<br />
<b>Warning</b>:  Undefined array key "HTTP_IF_NONE_MATCH" in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>190</b><br />
<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/">
<channel>
		<atom:link href="https://www.psychoactif.org/forum/blog_rss.php?bid=169417" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Le blog de OfficialBg / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/OfficialBg_169417_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
<item>
<title><![CDATA[Espagne à Bascule / Le blog de OfficialBg]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Espagne-a-Bascule_7155_1.html</link>
<guid isPermaLink="false">7155@https://www.psychoactif.org/forum</guid>
<br />
<b>Warning</b>:  Trying to access array offset on value of type null in <b>/home/psychoacv/www/forum/include/parser.php</b> on line <b>913</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $discx in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>279</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $comment in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>282</b><br />
<description><![CDATA[Ça faisait seulement quelques jours que l&#039;on était arrivés à Mocéron, une petite ville agricole à la frontière de l’Andalousie. Le couple d&#039;amis avec lequel j&#039;étais descendu occupait une petite chambre situé à l&#039;entrée de la ville. Ils y restaient cloîtrés là pendant des heures à l&#039;abri des piqûres d&#039;insectes<br />et des trop fortes chaleurs de l’après-midi.<br />Ce jour-là j&#039;avais décider de profitais de ce moment de creux pour aller faire quelques courses en ville. je devais encore m&#039;équiper en matos pour assurer la récolte qui venais. La chaleur était suffocante et les rues désertes donnaient à voir un paysage aride et désaffecté de toutes activités industrielles suffisamment importantes pour ne pas cracher sur l&#039;affluence des junkies venus d’Europe claquer leurs sous dans les rares commerce de la ville encore ouvert.<br /><br />C&#039;est en arrivant à l&#039;angle de la boutique du bazar que je les est aperçu,<br />Un petit couple en sortait hilare dans un vacarme incohérent et désordonné troublant l&#039;apparente morbidité du village. Visiblement ils avaient l&#039;air complètement satisfaits de leurs trouvailles :<br />deux magnifiques chapeaux de paysan extra large qui leur donnaient un air comique et décalé et qui m&#039;invitait simplement à les suivre dans leurs improbable déambulations.<br />On c&#039;est tout de suite reconnues.<br />On échange une banane puis quelques informations sur la récolte. C&#039;est une bonne année, à priori, il y a beaucoup de pavot dans le coin.<br />Le bonhomme est suédois, grand, avec une voix de personnage de cartoon américain complètement débile et s’exprime avec de grand geste théâtrale. Ça petite amie elle, est petite et douce, brune assez poilue avec de jolies lèvres et un regard d&#039;enfant sauvage qui en a vu beaucoup. Son accent chantant est terrible, et son sourire me donne la chaire de poule en un éclaire. Ils m&#039;invitent tout deux à les suivre.<br />J&#039;apprends que c&#039;est l&#039;anniversaire du suédois, on rigole, on picole, passent d&#039;un bar à l&#039;autre, enchaînants bières et tapas en se racontant histoires et anecdotes des plus bizarres au plus poilantes. Au fur et à mesure des tournées générales la température se refroidi un peux.<br />Quelques heures avant la tombée de la nuit, profitant du rafraîchissait dans un éclaire de lucidité offert par l&#039;alcool je me dit que c&#039;est le moment idéal pour aller bosser un peux dans le champ. On c&#039;était donne rendez-vous à leur campement de l&#039;autre coté de la ville à la tombée de la nuit pour finir de fêter ça en beauté.<br />Un peu bourré, j&#039;entame quelques lignes de récolte, me gratte le nez et décide, voyant qu&#039;il commençait à faire nuit à me mettre en route directement.<br />La soirée s&#039;annoncé douce et joyeuse entres bonne gents de bonne compagnies mais je pouvais m’empêcher de frisonner de peur ou de plaisir face à l&#039;inconnue que ma nouvel vie de vagabond du rien me laisser apercevoir.<br /><br />Les chemins agricoles qu&#039;ils m&#039;ont indiqués se mélangeait dans ma tête pour donner aux champs qui s&#039;étendent à pertes de vue, l&#039;image mentale d&#039;un grand labyrinthe désertique.<br />Entre châteaux d&#039;eau désaffecté, cabanons en ruines, silo à grain tagué et des milliard de cailloux sur lequel le soleil venais rendre ses derniers rayons..<br />À ce moment la je titube, je suis complètement raide,<br />les herbes mortes qui craquent sous mes pieds, et mes yeux qui lute contre la somnolence se perdent dans l’hypnotique respiration géométriques qu&#039;offre les épines des quelques chardons cramés qui bordent le chemins.<br />L’atmosphère semble de plus en plus s&#039;affaisser jusqu&#039;à peser milles tonnes au dessus de ma tête, rendant le paysage presque huileux ou minuscule, ondulant à chacune des respirations.<br />Je sais que je me perds de plus en plus dans ce dédale de champs et de chemins.<br />Mon t-shirt colle de sueur et l&#039;opium et les épines des chardons me grattent.<br />Je m&#039;entends penser comme les fourmis que je balaie titubant sur mes chaussures éclatées. Le soleil couchant accentue la sensation de vertige qui m&#039;accompagne. Le sol, lui, se perd à des km des mes yeux qui ne voient plus qu&#039;en noir et jaune comme une abeille dégueulasse.<br />Une légère brise me caresse la crasse depuis le haut du crane à mes mains gonflées par la coagulation du sang. Elles ont du mal à se refermer totalement et je me met à racler avec les premières plaies de mes doigts la résine de pavot qui est rester collé.<br />J&#039;en fais des petites boulettes et les glissent sous mes ongles. L&#039;opium est tout son loisir m&#039;offrira une diffusion longue et progressive dans l&#039;organisme jusqu&#039;à ce soir tard dans la nuit.