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<title>Le blog de Zarathoustra / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Zarathoustra_139950_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Abstinence... / Le blog de Zarathoustra]]></title>
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<description><![CDATA[Le contexte de post :<br /><br />Abstinent à l&#039;alcool. Parfois (comme maintenant) un jet de c (deux à trois fois l&#039;année, voire tous les deux ans) et rarement un trip LSD.<br /><br />Le terme &quot;abstinent&quot; renvoie vraiment à un concept assez austère quelque part, il rejoint une forme de repli vers un monastère dans une abbaye et semble imposer un retrait de la société disons des plaisirs. Certains préfèrent le mot &quot;sobriété&quot;, &quot;sober&quot; tant il fait référence à un choix radical et opposé aux chemins précédent.<br /><br />Avant de l&#039;adopter cette abstinence il m&#039;aura fallu accepter un échec. Pas un déni, j avais assez vite compris que l&#039;alcool en l&#039;occurence, l&#039;addiction (et non la dépendance) s&#039;était installée, insidieusement. Moi qui ait toujours eu de la méfiance vis à vis des autres substances, sans jamais d&#039;ailleurs lire la catégorie ici &quot;alcool&quot;. Je ne croyais pas qu&#039;un jour l&#039;ethanol me poserai ce problème. <br /><br />Insidieusement veut dire que l&#039;on comprend un jour qu&#039;il y a un rapport à la boisson différent. Qu&#039;elle vous appelle non plus dans un esprit sociale mais comme un besoin et vous allez chercher votre bouteille de façon automatique, ou vous allez au bar de façon naturelle comme guidée par une douce envie non violente et sage, sereine.<br /><br />Il y a certes cette façon parfois de vite boire, de vite vouloir sentir l&#039;effet de l&#039;ethanol, mais le plus évident dans cette glissade sera bien cette capacité à se procurer votre bouteille, sans forcer, sans hésiter, comme happer par un pouvoir très doux, assez joyeux et sans émotions contradictoire.<br /><br />Quand j&#039;ai compris la menace, j&#039;ai su qu&#039;il fallait agir, et j&#039;ai vite compris, avec les mois passent cela dit, que cette attraction si doux et si délicate (pas de craving particulier, pas de descente) était d&#039;une puissance redoutable.<br /><br />A ce moment là c&#039;est installée des milliers , peut-être des centaines de milliers de &quot;demain ou la semaine prochaine j&#039;arrête&quot;, et d&#039;autres milliers &quot;va cherche ta bouteille, c&#039;est tellement cool d&#039;aborder cette soirée avec, de commencer un moment d&#039;euphorie et de joie alcoolique&quot;.<br /><br />Le mot abstinence n&#039;avait pas sa place et je me croyais encore doté d&#039;une conscience qui agirait et dirait, comme pour la coke ou d&#039;autres drogues : stop ! on arrête. Attends, c&#039;était si facile avec la coke, la mdma etc... Alors l&#039;alcool suivrait le même schéma.<br /><br />Ben non. <br /><br />Je passe les étapes. Le covid,l&#039;après covid. Les échecs, la croyance que cet alcoolisme était finalement érable. Du sport pour compenser etc... <br /><br />Le poison alcoolique fait souvent son effet lentement. Une augmentation progressive mais pas si impressionnante que ça. En 3 ans je suis passé de 1 bouteille de vin pétillant par jours, à deux, puis deux et demi, puis on passe à la vodka, parfois le Ricard, parfois le rhum. <br /><br />Petite à petit. J&#039;étais invisible, personne ou peut ne savait. Je cachais tout. Seul mon épicier voyait bien que je venais souvent.<br /><br />La dégradation est lente, on survit très bien le lendemain. <br /><br />Les signes qui commencent à montrer la dégradation seront les angoisses dans la phase alcoolique haute. On passe de l&#039;euphorie à une forme de tempérament un peu véhément, on verbalise ses anxiétés, on rumine, on devient aussi un troll un peu agressif sur les réseaux sociaux puis le pire : on envoie des messages décousues aux ami(e)s, soit drôles mais trop perchés, soit des messages de frustrations à sa compagne.. et cela coutent chers.<br /><br />L&#039;alcool exacerbe toutes les petites choses de la vie en anxiété, des petites anxiétés en forme de métastases. Je peux le dire aujourd&#039;hui car elles ont toutes , mais toutes disparues.<br /><br />C&#039;est un dépresseur hyper puissant qui en plus vous dirige vers le sommeil quand il est au bout de vos capacités, vous dormirez. Contrairement à d&#039;autres substances qui vous obligeront à subir des descentes plus ou moins délicates. Lui, agit et quand il est à son max, vous tomberez dans le sommeil.<br /><br />C&#039;est une excellente addictologue qui ma parlé d&#039;abstinence. Au moins sur un an pour pouvoir comprendre, se voir, se mesurer à cet alcool durant toutes les fois ou vous devrez la refuser. Ce qui peut faire une cinquantaine voire une centaines d&#039;échéances par an.<br /><br />J&#039;ai réussi grâce à deux médocs sur quatre mois, quelle joie, alors que je n&#039;arrivais pas à passer un seul jour.<br /><br />Puis j&#039;ai fais l&#039;erreur de reprendre me croyant plus fort que les autres... et petits à petits j&#039;en suis arrivé au meme niveau de consommation, puis j&#039;ai commencé à le dépasser.<br /><br />J&#039;ai compris que la modération n&#039;était plus pour moi. <br /><br />J&#039;ai recommencé un arrêt. En essayant tout. Jus de ceci, racine de cela etc... Rien à faire.