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<title>Le blog de cependant / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Traces sous la douche / Le blog de cependant]]></title>
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<description><![CDATA[Je me noie et respire<br />dans une marée d&#039;écume blanche poudreuse et chaude<br /><br />Floconneuse sans frissons éteints calmés par le cotonneux côteau raide à couper aux coûteux aiguisés de larmes tranchantes, comme lames effilées, qui déchirent la chair lointaine d&#039;astres impossibles à rejoindre d&#039;une nuit sans crépuscule, ni aube, à éclairer les minuits <br /><br />minutes trop rapides, trop lentes, s&#039;étirent et s&#039;entremêlent dans l&#039;écume blanche, rassurante, chaude, étalée en lignée sur un miroir qui brille d&#039;étoiles invisibles <br /><br />trop de vagues dans la marre<br /><br /> la mer n&#039;est plus cambouis placide iridescent mais chaudron, trop chaud, trop froid, nauseux et verdâtre comme un feu rouge qui ne donne jamais son feu vert pour le départ d&#039;escarbilles<br /><br /> échardes implantées dans les chairs de corps trop loin de mes doigts, engourdis par une pluie de cailloux effrités à réchauffer le vide sidéral de soirées sans but, je butte contre les chaines qui emmêlent mon coeur transpercé vif<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1777/22914.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1777/22914.webp" alt="/forum/uploads/images/1777/22914.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /><br /> la douleur revigore, la vie doute si arraisonnée sans raison dans un port miné<br /><br />Aiguilles qui piquent cousent bouts éparpillés de morceaux d&#039;instants d&#039;une vie entre parenthèses. <br /><br />Sortir d&#039;un labyrinthe typographique à coup de hachette exclamative, virgules autour des yeux au point central rétréci par le baume beau, bon, blanc, marron ou noir caramel, aux élans cramés, végétale chlorophylle extraite de me plans de vie de ville introuvable. <br /><br />Et quand bien même elle serait dénichée, il faut attendre un Godot, des Tartares dans un désert de tempêtes<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1777/22918.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1777/22918.webp" alt="/forum/uploads/images/1777/22918.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /><br />Sable de cailloux qui&nbsp; râpe abrasif et qui craque sous la carte dans un craqueler que Mozart ne pourrait pas égaler à mes oreilles, trop sourdes aux mots lénitifs de liens bien trop friables<br /><br /> sable de biscuits trop cuits<br /><br />Langues emmêlées dans mots prisonniers entre les dents blancs, bancs et palais de requins qui entourent trop près, enchevêtrés sans lapper clitos gonflés pulsants<br /><br />plaisirs qui explosent à des années lumières des jours brumeux de ce calendrier troué<br /><br />Muscle méchant de mèche avec les masques de droiture sur autoroutes d&#039;artères pendant que tout court, trop court trop long, cette montée descente d&#039;aspérités, fusée de missiles et élec rationnée, factures empilés impayés <br /><br />guerre tourmente tourbe qui ne réchauffe pas dans un foyer<br /><br /> cheminée inexistante pourtant braises ardentes lave dans les veines<br /><br /> graines qui germent sur les rebords de fenêtre aride le long des boulevards<br /><br />Odi et amo, j&#039;aime et je hais, dans une rage portée par l&#039;amour<br /><br /> armoire de squelettes et poudre ressuscité de tapis volants<br /><br />Mon coeur ma cure de curare amer, seul moyen pour apprécier les rares sucreries de vie<br /><br /> poésies les matins endormis engourdie par des cachets cachés au chevet de nuits éveillées<br /><br />----<br /><br />J&#039;ai gerbé ces mots après avoir lu Armes Miraculeuses d&#039;Aimé Césaire<br /><br />Aucune prétention à lui arriver à la cheville, aucune prétention à fonder une puditude où on revendiquerait une assignation oppressante pour la retourner en identité révoltée...(quoique on est en train de la faire avec la drogologie)<br /><br />Mais il y a un peu de tout ça !<br /><br />Et juste pour mettre les choses au clair, si malheur il y a, les drogues n&#039;y sont pour rien, au contraire, douces bouées oasis<br /><br />Mais c&#039;est nécessaire de faire ressortir la noirceur pour la changer, c&#039;est necessaire de régurgiter des mots passés au mixerur de ma cervelle pour qu&#039;ils ne pourrissent à l&#039;intérieur<br /><br />Et c&#039;est bien plus les injustices, inégalités, oppressions qui me taraudent, qui m&#039;embourbent<br /><br />Je ne veux pas tomber dans la psychologisation individualisante (et encore moins dans une pathologisation psychiatrisante), alors je partage ici<br /><br />Pour que le savoir commun puisse se nourrir même des prises de tête individuelles, pour que chaque bribe de souffrance soit un ressort à faire grimper plus haut plus fort une action collective qui transforme les désespoir en espoir pour des jours meilleurs (malgré le magma obscurantiste à la mode)<br /><br />Certes, ça pourrait donner de l&#039;eau au moulin aux images des drogués au fond du trou – ce pourquoi j&#039;ai hésité à poster. Ce n&#039;est pas ma lecture !<br />Oui, il y a des moments où ce n&#039;est pas la joie, mais ils étaient amplifiés quand je ne consommaits pas, maintenant, ils sont là mais j&#039;en fais quelque chose<br /><br />Faites en ce que vous voulez, mais vous en servez pas pour nous stigmatiser davantage !!<br /><br />PS. Photos en CC BY NC SA cependant 2025]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Wed, 29 Apr 2026 14:00:00 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[J'aime la déscente, j'aime la fête / Le blog de cependant]]></title>
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<description><![CDATA[À contre courant, j&#039;ai nagé beaucoup dans ma vie. Hors des chemins tracés par la norme, j&#039;ai ouvert mon sentier sans partager les convictions du sens commun.<br />Cependant, sans avoir d&#039;antennes vertes qui poussent, je me sens encore une extraterrestre : j&#039;aime les dimanches en descente.<br /><br />Doux réveil dans des draps partagés, chaud dans les draps enflammés. <br />La bouche sèche et la tête à l&#039;ouest, les nuages argentés hors des fenêtres et la passion à laver la grisaille brillante d&#039;un froid qui pique la peau en million de frissons escarbilles. <br /><br />Se coucher ivres et (un peu) défoncés, rentrer une semaine sur deux avec une personne aux facettes différentes. L&#039;instant où on quitte au petit matin les lieux tamisés par le son désormais en sourdine – l&#039;ampli cassé, l&#039;enceinte Bluetooth déchargée et les téléphones sans jacks - en fin de soirée d&#039;afters, quand la sono sérieuse est rangée avec les DJ et groupes partis. <br /><br />Amarrés dans des apparts spacieux, trouver l&#039;épicerie ouverte sur la route, avancer en meute. Et un lien électrique qui relie à une relation un peu plus qu&#039;amicale sortie des radars.<br />Le vendredi, première sortie, petit concert et apéro entre amies aux lumières d&#039;une terrasse où la lune se cache dans la brume. Le samedi s&#039;active jusqu&#039;à finir dans <br />J&#039;aime la nuit, j&#039;aime la fête penchant des jours laborieux.<br /><br />J&#039;aime la descente, le dimanche aux heures creuses. L&#039;acide lactique des courbatures dilué dans douche chaude. J&#039;aime cette fatigue de nuit blanche qui me fait piquer du nez sur un bouquin, après que nos routes ont bifurqué suite au croisement vers la prochaine fois.<br /><br />J&#039;aime les dimanches de descente, les strobos multicolore de la veille à faire une ombre agréable sous laquelle se reposer. Gerber parfois mais c&#039;est pas grave.<br />J&#039;aime prendre soin avec ces petits remèdes de ma petite carcasse.<br /><br />J&#039;aime surtout quand la gueulé de bois ne prend pas le dessous sur la descente.<br />J&#039;aime cette mélancolie dominicale à dissoudre dans un film ou dans l&#039;enchainement des lettres dans un carnet.<br />J&#039;aime la flemme olympique sans une ombre de culpabilité; je rentre en compagnie à l&#039;heure où les mémés sortent leur chien et un vieux monsieur chantonne en jetant ses poubelles.<br /><br />J&#039;aime amortir ces instants en piochant dans les opiacés. Je me souviens&nbsp; d&#039;une boulette d&#039;op livré une dimanche de matelas installés sous le vidéo-proj. Douceur qui se rajoute à&nbsp; une une journée doucement épuisée qui démarre après midi.]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Sun, 21 Sep 2025 17:39:31 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Réduire les risques ce n'est pas ne pas en prendre / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Reduire-les-risques-ce-n-est-pas-ne-pas-en-prendre_7476_1.html</link>
