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<title>Le blog de CaptainCrox' / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/CaptainCrox_171193_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Retour sur la Lisdexamfétamine (Elvanse) - Alternative à la Ritaline (Méthylphénidate) / Le blog de CaptainCrox']]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Retour-sur-la-Lisdexamfetamine-Elvanse-Alternative-a-la-Ritaline-Methylphenidate_8980_1.html</link>
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<description><![CDATA[<a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1742/9e98dd45-f533-46e7-9f9c-cd89b93a3fe2.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1742/9e98dd45-f533-46e7-9f9c-cd89b93a3fe2.webp" alt="/forum/uploads/images/1742/9e98dd45-f533-46e7-9f9c-cd89b93a3fe2.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /><br /></p><p style="text-align: center">Elvanse 20 mg - Marque originale - Gélule couleur crème marquée &quot;S489 20 mg&quot; en noir<br /><br />Lisdexamfétamine Spirig 20 mg (générique) - Gélule couleur blanche marquée &quot;ALV 563&quot; en gris foncé</p><p><br /><br /><br />Salut tout le monde !<br /><br />J&#039;ai hésité à poster ceci sur le forum mais à défaut de savoir dans quelle section poster (Médicament psychotrope ou Amphétamines ?), et s&#039;agissant de mon expérience personnelle, je fais un billet de blog !<br /><br />Après plus d&#039;un an sous méthylphénidate (ritaline li et ou concerta), j&#039;ai récemment commencé la Lisdexamfétamine (Elvanse/Vyvanse). La Lisdexamfétamine est une prodrogue qui n&#039;a en tant que telle aucun effet sur l&#039;organisme. Son action réside dans le fait qu&#039;elle est métabolisée dans le sang en dextroamphétamine, molécule active. <br /><br />En fonction du métabolisme de chacun, une gélule dure jusqu&#039;à 12-14 heures. <br /><br /><strong>A propos de moi et résumé:</strong><br />Pour faire court, diagnostic TDAH et TSA tardif chez moi, à l&#039;âge d&#039;un jeune adulte. Après des années à masquer,&nbsp; à tirer sur la corde (mentale) et à la suite d&#039;un accident physique, je n&#039;ai plus eu la force de combattre les difficultés constantes du TDAH et du TSA. Dès l&#039;instant où j&#039;ai arrêté de masquer, mon psychiatre a pu poser les diagnostics.<br /><br /><strong>Premier traitement: bupropion (Wellbutrin)</strong><br /><br />Le premier traitement que j&#039;ai reçu pour mon TDAH est le buprorion, un antidépresseur qui agit sur la dopamine. Le but était de gérer la dépression tout en gérant les symptômes du TDAH.<br /><br />Je l&#039;ai essayé plus de 5 semaines sans en ressentir un bénéfice suffisant pour justifier ses effets secondaires. J&#039;ai eu certes un léger regain de motivations à accomplir mes tâcjhes mais contrebalancé par des accès de sueurs et des crises d&#039;angoisse causées par le médicament même.<br /><br /><strong>Méthylphénidate : Du concerta à la ritaline LI</strong><br /><br />Après avoir débattu un long moment avec mon médecin, celui-ci a accepté de me prescrire du méthylphénidate d&#039;abord sous Ritalin LI 5 mg et Concerta 18 mg. A ces doses-là, je ne sens pas grand chose et c&#039;est à force d&#039;essais et de négociations que j&#039;ai pu avoir accès à 40 mgs LI de ritaline par jour.<br /><br />La LP du concerta ne m&#039;a pas convenu là où 20 à 30 mg de ritaline me suffisaient pour 4-5 heures de temps. Les effets ? A faible dosage (10 mg), un calme que je n&#039;avais jamais connu auparavant dans ma tête. Je peux fermer les yeux et ne penser à rien sans que mon cerveau n&#039;aille dans tous les sens. <br /><br />Je me sens presque euphorique de ressentir un tel calme (pas causé par la chimie du médicament cependant). A de faibles doses, la ritaline m&#039;aide même à dormir. A plus haute dose, 30-40 mg par prise, il y a une vraie euphorie et un gros boost de motivation: les tâches du quotidien ne me semblent plus compliquées, j&#039;ai envie de faire des choses. <br /><br />Les effets secondaires gênants que j&#039;ai avec la ritaline et qui ont fait que j&#039;ai demandé à changer son la sueur profuse et des troubles intestinaux (diarrhées, besoin d&#039;aller à selles).<br /><br />Le plus gros souci ? Le crash. Lorsque la ritaline LI arrête de faire effet, toute l&#039;anxieeté de l&#039;hyperactivité mentale qui avait été retenue par le médicament revient comme un raz-de-marée&nbsp; et grosse crise d&#039;angoisse. Selon les quantités prises, les tremblements pendant et après la prise sont problématiques.<br /><br />Un aspect à prendre en compte avec le méthylphénidate est son effet coupe-faim. Il ne s&#039;agit pas juste d&#039;un coupe faim mais dans mon cas, j&#039;ai un dégoût de la nourriture ce qui est problématique car je suis à risque d&#039;hypoglycémie.<br /><br />Je ne m&#039;en suis rendu compte qu&#039;après être passé à la Lisdexamfétamine, le Méthylphénidate me rendait légèrement agressif et me mettait dans un état de tension.