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<title>Le blog de sheerandsteep / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/sheerandsteep_135686_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Street L / Le blog de sheerandsteep]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Street-L_2542_1.html</link>
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<description><![CDATA[Hier, j&#039;ai pété un plomb. <br /><br />Je l&#039;attends, dans le siège du troisième Uber déjà  de la soirée. Il est 1h du matin, et nous devons rejoindre mes amis au Glazart. Il finit par s&#039;asseoir à  côté de moi, un petit sourire en coin. Il l&#039;a fait, alors – il a bien échangé quelques paras contre des buvards. En route, nous nous serrons dans les bras l&#039;un de l&#039;autre, essayons de déterminer de quoi la nuit sera faite. Cette dernière question devient légitime dès que nous arrivons à  l&#039;endroit dit. La queue est colossale, et il ne vendent plus de place. <br />Un SMS, un 4e Uber et quelques minutes après, nous voilà  près du pont Alexandre III où nous attendent mes amis. Ils sont deux, et fument devant l&#039;autre supposé lieu de notre sauterie nocturne. Cependant, le caractère pourri et bling qui suinte de cet endroit nous pousse à  nous rediriger. Ça tombe bien. Nous venons d&#039;apprendre que Ken Ishii passe à  la Maison de la Culture du Japon. Tout excités, nous faisons le chemin dans un 5e Uber. <br /><br />Dans la queue, je prends mon petit quart, je l&#039;avale. Ce sera assez pour l&#039;instant. <br /><br />Et, en effet, ce sera largement assez. <br /><br />Je me sens monter quelques dizaines de minutes après. Mais ce n&#039;est pas comme d&#039;habitude. La montée me descend. Elle me ronge. Je hais danser sur cette musique que j&#039;aime pourtant particulièrement d&#039;habitude. Je hais mes amis, qui ont l&#039;air beaucoup trop défoncés. Je ne veux pas voir mon amoureux, qui m&#039;irrite sans que je sache pourquoi. Je ne le dis à  aucun d&#039;eux – si il y a bien une chose que je hais plus que le monde entier à  cet instant, c&#039;est bien justement ces sentiments affreux qui m&#039;assaillent. Chaque pore de ma peau expulse ce dégoût agressif et rance dans toute la foule. <br /> Je danse avec les bras écartés, pour vérifier que personne n&#039;envahisse mon espace personnel. Mon homme, sous Candy Flip, vient malgré tout danser derrière moi.&nbsp; Je décide de prendre sur moi, le plus possible. D&#039;essayer de bouger les hanches, juste un peu, pour faire semblant que tout va bien. Ça a l&#039;air de marcher. Un peu trop bien. En effet, il me susurre un petit « Oh, tu veux être lascive.» <br /><br />Très, très mauvaise idée. <br /><br />Je me pétrifie, d&#039;un coup. Je le vois se détacher soudainement, presque apeuré. Il me dit doucement « Je te laisse ton espace. », et recule.<br />Pourtant, je ne l&#039;ai pas frappé, ni insulté. C&#039;est simplement que la vague d&#039;aversion et de colère qui s&#039;est abattue sur moi après qu&#039;il ait dit cette phrase, n&#039;a pas dû être aussi discrète que je croyais. <br />Je me sens mal. Je ne suis pas quelqu&#039;un d&#039;aussi violent. Je ne suis pas quelqu&#039;un d&#039;aussi mal intentionné. Je ne profite même pas de la musique. Dieu, je déteste cette situation.<br />Je dis à  mes amis d&#039;attendre en bas, pendant que je monte fumer une clope. Agacée, je me rends compte qu&#039;il veulent venir. J&#039;essaie de leur parler. Je n&#039;y arrive pas. Je m&#039;accoude à  la barrière et fixe la rue. Mon homme a compris. Il garde un œil sur moi, mais ne vient pas à  côté. <br />&nbsp; &nbsp; <br />&nbsp; &nbsp; Nous redescendons. Je me suis un peu calmée. <br /><br />&nbsp; &nbsp; Mais ! Raté. En bas, derrière les Dj, se trouve un écran. Dessus se balancent deux pendus au rythme de la techno. Tout revient en flèche. <br />Etudiante, moi qui fait d&#039;habitude attention à  mes finances, décide de dépenser tout ce qu&#039;il faut ce soir, sans peser le pour et le contre. Je verrai demain.<br /><br />&nbsp; &nbsp; La soirée se finit. Mes amis sont dans un autre monde. Moi, j&#039;essaie désespérément de rester dans l&#039;habituel. Nous remontons.