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<description><![CDATA[Car rater les rayons du soleil naissant perchés sur un toit dans les alos rosées d&#039;un petit matin ne nuit blanche c&#039;est bien un plus grand risque que de ne pas y monter<br />Les cris des mouettes et les graffs, les yeux grand ouverts et les courtes échelles pour y acceder]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:57:47 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Le rdv chez l'addicto et la jouissance sous came / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Le-rdv-chez-l-addicto-et-la-jouissance-sous-came_7097_1.html</link>
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<description><![CDATA[J&#039;avance en sifflotant dans les palettes chromatiques d&#039;automne.<br />Un brouillard doux envoûte mes matins laborieux.<br /><br />Biais de mécontentement dans mes écrits <br />Je ne marque pas quand je me réjouis<br />Alors les heures heureuses ne témoignent que de vides dans ce calepin virtuel<br /><br />Et pourtant<br />Heureuse, je le suis.<br /><br />Heureuse de suivre ma voie, en entendant pour une fois la légitimité de ma voix.<br />Oh combien Comblement régénérateur de marcher la tête haute sans se cacher à l&#039;ombre des murs<br /><br />Dans la lumière étincelante de ce début d&#039;automne, illuminé par les rougeurs de mars les soirs et de l&#039;halo rouge des feuillages diurnes.<br /><br />Et ces marées d&#039;octés ordonnés en bases de données n&#039;y sont pas pour rien. Au contraire, ça a contribué à construire mon sourire.<br /><br />Mais souriante, je me soucie d&#039;une entrevue synchronisée dans mes agendas virtuels privés de G.<br /><br />S&#039;il y a une chose que je n&#039;associe pas à un moment plaisant c&#039;est le RDV avec l&#039;addicto.<br /><br />Pourtant, il est une personne à l&#039;écoute. Nous échangeons sous des semblants d&#039;humanité. Il doit avoir à peu près mon âge. Il est posé, n&#039;affirme pas de vérités et adapte son discours en fonction du mien. Nous lisons des articles scientifiques pour répondre à mes questionnements, échangeons sur des fonctionnements de l&#039;addicto.<br />Mais je ressens un jugement présent et pressant. Ça ne vient pas de sa personne, mais de l&#039;institution qu&#039;il personnifie.<br /><br />Je ressens une épée de Damoclès m’incomber au-dessous de ma tête et de mes prescriptions. Il a le pouvoir de pouvoir signer ma tranquillité. <br />Certes, tout ne dépend pas d&#039;une feuille en papier sécurisé. <br />Équilibrée dans mes prescriptions je vais bien. Je trame des possibilités futures, je m&#039;éclate dans chaque instant. Et c&#039;est un ensemble.<br />Mes jours se sont déshabillés de mes peurs revêtues d&#039;angoisse.<br /><br />Mêmes les matins où, en ayant oublié le traitement, je commençais doucement à frissonner, je rigolais de ma chaire de poule. J&#039;en profitais pour me branler de plaisirs si immédiatement profonds. Au fond, je n&#039;ai pas besoin de ces cachets pour aller bien.<br />Mais le fait d&#039;avoir lutté pour les obtenir, d&#039;y avoir accès maintenant me fortifie.<br />Un équilibre peut-être précaire, qui mélange opiacés et hormones. <br /><br />Au comptoir des pharmacies, j&#039;ai enlevé cette culpabilité qui complique les choses. Je pose des questions désintéressés sur le dossier médical partagé, sur les interactions entre molécules ou les moments de prise des médocs.]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:57:31 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Bouchara pousse à poly-conso: comment la metha ne me pique plus le nez / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Bouchara-pousse-a-poly-conso-comment-la-metha-ne-me-pique-plus-le-nez_7729_1.html</link>
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<description><![CDATA[Pendant que les feuilles d&#039;automne croustillent sous les roues de mon vélo, je regarde ma montre qui défile bien trop vite.<br /><br />Je suis clairement en retard au taf. Tic tac taf.<br />Tant pis, j&#039;ai des heures de récup. Le dévouement au travail ne me manque pas.<br />Tic tac, manque. <br /><br />À la pharmacie, un monsieur bien désagréable, qui ne m&#039;avait pas vue tuer le temps de l&#039;attente derrière un étale, m&#039;a piqué ma place.<br /><br />L&#039;heure de la commande en journée s&#039;est écoulée. Tant pis, ça sera pour demain.<br /><br />Dépendante aux opis, oui, mais les voies du pavot sont presque infinies (enfin tant que les grammes ne terminent).<br /><br />J&#039;ai donc gagné à la loterie de la dépanne deux gélules de metha 20mg contre une plaquette de traitement. À la base, ça devait être du skenan 200. Mais c&#039;est bien plus facile à dire qu&#039;à faire de transformer la codéine en morphine. Alors la gélule transparente a pris l&#039;allure d&#039;une capsule bi-gout à la poudre caustique. <br /><br />Au petit déj, j&#039;ai fait une découverte notoire.<br /><br />J&#039;ai longuement hésité sur comment profiter au max de ces deux petits médicaments oblongs. J&#039;ai exclu directe l&#039;option homéopathique, eau et sucre ne semblent pas marcher pour les choses sérieuses qui sont les drogues. Dommage, une petite dilution pour prolonger le plaisir n&#039;aurait pas été de refus. Mais non.<br />J&#039;ai lancé une pièce. Le côté face, où un roi d&#039;un nez pointu a pointé le bout de son pif ne me rappelle qu&#039;un lointain voyage. ça m&#039;évoque également l&#039;évidence du choix.<br /><br />Bon bah voilà, on nous l&#039;a bien inculqué qu&#039;il faut suffrir pour être tox. Heu enfait non. Comme pour la beauté, aucune envie de douleur pour profiter. Du coup ?<br /><br />J&#039;en viens à ma découverte de Prix Nobel Psychoactif -- sans aucune prétention hein. Les recettes pour rendre ça injectable sont même publiées par l&#039;OFDT maintenant -- si, si.<br />Mais pour en faire une trace agréable ? <br /><br />J&#039;ai d&#039;abord tenté la dilution (&quot;pas d&#039;homéopathie&quot; on avait dit, pourtant) avec un vieux cachet de paracétamol caféine qui tranait dans mon tiroir. (même la composition d&#039;une came moyenne me fait de l&#039;œil maintenant, c&#039;est tout dire ; en plus ça craquelle agréablement sous la carte).<br />Mais non. Ça rajoute juste plein d&#039;excipients dans les sinus pour rien. La trace de métha grossit, mais ça n&#039;arrache pas moins pour autant.<br />Eh merde.<br /><br />Je pense à ma routine des jours fatigués. Un petit speedball du pauvre. Ritaline et morphine (juste pour la rime celui-ci), speed, 3 et héro. Bref, je m&#039;égare. Mais dans les pochons laissés trainer dans ma caisse aux merveilles, il y a un petit képa mis à côté pour l&#039;analyse. &quot;C bonne&quot; il y a marqué. Ah tiens...et on dirait qu&#039;il y a plus que les 20mg qui demande l&#039;hplc.<br /><br />20 et 20, ça fait une trace digne de ce nom. Hop j&#039;étale, faut que je trace justement. <br />Bon, pour l&#039;instant, je ne suis pas encore passée à la pharmacie, je ne peux pas encore deviner que ce vieux désagréable monsieur ne se gênera pas à me devancer sans droit. Et que le retard s&#039;accumulera. Pour l&#039;instant, je veux juste un antidote aux quelques éternuements.<br /><br />Je regarde perplexe le rail blanc, mi brillant-mi granuleux. Je pensais aux rails l&#039;autre jour dans un moment de désespoir. C&#039;était ceux du métro. Et le gouffre noir sans fin.<br /><br />Je pensais aux rails l&#039;autre jour. C&#039;était ceux du train qui filait vers la pleine lune ; étincelles de réflexes métalliques sans pouvoir jamais atteindre cet astre argenté.<br /><br />Mais revenons à mon miroir. Je chèque les paupières gonflées au passage, avant d&#039;attraper les RTP qui flottent aussi dans le marasme de ma boite de matos Rdr.<br /><br />Ça va le faire je me dis. <br />L&#039;important est juste de ne pas éternuer avant la fin de la ligne. <br />Poursuivre jusqu&#039;au but sans me laisser emporter par les picotements. <br />Je peux y arriver, Comme j&#039;ai réussi, tant bien que mal, à me lever du lit après une nuit abominable.