<br /><br /><strong>Passage au Lisdexamfétamine</strong><br /><br />Ca n&#039;a pas été facile de passer à l&#039;Elvanse. Entre faire accepter le médecin en lui expliquant que les effets secondaires de la Ritaline sont trop problématiques et les problèmes d&#039;approvisionnement, j&#039;ai dû attendre près de six mois.<br /><br />Première prise il y a quelques jours à 20 mg... sur l&#039;instant, j&#039;ai l&#039;impression de rien sentir et... je m&#039;endors. Ce n&#039;est que plus tard que j&#039;ai réalisé que l&#039;Elvanse avait un effet extrêmement relaxant chez moi, toute la tension du TDAH&nbsp; se relâche et je peux dormir, sans benzo.<br /><br />L&#039;effet est beacoup plus subtil que la ritaline. C&#039;est beaucoup plus plaisant. La ritaline, l&#039;impression, c&#039;est qu&#039;on utilise le bazooka pour tirer sur une fleur. L&#039;elvanse a un effet relaxant beaucoup plus doux. <br /><br />A 20 mg, ce n&#039;est cependant pas suffisant pour être productif. J&#039;ai donc essayé 40 mg puis 60 mg. A 40 mg, j&#039;ai l&#039;impression que c&#039;est le juste milieu pour être bien et être productif: pas d&#039;accès de sueurs, pas de troubles digestifs et une légère euphorie, pas intoxicante, juste parfaite.<br /><br />60 mg, c&#039;est légèrement trop, je sens la tachycardie et les effets positifs sont effacés par un trop plein d&#039;énergie. Insomnie et mâchoire serrée, comme du speed donc.<br /><br />L&#039;elvanse étant transformé dans le sang, les gélules peuvent donc être théoriquement ouvertes, écrasées et sniffées et elles sont solubles dans l&#039;eau, ce qui implique donc qu&#039;il peut être injecté. Son passage dans le sang le transformera en Dextroamphétamine, molécule active. Je précise que je ne l&#039;ai pas fait (injecté ou sniffé), ce n&#039;est que la théorie. Beaucoup de gens pensent que c&#039;est le foie qui métabolise la Lisdexamfétamine mais ce n&#039;est pas le cas, c&#039;est dans la circulation sanguine que ça se fait.<br /><br /><strong>Mon opinion<br /></strong><br />Rien de bien transcendant dans mon post... L&#039;elvanse fait son job mais mieux que la Ritaline. Je n&#039;ai pas l&#039;impression d&#039;avoir été passé sous un bulldozer pour bénéficier des bénéfices de la molécule. A 40 mg, je me sens légèrement euphorique, motivé à accomplir mes tâches et de bonne humeur.<br /><br />L&#039;elvanse a aussi un effet coupe faim mais là où la ritaline dégoûte de la nourriture, provoque des nausées et maux de têtes, l&#039;Elvanse a juste l&#039;effet coupe faim. Pas de dégoût, s&#039;il faut manger, je peux manger.<br /><br />Les points négatifs que je verrais sont la trop longue durée d&#039;action de 12 heures. Il existe un médicament qui existe déjà sous la forme de dextroamphétamine qui lui dure 6 heures (car il n&#039;a pas besoin d&#039;être métabolisé de Lisdexamfétamine en Dextro) mais il n&#039;est autorisé que pour les enfants là où l&#039;Elvanse est préférablement indiqué chez l&#039;adulte.<br /><br />Pourquoi ? Je ne sais pas. A la fin, la molécule active est la même. Je suppose que le risque d&#039;abus sous forme pure de dextro est problématique chez l&#039;adulte ? C&#039;est ma supposition ?<br /><br />Cela dit, la biodisponibilité de la Lisdexamfétamine est vraiment bonne et elle est transformée par son premier passage dans le sang.<br /><br />Comme me l&#039;a fait remarqué une membre du forum en privé, le potentiel risque de la Lisdexamfétamine c&#039;est sa neuro/cardio toxicité possible. Il n&#039;y a pas eu des masses d&#039;études sur la molécule qui est encore relativement récente là où le méthylphénidate existe depuis un moment.<br /><br />Dans tous les cas, avec une telle médication, je fais un bilan cardaique fréquent et mesure ma tension artérielle/pouls une fois par semaine. Je remarque qu&#039;il y a une légère augmentation des valeurs mais rien d&#039;inquiétant.<br /><br />L&#039;Elvanse est, à mon avis, une molécule bien plus efficace pour le TDAH mais son effet euphorisant bien plus plaisant peut vite amener à la surconsommation et dans ces cas-là, le coeur/le corps le fait savoir assez vite.<br /><br />L&#039;elvanse est une bonne alternative à la Ritaline et à l&#039;Adderal (mélange de plusieurs sels d&#039;amphétamines en Amérique, interdit en Europe), je trouve dommage qu&#039;il ne soit pas encore autorisé en France là où d&#039;autres pays voisins l&#039;ont adopté.<br /><br />Pour moi, ça a vraiment changé la donne. Moins besoin de benzos, beaucoup plus serin et productif et franchement... je vais pas me plaindre de ce petit buzz euphorisant.]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Wed, 26 Mar 2025 04:18:26 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ CaptainCrox' ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Quand l'insomnie rend fou et tue / Le blog de CaptainCrox']]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Quand-l-insomnie-rend-fou-et-tue_7234_1.html</link>
