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<title>Le blog de Junon / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Junon_147505_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[La solitude du toxicomane / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/La-solitude-du-toxicomane_6048_1.html</link>
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<description><![CDATA[À l&#039;instar du roi Midas qui voyait tout ce qu&#039;il touche se transformer en or, le toxicomane voit tout ce qu&#039;il touche se consumer, à commencer par son entourage.<br />Le toxicomane est familier de la solitude et de l&#039;abandon.<br />C&#039;est son entourage qui le lache en premier. « Si ils t&#039;ont abandonné c&#039;est que ce n&#039;étais pas de vrais amis » lui rétorque -t-on régulièrement, pourtant ils l&#039;ont quand même abandonné, comme ça, comme un chien au bord d&#039;une autoroute.<br />À son grand désarroi il aura tout de même eu tout le temps d&#039;apercevoir le dégoût et le jugement dans les yeux de ses amis, le lourd poids du silence, un silence qui blesse plus que cent mots. Il y a ceux qui se taisent dans un silence assourdissant, et au contraire ceux qui lui cracherons leurs reproches au visage, croyant bon de lui faire la morale à chaque fois que possible, chacun y va de son commentaire, de sa petite moraline, se targuant de faire ça pour son bien.<br />Il se passe un phénomène où son échec leur permet de projeter sur lui leur pire peur et de rassurer leur égo en lui délivrant la bonne parole.<br />Chacun lâchant son petit commentaire, rajoutant à chaque fois une couche sur un tas de reproche déjà grand, si bien qu&#039;il ne finit plus par n&#039;entendre que cela.<br />Parmis les réactions de l&#039;entourage très peu l&#039;aide réellement. Les gens s&#039;entêtent à n&#039;être uniquement que dans le reproche, et le reproche n&#039;est pas bon thérapeute.<br /><br />Quand à la famille elle sera la dernière à lâcher, mais une fois qu&#039;elle aura lâché elle sera la dernière à reconnaître que des changements positifs ont eu lieu. <br /><br />Le drogué est marqué du sceaux de l&#039;exclusion sociale, comme la marque maudite de Guts dans Berserk qui lui attire sans cesse des démons.<br />Tout le monde fini par être au courant, petit à petit le poison de la rumeur fait son chemin, les ragots circulent de manière sournoise et insidieuse dans son dos, et partout où il passe il ne voit plus que des dos tournés. On dit souvent qu&#039;il n&#039;y a rien de plus méchant que des enfants, les adultes peuvent l&#039;être tout autant.<br />Le dépendant comprends très vite qu&#039;il vaut mieux se taire, s&#039;il ne veut pas voir sa vie sociale réduit à l&#039;état de néant il se doit de garder tout ça pour lui.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Sat, 12 Dec 2020 00:57:31 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[L'overdose de Bandol où le début de la stigmatisation de l'héroïnomane / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/L-overdose-de-Bandol-ou-le-debut-de-la-stigmatisation-de-l-heroinomane_5957_1.html</link>
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<description><![CDATA[L&#039;affaire de l&#039;overdose de Bandol<br />Le lundi 25 Aout 1969 une jeune fille de 17 ans Martine, est trouvée morte vers 22h dans les toilettes du Casino Bandol(dans la en cote d&#039;Azur) qui diffusait ce soir là une séance de cinéma : &quot;Shalako&quot; avec Brigite Bardo.<br />Un article Paris-Presse raconte : &quot;3 gouttes de sang sur l&#039;avant bras, le médecin comprit immédiatement : la jeune fille en blue jean et jersey noir, que des témoins ont tentés de réanimer au bouche à bouche, était une héroïnomane. Elle était une &quot;beatnik&quot; et squattait avec des jeunes sur un terrain vague derrière le casino.<br />Le soir même une vingtaine de jeune vont être embarqué par la police. À&nbsp; l&#039;aube l&#039;un d&#039;eux &quot;Roger&quot; 18 ans avoue : &quot;Je l&#039;ai tuée, je ne voulais pas je le jure. Martine voulait que je lui fasse une nouvelle piqure d&#039;héro (...) Nous sommes montés aux toilettes. J&#039;ai fait la piqure. Elle s&#039;est affalée. Alors j&#039;ai pris peur et je me suis enfui.&quot;<br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/11.jpg" alt="/forum/uploads/images/1603/11.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:472px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/838_440121254-photo.jpg" alt="/forum/uploads/images/1603/838_440121254-photo.