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<title>Le blog de Ergot des Aigles / Psychoactif</title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Ergot-des-Aigles_175634_1/</link>
<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[MEDECINE PSYCHEDELIQUE : Généralités et PAP (O.Chambon) / Le blog de Ergot des Aigles]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/MEDECINE-PSYCHEDELIQUE-Generalites-et-PAP-O-Chambon_7390_1.html</link>
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<description><![CDATA[Salut les psychonautes !!! <br /><br />J&#039;ai décidé de me lancer dans une petite série de rédactions en plusieurs volets sur l&#039;usage des psychédéliques dans le milieu médical. <br />Dans ce premier essai nous aborderons les généralités et tenteront une approche de ce qu&#039;est la psychotérapie assistée sous psychédélique.<br />Pour cela je vais emprunter des extraits issues de l&#039;ouvrage d&#039;<a href="https://plus.wikimonde.com/wiki/Olivier_Chambon" target="_blank">Olivier Chambon</a> (Médecin psychiatre défenseur de l&#039;utilisation des psychédéliques en tant que médicaments) dans lesquels je rajouterais ma vision personnelle des choses, elle n&#039;engage que moi. <br />Si ce que vous vous apprêter à lire vous plait je vous encourage fortement à lire son livre en intégral &quot;La Médecine Psychédélique&quot; aux éditions &quot;Les Arènes&quot;.<br /><br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://arenes.fr/wp-content/uploads/2016/01/c_la-medecine-psychedelique.jpg.webp" alt="https://arenes.fr/wp-content/uploads/2016/01/c_la-medecine-psychedelique.jpg.webp" style=""&nbsp; title="" /><br /><br /><br />1) UN PEU D&#039;HISTOIRE POUR COMMENCER<br />2) QU&#039;EST-CE QUE LES PSYCHÉDÉLIQUES (PDL)?<br />3) PEUT ON PARLER REELEMENT DE SUBSTANCES HALLUCINOGENES ? <br />4) HALLUCINATIONS OU VISIONS DE REALITE(S) ?<br />5) PSYCHEDELIQUES : L&#039;APPELLATION LA PLUS PERTINENTE<br />6) PSYCHOSES OU EXPERIENCES MODIFIEES DE CONSCIENCE : QUELLES DIFFERENCES ?<br />7) PSYCHOLYTIQUE ET PSYCHEDELIQUE<br />8) SET AND SETTING : BACK TO BASICS<br />9) LA PSYCHOTHERAPIE ASSISTEE PAR PDL OU PAP <br /><br /><br /><br /><br />1) UN PEU D&#039;HISTOIRE POUR COMMENCER.<br /><br />Si on fait l’impasse sur la pratique et les conaissances utilisées depuis des millénaires, les premières recherches scientifiques dans le domaine des PDL ne datent pourtant pas non plus d’hier.<br /><br />En Occident, entre 1947 et 1976, on a assisté à une explosion phénoménale de l&#039; intérêt et de la recherche (à la fois dans et en dehors des laboratoires) sur les psychédéliques et sur leurs applications. <br /><br />Durant cette période, plus de 700 articles de recherche6 furent publiés dans des revues à comité de lecture, attestant la sécurité et l&#039;efficacité des psychédéliques, et enrichissant la pratique clinique et la méthodologie de recherche. <br />De la fin des années 1940 jusqu&#039;au milieu des années 1960, de très nombreuses publications décrivirent l&#039;évolution de quelque 40000 patients ayant pris part à une thérapie assistée par PDL ou à des essais cliniques, et plusieurs dizaines de livres parurent sur le sujet. Un certain nombre de conférences internationales sur les thérapies par PDL furent tenues.<br /><br />Deux types de psychothérapies assistées par psychédélique (ou PAP) apparurent :<br /><br />- La Thérapie psychédélique<br />- La Thérapie psycholytique.&nbsp; <br /><br />La thérapie psychédélique mettait en avant les expériences mystiques et leurs retombées psychologiques ; ce type de thérapie était spécialement destiné aux patients alcooliques ou à la réhabilitation de criminels, en utilisant de hautes doses (plus de 200 gg) de LSD. La thérapie psycholytique elle,&nbsp; explorait l&#039; inconscient en synergie avec la thérapie psychanalytique. <br />II se focalisait sur le traitement des névroses et des troubles psychosomatiques en utilisant de faibles doses de LSD (100 à 150 pg), ainsi que d&#039;autres PDL8.<br /><br />Dès 1968, la FDA américaine (I&#039; Agence nationale du médicament : Food and Drug Administration) interdisait toute recherche humaine avec les PDL, et en 1970 le CSA (Controlled Substances Act) finissait de prohiber toute forme de consommation des PDL. Une législation identique se répandit dans le monde occidental, principalement par le biais de l&#039;ONU, relais très efficace des lois américaines.<br />Les praticiens et les chercheurs avaient produit des résultats très prometteurs qui, du fait de la prohibition imposée à partir de 1966 aux États-Unis puis à travers le monde, furent très peu exploités. Des contraintes difficilement franchissables furent également imposées à la recherche dans ce domaine, mettant un point d&#039;arrêt à l&#039;étude humaine des PDL.<br /><br />Si vous ne l&#039;avez pas déjà vu je vous conseille de regarder la série de documentaires intitulés&nbsp; « Voyage aux confins de l’esprit. » (How to change your Mind) de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Pollan" target="_blank">Michael Pollan</a> qui aborde quatre psychédéliques (LSD, MDMA, Psilocybyne et Mescaline) la propagande que ces substances ont subies ainsi que&nbsp; leurs propriétés thérapeutique élargies.