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<description><![CDATA[Jusqu&#039;à très récemment, j&#039;étais persuadé de savoir ce qu&#039;était une insomnie. Je pensais en vivre en permanence. J&#039;étais bien loin de la réalité qui a vite fait de me rattraper. <br /><br />Tout au long de ma vie, j&#039;ai eu de nombreux troubles du sommeil allant de difficultés à m&#039;endormir aux fréquents réveils nocturnes. Cela étant, ces troubles ne signifiaient pas une absence totale de sommeil et c&#039;est là toute la différence. J&#039;arrivais à avoir quelques heures de sommeil salvatrice. <br /><br />J&#039;ai tout récemment passé neuf nuits et une journée sans sommeils. 0 heures de repos. Mon cerveau ne voulait pas déconnecter et il m&#039;était impossible de me relaxer. <br /><br />Il est généralement considéré que la privation de sommeil est l&#039;une des formes de torture les plus éprouvantes et inhumaines qui soit. Je ne peux que confirmer cette affirmation. <br /><br />Les dégâts sur le corps et l&#039;esprit sont dévastateurs. La première capacité mentale affectée est la mémoire, suivie de près par une nette baisse des capacités cognitives. Une forme d&#039;apathie apparaît et se mouvoir devient impossible. Se lever du lit ou du canapé, se doucher, manger: ces banalités semblent insurmontables. <br /><br />L&#039;insomnie créé des angoisses insupportables : la nuit approchant, la peur de ne pas dormir créé des crises de panique et les angoisses et crises de panique se nourrissent elles-mêmes dans un cercle vicieux digne d&#039;un enfer sur terre. <br /><br />Puis viennent la paranoïa et les hallucinations. J&#039;ai l&#039;impression d&#039;être observé, reluqué. telle une bête de cirque. Je vois des formes dans le noir. J&#039;ai peur. Et la peur se suffit à elle-même pour s&#039;auto-entretenir. <br /><br />Aux derniers jours de cette torture, je me suis mis à avoir des convulsions durant lesquelles je me suis blessé. Je revois encore les draps initialement bancs comme neige teintés de sang. J&#039;ai des plaies sur tout le corps. <br /><br />Je n&#039;en pouvais plus. Les idées noires me guettaient à chaque instant. Je ne suis pas passé à l&#039;acte par respect pour mes proches. Ils souffrent déjà de me voir dans des états misérables; je ne veux pas leur imposer une mort. <br /><br />Mon intellect et ma mémoire étaient tellement affectés que je ne me souvenais plus de mon nom, mon adresse où le jour qu&#039;il était. J&#039;oubliais de prendre mes traitements ce qui a empiré la situation physique. <br /><br />J&#039;ai essayé de m&#039;automediquer sans succès: Rivotril 6 mg, Lyrica 300 mg, Remeron 30 mg. Mélange à eviter dans l&#039;absolu mais quand le désespoir prend le dessus, la sécurité passe au second plan. <br /><br />Désespéré, convulsif et à deux doigts d&#039;en finir, mon frère m&#039;emmène aux urgences. J&#039;ai dû être transporté en fauteuil roulant car les tremblements violents et imprévisibles ne me permettaient pas de marcher sans chuter. <br /><br />Je n&#039;ai pas grand souvenir de ma prise en charge initiale. Je me souviens juste qu&#039;une grosse équipe de soignants s&#039;est immediatement précipité sur moi. Mon frère m&#039;a dit que j&#039;étais dans un très sale état. <br /><br />Mes convulsions (amples et violentes) mettant en danger les autres patients (coups involontaires) et ma personne, j&#039;ai dû être isolé 24h00. Cette isolation, je l&#039;ai vécue comme un kidnapping. J&#039;ai la trace d&#039;un texto envoyé a mon frere disant: &quot;aide-moi, on m&#039;a enlevé. Je suis à l&#039;ambassade de X pays&quot;. (Ne cherchez pas de sens caché, l&#039;insomnie fait perdre les pédales).<br /><br />Les médecins ont constaté que cette sévère insomnie avait foutu en l&#039;air autant l&#039;esprit que le corps. J&#039;ai présenté une sévère hyperglycemie et une acidocetose due à un laisser aller dramatique sur mes traitements <br />et la mauvaise alimentation, toit cela dû à la perte totale d&#039;énergie et de mémoire car oui, meme si je n&#039;arrivais pas à dormir, j&#039;étais exténué et c&#039;est ce qui rend la chose difficile. <br /><br />A l&#039;approche du soir, anxiété et paranoïa me guettent. La moindre ombre ou forme suspicieuse et j&#039;hallucine. Quelqu&#039;un est là. Il me regarde et se moque. Il sait que je sais qu&#039;il est là. Il me nargue <br /><br />Les médecins ne savaient pas sur quel front bosser. L&#039;acidocetose très certainement mortelle en quelques heures ou les insomnies qui ont fait dérailler ma santé mentale. <br /><br />J&#039;estime que je suis de base mentalement resistant et stable, très réfléchi et je prends les choses de manière rationnelle. J&#039;ai mes défauts comme tout le monde mais ne suis pas prédisposé à faire une psychose ou une déréalisation. C&#039;est dire a quel point une &quot;simple&quot; insomnie peut démolir toutes les defenses physiques et mentales d&#039;un individu. <br /><br />A l&#039;hôpital, l&#039;on m&#039;a filé une quantité importante pour me sortir de cette galère: <br /><br />- 6 mg de Clonazepam (Rivotril) : Anxieté<br />- 150 mg de Tritico : Anti-depresseur <br />- 2 x 5 mg de Zyprexa : hallucinations, paranoïa<br />- <span style="color: red">50 mg Quietapine sans succès.