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:240px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />&nbsp; &nbsp;L&#039;affaire fait la Une des journeaux, Paris Match titre : &quot;Paris attention ! Le fléau arrive chez vous...&quot; Le Parisien &quot;La drogue a tué Martine (17 ans)&quot; Le Nouvel Observateur écrit :&quot;C&#039;est la grande peur&quot; dans un numéro spécial drogue paru 10 jours après l&#039;accident. Le dossier commence ainsi :&quot;30 000 adeptes, une dizaine d&#039;affaires en quelques jours, des morts tous très jeunes : la France découvre ses drogués. L&#039;été 69 restera pour beaucoup celui d&#039;un réveil brutal&quot;<br />Stanley Cohen, un sociologue en criminologie inventera l&#039;expression de véritable &quot;panique morale&quot;<br />La grande couverture médiatique s&#039;explique par le fait que : la mère, les policiers, les jeunes ainsi que le Maire de Bandol ont tous étés disposés à témoigner, offrant du contenu de &quot;premier choix&quot; à la presse.<br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/sw60_5.gif" alt="/forum/uploads/images/1603/sw60_5.gif" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:514px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/1.jpg" alt="/forum/uploads/images/1603/1.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:472px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />&nbsp; &nbsp;Comme remarque Vincent Benso dans :&quot;Le paysage médiatique des drogues à la fin des années 60&quot; cette overdose n&#039;est pas la première de l&#039;été 1969, elle succède à une longue liste d&#039;overdose qui furent toutes passées sous silence, car concernées des garçons. En effet une overdose touchant une fille est plus prompte à susciter l&#039;émotion raconte-t-il. La médiatisation relativement forte des overdoses féminines semblent perdurer, la presse continue à rendre plus facilement compte des overdoses de filles que des overdoses de garçon.<br />Jean-Jacques Yvorel, auteur et chercheur en droit décrit la figure de la &quot;morphinée&quot; la &quot;Junkie&quot;, une créature multi-médiatique représenté des siècles durant, tantôt muse tantôt personnage désabusé.<br />Personnage centrale de livre comme &quot;L&#039;accro&quot; ou &quot;Les salauds devront payer&quot;<div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/img-4.jpg" alt="/forum/uploads/images/1603/img-4.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:300px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br />Sociologiquement, la morphinomanie va d&#039;abord toucher les élites qui elles seules ont accès aux dernières innovations de la science médicale, puis, elle va se «démocratiser» et nous trouverons des morphinomanes dans toutes les catégories sociales avec cependant des phénomène de sur et de sous représentation. Les classes populaires rurales sont fortement sous-représentées et les professions médicales fortement surreprésentées. On peut dresser le profil du morphinomane modale : c&#039;est un homme dans la force de l&#039;âge.<br />Essayistes et écrivains soutiennent avec persistance la thèse d&#039;une intoxication principalement féminine. «Les morphinomanes appartiennent en général au sexe féminin. Il y a peu de morphinomane mâle, parce que l&#039;homme se défend mieux, travaille et fume.», lit-on, par exemple, dans le Figaro du 1 er juin 1886. Elle occupe la première place dans les romans de Jules Cleretie, (Noris, mœurs du jour), de Marcel Mallat de Bassilan (La comtesse morphine) ou de Jean-Louis Dubut de Laforest (Morphine, roman contemporain). On la rencontre aussi dans une littérature plus savante soit comme personnage principal comme, par exemple, chez Catulle Mendès (Méphistophéla) soit comme figure secondaire comme chez Alphonse Daudet, Jules Bois, Péladan. La fumeuse d&#039;opium d Albert Matignon est tout aussi sensuelle et sulfureuse que sa Morphinée (Le vampire de l&#039;opium, 1911)<div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/img-2-small480.jpg" alt="/forum/uploads/images/1603/img-2-small480.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:440px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Le cinéma aussi ne cesse de la mettre en scène, depuis Panique à Needle Parc (1971) le film de Jerry Schotzberg où Helen (Kitty Winn) est initiée à l&#039;héroïne par Bobby (Al Pacino) jusqu&#039;à Requiem for a dream (2001) de Darren Aronofsky, adapté du roman éponyme de Hubert Selby où Marianne (Marion dans la VO) jouée par Jennifer Connelly finit par se prostituer pour payer ses doses. Également le personnage de Mia Wallace dans Pulp Fiction (1994) ou l&#039;adaptation de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée (1981) par Uli Edel. Plus récemment le personnage de la Junkie s&#039;est illustrée dans le personnage de Jane, dans la série Breaking Bad, qui décédera brutalement d&#039;une overdose d&#039;héroïne.