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<title>Le blog de Core a Corps / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Core-a-Corps_146351_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
<item>
<title><![CDATA[Réflexion sur le mouvement de la reconnaissance / Le blog de Core a Corps]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Reflexion-sur-le-mouvement-de-la-reconnaissance_4594_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff0000">Réflexion sur le mouvement de la reconnaissance après un cours sur la philosophie de Hegel</span></strong></p><p><br /><br />&nbsp; &nbsp;</p><p style="text-align: justify">Aujourd&#039;hui, un billet différent, pour ceux qui aiment la métaphysique.</p><p><br /><br /></p><p style="text-align: justify"><a href="javascript:;" onClick="this.nextSibling.style.display=((this.nextSibling.style.display=='none')?'':'none');" class="spoilera">Spoiler</a><span style="display: none;" class="spoilera">&nbsp;Les élucubrations qui vont suivre n&#039;ont rien à voir avec la philosophie de Hegel, si ce n&#039;est qu&#039;elles en reprennent certains aspects conceptuels.</span><br /><br />&nbsp; &nbsp;Qu&#039;est-ce que qui détermine si l&#039;on reste insensible, ou si l&#039;on compatit ? Qu&#039;un être humain puisse ressentir pour autrui l&#039;empathie, et quel autrui ?<br /><br />&nbsp; &nbsp;Autrui, c&#039;est l&#039;autre, le différent, l&#039;insemblable, l&#039;incompris. Autrui, c&#039;est la figure de la négation du moi, la négation de ma propre conscience, de mon intériorité, du rapport immédiat entre moi et moi-même. Autrui est une entité construite, qui ne se donne à voir que dans le mouvement de ma reconnaissance. Hors de cela, il n&#039;est qu&#039;un néant, dépendant de la totalité qui m&#039;est extérieure, celle que je perçois comme totalité indivisible composée de tout ce qui n&#039;est pas moi, tout ce qui n&#039;entre pas dans l&#039;être qui est le mien ; hors du lieu de ma pensée où seulement je suis adéquate à moi-même.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Hors du mouvement de la reconnaissance, autrui fait partie de cette extériorité que je perçois, tout relativement à moi, à l&#039;ego que je porte et qui reçoit des sensations diverses.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Il n&#039;y a que le soi qui puisse être adéquat à soi-même, hors de lui tout lui semble faire partie du monde de l&#039;effet, des qualités fluctuantes d&#039;un monde sans autre substance propre que lui-même.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Mais autrui sort de l&#039;altérité pure lorsqu&#039;il se donne à voir dans le mouvement intérieur de mon âme, lorsque je reconnais en moi l&#039;effort de vivre de cet autrui semblable au mien. Ainsi je tue le caractère inessentiel d&#039;autrui lorsque je le reconnais en tant que substance autre, existant en soi et pour soi. Je prends autrui dans sa singularité, son indépendance au monde et surtout son indépendance vis-à-vis du moi qui perçoit tout par et pour soi.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Comment fais-je cela ? C&#039;est en saisissant ma propre étantité, l&#039;irréductibilité de mon moi personnel que je saisis par là même celle qui lui est propre. En me saisissant moi-même, en définissant mes contours, mon exhaustivité et ce qui ne m&#039;appartient pas ; je fais d&#039;autrui l&#039;alter ego irréductible, sujet de ses propres prédicats, ses propres qualités que dès lors je ne saurais plus prendre pour miennes.<br /><br />&nbsp; &nbsp;C&#039;est là tout ce que fait l&#039;enfant lorsqu&#039;il apprend à se singulariser, à se distinguer lui-même de ce qu&#039;il perçoit hors de lui par l&#039;entremise de ses sens. Lorsque l&#039;enfant dit &quot;je&quot;, il émet la prémisse de sa reconnaissance future, s&#039;étant reconnu il prend conscience de sa finitude, son étantité propre toute à la fois est aussi celle d&#039;autrui. Cela semble paradoxal, ce mouvement qui désintègre autrui du soi, pour finalement le reconnaître en soi et lui faire place en tant qu&#039;alter ego que je reconnais comme moi-même ; dès lors je rencontre en lui cet être digne en soi.