<br />De colère et désespoir. Réveillée une première fois par un cauchemar aux contours de paralysie, je l&#039;ai tu à coup de valium et zopiclone. <br />Réveillée une deuxième fois je ne comprends plus rien et je m&#039;éxecute tel un automate à sortir le gramme que je viens de commande de ma cachette sûre de tout craving. <br />Troisième fois, c&#039;est les bromissement d&#039;un sèche-cheveux qui m&#039;extirpe du sommeil. Vu que j&#039;avais rajouté un valium et/ou un zopiclone (?) pour me rendormir, je ne percute pas que c&#039;est moi que je lui avais filé l&#039;astuce. <br />Vasoconstriction très marquée par la C ? -- ah, ca y est je vais comprendre à retardement le lendemain, mais dans l&#039;amalgame du réel onirique je ne capte pas que mon gramme n&#039;est plus --&nbsp; élargir les veines à l&#039;air chaud ça peut parfois marcher pour cibler le &quot;pock&quot; de quand l&#039;aiguille les perce.<br /><br />Bref, bon, fini le nocturne cauchemardesque fourmillement d&#039;autre que moi sur ma table.<br />Il n&#039;y a que mes cernes et cette trace que j&#039;ose pas taper.<br /><br />Comme avant hier, à la lumière de l&#039;aube qui éclaircit le matin après une nuit blanche en réunion, je n&#039;arrive pas à décoller. <br />C&#039;est ouf, comment ils y arrivent à m&#039;instiller l&#039;hésitation la peur de la souffrance inutile.<br />N&#039;exagérons rien, faut juste renifler vite et décidée.<br /><br />Et là, voilà ma découverte du siècle ! Mais...mais, ça ne fait pas mal du tout !<br />Ça ne serait pas ce fameux effet anesthésiant de la coke (non, non il n&#039;y a pas de lidocaine dans ma blanche) qui est la solution rêvée pour tracer la métha comme si c&#039;était du sub ?<br />Il me reste dix mg, je reitére l&#039;expérience. Reproductibilité&nbsp; de l&#039;expérimentation oblige, ma démarche abouti dans la confirmation de mon hypothèse. Eh Eh !<br />Bouchara, je t&#039;ai eu !<br /><br />Bon, pour couroner la découverte je vais passer par le temple sacré des laboratoires pharmaceutiques, haut lieux de stigmatisation pour chaque dépendant.e. Je vous l&#039;ai déja dit qu&#039;un monsieur desagréable se glisse entre moi et le comptoir en me parlant mal ?<br /><br />Á ma réaction bien surdimensionnée, je me rends compte d&#039;une part qu&#039;une fausse trace d&#039;un léger speedball n&#039;est malheuresue;ent pas assez pour faire face aux malheurs du monde...et que de l&#039;autre, la nuit que je viens de passer n&#039;arrange rien dans la perception angoissée soulignée par la coke. Je ne récupère même pas mes médocs (j&#039;ai intérêt a y aller demain) que je me rend compte que mon mince filet de métha peut-être ne faisait pas mal au nez car il nétait pas assez charnu. Et en ayant marre des battements cardiaques de la C (le sèche cheveux peut aussi servir juste pour rechauffer le coeur, reconfortante brise souvenir d&#039;une chaleur lointiane). Mais c&#039;est à peine plus écologique que l&#039;avion (je veux dire, entre chauffer mon âme avec un souffle électrique et me faire bercer dans le kilomètres...). <br /><br />Ah si, je disais que j&#039;ai pris trop de C pour être concentré au taf. Tic tac taf.<br /><br />Mais alors, ma supérbe découverte pour tracer la métha m&#039;est inutile ? Comment vai-je faire ?<br /><br />Je me souviens de ma technique d&#039;antant. Tic tac taf. Retard pour retard,]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:56:53 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Plus sex que chems : de l'automne au bonheur grâce au 2cb / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Plus-sex-que-chems-de-l-automne-au-bonheur-grace-au-2cb_7829_1.html</link>
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<description><![CDATA[<div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1702/feuilles-ccbyns2023cependant.jpg" alt="Feuilles CCBYNS2023Cependant" title="Feuilles CCBYNS2023Cependant" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Incessante loi de séries en ce moment. <br /><br />Ponts ancestraux qui s&#039;écroulent, quatre vérités éparpillées sur ma gueule. <br />Et parfois silences radios soudains sans réponses aux explications.<br /><br />J&#039;essaye pourtant de garder la tête haute, aucune envie d&#039;être «sauvée» (de moi-même ?) par des amies auxquelles je demanderais simplement de ne pas me reléguer dans un rôle de victime, mais si elles souhaitent et comme elles souhaitent d&#039;être juste là au nom de l&#039;amitié, en connaissance de cause même pour mes défauts.<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1702/rouille-a-la-place-dune-teuf.jpg" alt="rouille à la place d une teuf&quot; style=&quot;float:left;" title="rouille à la place d une teuf&quot; style=&quot;float:left;" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:360px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Ça sera peut-être un défaut de tox d&#039;ailleurs, celui de ne pas se contenter des miettes, de vouloir tout et tout de suite [1], même si je range le trop plein de patience plutôt du côté de mes défauts face aux galères de la vie, pour lesquelles je relativise et contextualise plutôt que de trouver des faciles coupables.<br /><br />Bref, ce n&#039;était pas ça le sujet du billet. <br />Mais je vous l&#039;ai annoncé, défaut professionnel de contextualisation oblige, la pluie de feuilles, ne m&#039;évoque pas que des voltiges colorées et du goudron polychrome. Larmes du ciel et de mon visage, unique chaleur réconfortante pendant ces jours aux os glaciaux, imbibent mes membres rouillés.<br /><br />Pourtant, je pédale, je m&#039;obstine à vouloir contempler les derniers rayons rasants du haut d&#039;une colline urbaine, je poursuis les tâches qui me sont allouées. Je m&#039;extasie face à des bonheurs si minuscules qui n&#039;arrivent pas à balayer la masse informe qui m&#039;encombre. Mais je persiste à ne pas vouloir rester encroutée dans les lambeaux de malheur où tout m&#039;amène.<br /><br />Je pars de loin.<br />C&#039;était une soirée tekno, avec moins de personnes que prévu.<br />Une grande salle au béton sur le sol et le strobos aux couleurs froides qui perçaient le nuage épais de fumée artificielle. <br />J&#039;errais dans les boums-boums qui résonnaient sur les parois bétonnées en me demandant où trouver les survivants.<br />Après avoir vagué dans les espaces du lieu, je remarque que le peu de personnes commençaient à déserter dans un coin sous les toits, poutres au plafond et table au centre de la pièce.<br />Fumée de blonde épaisse, sans fenêtres, traces sur la table, innombrables roules ta paille pliés.<br />Je m&#039;assois, je commence à discuter à droite et à gauche parmi les convives improvisés de cette tablée sans tête ni queue. <br />J&#039;en obtiens un réconfort immédiat par rapport à des méchantes paroles que j&#039;avais reçues par un retournement de situation (car oui, en vrai j&#039;ai le don de me remettre constamment en question jusqu&#039;à ne plus savoir où aller, jusqu&quot;à ne plus savoir ce que j&#039;ai fait ; mais tête haute et droite dans les bottes malgré tout, c&#039;est bien vital sur les terrains glissant de verglas d&#039;incompréhension ; loi des séries je disais).<br /><br />Dopage limite -- un doux speeball à me réchauffer, un peu d&#039;alcool à arroser les veines --, je parle pour voir quoi d&#039;autre peut être disponible dans ces contrées. <br /><br />On me sort un taz vert. <br /><br />Ça fait à peine une semaine que j&#039;avais gobé de l&#039;MD (autre soirée techno, mais bien plus remplie, surtout de personnes qui réchauffaient l&#039;espace de réconfort chaleureux), mais ce n&#039;était pas ça à me bloquer (d&#039;ailleurs, erreur de dosage la semaine précédente, je prends moins de 70mg, normale que mes mâchoires ne deviennent machine à écrire, même en raccompagnant une inconnue aux parfums d&#039;épices sur sa route -- la seule qu&#039;on aurait partagée d&#039;ailleurs, quelques mètres d&#039;un trottoir...là j&#039;ai bien compris ce qui était le consentement éclairé ; ou c&#039;était peut-être mon insécurité à remettre en cause son invitation qui sortait de ses pupilles plus larges que ses yeux ? Il était question aussi de ses amies à elle, entre leurs inquiétudes et leurs jugements pour son bien-être ; mais bref, je poursuis la route après sa demande d&#039;un câlin glané au bord du tram, avec la promesse éphémère de se revoir surement le lendemain, alors qu&#039;on aurait surement pu prolonger jusqu&#039;à l&#039;aprèm ce matin qui commençait à s&#039;éclaircir derrière les bâtiments des avenues...).<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1702/teuf--2023-cependant.jpg" alt="teuf ¢ 2023 cependant" title="teuf ¢ 2023 cependant" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:360px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Bon bah voilà, tout ça pour dire que ce n&#039;était pas un taz celui qui lui ressemblait par la forme et la couleur.