<br /><br />&nbsp; &nbsp; C&#039;est à  ce moment précis que ma compagne du reste de la soirée fait ses présentations. Elle s&#039;appelle «Paranoïa». <br /><br />Nous sommes 4, sur le trottoir, à  avoir des discussions de sourds, tous plus défoncés l&#039;un que l&#039;autre. J&#039;ai l&#039;impression que chaque personne autour de nous va profiter de cette situation de faiblesse pour nous voler, nous blesser – ou même, nous tuer. Je ne leur dis pas, mais j&#039;ai des sueurs froides, j&#039;ai peur de tout le monde, même d&#039;eux. Je veux rentrer. Il faut que je rentre. <br /><br />Un mec arrive. Il peut nous avoir des places gratuites pour le premier Samedimanche de la Concrete. Comment dire non à  Ben Klock et Rrose ? Mes amis s&#039;empressent d&#039;accepter. Mais moi, je commence à  douter. Je me convaincs que l&#039;homme veut nous faire croire que nous allons en after, pour nous mettre dans sa voiture afin de nous torturer, entre autres réjouissances. J&#039;imagine le pire, et refuse de manière véhémente. Je lui dis que je ne monterai pas dans sa voiture – il me regarde, dans l&#039;incompréhension. Il ne nous a jamais parlé de voiture, et nous dit de prendre un Uber si nous voulons y aller. Honteuse et un peu bougonne, je finis par accepter de les accompagner. <br /><br />&nbsp; &nbsp; Nous sommes à  la Concrete, entrés comme il était prévu – l&#039;homme ne nous avait pas menti. Je suis pourtant toujours terriblement inquiète. 24h de fête. De ce concept s&#039;ensuit l&#039;inévitable à  Paris - on croirait que le club entier a décidé de les tenir, les 24h, sans manger, sans boire, sans dormir. Les gens sont défoncés, violents, malpolis, irraisonnés. Je n&#039;aurais jamais dû venir. Ma moitié se fait du souci. Il me répète qu&#039;un para, que de l&#039;alcool fort me ferait du bien – mais c&#039;est hors de question. Plus AUCUNE substance psychoactive dans mon corps pour la soirée. J&#039;essaie d&#039;être agréable, pour mes amis, mais je n&#039;y arrive pas. Je me sens trop mal. Au bout de quelque temps, je décide de partir. Je tente d&#039;avoir l&#039;air la plus clean possible, et annonce mon départ imminent au groupe. Mes deux amis, qui viennent de reprendre un taz, me souhaitent un bon retour, tandis que mon copain, qui, lui aussi, vient de retaper, affirme catégoriquement qu&#039;il ne me laissera pas rentrer toute seule. Ayant très envie de faire le chemin seule, j&#039;insiste sur le fait que j&#039;ai « redescendu » (ha !) et qu&#039;il faut qu&#039;il s&#039;amuse. Mes amis tentent également de manière très insistante de le convaincre de rester pendant une dizaine de minutes.<br /><br />Il reste. Je pars. Je suis soulagée.<br /><br />Pas pour longtemps.<br /><br />Dès la sortie de la Concrete, je me fais invectiver par des hommes en rut, malgré mon état déplorable, et mes vêtements très amples sous lesquels je suis cachée. Mon côté sociopathe du début de soirée revient instantanément. Je veux les balancer dans la Seine, mais décide de respirer et de partir sans rien dire. Leurs insultes et menaces disparaissent avec la distance.<br /><br />Bonne décision. Je me calme.<br /><br />Je décide de ne pas rentrer en métro. Je suis encore trop sensible, j&#039;ai encore trop peur des gens autour de moi. J&#039;appelle un Uber. Deux Uber. Je rencontre un autre fêtard avec qui nous parlons drogues. Il part avec son Uber. J&#039;en rappelle un troisième, toujours rien. J&#039;essaie d&#039;en appeler à  différents endroits dans le quartier. L&#039;application ne veut définitivement pas marcher. Un quatrième, un cinquième. J&#039;angoisse. Ça fait plus d&#039;une heure que j&#039;attends. J&#039;appelle mon homme. J&#039;aurais du rentrer avec lui, je regrette. Il ne répond pas. J&#039;explose en pleurs. Tout le monde me regarde de haut, tout le monde veut me faire du mal. Si je reste encore un peu, l&#039;homme que j&#039;ai vu tout à  l&#039;heure sortir de son appartement, qui m&#039;a regardé dans les yeux plus de 5s, m&#039;enlèvera et me tuera. J&#039;en suis convaincue. <br /><br />Je