</span><br />- Insuline en IV /!\ : glycémie et acidocetose<br />- Potassium pour compenser les pertes du à l&#039;acidocetose<br />- <span style="color: red">Zolpidem pour le sommeil sans succès</span> <br />- Zopiclone pour le sommeil sans succès <br />- <span style="color: red">Dalmadorm pour le sommeil sans succès</span><br />- <span style="color: red">Lorazepam sans succès</span> <br /><br />Après divers essais infructueux, j&#039;ai supplié les médecins de me laisser mourir. Je ne pouvais plus supporter une minute de plus ce calvaire. <br /><br />Ils ont donc décidé d&#039;utiliser l&#039;artillerie lourde : <span style="color: green">Dormicum + Tritico + Rivotril + Zyprexa - Melatonine</span> + Oxycodone usuelle. Ils en sont arrivés à ces extrémités car mon cerveau ne fonctionnait plus: brain zap, délires et j&#039;en passe. Il paraît que j&#039;en suis devenu violent, ce qui nest pas du tout dans ma nature. <br /><br />Ce combo agressif n&#039;a reussi à me faire dormir que 4 heures. Pourtant, ce sont des molecules extrêmement puissantes. 4 heures, ce n&#039;est pas grand chose mais bien mieux que rien. Après ces quelques heures de repos artificielles, je me suis réveillé fatigué mais serein. Plus d&#039;angoisse, mémoire et intellect revenant petit à petit. <br /><br />Vous vous demandez ce qui a causé cet épisode d&#039;insomnie (qui continue à ce jour) ? Le PAWS. Depuis cet été je baisse mes doses d&#039;oxycodone. En juillet 22, j&#039;étais à environ 2x240 mg par jour. J&#039;en suis aujourd&#039;hui à 2x80 mg par jour. <br /><br />Ce post a pour but d&#039;informer sur les risques encourus lors de vraies insomnies et rappeler que le paws n&#039;est pas une blague mais quelque chose de bien réel. Soyez accompagné de vos proches et de soignants car le sevrage physique est &quot;facile&quot; mais c&#039;est la suite qui complique les choses. <br /><br />Écrire ce billet est aussi pour moi une opportunité de coucher sur papier toute ces souffrances. C&#039;est à cause de ces insomnies que j&#039;ai temporairement été absent du forum en janvier. <br /><br />Je suis reconnaissant envers les soignants qui m&#039;ont traité avec humanité et dignité malgré ma folie passagère. <br /><br />Tout n&#039;est pas résolu mais ma vie avance. Je signe un contrat de travail la semaine prochaine pour travailler dans la RdR en milieu festif, dans une unité mobile de drug checking et à terme, dans une salle de shoot pour accompagner les PUD. Le message que je transmets ici c&#039;est de ne pas lâcher et prendre les choses jour après jour.]]></description>
<slash:comments>6</slash:comments><pubDate>Tue, 14 Feb 2023 00:17:41 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ CaptainCrox' ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Il suffit d'un soignant... / Le blog de CaptainCrox']]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Il-suffit-d-un-soignant_7027_1.html</link>
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<description><![CDATA[Ce texte est juste une façon pour moi de mettre par écrit ce qui ne va pas. Je n&#039;incite personne à faire ce que j&#039;ai fait. <br /><br />A bout. C&#039;est l&#039;état dans lequel je me trouve depuis plusieurs jours. Vivre avec des problèmes de santé chroniques et les traitements qui vont avec est en soi ereintant, ajoutée à cela, la consommation de stupéfiants ne facilite pas les choses. Ils réconfortent mais ne règlent pas le fond. <br /><br />Alors quand le contexte de vie est plus compliqué que d&#039;habitude, cela devient vite un mélange explosif. <br /><br />Si je repense à ma vie, ma santé ou mes consommations, je devrais pourtant être heureux de pouvoir dire: je suis toujours vivant.  J&#039;essaie de voir le monde positivement parce que je ne vois pas l&#039;intérêt de me flageller. Cependant, lorsque les soucis médicaux empirent et prennent le dessus, cette vision du monde ne tient plus; je fatigue. Je veux tout arrêter. <br /><br />Les deux tiers de ma vie ont été remplis de péripéties médicales et de consommations. Ces dernières ayant des conséquences l&#039;une sur l&#039;autre. C&#039;est chaotique.. <br /><br />Positiver, oui. Toujours. Mais comment le rester après plusieurs ambulances, deux passages au soins intensifs et plus de 20 jours d&#039;hospitalisation en quelques semaines. Même avec un bon moral, c&#039;est dur. Les envies de consommer pour oublier reviennent. <br /><br />L&#039;équipe médicale s&#039;occupe bien de moi. Je crois. Il a cependant