039;avale des litres d&#039;eau avec de l&#039;alla-seltzer dedans. Deux copines m&#039;appellent pour me proposer un ciné, ça ne pouvait pas mieux tomber! Je sens que le moral commence à  remonter.<br />J&#039;ai fini la soirée à  cuver tranquillement dans la salle de cinéma et me suis endormie pendant le film.. Je n&#039;ai pas réussi à  manger avant le lendemain matin, et j&#039;ai raté deux entraÎnements de muay thaï dans les jours qui ont suivis, beaucoup trop fatiguée. Au boulot, j&#039;ai eu de la peine à  me concentrer durant cette même période.<br />Je ne me dis pas bravo!<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1393/1393883765.jpg" alt="/forum/uploads/images/1393/1393883765.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:460px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div>]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Mon, 03 Mar 2014 23:00:25 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Irene_Adler ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Fière: j'ai dit "non" à  un super souvenir psychoactif / Le blog de Irene_Adler]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Fiere-j-ai-dit-non-a-un-super-souvenir-psychoactif_724_1.html</link>
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<description><![CDATA[Bonjour aujourd&#039;hui!<br /><br />Je m&#039;étais inscrite ici, cherchant des conseils pour arrêter la drogue en soirée. Samedi dernier, j&#039;ai été soumise à  ma première grosse tentation à  laquelle j&#039;ai su résister, je ne sais toujours pas comment. Après une petite excursion, un de mes potes est arrivé en soirée avec des comprimés d&#039;ecstasy que j&#039;avais eu l&#039;occasion de tester il y a quelques mois et qui avaient fait sensation, le cadre et la bonne humeur aidant évidemment.<br /><br />Pour ce post, j&#039;ai donc décidé de raconter cette ancienne soirée, et puis j&#039;avais promis une histoire plus rigolote que la précédente.<br /><br />C&#039;était au début de l&#039;été passé. Je suis partie avec une bande d&#039;amis dans une ville voisine pour assister au concert d&#039;un pote. Là  bas, on a rejoint des &quot;amis d&#039;amis&quot; habitant sur place. Après le concert, on est tous allés s&#039;envoyer une pizza. On formait une belle tablée de presque quinze personnes, de 20 à  40 ans. On fumait, bâfrait, riait...<br />Et puis, un de mes potes, un peu hautain, fait l&#039;erreur de se plaindre: <em>Putain c&#039;est vraiment une ville de merde ici, que des vieux fachos qui promènent leur chien et des bars qui ferment à  23h...</em> <br />Les &quot;locaux&quot; se regardent, amusés. L&#039;un deux déclare que chez eux on se marre bien, et il va nous le prouver. Après le resto, on marche donc pendant presque une heure et on finit dans un endroit très bizarre. Une sorte de boÎte dégueulasse dans un sous-sol, remplie de fumée (et pas que de la cigarette), alors que c&#039;est interdit dans les lieux publics depuis longtemps. Des canapés affreux sur un sol en damier jaune et blanc, un bar avec des néons violets derrière les bouteilles, des tables basses laquées éparpillées autour d&#039;un semblant de piste de danse. Le genre d&#039;endroit que t&#039;as pas envie de voir avec les lumières allumées.<br /><br />Et surtout, les gens se droguent sans se cacher, tirent de la cc directement sur leur table, en vérifiant vite-fait que personne ne regarde alors que tout le monde sait ce qu&#039;il se passe. Quelques danseurs complètement perchés se trémoussent comme des malades. Mes potes commencent à  s&#039;y mettre peu à  peu. Etant un peu timide, j&#039;observe sans dire grand chose, je décide de prendre mon temps. Certains de mes amis commencent à  ressembler à  des Furbys.<br /><br />Avec un de mes potes, 40 ans, ancien pro de la rave toujours en mode &quot;c&#039;était mieux avant&quot;, qui se limite maintenant à  deux ou trois soirées md par année, on décide d&#039;aller acheter de la drogue. On repère le vendeur en deux secondes, c&#039;est limite si il ne tient pas un stand. Le type nous propose de gouter de la C, je refuse, je veux de la mdma. Il m&#039;informe qu&#039;il a des super tazs, les meilleurs du coin, soit-disant fabriqués dans la région, une vraie fierté locale! Il précise que les pilules ne contiennent que de la md, de super qualité bien sur, et que les comprimés sont surdosés, pas loin de 200mg. Il nous implore donc de ne pas tout bouffer d&#039;un coup.<br /><br />Un peu intimidée, je repars avec mon taz en direction du bar et achète deux bouteilles de flotte. Je vais aux chiottes. Le comprimé me semble énorme. J&#039;avale deux cachetons de magnésium avant de m&#039;envoyer un tiers du taz, peut-être même moins.