<br /><br /> <br />&nbsp; &nbsp;Cette affaire prend place dans un contexte social et économique particulier, pendant les Trentes Glorieuses l&#039;État et le Patronat impose la norme du citoyen non consommateur disposé à travailler assidûment. En cette période de plein emploi la consommation de drogue entrave cette utopie capitaliste. Dans cette société productiviste hyper compétitive le consommateur est marginalisé il est mis au banc car il ne peut se consacrer entièrement à son activité.<br />La drogue fut désignée comme nouveaux &quot;fléau social&quot; menaçant la jeunesse, l&#039;expression était à la mode chez les parlementaires du régime gaulliste si soucieux des bonnes mœurs de leurs concitoyens. Avec le mouvement de Mai 68 le pays vient de traverser une vague de contestation sans précédent, l&#039;affaire succède une période de remise en cause radicale de la société de consommation.<br /><br />Ce type d&#039;affaire est une nouveauté, avant 1965 la France semble n&#039;être que très peu touchée par la consommation de drogue. Les Trentes Glorieuses ayant tenues les français un peu à l&#039;écart de la drogue (contrairement à d&#039;autres pays). La pluspart des articles de presse relatifs au sujet concernent les arrestations liées à la French Connection.<br />La recrudescence de consommation de drogue concernait jusque là uniquement le cannabis et le LSD. La drogue existait bien avant les années 70 mais se concentrait dans les milieux artistiques, les milieux populaires étant plutôt concernés par les addictions à l&#039;alcool ou aux médicaments.<div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1603/1-droguesadolescence.jpg" alt="/forum/uploads/images/1603/1-droguesadolescence.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />En France, à cette époque particulièrement, les médias influencent fortement les politiques et les soubresauts de l&#039;opinion publique peuvent fortement diriger les politiciens, c&#039;est l&#039;opinion qui dicte les politiciens. Cette contestation va mener à la révision de la loi sur l&#039;usage des stupéfiants le premier Décembre 1970 (loi n°070-1320)<br />Cette loi toujours en vigueur crée un arsenal juridique pénalisant l&#039;usage sans disctinction entre les produits, l&#039;intensité d&#039;usage ou le caractère public ou privé de celui ci. Cette loi introduit également une alternative thérapeutique à la sanction pénale : l&#039;injonction thérapeutique. Cette loi crée néanmoins une ambiguïté sur le statut de l&#039;usager de drogue puisqu&#039;elle le catégorise à la fois comme un délinquant (pénalisation du simple usage) et comme un malade (création d&#039;un dispositif de prise en charge) brouillant un peu plus la frontière entre consommateur et délinquants.<br />Le constat est impitoyable : la loi de 1970 sera un véritable fiasco. La riposte répressive face à cette consommation n’aura que peu d’effet sur le nombre de consommateurs et les chiffres ne cesseront d&#039;empirer. <br /><br /><br />&nbsp; &nbsp; En conclusion tout le le monde&nbsp; s&#039;accorde pour dire que cette affaire marque le début de la diabolisation de l&#039;héroïne dans l&#039;opinion publique, il y a eu un avant et un après Bandol. Cet épiphénomène qu&#039;est cette overdose laissera des traces indélébiles dans la tête des français, dans la façon dont la société stigmatisera les dépendants et les drogues dures de manière général.]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Tue, 20 Oct 2020 19:55:23 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[La société est un énorme caillou de coke / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/La-societe-est-un-enorme-caillou-de-coke_5806_1.html</link>