cours vers le métro. Les larmes brouillent mes yeux. Je descends, et croise le regard d&#039;un couple qui a l&#039;air de sortir du même endroit que moi. J&#039;entame une petite conversation, les yeux embués, pour pouvoir leur poser la question qui me brûle les lèvres. <br /><br />« Je suis désolée, je suis un peu perdue. Mais est ce que tout va bien ? Est ce que vous pouvez me dire qu&#039;il n&#039;y a aucun problème, que tout va bien ? »<br /><br />Ils me regardent bizarrement et me répondent par l&#039;affirmative. Je les remercie et repars. Ça ne m&#039;a pas fait de bien. J&#039;ai l&#039;impression que tout le reste du quai, et maintenant eux, se moquent de moi. <br /><br />Je parviens enfin à  rentrer chez moi, dans un flou déstabilisant. Une douche, une cigarette, et je m&#039;enfouis sous mes draps. Je ne trouverai pas le sommeil de la journée. <br /><br />L&#039;envie d&#039;aucun sommeil, et l&#039;apparition de membres coupés, de pendus et de fleuves de sang dans ma tête lorsque mes yeux sont fermés, m&#039;empêchent de dormir.<br /><br />J&#039;aurai mis au total un peu moins de 24h à  redescendre.]]></description>
<slash:comments>6</slash:comments><pubDate>Wed, 03 May 2017 20:43:55 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ sheerandsteep ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Alter L / Le blog de sheerandsteep]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Alter-L_2407_1.html</link>
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<description><![CDATA[Ça faisait un bout de temps que nous n&#039;étions pas sortis.<br /><br />Blottie contre lui, au fond du Uber, ma langue joue avec le petit buvard que je viens de poser sur elle. Trop peu pour être hallucinogène, mais suffisamment pour être récréatif, c&#039;est comme ça que j&#039;apprécie mon dosage en soirée. <br /><br />&nbsp; &nbsp; Arrivés après quelques dizaines de minutes de voiture, nous entamons la calme queue composite, remplie de gens hauts en couleurs. La montée commence à  se faire sentir, cette douce et graduelle montée que j&#039;apprécie tant. Nous nous regardons et échangeons un sourire heureux et amoureux. Nous entrons.<br /><br />&nbsp; &nbsp; Les chapiteaux sont aussi bariolés que ceux qui les peuplent. Nous nous dirigeons vers le second ; c&#039;est là  que nos amis nous attendent. Tous de paillettes vêtus, ils nous accueillent en nous peignant des signes occultes sur le visage, de grands sourires aux lèvres. Je souris. La musique est forte, agressive. Violente. Ca tombe bien - j&#039;en avais besoin. Nous ne bougerons presque pas de ce chapiteau pour les 7 heures qui suivront. <br /><br />&nbsp; &nbsp; Le pic arrive puis repart, pour mieux revenir. Je suis dans un état second, comme tous mes collègues. Un d&#039;eux a mis des cornes de diable. Dans ces lumières fauves, il n&#039;a l&#039;air de refléter que le rouge. La D a fait disparaÎtre ses pupilles sous ses paupières, l&#039;on ne peut apercevoir que le blanc de ses yeux. Je danse avec le diable, des fous, une ménagerie affolée. Oh ! Dieu que c&#039;est bon. Les lumières se mélangent, se mêlent à  leur visage, lient notre ronde effrénée. <br /><br />&nbsp; &nbsp; Il est 3h, en prendre encore un peu ne me déplairait pas. Mais mon homme, qui revient du bar d&#039;un air dépité, m&#039;annonce qu&#039;il a perdu ce qu&#039;il lui restait. Il saupoudre de la D dans son verre et m&#039;en propose. Je refuse – grande angoissée, les cocktails, même le candy flip, ne m&#039;ont jamais attirée. Je reçois un SMS de l&#039;homme qui m&#039;avait proposé d&#039;y aller. Homme qui m&#039;a avoué ses sentiments il y a quelques semaines, homme auquel je n&#039;avais pas parlé depuis ce moment là . Mais tout de suite, cela m&#039;importe peu, tout a l&#039;air futile. Je vais le chercher, tant pis. Il sait que je n&#039;accepterai rien dans tous les cas, et que je suis venue accompagnée.