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<title>Le blog de Bettina / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[C'est compliqué, j'ai un problème je ne comprends pas, je ne sais pas. / Le blog de Bettina]]></title>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">À peine quelques mois de sniff et j&#039;en veux toujours plus. Plus exactement, je dirais que j&#039;en ai de plus en plus besoin pour me sentir bien.<br /><br />Comme je ne suis pas tout à fait idiote à la base, je savais à quoi m’attendre en me lançant à corps perdu dans la drogue. Je savais le cercle vicieux qui allait s&#039;ensuivre. <br /><br />Alors, je fais quoi ? J&#039;arrête de me camer avant la ruine et je claque définitivement la porte de ce forum alors que j&#039;y avais créé des affinités sincères ? Ou bien je maintiens le cap, avec autre chose que la kétamine et je continue à poster des mots sur ce site ? <br /><br />C&#039;est un vrai dilemme. D&#039;autant, qu&#039;au bout, si je continue mon rythme effréné, il y a la mort. <br /><br />Et je ne vois vraiment pas comment, après ça, je vais pouvoir justifier le fait que l&#039;on me retrouve allongée par terre inanimée.<br /><br />Parce que qui dit mort inexpliquée pour un sujet jeune, dit autopsie et je pense que ma famille va tomber de très haut. Je les imagine déjà s&#039;interroger : &quot;Mais comment ? Elle, qui était si brillante, comment a-t-elle pu se perdre dans des paradis artificiels ?&quot; &quot;Mais quelles étaient exactement ses fréquentations ?&quot;.<br /><br />Là, en revanche, j&#039;aurais envie de leur rétorquer que c&#039;est un sujet tabou qui peut toucher tout le monde. <br /><br />Sauf qu&#039;on n&#039;est pas tous égaux devant la désintox. C&#039;est simple, plus tu es blindé de fric, mieux tu es pris en charge.<br /><br />On n&#039;est pas tous égaux. On ne naît pas tous égaux tout court.<br /><br />Le pauvre petit schizophrène ou le petit rebeu qui vit avec maman dans son HLM et qui clamse à force d&#039;avoir trop consommé, c&#039;est banal.<br /><br />Le petit mec qui vit du RSA, quelles que soient ses origines, qui dort chez maman et qui veut s&#039;en sortir se verra enfermé, pieds et poings liés. Le sevrage se fera dans la douleur, les atroces souffrances. Rien de plus facile : on l&#039;enferme dans une pièce et on lui ouvre la porte dix jours plus tard et là, ô miracle, il est sevré !<br /><br />Le sevrage brutal dit &quot;cold turkey&quot; est très efficace en effet. Abominable mais efficace.<br /><br />Cependant, dès lors que tes poches sont pleines de blé, que ta peau soit de couleur noire, café au lait, jaune, blanche ou rouge on t&#039;ouvrira les portes d&#039;une belle clinique toute neuve, grand luxe où tu seras bien chouchouté.<br /><br />Non, je blague. Je parle d&#039;une époque révolue. Aujourd&#039;hui, il y a l&#039;Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (l&#039;A.N.P.A.A) et ses filiales C.S.A.P.A et autres C.A.A.R.U.D. Mais là aussi, encore faut-il le savoir. <br /><br />Je pense à tous ceux qui sont dans la rue, qui errent tels des zombies et qui n&#039;ont pas accès à l&#039;information comme nous y avons tous accès ici. <br /><br />Certains ne toucheront jamais à la drogue, d&#039;autres y toucheront une seule et unique fois, d&#039;autres resterons d’éternels consommateurs occasionnels (mais là aussi, où est la limite ? À partir de quel moment est-on dépendant ?) Et enfin il y a ceux qui tomberont dans l&#039;addiction pure et simple. <br /><br />Je connais quelques crétins qui se cament pépères partout mais j&#039;en connais d&#039;autres qui ont des brèches, des failles. Parce qu&#039;on a beau dire que la drogue c&#039;est de la merde ça fait quand même du bien au cerveau ! Et sacrément !<br /><br />Je pense à tous les traumatisés de la vie, les dépressifs latents. On nous vend du bonheur. Un bonheur bref, certes, mais du bonheur quand même. L&#039;arnaque est là, on en est conscient mais on tombe quand même dans le panneau. <br /><br />Bon, là, j&#039;hésite un peu avant d&#039;envoyer mon billet franchement beauf. Ça ressemble un peu à une brève de comptoir. On dirait quelqu&#039;un qui souffre d&#039;un trouble de la personnalité multiple. Mais hum, voilà,<em> alea jacta est</em>.