<br /><br />Je me remémore les paroles de mon très chaleureux ami Carlos, un grand punk portugais d&#039;une quarantaine d&#039;années, au sourire aussi grand que le cœur, et avec de grandes lunettes noires posées sur le nez. Ayant toujours vécu une vie à son image, bohème, grandiose et libre, malgré la mort, malgré l’héroïne, jusqu&#039;à son arrêt net un jour de juillet.<br />Non, il n&#039;y a rien qui soit un système plus idéal que celui-ci, la vie à la belle étoile, à même le sol sous les pins. Vivant d&#039;un peu de récup&#039; et partageant naturellement avec le premier étranger venu.Travaillant pour soi-même, cultivant les fruits de la terre que les industriels ne peuvent asservir. Et quels fruits... les fleurs du diable en personne, vous enivrant de leur suave mélodie au point de vous faire aimer le goût de la poussière et contempler les astres comme si vous étiez un des leurs.<br />Chacune des vagues de morphine, le coup cassé et la gorge sèche, étant comme des coups de reins qu&#039;aimerait donner, fiévreuse, la déesse des putes asservie.<br />L&#039;air s&#039;emplissant de sonorités perses et de parfums d&#039;ailleurs,<br />je sentais sur la boussole de mon cœur devenu brûlant comme une aiguille m&#039;indiquant que j&#039;étais au bon endroit là ou j&#039;allais.<br /><br />La nuit était tombée, les abords du chemins en spirales dessinaient à la lumière de la lune, les motifs du théâtre des ombres du petit peuple que dessinaient sur les pierres du chemin.<br />Ça faisait bien une heure que je me perdais, arpentant des kilomètres de pistes et ne tombant que sur quelques campements en pleine préparation du repas. Italiens, Espagnols, Français : des discutions, des murmures se dévoilé sous chaque pont, dans chaque petit renfoncement, que ce soit entre les camping-cars, et les camions des cris, des râles et des éclats de joie ponctuaient par écho la longue<br />lamentation silencieuse de la nuit.<br />Je demanda au passage aux uns et aux autres le lieu probable du campement de mes amis, mais apparemment ici personne ne semblais vouloir comprendre de qui je pouvais bien parler.<br />Une belle punkette du haut de son regard perché sur les marches de son vieux coucou me proposa, voyant la gueule de l’aiguille et la gueule de la botte, de rester avec eux boire et manger comme je l&#039;entendais.<br />Je la remercia chaleureusement et décida de reprendre ma route.<br />C&#039;était un de mon anniversaire ce soir et je serais des leurs.<br /><br />Au bout d&#039;un certain temps je finis par tomber au détour d&#039;un chemin sur un tout petit campement silencieux et désert.<br />Trois camions formaient une sorte de demi carré abrités juste sous un pont en béton pâle. La lumière spectral et silencieuse de la lune se réverbérait sur les pare-brises et les taules presque blanches dessinaient des ombres grotesque et inquiétante à mesure que j&#039;avancer sans bruit. Je prenant bien soin d&#039;écraser chacun de mes pas, me laissant complètement submerger par l&#039;ombre<br />que former l&#039;abri.<br />Il ne semblait y avoir aucun mouvement, ni grognement. J&#039;était rassuré, aucun chien ne me sauterai à la gorge dans ce campement désert.<br /><br />Une très légère raie de lumière très blanche semblait laisser apparaître l&#039;encadrement d&#039;une porte entre-ouverte, flottant là à quelques mètre au dessus du sole. <br />Il en émanait un son trop étouffé pour discerné quoi que ce soit, mais ça ressemblant à quelques choses comme des chuchotements ou des sanglots.<br />J&#039;entrepris de grimper le marche pied du camion jusqu&#039;à pouvoir y toquer .<br />La lumière qui apparu apparu soudain était glaciale et aveuglante.<br /><br />Une fois les yeux réouvert je vis un long et maigre jeune homme vêtu en noir.<br />Visiblement venu m&#039;ouvrir, il se rassit bruyamment sur la banquette près de la table centrale. Me tournant le dos, la silhouette d&#039;une jeune femme apeurée s&#039;y trouvait accoudée. Elle se frottait anxieusement les mains comme si elle était habité par des toques. Je ne la reconnu pas tout de suite.<br />- qu&#039;est ce qu&#039;il se passe ? je demande un peu hébété par le choc de cette lumière très blanche,<br />ils continuèrent à chuchoter sans m&#039;accorder la moindre attention.<br />La jeune femme tourna son visage tuméfié et humide vers moi avec la grimace que forme les douleurs les plus viscérales.<br />Un long silence s&#039;ensuivie, puis elle me répondis que rien, que je ne devais pas m&#039;inquiéter. Elle envoie une phrase en italien au type assis en face qui semble en avoir complètement rien à foutre, complètement stone et dépassé par les événements, Et me saisit le bras pour m&#039;entrainaient en dehors de ce camion glacial. Je comprends qu&#039;il se passe quelque chose à ce moment là. Elle est complètement paniquée, apeurée, sous le choc. <br />Je me rapproche d&#039;elle, du haut de ma haute carcasse en essayant d&#039;être<br />rassurant. De la manière la plus calme possible j&#039;entreprend d&#039;essayer de lui demande de m’expliquer ce qu&#039;il se passe.<br />– Psychopharma ! Elle répète ce mot sans cesse entre deux amas de sanglots français, espagnols et italiens.<br />Je ne comprends pas. Elle commence alors à m’expliquer que c&#039;est son mec qui lui a fait ça, puis en continuant machinalement à se gratter, me montre les marques, bleu et rouge, sur son corps en pleurs.<br />On prend la décision d&#039;aller récup&#039; ses affaires à son campement. J&#039;imagine que je vais devoir affronter un type d&#039;une trentaine d&#039;années, de deux mètres, complètement maboule. Je cherche discrètement mon couteau dans le fond de ma poche. <br />Je vois déjà la scène où je vais arriver chez lui avec sa meuf pour lui expliquer... lui expliquer quoi d&#039;ailleurs ? j&#039;en ai aucune idée, qu&#039;est ce qu&#039;on peut bien avoir à dire à un mec qui vient de tabasser sa femme sans raison.<br />En discutant un peu avec elle le long des chemins devenant de plus en plus menaçants, elle m&#039;explique qu&#039;ils avaient fait des courses après m&#039;avoir quitté et qu&#039;au coucher du soleil, ne trouvant pas le bidon de vin fraîchement acquis avec les sous de sa copine, le mec s&#039;était déchaîné contre elle.