<br /><br />&nbsp; &nbsp; J&#039;escorte cette créature éthérée totalement arrachée jusqu&#039;à  notre droguée congrégation. L&#039;interaction est très courte et peu intense – il part rapidement. Peut être à  cause de la musique, qu&#039;il trouve « glauque », peut être parce que je serre et aime mon homme un peu trop fort à  ses yeux. En effet, le monde semble limité à  nous deux, parfois seulement à  moi, et je ne ressens aucune envie d&#039;aller parler et voir d&#039;autres personnes. Mes expériences avec le L n&#039;ont jamais été très sociales.<br /><br />&nbsp; &nbsp; Il est 4h, je croise une vieille amie perdue de vue. Nous sommes toutes les deux survoltées et drôlement heureuses de nous recroiser. J&#039;écourte pourtant l&#039;interaction à  cause d&#039;une grande envie d&#039;aller danser et de rester tranquille dans mon petit trip.<br /><br />Boum. Boum. Boum. Boum. Mes veines me donnent l&#039;impression de battre à  150 BPM.<br />Nous nous disons de belles choses qu&#039;en temps normal nous ne faisons que sous-entendre.<br /><br />Il est 5h. Un pic revient. Mais ; différent. Celui là  me prend au cœur, m&#039;envoie dans le recoin spirituel de mon cerveau que j&#039;ai tendance à  occulter. Quand je ferme les yeux, je vois les lacérations de la lumière et les boucles matérialisées de la musique se transformer en divinités égyptiennes, en Soleil et ravins brillants. Contrairement à  la MDMA, je ne sens pas la musique s&#039;introduire dans mon corps et le mouvoir physiquement. Là , elle ne fait qu&#039;accompagner les images que crée mon cerveau lorsque j&#039;ai les yeux fermés. Les basses résonnent dans le sol du parc, l&#039;ouvrent. Y font pousser des arbres millénaires. Le tempo baisse graduellement, les étoiles se déplacent plus lentement. Il repart soudainement, fait apparaÎtre une supernova.<br /><br />- J&#039;ai l&#039;impression d&#039;être dans un monde autre.<br />- Moi aussi. C&#039;est marrant. <br /><br />Mon cerveau s&#039;emballe, pense faire des choix vitaux à  chaque mouvement de tête. Je suis transportée. L&#039;énorme fausse méduse qu&#039;un fêtard fait flotter dans la foule, couplée avec la lumière bleue et les différents stroboscopes me donnent l&#039;impression de toucher la croûte océanique. <br /><br />Et la musique. La musique. Elle est si hargneuse que je me pose des questions à  voix haute. Cet homme veut-il nous enterrer ? Ou veut-il nous bénir et nous canoniser ?<br /><br />Ces questions resteront sans suite. Nous partons vers 7h du matin, conscients de la nécessité d&#039;aller chercher soi-même la sortie du terrier du lapin, avant de s&#039;y perdre un peu trop. <br /><br />La pluie dehors est diluvienne. <br /><br />Nous sommes toujours euphoriques. Oh, qu&#039;elle est chouette la descente de LSD.]]></description>
<slash:comments>7</slash:comments><pubDate>Sun, 05 Feb 2017 16:30:01 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ sheerandsteep ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Hors-Série D / Le blog de sheerandsteep]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Hors-Serie-D_2180_1.html</link>
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<description><![CDATA[Ce soir, je vais craquer.<br /><br />Je n&#039;en suis pas très fière, mais j&#039;en ai honteusement hâte. Je m&#039;en suis empêchée tout cet été afin de pouvoir en profiter à  nouveau ; ce qui s&#039;est avéré ne pas être si difficile. Je suis pourtant beaucoup sortie tout ce mois d&#039;août, dans des endroits propices à  nombre de consommations. Mais ma jeunesse est un atout que j&#039;ai tendance à  négliger. Sans rien, je suis parvenue à  rester éveillée jusqu&#039;au petit matin, comme hypnotisée par la musique, des nuits entières.<br />Revenue à  Paris, pourtant, le ticket pris pour une soirée historique, organisée sur les quais de la gare que j&#039;emprunte tous les matins, j&#039;ai tenu à  lier mon union avec Apollonia comme allaient le faire tous les autres.<br />Après quelques verres et retrouvailles avec mon groupe, nous nous sommes dirigés vers la grandiose location du soir. <br />Tout s&#039;articule parfaitement, et nous sommes heureux d&#039;être ensemble. Nous nous émerveillons du décor alentours et nous répétons qu&#039; &quot;avec un taz ça va être magistral&quot;. Mes amis gobent, et j&#039;amène mon para aux toilettes, tenant cette fois à  bien gérer ma conso. Il est pris par paliers en quelques dizaines de minutes. <br />Les pupilles de la foule autour commencent doucement à  s&#039;assombrir. Je crois que les miennes également, et j&#039;enchausse mes lunettes. Mes jambes sont plus légères.