<br /><br />&nbsp; &nbsp;N&#039;est-ce pas contradictoire ? La véritable reconnaissance ne résiderait-elle pas justement dans une certaine absence de singularisation ? Dans un processus tout contraire à la distinction des substances ? Je ne le crois pas. Hors de ce mouvement de la reconnaissance qui nécessite la différenciation, ce que je reconnais d&#039;autrui n&#039;est pas une dignité propre, un sujet de droit en soi, je ne lui reconnais de dignité que la part que j&#039;accorde à mes propres accidents et qui dépendent du moi.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Comme il est impossible pour ma conscience d&#039;être aussi adéquate à ce que j&#039;assimile comme ces qualités-là qu&#039;à sa propre substance qui se trouve en rapport immédiat et constant avec elle-même ; je ne peux conférer à autrui, considéré alors comme accident du moi, toute l&#039;étantité indépendante que j&#039;accorde à moi-même. Le détachement de l&#039;ego qui prend tout pour soi est donc nécessaire pour reconnaître autrui comme une substance en soi.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Sur ces bases, où placer le commencement et la fin d&#039;autrui ? Autrui commence là où je reconnais l&#039;effort de vivre semblable au mien, là où se fait sentir la persévérance en l&#039;être, peu importe la rationalité où l&#039;intelligence dite de cette démarche. On a souvent attribué à autrui la caractéristique dominante d&#039;être conforme à l&#039;essence de l&#039;être humain (ou bien l&#039;essence de l&#039;homme, par une restriction traditionnelle) que l&#039;on dit être l&#039;âme. L&#039;âme, l&#039;esprit, la capacité rationnelle, symptôme de la conscience d&#039;être ou que sais-je.<br /><br />&nbsp; &nbsp;C&#039;est définir à l&#039;humain une essence restreinte, le détacher ainsi que toute forme de vie, et oublier par là même les handicaps qui peuvent altérer cette substance. Et qu&#039;est-ce qu&#039;une substance qui peut être altérée ? Rien de plus qu&#039;un accident parmi d&#039;autres, et donc inessentiel. Ainsi c&#039;est peut être une source d&#039;erreur que cette définition là - et la probabilité de cette erreur, bien qu&#039;on l&#039;accorde mince, est suffisante pour remettre au devant la question de la reconnaissance.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Je crois constater que la reconnaissance s&#039;étend au delà de ce qu&#039;on reconnaît comme intellect semblable à celui qu&#039;on s&#039;accorde. L&#039;empathie ne s&#039;arrête pas aux frontières de l&#039;humanité, on le voit d&#039;autant plus aux âges où le poids de la culture n&#039;a pas fait son effet. Ainsi l&#039;étantité reconnue à autrui est avant tout celle de son conatus, sa propre persévérance en son être propre, celle de tout être existant pour soi et porteur d&#039;une singulière puissance d&#039;être ; ce qui revêt le caractère commun de l&#039;essence des êtres vitaux.</p><p>]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Mon, 25 Mar 2019 10:20:23 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Core a Corps ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Sans titre / Le blog de Core a Corps]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Sans-titre_4590_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">J&#039;ai tout perdu de ce qui matérialisait l&#039;enfance. Mes écrits, tous, et le souvenir avec. J&#039;ai perdu <em>ses</em> écrits, ceux du moi qui était, ou plus exactement qui advenait à moi. Comment se souvenir d&#039;un soi qui n&#039;est pas là comme présence à soi-même ? Ce n&#039;est pas l&#039;autre, pourtant dans le sentiment tout se passe comme si ça l&#039;était, et cela est passé comme si j&#039;advenais tout en disparaissant. Mais je <em>n&#039;advenais</em> pas, je <em>devenais</em> plutôt : tous ces écrits formaient le tombeau de mon être et son métabolisme. Cette transformation lente et périlleuse où l&#039;âme s&#039;adapte à sa nécessité, apprend à s&#039;en saisir, à se mouvoir avec. A quelle nécessité intérieure l&#039;âme répondait-elle quand j&#039;écrivais enfant ? Est-ce que cette nécessité, se renouvelant toujours, s&#039;oublie nécessairement ? Assurément non, elle s&#039;éprouve quand même... Ineffable, désormais, mais toujours. <em>Et les traces du moi commettent leur essence en mon être</em>. Tout ce qui me matérialisait est perdu, mais ma forme subsiste. Sauver la forme, c&#039;est sauvegarder l&#039;essence, perpétuer l&#039;être en lui-même, harmoniser continûment ses éléments en cette unité nécessaire qui seule l&#039;occasionne à devenir encore. Si quelque chose venait altérer la substance, ce qui touche au fondement, par-delà toutes les contingences ; cela serait rompu.