</p><p>]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Tue, 10 Dec 2019 23:54:34 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Bettina ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Kit Kat / Le blog de Bettina]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Kit-Kat_5223_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Quand tu sniffes ta kétamine tout le temps. Quand tu en as besoin pour exister. Quand tu dois en consommer pour te sentir vivant. Qu&#039;est-ce que tu deviens ? Quelqu&#039;un en manque perpétuel. <br /><br />Telle une éponge qui absorbe l&#039;eau, tu absorbes les minuscules cristaux qui te rendent heureuse, sociable et productive. Lorsque tu n&#039;en as plus, tu te sens perdue. Tu t&#039;ennuies. Tu ne sais plus qui tu es. Tu ne sais même plus à quand remonte ta dernière introspection. Toi qui te remettais si souvent en question avant. Mais depuis ta première prise de kétamine, nul besoin ! Tu es si enjouée grâce à elle ! Tu ne froisses personne ! Alors pourquoi te remettrais-tu en cause ? <br /><br />Ne t&#039;inquiète pas ma pauvre Betty, c&#039;est normal que tu t&#039;interroges, c&#039;est normal que tu couches tes maux sur le papier. C&#039;est normal que tu sois triste. C&#039;est parce que tu es lucide. Mais c&#039;était quand la dernière fois que tu as été aussi clairvoyante ? Je me gratte la tête, je ne sais pas. J&#039;ai de plus en plus de difficultés à me situer dans le temps. Les jours, je les compte en grammes de kétamine restants. <br /><br />Je réalise ce que je suis en train d&#039;écrire. Je me mets à la place de quelqu&#039;un qui n&#039;aurait jamais consommé de drogue et j&#039;ai conscience de la nébulosité du sens de mes mots. <br /><br />Ô kétamine, ma kétamine... Grâce à toi je ne me soucie plus du regard des gens. Je suis une femme forte. Une femme libre ! Libre ? Mais comment se fait-il que je me sente au contraire complètement prisonnière ? Tel un petit oiseau multicolore dans sa cage dorée qu&#039;on admire mais qu&#039;on ne touche pas ? Mais touchez-moi, nom de Dieu ! Tu veux m&#039;en coller une ? Ben vas-y ! Pour arme, je n&#039;ai que mes poings mais je sais m&#039;en servir. Je n&#039;ai peur de rien, grâce à toi, mon spécial K. Je t&#039;aime à en vomir, c&#039;est beau, c&#039;est laid, c&#039;est sanglant. <br />Toi, le grand baraqué tu me cherches des crosses ? Si tu m&#039;attaques ou tu attaques quelqu&#039;un qui est cher à mon cœur, je te rends coups pour coups, je te casse la gueule. <br />Toi, le sans-abri qui fais la manche devant mon supermarché, attends-moi, je t&#039;achète un sandwich et une tablette de chocolat aux éclats de noisettes. <br />Toi, qui pleures un amour perdu, je t&#039;enveloppe comme si j&#039;étais la couverture la plus douce du monde. C’est une couverture magique qui envoie des ondes positives. Je m&#039;en sers pour consoler tout le monde. Les enfants de la guerre, les veufs, les veuves, les orphelins. Plus globalement, je m&#039;adresse à toi qui souffres. Sous vitamine K, je suis Wonder Woman, je viens te délivrer !</p><p> <br /><br /></p><p style="text-align: center"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1575/wonderwoman.jpg" alt="/forum/uploads/images/1575/wonderwoman.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:260px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></p><p><br /><br />Mais au fond, qui suis-je ?&nbsp; <br /><br />Bonjour à tous. Je m&#039;appelle Bettina et je suis accro à la kétamine.<br />Et là, vous êtes censés répondre tous en cœur :<br />&quot;Bonjour, Bettina !&quot;.]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Thu, 05 Dec 2019 23:46:30 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Bettina ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Chapitre 3 : lettre à mon idole (âmes sensibles s'abstenir) / Le blog de Bettina]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Chapitre-3-lettre-a-mon-idole-ames-sensibles-s-abstenir_5215_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Mon Davilicious,<br /><br />Cette nuit où tu m&#039;as cueillie sur le parking de cet hôtel de Berlin en cette fameuse année 1993 du <em>Devotional Tour</em>, mes mains se sont mises à trembler et ma respiration s’est coupée. Te souviens-tu de la petite Bettina ? C&#039;est celle qui a partagé sept mois intenses de ta vie. Celle que tu as aimée, celle qui t&#039;a aimé sans compter. Celle qui a apaisé tes nuits agitées. Celle que tu as déposée sur le quai d&#039;une gare un jour triste de novembre. Peut-être me reconnaîtras-tu sur la photo. J&#039;ai l&#039;espoir que tes souvenirs affluent.