<br /><br />Après un échange naze de message avec ma compagne, où j&#039;ai failli la perdre, j&#039;ai de nouveau repris ces médocs pour cette fois-ci accepter l&#039;abstinence, et non l&#039;idée de stopper l&#039;alcool pour ensuite reprendre modérément.<br /><br />Ce qui change ? c&#039;est que vous acceptez de ne plus pouvoir et d&#039;avoir passer un cap de non retour. D&#039;écouter et croire ceux qui ont choisis cette voix. <br /><br />Mais le plus important : de transformer votre vie où l&#039;alcool ne serait plus option pour tant de chose, comme vous divertir, vous accompagner etc.<br /><br />C&#039;était choisir une autre vie, donc reformuler votre moi social. Reconstruire un rapport aussi au plaisir, à la fête. <br /><br />Travailler sur l&#039;impératif du &quot;pour se cacher, se détendre il te faudra de l&#039;alcool&quot;. <br /><br />Heureusement les doutes sont aussi merveilleusement rassurer par les mois qui passent et des sensations que je ne connaissais plus. Surtout au bout de 5 à 6 mois. Clarté mentale, joie naturelle, fin des anxiétés inutiles, une forme de lâcher prise agréable, de &quot;chill&quot;, mais aussi une dynamique de soi, on est plus dans la construction de son quotidien, dans la vie perso comme au boulot.<br /><br />Un plaisir de se transformer en abstinent. Au débit on hésite, on peut-être intolérant, puis on structure notre nouvelle identité et refusant l&#039;alcool d&#039;abord par nécessité puis par plaisir et enfin on s&#039;en libère et petit à petit disparaît même l&#039;idée de ne plus pouvoir déguster un bon vin ou single malt. <br /><br />Tu me diras, ouais mais parfois tu prends de la coke. Déjà c&#039;est très rare et je n&#039;ai jamais été addicte (ou si peu). Ensuite je ne rejette pas les drogues mais je ne suis pas apte à l&#039;alcool. Ensuite La question n&#039;est pas de condamner l&#039;alcool mais de découvrir qu&#039;une vie sans et très, mais très agréable.]]></description>
<slash:comments>7</slash:comments><pubDate>Sun, 29 Jun 2025 18:04:36 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Zarathoustra ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[3. Relation et I.V et suite / Le blog de Zarathoustra]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/3-Relation-et-I-V-et-suite_3342_1.html</link>
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<description><![CDATA[La rencontre avec l’I.V<br /><br />Je vais un peu vite car la rencontre avec l’intra veineuse n’aura jamais eu lieu. Je n’en fais pas une étape de ma vie ou un haut degré du rapport entre en soi et la drogue. J’aurai voulu tester le flash, d’héroïne ou de coke.&nbsp; Ça ne c’est jamais fait, rien de bien grave.<br />Rien de plus banal de dire que l’I.V est la porte d’entrée dans la société de l’infâme toxico ; le zombie de Romero à coté apparaît plus humain pour ceux qui pensent comme ça.&nbsp; <br /><br />Le premier contact fut avec un collègue de tafe vieux de plus de dix ans que mois, un boulot d’été dans l’hyper centre parisien. Son frère et sa mère l’avaient sorti du Letten, le pont de Zurich qui marqua à jamais ma génération, en tout cas les ravages de l’héro à ciel ouvert furent une image troublante. C’était un type super sympa. Il n’avait en apparence aucun stigmate, il s’était refait, faisait du sport tous les jours, surtout de la natation et un sport de combat je crois. Il ne touchait à plus rien, ni clope, ni même un verre de vin. Tu sentais que chaque jour il refusait le moindre « produit »&nbsp; qui pouvait le ramener un changement dans son psychisme.&nbsp; &nbsp;C’est vers la fin de juillet qu’il me racontât avec peu de mots son cauchemar. Son petit frère, lui, avait clamsé d’une O.D, ainsi que nombre de ses potes, sa nana, elle, n’a pas su s’en sortir et était décédée plus tard après la fermeture du pont. Il m’a transmis des sensations d’enfer. Dures.<br /><br />Là, j’ai marqué en moi la « peur » de l’héro déjà et donc de son mode de transmission soit l’I.V.<br /><br />&nbsp; On n’en reparlera mais tu peux te foutre en l’air autrement que par cette méthode, mais elle possède une forme visuelle que l’on associe souvent aux toxicomanes souvent très maigres, représentant un état physique sinistre, un peu la nozone dont tu ne reviendrais pas. Quand je vois les films de zombies, de monstres à caractères humains je n’ai qu’une vision, celle du tox en fin de vie qui se termine à l’hero.<br /><br />L’autre rencontre des types qui pratiquaient l’I.V je l’ai eue pas loin de mon lycée, j’étais dans le nord très proche de Paris et il y a eu dans les cités chaudes du 93 (et ailleurs de toute façon) une explosion de l’hero dans les cités, touchant les mômes d’origines du Maghreb notamment (les grands frères des grands frères de mes potes, voire leurs grandss frère). Et là il suffisait de se rendre, accompagné (avec ma tête de petit blanc bien poli ; impossible d’y aller seul !), au Franc –Moisin, aux 4000 à La Courneuve pour voir tout simplement des types que se piquaient au niveau des caves, des poubelles, et même parfois tout simplement devant l’entrée du bâtiment, ils se faisaient virer, frapper par les gosses bien plus jeunes. C’était assez brutal à voir.