<br /><br />&nbsp; &nbsp; Et je voudrais écrire là ; répondre à cette nécessité intérieure qu&#039;imposent aujourd&#039;hui la douleur et le traumatisme. Je voudrais écrire là, écrire les explosions, les balles, les hurlements, la peur, pour que le souvenir reste en image ; le sang, l&#039;asphyxie et l&#039;angoisse irréels à présent. Il faudrait d&#039;abord que je puisse ranger mes souvenirs. En faire quelque chose de cohérent. Quelque chose qui aurait du sens. Quelque chose qui puisse s&#039;écrire. C&#039;est étrange. Il n&#039;y a qu&#039;un souvenir diffus. Pas confus, parfaitement clair ; mais diffus, comme si tout cela était arrivé en une fois, sans interruption, comme si j&#039;avais fait un long et terrible rêve, un rêve dont j&#039;ai le souvenir, mais dont le souvenir ne fait pas sens. Un rêve où l&#039;innocence paisible s&#039;est perdue, où je connais l&#039;angoisse, l&#039;angoisse de la mort. Lorsqu&#039;une feuille morte vole à ma hauteur, je sursaute et me recroqueville intérieurement, en proie aux images de ce chaos ambiant ; lorsque je ferme les yeux, je ne vois que du noir, avançant dans le gaz, une entité démente, qui tire à la volée. Je rêve de ce noir, entrecoupé de jaune, d&#039;explosions de toute part et de membres qui volent, je rêve de ce sang qui macule le sol, de ces supplications, ces appels à la mort. Je rêve de vous, agenouillés, défigurés, je rêve de matraques se déchaînant toutes seules, je rêve de ces rafles passées sous le silence, de ces blessés de guerre qui ne disent pas leur nom. Je rêve de ces gens courant, tremblant, qui regardent partout, qui se cachent le visage en hurlant &quot;ne tirez pas&quot;...<br /><br />&nbsp; &nbsp; Je ne veux rien perdre de ce qui matérialise l&#039;horreur, cette horreur ineffable, ces silences effroyables entrecoupés de cris. Et comme après le viol, où la mémoire trie ; je ne veux pas oublier la vérité vécue. Cette seule vérité m&#039;autorise à savoir, au fond de moi, malgré la honte et l&#039;interdit, la nature de mon traumatisme, et qu&#039;il est légitime. Mon cerveau tente de démentir ce qu&#039;il n&#039;aurait jamais pu concevoir, ce qu&#039;il doit désormais, pour sa propre sainteté, assimiler pour vrai ; et la répétition de ces actes déments les banalise en moi, banalise l&#039;horreur, banalise le sang, les explosions, la peur, l&#039;angoisse de la mort. La nécessité intérieure, aujourd&#039;hui me crie de l&#039;écrire, ce traumatisme, cette haine... de l&#039;écrire avant l&#039;oubli, avant la sélection de la mémoire, impuissante à mettre en ordre l&#039;incohérence même, à relater des faits insoupçonnés jusqu&#039;alors. Mais comment écrire ce que l&#039;on ne saisit pas ? Comment écrire un souvenir que l&#039;on ne reconnaît pas ? Comment écrire quatre mois d&#039;indécence ? Comment savoir écrire, ce qu&#039;on ne sait pas vivre ? L&#039;écriture ne peut se faire ici qu&#039;à hauteur de l&#039;incohérence vécue, je ne peux qu&#039;écrire ces bribes d&#039;éléments disparates pour qu&#039;ils ne se perdent pas ; je peux écrire ces balles, qui passent près du visage, je peux écrire la fuite sous la TNT qui explose de toute part, je peux écrire ces vieux, ces gosses recroquevillés, je peux écrire ce sang, partout, là, sur le sol, je peux écrire les chars, le poison qui en sort, je peux écrire la mort, et la haine dans les yeux de chacun... Ces événements terribles ont commis leur essence en mon être ; et je pleure chaque jour ces victimes innocentes qu&#039;on ne reconnaît pas...<br /><br /><br />&nbsp; &nbsp; 18 semaines<br />&nbsp; &nbsp; des milliers de blessés<br />&nbsp; &nbsp; des centaines de mutilés<br />&nbsp; &nbsp; 1 décès<br />&nbsp; &nbsp; 224 blessures graves à la tête<br />&nbsp; &nbsp; 22 éborgnés<br />&nbsp; &nbsp; 5 mains - 1 pied arraché.e.s<br /><br /><br />&nbsp; &nbsp; <a href="javascript:;" onClick="this.nextSibling.style.display=((this.nextSibling.style.display=='none')?'':'none');" class="spoilera">Spoiler</a><span style="display: none;" class="spoilera">&nbsp;C&#039;est la première fois que mon écriture, chancelante, se pose là-dessus... Ce fut dur, alors, s&#039;il vous plaît, n&#039;entreprenez pas de débat politique dans les commentaires... J&#039;écris cela ici car PA est un espace que je trouve safe, généralement sans jugement et où l&#039;on peut trouver du soutien... et le pseudonymat me permet de m&#039;exprimer avec davantage de sincérité qu&#039;ailleurs...