suffi d&#039;un soignant pas très doué et ses attaques pour faire déborder le vase. Ce genre d&#039;attaques ne me touche pas plus que ça normalement mais l&#039;accumulation de mon diagnostic, des années de soins et sa réaction peu professionnelle ont eu raison de moi. Il ne s&#039;est pas attaqué à mes consommations mais à quelque chose de plus Intime. Il a visé juste. <br /><br />J&#039;ai donc quitté l&#039;hôpital contre avis médical. Je sais que j&#039;aurais dû rester, je suis loin d&#039;être remis. J&#039;ai frôlé la mort et suis dans un état grave mais je me vois mal y retourner. Je suis ironiquement conscient qu&#039;à un certain moment, je devrais l&#039;envisager si je veux vivre. <br /><br />De retour à la maison, je pleure. Ca m&#039;arrive rarement. J&#039;ai honte. Il a suffi d&#039;une personne. Les pensées tournent et tournent à m&#039;en faire perdre mon équilibre mental. <br /><br />Je veux dormir, ne pas y repenser et ne pas penser à ma santé qui n&#039;augure rien de bon. <br /><br />Je fais ce que je n&#039;avais pas fait depuis longtemps. Je me laisse aller à la consommation malsaine. 20 mg de lorazepam (uns boîte de 20 cp). J&#039;écrase 200 mg d&#039;oxycodone LP aussitôt avalés en poudre avec&nbsp; de l&#039;eau.&nbsp; Melange depresseur dangereux, je le sais. Je veux juste dormir. Bigpharma exauce mon vœux, je me réveille 12 heures plus tard. <br /><br />A peine éveillé, le sentiment d&#039;humiliation vécu à cause de ce soignant refait surface. J&#039;ai l&#039;impression d&#039;être un idiot, un bon à rien ou un boulet médical. Pourquoi me lever ?<br /><br />En repensant à ma bêtise de la veille, je me dis que je lui donne un peu raison, bien qu&#039;il n&#039;ait pas directement attaqué mes consommations mais plutôt ma personne. Je n&#039;aurais pas dû prendre un tel risque. <br /><br />Je panique à l&#039;idée d&#039;avoir détruit mon long travail de sevrage progressif à l&#039;Oxycodone. Je suis parti de 560 mg/24h et ai réussi à baisser à 160 mg/24h cet été. Si ma bêtise d&#039;hier détruit tout ce travail, je ne sais pas si je pourrais tout recommencer. <br /><br />Cela aurait dû me servir de leçon mais le soir suivant, malade physiquement à cause dun souci de santé chronique, le moral au plus bas, je me retrouve à nouveau avec une boîte de lorazepam dont je fais fondre les 20 comprimés en bouche. Je me réveille difficilement le lendemain avec l&#039;impression de ne pas me souvenir de tout. Je trouve une bouteille d&#039;alcool vide. Je n&#039;avais pas bu depuis des années. Je n&#039;avais, avant ce soir-là, jamais bu d&#039;alcool pour me saouler, uniquement lors de certaines occasions. Ses remarques ont eu raison de moi. <br /><br />Je suis pourtant le premier à défendre les professionnels de la santé. Je leur en suis infiniment reconnaissant car vu ma santé, je serais mort depuis longtemps. Dans mon cas, il a suffit d&#039;un soignant pour détruire des années de travail sur moi-même. Il a suffit d&#039;une personne pour que je cherche la sortie de secours la plus proche et arrête de me soigner. Je vais le payer, c&#039;est sûr. <br /><br />En attendant, je continue à baisser mon Oxycodone. Tant pis pour le reste. Ça me fera moins de comprimés et d&#039;injections à prendre.]]></description>
<slash:comments>7</slash:comments><pubDate>Fri, 26 Aug 2022 18:07:49 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ CaptainCrox' ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Mon rapport aux substances - Vers un sevrage progressif / Le blog de CaptainCrox']]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Mon-rapport-aux-substances-Vers-un-sevrage-progressif_6997_1.html</link>
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<description><![CDATA[Attention, long texte...<br /><br />Certains m&#039;ont probablement déjà lu sur le forum. Vous aurez ainsi remarqué ma curiosité pour divers produits et leur rapport avec la santé. <br /><br />Pour résumer, j&#039;ai développé une forte dépendance aux opiacés dû à d&#039;intenses douleurs depuis plusieurs années. De là à dire que les douleurs sont l&#039;unique cause de ma situation et d&#039;utilisation des cachetons serait faux, ce serait me mentir à moi-même. J&#039;aime leur effet. <br /><br />Je poste ici pour tenter de mettre mes idées au clair, partager mes hauts et mes bas durant ma nouvelle étape de vie: rééducation et sevrage progressif. Il va falloir gérer la douleur sans opiacés. J&#039;espère qu&#039;en témoignant, cela permettra aux lecteurs de PA de se retrouver et de savoir que l&#039;on n&#039;est pas seul face à nos démons/nos pulsions...