<br /><br />20 minutes plus tard. Les jambes ne sont plus aussi légères. J&#039;ai enlevé mes lunettes depuis quelques minutes. Mes compagnons sont montés, et les caresses entre nous deviennent plus fortes.<br /><br />1h passe. Catastrophe. Rien ne vient. Depuis que je l&#039;ai pris, je ne fais qu&#039;y penser. Je demande à  mes perchés comparses quoi faire ; l&#039;on me dit d&#039;attendre. Je le fais. Nous nous aimons, nous dansons en nous tenant dans nos bras.<br /><br />Des heures plus tard et je ne suis plus aussi bien. J&#039;ai chaud, je commence à  fatiguer, les gens se bousculent, j&#039;attends toujours. Je suis frustrée. Mon pied qui guérit d&#039;une récente entorse me lance. La musique n&#039;a plus la même saveur, car je ne fais qu&#039;attendre. J&#039;essaie de me détendre ; mais c&#039;est difficile. <br /><br />Rien ne viendra, je m&#039;y résous finalement, non sans amertume. <br /><br />Ils ne vendent pas d&#039;alcool fort, j&#039;engloutis donc une pinte en derniers recours, avec une rapidité qui m&#039;est tout sauf coutumière. Sans surprise, elle n&#039;aide pas à  grand chose. <br /><br />Ils sont beaux. Nous nous étreignons.<br /><br />On me propose des amphét. Je refuse. Mais, putain, j&#039;ai presque hésité. Je pense toujours à  la montée, et je n&#039;aime pas ça.<br /><br />Je profite au mieux de cette soirée, malgré le goût amer que le para inutilisé m&#039;a laissé. <br /><br />Il ne sert à  rien que je reste très longtemps encore. A chaque mouvement de tête, chaque nouveau coin découvert, je me dis la sempiternelle phrase qui a rythmé ma nuit entière : &quot;Ce serait tellement bien avec un para&quot;. Je suis lasse, je déteste cette situation et je n&#039;aime pas être presque incapable de penser à  autre chose.<br /><br />Quelques heures, un lever de soleil et un taxi plus tard, je suis blottie dans une couche de couvertures.<br /><br />Lors du réveil le lendemain, je repense à  cette soirée en souriant. Elle n&#039;était pas si terrible, au contraire. Tout aurait pu être mieux encore avec une montée. Mais en fait, peut être même sans rien du tout. Je me rends doucement compte que si je n&#039;ai pas pleinement vécu cette nuit, c&#039;était à  cause de l&#039;attente. Car il m&#039;est possible de le faire si je ne prends rien. Le fait que rien ne monte a simplement annihilé abruptement toute une dimension que j&#039;avais prévue et croyais pouvoir atteindre, et c&#039;est cette frustration, cette attente déshonorée de quelque chose, ce constant &quot;pourquoi ça ne monte pas&quot; qui tourne dans le cerveau comme une litanie, qui a provoqué le blocage ; pas la non-consommation. <br /><br />C&#039;est une semi-révélation, qui me paraÎt bien plus amère que la non-action des cristaux. <br /><br />Les signaux de ces derniers mois sont équivoques. Cela ne vaut peut être pas tant la peine, si ma jolie D me gâche la soirée car elle ne veut pas s&#039;exprimer.]]></description>
<slash:comments>7</slash:comments><pubDate>Thu, 22 Sep 2016 01:44:00 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ sheerandsteep ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Bed Green / Le blog de sheerandsteep]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Bed-Green_2179_1.html</link>
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<description><![CDATA[Aujourd&#039;hui, je suis morte.