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<description><![CDATA[Question evidente quoique assez existentielle : pourquoi nous drogons nous ?<br />Pour tuer l&#039;ennui mardi. Occuper le vide existentiel de la vie, tuer le temps. Du moins au debut.<br /><br />Les etudiants se droguent pour s&#039;amuser, les ados se droguent par pur mimetisme, une sorte de rite social initiatique.<br />Les comptables se droguent pour augmenter leur performance dans leur activité.<br />les dépressifs eux cherchent dans la drogue un soulagement, une bequille. Les plus nihiliste y cherchent un sens à leur vie.<br />Les buts recherchés sont pléthore, chacun à sa petite excuse.<br /><br />Mais qu&#039;est-ce qui pousse réellement une personne à éteindre son cerveau à l&#039;héroine des heures durant. À desirer annihiler toute pensée, désirer une conscience végétatif. À nier ce qui fait son essence même d&#039;homme.<br />Désirer l&#039;état mentale d&#039;un enfant de quatre ans, c&#039;est donc ça l&#039;ultime extase ?<br /><br />À l&#039;inverse, dans un contraste contre intuitif, quest-ce qui pousse un individu à doper son cerveau à la cocaine, à jouir explosivement d&#039;émuler ses neurones, à jacter des heures durant, débitant connerie sur connerie comme un gosse hyperactif atteint de trouble de l&#039;attention.<br /><br />Qu&#039;est-ce qui peut pousser un homme du XXIe siècle, dans une société post moderniste, une ère de l&#039;immediateté, à vouloir aller plus vite, transcender dans une société déjà supra active.<br />C&#039;est vrai tout va si vite : les gens dans la rue, le metro, le livreur Ubereat, la baise d&#039;hier soir.<br />Une société qui vrille à toute allure comme un poulet qui continue sa course la tête coupée. Comme un velo deraillé dont les freins ne répondrai plus. Comme une bulle financière, que les analystes n&#039;aurai pas su repérér qui gonflerait frénétiquement jusqu&#039;à éclater à la gueule de tout ce beau monde.<br />Ironiquement perdre sens avec le réel c&#039;est le propre de la cocaïne. Mise en abîme la société est un énorme caillou de coke.]]></description>
<slash:comments>12</slash:comments><pubDate>Sat, 11 Jul 2020 17:28:06 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Le stéribox / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Le-steribox_5517_1.html</link>
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<description><![CDATA[Je pratique l&#039;intra-veineuse depuis peu et j&#039;ai donc vite était confronté à la galère qu&#039;est le simple fait de se procurer des steribox.<br />&quot;C&#039;est payant mais avec certaines c&#039;est gratuit&quot; est la seule information que j&#039;obtenu à ce propos.<br /><br />En vérité derrière la boite est precisé cette petite inscription : &quot;prix maximum conseillé : 1 euro&quot; <br />Ce qui, bien qu&#039;informant le vendeur sur l&#039;objectif préventif et sanitaire de cette politique, laisse cependant à la pharmacie le libre choix de fixer son prix. <br />Une démarche qui se situe quelque part entre le conseil et l&#039;injonction. Entre le protectionnisme et la libre économie de marché.<br />Entre la privatisation du marché et le main invisible d&#039;Adam Smith.<br /><br />La réalité c&#039;est que peu de pharmacies fixent le tarif à 1 euro. Act up dénonce un prix qui est monté jusque 12 euros en région parisienne (même si elle précise que ça reste une exception)&nbsp; <br /> La pharmacie juste à coté de mon centre d&#039;addictologie, un des plus grand CSAPA de la ville, où la demande est particulierement élevée, fixe son prix à 1,50 euros. Faisant du bénéfice sur des consommateurs précaires. Faisant raquer sans scrupules ceux qui n&#039;ont déjà rien. Faisant payer le minimum hygiène à des gens dans une extrême précarité, la pluspart sdf, et dont la vie entière tient dans un sac à dos. <br />Symptôme d&#039;une dérive néoliberale dans sa forme la plus malsaine.<br />Le capitalisme dans ce qu&#039;il y a de plus dégeulasse. <br /><br />Mais ce qui est intéressant à propos des steriboxs, c&#039;est la réaction des pharmaciens lors de l&#039;achat. <br />Certains te juges, peunaud, un peu gêné. D&#039;autres au contraire surjouent l&#039;échange pour cacher leur décontenance. Quand d&#039;autres te reluque de haut en bas, leur jugement désapprobateur se lisant à travers leur visage comme un livre ouvert.<br />Il y a aussi ce gerant de pharmacie qui m&#039;avait fourré la boite dans un sac papier, par souci de discrétion.<br /><br />Puis il y a les autres. Beaucoup trop d&#039;autres, qui refusent purement et simplement d&#039;en vendre. Invoquant la rupture de stock. Est-ce réélement un problème de stock ou un refus de vendre au jeune homme que je suis. Le regard froid et le mépris dans leur réponse me fait largement pencher pour cette deuxième hypothèse. <br /><br />Quoi qu&#039;il en soit, il y reigne toujours une atmosphère particulière lors de ces rapports pharmacien/usagé. Entre crispation, malaise, jugement et désarroi.&nbsp; Loin du climat de confiance affiché par les professionnels de santé.