<br />Un petit pokémon verdâtre à me faire de l&#039;œil. On fait les présentations, on me dit qu&#039;en réalité il cache ce qu&#039;il faut de 2cb. Molécule inconnue dans mon bataillon d&#039;expériences, entre le vide sidéral sur la piste de dance, le vacillement de ma sécurité en moi, je préfère garder le présent pour plus tard. Je partage une trace de speed (également une nouvelle expérience pour la personne avec qui j&#039;échange) et je ne traine jusqu&#039;à pas trop tard, sans arriver pour autant à ne pas me faire engueuler par l&#039;&quot;agente de nottoyage&quot; qui doit refaire la chambre d&#039;hôtel pour le lendemain (j&#039;avais omis de dire que même si c&#039;était une soirée techno, ça l&#039;était pour le taf, hébergement compris).<br /><br />Je rentre chez moi, je ressaye quelques soirées sans arriver à balayer de ma tête les difficultés de ces derniers temps. Je suis bourrée un soir, je commence à écrire des textos un peu plus désinhibée que d&#039;habitude. Sans sous-entendu pourtant !<br /><br />Je propose à quelqu&#039;un une soirée 2cb petit repas espagnol, avec des spécialités d&#039;outres Pyrénées. Je trouve rassurant et marrant de partager la découverte d&#039;une nouvelle molécule. Le fait que parfois des effets aphrodisiaques/empathogènes soient quand même possibles aléatoirement avec la molécule ni m&#039;effraye ni m&#039;encombre plus que ça.<br /><br />Le seul repaire face à toutes ces coupures bien trop pas nettes qui ont déchiré ma confiance c&#039;est de ne rien attendre, ne rien prévoir, juste essayer de construire l&#039;instant, lui donner vie en façonnant les secondes en sachant qu&#039;ils auront une fin. Ce qui a finalement une vertu plus apaisante que de croire dans ce qui me semblait immuable et se casse la gueule, en me défigurant le visage à coup de tasses d&#039;expresso, portes claquées à la face ou accusations pas explicitées suite à des messages...<br />Incertitudes qui dégringolent du toit au boulot, mais je finis par apprécier la précarité d&#039;un équilibre instable, savourer ces moments qui flottent sans lendemain.<br /><br />Ah, on en était à un texto un peu bourrée. Repas et 2cb...invitation incongrue que presque j&#039;avais oubliée quand j&#039;en reçois une réponse positive.<br /><br />Puis quelques jours passent et presque j&#039;ai failli décommander vu l&#039;état de frissons glacés qui parcourt mes membres toute la journée. Malgré le chauffage tropical, je porte en mois l&#039;Arctique artériel, d&#039;autant plus que je ne suis pas certaine de saisir tous les sens subliminaux cachés dans certains messages précédents et l&#039;aura déprimée de ces jours est en train d&#039;avoir raison de moi. Bref, qu&#039;importe, faut surtout que j&#039;arrive juste à allumer les plaques de cuisson.<br /><br />J&#039;ai failli m&#039;endormir dans le bercement d&#039;un bus, sans répondre donc aux messages que je n&#039;ose pas regarder. Pas besoin d&#039;annuler, je pourrais toujours partir me coucher dès que je sens la fatigue monter.<br />Grâce au syndic qui devait passer vérifier des travaux j&#039;avais sacrifié au ménage mes précédentes matinées, je n&#039;ai pas grand-chose à faire à part m&#039;extasier sur les derniers œuvres réalisées (par mes propres mains en plus, avec un résultat étonnamment propre ! tête haute, je disais).<br /><br />&quot;Ding dong&quot; -- ah oui la sonnette remarche ! D&#039;ailleurs la chose m&#039;avait fait peur à un premier abord, par rapport à la vulnérabilité qui vient de la rue. À chaque coin de voie où je vois un mec entortillé par couvertures et cartons, je pense à lui. Je pense que j&#039;aurais pu lui ouvrir ma porte encore et encore, que je ne lui souhaite pas de rouiller ses os saillants à cause des courants d&#039;airs coupants, mais que je ne pouvais pas me souhaiter de dégringoler avec lui dans un caniveau malheureux sans choix.<br /><br />&quot;Ding dong&quot;, j&#039;ouvre et j&#039;éloigne les images envahissantes qui rien n&#039;ont à voir avec ce moment présent.<br />Coup d&#039;éponge momentané sur le tableau de la vie, tout semble d&#039;une fluidité enfantine, les échanges, le peu de gênes, les sourires, les rigolades, les mouvements dans l&#039;espace, l&#039;enchainement d&#039;activités tout aussi variées.<br /><br />Et on bosse, avec une concentration fluctuante à cause de la fatigue pour ma part, et on arrête pour se partager la préparation du repas -- obsession malaisante de ma part celle pour la bouffe et le dévoir, presque maternel --comme on me l&#039;a fait remarquer non sans raison et une pointe d&#039;écœurement à juste titre-- d&#039;assurer que ce soit prêt (histoires familiales qui me façonne, malgré les multes déconstructions déjà entamées). Légèreté donc même dans la répartition des tâches, et chaque bouchée est plaisir, même quand il met les pieds dans le plat en demandant si j&#039;avais pensé si je voulais qu&#039;on passe la nuit ensemble.<br /><br />Non, je n&#039;y avais pas pensé. Pas de projets, pas de programmes dans mon agenda déjà surchargé. Mais ce qui ne veut pas du tout dire que j&#039;en ai pas envie ! J&#039;omets de dire que malgré la dose réduite d&#039;MD la semaine dernière, sa main dans ma nuque m&#039;avait secouée de plaisir et certainement aussi de désir, que je tâchais bien d&#039;enterrer dans la foule du son.<br /><br />Puis on a un antécédent déjà, raides bourrés et défoncés aussi, ce qui pour moi avait expliqué la chose...mais si je ne me laisse pas de répéter ici sur le forum que c&#039;est souvent bien trompeur de tout mettre sur le dos des drogues, j&#039;ai du mal moi-même à ne pas endosser cette clé de lecture si facile pour me bander les yeux face aux ressentis plaisants d&#039;orgasmes décousus.<br /><br />Si je crois donc dans la démystification du sexe, je suis de l’avis que dans cette vie entravée par les galères pas choisies, toute forme de plaisir (encore plus si partagée) est une partie intégrante de la lutte contre les élans mortifères et aliénantes du capitalisme et de son monde. Et cela peut aller des drogues, à la musique, à la découverte de la beauté de paysages et des personnes, de bouffe transcendante et, aussi, d’une partie de jambe en l’air ! Car oui, ça fait bien partie des choses que je kiffe dans la vie.<br /><br />Après, comme je le (re)découvrirai une fois de plus, quand la confiance et la même longueur d&#039;onde sont là, le partage ne peut être que plus puissant et plaisant.<br /><br />Revenons à nos assiettes non encore terminées. Nous bossons tous les deux le lendemain matin, mais je ne sais pas comment on arrive à ne pas se faire angoisser par le temps qui tourne. Personnellement, je garde juste l&#039;impression d&#039;un moment figé et à la fois incroyablement dynamique, heure dilatées à la fois dans leur douce lenteur et insouciance à ne pas les voir passer. Mais c&#039;est &quot;la&quot; drogue ça...peut-être, je ne sais pas, je n&#039;ai pas de comparaison.<br /><br />Car à la base, l&#039;histoire que je voulais raconter, sans être un trip report était ma première au 2cb.<br /><br />En vrai, déjà ça commence mal, par mon incroyable qualité à ne jamais trouver ce que je cherche. Ce qui, certainement, dans certaines occasions, augmente la frénésie de la trouvaille. <br />Bref, là je me maudis d&#039;avoir parlé d&#039;un pochon que je n&#039;arrive pas à trouver.<br />Je commence par ressortit le contenu de tous les tiroirs de la commode. Je trouve la copie des clés de chez moi porté disparue depuis plusieurs jours, mais aucune trace du cachet.<br /><br />Une nouvelle bouteille entamée après, j&#039;arrive à mettre les mains sur le petit sachet convié.<br />Hésitation sur les dosages, les temps d&#039;actions, les effets. C&#039;est limpide, facile et rassurant comment on trouve un accord simple et on décide de partir dans l&#039;aventure. <br />Petit set d&#039;une dj techno qu&#039;il avait appréciée quelques teufs en arrière, on se partage le cachet et on le gobe simultanément.<br /><br />Le plan est simple : on sort le gâteau du four et on se fourre au lit.<br />Je me rends compte que tellement je n&#039;avais pas anticipé cette escapade que je navigue depuis un jour dans la sueur de mon entrainement de boxe et mes draps humides sont tous sauf que propres. Il n&#039;a pas l&#039;air de bien en tenir rigueur. J&#039;insiste quand même pour me prendre une douche, histoire d&#039;adoucir la peau et de réchauffer mes membres glacés (frissonnade inexplicable depuis la matinée).<br />Pendant que l&#039;eau coule, je me dis que j&#039;ai peut-être tout raté avec cette histoire de douche : ça se trouve les effets du 2cb vont disparaitre à cause de la chaleur et l&#039;excitation va se noyer dans l&#039;attente.<br /><br />Rien de plus faux. Déjà en montant les escaliers, je ressens une perception différente des couleurs, légers halos brillants derrière les choses...et quant aux ressentis physiques, j&#039;arrive à peine à garder un enchainement chronologique d&#039;instants les plus intenses les uns que les autres.