<br /><br />Dans tes yeux merveilleux, j&#039;ai puisé une ferveur mystique et dévorante, quasi démoniaque. Je te voue un culte proche de l&#039;idolâtrie dans une ardeur divine, sublime et bienfaisante. Ce même regard mutin et ensorcelant qui m&#039;a pénétrée, a fouillé mes pensées les plus intimes, les plus secrètes, les plus folles. Dans mes rêves, je garde le souvenir de ta bouche charnue qui écrase amoureusement mes lèvres, tendues et agitées. De tes mains qui enserrent ma taille. Et tu me murmures à l&#039;oreille des mots magiques. J&#039;aime tout de toi, ta dégaine, tes failles, ton style branché, ta personnalité fragile et borderline. Ô mon doux amour, tu me fais fondre, je craque au son de ta voix suave et enivrante.<br /><br />En attendant de te retrouver, tu berces mes nuits, mes quatorze ans que je ne recouvrerais plus. Tu demeures aujourd&#039;hui si inaccessible... Toi mon beau prince charmant devant qui toutes les filles se pâment et tombent à genoux. Je t&#039;aime, je t&#039;aime, je te kiffe grave ! Tel un dieu, je te vénère. Toi mon bel amant. Toi qui as peut-être oublié jusqu&#039;à mon existence, sache que je meurs à l&#039;idée de te revoir enfin pour exorciser ma fièvre. Je voudrais voir se réaliser ce beau conte de fées où nous serions tous deux réunis, où je serais tout contre toi.<br /><br />Depuis la première fois où je t&#039;ai rencontré, j&#039;éprouve à ton égard une tendresse et une passion violentes, dévorantes. J&#039;ai la rage au cœur, je t&#039;aime à en vomir, c&#039;est beau, c&#039;est laid à la fois. Contre ta peau, tu m&#039;as fait perdre la tête encore et encore. J&#039;ai adoré me pervertir sous tes caresses dans le désordre des draps. Mon cœur ne bat que pour toi, pour tes baisers sous lesquels mon corps s&#039;est déchiré. Aime-moi, chéris-moi toujours. Tu restes le gardien de mon existence, mon rêve devenu réalité, le lieu où je ressens une quiétude infinie et où mon âme veut reposer à jamais. Tu es le soleil ardent de midi, la lune froide au soleil de minuit, de mes nuits. Tu es tout et son contraire, tu es le phénix qui renaît de ses cendres, l&#039;ange déchu qu&#039;on ne rattrape plus. Le temps file malgré tout, mais mon amour, lui, reste entier. Et je ne cesserai jamais de t&#039;aimer. Je suis à toi corps et âme. Quelle joie de savoir que je te suis enchaînée, si librement enchaînée au souffle de ton poitrail contre lequel tu m&#039;as si souvent serrée !<br /><br />Tes charmes enflamment continuellement mon cœur d&#039;une flamme vive et éblouissante. J&#039;ai passé, à l&#039;époque de ma courte vie, à croire en l’amour. J&#039;ai eu le cœur brisé, on me l’a piétiné cent fois. Tu savais le drame qui se déroulait chez moi. Mais j&#039;ai continué d’y croire. Car pour moi la vie ne vaut pas d’être vécue si mon cœur ne bat pas la chamade. Et puis tu es arrivé, tu as tout bouleversé. Mon agenda, mon cadre émotionnel, mon existence toute entière. Je n’ai rien compris à ce qu’il se passait. Je n&#039;ai pas cherché à tirer des plans sur la comète, je me suis, pour la première fois de ma vie, complètement laissé aller, portée par tes seules velléités.<br /><br />Ne me laisse plus seule avec mon spleen, fais un pas vers moi je t&#039;en conjure. Renoue avec nos souvenirs enfouis, il n&#039;est pas trop tard. Tu sais, il y a 26 ans, ça m&#039;a causé une peine immense de te quitter. J&#039;en crève. Le temps n&#039;a pas pansé cette plaie ouverte. Je souffre chaque jour un peu plus du fait qu&#039;on soit séparés, si éloignés l&#039;un de l&#039;autre aujourd&#039;hui. Tu es le plus beau cadeau que la vie m&#039;ait fait. Quoi que je fasse, tu es toujours dans mes pensées, poussière d’étoile grisant mon quotidien. Je souhaite que dans un futur poche, toi et moi ne fassions plus qu&#039;un. Je t&#039;appartiens. Et je t&#039;embrasse.