<br /><br />Une jeune pharmacienne d&#039;une des plus grande pharmacie de Lille me confie en vendre &quot;une quarantaine&quot; par jour, &quot;et encore je suis pas là la nuit, mais c&#039;est beaucoup plus&quot; rajoute-t-elle, avant de se faire réprimander illico par un supérieur pour ce court échange de 30 secondes. <br />Aussi bref fusse-t-il. On ne discute pas avec les toxico&#039;, encore moins devant les clients. Heurtant cette jeune stagiaire à la cruelle réalité de l&#039;institution médicale. Le soignant remballe rapidement son humanité au placard.<br /><br />Cette pharmacie est l&#039;unique de ma ville qui vend les steribox gratuit, mais elle se situe à 20 kilomètres de chez moi..<br />La politique de réduction des risques a encore un long chemin à faire. Un long combat à mener pour faire progresser les mentalités et les mesures de santé publique.<br />Les associations vont encore devoir se battre longtemps contre les moulins à vent que sont les politiciens.]]></description>
<slash:comments>12</slash:comments><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 20:00:43 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Trace sur le pavé / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Trace-sur-le-pave_5338_1.html</link>
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<description><![CDATA[<strong><em>Je me souviens particulièrement d&#039;un après midi</em></strong>. Comme un rêve qu&#039;on refait souvent.<br />Je m&#039;en souviens comme l&#039;un des derniers moment de bonheur partagé à deux. C&#039;était un après midi de printemps ensoleillé, quand le soleil commence à pointer le bout de son nez.<br />Le pochon d&#039;héro était vide. On avait tapé notre dernière trace vers midi, avant de se mettre en mission pour pécho dehors.<br /><br />On avait pour plan d&#039;aller chercher de la came dans un de ces fours miteux. Elle n&#039;était pas à l&#039;aise avec l&#039;idée : &quot;Il y a des flics partout, t&#039;as vu la gueule qu&#039;on a. On va s&#039;faire choper&quot; guettant les camions de police du haut de la station de métro.<br />Il y avait un four à la sortie juste en face de la station. Un supermarché de la poudre en plein air, où les toxico&#039; attendent, parqués derrière un camion.<br />Trop dangereux. On est parti de l&#039;autre côté, quelques rues plus loin, dans un quartier moins exposé. Il nous a pas fallu cinq minutes pour tomber sur des mecs qui squattaient un carrefour. On a patienté dans le renfoncement d&#039;un parking souterrain. <strong><em>Un gosse est venu nous apporter la came</em></strong>.<br /><br />Sur le chemin alors qu&#039;on venait tout juste de pécho j&#039;étais tout excité.&nbsp; Mon coeur battait la chamade, ma respiration s&#039;accélérait. Je ne tenais plus en place, j&#039;étais agité comme un hyperactif. Mon impatience frôlait des sommets.<br />Mes pensées revenaient de manière obsessionnel sur le produit. La vision d&#039;une trace de came surgissait sans cesse dans mon esprit et allumait la flamme de l&#039;envie. <strong><em>Comme un bruit qui raisonne au loin et qui se fait plus bruyant à chaque seconde</em>.</strong> <br />J&#039;étais en plein craving. Cette envie brut et irrépressible, presque irrationnelle, du produit. Le craving transforme tout drogué en autre homme. Il acère nos sens, brouille nos pensées, décuple nos ressentis et rend toute attente insoutenable.<br />Ma copine était tout autre. Elle temporisait, freinait mon impatience. Préférant attendre de trouver un endroit discret à l&#039;abris des regards. Elle était le second poids de la balance. Celui qui, penchant de l&#039;autre côté, restituait l&#039;équilibre et gardait notre binôme stable. Elle était le Yin qui complétait le Yang, nous empêchant de partir en cacahuète.<br /><br />On a marché pendant un quart d&#039;heure. Un quart d&#039;heure qui semblait une éternité. Les rues se ressemblaient toutes, et j&#039;avais toujours cette foutue trace en tête quand quand on tomba sur les marches en pierre d&#039;une Église. <br /><br /><br />Un parvis calé dans un petit renfoncement. <br />On s&#039;assit sur les marches, dos tournés au trottoir de manière à cacher notre petite affaire.<br />Elle sorti son téléphone, ouvra la boulette et en sorti un caillou de came qu&#039;elle posa sur la coque de son téléphone. Puis dégaina deux cartes avant d&#039;écraser la caillasse brune de manière frénétique sur la&nbsp; coque du téléphone.<br />Elle roula ensuite une paille en l&#039;espace d&#039;un éclair, porta le téléphone à sa hauteur et sniffa bruyamment sa ligne d&#039;une traite.<br />Elle retourna la paille et me tendit l&#039;autre extrémité. Son coté de la paille était d&#039;une sordide couleur : un mélange de came brunâtre et de sang.<br />&quot;Dépêche, prend là vite!