<br /><br />La chose la plus glauque qu’il m’ait été donné de voir était à Paname, pas loin de la gare de l’est. Un immeuble squaté. De soirées en soirées j’avais atterri je ne sais comment avec un gars (le pote du pote du pote) afin de l’accompagner dans un squat plutôt d‘artistes pour récupérer de la dope (plus la mémoire de laquelle). <br /><br />Moi de toute façon, je tournais à l’alcool voire un peu de shit, mais pas plus. J’ai donc suivi ce type avec qui je délirai bien. Puis nous avons ensuite basculé vers un autre squat, et là pas d’artistes du tout. C’était un bâtiment délabré (en plein Paris), et au lieu de monter aux étages, tu y descendais, pour atterrir rapidement dans les premiers sous-sol, et chose la plus incroyable, et très cinématographique à la fois, nous sommes passés par un mur défoncé, puis des couloirs mal éclairés (genre un jeu video style resident evil), et d’autres murs pour enfin arriver dans un parking complétement dans l’esprit guerre post industrielle. Pendant le chemin et surtout dans les escaliers nous avons rencontrés des types comme moi (petits étudiants), certains faisaient un peu les « videurs », et mon pote de circonstance semblait se démerder pas mal, puis parfois tu avais des mecs de je ne sais quelle planète, le visage émacié, d’autres normaux, et dans le parking il y avait des toxico (j’emploie ce terme car il porte malheureusement lui une connotation visuelle forte mais aussi un état physique caractéristique) . Un monde d’une violence franchement inouïe.&nbsp; J’en ai vu (même des femmes) se faire massacrer au sol.<br /><br />Et là j’en ai maté des seringues dans tous les coins, des tox ravagés qui dormaient ou se piquaient ou l’un d’entre eux se faisait baiser contre les piliers. J’étais dans le brouillard car bien bourré mais aussi comme anesthésié par ce décorum, cette ambiance en plein Paris (Ôh la belle ville lumière avec ces délices pour touristes et ses sourires de politiciens vrp). J’ai voulu rapidement en sortir de ce lieu, mais j’ai attendu que mon guide soit servi, c’était chiant, oppressant, j’étais tétanisé vers la fin. J’ai fermé ma gueule tout le long. J’ai cru comprendre qu’il cherchait des cailloux (je ne connaissais absolument pas cette drogue).&nbsp; <br /><br />Encore une fois un rapport entre l’I.V et une déchéance impressionnante, voire terrifiante. J’ai lavé mon cerveau de ces images, aucun trauma. Un jour je me suis même dit que j’avais rêvé. <br /><br />A partir de là le lien entre l’I.V et la drogue ne pouvait être que mortifère ou en tout cas comme une descente qui menait vers l’enfer et parfois la mort, mort que l’on entendait siffler, untel t’annonçait la mort d’untel par O.D.<br /><br />Il y a eu, et je ne sais quand un gros break, c’est-à-dire que je n’ai plus été en contact de personnes prenant des drogues que l’on pourrait qualifier d’addictives et qui pouvaient vite installer un environnement parfois glauque. <br /><br />Arrivèrent les soirées bédo entre potes, les soirées « groupe de musique » qui à elles seules monopolisaient 90% des week&nbsp; end où l’on jouait des heures dans notre salle de répet, des concerts, des tremplins, des voyages.&nbsp; Finis l’héritage des anciens avec leur punk, leur zique, leur autodestruction qu’indirectement j’aivai vécu par le grunge (qui insufflait un esprit&nbsp; assez dépressif). Ce fut assez disons préventif pour moi.<br /><br /><br />S’installa une autre époque. Le module techno-club-internet et un peu les festivals (surtout l’été). Mais tout se passait à Paname. Donc un roulement de connaissances, un renouvellement impressionnant de connaissance. La vie ne devenait qu’une histoire de forum de discussion et tout ça dans l’univers électro. Puis le week end :&nbsp; le trio appart-soirées-after. Je tafais aussi et n’habitais plus chez mes parents.&nbsp; Je te dis ça car je n’avais plus de nouvelle de tout ce qui pouvait toucher à la « fin des année 80 au début des années 90 » soit les ravages de l’héroïne.<br /><br />Il y a eu la révolution internet qui ne l&#039;oublions pas à détruit les frontières.<br /><br />C’était maintenant&nbsp; le grand mouvement : Techno, lgbt, excta, poppers, speed, dj, after et bien entendu l’explosion du SIDA encore très marqué par une couleur gay, mais nous les hétéro commencions à faire attention… puis plus du tout, misant sur une forme de confiance du groupe, des uns et des autres et à un moment donné sur une contre réaction, le relapse (au départ un mouvement gay) où couplés à la mdma nous avions marre de la peur du sida, avoir ses capotes sur soi etc etc… un peu&nbsp; aussi dans une démarche « fuck le système », un « ici et maintenant », bardé de postmodernisme, soutenu par des soirées de bonheur de jouir d’être-là et très honnêtement (j’y pense maintenant, étonnant la mémoire) c’est l’effet 11 septembre 2001 qui remit le nuage sombre, mais pas que ça.<br /><br />Mais pour moi la drogue ne devait être que réservée à la fête, au sexe, à l’évasion donc ça tournait entre la mdma puis les expériences sous champi voire LSD vers la fin. Tout cela n’a pas duré 10 ans parce que rapidement il y a eu des dégâts. Pas ceux de l’héro, pas ceux de la coke. Ceux de la mdma et d’une certaine manière de la weed (un peu après). Je juge à la « louche » mais les gros fêtards tombaient (moi y compris !) comme des mouches au bout de 2 à 5 ans, vidés de teuf et le cerveau où il ne devait rester que deux pauvres grains de sérotonine… c’était le grand village dans les nuages et à la fin des soirées de dépressifs voire une forme de nihilisme.