<br /><br /><em>Bettina</em></p><p>]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Wed, 27 Nov 2019 16:45:29 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Bettina ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Dave Gahan, chapitre 2 : sex, drugs & goodbye... / Le blog de Bettina]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Dave-Gahan-chapitre-2-sex-drugs-goodbye_5211_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Dave, <br /><br />J&#039;ai rêvé de toi cette nuit. Tu m&#039;apparaissais comme dans les années 90. Comme si tu étais une image figée dans mon esprit. Figée dans le temps. <br /><br /><iframe width="550" height="413" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/4Ld7kln0fd4?&feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br /><br /><br />À cette époque sombre où tu n&#039;étais même plus toi-même. Tu étais dans le trip de ce mélange de coke, d&#039;héroïne et de sexe avec des partenaires d&#039;un jour. J&#039;ai rêvé que je suivais la caravane du <em>Devotional Tour</em> et que toutes nos nuits se ressemblaient. Il est venu le temps où il te fallait deux filles dans ton lit. J&#039;étais là, à portée de la main, et puis tu choisissais parmi les groupies. Je n&#039;avais pas droit au chapitre. Tu les aimais très minces, brunes avec un air perdu au fond des yeux. Mon opposé exact. C&#039;était à se demander pourquoi tu m&#039;avais embarquée pour la première fois dans cette chambre grand standing à Berlin, ce à quoi tu m&#039;as répondu qu&#039;il fallait tout essayer dans la vie et que compte tenu du fait que j&#039;avais été présente pour toi alors même que tu avais failli mourir cent fois dans cette suite berlinoise, j&#039;avais le privilège d&#039;être ta favorite. En bref, tu étais persuadé que je te portais chance. Tu m&#039;appelais &quot;ma blondinette&quot; en français.<br /><br />Il fallait que je sois nue, à t&#039;attendre après tes concerts. Je me préparais avec un soin tout particulier. Douche, épilation, manucure. Je voulais être parfaite à tes yeux. Chaque soir je découvrais la fille que tu avais choisie. Effectivement, elles avaient toutes l&#039;air un peu paumé, ajouté au fait qu&#039;elles étaient trop heureuses de partager une nuit avec le célèbre Dave Gahan. Le beau brun ténébreux capable de mettre une salle entière de fan en transe. Elles marquaient cependant toujours un petit temps d&#039;adaptation dès qu&#039;elles me voyaient. Elles prenaient alors conscience qu&#039;elles n&#039;auraient pas l&#039;exclusivité.<br /><br />Tu t&#039;allongeais sur le lit, en bon observateur. Ou bien, tu t’installais confortablement sur un fauteuil, en parfait spectateur. Il fallait que je sois entreprenante avec la fille. Je devais l&#039;effeuiller, lentement. Puis, je devais la sentir, comme le ferait une louve envers ses petits. D&#039;abord les cheveux, puis le cou, les aisselles, les mains pour descendre lentement vers son ventre puis son sexe. Et, si l&#039;odeur me convenait, je la léchais. Sinon, je devais la laver dans la salle de bains. Je ne sais pas si c&#039;était du fait de ta présence, mais j&#039;arrivais toujours à les faire jouir. Avec ma langue, je fouillais leur vulve, leur anus. Ça avait le don de te rendre dingue. Après, elles étaient toutes à toi. Elles m’apparaissaient comme des poupées de chiffons, toutes molles entre tes bras. Je les avais rendues ivres de plaisir. Tu les pénétrais à pile ou face, tantôt en missionnaire, tantôt en levrette. Tu sodomisais les moins farouches.<br /><br />Enfin, tu renvoyais la fille le plus courtoisement possible et tu t&#039;occupais de moi. Plus tendrement alors. Et puis tu te piquais, encore et encore. J&#039;aurais volontiers balancé tes doses dans les toilettes si j&#039;y avais eu accès mais je ne savais jamais où tu les cachais. D&#039;ailleurs, tu te séparais rarement de ton héroïne ou de ta coke. Quand tu te jetais dans l&#039;arène, porté à bout de bras par les fans, tu finissais toujours torse nu et je gardais secrètement l&#039;espoir que la drogue glisse de ton pantalon mais non, ça n&#039;est jamais arrivé. À moins que tu la conservais dans un sac ? Je n&#039;ai jamais su. C&#039;est bien simple, tu étais tout le temps camé. Sauf au petit matin, où tu te levais d&#039;un bond, hyper stressé par le manque. Il fallait alors que tu te réapprovisionnes au plus vite. De mon côté, je profitais de ces instants furtifs de lucidité pour te demander comment tu allais, je me faisais un sang d&#039;encre pour toi. Je te demandais si tu avais le souvenir de la nuit passée et tu me répondais : &quot;Of course ! I really enjoyed the last night and was hoping we could do it again soon&quot; que l&#039;on pourrait traduire par &quot;Bien sûr ! C&#039;était sympa la nuit dernière. On pourrait remettre ça bientôt&quot;. Puis, tu me prenais par le menton, et déposais un baiser délicat sur mes lèvres. &quot;I think you did great&quot;. &quot;Tu as été parfaite&quot;.