</span></p><p>]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Sat, 23 Mar 2019 13:09:54 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Core a Corps ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Tumultueuse réappropriation du moi - 7 JOURS / Le blog de Core a Corps]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Tumultueuse-reappropriation-du-moi-7-JOURS_4506_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Bonjour à tous et toutes en cette si jolie journée,<br /><br />Aujourd&#039;hui, je me suis levée avec l&#039;envie de faire le point, et de vous faire partager mon avancée en ce qui concerne ma relation aux pétards. Il s&#039;en est passé, des choses... Ce post risque d&#039;être long, décousu, et de porter sur pleins de choses annexes à ma consommation, vous êtes prévenus !<br /><br />Petit résumé pour celles et ceux qui ne m&#039;ont jamais lue (et même pour les autres, car je crois avoir envie de me livrer un peu plus qu&#039;à l&#039;accoutumée) :<br /><br />Je suis une jeune étudiante de bientôt 19 ans, ayant commencé à fumer du tabac et des bédos à l&#039;âge de 11 ans, en classe de 5ème exactement. A l&#039;époque, mon chez-moi était synonyme de peur, de relations conflictuelles et de silence. N&#039;ayant pas d&#039;endroit pour me sentir en sécurité, je passais beaucoup de temps dehors. J&#039;ai donc commencé à fumer de manière naturelle, tout simplement parce que j&#039;en avais l&#039;occasion, et que tout mon entourage fumait. Ca a commencé très simplement : &quot;Ehh tu veux acheter un 10 balles ?&quot; &quot;Vas-y&quot;, et voilà tout.<br />Très vite la fumette est devenue une habitude, quelque chose faisant partie intégrante de mon existence, qui ne m&#039;aidait aucunement a à oublier, certes, mais qui me permettait d&#039;accéder à une certaine légèreté qui m&#039;était inaccessible. Dès mes 12 ans, je fumais chaque jour, en trouvant l&#039;argent où je pouvais, et, le cas contraire, en fumant avec ceux qui en avaient.<br />Donc, de mes 12 ans à mes 18 ans, j&#039;ai fumé à hauteur d&#039;une bonne demi-douzaine de bédos par jour. A une période, j&#039;ai vendu du shit, et là, j&#039;en fumais une bonne dizaine. C&#039;est à dire : le matin, dès le réveil, puis à la récré, puis le midi, puis l&#039;après-midi, et toute la soirée... Surtout qu&#039;à l&#039;époque j&#039;étais insomniaque. Quand je n&#039;avais rien, c&#039;était le rituel : à quatre pattes dans ma chambre, à rechercher désespérément des boulettes de shit.<br /><br />Bref ! Je n&#039;imaginais pas une seule seconde arrêter, d&#039;ailleurs, je ne me connaissais pas sans l&#039;effet de la fumette, j&#039;ai littéralement passé mon adolescence défoncée. La situation s&#039;est arrangée chez moi, mais c&#039;était devenue une habitude, encore plus importante que la clope, il ne m&#039;était jamais venu à l&#039;esprit d&#039;arrêter ni de ralentir (mis à part, évidemment, la pression du porte-feuille). J&#039;ai énormément de chance d&#039;avoir des facilités, ce qui fait que je n&#039;ai jamais été en décrochage scolaire (enfin, si, mais ça n&#039;a pas influé sur mes résultats).<br />Tout cela a changé il y a un an et demi, quand, après avoir vécu trois ans d&#039;un premier amour, quoique très beau, destructeur ; j&#039;ai rencontré mon amour actuel. Depuis, je vis une passion si saine et si puissante que je me redécouvre. Cela correspond également à la période où je suis entrée en études sup (j&#039;ai sauté une classe, ce qui explique que j&#039;y sois entré à 17 ans). J&#039;ai commencé à me poser la question de la diminution de la fume lorsque ce tout nouveau bonheur qui m&#039;a transpercée m&#039;a insufflée l&#039;envie de recommencer à lire, à écrire, à me cultiver, à méditer, à me balader dans la forêt... Ce n&#039;est pas l&#039;amour qui m&#039;a donnée ces envies, c&#039;est plus exactement la redécouverte de mon moi intérieur, ce moi qui voulait s&#039;élever, cesser d&#039;avoir la flemme, profiter à fond de sa libido, de son potentiel sensuel et intellectuel.