&nbsp; <br /><br />Puis pour moi un retour aux soirées weed, plus personne ne gobait du taz dans mon entourage (j’avais sérieusement arrêté, par contre ça fumait à nouveau de la sativa saturée de THC. La coke étant trop chère et pas super bonne sur Paris, elle n&#039;était pas choisie comme drogue standard. Quant aux soirées techno, beaucoup sont devenus des petits branleurs de chroniqueur de soirée, soit avant ils dansaient comme des gens heureux, des années après, ils se la jouaient « journaliste » de telle daube hebdomadaire ou blog et balançaient leur morgue sur les dj de la soirée…&nbsp; Puis les générations remplacent aussi les autres.&nbsp; La mdma était aussi paradoxalement plus difficile à trouver. Avant tu avais tout en club, Au rex, au pulp, en after, puis les vigils ont commencé à avoir des consignes et c’est devenus difficiles. Des taz de merde. Il fallu que les dealer se réorganisent, mais je n’étais déjà plus dans ce trip.<br /><br />Ma vie a changé, j’ai quasi abandonné les teufs après quelques épisodes puis est arrivé le temps de passer à l’âge d’être papa (va faire des after et le lendemain t’occuper d’un bambin ?) puis j’ai basculé vers une drogue plus mondaine : la coke, qui fera un sujet voire deux à part entière.<br /><br />Je n’ai pas terminé avec l’I.V qui est le fil conducteur de ce post.<br /><br />Toute la première partie fut une description très noire et sombre de l’I.V. Puis voilà qu’une rencontre et une autre me font découvrir des gens qui se font, parfois, quelque fois des I.V. De façon plus ou moins contrôlée dans le sens où la drogue utilisée est addictive, ou sans I.V d’ailleurs la drogue est dans le monde des « drogues qui font peur, comme le crack ».<br /><br />Untel a pris de l’héro plusieurs fois, l’autre s’est fait parfois des fix, l’autre a touché au crack, un autre a testé plusieurs fois la Meth. Bref, on te fait&nbsp; le récit, le fameux flash. Je n’ai jamais eu de discours angélique et sans responsabilité qui aurait décrit l’expérience comme banale avec un fort encouragement d’y aller. Non, il&nbsp; y a toujours eu des conséquences sur les uns et les autres mais tout à fait différentes de celles que je connaissais et qui ne pouvaient être que tragiques voire mortelles. Tous s’en était sorti avec comme prix à payer une dépendance pas simple à gérer, quelques rechutes&nbsp; mais, et selon les cas, une vie sociale pas trop déstructurée. Donc les uns et comme les autres te prévenaient sur les risques.<br /> <br />Autre point important. Suite à un désir de quitter mon milieu professionnel, je me suis fait une année sabbatique (licencié quoi et au chomdu), puis j’ai repris et je me suis à nouveau « offert » un autre environnement, soit&nbsp; une année en tant qu’étudiant infirmier. J’ai passé les concours, je me suis fait volontairement licencié et à l’époque (2007) si tu avais 24 mois de tafe, tu pouvais bénéficier de tes allocations chômage sur les 3 années d’études. Je savais que je n’irai probablement pas jusqu’au bout, car en tant qu’infirmier je gagnerai deux fois moins, et sur Paris c’était difficile (avec en plus un enfant et un second qui arrivait).<br /><br />Mais pendant cette année j’ai pu approcher l’hôpital, les cours, la prévention, tout un tas de sujets propres aux soins et aux patients, puis les actes comme piquer. Et je suis lors des derniers stages en hôpital devenu un bon piqueur, assez fier d’ailleurs. Mais il n’y avait pas que ça, c’est de l’anecdotique. Il fallait en fin d’année proposer un sujet de mémoire et j’ai eu au bout de six mois la petite révélation, plutôt que de choisir une thématique assez classique, je me suis dit, prend un truc qui te motive, te passionne. La douleur ? mouais, trop fait,&nbsp; le soin post machin ? alors… ?<br /><br />Le soin aux personnes toxicomanes en gros.&nbsp; Moi qui étais très intéressé par l’univers des drogues, j’allais cibler mon désir de soin vers les personnes dépendantes des drogues.&nbsp; Forcément cela impliquait une connaissance des drogues, de leur effets, de leur dégât et surtout de ne pas regarder les patients comme des choses malveillantes ou inhumaines, chose assez rare de le milieu hospitalier.&nbsp; J’en ai rencontré, relations sublimes, émotions très difficiles à gérer car certaines situations sociales, existentielles (voir ce site par ailleurs) sont terriblement dramatiqus .&nbsp; Puis le dernier jour du dernier stage j’ai réfléchis, et je suis retourné dans mon milieu professionnel initial.<br /><br />Mais tout ceci est un peu superficiel et futile quelque part,&nbsp; mais à force d’avoir piqué des dizaines de dizaines de patients, l’I.V n’était plus un acte morbide ou comment dirais-je lugubre, mais une simple pratique certes très intrusive et nécessitant un protocole de soin rigoureux.&nbsp; C’eut été important si j’avais été infirmier.<br /><br />Cela dit je n’ai pas envie de me piquer et m’envoyer quoique ce soit mais, j’avoue que parfois, sous bonne conduite, tenter de goûter une fois de ma vie le flash, m’intrigue toujours.]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Sun, 29 Apr 2018 21:48:59 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Zarathoustra ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[1 - Les premières drogues / Le blog de Zarathoustra]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/1-Les-premieres-drogues_3340_1.html</link>