<br />Emmêlement direct de membres dont la chaleur monte proportionnellement aux effets réciproques de deux corps qui s&#039;effleurent de plus en plus près, jusqu&#039;à fondre dans un seul et unique cri et secousse de plaisir extrême. Les gestes s&#039;enchainent, mélange continuel de fluides et plaisirs, touches vivifiantes et électriques, tellurismes corporels entortillés sans plus besoin de définir d&#039;autres sens qu&#039;un apaisement et une excitation profonde.<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1702/c-by-nc-sa-2023-cependant.jpg" alt="CC BY NC SA 2023 Cependant" title="CC BY NC SA 2023 Cependant" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:360px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Ce n&#039;était pas la première fois que je vivais une nuit de passion endiablée, bestiale et câline où tout est laisser-aller et les seules choses qui comptent sont le propre et autrui plaisir. Les deux demeurent inséparables dans des moments d&#039;osmoses orgasmique, l&#039;autre y est bien pour beaucoup et difficilement interchangeable, à chaque fois ses spécificités particulières...et ça faisait un moment que je n&#039;avais pas ressenti mon corps crier sans même réfléchir aux voisins, sans que plus rien ne compte à part ce qui se passe dans cette chambre, si froide il y a à peine quelques heures et si bouillonnante pendant ces instants brulants.<br /><br />J&#039;ignore combien de fois on recommence et combien je jouis et combien il jouit. Tout est jouissance, y compris le temps qui perd de son sens, dans des instants plus puissants que la plus forte de bases de crack. Et puis le matin se rapproche, les muscles tremblent d&#039;un infini relâchement d&#039;électricité fluide, jusqu&#039;à qu&#039;on s&#039;endort après avoir échangé paroles et rigolé.<br /><br />Le matin arrive, on repousse le réveil jusqu&#039;au café que j&#039;arrive à sauter du lit pour préparer (enfin par rapport aux standards de mes derniers matins) malgré le peu d&#039;heures de sommeil.<br /><br />J&#039;ignore si et quand il y aura une autre fois. J&#039;ai du mal à imaginer comment ça pourrait être mieux que la magie de cette soirée. Mais je m&#039;en fais pas, cela m&#039;a bien suffi pour interrompre une loi des séries qui me poursuivait, me recharger les batteries de la confiance et du plaisir dans la beauté des autres. Les instants vécus sont incommensurables pour ce qu&#039;ils ont été, sans besoin de projections ultérieures. J&#039;espère que j&#039;ai pu donner autant que j&#039;ai reçu, autant de courage pour faire face aux difficiles moments qui s&#039;étalent.<br /><br />Je n&#039;ai qu&#039;à tourner la page et voir les couleurs d&#039;automne à l&#039;horizon, comme le tour dans ce parc dans ce dimanche de repos. Et tout cela m&#039;a servi pour recharger en légèreté et ne pas sombrer quand mon téléphone a sonné et une voix bien trop familière s&#039;est présenté au-delà du fil...&quot; tu n&#039;as pas 20 balles ? &quot;<br /><br />Je crois bien que ces vingt euros je vais les garder pour acheter ma came à moi. Je finis le billet que je lis le message que je voyais clignoter et je ne voulais pas ouvrir par peur que ce soit l&#039;énième relance. On me propose une came superbe, à plus de 40% d&#039;héro et environ 50% d&#039;autres alcaloïdes. Enfin, j&#039;ai mes plans dans cette ville. Petite parenthèse dans des dédales qui me rappellent ceux des villes méditerranéenne, les tags en plus et la mer en moins (mais la nuit, tous les chats sont gris et les vagues sont noires).<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1702/c-by-nc-sa-2023-cependant1.jpg" alt="CC BY NC SA 2023 Cependant" title="CC BY NC SA 2023 Cependant" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Il ne reste qu&#039;à voir demain que ce ne soit pas la carotte. Il ne restera qu&#039;à voir ces prochains temps si l&#039;énergie, partagée ou pas, pourra continuer à me porter contre vents et marées.<br /><br />Pour construire un radeau ou un voilier, ce sera l&#039;hiver prochain à avoir le prochain mot !<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />[1] Les ouvriers des luttes dans les usines italiennes des années 70 devaient en être aussi...<br />À ce propos, je ne peux que renvoyer au chapitre Anne Coppel, &quot;Le temps des pionniers (1964-1974)&quot;, page. 60, dans La catastrophe invisible, pour une histoire sociale de l&#039;héroïne, sous la direction d&#039;Anne Coppel, Michel Kokoreff, Michel Peraldi, Éditions Amsterdam, Paris, 2018, 653 pag., où elle parle des revendications &quot; Nous voulons tous&quot; et de la première diffusion de la came.]]></description>
<slash:comments>14</slash:comments><pubDate>Mon, 11 Dec 2023 01:31:23 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Histoire d'un détournement d'une pipette de tercian / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Histoire-d-un-detournement-d-une-pipette-de-tercian_6975_1.html</link>
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<description><![CDATA[Il y a quelques années, j&#039;avais des problèmes de crises d&#039;<a href="https://www.psychoactif.org/blogs/ma-tete-sans-soleil_3326_1.html#b3326" target="_blank">angoisses récurrentes</a> et une <a href="https://www.psychoactif.org/blogs/Il-faudrait-que-je-dorme_3620_1.html#b3620" target="_blank">insomnie rebelle</a>.<br /><br />À l&#039;époque, je ne prenais des opiacés qu&#039;irrégulièrement. C&#039;était des douces parenthèses apaisées dans une mer noire d&#039;encre.<br /><br />Mon psychiatre, persuadé que mes problèmes découlaient de ma vie précaire, me propose du tercian pour m&#039;endormir. Pour lui, c&#039;est un inducteur de sommeil. Pour moi, tout l&#039;inverse : il ne me berce pas, mais je peux garder mon sommeil pendant la nuit (et parfois pendant la journée les yeux collés, mais ça c&#039;est une autre histoire).<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1658/un-flacon-de-tercian-avec-sa-fameuse-pipette.jpg" alt="Un flacon de tercian avec sa fameuse pipette" title="Un flacon de tercian avec sa fameuse pipette" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:210px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br />Je teste et je m&#039;aperçois de l&#039;intérêt limité de la molécule pour moi.<br /><br />Avec le temps, j&#039;en découvre des utilisations plus appropriées dans mon cas. Il est bien utile les nuits de manque : les symptômes disparaissent et je peux m’assommer lourdement ; il a une certaine utilité pour les descentes de stims (malgré le fait que je psychote sur les effets cardiaques) ; il m&#039;aide à gérer mon angoisse le lendemain d&#039;une prise.<br /><br />Bref, c&#039;est quand même une balle dans mon arsenal d&#039;auto-médication n&#039;<em>importequantesque</em> (mais bon, on est tox ou on ne l&#039;est pas :flag: ).<br /><br />Je le prends avec moi dans mes périples. Présence assommantement rassurante.<br />Je m&#039;extirpe du confinement en prenant une route qui défile comme un ruban sans encombres. Je traverse des départements et je me retrouve dans un bled pommé entre les collines et les montagnes.<br /><br />Le printemps explose. Mon cœur pétille car ma fugue m&#039;amenait voir mon amoureux (enfin mon deuxième amoureux, car avec la première j&#039;avais passé presque tout le confinement -- c&#039;était un moment d&#039;extase polyamoureuse, à me sentir légère et comblée, dans le partage). <br /><br />C&#039;était doux et chaleureux, même si les souvenirs exacts s’estompent. Je ne sais plus pour quelle raison, je sors le flacon de tercian de mon sac. Je me rends compte que j&#039;ai oublié la pipette doseuse. On a pas de seringues. Mon amoureux, bien entamé à l&#039;alcool, a la brillante idée d&#039;en boire au goulot. Il dort pendant plus de 15h de suite, en se réveillant dans un état qui devait être très proche du mien aujourd&#039;hui quand j&#039;ai ouvert les yeux après m&#039;être abandonnée à 300mg de pregabaline sans tolérance (sensation de faire de la plongée sous -marine dans mon appart, sensation de flotter presque en ôtant la gravité, tout en ayant un voile lourd sur les yeux et les neurones).<br /><br />Dans un élan de Rdr, je me dis que la pipette est quand même un outil pratique, voire essentiel. Je me dirige donc, attestation en poche, à la seule pharmacie du village.<br /><br />Croix verte, couleur d&#039;espoir. Dans le regret de ne pas pouvoir demander une boite de verts cachets de néo (l&#039;interdiction était encore toute fraîche dans ma tête), bien que j&#039;omette l&#039;épisode d&#039;abus, j&#039;explique la situation. Mon docteur m&#039;a prescrit quelques gouttes de tercian au coucher, mais j&#039;ai perdu la pipette doseuse. Pourraient-ils pas me fournir un instrument compatible ?