<br />– on était là... on s&#039;embrassait.. tout était bien, on s&#039;embrassait, y avait le coucher du soleil, tu voulais le vin mais je sais pas où il est le vin ! je l&#039;avais posé là...elle dit ça entre deux sanglots..<br />– mais tu le connais depuis longtemps... voulant la faire parler en essayant de me préparer mentalement à ce qui allait suivre.<br />– oui mais il a reçu les sous de sa pension... depuis le début c&#039;est moi qui paye tout... ah... tu voulais du vin, et bien oui allons acheter du vin...tu voulais ci, tu voulais ça, bah allez paye<br />paye..<br /><br />Je sers le couteau dans ma main, c&#039;est un couteau avec une lame assez longue, le bout suffisamment perçant si ça devait mal tourner. Elle est complètement surexcitée. En me guidant à travers les champs de nuit elle m&#039;explique qu&#039;il est psychotique ou quelque chose comme ça. Je la fais parler et j&#039;apprends qu&#039;elle a eu un cancer du sein, qu&#039;elle attendait un ami et que le bonhomme attendait une pension depuis un mois. C&#039;était elle qui le prenait en charge jusqu&#039;ici. Le gars l&#039;aurait alors utilisé jusque là pour ensuite la tabasser en lui prenant ses affaires et faire sa petite récolte tranquillement.<br />Ça n&#039;avait aucun sens.<br />Les sentiers semblaient de plus en plus escarpés, et la lune brillait à maintenant des années lumières, loin aux dessus de nos têtes.<br /><br />Tous les deux en stress, on croise soudain une large et longue silhouette qui s’avance vers nous en silence. Automatiquement, comme si l&#039;on venait de rentrer dans une dimension qui ne tolérait qu&#039;un seul langage, nous nous sommes mis à parler dans un espagnol presque parfait. Je nous observais maintenant, elle, l&#039;italienne, et moi, le français, avoir une discussion dans une langue qui m&#039;était<br />totalement étrangère comme si tout cela était bien le contraire. Mon homologue me fit part de sa surprise de voir arriver quelqu&#039;un au bout du chemin, et tout en le dépassant tout naturellement je déclamais d&#039;un ton tout à fait éloquent :<br />– es solo una persona que viene<br />Nous croisâmes le mystérieux individu et le saluâmes poliment, son visage semblait être fait de milliers de bouts de visages différents, entremêlés de quelques coutures faites d&#039;un mélange de dents et de matière noir. <br />Le couteau toujours bien serré dans ma mains droite, l&#039;italienne me serra le bras.<br />A peine dépassé, la jeune italienne se met à bondir devant moi en mimant des hurlement.<br />– c&#039;est luiiiiiiii !!!! regarde c&#039;est lui, je le reconnais !!<br />Son visage était terrifié, elle se contorsionna dans tous les sens en le montrant du doigt. Je n&#039;arrive pourtant pas à la considérer gravement ; à la lumière de la lune je cherche à distinguer le bonhomme pour savoir si c’était bien lui, mais il ne me semblait toujours pas le reconnaître... soudain comme s&#039;il sentait nos regards dans son dos, il laissa apparaître l&#039;énorme bâton avec lequel il attendait sa femme. <br />Il devait faire presque sa taille, il fit un mouvement avec jusqu&#039;au sol et le replaçât le long de son corps comme un avertissement.<br />Nous restions là, glacés, le regardant entamer un détour du chemin emprunté quelques minutes avant. Nos pas, boostés par l’adrénaline, se firent plus rapide et plus intenses jusqu&#039;au campement. La nuit était maintenant fraîche et la lune éclairait la plaine avec une intensité démentielle.<br />L&#039;odeur de l’herbe humide et fraîche emplissait mes narines par grande bouffée. Je m&#039;assura qu&#039;elle avait bien avec elle l&#039;ensemble de toutes ses affaires. La vision de mon amie se débâtant là, quelques heures avant, contre le bâton d&#039;un fou furieux me laissait perplexe quand à la sensation de calme et de vacuité que respirait l&#039;air ambiant, silencieux, calme, perdu, loin de tout, <br />sous l’apparente douceur des choses.<br /><br />Nous allions emprunter à nouveau les mêmes chemins que lui et risquions encore de le croiser L&#039;angoisse baragouiner des histoires de meurtre et de bruit du sang sous la lune comme les cris d&#039;un oiseau moqueurs.<br />Nous ne le recroisions pas. Et en arrivant à Mocéron, l&#039;italienne m’indiquât un peu joyeuse qu&#039;elle voulais encore boire de la bière. On prit quelques bouteilles puis on s&#039;installa dans le parc à jeux sur la place du village. On but, on rie beaucoup, l&#039;air était à nouveau doux, et le temps redevenait une huile fluide et silencieuse. La lumière des réverbères semblait faire couler des tâches d&#039;encre jaunes sur les façades, on bues encore et on re bues, fatigués de la journée.<br />Sous le regard amicale des étoiles, on prit tard dans la nuit la longue route jusqu&#039;à la sortit de la ville, jusqu&#039;à mon campement au bord de la petite voie rapide, sous le pin parasol qui embrassait le ciel.<br /><br />Il faisait frais hors des duvets, alors on colla nos corps pour se réchauffer.<br /><br />PS : textes écrit il y as quelques années...]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Sun, 11 Dec 2022 16:03:30 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ OfficialBg ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[blue line / Le blog de OfficialBg]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/blue-line_7154_1.html</link>
<guid isPermaLink="false">7154@https://www.psychoactif.org/forum</guid>
<br />
<b>Warning</b>:  Trying to access array offset on value of type null in <b>/home/psychoacv/www/forum/include/parser.php</b> on line <b>913</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $discx in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>279</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $comment in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>282</b><br />