<br /><br />Du coup, j&#039;ai voulu voir. Juste essayer de voir qui j&#039;étais - outre cette altération du moi que provoquait la fumette constante. Je tiens à dire que, ayant acquis une tolérance très importante, je ne me sentais pas défoncée tout le temps, évidemment ; mais je sentais bien que mon être était différent de ce qu&#039;il aurait pu devenir sans ça. Loin de moi l&#039;idée d&#039;abandonner la beuh - non ! j&#039;aime tellement cette plante, rien que pour son goût. Mais tout à coup je n&#039;avais plus envie d&#039;en être dépendante, j&#039;avais envie de pouvoir en profiter de manière plus sereine, c&#039;est-à-dire, pour me procurer du plaisir, et non pas pure nécessité. Cela date de l&#039;été dernier.<br />Mon chéri (qui fume depuis bien moins longtemps, et qui, en réalité, n&#039;est devenu psychologiquement dépendant qu&#039;à mon contact...) a tout de suite voulu me suivre dans cette démarche (Lui qui est un être ensoleillé, sociable et sans cesse motivé, cette motivation commençait à décliner). En gros, c&#039;était après 8 mois d&#039;une relation magnifique - comme les premiers temps étaient passés, nous commencions à ressentir une baisse de libido, une baisse d&#039;envie de bouger, de se balader, tout ça tout ça. Et je savais au fond de moi que tout cela n&#039;était pas étranger à la fumette, que j&#039;avais terriblement envie de lui, envie de sortir, envie de partager : ce n&#039;était pas l&#039;envie qui manquait, nous avions juste un peu trop la flemme.<br /><br />Un élément important dans tout ça : notre lien. Si certains d&#039;entre vous ont lu mon TR sur ma première fois au LSD, vous savez que c&#039;était avec lui, avant que nous soyons ensemble. C&#039;est une petite anecdote qui n&#039;explique absolument pas pourquoi nous sommes tombés amoureux (si le LSD déclenchait l&#039;amour, ça se saurait...) mais qui est révélateur de cette fusion qui est la nôtre. Ce garçon, je l&#039;ai admiré avant de l&#039;aimer, j&#039;ai aimé son être indépendamment de ce qu&#039;il pouvait m&#039;apporter, je l&#039;ai aimé comme on aime le soleil duquel on attend rien, sans désir de possession, sans rien de malsain. Je l&#039;ai aimé sans rien attendre du futur, sans angoisse, sans me douter qu&#039;un tel amour pouvait durer plus que le temps d&#039;un regard. Ce lien, cette compréhension que nous avons, qui ne souffre aucun doute, c&#039;est quelque chose qui m&#039;est précieux.<br />Quel rapport avec ma consommation ? Eh bien, le fait est que, les rares et seules fois que nous nous sommes mal compris, c&#039;est parce que notre esprit était un peu trop embué. Loin de moi l&#039;idée d&#039;accuser la marie-jeanne, et d&#039;ailleurs, si nous ne nous comprenions pas si bien d&#039;habitude, rien ne m&#039;aurait dérangé. Mais notre faculté à sentir l&#039;autre est si grande, que je n&#039;ai pas pu supporter qu&#039;elle souffre, ne serait-ce que légèrement, de ce manque.<br /><br />Ce n&#039;était pas grand chose : juste une légère difficulté à s&#039;exprimer, et à trouver les mots justes, qui faisait que nous partions parfois dans quelque quiproquo. Vu la relation que j&#039;ai eu auparavant, il est impensable pour moi que l&#039;on s&#039;engueule. Lorsqu&#039;un désaccord survient, il faut à mon sens pouvoir en discuter sereinement, et régler la situation bien avant qu&#039;elle ne se pourrisse. Certains pensent que la passion prend forcément une part de déchirement, eh bien je ne suis pas - plus d&#039;accord. J&#039;ai découvert une forme de passion, dont je ne soupçonnais pas l&#039;existence, et qui s&#039;écarte de toute forme de destruction. Et cela m&#039;est très, très cher.<br />Bref ! Tout ça pour dire que, nous qui ne nous engueulions jamais, et qui faisions toujours de nos désaccords une source d&#039;apprentissage pour chacun d&#039;entre nous ; nous avons commencé à parfois vivre des quiproquos un peu dérangeants. C&#039;est en grande partie ce qui m&#039;a donné la motivation de réduire drastiquement ma consommation : je ne voulais pas avoir le regard fuyant, je voulais que l&#039;on se pénètre l&#039;un l&#039;autre tel que notre lien nous le permettait.