<br />La demande est réceptionnée avec beaucoup de scepticisme. C&#039;est mes cheveux ébouriffés, mes yeux agrandis et mes pommettes rougies par les orgasmes à leur faire peur (ou mes petites pupilles après l’énième trace de came) ?<br /><br />Ils veulent mon ordo (que je n&#039;ai pas avec moi, malgré l&#039;attention que je donne à ces petits papiers tamponnés). Ils ne peuvent pas me donner de pipette autrement.<br />J&#039;explique qu&#039;il est bien dangereux ne pas pouvoir doser un médicament qu&#039;il m&#039;est prescrit à quelques gouttes...« Oui mais vous savez, on en peut pas faire autrement...».<br />Je leur demande donc une seringue d&#039;un millilitre pour pouvoir doser mon médicament.<br /><br />La pharmacienne argumente qu&#039;un millilitre de tercian n&#039;a pas le même volume qu&#039;un millilitre d&#039;un autre liquide. L&#039;explication me semble foireuse. Un millilitre c&#039;est un millilitre...<br />Bref, je demande s&#039;ils préfèrent que j&#039;en boive au goulot et que je ne me réveille plus.<br /><br />Ça y est, ça les a convaincus. Elle va chercher une seringue, mais elle me dit « j&#039;enlève l&#039;aiguille quand même hein ! », en me regardant de travers et en sous-entendant au regard que comme ça je ne ferais pas de connerie. Bien sûr je m&#039;en fous de ne pas avoir l&#039;aiguille, moi je cherchais une pipette de tercian. Et puis même, si j&#039;avais voulu une seringue, j&#039;aurais demandé une steribox, je ne me serais pas fait chier à demander une pipette (car si j&#039;avais voulu me shooter et je me retrouvais avec un doseur de tercian j&#039;aurais eu l&#039;air con !).<br />Comment pourrais-je détourner une pipette de tercian ??<br />Faut arrêter de voir des usages détournés partout...<br /><br />Au moins, c&#039;est ce que je pensais à l&#039;époque.<br /><br />Car l&#039;autre jour, je suis dans une ville portuaire de vent et populaces. Je passe une semaine dans les vagues, dans un cadre splendide de falaises et eaux turquoise.<br />Je me lance dans un sport aquatique de tramontane et prouesses.<br /><br />Je savoure mon appart itinérant, les réveils à l&#039;aube dans le port et les couchers de soleil sur l&#039;horizon. Je suis mon traitement, en le baissant sans me rendre compte. Je suis heureuse et mes épaules bronzent. <br />Un ami un poil trop insistant me rejoint. Voile de prises de tête dans un cadre magnifique, de petits bars à l&#039;ancienne vue sur les paquebots. Les anciens font du <em>boat-spotting</em> (car dans le bouquin, défoncés, ils n&#039;avaient mieux à faire que traîner à la gare regarder les trains passer -- enfin aussi à pécho leur dose dans les mêmes lieux ferroviaires), arrosés aux calvas et aux joints, en blablatant sur les navires qui passent.<br /><br />Moi ça m&#039;emmerde les liens qui étriquent, je ne peux pas supporter la pression qu&#039;on me met. Amoureuse, je peux parcourir des kilomètres entiers, mettre en sursis toute ma vie, m’abandonner à des dépendances qui ne sont pas les miennes, bouleverser mes programmes, mais il faut pas me le demander, car pour moi ça ne marche pas comme ça. <br /><br />Liberté de libellule à fleur d&#039;eau, je suis fidèle et constante, mais pas de contrat à me contraindre ; surtout si ça ne correspond pas à ce que je ressens.<br />Je l&#039;explique dans des soirs d&#039;été à l’arôme acre de trop d&#039;alcool bu. Pilule difficile à avaler, mais il reste avec moi, même si je ne peux pas lui fournir ce qu&#039;il recherche.<br /><br />Non pas femme de marin, mais femme dans une mer amère de purin.<br />Je n&#039;attends rien, dans la houle et les vagues je garde le cap ; par les courants je me laisse porter.<br />Serais-je un matelot ayant un partenaire dans chaque port de mes multiples vies ?<br />Non, je ne papillonne pas. Je suis juste polytoxicomane aux multiples sensations. Même celles jamais ressenties parfois voltigent sur ma tête. Mais je n&#039;ai aucune attente.<br /><br />comme la douce héro qu&#039;on s&#039;envoyait<br />je dors avec lui sans le toucher, je ne sais plus quoi penser de cette douceur qui affleure à nouveau.<br />Le cœur est là, la tête ne voudrait pas et le corps se liquéfie.<br /><br />comme de la coke fumée qui me gifle sans que je comprenne<br />je me déchaîne au lit, je flippe de l&#039;ocytocine que je ne voudrais pas qui m’enchaîne.&nbsp; Le cœur ne suit pas, la tête profite et le corps s&#039;emballe.<br /><br />comme une tisane de pavots<br />j&#039;écoute les rêves liés aux passés, une étreinte moite, lisse qui enlie des horizons incertains.<br />le cœur y était, la tête se questionne et le corps s&#039;éloigne.<br /><br />Bref, je disais, j&#039;étais là bas, shootée par l&#039;océan et le flottement sur la houle.<br />Mon stage s&#039;arrête, je pars en ville rejoindre des potes.<br /><br />Je vois direct de ses yeux plus bleus que la mer que ses pupilles sont bien trop petites. Elle me dit, viens je t&#039;offre une trace de blanche.<br />Came granuleuse, aux nuances crémeuses, dans un appart ventilé pour chasser la chaleur incessante. Vin blanc à arroser les retrouvailles. Elle me conseille d&#039;en prendre qu&#039;en peu, car ça tape bien.<br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse1.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.Wft2Ph2gdrVn1Ww3DvzD7gHaEL%26pid%3DApi&amp;f=1" alt="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse1.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.Wft2Ph2gdrVn1Ww3DvzD7gHaEL%26pid%3DApi&amp;amp;f=1" style=""&nbsp; title="Il y en avait pas autant !" /><br /><br />Puis on ressort en ville, elle pique du nez en s&#039;affalant sur un banc, dans les euphorbes et les échinacées dans les bacs. Euphorique par moments, elle est étonnée que moi je ressens à peine un truc. Demain elle a un train pour rejoindre son amoureux clandestin de l&#039;autre côté de la France. Elle doit se coucher et veut rentrer. Je la suis. Sur le chemin, elle me dit qu&#039;elle va me donner le reste du képa car elle en veut pas. Étonnée, j&#039;accepte de bon pas cette proposition. On marche dans les rues aux lumières des échoppes. En bas de chez elle, elle me file son petit alu rempli de la crème en cailloux. Elle me prévient que la chaleur ça la fait agglutiner et devenir pire que du speed à tracer.<br /><br />Je rentre dans ma maison à roulette, restée toute la journée sous le soleil. Le thermomètre explose, l&#039;humidité des souffles rend l&#039;atmosphère tropicale.<br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Flive.staticflickr.com%2F5653%2F23119461256_a41ca4b327.jpg&amp;f=1&amp;nofb=1" alt="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Flive.staticflickr.com%2F5653%2F23119461256_a41ca4b327.jpg&amp;amp;f=1&amp;amp;nofb=1" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />Le cadre n&#039;est pas vraiment idyllique, mon front goutte de sueur et mon débardeur s&#039;empreigne de transpi. Je ne me sens pas de me faire une trace en pleine ville, même si j&#039;ai déjà pratiqué maintes fois devant des entrées, dans les antres d&#039;un parking ou sur des marches d&#039;un parc. Mais le vent chaud qui balaie les trottoirs m&#039;en dissuade.<br />Je sors un bouquin et les cartes prédisposés pour. Je prépare ma paille. Et je sors le caillou. Je commence à vouloir l&#039;écraser...<br /><br />Et là, des petits boudins jaunâtres qui ne font rien d&#039;autre que se colorier à l&#039;encre du livre. Ils s&#039;agglomèrent entre eux. C&#039;est un peu comme vouloir faire des traces de parmesan. Ça reste collé à la carte, sans jamais rapprocher une poudre sniffable.<br /><br />Flash-back encore dans le déballement de nos derniers képa au retour d&#039;un voyage. Perdus en pleine campagne et presque en chien, dans l&#039;impossibilité de me faire une trace avec une came blanche. Cette fois là, j&#039;avais persisté, têtue et hâtive de masquer le manque qui pontait son nez. J&#039;avais fini par tout éternuer, tellement les boudins ne prenaient pas du tout la forme d&#039;une ligne.<br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse4.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.LefmgVP-N_fWUjTZecNLRAHaEE%26pid%3DApi&amp;f=1" alt="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse4.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.LefmgVP-N_fWUjTZecNLRAHaEE%26pid%3DApi&amp;amp;f=1" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />Cette fois, je ne ferais pas la même erreur. <em>Errare humanum est</em>, pourtant.