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<description><![CDATA[Je voulais démarrer par la découverte du shit qui dans ma conscience était la première drogue. Puis après réflexion je me suis souvenu. Souvenu de quoi ? Et bien souvenu que le seul et l&#039;unique premier pas dans le psychotrope était tout simplement dans l&#039;alcool, la chose la plus commune je pense, sauf pour ceux qui parfois pour différentes raisons, médicales ou autres démarrent dans des produits médicamenteux... ou pire.<br /><br />Quel intérêt de parler de l&#039;alcool ? Même sur ce forum je n&#039;ai jamais cliquér sur le sujet, et pourtant, c&#039;est bien une foutue drogue qui fait des ravages monstrueux si l&#039;on regarde l&#039;aspect santé publique. Qui n&#039;a pas connu une famille, une ou des vies dévastées par le fléau de l&#039;alcool ? Bêtement j&#039;aurai envie de dire que de nombreuses drogues bien plus diabolisées ne pendront à un arbre que l&#039;individu, mais l&#039;alcool entraîne souvent le futur pendu et tout ce qu&#039;il y a autour. Et la voilà devenu dans l&#039;espace social une élément culturel, celle que l&#039;on nomme &quot;oui mais l&#039;alcool&nbsp; c&#039;est pas pareil&quot;, miss &quot;c&#039;est pas pareil&quot;. Si tu défonces la tronche avec quatre super bouteille de Bordeaux et de Bourgognes et t&#039;enchâines avec un calva de 50 ans et un Cognac de prestige, et bien ta défonce sera culturelle et estimée noble... c&#039;est pas pareil.<br /><br />L&#039;alcool sera dans pratiquement tous les foyers. Je l&#039;ai découverte plus gentiment dans la famille (cousin, tante, oncle) que chez moi où il n&#039;y avait pas de problème d&#039;alcoolisme. Mais il faut savoir que les premiers verres sont en générale le premier pas vers l&#039;effet psychotrope. La première murge, tellement désinhibant les premières heures (et encore) puis venait assez rapidement la tempête. Ah ça tu la savoures cette grosse plaisanterie éthylique, quel pied, puis s&#039;en suivra la plus mémorable honte de ta vie peut-être. Mais être minable sous une grosse murge, limite ça fait marrer la société, c&#039;est ta première, c&#039;est une forme de bizutage, te voilà dans le monde des bonhommes, le monde des adultes.<br /><br />Je dépasse les bornes mais peut-être qu&#039;avec ce qu&#039;il y a de plus légale on ouvre bien au contraire le terrain à tout les expérimentations car pour mon cas, avant d&#039;aborder les drogues illicites, j&#039;ai bien travailler le terrain et grâce au licite. J&#039;ai d&#039;une certaine façon lubrifié le domaine, ensuite tout est entré tout seul.<br /><br />Tu passes de la première fessée à laquelle tu répondras &quot;plus jamais ça&quot;, puis viendront&nbsp; les autres, les soirées, les tant d&#039;autres moments ou boire deviendra impératif, normal tu sors de la post adolescence, souvent tu es bourrés de complexes, puis quoi de mieux pour démarrer rapidement une soirée et tenter laborieusement mais surement de se marrer avec son entourage, puis accessoirement de brancher de la meuf. Sans cette drogue j&#039;aurai très probablement dû me dépuceler bien plus tard.<br /><br />Elle deviendra l&#039;accompagnement standard des boîtes, vastes lieux que j&#039;ai toujours détestés. Oui, la &quot;boîte de nuit&quot; m&#039;a toujours fait chieé, sans y finir fracassé je ne m&#039;y amusais pas. Parfois il m&#039;arrivait même de me sauver discrètement sans rien dire à personne et avec le plaisir le plus inavouable du monde je me retrouvai sous ma couette heureux, plutôt que de rentrer à 6 ou 7h du mat le foie à la ramasse et la sensation d&#039;être &quot;sortie&quot;.<br /><br />Contrairement aux clubs techno, aux raves, aux festivals techno, les &quot;boîtes de nuit furent l&#039;invention la plus exécrable au monde&quot;.<br /><br />Le shit... <br /><br />Le shit à mon époque (fin des années 80 et surtout 90-2000) n&#039;avait pas bonne réputation et s&#039;installait timidement dans les quartiers. Il faisait en france office de &quot;porte d&#039;entrée vers les autres drogues&quot; et possédait une forme jugée négative, vicieuse, voire délinquante. C&#039;était la drogue dont il fallait se méfier. <br /><br />Forcément, plus jeune quand tu voyais un &quot;plus grand fumer&quot; tu regardais la chose avec inquiétude, puis s&#039;il te passait son bédo, c&#039;était un non catégorique. Approchant les 15 ans, le maroco à commencé vraiment à baigner un peu partout et surtout se dédiabolisa. Arrivèrent l&#039;afghan, puis l&#039;aya (est-ce la bonne orthographe) et un peu plus tard l&#039;huile dont tu tartinaient les clopes.<br /><br />Le shit a vite inondé les soirées, changeant même la nature des teufs parfois. Son identité &quot;drogue illicite&quot; passa au statut de drogue commune pour l&#039;ensemble des ado ou des plus vieux.&nbsp; Puis à la fin, il y en avait partout. Et t&#039;avais pas une teuf en appartement qui normalement aurait dû délirer jusqu&#039;au bout de la nuit qui se finissait en gros crevards défoncés au shit, tous assis dans une piaule à enchaîner les bédo et les soufflettes.<br /><br />Bref tu l&#039;as compris, moi le shit c&#039;est une époque je ne n&#039;ai pas aimé. J&#039;en avais ras le cul d&#039;aller quelque part et me retrouver avec des zombies à deux de tensions en écoutant du reggae. Puis il y avait autre chose, le maroco avec au départ son goût de savon me faisait gerber, tout le temps. Je n&#039;y arrivais pas.