<br /><br />Et puis, bizarrement, l&#039;alarme incendie s&#039;est déclenchée. J&#039;ai tenté de détecter une odeur de brûlé. Il s&#039;agissait en fait de mon réveil qui sonnait.<br /><br />À demi éveillée, je me rappelle comme dans un rêve les baisers que me donnaient Dave Gahan lors de nos adieux à la gare d&#039;Austerlitz. Il me disait : &quot;Est-ce que tu nous vois, toi et moi construire quelque chose ? Je ne suis qu&#039;un pauvre camé, ma blondinette. Avec moi, tu n&#039;as aucun avenir. Et puis je sais que je te fais souffrir. J&#039;ai adoré cette folle parenthèse mais tu as fugué depuis trop longtemps, il est grand temps que tu rentres chez toi à présent&quot;.<br /><br />C&#039;est les yeux embués de larmes que j&#039;ai pris ce train qui devait me ramener à Albi. Tu as posé sur mes oreilles un walkman qui hurlait &quot;Just One Caress&quot; qui reprenait les thèmes chers à Depeche Mode comme l&#039;ennui, le sexe ou encore la religion.<br /><br />Ce walkman, je l&#039;ai encore chez moi, c&#039;est tout ou presque ce qui me reste de toi, si ce n&#039;est cette chemise que tu as portée et que j&#039;ai volée dans tes bagages pour garder ton odeur. Ça me fait penser au linge que j&#039;ai hérité de mon papa décédé, qui a été longtemps stocké dans l&#039;armoire de mon petit frère et dont la douce odeur m&#039;avait sauté au nez et qui avait déclenché chez moi une crise de larmes.<br /><br />Tu es resté sur le quai jusqu&#039;à ce que le train soit loin, mais avant, alors que je pleurais et que je posais mes mains sur la vitre, tu as posé les tiennes au même endroit. Seul le plexiglas nous séparait. J&#039;ai lu sur tes lèvres un &quot;I love you&quot; prononcé lentement, ce qui m&#039;a mis le cœur en miettes.<br /><br />Tu avais l&#039;air épuisé par cette tournée qui avait duré un an et seule la drogue te maintenait, te laissait encore debout. J&#039;avais vu les disputes avec Alan Wilder lequel ne jugeait pas son travail estimé à sa juste valeur et en raison d&#039;un conflit récurrent avec Andrew Fletcher menaçait de quitter le groupe. On saura que plus tard, alors que tu t&#039;étais installé seul aux États-Unis, son départ t&#039;avait mis un tel coup au moral que tu avais cumulé les overdoses. À tel point qu&#039;au service réanimation, ayant frôlé la mort par quatre fois, on t&#039;avait surnommé &quot;le chat&quot;. Chaque fois, j&#039;ai tremblé pour toi.<br /><br />J&#039;aimerais pouvoir te recontacter aujourd&#039;hui, seulement, je ne sais pas comment m&#039;y prendre. Si j&#039;écris au fan club, je recevrai sûrement une lettre-type avec peut-être une photo dédicacée comme je l&#039;avais fait alors que j&#039;avais onze ans au fan club de Tom Cruise. Aujourd&#039;hui, je me fous de Tom Cruise. Certes, je lui reconnais des qualités indéniables d&#039;acteur mais ça s&#039;arrête là. Je n&#039;ai jamais vécu à ses côtés, je ne sais pas qui il est. Et puis il faut dire que tu as tellement changé. Qui sait si tu te rappelles encore de la petite Bettina ?<br /><br />Alors, je fais la chasse aux concours radios qui me permettraient d&#039;assister à un nouveau concert aujourd&#039;hui avec l&#039;espoir d&#039;un after. Mais je ne gagne jamais.<br /><br />J&#039;aimerais tant discuter avec toi l&#039;espace d&#039;un petit quart d&#039;heure, je ne demande pas grand chose. Tu sais, j&#039;ai changé aussi. J&#039;ai grandi, muri, j&#039;ai vécu.<br /><br />How about we have a glass of beer like in the old days ?<br />Et si nous buvions une bière comme au bon vieux temps ?</p><p>]]></description>