<br />Cette fois, je vais trouver une solution. Je regarde mon sac et je m&#039;aperçois de l&#039;avoir vidé de tout mon matos Rdr. Mon MAD n&#039;y est pas et aucun autre outil. Eh merde.<br />C&#039;est samedi soir, chercher une pharmacie ouverte pour demander encore du matériel qui me délivraient dans des regards hautains, non merci (surtout le temps de trouver...sans appeler le commissariat pour avoir le numéro, etc).<br /><br />Je regarde mieux parmi mes affaires, je ne trouve rien. La mince couche d&#039;alu troué dans laquelle était emballé le maigre caillou peut servir de support pour un dragon, mais bon, c&#039;est censé être de la blanche quoi...Je cherche un pulvérisateur nasal, mais je me rends compte que même si le trouvais, sans filtre, je risque juste de le boucher.<br />Si la biodispo de la came n&#039;était pas merdique, je me serais fait un para.<br />Je tourne en rond dans ma tête, les moins moites par la chaleur et l&#039;affolement.<br />Puis, j&#039;y pense.<br /><br />La pipette de tercian !<br />J&#039;ai une pipette de tercian !<br />Et bah, voilà, je prends ma came et je la mets dans une cuillère.<br />Je la chauffe au premier briquet venu qui n&#039;est pas tempête et encrasse mes doigts et la table de noir. Elle se dissout doucement au bouillonnement de l&#039;eau (que bien sûr n&#039;est pas de l&#039;eau PPI, ni du sérum phy). Le liquide prend une teinte dorée. Mais putain, une grosse cuillère n&#039;est pas une cup, alors le liquide reste bouillant pendant un temps qui me semble infini. Je jongle avec mon équilibre la cuillère à la main avec presque toute ma came dissoute dedans. Je trépigne en espérant que dans ce four de chaleur mon liquide rejoigne la température corporelle. Je la touche avec un doigt et ça m&#039;ébouillante encore. Je n&#039;ose pas y souffler dessous. Il n&#039;y a rien d&#039;autre qu&#039;attendre.<br />Au bout d&#039;un moment, le test de mon auriculaire me signifie que, même si ce n&#039;est pas froid, le liquide est bien acceptable pour entrer dans un corps humain.<br />Je prends la fameuse pipette et j&#039;aspire tout le liquide.<br /><br />Je frôle la catastrophe en voulant trop en mettre. Le piston a failli se désemboiter, mais je m&#039;arrête à temps.<br /><br />Je me couche donc sur ma banquette au milieu des coussins. Je baisse mon short et je me l&#039;envoie en plug.<br />Contrairement aux autres fois où j&#039;avais pluggué, le liquide est chaud et je ne le sens pas vraiment s&#039;infiltrer. Détail pas très glamour, mais je me souviens de ne pas avoir été aux toilettes de la journée. L&#039;effet n&#039;est pas immédiat et fort comme je le pensais.<br /><br />Mais la défonce arrive, la nuit se colore d&#039;ocre, je sors de ma fournaise et on part à la recherche d&#039;un snack (qu&#039;on trouvera à trois heures du mat).<br /><br />Elle avait raison la pharmacienne, on peut « détourner » même une pipette de tercian.]]></description>
<slash:comments>9</slash:comments><pubDate>Wed, 27 Jul 2022 20:56:37 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[dix ans et 365 jours de trop / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/dix-ans-et-365-jours-de-trop_6812_1.html</link>
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<description><![CDATA[Il y a treize ans. C&#039;était une nuit sans étoiles, le troisième jour d&#039;un festival punk bien chargé en toute sorte de produits. Un moment hors du monde, dans une vallée minière qui noircit les narines, sous des chapiteaux ingénieusement parés à l&#039;arrache, des sculptures de soudures de récup, un univers où tout est possible parmi les camions réaménagés qui ont traversé la terre. <br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://cdn.pixabay.com/photo/2018/05/12/15/37/coal-3393682_960_720.jpg" alt="https://cdn.pixabay.com/photo/2018/05/12/15/37/coal-3393682_960_720.jpg" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />C’était avril, les amphet ne tiennent pas chaud ; après trois jours, plus assez d&#039;énergie pour pogoter dans la sueur lysergique qui suinte l&#039;alcool. Un brasero chauffe d&#039;étincelles un coin de prairie. Refroidie, je m&#039;y dirige. Assise, plus aucun souvenir d&#039;où surgit-il. On se retrouve autour du feu, la dopamine aidant, les mots coulent. Il ne me racontera qu&#039;après que c&#039;était sa première à l&#039;MD, alors forcément c&#039;était un peu magique. Pour moi, ni les prods ni les rencontres n&#039;étaient une découverte, mais&nbsp; toujours un plaisir. On chuchote autour des flammes, je n&#039;ai plus un souvenir exact de quoi on a parlé, il m&#039;a dit qu&#039;on s&#039;était racontés nos vies. je me souviens que j&#039;étais enflammée d&#039;un désir diffus, mais la descente de speed pointait son nez et même le froid n&#039;était pas un prétexte suffisant pour se rapprocher. <br /><br />Sombre passe pour moi, désabusée d&#039;une relation qui me gangrenait avec ses non dits et une pénétration non voulue dans les entrailles. Mais, les silences et les souffrances balayés par l’atmosphère magique, je sentais l&#039;envie réciproque dans l&#039;air.&nbsp; Cependant, mon manque de sûreté chronique m’en empêchait d&#039;y croire. Le matin avait fini par arriver, le ciel s&#039;était éclairci et un pote à lui était apparu. Ils s&#039;étaient barrés, moi je m&#039;étais replongée dans le magma des gens à la recherche d&#039;autres potes et d&#039;une énième trace.<br /><br />Nos routes avaient bifurqué et, dans mes nuits d&#039;insomnies, je gardais la sensation que ça n&#039;avait servi à rien d&#039;attendre sinon de me tendre en vain dans le possible de l’adrénaline ouatée, des caresses non données, de l’énième château en l&#039;air qui s&#039;estompe dans les nuages d&#039;une nuit fraîche et limpide. et je me demandais sans cesse si c&#039;était moi à m&#039;effrayer de ce qu&#039;il aurait pu être, ou, c&#039;était toujours moi qui esquissait des images que j&#039;inventais sans aucune raison d&#039;être.<br /><br />Un an plus tard, je le recroise par hasard le lendemain d&#039;une teuf, il me demande si je me souvenais de cette soirée lointaine et il me dit que lui il y avait beaucoup pensé . Je joue la distance et, droguée par l&#039;incertitude, je m&#039;entends répondre que c&#039;est facile de parler la nuit avec une poudre acide dans l’œsophage, éreintés et altérés autours d&#039;un feu d&#039;étoiles.<br /><br />On continue de se croiser «comme si on se connaissait pas», un trajet les rayons de soleil dans les cils, je me souviens des sourires et des regards dans la cabine du camion à contre jour, entre la lumière et la poussière en suspension.<br /><br />Dix ans après...Quelle drôle de route on a parcouru pour nous retrouver dans la même rue ? Incroyable lien fait de regards et sourires, même si cette fois, ses longs cils noirs m&#039;ont caressé sans métaphore.<br /><br />Après cette première nuit, j&#039;étais prête à que tout revient comme avant -mais jamais rien n&#039;est comme avant. Quelques pensées pour ses longs cils et ses sourires, mais pas vraiment intentionnée à recommencer. Pas de texto ni rien. On trace. Puis je reviens, puis il revient. <br /><br />Des kilowatts d&#039;électricité me traversent. Je le cherchais, en trouvant des prétextes pour le retrouver, même en regardant un sombre thriller suédois. Je me revoyais adolescente. <br />Fourmillement invasif dans mon être, mais je m&#039;en sors. <br /> Les gens petit à petit partent dans leurs camions, la picole fini vite et il n&#039;y a rien d&#039;autre (c&#039;est la fin du mois pour tout le monde). Sans calcul, mais pas par hasard non plus, on se retrouve côte à côte sur le canap&#039; au milieu des chiens. On commence à s&#039;effleurer les mains en jouant, on finit à moitié endormis en se serrant dans les bras. Je sais pas trop quoi faire, je voudrais juste que le temps s&#039;arrête. Le canap c&#039;est pas top, lui n&#039;est pas épais, mais on est à l&#039;étroit. Il y a encore des gens qui passent, je ferme les yeux, les mains dans sa barbe. C&#039;est juste tout doux.<br />J&#039;hésite, mais quand il me tend la main en me proposant d&#039;aller chez lui, je sens bien que j&#039;avais attendu ça depuis un moment. Sans oser l&#039;admettre, sans le dire, mais en faisant tout pour que ça arrive.<br />La nuit passe vite, je m&#039;aperçois que de sa fenêtre on voit pas les lampadaires mais Orion briller dans le ciel. On se lève pour écouter du rap que c&#039;est six heures du mat. Je me stresse sur l&#039;heure, je voudrais juste ne pas y donner de l&#039;importance, on retourne dans sa chambre, sur le matelas sans draps, les rtp aux coins du lit et la table de nuit qu&#039;on a renversé. <br />il ferme les volets, mais je vois bien à un moment que la lumière filtre et le jour se lève. Je pourrais pas dormir sans un lysanxia et pas à côté de lui. il m&#039;attend dans le jardin des voisins le temps que j&#039;aille chercher une plaquette, on se serre dans les bras en s&#039;embrassant et son espèce de peignoir en polaire troué ne fait qu&#039;amplifier la douceur.