<br /><br />Donc j&#039;ai virer vers d&#039;autres bords, mais il aura fallu l&#039;arriver de la weed, notamment des bang pour que j&#039;apprécie le thc en gros (chez mois parfois je vapote, si je fume, la combustion quoi, la beuh, le shit, je vais être malade, c&#039;est automatique). Il doit y avoir un élément qui me ruine et qui n’apparait que sous la combustion, avec la convection je passe d&#039;excellent moment. <br /><br />L&#039;époque shit puis surtout beuh, les locales, et les super skunk et autres jack error débarquèrent, donc les soirées avec mes potes étaient exclusivement à la beuh, et moi qui fumait à peine, je tapais dans les joints en tirant aussi fort.<br /><br />Je te raconte pas les claques de dingues. Parfois j&#039;étais tellement défoncé que mes jambes ne me tenaient plus, impossible de maintenir debout sans vaciller, c&#039;était du rockabilly. Je me suis même retrouver plusieurs fois lors de contrôle de keuf (la BAC) à les insulter parce qu&#039;ils me cassaient les couilles à vouloir mes papiers d&#039;identité (j&#039;étais super arrogant jeune). Donc une fois que tu t&#039;énerves un peu parce que dugenou t&#039;éclaire avec sa lampe de poche dans la gueule et que tu lui demande de se la foutre dans son gros fion sa putain de lampe ; tu rentres chez toi vers les 11h après avoir passé la nuit dans une piaule qui sentait la pisse, le trou quoi. La weed me transformait en grand n&#039;importe quoi.<br /><br />J&#039;y suis aller trois fois au trou, ensuite j&#039;ai appris à être super poli (encore plus quand j&#039;avais de la coke ou des excta sans le sac à dos).<br /><br />J&#039;ai tout essayé avec le shit, la beuh etc, la combustion était un enfer. Et quand elle ne me faisait pas gerber, je devenais hyper paranoïaque, puis j&#039;ai fait trois crises d&#039;épilepsies. C&#039;était pas ma came point, sauf que c&#039;était la came de tous mes potes, il y en avait partout.<br /><br />Et arrivée la sainte des saintes. avec son univers grandiose et le grand retour pour moi vers le festif, la joie, la musique et la transe. Puis ces petits agréments. Donc la mdma, les coke à très petit dose, et parfois du speed (avec la mdma).<br /><br />Sauf qu&#039;il y a eu une forme de rupture avec mes potes d&quot;origines qui eux carburaient comme des malades à la beuh. La drogue des autres c&#039;est a mauvaise et donc pour eux le mouvement techno c&#039;était les excta (oui ok), donc des drogues de toxico&nbsp; pas &quot;naturels&quot;, qui pouvaient te bloquer le cervelas. Moi qui sortait de chez eux dans un état lamentable, j&#039;avais dû mal à comprendre ce qu&#039;ils appelaient des drogues fortes et pas fortes.<br /><br />Alors la mdma, c&#039;était la porte des enfers pour eux... ne parlons même pas de la coke : le septième cercle des enfers. Quant à l&#039;héro ou le crack (je n&#039;en ai jamais pris cela dit).<br /><br />Putain fallait voir les arguments fallacieux (ou plus prosaïquement de merde) qu&#039;ils me balançaient, comparant la beuh naturelle (la super skunk déjà) au drogue de synthèse. De toute façon ils confondaitent le chimique avec le synthétique, le naturel avec l&#039;artificiel, ils ne comprenaient pas que tout était chimique, et surtout que la combustion de toute façon est un processus chimique. Limite j&#039;ai droit à des jah à créer la weed et les hommes la mdma, ld lsd etc.<br /><br />Puis les voir dénigrer des gens que j&#039;aimais beaucoup, que j&#039;avais rencontré lors de mes premières teufs techno, en &quot;toxico&quot;, ça ne passait pas trop. Que tu craches ton venin sur des produits, pas de soucis, mais quand tu commences à rabaisser les individus a de simple merde... c&#039;est lamentable.&nbsp; C&#039;était une méconnaissance des drogues et surtout une absence cruelle d&#039;empathie et dans les cas les plus terribles de la douleur de ceux qui en souffrent.<br /><br /><br />Franchement j&#039;ai essayé de leur expliquer un peu la nature de ces teufs. Bien plus tard j&#039;ai même réussi à le s bouger pour une soirée mémorable au Rex Club, avec une session full Laurent Garnier, sans taz, et ils ont passé un moment de dingue. <br /><br />Le plus amusant est que j&#039;avais une gastro d&#039;enfer et j&#039;ai dû rentrer direct chez moi.<br /><br />Mais voila, moi et quelques uns quand même, on avaient tourné la page. J&#039;ai dérivé vers le monde techno electro en gros et eux sont restés dans mon ancien &quot;monde&quot; soit celui du metal, du nu-metal (que je ne supportais pas).<br /><br />C&#039;est donc ajouté à mes soirées alcool, la mdma, la coke, le speed. La weed étant toujours présente mais me connaissant je n&#039;y touchais pas.&nbsp; Mais là enfin je n&#039;avais plus des teufs qui fatalement se terminaient trop rapidement en made in légumes sur la moquette. <br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />S&#039;est glissé]]></description>
<slash:comments>1</slash:comments><pubDate>Sat, 28 Apr 2018 22:44:28 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Zarathoustra ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Présentation synthètique / Le blog de Zarathoustra]]></title>