<br /><br />Donc, on a arrêté (d&#039;acheter, surtout, mais on s&#039;autorisait à tirer sur des bédos le week-end). Quelques semaines. G-é-n-i-a-l. J&#039;ai recommencé à lire, à écrire, tout à coup je n&#039;ai plus eu de cernes (moi qui, depuis mes 12 ans, ai le regard d&#039;une insomniaque...), j&#039;ai eu de la motivation, j&#039;ai mieux géré mes angoisses passagères, recommencé à avoir le désir constant d&#039;apprendre et de découvrir. Malheureusement, je me suis dit &quot;mais dis-donc, c&#039;est beaucoup plus simple que ce à quoi je m&#039;attendais, après 7 ans&quot; du coup, j&#039;ai recommencé... d&#039;abord un petit peu, par-ci par-là, on a acheté un 20 balles pour une soirée, puis deux, puis trois, puis on s&#039;est remis à fumer tous les jours.<br />Vu que ma tolérance a é n o r m é m e n t baissée, j&#039;étais beaucoup, beaucoup plus défoncée qu&#039;avant ; et j&#039;ai commencé à avoir des effets secondaires vraiment nuls (regard fuyant démultiplié, pics d&#039;angoisse, forte tachycardie, etc...). Bref, ces derniers mois, je n&#039;étais vraiment pas fière de moi : non seulement on se mentait un peu en se disant qu&#039;on était toujours dans &quot;la démarche&quot; d&#039;arrêter, ce qui fait que nous nous sentions extrêmement coupable quand nous fumions (ce qui empêche légèrement d&#039;en profiter...), mais en plus, les raisons pour lesquelles nous avions voulu arrêter étaient désormais plus présentes que jamais.<br /><br />Breeeeeef, après des semaines et des semaines de malhonnêteté intérieure et de culpabilité, on s&#039;est rendu compte que PUTAIN, ça fait depuis AOÛT qu&#039;on y est... Ca a été le déclic. J&#039;ai eu de super notes à mes partiels, et je me suis dit &quot;Ecoute, tu aimes apprendre, tu aimes lire, tu aimes écrire, tu aimes aimer : et tu SAIS exactement comment faire pour ne pas laisser tout ça en stand-by. PRENDS TOI EN MAIN BORDEL&quot;.<br />Et nous voilà. Cela fait exactement 7 jours que nous n&#039;avons pas fumé. Franchement, ce n&#039;est pas si dur... Ce n&#039;est pas si dur parce que cette fois, on s&#039;est fixé une pause sans concession de 1 mois, c&#039;est à dire jusqu&#039;au 15 mars (c&#039;est trop dur de se dire &quot;de temps en temps&quot;, &quot;pour l&#039;occasion&quot;, ça nous laisse trop de liberté pour craquer...). On va y arriver, putain. Une fois cette échéance passée, il est hors de question que je recommence. D&#039;ailleurs, s&#039;il me reste une envie &quot;irrationnelle&quot; de fumer à ce moment-là, je prolongerai la pause. Parce que j&#039;adore la beuh, je n&#039;ai aucune envie de l&#039;abandonner pour toujours : mais j&#039;ai vraiment envie d&#039;avoir un rapport sain avec cette belle plante. J&#039;ai envie de pouvoir fumer une fois par mois, ou tous les deux-trois mois même, sans attendre avec impatience l&#039;échéance, sans que ça ne me replonge immédiatement dans le manque.<br /><br />Je ne suis même pas impatiente de refumer. Tout ce que j&#039;espère, c&#039;est que, quand on retouchera à un bédo, on s&#039;en sera alors assez détaché pour en profiter réellement, sans se sentir coupables ni avoir immédiatement envie de se remettre à acheter. Rien qu&#039;avec la pause que nous avions faite la première fois, j&#039;ai redécouvert des effets géniaux (fous rires incroyables, sensualité - sensations tactiles exacerbées, etc) et je n&#039;ai pas envie que ces super effets soient à nouveau supplantés par les effets secondaires pourris, tout ça parce que j&#039;aurai craqué, et que je me serai remise à fumer tous les jours.<br />Demain, ce sera la première teuf de ma vie sans fume. J&#039;espère que je tiendrai ! Alleeeeez là :punk1:<br /><br /><br />Voilà voilà. Merci beaucoup si quelqu&#039;un m&#039;a lue jusqu&#039;au bout, c&#039;était long, très long ^^ et peut-être pas tellement intéressant... mais bon, ça m&#039;a fait du bien de faire le point sur ma situation, et d&#039;écrire tout ça. N&#039;hésitez pas à m&#039;écrire, à commenter, à partager votre propre expérience, que ce soit avec la fumette, ou n&#039;importe quel autre produit, avec votre compagne.on ou que sais-je... ça me ferait très plaisir d&#039;échanger avec vous.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />PS : j&#039;espère que vous l&#039;aurez compris, je ne fais en aucun cas l&#039;apologie de l&#039;abstinence, j&#039;adore la weed, elle m&#039;a juste donné A MOI des effets secondaires désagréables sur le long terme. Il s&#039;agit juste de MON expérience, et j&#039;ai très bien vécu avec pendant longtemps.</p><p>]]></description>