<br /><br />Elle est à  côté de lui, et ne pense plus qu&#039;à  l&#039;épiderme ami qui caresse le sien. Je les vois, de haut, pleine d&#039;un trouble que je ne connaissais plus depuis longtemps. Il y a quelques secondes, je crois, je partageais leur couche et me confondait aux traits de cette femme sur le lit. Elle est belle, et fatiguée. Elle a les yeux qui se ferment, car les ouvrir demande trop d&#039;efforts. <br /><br />Il promène sa main aimante sur son corps et l&#039;embrasse doucement, de la nuque aux parties génitales. <br />Une pointe d&#039;agressivité, qu&#039;il n&#039;avait jamais eu depuis leur rencontre, se faisait entendre de temps à  autre dans son discours ces dernières heures. Mais elle n&#039;en a pas vraiment cure, de nombreuses digressions nébuleuses concentrant toute son attention. De toute façon, depuis qu&#039;ils ont recommencé à  se mouvoir à  nouveau, ils restent silencieux. Il continue à  la toucher, pendant que j&#039;observe, sans tout comprendre. <br /><br />Insubstantielle, je flotte au-dessus d&#039;eux, tout en gardant connaissance des pensées de la femme qui tremble et gémit de plus en plus, au fur et à  mesure que le temps avance. Ce dernier, lui non plus, pourtant, n&#039;a plus de valeur fixe. Une seconde peut être une heure, comme tout aussi bien le contraire. <br /><br />Je la regarde, en face, je vois son visage. Elle ferme les yeux, s&#039;est mise à  quatre pattes. L&#039;homme est derrière elle, agrippe ses seins, les malaxe avec un grognement de satisfaction. Elle a envie de lui dire qu&#039;elle l&#039;aime. Puis j&#039;essaie de la faire penser à  l&#039;homme qu&#039;elle a quitté il y a quelques semaines, mais elle annihile tout de suite ces songes, qui paraissent si lointains et malvenus. Rester avec lui aurait été se et lui mentir, et elle est convaincue d&#039;avoir eu raison. Je décide de me taire, et d&#039;acquiescer. Elle n&#039;a pas tort, finalement. Elle est heureuse avec cet homme, qui est derrière elle. Il l&#039;apaise, ils se comprennent. Ils s&#039;aiment et ont la pudeur de ne pas encore le dire.<br /><br />Je la fixe, et pense à  sa famille. A ce père, plein de maladresse et d&#039;un ersatz d&#039;attention qu&#039;il cherche à  donner, sans savoir ce que c&#039;est, sans savoir comment faire. A sa mère, qui l&#039;aime à  s&#039;en rendre malade, tout en la regardant et interagissant avec elle comme avec une parfaite étrangère. A toutes les personnes en dehors de ce noyau familial, pourritures cachées derrière une enveloppe chaleureuse.<br /><br />Son sexe a durci, elle le sent. Il embrasse ses fesses comme un damné.<br /><br />Elle a négligé sa sœur pendant de trop longues années. Elle le savait et pourtant a fait semblant d&#039;être aveugle, quand la famille entière, et surtout la rare et insensible présence paternelle était violente avec les mots. Tant qu&#039;on la laissait tranquille. Avec la famille, elle est restée discrète et distante. Sauver sa peau. Et maintenant, les choses, subtilement, commencent à  se révéler et voler en éclats.<br /><br />Il la pénètre. Elle s&#039;est retournée, s&#039;accroche à  lui. Gémit.<br /><br />Il n&#039;est pas capable de lui donner assez... Que pourra-t-il lui offrir de lui-même, à  part le confort matériel ? Pourtant, elle aime son père plus que tout. Mais elle a peur pour cet enfant qui commence à  prendre une allure réaliste. Il saura l&#039;aimer, sans aucun doute, mais répétera une fois de plus les mêmes erreurs. Parce qu&#039;il ne voit pas. Parce qu&#039;il n&#039;a jamais voulu apprendre à  faire autrement. <br /><br />Les rideaux sont blancs. Les draps aussi. Une lumière clignote derrière le bureau. C&#039;est la prise de l&#039;ordinateur. <br /><br />Elle lui mord le cou, grogne. Il a allongé ses bras et la tient fermement. <br /><br />D&#039;ici, elle peut voir un bout de lune. Ses cheveux sont emmêlés. Elle aimerait donner plus de temps à  ses amis, d&#039;attention à  sa mère et à  elle-même.<br /><br />Il a joui. Elle hurle de plaisir. Pourtant, à  l&#039;intérieur, je geins, et pleure toutes les larmes de mon corps.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Wed, 21 Sep 2016 22:04:55 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ sheerandsteep ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Peacock D / Le blog de sheerandsteep]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Peacock-D_2088_1.html</link>
<guid isPermaLink="false">2088@https://www.psychoactif.org/forum</guid>