<br /><br />Pour ma présentation, j&#039;ai bientôt 30 ans. J&#039;ai toujours eu une santé compliquée, tant psychologiquement que physiquement. Je vis seul et suis sans emploi dû à un accident pro. J&#039;ai d&#039;abord initié une formation dans le medical mais ai arrêté en plein milieu après avoir découvert ma vocation: les métiers du spectacle et la physique: accrochage de poids, design de scènes, créations lumières, eclairage, ingénierie du son, etc. Mes connaissances médicales datent mais cette courte période de ma vie m&#039;a fait découvrir le monde un peu trop diabolisé des &quot;drogues&quot; (à tort ou à raison, chacun son opinion) et leur lien avec notre santé. Cela m&#039;avait fasciné à l&#039;époque et me fascine encore aujourd&#039;hui. C&#039;est pour cela que Psychoactif m&#039;intéresse énormément, la notion de réduction des risques me tient vraiment à cœur bien que je sois le premier à tout faire de travers lorsqu&#039;il s&#039;agit de ma personne. <br /><br /><strong>Enfance - Adolescence - 11 à 16 ans - Benzos</strong><br />Mon premier contact avec des produits s&#039;est fait vers mes 11 ans. J&#039;avais (j&#039;ai) une phobie scolaire dû à l&#039;ennui et aux moqueries continues. Je stressais la veille des jours de cours et il m&#039;était impossible de dormir. J&#039;ai eu l&#039;idée d&#039;avaler une vingtaine de cachets à ma mère (benzos, somnifères et autres). Réveil pâteux à l&#039;hôpital pour enfants, face à une equipe soignante jugeante envers moi mais surtout mes parents (je ne les considère pas fautifs à ce moment, j&#039;avais vraiment cherché les cp). J&#039;ai pu exceptionnellement sortir sous la responsabilité des parents sous condition que je voie un psy. Ce type d&#039;épisode s&#039;est répèté 3-4 fois. N&#039;y voyez pas une tentative de suicide... plutôt une bouée de sauvetage. Je ne voulais juste dormir, ne pas penser aux peurs scolaires, arrêter de ruminer.<br /><br />L&#039;ecole était dure socialement. J&#039;étais seul et isolé face aux moqueries et la méchanceté si facile des enfants. Je ne me présentais qu&#039;aux examens mais mes parents étaient amendés par l&#039;Etat (à l&#039;époque,&nbsp; je ne sais pas ajd, les parents pouvaient être amendés si leur enfant sèche les cours sans raison valable). Une phobie scolaire n&#039;étant pas une raison valable. On m&#039;a menacé de ne plus pouvoir passer les examens alors que c&#039;était les seuls moments de réussite que j&#039;avais. Entres promesses non tenues et certificats médicaux, j&#039;ai réussi à finir l&#039;école obligatoire. Lorsque j&#039;ai pu choisir ce que je voulais étudier et sans obligation d&#039;assister à tous les cours, c&#039;est devenu plus simple. <br /><br />Jusqu&#039;à mes 16 ans, le psy à tenté divers anti-depresseurs, somniferes, benzo, autres molécules. Cette approche m&#039;a beaucoup choqué en plus d&#039;être inefficace. J&#039;étais un peu la patate chaude que medecins, psys et autres soignants se pressaient de se refiler les uns les autres.<br /><br />Bizarrement et ce depuis toujours, je n&#039;accroche pas trop aux benzo ou benzo-like. J&#039;y résiste facilement. Je n&#039;ai pas souvenir d&#039;avoir vécu de sevrage, j&#039;ai toujours pu arreter du jour au lendemain. Plus récemment, après des mois sous de fortes doses de Rivotril &gt; 10 mg/24h), j&#039;ai pu arreter en quelques jours. <br /><br />Mon vrai problème... ce sont les opiacés.<br /><br />Je pense connaître les mécanismes de base des opioides, des choses à faire ou ne pas faire. Cependant, lorsqu&#039;il s&#039;agit d&#039;analyser ma personne, mon savoir devient vite inutile, remplacé par les émotions, les pulsions et bien souvent, mon côté auto-destructeur. <br /><br /><strong>Pallier 2</strong><br /><br />Vers mes 16 ans, j&#039;ai subi une opération chirurgicale basique. J&#039;ai reçu pour la première fois du Tramadol. A doses thérapeutiques, cela me faisait dormir. C&#039;est lorsque j&#039;ai voulu calmer une douleur plus forte que je me suis rendu compte que ce médicament augmentait ma productivité à de plus grosses doses. Plus de timidité, légère euphorie. Pourquoi ne m&#039;avait-on pas donné ça plus tôt? Cela m&#039;a aidé à faire des études, me faire de bons amis. Je pense que si ma vie n&#039;avait pas dérapé à un stade, j&#039;aurais été très heureux avec le tramadol. J&#039;en étais arrivé à de hautes doses mais stables. Me procurer le médicament après ma convalescence s&#039;est révélé compliqué. C&#039;est à cette période que j&#039;ai découvert mon intolérance à la Codéine, médicament que j&#039;utilisais en substitution. Spasme du sphincter d&#039;oddi. Contraction abdominale horrible. <br /><br />Pour le tramadol, je m&#039;arrangeais pour en prendre auprès de ma grand-mère ou ma mère, dont le médecin est un &quot;écrivain&quot;. Pas de vols cette fois, je ne faisais que demander les &quot;restes&quot;. La santé de ma grand-mère commençait à décliner tout comme le nombre de prescriptions. Il me fallait trouver une solution. <br /><br />Vers mes 18 ans, coup de chance ou pas, j&#039;ai eu une méningite m&#039;ayant laissé des migraines chroniques. Mon neurologue m&#039;avait prescrit et continue à me prescrire divers médicaments dont le