&quot;<br />Je sniffe la trace sous l&#039;effet de l&#039;adrénaline.<br />La douleur est immédiate. Des cailloux de came mal écrasés m&#039;arrachent les sinus. Juste ensuite vient<strong><em> la chaleur, le calme, l&#039;euphorie</em></strong>. Elle anesthésie immédiatement la douleur. <br />On s&#039;est on a remballé les affaires en trombe avant de déguerpir. Le frisson du risque de le faire sur le pavé à quand même quelque chose d&#039;excitant. Comme de baiser en extérieur.<br /><br /><br />Descendus dans le centre ville, la chaleur et les lumières d&#039;une Fnac nous attira à l&#039;intérieur.<br />Un vigile en costard était planté derrière les portiques. Droit comme un I, la cravate serrée et le regard sévère. Il nous jaugé avec le regard présomptueux des agents de sécurité.<br /><strong><em>Nos pupilles en tête d&#039;épingle et nos sourire naïfs trahissaient notre défonce</em></strong>. La came était complètement montée.<br /><br />Notre première vision fût une rangée d&#039;aspirateurs Dyson de toutes les couleurs qui trônait sur une étagère. Nos regards parcourait les allés. Il n&#039;y a jamais eu autant de cafetières, autant de couleurs, autant de modèles. Nos regards dévoraient les rayons.<br />On partit dans un trip. Phasant devant des machines à café et des robots cuisine. En extase totale devant un aspirateur autonome. La scène était dénué de sens, <strong><em>la came a ses raisons que la raison ignore</em></strong>.<br />On planait total, l&#039;esprit léger, comme deux gosses dans un magasin de jouets. L&#039;héro à se fabuleux pouvoir de transformer un adulte en enfant naïf.<br />&quot;On prendras celle là dans notre appartement&quot; pointant du doigt une Senseo deux étages.<br />On tirait des plans sur la comète. Le futur semblait à la fois si proche et si serein. Demain était rayonnant et limpide comme de l&#039;eau de roche.<br /><br /><br />Pour la première fois depuis tant de mois <strong><em>j&#039;eu la complète sensation de partager un vrai moment en couple</em></strong>.<br />Elle qui n&#039;avait jamais assumée notre idylle, qui n&#039;eut de cesse de cacher notre relation. C&#039;était une règle qu&#039;elle avait imposée depuis le début : personne ne doit savoir.<br />C&#039;est vrai que notre histoire était particulière, une dealeuse de vingt-cinq ans qui tombe amoureux de son client de dix-neuf ans c&#039;est pas commun<br />N&#039;assument pas notre différence d&#039;âge. craignant la réaction, le regard, le jugement de ses proches sur notre couple. Elle avait jugé que gardait cela secret nous protégerait.<br /><br />Au début cette contrainte ne m&#039;avait pas tellement gêné. C&#039;était même plutôt marrant, de jouer le coloc&#039; gay sans que personne ne se doute de rien. Les regards complice, les allusions ambiguës, les baisés volés. Jouer les amoureux secrets participait à un jeu charnel plutôt plaisant.<br />Mais à la longue cette petite comédie s&#039;est transformé en relation toxique.<br />En sa qualité de manipulatrice hors pair il lui arrivait de passer la soirée à totalement m&#039;ignorer, quand je demandais des comptes le lendemain elle me disait que j&#039;me faisais des films. Ce double jeu lui permettait de m&#039;ignorer ou de flirter devant moi en extérieur sans que je puisse dire quoique ce soit. Quand on se retrouvait à deux elle me retournait le cerveau, comme elle le fait si bien, sortant le jeu de la copine maladroite mais éperdument amoureuse et qui ne sait pas comment gérer son couple. Et à chaque fois je passais outre, car nos moments ensemble étaient si puissant, de la passion pure.<br />On formait un parfait petit couple affectueux dans l&#039;intimité du huit clos, qui disparaissait totalement passé le pas de la porte.<br /><strong><em>Les sentiments, eux, restaient.</em></strong><br /><br />&nbsp; &nbsp;Cette après midi là je savais déjà intimement que notre couple était sur sa fin. Ce qui ne m&#039;a pas empêché de profiter de ce dernier instant. Je n&#039;ai jamais retrouvé le bonheur de ce moment depuis. Je le visite parfois dans mon esprit, évitant juste le faire un mouchoir à la main.]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Fri, 10 Jan 2020 22:37:29 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Ma première fois dans un four / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Ma-premiere-fois-dans-un-four_5049_1.html</link>