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<description><![CDATA[C&#039;est peut-être l&#039;habitude, je crois. C&#039;est devenu étrange. Différent.<br /><br />Jamais ne l&#039;avais-je ressenti comme ça ces dernières années, jamais ne m&#039;étais-je astreinte à  une consommation régulière et importante, bien sûr toujours espacée d&#039;un peu plus d&#039;un mois, pour que la sérotonine revienne calmement. Pourtant depuis quelques mois et l&#039;acoquinement avec un Deep Web plus qu&#039;honnête avec notre groupe de consommateurs, le rapport aux prods a pris une autre dimension. Quand j&#039;ai ouvert les petits paras ce soir-là , frôlé les cristaux friables, senti rapidement l&#039;odeur des 0.2, je me suis sentie anormalement soulagée. <br /><br />Parce que, depuis que nous étions arrivés, alors que nous nous étions dit que nous venions surtout pour la musique, nous l&#039;avons laissée tomber jusqu&#039;à  réussir à  trouver de quoi dilater et nos pupilles et nos sens. Nous étions pourtant censés en avoir depuis le début de la soirée ; mais il était arrivé quelque chose à  notre ami qui devait nous accompagner. Nous ne lui avons pas demandé ce qu&#039;il s&#039;est passé. En effet, je ne me suis rendue compte que le lendemain, que si nous l&#039;avions harcelé et poussé par tous les moyens à  venir, ce n&#039;était pas tant pour profiter de sa compagnie. Entre nous, nous avons essayé de nous convaincre que si, mais la vérité assez dure à  accepter, était bien palpable parmi nous et notre hypocrite bonne conscience.<br /><br />Une bouteille d&#039;eau, et un mélange pour 3 plus tard, je reviens vers eux. Ils se parlent à  peine, observent ce qu&#039;il se passe autour d&#039;eux. Ils sourient en regardant ma bouteille d&#039;eau, sans un regard pour moi, et nous recommençons à  nous parler lorsque nous entamons la bouteille. Nous buvons, puis allons danser. <br /><br />Pourtant surnommée RDR par mes amis, et qu&#039;au bout de 15 min je commence déjà  à  ressentir quelque chose, je décide de continuer de boire.<br /><br />45 minutes plus tard nous voilà  sur la pelouse. Je les étreint, leur dit plein de belles choses. Le premier me serre dans ses bras, me regarde d&#039;une manière bienveillante, puis entame un superbe monologue sur nos envies et projets, l&#039;œuvre que nous allions tous ensemble finir par créer. <br /><br />L&#039;autre a la D mauvaise. C&#039;est la deuxième fois qu&#039;il en prend ce week-end. Je me force à  ne pas prendre compte du fait qu&#039;il se foute de ce que nous disons, qu&#039;il veut cette fois aller danser, et que moi, mes muscles lâches, mes mains fébriles et mon cerveau en fusion, je ne constitue rien de plus qu&#039;un fardeau pour le moment. C&#039;était pourtant celui-là  même qui la dernière fois, quand il n&#039;avait rien pris, avait pris soin de moi et avait gardé une patience que j&#039;encense toujours maintenant. Je suis incapable de bouger pour quelques instants, comme à  chaque fois que j&#039;en prends, et je le fais chier. Mais j&#039;annihile toutes ces pensées, afin de réussir à  me relever dans quelques minutes. <br /><br />Le pic est superbe. Je me sens en totale plénitude, pleine d&#039;amour et de douceur. Je ne comprends pas mon deuxième ami, et ne cherche pas à  le faire. Je ne retiens que les rares moments où il presse mon bras comme pour me rassurer.<br /><br />Nous allons dans la Squarehouse, et nous rapprochons des baffles le plus possible. La foule entière n&#039;est qu&#039;une collection d&#039;yeux éclatés, prêts à  sortir de leurs orbites, et de corps se tordant, malmenés par la musique. <br /><br />J&#039;ai l&#039;impression de déjà  commencer à  redescendre. Et cela ne rate pas. A 6h je suis déjà  redescendue, et j&#039;attrape mon poppers afin de ressentir sporadiquement 10 secondes d&#039;un vulgaire ersatz de ce que ma chère et tendre nous avait offert quelques heures plus tôt. Nous redescendons de la bonne manière, sur le set de Tale Of Us, sans presque avoir l&#039;occasion de nous rendre compte que nos jambes sont plus lourdes et que nos pupilles se rétractent. <br /><br />Nous partons à  7h, massive armée de revenants en route vers le métro. Une fille assise par terre, le dos contre la porte, attrape mon regard. Sa mandibule tremble et claque, et elle est la seule à  avoir des yeux aussi noirs que pouvaient être les nôtres durant cette nuit. Elle me sourit étrangement, et balance violemment sa tête au rythme des basses que crachent son enceinte. Arrivée à  son arrêt, elle la jette à  un homme qui la récupère. L&#039;amie de ce dernier le regarde et esquisse un sourire amer : &quot;Ils n&#039;ont même pas dit merci.