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<description><![CDATA[A force d&#039;écrire ici j&#039;ai commencé à évidemment échanger sur les drogues, puis petit à petit et venu s&#039;installer l&#039;envie de parler de ce qui tourne autour des drogues donc moins sur le factuel et plus sur les émotions, forcément subjectives... alors j&#039;ai vu qu&#039;un blog se présentait, autant se servir de ce format afin aussi d&#039;éviter de trop polluer le forum d&#039;informations qui n&#039;en sont pas.<br /><br />Il y aura des redites par rapport à certains posts posés ici, tant pis, autant reprendre depuis le début.<br /><br />Aujourd&#039;hui je suis âgé de 44 ans avec un milieu familial stable, deux enfants, un métier stable, bref un portrait social que l&#039;on peut qualifier de &quot;cadre moyen urbain&quot;. Je n&#039;ai jamais eu de drame personnel, ni même de traumatisme particulier. Sinon une jeunesse compliquée avec un très fort rejet de l&#039;autorité et une capacité à me détruire non sur mon corps mais par exemple dans l&#039;univers scolaire, tout abandonner, fuir et détester les profs, leur démontrer que je pouvais avoir 18/20 de moyenne et le trimestre suivant 3/30.<br /><br />Évidemment personne n&#039;a rien vu de ce rejet sinon celui d&#039;un petit con, paresseux et fumiste, bref la psychologie des années 80, stériles et médiocres des profs de mon collège public. <br /><br />Pas de fugue, pas de blessure, pas de trauma sexuelle ou si peu. Finissons rien qui puisse m&#039;entraîner vers une longue et difficile aventure vers des drogues dures.<br /><br />J&#039;ai été diagnostiqué bipolaire (unipolaire précisément) mais... 25 ans après (donc il y a 6 mois...).<br /><br />Sportif et en bonne santé.<br /><br />Les premières drogues furent comme beaucoup d&#039;entre nous : la weed, sauf que j&#039;étais super paresseux pour rouler et la weed je n&#039;ai jamais vraiment aimé. Elle me rendait parano et pire, à forte dose j&#039;ai eu des crises d&#039;épilepsie. Puis étant plutôt d&#039;un caractère fêtard et unipolaire donc, pour mois la défonce ne pouvait être que festive, récréative mais dans le sens du rire, de l&#039;émotion et de l&#039;empathie. Donc la weed m&#039;orientait plus vers une forme de trip trop introspectif et détaché du monde, et trop ancré dans des réflexions cérébrales parfois paranoïaques et obsessionnelle, ruminante : sauf à l&#039;écoute de musique ou là je pouvais m&#039;accrocher à un monde riche et structuré ou barré selon, mais dans un mode &quot;appartement&quot; à discuter : c&#039;était une soirée passable pour moi voire désagréable.<br /><br />L&#039;alcool évidemment comme base, mais doucement car j&#039;avais vite le foie qui réagissait et je n&#039;encaissais pas, donc pour moi c&#039;était vomir, j&#039;ai gâché trop de soirées comme ça donc j&#039;ai su assez souvent gérer cette drogue.<br /><br />Le graal vint vers mes 20 ans, avec en plus le démarrage de l&#039;époque techno, tout d&#039;abord de manière intimiste en Belgique (je l&#039;ai fait deux fois car mes cousins habitaient là-bas), c&#039;était l&#039;époque de la new beat, soit, désolé pour le coté péjoratif mais mes péquenots de cousins de l’Aine qui m’emmenaient dans des clubs avec des mix qui duraient toutes la nuit, alors qu&#039;à Paris on passait encore du Nirvana, du Depeche mode, du rage againts the machine etc... là il y avait des dj qui enchaînaient des moments de dingues...sans interruption, des phases de 20, 30 minutes de changement de timbre, répétitif et avec une notion de transe jouissive.<br /><br />Il y a eu aussi quelque teuf en forêt en île de France, mais toujours un son assez &quot;fusion/rock/reggae/sound system&quot;.<br /><br />Et vint ce qui à mon sens fut une révolution de la teuf : les premiers club&nbsp; techno dont le rex club (vers 96-97 pour moi).<br /><br />Et la mdma.<br /><br />Tour ceci fut aussi lié avec l&#039;autre révolution encore plus monstrueuse : internet, les forums, donc les rencontres. Pensez à la période 97-2004.<br /><br />Prendre son premier excta dans un univers techno comme le rex club avec de bons dj, et avec de bons amis qui sont aussi perchés que vous, et même plus de la moitié de la salle tout aussi perchés c&#039;est comme découvrir une nouvelle galaxie, vous vous retrouvez dans un monde d&#039;une jouissance délirante, c&#039;est simple, ce fut une révélation. Physique, cérébrale et émotive.<br /><br />Je détaillerai tout ceci dans d&#039;autres post.<br /><br />Donc la mdma qui entra dans ma vie et de façon assez modérée. Mais très rapidement l&#039;existence ne pouvait tourner qu&#039;autour de deux choses : passer la semaine et démarrer dès le vendredi soir pour tout se retrouver en appart (le terme before vint plus tard), d&#039;arriver un peu éméché en club, de s&#039;envoyer le taz puis au fil des années de se finir en after, parfois à l&#039;enfer vers Montparnasse ou aux folies pigalles (quoique un peu glauque), sinon dans des petits clubs souvent bi où l&#039;ambiance se résumait à du grand nawak, des dealers partout, de la drague dans tous les coins, des videurs complétement dépassés mais hyper gentils (des africains souvent) qui te font la morale quand tu gobes ton para, c&#039;était des bars version &quot;la guerre des étoiles&quot; avec des extraterrestres partout. et vers la fin (ce que j&#039;aimais le moins finalement, les week end marathon).<br /><br />Arrivée à ce stade le coté festif vira a une forme de désocialisation, trop de mdma (on ne connaissait pas encore le rapport à la sérotonine et les rdr), aux arrêts maladies répétés, aux angoisses, puis aux premières dépression.