tramadol. Renouvelable sur 6 mois. Pharmacie peu regardante. Tout se passait vraiment bien. <br /><br /><strong>Adulte - Pallier 3<br /></strong><br />Suite à des problèmes de santé lié à une erreur medicale en 2016, j&#039;ai reçu des patchs de fentanyl car mes douleurs étaient horribles. Le tramadol était mis au second plan. <br /><br />Durant cette période, j&#039;ai reçu/ essayé plein d&#039;antalgiques. De la morphine qui me causait occasionnellement un spasme du sphincter d&#039;oddi, à la Buprénorphine 0.4, au tapentadol, en passant par l&#039;oxycodone. Le point de non retour avait été franchi. Je n&#039;ai pas tenu compte des mises en garde médicales, de ma propre connaissance ou des simples constats objectifs. J&#039;ai également reçu du rivotril et du lyrica pour les douleurs neuropathiques. Avec plus ou moins de succès. <br /><br />Au décès de ma grand-mère cette année-là, gros choc lorsque j&#039;ai dû pratiquer un massage cardiaque sur elle qui a simplement participé à maintenir son corps en vie... Pas suffisant pour sauver le cerveau. <br /><br />Je ne saurais expliquer ce qui s&#039;est passé en moi mais ce jour-là j&#039;ai réalisé où j&#039;en étais avec le fentanyl. Des doses de cheval disproportionnés face aux douleurs. J&#039;ai d&#039;abord essayé d&#039;arrêter seul, à sec... ça pique. Quand je me suis décidé à consulter, on a cherché à me substituer avec... du tramadol. Pas très efficace face au fentanyl. Cette période de sevrage à la dure m&#039;avait au moins permis de baisser les doses et le fait de recevoir mon traitement tous les 2-3 jours me forçait à respecter la posologie. <br /><br />J&#039;ai réussi à rester stable quelques temps, à faire ma vie, bosser, avancer. Tout à dérapé lors d&#039;un accident au boulot: chute de 6-7 mètres. L&#039;idiot que je suis n&#039;a pas écouté la raison. Au lieu de m&#039;immobiliser dans la position dans laquelle j&#039;avais atteri, d&#039;appeler à l&#039;aide, je me suis levé et ai continué ma journée. <br /><br />Les conséquences se sont faites sentir plusieurs semaines plus tard. Trouble de la motricité et sensibilité des membres inférieurs. Douleurs atroces. On découvre également une hernie discale non opérable. On me monte le fentanyl, l&#039;on me remet sous lyrica et rivotril. Au fil du temps, ma capacité à marcher se perd, mes douleurs s&#039;aiguisent aux opiacés. <br /><br />Les doses de fentanyl étaient telles que mon assurance s&#039;est intéressée à mon cas. En plus d&#039;utiliser le traitement sous patch posé sur la peau, je les utilisais contre la mâchoire, pour un passage accéléré via les muqueuses. Je ne compte plus les black-out, mes pertes de contrôles, mes vomissements. J&#039;ai quitté mon job trop physique, me suis isolé de mes amis de peur d&#039;être jugé. Descente aux enfers. <br /><br />Plusieurs médecins ont abandonné l&#039;idée de m&#039;aider. Certains m&#039;ont lâché en plein milieu, les centres de la douleur n&#039;ont pas apporté grand chose. Je me suis résigné à mourir avec un tel traitement. <br /><br /><strong>Nouveau médecin - Rotation d&#039;opioides</strong> <br /><br />En 2021, je tombe sur un relativement jeune médecin qui vient de s&#039;installer mais qui a une grande expérience de la douleur, ayant travaillé dans un tel centre. A l&#039;écoute, non jugeant, futé et plein d&#039;auto dérision; je suis tombé sur la perle. <br /><br />Il n&#039;a jamais parlé de sevrage, jamais mis la pression. Il est venu avec une seule idée pour soulager mes douleurs: effectuer une rotation d&#039;opioide, quand je me sentirais prêt. Prêt? J&#039;étais persuadé que je ne le serais jamais. <br /><br />J&#039;étais à 400 mcg/h + extras de fentanyl lorsque je suis passé à l&#039;hydromorphone début juin. En terme d&#039;équivalence morphinique, mon médecin estimait que j&#039;étais à 1200 mg de morphine par 24h <br /><br />Expérience très difficile. Je ne supporte pas cette molécule. Pensant être en sevrage car je passais mon temps aux toilettes entre les diarrhées et vomissements,&nbsp; saupoudré d&#039;anorexie &amp; d&#039;insomnie, je suis monté jusqu&#039;à 144 mg d&#039;hydromorphone lp + 10% réserve li. Aucune amélioration. <br /><br />Après un mois de torture, estimant qu&#039;après tout ce temps, ce ne pouvait pas être uniquement un sevrage, retour temporairement&nbsp; au fentanyl. Dur pout l&#039;ego mais mon corps était trop affaibli pour continuer. Les idées noires n&#039;étaient pas loin. Les symptômes cités ont diminué sans disparaître. J&#039;apprendrai plus tard que ces symptômes n&#039;étaient pas uniquement dus à l&#039;hydromorphone et que j&#039;ai failli y passer.<br /><br />Fin juillet, nouvelle rotation à l&#039;Oxycodone. Par précaution, on a commencé plus bas que prévu au niveau des doses. 