&quot; Il répond d&#039;un air las, les yeux dans le vide : &quot;C&#039;était prévisible. Tu as vu où on était ? Là -bas, ce ne sont que des fils de pute et des bourges sans rien dans le crâne.&quot;<br /><br /><br />Mes amis et moi nous parlons à  peine, et nous rentrons chez nous. Depuis que nous sommes redescendus, nous avons à  peine lâché quelques mots. Je ne me formalise pas, et rentre. Avons-nous atteint un certain point de non retour dans notre groupe ?<br /><br /><br />C&#039;est la question que j&#039;occulte. Et que je souhaite continuer à  ignorer tant que nous nous verrons toujours ensemble, sans rien prendre. Et que nous passons malgré tout un bon moment. Avec ou sans un petit bédot, un peu de vin, et les milliards de sujets qu&#039;il nous restera toujours à  aborder.]]></description>
<slash:comments>5</slash:comments><pubDate>Tue, 19 Jul 2016 16:47:30 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ sheerandsteep ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Concrete X / Le blog de sheerandsteep]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Concrete-X_2012_1.html</link>
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<description><![CDATA[Je les regarde, leur souris, et gobe le mien. <br /><br />Le début est long et difficile. La musique me brusque. Elle sonne trop fort, trop violemment, me désarticule. Elle rentre dans mon corps, soulève mes entrailles, pour finalement m&#039;envoyer vomir par dessus bord. Les couleurs et les lumières se déconstruisent sur ma rétine, se mélangent et clignotent. <br /><br />Mais il est là , lui, derrière, en dessous de moi, au dessus, partout. Il prend soin de moi, me serre et m&#039;apaise. Je réapprends à  respirer, à  assimiler la toute nouvelle acuité de mes sens. Je saute sur mes pieds, lui adresse un sourire reconnaissant, puis lui propose de descendre un étage plus bas.<br />En bas, tout est plus sombre, même si, à  intervalles réguliers, la salle s&#039;éclaire une fraction de seconde. Quant à  la musique, pourtant plus forte qu&#039;en haut, elle ne m&#039;agresse plus. Au contraire.<br /><br />Au fil de la soirée, mes yeux deviennent comme des billes noires, de plus en plus rondes, de plus en plus brillantes. Mes pupilles recouvrent intégralement mon iris. Elles sont dilatées, et sans cesse en mouvement. Du chat, j&#039;ai le regard fou et la démarche lascive. Je les dévisage tous, les déshabille dans mon esprit, touche les dos et les épaules autour de moi.<br />Je surprends les hommes et femmes me regarder, remplis d&#039;émotions exacerbées. Un voudra me caresser, d&#039;autres désireront m&#039;agresser, me frapper, se blottir dans mes bras, ou prendre soin de moi. Leurs yeux à  eux ne parlent plus, ils hurlent, comme je le fais de même à  chaque nouvelle basse qui retentit. <br />Mon corps ne pèse plus grand-chose. Je tourne, je danse. Je ris. Nous nous regardons, nous serrons, nous prenons dans les bras l&#039;un l&#039;autre. Mes veines et mon cœur n&#039;ont jamais travaillé aussi vite. Ils battent dans toute mon anatomie, sont les causes des frissons constants qui traversent mon épiderme. Il faut que j&#039;y reste plus longtemps, il n&#039;est pas encore le moment de partir. Afin d&#039;avoir le temps d&#039;autoriser les boucles de dub à  pénétrer encore un peu plus dans mes organes pulsants, à  prendre leur possession sans une seule once de réflexion de ma part. <br /><br />Mon corps survit, confondu au rythme des basses et des regards extérieurs. <br /><br />Je lâche prise. Je déteste, et adore ça.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Sun, 29 May 2016 21:56:43 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ sheerandsteep ]]></dc:creator></item>
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