<slash:comments>12</slash:comments><pubDate>Tue, 26 Nov 2019 00:55:54 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Bettina ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Sex, drugs & Rock'n roll : long live Dave Gahan ! / Le blog de Bettina]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Sex-drugs-Rock-n-roll-long-live-Dave-Gahan_5205_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Je me rends compte que je ne poste ici que quand je me sens &quot;à l&#039;abri&quot;, quand j&#039;ai de quoi voir venir, que j&#039;ai de la marchandise dans ma boite magique. <br /><br />Le reste du temps, je suis en apnée, comme paralysée. <br /><br />Hier, j&#039;ai reçu mes 3 grammes de kétamine, toute heureuse que j&#039;étais comme une morte de faim à qui on donnerait un os à ronger. Comme la belle endormie qui reçoit le baiser de son prince charmant. <br /><br />Il y a quelque temps maintenant que je me disais que je n&#039;avais pas passé une bonne journée. Aujourd&#039;hui je peux le dire : celle d&#039;hier s&#039;est déroulée à merveille tant j&#039;étais dans la délicieuse attente de la soirée où je pourrai sniffer ma poudre.<br /><br />Et, la nuit venue, c&#039;est ce que j&#039;ai fait. J&#039;étais stone, je me rappelais enfin ce que ça faisait de planer et d&#039;être complètement à l&#039;ouest : me dédoubler, légère comme une plume au vent, me contempler assise sur mon canapé, loin des tracas du quotidien.<br /><br />Je n&#039;ai rien suivi de mon programme télé. Je me souviens qu&#039;elle était allumée mais je n&#039;ai rien compris aux protagonistes qui parlaient et s&#039;agitaient dans la petite lucarne. <br /><br />J&#039;aime me camer seule. Dans le secret de mon alcôve, je suis plus attentive à ce que je ressens. Je n&#039;ai pas la drogue festive. <br /><br />Aussi loin que je me souvienne, j&#039;avais 19 ans, c&#039;était l&#039;été et un producteur de cannabis m&#039;avait invité chez un couple d&#039;ami qui vit la moitié de l&#039;année à Madagascar. La femme avait préparé tout un banquet délicieux à base d&#039;herbe. J&#039;avais aimé cette soirée même si je ne savais pas encore que l&#039;invitation n&#039;était pas gratuite. Plus la nuit avançait plus je comprenais que jamais le producteur ne me raccompagnerait pas chez moi et que c&#039;est chez lui que je passerai la nuit.<br /><br />Une fois dans son lit, je fixais le réveil à rétro-éclairage qui faisait défiler les heures pendant que je me maudissais. Comment avais-je pu être aussi naïve ?<br /><br />Je pensais avoir droit, au moins pour ma première fois librement consentie, à une belle nuit d&#039;amour. Encore une fois, après les assauts nocturnes que me faisaient subir mon beau-père quand j&#039;étais petite, la vie venait encore de me jouer un vilain tour. <br /><br />Il s&#039;était montré brusque et pas romantique. Sur le coup, j&#039;ai serré les dents pour m&#039;éviter de pleurer. <br /><br />Au petit matin, je suis rentrée en train, avec Depeche Mode dans les oreilles. <br />Je dois bien avouer que la musique m&#039;a toujours aidée à surmonter les moments difficiles. Dès l&#039;âge de 12 ans, j&#039;ai fait de Dave Gahan mon idole. À partir de ce moment, je n&#039;ai cessé de me faire des films.<br /><br />Voici ce que je lui dirais aujourd&#039;hui :<br /><br /><em>Tant d&#039;années à te voir bouger sur scène, my friend. Tant de fois où j&#039;ai fait des rêves érotiques après m&#039;être déchaînée sur ton son pendant tes concerts. Les années t&#039;ont rendu meilleur. Vieillissant oui, mais en bien meilleure santé. Débarrassé de tes pires démons, la drogue, la blanche, l&#039;héroïne. Dis-moi comment as-tu fait pour donner le meilleur de toi-même en 93, lors du Devotional Tour alors qu&#039;on a su bien après que tu étais camé et fortement alcoolisé sur scène ? Des journalistes ont parlé. Ils ont balancé tes crises de manque en coulisse, tes délires quand ça se passait très mal pour toi. C&#039;est moi qui suis prisonnière de tout ça maintenant. Il me faudra une bonne cure de désintox pour m&#039;en sortir. Et pour me débarrasser de toi, de ta mauvaise influence même si j&#039;ai adoré ça. Il y a tant de nanas qui sont passées dans ton lit que j&#039;imagine que tu ne te rappelleras pas de Bettina.