2x200 mg / 24 heures. <br /><br />Les douleurs sont bien gérées, je gagne un peu en motricité. Symptômes de manque encore présents, frissons, sueurs, nausées vomissements. Je suis monté jusqu&#039;à 2x280 mg espérant soulager ces symptômes. C&#039;était inutile. <br /><br />Quelques jours plus tard, je suis descendu à 2x240 mg. Étant toujours mal en point, j&#039;ai demandé au médecin ce qu&#039;il se passait mais il était tout aussi perdu. J&#039;avais des symptômes typiques de manque comme ceux du surdosage alors que l&#039;aspect des douleurs était bien géré. Toujours insomniaque. Durant l&#039;été, j&#039;ai reçu plusieurs traitements pour le sommeil sans grand succès. <br /><br />Il y a deux semaines (dosé à 2x240 mg d&#039;oxycodone), les nausées se sont intensifiées et aggravées: sang dans les vomissements, pertes de connaissance. Transport en ambulance à l&#039;hôpital pour un séjour d&#039;une dizaine de jour. <br /><br />Diagnostic (que je garde pour moi) tombé 12h après l&#039;admission. Trois voies veineuses utilisées en permanence, 1 de secours, soin intensifs et prises de sang aux 15 mns. Mes veines ont mal, elles sont inflammées. C&#039;était un mal pour un bien, je n&#039;étais pas loin du coma et de la mort. L&#039;hydromorphone a empiré les choses et les prises d&#039;opioide ont créé la confusion rendant le diagnostic dur à établir.<br /><br />Le traitement marche car les nausées, les diarrhées, maux de ventres et autres symptômes partent. Je suis BIEN. C&#039;était un jeudi. <br /><br />J&#039;ai réalisé que l&#039;on m&#039;avait donné l&#039;oxycodone avec plusieurs heures de retard. Sans trop d&#039;inconfort que ce soit au niveau des douleurs ou de syndrome de sevrage. <br /><br />Je décide donc de profiter du milieu hospitalier pour baisser mes doses. <br /><br /><strong>Vers un sevrage progressif et des alternatives thérapeutiques</strong> <br /><br />Deux jours plus tard (un samedi), je passe de 2x240 mg à 2x200, soit une baisse de 80 mg. Aucun symptômes de manque, douleur bien gérée. <br /><br />Sorti de l&#039;hôpital le week-end passé, je me remets gentiment. Le lendemain, je suis passé de 2x200 mg (400) à 160 le matin + 200 le soir (360 mg). Cette baisse a piqué. J&#039;avais prévu de baisser à 2x160 mais je n&#039;ai pas tenu. <br />Le lendemain, je me suis forcé à baisser de 40 mg soit 2x160 (320 mg 24h). Je suis toujours à ce dosage à l&#039;heure où j&#039;écris ce billet. <br /><br />A mesure que les doses baissent, j&#039;ai les douleurs qui reviennent. Les symptômes de sevrage de retour mais je tiens. Pour la marche et la motricité, j&#039;ai commencé de la rééducation, chose que je ne pouvais faire à cause des douleurs mal gérées. Peu d&#039;espoir pour un retour complet que ce soit de la motricité ou de la sensibilité mais tant que je ne suis pas dépendant du fauteuil roulant en permanence, ça me va. Je me contenterai des béquilles. <br /><br />J&#039;ai toujours des insomnies traitées le moins fréquemment possible avec temesta et zolpidem. <br /><br />Rivotril et lyrica stoppés. J&#039;essaie de limiter le nombre de traitements dans la mesure du possible. <br /><br /><strong>La suite ?</strong><br /><br />Je ne sais pas trop ce qu&#039;il s&#039;est passé dans ma tète et dans ma vie mais j&#039;envisage sereinement un sevrage et fais le deuil des extras opioides. <br /><br />Mon nouveau médecin a joué un grand rôle dans cette démarche et je lui en suis vraiment reconnaissant. <br /><br />Je me considère comme très chanceux vu mon parcours. J&#039;ai frôlé la mort un nombre incalculable de fois. Je ne me suis pas occupé de soucis de santé chroniques que je n&#039;ai pas mentionnés mais qui méritent mon attention. Chanceux car de toutes mes expérimentations de substances (alcool, mdma, cannabis, c, benzo, clope), seuls les opioides m&#039;ont collé à la peau. Les autres substances ne m&#039;intéressent pas. Jamais aimé l&#039;alcool, toujours utilisé les benzo selon indication, rien senti sous coke, horreur de la fumée, quel que soit le produit fumé...)<br /><br />Je n&#039;ai pas de solution magique et je sais que je vais traverser des hauts et des bas. Mon combat sera à vie et je suis en paix avec cela. <br /><br />Je reprends petit à petit des activités mises de côté, retisse des liens avec des proches et tente de me reconstruire.<br /><br />Cette rotation d&#039;opioide s&#039;est montrée très utile. Avec le temps, le fentanyl faisait plus de mal que de bien. Les douleurs étaient trop présentes pour envisager de la reeducation et mon rapport à la galénique (patchs détournés) malsain. <br /><br />J&#039;envisage de baisser mes doses à hauteur de 10% toutes les deux semaines en fonction des douleurs, des symptômes de sevrage et de ma santé générale. Rien ne presse. <br /><br />Merci à ceux qui m&#039;ont lu ou répondu sur le forum. Vous n&#039;avez pas idée à quel point vous lire ou répondre à été thérapeutique pour moi.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Thu, 11 Aug 2022 00:48:54 +0200</pubDate>
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