<br /><br />Une demi-heure plus tard, malgré la pizza de tout à  l&#039;heure, je sens que ça commence à  monter. Ca devient de plus en plus fort, c&#039;est incroyable, des vagues de bien-être me traversent. J&#039;ai déjà  des crampes à  la mâchoire. Pas parce que je maille (car curieusement je ne maille pas), mais parce que je ne peux pas m&#039;arrêter de sourire. L&#039;effet de surprise en moins, mon premier taz peut aller se rhabiller.<br /><br />Tout est fabuleux, cet endroit est magnifique. La mauvaise techno que passe le DJ devient un produit fabuleux, comme si Drexciya était entré dans le corps de Ben Klock. La barmaid est si gentille, mes potes sont magnifiques. Le suisse-allemand est vraiment une langue sublime. <br />Une copine a perdu une chaussure. Pas de problèmes, je vais la retrouver. Je pars à  la recherche de la chaussure. Pendant longtemps... Mais je la retrouve! Sur le sol, à  l&#039;autre bout de la pièce. Je suis géniale, un vrai radar à  chaussures perdues!<br /><br />Adossé au distributeur de clopes, je tombe sur mon pote de 40 balais, complètement perché. Il &quot;réconforte&quot; le distributeur, &quot;parce qu&#039;il travaille tellement dur ce soir! Le pauvre!&quot;. Une des mes potes, qui ne prend rien, se tape un méga fou-rire. Moi ça me paraÎt normal de soutenir cette machine à  clopes qui est si gentille!<br /><br />On se fait foutre dehors gentiment vers 9h du matin. Je commence à  redescendre. Une partie de mes potes décident de poursuivre la fête chez un autre ami. On est dimanche matin et je bosse lundi. Je sors le reste du taz, l&#039;offre aux autres, et prends le chemin de la gare avec quelques copines.<br />Dans le train, la dame d&#039;en face me regarde bizarrement. Je pensais pourtant que ma mâchoire était calme? Je vais &quot;vérifier&quot; aux toilettes. Mes pupilles sont tellement dilatées que je ne vois quasi plus la couleur de mes yeux. Je ne ressemble strictement à  rien.<br />Je continue à  descendre dans le train avec mes lunettes de soleil sur le nez, ce n&#039;est pas très agréable mais ça va encore.<br /><br />En rentrant chez moi en début d&#039;après midi, je constate que je suis totalement déshydratée. Deux litres de flotte et quelques heures plus tard, je m&#039;endors enfin. A mon réveil vers 6h, je me fais un gros plat de pâtes et pars au boulot.<br /><br /><br />Alors voilà , quand samedi dernier je sais qu&#039;il y a le même produit, du même endroit, c&#039;est pas évident de dire non (évidemment on n&#039;est jamais 100% sur que c&#039;est exactement la même chose, mais ça l&#039;était). Je suis rentrée chez moi assez tôt et l&#039;envie de me défoncer m&#039;a poursuivie jusqu&#039;au fond du lit. Mais le lendemain j&#039;étais contente de ne rien avoir pris.<br />Contente de m&#039;être tenue aux bonnes résolutions et d&#039;avoir gardé un bon souvenir, sans doute en partie exagéré...<br /><br />Mais si un lecteur se retrouve un jour dans un endroit correspondant à  la description et se laisse tenter par un bonbon magique, j&#039;ai un conseil: pas en entier! :D]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Wed, 05 Feb 2014 15:15:45 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Irene_Adler ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[une petite histoire triste qui aurait pu bien mal tourner / Le blog de Irene_Adler]]></title>
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<description><![CDATA[Bonsoir lectrices et lecteurs,<br /><br />FraÎchement inscrite, je profite de ce systèmes de blogs pour vous raconter une expérience, vieilles de plusieurs années déjà , qui m&#039;a marquée.<br /><br />L&#039;histoire se passe dans un parc, dans lequel les familles ont l&#039;habitude de venir faire des barbecues le week end, des groupes de jeunes y boivent souvent quelques bières.<br />J&#039;avais alors 17 ans et c&#039;était l&#039;été. On était huit potes de classe, on buvait, on chantait et certains fumaient des joints. Je n&#039;avais alors que très rarement consommé de cannabis, et à  l&#039;heure actuelle je n&#039;en consomme pas. Ca ne m&#039;a jamais réussi et à  part le goût je n&#039;apprécie pas. Ce soir là  j&#039;avais pas mal picolé, trop vite et sans manger. J&#039;étais ivre, pas super ivre mais bien lancée, et au cours de la soirée, je tire une ou deux barres sur le joint d&#039;un pote malgré son avertissement <em>Elle est hyper forte!