<br /><br />Il y a eu aussi la découverte des champignons à fortes doses dés le départ (8 à 10g...délirant) et du LSD. A moindre mesure des petites traces du genre &quot;sociale&quot; de coke souvent en début de soirée, d&#039;ailleurs je n&#039;y voyais aucun intérêt, car elle n&#039;était pas assez forte.<br /><br />J&#039;ai stoppé net car je me savais au bout, puis j&#039;étais épuisé. De plus j&#039;ai eu une envie terrible de me barrer dans le sud, chance et hasard, j&#039;ai rencontré sur Paris une femme charmante qui habitait vers Aix en Provence, j&#039;ai trouvé du tafe à Montpellier et je suis partis, ou plutôt j&#039;ai fuis Paris que je ne supportais plus.<br /><br />Donc arrêt brutal de ce type de drogue. Immersion dans le sud puis rapidement dans la campagne environnante. Forcément ce fut un bonheur incommensurable d&#039;être sous ce soleil (j&#039;ai démarré en Juin), de vivre de pas grand chose, d&#039;être plongé en plein maquis, heureux comme tout. LE soir je m&#039;enivrai d&#039;air chaud, du chant des grenouilles et d&#039;une sérénité troublante.<br /><br />Rupture, passage ma belle femme actuelle vers Barcelone (fabuleux), puis retour sur Montpellier... puis sur Paris.<br /><br />Paris fut synonyme rapidement d&#039;une vie plus stressante et du retour des sorties... retour de la mdma mais de façon très rare par contre exagérée (4 à 6 para par soirées), là j&#039;ai découvert les surdoses et la peur de crever d&#039;un AVC (tellement ça tapait fort avec des acouphène de dingue) et j&#039;ai aussi stoppé net.<br /><br />Vint le premier enfant.<br /><br />Vint aussi peut-être le moment que je regretterai le plus dans ma vie : la cocaïne. Je n&#039;en parlerai pas dans ce post mais elle ne m&#039;apporta que 20% de bonheur et le reste que de la gestion de descentes, de nervosité, de dépendance psychique forte, de grand n&#039;importe quoi, d&#039;une culpabilité&nbsp; monstrueuse et d&#039;une haine du produit et de soi pendant les descentes assez intenses. Cela à duré six années avec une consommation plus poussée les deux dernières.<br /><br />Mais j&#039;ai gagné le combat, j&#039;en suis sortie en puisant dans une forme de désir de survie, j&#039;ai un un psy, mais aussi en tapant fort sur mes connaissances, soit je l&#039;ai ai virées de24 mois&nbsp; pendant 24 mois de mon existence. Et de façon brutale.<br /><br /><br />24 mois passant. Je suis revenu très modérément vers la coke plus pour faire goûter à ses amis (après maintes excuses de la forme brutale de ma rupture), revus donc, de la super coke du Dark Web afin qu&#039;ils comprennent que celle de Paris - quoique meilleur aujourd&#039;hui - était vraiment pas terrible. Je leur avais tellement parlé de la coke sur Barcelone, bien meilleure, donc il me fallait le faire tester la bonne coke. Ils se sont pris un sacrée coup de qualité dans la gueule car oui, elle était excellente, fluide et les descentes très gérables. 1 gramme de faisait facile 2,5 gramme de coke Parisienne tant elle était forte.<br /><br />Puis j&#039;ai à nouveau abandonné la c. Je ne trouvais plus goût à son manque d&#039;empathie, son antipathie même, le rapport plaisir/coût&nbsp; était en ma défaveur.<br /><br />Et là, un jour, au tafe je rencontre un jeune de 26 ans... on parle surtout techno, teuf, puis un soir il me tend un sachet de mdma cristal... voilà 10 ans que je n&#039;en avais pas pris. Je file aux toilettex, mesure à vue d’œil et m&#039;envoie dans l&#039;estomac environ 100mg à 120 peut-être. <br /><br />Tous les collègues un peu fêtards descendent on se retrouve tous dans un bar, bien qu&#039;avant je file dans un autre avec 3 autres dont l&#039;un me racontera son drame familial alors que j&#039;étais en pleine montée, autre histoire, et j&#039;ai tellement apprécié de retrouver la fée joie, la fée bonheur, j&#039;ai passé une soirée d&#039;enfer, je n&#039;ai pas redropé. Pas de descente, pas de fatigue, pas de troisième jour de spleen.<br /><br />Et là j&#039;en ai commandé sur le Dark, puis pendant 6 week d&#039;affilé je me suis fait des soirées mdma en augmentant forcément les doses. Donc actuellement je suis en phase de repos sur deux à trois mois, afin de me recadrer et continuer a apprécier le produit sinon, c&#039;est le dégoût qui va s&#039;installer et des problèmes de santé fort désagréables. Autre post à venir<br /><br />J&#039;ai repris aussi les psilo, mais c&#039;est plus des expériences qu&#039;un désir de me glisser dans un cocon d&#039;empathie, autre délire. <br /><br /><br />Voila en substance. Mais prochains récits seront des focus sur telle périodes, telles douleurs, telle joie, tel regret, telle colère, ma vision assez libérale du rapport à la drogue (prévention, dépénalisation, éducation, soin).<br /><br />Je n&#039;ai jamais eu le désir des IV, car pas de personne autour de moi probablement pour m&#039;orienter. J&#039;ai assez confiance en ma capacité à ne pas tomber dans l&#039;addiction, cela dit certainement drogues ne m&#039;attire pas plus que ça, mais je sais que j&#039;essaierai la came, peut-être un jour la meth (quoique pas fan des stimulants), on verra.<br /><br />On peut se dire qu&#039;à 44 ans je devrai être raisonnable et ne plus prendre de drogue. J&#039;en parlerai aussi.<br /><br />A bientôt]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Fri, 27 Apr 2018 22:32:40 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Zarathoustra ]]></dc:creator></item>
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