<slash:comments>14</slash:comments><pubDate>Fri, 22 Feb 2019 15:07:28 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Core a Corps ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[A tous les amateurs de fête libre (et les autres) / Le blog de Core a Corps]]></title>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Bonjour à tous-tes, aujourd&#039;hui j&#039;ai envie de donner mes sentiments face à un sujet qui m&#039;attriste un peu. Ce n&#039;est peut-être pas le meilleur endroit pour ça, parce qu&#039;ici les jugements et les stéréotypes sont rares, et je tiens à dire que ce n&#039;est pas vous, chers psychonautes, que je vise. Mais finalement je pense que la communauté psychoactive est bien la mieux placée pour comprendre ce que j&#039;ai à exprimer... et puis j&#039;en ai besoin, crotte de bique.<br /><br />&nbsp; &nbsp;Il y a, au sein de la culture &quot;free party&quot;, un phénomène inconscient, qui participe de sa mauvaise réputation. Une confusion est souvent faite par les acteurs mêmes de la communauté : celle qui consiste à considérer la free party est un monde de drogués dont la musique n&#039;est écoutable que sous l&#039;emprise de drogues. <br />&nbsp; &nbsp;Certains teufeurs aiment ainsi se jouer de leur statut d&#039;UD pour faire de la teuf, aux yeux des gens extérieurs et des naïfs, un monde de débauche qui serait malsain, en ce qu&#039;il laisse une libre place aux échanges de drogues. C&#039;est le problème universel de la subjectivité qui en ressort : il est difficile de faire admettre à quelqu&#039;un, qui trouve sa prise de drogue excessive/malsaine et qui l&#039;impute à la free party, que le problème n&#039;est pas intrinsèque à cet environnement mais à sa propre manière de l&#039;avoir appréhendé.<br />&nbsp; &nbsp;Donc nous nous retrouvons face à un paradoxe : non seulement ceux qui sont extérieurs à la free et qui en sont les détracteurs inventent des stéréotypes incongrus pour justifier leur position, mais ceux qui font partie intégrante de la communauté propagent et s&#039;amusent de ces stéréotypes, aimant parfois à se considérer eux-même comme des êtres malsains et peu fréquentables. Mais imputer à un environnement un caractère malsain du fait de son caractère libre est se tromper de cible : chacun doit faire face à sa responsabilité face à son propre devenir.<br />&nbsp; &nbsp;Pour certains, la free sera alors un espace de trop grandes tentations : mais ce n&#039;est pas une faute que l&#039;on peut rejeter sur la liberté même de cet espace, si lesdites personnes ne sont pas en capacité d&#039;appréhender au mieux leurs propres limites, pour se diriger vers ce qu&#039;ils considèrent être le mieux pour eux. Ici il n&#039;y a aucun jugement de valeur, seulement une constatation qui nous touche tous-tes plus ou moins. Cet argument va à l&#039;encontre de la culture même de la free, qui désavoue notre politique de l&#039;autruche, celle-là même qui considère que, pour faire de la &quot;prévention&quot;, il vaut mieux interdire aux gens d&#039;user de leur liberté et de leur entendement pour juger eux-mêmes de leurs envies et de leurs capacités.<br />&nbsp; &nbsp;La free party est un monde alternatif, dont la liberté se ressent notamment dans l&#039;utilisation décomplexée de substances illicites ; mais la free party ne fait aucunement l&#039;apologie des drogues, elle fait l&#039;apologie de la libre conscience de chacun à user de son existence comme il le souhaite. Si l&#039;utilisation des drogues peut alors être liée à cette liberté inhérente à la free party, elle ne l&#039;est en aucun cas avec la musique elle-même. Certains, ayant coutume de lier les deux dans leur quotidien ; considèrent de ce fait que la tekno est un genre qui ne s&#039;apprécie qu&#039;en usant de substances. <br />&nbsp; &nbsp;On peut comprendre une certaine métaphore entre les drogues et la tekno. En effet la tekno est un genre ; qui se ressent, s&#039;éprouve, et rappelle à nos corps leur rapport intrinsèque à la basse, aux vibrations, au son. Dans la core, nos mouvements instinctifs se souviennent de la douce violence d&#039;une Nature essentielle qui s&#039;éveille, dont tous les composants s&#039;entrechoquent, se complètent ; et elle fait ressortir au dehors le chaos primitif des corps qui se meuvent ensemble.