</em><br /><br />Effectivement, je me prends direct une montée super violente, un mélange d&#039;étourdissement, de mal de crâne et d&#039;envie de gerber. Je décide de faire quelques pas et je m&#039;éloigne de quelques centaines de mètres, au bout desquels je m&#039;écroule dans l&#039;herbe. Il fait nuit et je n&#039;ai qu&#039;une envie: dormir. Je suis totalement désorientée, je ne sais plus où est le sol et où est le ciel, pareil pour la droite et la gauche, c&#039;est noir partout. Je lutte pour garder les yeux ouverts mais ça ne marche pas longtemps et je m&#039;assoupis, pour une durée qui m&#039;a paru être de plusieurs heures mais qui était en réalité de moins de cinq minutes.<br /><br />Des pas se dirigent vers moi: deux personnes, une voix masculine et une voix féminine. La fille me demande si je vais bien, si j&#039;ai envie de boire de l&#039;eau. Je réponds que oui, elle me passe une bouteille d&#039;eau que j&#039;avale d&#039;un trait et réussis à  leur expliquer que mes potes ne sont pas bien loin mais que je n&#039;arrive pas à  me lever. La fille me dit qu&#039;elle part chercher mes potes, tandis que le mec reste avec moi et me file encore de la flotte en essayant de me rassurer. Là  encore, j&#039;y vois quedalle, je ne distingue que sa silhouette, et encore. Je sens que le type s&#039;agenouille auprès de moi et tout à  coup je crois halluciner: il se met à  me toucher la poitrine. Pas très franchement, d&#039;une manière presque gênée. Je lui demande d&#039;arrêter, ce qu&#039;il fait avant de recommencer quelques secondes plus tard. Encore une fois, je lui demande d&#039;arrêter tout de suite, mais à  la place, son autre main se dirige vers mon entre-jambe.<br /><br />Je commence à  paniquer, je n&#039;arrive pas à  réfléchir. J&#039;ai pratiqué (et pratique encore) des sports de combat, mais vu mon état ça ne semble pas très utile. Je demande au mec de cesser encore plusieurs fois, sans succès. Je fais alors un effort qui me semble surhumain: je rassemble mes forces, me concentre et ouvre les yeux. Je distingue sa silhouette et identifie ce qui semble être sa tête. Je lui envoie alors mon pied de toutes mes forces dans le visage. J&#039;entends un cri étouffé, un bruit de craquement, et je me prends une grosse giclée de sang dans la tronche. <br /><br />Le mec est couché à  côté de moi en train de gémir. Avec ce qui me reste de forces, je réussis à  me lever mais impossible d&#039;avancer. Heureusement, une de mes potes qui me cherchait me trouve en quelques secondes et appelle les autres. Ils ont l&#039;air d&#039;avoir eu encore plus peur que moi. Avec eux il y a la fille qui était avec le type qui me touchait, elle se met à  hurler, essaie de me demander ce qui s&#039;est passé. Tout ce que j&#039;arrive à  lui répondre c&#039;est &quot;<em>C&#039;est moi qui ai fait ça à  ce fils de pute</em>&quot; Elle appelle une ambulance, une voiture de sos médecins arrive avec deux flics juste derrière. Les secours ont l&#039;air paniqués malgré leur professionnalisme: apparemment mon agresseur a le nez cassé et déplacé à  l&#039;autre bout du visage, il se serait aussi endommagé un bout de langue en claquant les dents et il est à  moitié conscient.<br /><br />Les flics essaient de m&#039;interroger malgré mon état, j&#039;arrive à  leur raconter ce qui s&#039;est passé et ils me demandent si je veux porter plainte. Je leur demande si ça servirait à  quelque chose, je me sens tellement fatiguée.. Je suis moins défoncée mais mes yeux se ferment toujours tout seul. Je sens qu&#039;un des deux flics a de la peine à  me croire, je dois pas avoir l&#039;air d&#039;un témoin crédible.. heureusement sa collègue semble plus convaincue.<br /><br />Je dors chez une pote et me rend au commissariat le lendemain, je suis nette, je n&#039;ai même pas la gueule de bois. Je reraconte l&#039;histoire, j&#039;apprends que l&#039;attoucheur est hors de danger mais bien amoché. Evidemment, il ne souhaite pas porter plainte contre moi. Je décide d&#039;en faire autant, je voulais en finir avec cette histoire.<br />Encore maintenant, je ne sais pas si j&#039;aurais dû le faire.<br /><br />En y repensant, ce qui me fait le plus peur, c&#039;est que je ne sais même pas à  quoi ressemble ce type. Si il est brun, blond, moustachu, clair ou basané... Je me souviens juste d&#039;une silhouette un peu maigre, et de sa voix qui tremblait un peu. Actuellement, je me sens à  la fois abimée et renforcée par cette expérience.<br /><br />On n&#039;imagine pas le nombre de filles et de mecs qui ont eu moins de chance que moi, qui ont été abusés sexuellement par quelqu&#039;un qui a profité de leur état amoindri. Je souhaite à  ces victimes, anonymes ou non, beaucoup de courage et de bonheur.<br /><br /><br />Promis, mon prochain post sera une histoire marrante :)]]></description>
<slash:comments>44</slash:comments><pubDate>Tue, 28 Jan 2014 21:35:17 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Irene_Adler ]]></dc:creator></item>
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