<description><![CDATA[La télé est super forte.<br />je suis collé, écrasé dans mon siège, cramponné à ma casquette militaire.<br />Engoncé dans mes pulls et ma veste un peu trop petite. le chauffage du salon est poussé à fond, et il y fais une forte chaleur terrible, bizarrement je ne la remarque pas du tout. Il finit par me le faire remarqué avec un air à me demander ce que je fou encore avec toutes ces vetements. Je ne veut surtout pas me déshabillé. &#039;&#039;Bon&#039;&#039;, ce dit il, &#039;&#039;après tout..&#039;&#039;<br /><br />Sur les chaînes de TV,<br />assit dans son fauteuil, <br />mon oncle zappe machinalement. <br />ça fait peut être 10 ans que je n&#039;ai pas regardé un programme télé... j&#039;en avais oublié les designs, le format des émissions, leurs contenus visuels ainsi que l&#039;hypnotisme sacré qui en émane, et qui vous bercent chaleureusement dans un doux ronronnement jusqu&#039;à annihilé de par sa simple présence tout efforts de concentration autre que pour s&#039;en extraire. La double sensation de voir les choses de l’extérieur me frappe, et puis ce son...<br />Ce crépiement incessant..<br />Les têtes des présentateurs ont changés, le bonhomme des chaînes infos a rajeunit dans un même costard, les mêmes conneries.<br />Mon oncle sait.<br />Il l&#039;a sentit ou en tout cas,<br />j&#039;en ai la conviction, il me voit tel que je suis,<br />tel &#039;&#039;un fantôme&#039;&#039;, il me l&#039;a d&#039;ailleurs, en marquant un arrêt net, fait remarquer à la fin du repas. A la fin de ma cigarette il l&#039;a capté. Quelque chose en lui lui a mis la puce à l&#039;oreille ont dirait... ma mère en aurait parlée à ma tante dans ses conversations téléphonique ? Elle l&#039;aurait inquiétée avec ça ?<br />ça ne semble pas logique mais dans une mauvaise phase pourquoi-pas...<br />je suis à bout de souffle.<br /><br />Il zappe.<br />On tombe sur le match. Il s’arrête là-dessus et me parle du foot. On jongle d&#039;une banalité à l&#039;autre je rentre dans le jeu comme à l&#039;habitude, un peux machinalement.<br />Il me siffle du regard et me renvoi profondément à mon canapé engoncé, les doigts moites et crispés sur ma casquette. Je transpire. Mes dents se serrent doucement.<br />Je repense à cette nuit, puis à cette autre, je me demande si je fais vraiment du bien autour de moi, les cries des supporter ponctue encore mes pensée. Je me demande si j&#039;ai bien fait. Pourquoi les événements ont pris cette tournure, et comment j&#039;en suis arrivé là ?<br />mille questions s&#039;entrechoque.. pourquoi, j&#039;ai rien fais. J&#039;aurais peut être pue, peut être qu&#039;il ne c&#039;est pas vraiment passer ça ou bien tout ça aurais-il était que dans ma tête..<br /><br />On ne peut pas jouer tout seul à ce jeu là reprend fermement mon oncle avec un regard à demi accusateur. C&#039;est un match Paris Saints-Germains-Amiens.<br />Amiens comme la ville d’Armand.<br />On dirait le match retour Astrid-Armand les deux personnages qui occupent mon cœur en ce moment, et je suis le ballon.<br />J&#039;y repense et il m&#039;est de plus en plus difficile de suivre ce qu&#039;il se passe à l&#039;écran.<br />Reprise du contrôle par mon oncle. Il me dit qu&#039;il ne supporte pas Mbappé. Sa sonne comme un jugement sans appel. Pour lui,<br />ce n&#039;est qu&#039;un pti&#039; malin égoïste ; il veut toujours tout faire tout seul. Sa gloire, sa renommé ont dirait qu&#039;il ne coure plus qu’après ça aujourd&#039;hui.<br />Son regard marque un arrêt.<br />Je ne comprend plus,<br />ça n&#039;a aucun sens,<br />est ce que c&#039;est moi ça ?<br /><br />Il reprend :<br />– &#039;&#039;Pas comme l&#039;autre là, l&#039;Argentin, c&#039;est le seul qu&#039;il apprécie dans le PSG.Ah oui il fait ça bien lui, ne cherche pas a écraser les autres lui, non. Ni a dépasser la limite,&#039;&#039;<br />son regard semble humble et plein de gratitude..<br />– &#039;&#039; pi il joue proprement, pas de gymnastique inutile pour apitoyer l&#039;arbitre, ah ça non pas de simulacre et du faire play. simple.&#039;&#039;<br />Je ne sais pas trop quoi en penser. Il reprend :<br />– &#039;&#039;Forcément ce n&#039;est pas les mêmes moyens avec Paris là, au prix ou ils sont payés, tu te rend compte ? se jeter au sol à la moindre occasion si c&#039;est pas moche ça.&#039;&#039;<br />J’acquiesce machinalement.<br />Sa semble le contrarié un peux, ou en tout cas il semble avoir l&#039;air de le prendre un peux à cœur. Et sa continue tout doucement, plus il compte les passes, plus je me demande ce que je fou là. Qu&#039;est ce que je fou là. Pourquoi je perd les pédales ? Tout semble se resserrer autour de moi à la vitesse de la lumière. Quel lumière ?<br />La discussion dramatique du midi me relance dans le fond. Je sais que je ne le leurre pas du tout sur mon propre jeu. Et pourtant j&#039;aimerai...<br />Il me regarde, me renvoi la balle. A chaque fois je tape à coté ; lui,<br />il semble reprendre tranquillement son swing de jeune homme et continue sa tranquille progression vers mes cages. J&#039;y comprend rien,<br />tout l&#039;univers, ce non-objet omniscient semble me montrer du doigt, même le commentateur football à l&#039;air de me coller une étiquette de blaireau<br />Lâche. Fainéant. Tricheur ses mots reviennent sans cesse dans le haut-parleur.<br />Je suis perdu je comprends ni le jeu de la TV ni où on en est dans la discussion avec mon oncle. A chaque une de mes pensées j&#039;ai l’impression de devoir faire le choix de ma vie ou de ma mort,<br />j&#039;ai l&#039;impression qu&#039;à chaque une de mes pensées je fais le mauvais choix, que je vais tout reperdre<br />à nouveau..<br />Je glisse, me mange la gueule par terre, plein du gazon humide et froid. C&#039;est la panique.<br />Lui me considère toujours gravement.<br />Mais sans laisser de coté sa douceur, et sa simplicité qui émane naturellement et calmement de ses 94 ans. Les supporters en redemande.<br />Il semble gêné par la personnalité qu&#039;il retrouve 5 ans après, devant lui. <br />Je fonds en larmes à l&#039;intérieur.