<br /><br />Mais, au fond, je m&#039;en fous. Je te vois aujourd&#039;hui tout sage avec tes potes de Depeche Mode. À répondre bien gentiment à ceux qui t&#039;interviewent. Très sage. Très lisse. Un peu trop peut-être. Je t&#039;ai connu dans une autre vie, celle dans laquelle tu n&#039;avais pas de tabous. Tu parlais beaucoup. Et puis, tu étais si beau. Surtout quand tu arborais tes cheveux longs noirs de jais et ton bouc. On peut dire que ça remonte à loin, pas vrai ? J&#039;étais très mineure à l&#039;époque et très enthousiaste à l&#039;idée de poser mes lèvres sur les tiennes. Tu ne m&#039;as pas fait l&#039;amour, tu m&#039;as baisée. Tu aurais pu y aller mollo, surtout pour ma première fois mais non, il a fallu faire à ta façon. Toujours plus fort. Toujours plus violent même si j&#039;ai adoré être dans tes draps et sentir tout ton poids sur moi quand tu as joui. Je t&#039;aime toujours tu sais. J&#039;aime ta voix d&#039;ange, ta voix suave mêlée à celle de Martin. Je t&#039;écoute souvent aujourd&#039;hui - bien que ce ne soit pas bon pour ma consommation - de la même façon où je t&#039;ai suivi toutes ces années, démêlant le vrai du faux entre chaque paparazzade. Sache en tout cas que je pense à toi. But never let me down again.<br /></em><br /><br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://aws-cf.imdoc.fr/prod/photos/8/6/7/8175867/27149742/img-27149742951.jpg?v=3" alt="https://aws-cf.imdoc.fr/prod/photos/8/6/7/8175867/27149742/img-27149742951.jpg?v=3" style=""&nbsp; title="" /><br />À LA MÉMOIRE DE NOTRE NUIT HEUREUSE DANS CETTE CHAMBRE D&#039;HÔTEL...<br />TU ES UN DIEU.<br /><br />Tu étais enragé. Pourtant, tu as passé toute la nuit à t&#039;excuser. À parler de toi. Un peu comme si les mots susurrés pouvaient atténuer les gestes. Et puis, tu t&#039;es beaucoup piqué, effrayée que j&#039;étais que tu meurs dans mes bras.<br /><br /><br /><br />En quatrième, au collège, j&#039;avais obtenu un 18 en rédaction. En voici un extrait :<br /><br /><em>Je me souviens que quelques filles avaient été rencardées devant cet hôtel grand luxe au cœur de Berlin. On a attendu longtemps après le concert. Mais on était si motivées pour obtenir un autographe... Donc on a fait le pied de grue. Et puis, on a vu une file de voitures noires aux vitres teintées se diriger vers le parking. Alors, j&#039;ai couru à l&#039;arrière de l&#039;établissement. Ils étaient là, tous les quatre. Dave avait une serviette autour du coup. Spontanément, le bellâtre s&#039;est dirigé vers moi et m&#039;a prise par l&#039;épaule. Je tremblais comme une feuille, il ma semblé vivre la scène au ralenti. Nous sommes repassés devant l&#039;entrée de l&#039;hôtel. Les trois autres membres du groupe ont rejoint leurs quartiers tandis que les autres filles, si elles avaient eu des fusils à la place des yeux m’auraient trouée sur place.<br /><br />Dans l&#039;ascenseur, il a caressé ma joue et m&#039;a demandé : &quot;Did you like the show ?&quot;. Là, j&#039;avais la gorge complètement nouée et j&#039;ai dû lui répondre un truc du genre : &quot;That was the most beautiful day of my life&quot;. J&#039;avais le cœur juste au bord des yeux alors que les siens brûlaient les flammes de l&#039;enfer. Il ne me semblait pas dans son état normal.<br /><br />Il a pris mon visage entre ses mains et m&#039;a embrassée. Tendrement d&#039;abord mais avec empressement très vite. Dans ma tête, tout se bousculait. Je jubilais. Je songeais : &quot;Putain, est-ce que tu te rends compte que tu es en train de flirter avec Dave Gahan ?&quot;. J&#039;ai aimé le goût de sa bouche, nos dents qui s&#039;entrechoquent. Par contre, j&#039;ai été surprise par le jeu de sa langue, à cent lieues du french kiss. Un peu comme s&#039;il titillait le bout par à-coups. Mouvements saccadés, temps d’arrêts brusques.<br /><br />Dave m&#039;a entraînée dans sa chambre par la main. Il m&#039;a déshabillée et en un rien de temps, je me suis retrouvée toute nue. Il m&#039;a détaillée un court instant. À aucun moment il ne m&#039;a demandé mon âge. Il a baissé son pantalon, m&#039;a plaquée contre le mur tandis qu&#039;il me portait par les cuisses que j&#039;entourai autour de sa taille. Et il m&#039;a pénétrée. J&#039;ai hurlé de douleur au début puis, mon intimité s&#039;étant habituée à ses coups de reins saccadés, j&#039;ai commencé à ressentir de l&#039;électricité dans tout le corps et puis, j&#039;ai manqué par trois fois perdre connaissance. À cette époque, je ne savais pas que j&#039;avais eu plusieurs orgasmes.<br /><br />Il m&#039;a déposée sur le lit et c&#039;est lui qui a joui dans un râle puissant. Il s&#039;est effondré sur moi. Pourtant, il s&#039;est vite remis d&#039;aplomb, m&#039;a murmuré un &quot;Sweet little girl...