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<description><![CDATA[J&#039;ai obtenu mon concours infirmier l&#039;année dernière, mais la première injection que j&#039;ai faite était un fix&#039; de coke. Un mec ne savait pas se piquer tout seul alors je m&#039;y suis collé.<br />Après quelques essais infructueux, je trouve enfin la veine. Dans un mélange d&#039;excitation et d&#039;emballement Clém me presse de piquer; Il dessère son garrot et me dit d&#039;y aller doucement.<br />Trop tard.. le gros est déjà injecté, <br />Je me souviendrai toujours de son regard après le flash, ses pupilles d&#039;un noir profond s&#039;étaient soudainement dilatées à l&#039;extrême, prêtent à me dévorer tout cru.<br /><br />Ce fut un moment de flottement qui parut une éternité, les yeux grands écarquillées et le regard vide, il resta dans un état de stupéfaction les yeux fixés sur moi.<br />Ses pupilles d&#039;un noir si abyssal qu&#039;aucune âme n&#039;y reflétait.<br />Je fis pris d&#039;une peur panique, venue du plus profond de mon instinct, je n&#039;reconnus pas l&#039;individu en face de moi. L&#039;espace d&#039;une seconde il était un autre homme.<br /><br />Clém ne tarda pas à nous parler d&#039;un plan came à quelques bornes d&#039;ici, un four au huitième étage d&#039;une tour.<br />Il insiste, le produit est vraiment bon. Ma colloc&#039; n&#039;est pas convaincue mais moi ça me tente. De toute façon y&#039;a rien à faire ici, on s&#039;emmerde comme des rats morts.<br /><br />&nbsp; <br />Dans le métro Clém reste silencieux , la redescente du fix&#039; a transformer le moulin à parole habituel en monolithe insondable, et les traits de son visage traduisaient la déprime intense qu&#039;il traversait.<br /><br />On apercevait les gigantesque tours qui dominaient le ciel, s&#039;agrandissent à mesure qu&#039;on se rapprochait.<br />À l&#039;entrée de la cité deux chaises trônent de part et d&#039;autre de la route, des jeunes capuchés nous surplombent<br />l&#039;entrée ressemble à un checkpoint militaire. Si ils voulaient instaurer un péage ils pourraient.<br />Je range mes mains dans ma veste tandis que mon esprit s&#039;efforce refouler mon stress pour laisser transparaitre à la place une indifférence maquillée.<br />Devant le hall un jeune nous demande ce que l&#039;on vient chercher, avant de nous ouvrir la lourde porte métallique dont la peinture toute craquelée trahissait la vétusté du lieu.<br /><br />&nbsp; &nbsp; J&#039;entame la montée de ces huit étages, sans savoir vraiment dans quoi je m&#039;embarque. L&#039;immeuble suinte une odeur de tabac et de came, Les murs sont délabrés.<br />Je passe les marches deux par deux, mes quadriceps brûlent. Des inscriptions jonchent les murs: des tarifs, des numéros de plaque d&#039;immatriculation sont gratés par dizaines.<br />Je monte mais mon esprit descend.<br />L&#039;angoisse grandie au fur et à mesure que j&#039;avale les marches. Que vais-je trouver en haut ?<br />Un sentiment d&#039;oppression emmerge en moi, entre ces quatre murs je me sens pris au piège comme un lièvre, j&#039;aimerais abandonner, redescendre, mais c&#039;est trop tard.<br /><br />Clém s&#039;arrête soudain. Devant, une queue d&#039;une dizaine de personnes sonne le sommet de cette ascencion tortueuse. <br />Je lève la tête et decouvre des visages marqués au teint pâle, leurs jeans troués contrastent avec ma veste neuve. Je n&#039;avais jamais vu autant de misère au mètre carré.<br />Je ne suis pas des leurs; pas encore..<br /><br />La voix grave du dealeur casse le silence qui régnait. Il s&#039;exprime avec quelques mots à peine articulées, le strict minimum.<br />Il est affaissé à une table devant lui qui bloque l&#039;escalier, dessus une pesette électronique, des sacs plastiques par dizaines et deux sacs transparents de plusieurs kilos, remplis. Il pioche dans cette océan de poudre avec le bout d&#039;une carte, avant de peser et d&#039;emballer le pochon. Les gestes sont froids, exécutés machinalement comme un automate.<br />L&#039;attente est longue, le rythme est lent. Je fit connaissance ici pour la première fois d&#039;une règle essentielle : c&#039;est le dealeur qui impose son tempo, Il est le chef d&#039;orchestre du lieu.<br /><br />Quand vint notre tour je n&#039;avais plus qu&#039;une envie: me tirer. L&#039;atmosphère glauque était devenue irrespirable, j&#039;étouffais, il me démangeait de sortir d&#039;ici.<br />Clém récupéra la came.<br /><br /><br />&nbsp; &nbsp; Alors qu&#039;on redescendait les marches de cette escalier infernal quatre par quatre, on croisa un homme assis en plein milieu de l&#039;escalier, préparant une trace sur un carton posé au sol, dans une frénésie addictive qui ne pouvait attendre une seconde de plus.]]></description>