<br />Il semble ne plus comprendre ou j&#039;en suis, moi non plus. <br /><br />La dernière fois que je l&#039;ai vue il y a 5 ans j&#039;étais pour lui encore qu&#039;un gamin.<br />Aujourd&#039;hui on attend autre chose d&#039;un homme. Et ma vie n&#039;a pas plus d’intérêt, ni de sens...toujours au même point, dans les mêmes schémas, toujours dedans, toujours à la limite limite. Je le comprends dans son regard, il n&#039;a rien pour y accrocher une considération quelconque, même lui à la lisière de la mort il à plus de facilité à me perdre dans ses propos. J&#039;étais plus vif enfant. <br />Tête de mort. Même lui n&#039;y croit plus pour moi.<br />En vrai il ne me juge pas autant mais la machine est en route, je le sais à l&#039;intérieur<br /><br />Ma tante perd un peux la tête, elle est inquiète par le fait que ma mère et ma soeur ne sont toujours pas rentrées des courses<br />elle apparaît soudain dans mon champ de vision. Elle me demande un peux ahurie ou elles sont et que font elles depuis tout ce temp.<br />Je suis percuté dans ma bulle, incapable de réagir, la réalité d&#039;une temporalité refais soudain surface. Qu&#039;est ce que je peut bien en savoir ? Et qu&#039;est ce que je peut bien en avoir a foutre, persécuté par les voix de mon moteur, le regard dans le vide, incapable de sortir de ses boucles...<br />Elle insiste encore, me redemande ce qu&#039;elles peuvent bien foutre.<br />Je suis bloquer là, ne savant pas comment réagir, ne savant pas quoi répondre, quoi dire, quoi faire. Leurs deux yeux globuleux reste braqué tant d&#039;instant sur moi, en attente, ne semblant pas comprendre. <br /><br />Je répète machinalement que je ne sait pas, saisi mon téléphone, fais mine de chercher un message jamais reçut. <br />Je me ré-excuse en disant que je ne sais pas, re-bloque sur mon téléphone, et sa<br />plusieurs fois de suite. J&#039;ai l&#039;impression que sa dure mille ans. Je finis par les appeler. C&#039;est la messagerie. C&#039;est un soulagement. Je ne me sentais pas capable d&#039;habité la moindre conversation.<br />Ça me donne une sorte de légitimité pour qu&#039;il me foute la paix j&#039;ai l&#039;impression.<br />Ils discutes entre eux, semble trouver une raison logique à leurs retards malgré l&#039;inquiétude de ma tante. Elle retourne dans le fond de la pièce, mon oncles se replonge dans la télé on baragouinant quelque chose que je perçoit comme un lointain écho. Lointain.<br />me retrouvant de nouveau là, bêtement. Avec le sentiment que la taule de ma carcasse se disloque doucement laissant passé les bourrasques de vents venant du plus profond. je sais que je fais de la merde depuis toujours mais je n&#039;en avais pas conscience jusqu&#039;à quel point. Comment sortir de ça ?<br />Je saisis ma casquette roule une cigarette en vitesse et sors fumer une clope.<br />La tension est à son comble. Comme au spectacle.<br />Mon oncle lève les yeux sur moi, il semble un peut étonner de cette soudaine situation puis ce replonge dans sa télé. C&#039;est la pub.<br /><br />Dehors il fait froid. Mais à l&#039;intérieur je ne sais pas. Ma clope au bec je fais les cents pas, m’assois sur une poutre et commence à essayer de réunir mes esprits.<br />Toutes sortes de voix éclose en moi.. des douces et des pleines d&#039;autres.<br />Je commence doucement à délirer. Je regarde les arbustes à la lumière du réverbère et observe dans les feuilles l’apparente facticité des choses, comme en suspens les couleurs sembles plus vives comme lors d&#039;une montée d&#039;acide, <br />ou d&#039;un sentiment amoureux. Je me dit que c&#039;est se fameux sentiment de dé-réalité assez connue dont j&#039;avais fais des recherches sur internet à force de devoir le supporter.<br />Aucune autre bouche de sortie à l&#039;intérieur.<br />Je cherche à m&#039;accrocher dans ce tourbillon infernal. Je flippe me mets me à me parler tout seul.<br />- &#039;&#039;Sale merde, petit enfoiré tu profites, t&#039;as jamais rien su gérer qu&#039;est ce que tu veux gérer une femme après&#039;&#039;. Ces remarques me font toussé tellement leurs absurdités et leur non-sens est abjecte. je m&#039;insurge.<br />– &#039;&#039;encore ton discours de merde, tu jouis de ça hein gamin ? tu aimes bien en chier ? t&#039;as toujours été comme ça, depuis que t&#039;es gamin !&#039;&#039;<br />les mots de ma mère à midi reviennent et puis ceux des autres intériorisés...<br />je me méprise et me rend bien compte que le mépris alimente un sentiment de victime qui alimente encore plus le sentiment de mépris etc... je cherche une solution en moi mais rien ne viens.<br />Je recherche le silence, à ressentir mes contours mais impossible, tout se délite irrémédiablement à l&#039;intérieur de moi. Je me met crier à haute voix à l&#039;arbuste légèrement craintif qui ce trouve la devant moi, &#039;&#039; quoi ?!! &#039;&#039; En marmonnant..<br />– &#039;&#039;je parle à ma conscience !!&#039;&#039;, et je continue le dialogue aussi sec.<br />sans me rendre compte qu&#039;une personne est dans mon dos et m&#039;observe.<br />J&#039;entend un bruit métallique et me retourne.<br />Un petit gars chauve dans le lotissement m&#039;apparait, il ferme sa boîte aux lettres en me regardant craintivement.. <br />– &#039;&#039;sa va monsieur ?&#039;&#039;Je parle toujours sèchement dans ma barbe.<br />Je bégaie &#039;&#039; oui oui &#039;&#039;,<br />casse toi, <br />les deux mots résonnent si fort dans ma tête qu&#039;ils semble se détacher de ma boite crânienne et emplir l’atmosphère tout autour de moi.<br />Il se rapproche très méfiant me demande qui je suis et ce que je fais dans le quartier.<br />Je le regarde avec mépris. Sa peur sur la gueule je me relève, j&#039;ai envie de lui tordre un peux la tête.. mais je ne suis pas en état de faire le malin, je décide de réunir de l&#039;énergie pour le rassurer, et entreprend de lui expliquer agacé par une évidence et une question aussi stupidement dissimulée<br />que c&#039;est normal qu&#039;il ne m&#039;ai jamais vue.<br />« Je viens voir mon oncle et ma tante », il n&#039;y as rien de plus à savoir.