<br />&nbsp; &nbsp;C&#039;est pour ces raisons que la tekno est souvent liée à l&#039;usage de drogue dans nos conceptions : car les substances psychoactives peuvent amener aux mêmes sortes de constatations métaphysiques. En cela je dirais que, la tekno n&#039;est pas une apologie de la drogue, mais elle en est une belle analogie. C&#039;est cela qui crée la confusion : la tekno étant un genre qui nous fait ressentir des choses que l&#039;on a l&#039;habitude de juger &quot;perchées&quot;, parce que l&#039;on aime souvent à se dire (dans un effort constant pour ne pas apparaître ridicule aux yeux d&#039;autrui) que certaines réflexions poussées ne sont rattachables qu&#039;à la prise de drogue ; on en induit alors que les deux sont liées.<br />&nbsp; &nbsp;Mais on pourrait en dire de même du rock psychédélique, par exemple : et le fait qu&#039;on ne fasse pas cette corrélation prouve qu&#039;il y a une confusion entre le caractère libéré du monde de la free party et la musique en elle-même. Combien de fois ai-je tapé incessamment du pied pendant des heures, bien consciente qu&#039;autrui me jugerait perchée, et pourtant je n&#039;étais désinhibée que par ce puissant déferlement de basses qui me connectait aux caissons comme aucune drogue ne pourrait le faire.<br />&nbsp; &nbsp;Aussi, méjuger de jeunes personnes parce qu&#039;elles aiment ce son-là, lorsque l&#039;on fait parti de cette communauté, revient encore à assimiler des choses bien distinctes. Pourquoi serait-ce mal qu&#039;un enfant aime la core, au même titre qu&#039;il pourrait aimer le jazz ? Pour aucune raison, si ce n&#039;est que l&#039;on se rend soi-même conforme à l&#039;idée qu&#039;ont de nous les gens qui nous discréditent. Arrêtons alors de propager cette idée selon laquelle notre marginalité nous rendrait malsains ; ce n&#039;est pas parce que, comme dans tous les milieux festifs, des comportements malsains existent au sein de notre communauté, que nous le sommes intrinsèquement.<br />&nbsp; &nbsp;La free party n&#039;est pas malsaine. Ce qui l&#039;est, c&#039;est d&#039;accepter sans étude de la considérer comme telle, et de s&#039;en accommoder, car il nous plaît d&#039;être marginaux. Ce qui l&#039;est, c&#039;est de dire aux jeunes de ne surtout pas venir, de ne surtout pas faire comme nous, au risque de se perdre. Cette attitude, non seulement sacralise l&#039;usage de drogues, en le montrant comme l&#039;inévitable conséquence d&#039;une liberté que l&#039;on nous octroie, et banalise du même coup les arguments bas de caisse de nos détracteurs.<br />&nbsp; &nbsp;Camarade amateurs de fête libre, ne tombez pas dans ce paradoxe ! La teuf, la liberté, la drogue, tout cela ne devient malsain que lorsqu&#039;on l&#039;appréhende de cette façon. Et pour tous ceux qui ne pourraient pas profiter d&#039;une fête, d&#039;un son, sans substances ; vous n&#039;êtes pas à méjuger, c&#039;est votre choix libre et éclairé, mais n&#039;en faites pas à tord le leitmotiv de tous ceux qui apprécient la tekno dans les bois. Ne faites pas cette confusion qui fait passer cette passion musicale que beaucoup d&#039;entre nous ont pour une attitude de débauche malsaine et inconsidérée.<br />&nbsp; &nbsp;La réduction des risques est primordiale dans tout milieu qui nous permet la libre disposition de notre corps, et cette RdR, chez psychonautes, vous savez bien qu&#039;elle ne peut pas consister en un dénigrement de tout ce qui nous permet de nous sentir libres de nos choix. Elle doit passer par une documentation éclairée, qui devient impossible lorsque la diabolisation commence.<br /><br />&nbsp; &nbsp;<span style="color: #ff0000">Merci à ceux qui auront lu ce petit pavé, n&#039;hésitez pas à commenter, je vous aime tous</span><br /><br />ps : en me relisant je me rends compte que mon texte a l&#039;air hyper formel et rébarbatif ^^ désolée pour ça, suis pas chiante vous jure :P</p><p>]]></description>
<slash:comments>20</slash:comments><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 14:46:20 +0100</pubDate>
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