<slash:comments>11</slash:comments><pubDate>Sat, 14 Sep 2019 15:05:33 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Si il y a une chose que j'apprécie autant que la coke / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Si-il-y-a-une-chose-que-j-apprecie-autant-que-la-coke_4764_1.html</link>
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<description><![CDATA[Le toxicomane que j&#039;étais connaissait toutes les chiottes de tous les bars et resto de Lille, il les sélectionnait exclusivement en fonction de la praticabilité des toilettes.<br /><br /><br />Je pousse la porte des toilettes, une petite fille se lave les mains au lavabo.<br />Je m&#039;enferme, la pression redescend, je m&#039;accroupille et débale mon matos sur la cuvette, la petite fille étant loin de se douter qu&#039;un mec va se shooter juste à côté.<br />Si il y a une chose que j&#039;apprécie autant que la coke, c&#039;est travailler la poudre.<br />Les préparatifs qui font passer un caillou pure en un trace poudrée.&nbsp; comme la baise, les préliminaires du sniff sont tout aussi importants, prenant la forme d&#039;une danse ritualisée.<br />Ça commence toujours par écraser la caillasse, qui se fracasse en morceaux dures ou poudreux selon le produit.<br />S&#039;en suit une découpe de la coke, un va et vient frénétique des deux cartes, celles ci semblables à deux lames tranchantes.<br />Les gestes sont fluides, la chorégraphie parfaitement exécutée, laissant l&#039;esprit jubiler, monter crescendo en excitation.<br /><br /><br />Je prend soin de tirer la chasse avant de sniffer le rail dans le brouhaha qui s&#039;estompe.<br />Ma tête bascule sur le mur, les yeux fermés, je profite un instant de cette bulle impénétrable. <br />Je plie bagage et déverrouille la porte, mon plus beau masque sur le visage.]]></description>
<slash:comments>7</slash:comments><pubDate>Fri, 17 May 2019 21:40:12 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Elle et la cocaïne / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Elle-et-la-cocaine_4705_1.html</link>
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<description><![CDATA[On se balladais dans les rues, mains dans la main, coke dans le nez, on était invincible.<br />Deux enfants, deux âmes blessés dans une fuite indicible.<br />Elle était perdu dans sa vie, j&#039;étais perdu dans la mienne.<br />Et j&#039;étais jeune et t&#039;étais belle, <br />s&#039;il te plaît, juste une journée, faisons comme si, la vie est belle.<br /><br />Et on partage, nos jours nos nuits avec, cette si particulière maîtresse.<br />Cette si singulière traîtresse,<br />jettant poudre aux yeux, de ses partenaires.<br />Aussi pure que les cieux, <br />aussi beau que ses yeux.<br />Amour noir pour nuit blanche,<br />soif d&#039;ennuie qu&#039;elle étanche.<br />Si particulière catin, qui ne laisse aucune trace,<br />quand elle part le matin.<br /><br /><br />Et à force de consommer, j&#039;en ai oublié, que c&#039;était uniquement pour être avec toi que je la voyais au début.]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Wed, 01 May 2019 00:10:17 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Le petit rituel du matin / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Le-petit-rituel-du-matin_4665_1.html</link>
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<description><![CDATA[Au réveil chaque matin c&#039;était le même rituel. Elle était en manque, recroquevillée sur elle même, incapable de se lever jusque l&#039;armoire où était posé le caillou d&#039;héroïne sur sa glace.<br />D&#039;une voie fatiguée elle me demande de lui faire sa trace.<br />Cela me faisait beaucoup de peine, de la voir faible à se point, sans défense.<br />J&#039;écrase la came sur le miroir, les cailloux s&#039;écrasent dans un fracas, je détestais ce bruit, je détestais ce qu&#039;il représentait, la dépendance, le manque, la mort <br /><br />Je finis par lui tendre le miroir, elle sniff la trace à même le lit à moitié allongé. Je la regarde faire, loin de savoir que ce serait mon quotidien tout les matins<br /><br />Elle ne se lève pas immédiatement, attendant que le manque se dissipe, son petit corps se glisse entre mon torse et la couette. Encore quelques minutes ce sera fini]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Thu, 18 Apr 2019 22:21:22 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Junon ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Arte Radio sur le Crack ou l’Héroïne / Le blog de Junon]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Arte-Radio-sur-le-Crack-ou-l-Heroine_4577_1.html</link>
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