<br />Il m&#039;a pris pour un putain de zonard. Je comprend qu&#039;il m&#039;a pris pour un fou a m&#039;entendre m’engrainer avec un arbuste. M’engueulant à moitié avec ma clope au bec. Je comprend aussi que les skyzos aux abords des Carrefours plein de Perlimbourg son fou à une presque tout autre mesure et qu&#039;on est pas loin d&#039;y glisser, lentement. Je rentre à la TV en marmonnant moins fort. Toujours des insultes.. glacé. <br /><br />Dans la cuisine tout bouge toujours, ma tante oublie sa mémoire direct, donc en train de tourner en rond dans la cuisine, déplace et replace des objets aléatoirement. Ça m&#039;amuse un peux, tout en me rassurant. « elle va bientôt crevé la vielles ! »<br />Mais le bruit de la télé et mon cœur prêt à exploser me dirige droit vers le siège ou mon oncle m&#039;attend déjà. Tout autour des objets semblent mêlés à un mouvement désordonné. Il semble s&#039;écarter et se rapprocher au contact de son regard malin.<br />Il a une légère mou dans l&#039;oeil droit qui lui donne un air de pirate, mais sans l’orgueil de celui qui le regarde. Et il me regarde. En tout cas il semble ne jamais me quitter des yeux en pensés. Je ne lâche pas ma casquette de mes genoux, stoïque. Je n’enlève pas ma veste, je reste cloué au fauteuil les yeux écarquillés, mal à l&#039;aise. A la TV le match se termine dans un tonner d&#039;applaudissement et de commentaire satisfait.<br />Il zappe sur des chaînes machinalement.<br />Je fais une vanne la dessus, ça passe mal, et ça me remet à ma place.<br />Il semble me remettre à ma place à nouveau.<br />Je suis encore plus mal à l&#039;aise et il a l&#039;air de plus en plus dépité de me voir.<br />Un moment je ne sais plus à quel strophe ou virgule. Je change de cap, je me bat depuis le début avec l&#039;envie féroce de me foutre sauvagement en l&#039;air, mais rien, je suis sobre depuis une dizaine d&#039;heures. Je sais que j&#039;ai une plaquette de Terciant dans la poche gauche à l&#039;intérieur de ma veste,<br />je me précipite du bout des doigts en espérant faire tomber l&#039;une des pilules. <br />La question de la prendre entière ou la coupée en deux m&#039;apparait, il faudrait que je soit suffisamment défoncer pour affronter le repas qui va suivre sans piquer du nez dans mon assiette. Je me demande aussi comment je vais faire pour ne pas que mon oncles assis en travers en face de moi ne le voie. Je peux toujours faire passer ça pour un chewing-gum, un bonbon ou une pastille à sucer. J&#039;ai du mal à laisser mes doigts accrocher à la plaquette ça fait un léger bruit d&#039;emballage dans<br />la poche. Je pense au petit bonbon bleu ciel. Si fort.<br />Au moment ou j&#039;y suis presque il se retourne, plonge son regard en moi et me dit :<br />– &#039;&#039;dit, gamin, c&#039;est une cigarette ou c&#039;est de la drogue que t&#039;es allé fumer ?&#039;&#039;<br />Surprise, et soudain blanc. Je m&#039;insurge doucement, puis le rassure... <br />&#039;&#039;non, non c&#039;est du tabac.&#039;&#039; <br />Je suis désarçonné par cette question. Sors machinalement mon paquet de tabac pour lui montrer, me défend, lui tend. Il jette un œil dedans. insiste.<br />Je lui explique que je ne fume pas de drogue parce que ça me rend un peux fou.<br />Je m&#039;entend mentir. Il m&#039;explique que c&#039;est vraiment une vilaine chose la cigarette. Qu&#039;il fumait plus jeune. J&#039;en profite pour le renvoyer à sa question.Il m&#039;explique qu&#039;il à tout arrêté le jour ou sa fille a eu son premier petit. Elle lui a dit qu&#039;il ne devait pas revenir pour fumer. Je n&#039;arrive pas à m&#039;enlevé l&#039;idée de la tête que sa fille est une personne conflictuelle et malhonnête qui l&#039;a complètement abandonnée et privée de ses petits enfants par la suite. <br /><br />Il insiste. Il à tout arrêté d&#039;un seul coup.<br />Du jour au lendemain il a tout jeté, quand on veut coupé une addiction il faut le faire d&#039;un coup. Je l&#039;ai fais une fois aussi, mais je ne m&#039;en vente pas. C&#039;est pas la peine de fanfaronner. Ni le moment. Je pense aussi à ma plaquette de Terciant j&#039;ai envie de la balancer aux chiottes, comme tout le reste de mes addictions. J&#039;ai peur et beaucoup de peines pour elles. C&#039;est comme si on me demandait de mourir d&#039;une certaine façon. Et j&#039;ai beaucoup de peur. L&#039;angoisse redescend un peut. Plus de petit bonbon bleu.<br />J&#039;ai du mal à sortir de cette état. Il y a du bruit à la porte, ma mère et ma sœur viennent de rentrées des courses, s&#039;ensuit un mouvement général vers la table de la cuisine.]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Sat, 10 Dec 2022 13:48:39 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ OfficialBg ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[L'immeuble rue du chapeau rouge / Le blog de OfficialBg]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/L-immeuble-rue-du-chapeau-rouge_7151_1.html</link>
<guid isPermaLink="false">7151@https://www.psychoactif.org/forum</guid>
<br />
<b>Warning</b>:  Trying to access array offset on value of type null in <b>/home/psychoacv/www/forum/include/parser.php</b> on line <b>913</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $discx in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>279</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $comment in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>282</b><br />