<br /><br /><br />C&#039;était il y a trois ans.<br /><br />Deux années merveilleuses. De passion, amour, voyages, musique, sexe, drogue et rock&amp;roll. Entente et partage, rêves ensemble...<br /><br />Puis...<br /><br />Il y a un an, c&#039;était le 17 avril.<br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://cdn.pixabay.com/photo/2018/06/22/19/47/trauma-3491518_960_720.jpg" alt="https://cdn.pixabay.com/photo/2018/06/22/19/47/trauma-3491518_960_720.jpg" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />Un tournant douloureux. Inexplicable à mes yeux.<br /><br />Je n&#039;avais rien vu venir. Perchée sur mon nuage de kilomètres et caresses, deux soucoupes en forme de cœur dans les yeux.<br />J&#039;avais jeté sans hésitation mon ancienne vie avec l&#039;eau du bain, happée par le tourbillon d&#039;une nouveauté fusionnelle. Osmose embaumante.<br /><br />Puis, tout d&#039;un coup, une nuit froide où je voudrais dormir. Lui, bourré depuis deux jours non-stop, écoute du son et m&#039;interpelle dans notre pièce qui n&#039;a d&#039;espace que pour le matelas.<br /><br />Comme une foudre dans un ciel d&#039;azur, à l&#039;aube, ça éclate.<br /><br />Une explosion d&#039;un fracas terrible. Je ne comprends plus rien. Plongée dans un bad trip effrayant. Je perds ma boussole, tout se dérègle. Je suis pommée, blessée, tétanisée de surprise. Un tremblement de terre émotionnel. Je me retrouve au sol, le visage écorché dans le gravier. Secousses dans mon être. <br />Tout s&#039;écroule, s&#039;effrite et part en miettes. Tout m&#039;échappe. Aucun contrôle sur un pétage de plombs que je me prends en pleine gueule.<br /><br />J&#039;y voyais pourtant déjà clair. Il ne sert à rien croire aux promesses. Je n&#039;arrive vraiment pas à comprendre, impossible de faire comme si de rien n&#039;était.<br />J&#039;exprime mon angoisse, ma déception, ma douleur. Je la ressens clairement au-delà de l&#039;imbroglio de sentiments contrastants.<br /><br />J&#039;ai perdu mon innocence légère. Un poids opprimant m&#039;écrase dans un gouffre d&#039;où il n&#039;y a plus d’horizon. Je n&#039;arrive plus à sourire. Des larmes perlent mes paupières.<br />Mes amies et complices sont loin. Ici, je me tais dans une honte qui ne devrait pas être la mienne, je m&#039;épuise pour aller de l&#039;avant. Je passe juste pour la mal lunée de service. J&#039;ai perdu à jamais les étoiles qui scintillaient dans mes yeux. Ça creuse dans ma peau bleuie, comme de l&#039;acide caustique qui s&#039;infiltre en rouillant du métal jadis brillant.<br />Paroles et explications. Je ne peux qu&#039;y croire, tout en sachant que je me trompe.<br /><br />La sensation réelle d&#039;être tombé dans un cauchemar que jamais je n&#039;aurais cru possible.<br />Déçue de moi même pour ne rien avoir vu. Déçue de moi même d&#039;être encore aveugle.<br />Lumière aux teintes de bad trip. En deuil sans le savoir d&#039;un avant qui ne reviendra plus.<br /><br />Pourtant pourtant...impossible de tout arrêter sur le moment. À des milliers de miles dans la mer, loin de tous et tout, il ne reste que le choix de continuer la route ensemble et y croire encore. Je suis sceptique, mais amoureuse. Je veux y croire que ça ne arrivera plus jamais. Jamais ça ne se reproduira. Jamais je ne me suis autant trompée. Et au fond de moi je le savais.<br /><br />Un an d&#039;explosions à répétition dans un ciel serein. En persistant à croire aux excuses sincères.<br /><br />Ma santé se dégrade. Dérèglements hormonaux. Ça dégringole dans mon coeur et dans mes surrénales. Réveils difficiles, batteries à plat, fuite d&#039;énergie effrayante.<br /><br />À ceux qui font des comparaisons foireuses entre drogues et amours, aucune drogue ne m&#039;a jamais trahi autant. Aucune drogue ne m&#039;a jamais dit de m&#039;aimer pour me rabaisser plus bas que terre. Aucune drogue ne m&#039;a menacée, insultée, fait mal sous prétexte d&#039;amour.<br /><br />J&#039;ai posé mes limites. Reannoncées maintes et maintes fois jusqu&#039;à qu&#039;il s&#039;en aille.<br />Soulagée. Difficile mais nécessaire.<br /><br />Mais il n&#039;est jamais parti, en me suppliant à 4h du mat de ne pas le laisser à la rue.<br />Je suis trop gentille sauf envers moi même et je lui ai ouvert la porte.<br /><br />Puis je me suis cassée. <br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://cdn.pixabay.com/photo/2019/04/20/22/02/bouquet-4142843_960_720.jpg" alt="https://cdn.pixabay.com/photo/2019/04/20/22/02/bouquet-4142843_960_720.jpg" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />Là, il faut que je revienne, pour comprendre ce qui est encore vivant dans mes sentiments, si mes plaies se sont cicatrisées avec les kilomètres et le temps. Faut que je revienne pour arrêter d&#039;être l&#039;autruche voyageuse qui m&#039;a pourtant déployé les ailes ces temps-ci.<br /><br />Et à la place de ça, je mets le cap à nord et je repousse de 24h encore.]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Fri, 29 Apr 2022 15:39:51 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Kiwi et mozza / Le blog de cependant]]></title>
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<description><![CDATA[Sans complexes, je m&#039;aperçois, d&#039;un coup d&#039;avoir re-enchainé une session de trois semaines]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Wed, 27 Apr 2022 15:11:23 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[2000 messages et 4 ans ensemble :) / Le blog de cependant]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/2000-messages-et-4-ans-ensemble_6794_1.html</link>
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<description><![CDATA[:trompette::trompette!::trompette::trompette!::trompette:<br /><br />waouh, le temps ça passe vite !<br /><br />Surtout quand c&#039;est bien rempli ;)<br /><br />Et c&#039;est le cas ici, où les projets stimulants pullulent, les réflexions enrichissantes sont légion, les pratiques « bouleversantes » nombreuses...<br /><br />Je souhaitais fêter avec vous ce double anniversaire : 4 ans sur PA et 2000 messages !<br /><br />Incroyable d&#039;en être là aujourd&#039;hui : <br /><br />d&#039;avoir d&#039;abord arpenté les octets à la recherche d&#039;une vision moins enfermante et culpabilisante des consos - que j&#039;ai toujours porté en moi, mais difficilement partagé face à la réalité néphaliste, même de certains PUD -&nbsp; que j&#039;ai toujours poursuivie sans trouver les mots pour l&#039;exprimer<br /><br />les avoir trouvés, ici, avec un écrin où pouvoir déverser mes ressentis profonds, mes maux et mes joies<br /><br />puis avoir eu la chance de vous croiser au-delà des écrans et d&#039;intégrer cette merveilleuse équipe !!!<br /><br />Je ne sais pas ce que aurait été ma vie sans cet espace de partage et d&#039;informations.<br /><br />C&#039;est qui est sûr c&#039;est que je gagne en confiance en moi, je tire de mes expérience de vie le plus disparates et mes voyages artificiels une expertise qui n&#039;aurait pas la même valeur -ni la même lueur - sans les échanges avec vous !!!<br /><br />Quatre ans pas tous les jours faciles : certains jours merveilleux et d&#039;autres plus sombres, mais avec la sécurité constante de pouvoir échanger et se ressourcer sur cette plateforme, de pouvoir partager déceptions et énervement face à un système de santé qui m&#039;a méprisée en tant que PUD, de pouvoir trouver stratégies et confiance pour gérer comme je le souhaite ma conso.<br /><br />J&#039;espère qu&#039;on pourra encore parcourir ensemble des milliers de kilomètres vers un monde meilleur où, entre autre, les consos de drogues ne soient plus un prétexte pour affirmer inégalités et injustices...<br /><br />:coke-sniff:<br /><br />:pompom::trompette::trompette!::pompom::trompette:<br /><br />Un énorme grand merci à tous ceux qui se battent au quotidien pour cet espace et pour faire bouger les choses dans la réalité quotidienne des PUDs !<br /><br />À toute l&#039;équipe, à Pierre, à toutes les belles rencontres ici (vous vous reconnaîtrez ;)<br />à Plotch pour les échanges « sérieux »...<br /><br />merci :coeur:]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Tue, 29 Mar 2022 15:13:10 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ cependant ]]></dc:creator></item>
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