&quot; et a commencé à vider le mini bar. Ensuite, il s&#039;est assis près du lit, tout proche de moi après avoir cherché dans un sac l&#039;attirail du parfait &quot;infirmier&quot; ou devrais-je dire du toxicomane. La cuillère qu&#039;on chauffe avec le produit, le garrot qu&#039;il s&#039;est fait au bras et l&#039;aiguille dont il a lentement versé le poison dans une veine. J&#039;ai eu peur de l&#039;overdose.<br />Cela dit, la descente a été très douloureuse pour lui si bien qu&#039;il s&#039;est envoyé une bonne poignée de Xanax pour atténuer la peur, le stress et les hallucinations. On a beaucoup parlé. Moi, assise au sol, lui, la tête sur mes genoux. Il tremblait de la tête aux pieds. Je lui ai longuement caressé le front. Quand il fut remis de cette terrible expérience, il m&#039;a demandé pardon de ne pas m’avoir honorée comme je le méritais. En plein milieu de la nuit, on a fini par s&#039;endormir dans les bras l&#039;un de l&#039;autre.<br /><br /><br />Au petit matin, je me suis réveillée toute seule dans la chambre. Il était déjà parti. Juste un mot sur la table de nuit : &quot;Thank you for the lovely dance&quot; (merci pour ce moment exquis).<br /><br /></em><br /><br />Mais tout ça, c&#039;est de la saudade. De la nostalgie de ce qui n&#039;a pas eu lieu.</p><p>]]></description>
<slash:comments>9</slash:comments><pubDate>Fri, 22 Nov 2019 14:56:45 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Bettina ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Frustration / Le blog de Bettina]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Frustration_5151_1.html</link>
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<description><![CDATA[</p><p style="text-align: justify">Hier soir, j&#039;ai pensé que 200 mg de morphine détournés en libération prolongée pourraient m&#039;aider à m&#039;endormir.<br /><br />Je suis une véritable accro à la sédation.<br /><br />Depuis que j&#039;ai l&#039;âge de neuf ans, je souffre de problèmes d&#039;endormissement et de réveils nocturnes.&nbsp; <br />Mon beau-père qui me violait en est la cause.<br /><br />Et donc, après mon rituel du soir - douche, draps propres qui sentent bon la lavande, pulvérisation d&#039;huiles essentielles dans la chambre - je décide d&#039;ouvrir une gélule pour n&#039;en extraire que 25 mg. Je ne suis pas accoutumée à la morphine, je décide donc de rester prudente dans un premier temps. <br /><br />Après dix minutes, je ne dors pas, terrifiée par l&#039;idée impossible - car j&#039;ai grandi et j&#039;ai fait ma vie - qu&#039;un monstre de sueur assoiffé de chair fraîche va me sauter dessus. Je décide alors de quitter mon lit et de retourner dans mon salon pour ouvrir ma boite magique. C&#039;est une jolie boite sculptée en bois de Madagascar offerte par une amie et qui renferme des herbes précieuses ainsi que des poudres de toutes les couleurs. <br />Cette fois, je décide d&#039;avaler 50 mg de morphine supplémentaires.<br /><br />La demi-heure qui a suivi ne m&#039;a jamais parue aussi longue. Au fond, je suis restée une petite fille apeurée et anxieuse. Du coup, je cherche à me rassurer à tout prix, je tente par tous les moyens de me raisonner. Je me dis que mon beau-père qui vient de sortir de prison n&#039;est plus tout jeune désormais et qu&#039;il mène sa barque de son côté. Il ne connaît pas mon adresse, il ne peut pas me retrouver. <br /><br />À bout de nerfs, je me relève et je prends cette fois, la totalité du reste de la gélule. Sans effet.<br /><br />Aujourd&#039;hui, je me demande si je ne fais pas de la &quot;résistance médicamenteuse&quot;. J&#039;ai tellement été abrutie par les anxiolytiques et autres somnifères par le passé ! Et pourtant, la morphine n&#039;appartient pas à la même classe... Mais je pense néanmoins que mon organisme est trop habitué aux substances censées calmer et faire dormir. Et puis il faut que je sois franche, mes six derniers mois de dépendance au Tramadol ne sont sans doute pas pour rien dans mon rejet des effets de la morphine, mon endurance face à cette molécule. Mon seuil de tolérance thérapeutique est très élevé, je crois.</p><p>]]></description>
<slash:comments>11</slash:comments><pubDate>Thu, 31 Oct 2019 14:56:08 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Bettina ]]></dc:creator></item>
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