<description><![CDATA[A l&#039;interieur de l&#039;immeuble, rue du chapeau rouge, tout etait sale.La lumière s&#039;etait definitivement retiree laissant aux reverbères de la rue, la joie timide d&#039;eclairer les quelques affaires entassees dans un coin du fond de la pièce. Preuve qu&#039;une famille avait bien un jour essaye de l&#039;investir tant bien que mal sans pouvoir vraiment faire quoi que ce soit contre le declin de l’immeuble.<br />La vielle porte en bois peint du hall restait continuellement - malgre les tentatives des proprietaires pour la fermer- ouverte, servant de planque aux zonards postes sur les marches. Il y avait bien un concierge, ici, un vieux type, d&#039;origine algerienne, qui semblait tout faire pour faire de lui un type bien, tout en s’etant visiblement fait bien chier dessus par la vie depuis toujours... Il tentait ,tant bien que mal, de faire resonner l&#039;ordre et la bienseance dans ces lieux, mais<br />force d&#039;admettre que dealer avec les zonards de la rue et les jeunes residents en perpetuelle fiesta, à fond les ballons, drogues et a bloque de hard techno, etait chose perdue d&#039;avance. Il y a des realites sociales - j&#039;ai fini par avoir à l&#039;admettre - qui ne parlent plus la même langue à partir d&#039;une certaine heure. Cette galère pour lui avec tout les apparts de perches qui logent dans l&#039;immeuble. <br />Et nous on regardait ça detaches en comprenant que la vie etait bien cruelle ici-bas et que c&#039;etait ; une minute de perdue que d&#039;aller pleurer sur le sort d&#039;un vieux type qui entravait nos rêves de foutoir generalise. On s&#039;en foutait royalement c&#039;etait clair, et qu&#039;est ce qu&#039;on pouvait y faire de toute façon ? Ça puait la pisse et l’insolence dans tout les coins et si vous decidiez d&#039;y passer un coup de clean c&#039;etait votre propre frère qui aller chier là à la place d&#039;un autre. Il semblait que l&#039;on ne pouvait qu&#039;en rajouter, bêtement mus par une fatalite bien arrangeante à tous les niveaux. C&#039;etait histoire de poser notre propre fine couche de merde sur une tartine de pain moisi {et bien loin de notre appetit, sur lequel on mangeait tous invariablement....<br />Au premier etage, il y avais un petit couple Clem et sa petite copine, dont le nom s&#039;est efface de ma memoire en même temps qu&#039;elle de ma vie. Des gens terribles, droles, heureux, vivants, et plein de joie. C&#039;etait un petit couple d&#039;apparence tranquille et comme il y avait cette fille, jeune et dynamique, l&#039;appartement etait toujours bien eclaire. J&#039;adorais y passer après mes cours. <br />Il me dorlotait à fond et on rigolait bien. Le gars a fini par se coller deux vautours derrière lui, deux vrais cafard, des jeunes branleurs à fond de teufs qui l&#039;ont envoye en taule. Après qu&#039;il ait bien fracasse sa copine... <br />Est-ce que je peux dire que c&#039;etait vraiment mes amis? Au debut sûrement. Puis je crois que moi-aussi je lui ai bien pourri la tête avec mon business. Je m&#039;en suis bien servi et comme il faut de ce gars là... Même quand ça allait plus très bien, que son regard etait fuyant, que son teint et sa mâchoire se faisait la malle et qu&#039;il avait visiblement perdu l&#039;equilibre....<br />L&#039;appart juste en face c&#039;etait celui du Bryan. Le Bryan quoi, c&#039;etait lui, toujours un peu dans la lune, comme un lapin de six semaines, pas un mauvais gars, tout bien gentil quoi. Un petit peu perdu mais pas mechant le Bryan. C&#039;etait un italien un peux keke, un peux fashion comme disent les vieux immigres pauvres embourgeoises après une vie bien rangee à bien fermer son claquemerde et être<br />bien docile pour essayer de gratter une place le paysage de ceux qui les ont toujours exploites.<br />Il bossait comme serveur et s&#039;en sortait en vivotant entre les bars de nuit fashion à boire le whiskycoke en essayant de draguer les filles à base de pas de danse emboîtes un peu heroïquement. Il y avait aussi les boites de bof gay de la campagne, et les quelques potes que l&#039;on peut se faire sur le<br />pas de la porte. Quelques meufs... puis un peu de minimal d&#039;une epoque où ça gobait des Taz dans les After de Montpellier... Un petard de weed et le tournant de la gueule qu&#039;il allait se manger en rencontrant son voisin Niko.<br />L&#039;etage du dessus c&#039;etait là qu&#039;etait l&#039;appart du Niko. C&#039;etait un de ces minis trucs. Il n&#039;y avait presque rien en fait. Ça devait faire 10, 12 mètres carres compactes en une salle de bain, cuisine, pièce à vivre. Un mini canape-lit, juste en face d&#039;un meuble TV ; On pouvait se retrouver le nez colle à l&#039;ecran si l&#039;on voulait se derouler tout le long de notre corps. Une micro cuisine toujours vide et inutile, un frigo vide lui aussi, rempli de quelques Heinkens des fois, une bouteille de blanc entamee de l&#039;epicerie de nuit, un bout de beurre peut être et un mini chiotte moisi à cote, avec un miroir, lavabo et douche avec rideau de douche sur champignons... Voilà c&#039;etait à peu pres tout, quelques fringues une boite à chaussures avec les papiers officiels, une autre avec les souvenirs, puis quelques photos accrochees par-ci par-là, des petits mots nies ecrits partout de l&#039;ex-copine de sa vie... <br />Et c&#039;etait tout, tout ce qui fallait de plus pour vivre une vie en boucle dans la came....On etait pose sur le canape à ecouter de la vielles HardTek sur sa vieille TV, style Neurotribe, psylotribe et autres Triberie moutarde à l&#039;ancienne... puis, temps qu&#039;il y avait quelques choses ou un billet on y allait. <br />Tout son Rsa y passait.<br /><br />Dans la longue spirale infernale, notre petite bulle d&#039;amour synthetique dans cette rue pourrie nous donnait l&#039;impression de ne pas passer à cote de quelque chose.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Fri, 09 Dec 2022 14:51:00 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ OfficialBg ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Les Bagnoles de Brignolle / Le blog de OfficialBg]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Les-Bagnoles-de-Brignolle_7150_1.html</link>
<guid isPermaLink="false">7150@https://www.psychoactif.org/forum</guid>
<br />
<b>Warning</b>:  Trying to access array offset on value of type null in <b>/home/psychoacv/www/forum/include/parser.php</b> on line <b>913</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $discx in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>279</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  Undefined variable $comment in <b>/home/psychoacv/www/forum/blog_rss.php</b> on line <b>282</b><br />
<description><![CDATA[On roulait en bombe comme on dit. Lancés à pleine balle sur les voies rapide de la nuit.<br />Prêts à passer le mur ?<br />La music de la radio poussée à fond, de la Hardtek brune qui crépite et qui crache des lyriques<br />lysergiques !<br />La voiture semblait ne plus adhérer au sol. Ou seulement par accoutumance.<br />Moi je suis scotché à mon siège à l’arrière, un mélange de pastis dans les mains, je le fais tourner à<br />mon pote Max à coté. Pour lui c&#039;est comme la bonne mère, un moment de grâce quand je lui passe.<br />Qui a le rhum ? Demande val en fanfare.<br />C&#039;est Val qui conduit je crois. À coté de, à la place du mort c&#039;est Caillou, ou Calixte, le plus beau, en<br />gréco-germanique. Ils se fendent bien la gueule tous les deux. La voiture s&#039;étire en un éclat de rire.<br />Puis la mélodie repart toujours sur ce rythme binaires. On est parti sur un coup de tête, l&#039;info-line<br />est tombée. Ça faisait un moment qu&#039;on se voyait faire la teuf chacun de notre coté du village ;<br />fallait bien que ça parte un jour.<br />Max était un copain de collège. j&#039;ai appris qu&#039;il gobait des trips devant la gare. On a vite accroché.<br />C&#039;est le genre de gosse perdu mais tu sais pas comment. Une famille unies dans un village avec une<br />force vive de la destruction. La bagarre dans le coin de l&#039;œil et des poings fermés.<br />C&#039;est la haine ou un truc comme ça, qui lui donne sans raison l&#039;envie de faire la fête, la teuf comme<br />ont dit à l&#039;envers, et de se faire péter la tête, ou de tout faire péter.<br />On faisait la course avec les copains de la voitures d&#039;en face. On prend une bretelle d’autoroute,<br />la remonte, puis on embraye sur une autre.<br />– Val est complètement bourréeeee !!! Gueule Cailloux la face jaune et rouge déformée par la<br />grimace que forment les lumières.<br />Elle pouffe de rire en réfutant l&#039;accusation et d&#039;un coup de volant éclate le pare-choc arrière des<br />copains juste devant. On les entend hurler de rire jusqu&#039;à nos fenêtres.<br />De quels couleurs sont les cornes de Lucifer d’après-toi ? La question me trotte dans la tête.<br />&#039;&#039; Mets- moi plein de poudres dans le cul et allume la mèches, on part en feux d&#039;artifice &#039;&#039;<br />me dit ma tête.<br />Mon pote Max me saisit le bras, le visages toujours déformé par la lumière jaunâtres en fusion avec<br />les rouges du compteurs de vitesse et les réverbérations des chiffres de la radio.<br />Tu vois on pourrait se la prendre la bagnole j&#039;en aurais rien à foutre<br />me dit-il d&#039;un rire presque inaudible, couvert par la musique.<br />Ça a l&#039;air de le rassurer que tout parte en vrille. Les copains de l&#039;autre coté s&#039;amusent à taper des<br />freins à mains pour nous faire atterrir dans le cul de leurs voiture.<br />On les esquive en un coup de volant. Tout tremble à l&#039;intérieur de la taule.<br />Val remet un coup d&#039;accélérateur, elle est bien décidée à gagner cette course.<br />Caillou, lui, sur la radio, enchaînes les mix vinyles de hardcore Hollandais. On fonce dans le tas<br />pare-choc contre pare-choc, ça part en orgie de carrosserie. La peinture s&#039;écailles dans tous les sens.<br />Y a du bleu dans le rouge et du rouge dans le bleu de la peinture. On regarde le spectacle derrière<br />nos pare-brises. La lumière des phares vole en éclat. Son éclat de rire me ramène à la réalité.<br />j&#039;en aurais rien à foutre si j&#039;étais toi !<br />Je serre mon mélange de pastis qui s&#039;est changé en rhum et me tape une bonne barre de rire,<br />Y as des moments comme celui-là où il ne faut même plus faire espérer ni même faire confiance.<br />On se voit au bout du chemin, on se dit. On se dit qu&#039;on verra bien. Qu&#039;on fera, qu&#039;on verra rien.<br />– stop !!!!! gueule soudain Caillou un peux paniqué. On va dans le mauvais sens !<br />– Attend mais c&#039;était pas direction Montélimar ?Je lui demande.<br />– Non c&#039;est sur l&#039;autoroute ! On est pas sur la bonne voie ahahahah, on roule à contre sens !<br />Les phares mêlés aux klaxonnes nous arrachent la tête de nos enceintes.<br />et merde glisse Calixte<br />mais qu&#039;est ce qu&#039;ils foutent devant ?<br />Il font demi-tour ces cons ! <br />Lout&#039; et les autres copains se mettent à taper un demi-tour sur l&#039;autoroute et on se retrouve face à<br />face, pare-brise contre pare-brise. On se regarde là, quelques instant sans rien dire, les phares dans<br />la gueules, sur la bande d’arrêt d&#039;urgence. Comment ne pas éclater de rire ?<br />Val décide dans un mouvement de contorsionniste de taper une marche arrière. Elle a le volant dans<br />la main et les yeux loin derrière nous. Faut qu&#039;on sorte d&#039;ici. La vitesse de la voiture monte dans les<br />tours au point de sentir les roues arrière s&#039;emballer. Ça fais le bruit d&#039;une perceuse. Ici aussi on a<br />soudain l&#039;impression de quitter la terre.<br />Le choc nous réveille à l&#039;instant. BAM ! Lout&#039; et les autres nous ont rattrapés. Et il se mettent à nous<br />balancer des coups de pare-choc avant dans le bide. BAM ! ça fait un bruit d&#039;enfer !<br />La carrosserie se déglingue et on se pète de rire en hurlant. On continue notres marche arrière<br />en vitesse. Les deux voitures se foncent dedans à contre sens.<br />Merde je me dis en laissant aller ma tête en arrière, je me sens enfin libre de sentir.<br />Mon pote Max me regarde toujours, avec sa furieuse envie d&#039;en finir. (De pisser dans la source)<br />tu vois, ça aurait pu mal finir tout à l&#039;heure j&#039;en aurais rien eu à foutre<br /> il me dit.<br />Moi j&#039;éclate de rire. On a reprise le chemin de la teuf.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Fri, 09 Dec 2022 14:43:55 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ OfficialBg ]]></dc:creator></item>
</channel>
</rss>