<br /><iframe width="550" height="413" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/X8LRb4jfZ9g?&feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br /><br /><br />En 1992, la FDA permit la reprise de la recherche sur les PDL avec des sujets humains (grâçe nottament à Rick Doblin, 1992). Un nouvel âge d&#039;or de la recherche sur les bénéfices thérapeutiques des PDL commença. II faut souligner le rôle important du Dr <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rick_Strassman" target="_blank">Rick Strassman</a> en 1990, qui a obtenu, après un long parcours labyrinthique auprès de I&#039; Administration américaine, l&#039;autorisation d&#039;étudier à nouveau, chez l&#039;homme, les effets physiologiques et psychologiques d&#039;un psychédélique universel, la DMT (N, N-5,5-diméthyItryptamine) lors d&#039;injections intraveineuses allant jusqu&#039;à 0,4 mg/kg, donc très fortement psychédéliques ll .<br /><br />Pour information, actuellement trois associations américaines et trois associations européennes jouent un rôle majeur dans le financement et le soutien de ce renouveau de la recherche : <br /><br />- La <a href="https://maps.org/" target="_blank">MAPS</a> ou Association multidisciplinaire pour des études psychédéliques[ fondé par le militant <a href="https://maps.org/people/rick-doblin/" target="_blank">Rick Goblin</a>.<br /><br />- Le <a href="https://www.heffter.org/" target="_blank">Heffter Research Institutes</a><br /><br />- Le <a href="https://csp.org/docs" target="_blank">Council on Spiritual Practices</a><br /><br />- La <a href="https://www.beckleyfoundation.org/" target="_blank">Fondation Beckley</a> en Angleterre<br /><br />- La <a href="https://societepsychedelique.fr/fr" target="_blank">Société Psychédélique</a> qui possède des branches dans différents pays notamment en europe et en russie.<br /><br />- L&#039; Association suisse pour la thérapie psycholytique <a href="https://saept.ch/" target="_blank">SAePT</a>.<br /><br />En 2009, huit domaines principaux de recherche clinique sur l&#039;utilisation des PDL étaient en cours de développement :<br /><br />- I. La thérapie assistée par PDL (psilocybine, LSD et MDMA) pour les sujets présentant une anxiété liée à une mort prochaine ;<br /><br />- 2. La psilocybine dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ;<br /><br />- 3. Le LSD, l&#039; amide de l&#039;acide lysergique (LSA) et la psilocybine dans le traitement des douleurs neuromusculaires de la face ;<br /><br />- 4. La psilocybine en tant que catalyseur d&#039;expériences spirituelles ;<br /><br />- 5. La psychothérapie assistée par MDMA (ecstasy) chez les sujets atteints de trouble de stress posttraumatique ; <br /><br />- 6. La psychothérapie assistée par kétamine et ibogaïne dans le traitement des toxicomanies à l&#039;alcool et aux opiacés (héroïne) ;<br /><br />- 7.&nbsp; &nbsp; Des études en sciences fondamentales (biologie, imagerie médicale, etc.) sur divers psychédéliques.<br /><br />- 8.&nbsp; &nbsp; Le traitement de certaines dépressions (kétamine).<br /><br /><br />Maintenant que le cadre est posé abordons le vif du sujet. <br /> <br />2) QU&#039;EST-CE QUE LES PSYCHÉDÉLIQUES (PDL) ?<br /><br /> &quot; Ceux qui parlent de psychédéliques mais n&#039;en ont jamais pris sont discrédités par leur inexpérience, et ceux qui parlent de psychédéliques parce qu&#039;ils en ont pris sont parfois discrédités à cause de leur expérience &quot; - <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Gordon_Wasson" target="_blank">Gordon Wasson</a> -<br /><br />Un psychédélique est une substance naturelle ou synthétique,&nbsp; -&nbsp; il n’y a pas de « bonne chimie naturelle » et une « mauvaise chimie de laboratoire », la nature elle même est chimie -&nbsp; dont la consommation entraîne des changements aux niveaux physique, émotionnel, mental et spirituel. <br /><br />Les drogues, elles, peuvent être classées en deux familles :<br /><br />-&nbsp; Celle des substances qui accélèrent ou amplifient certaines fonctions psychobiologiques normales (comme l&#039;attention, la rapidité de pensée, l&#039;éveil, etc.); ce sont les « speeds» ou «stimulants», « nootropiques », comme la caféine, la cocaïne, la nicotine, les amphétamines <br /><br />-&nbsp; Celle des substances qui modifient dans un sens opposé les mêmes fonctions psychobiologiques, en les ralentissant ou en les réduisant; ce sont les «sédatifs», les « calmants », comme les opiacés (dont fait partie l&#039;héroïne), les benzodiazépines (exemple : Valium) et I&#039; alcool.<br /><br />Les psychédéliques font partie d&#039;une autre famille de substances: celle qui modifie la qualité de la conscience plutôt que de produire une accentuation ou une réduction des processus mentaux. <br /><br />Ces substances ont la particularité de révéler au sujet qui les consomme une perspective radicalement différente sur les contenus et les processus de son esprit.<br />L&#039;effet des psychédéliques est très variable, même pour une dose identique donnée à la même personne à différents moments.<br />La nature de l&#039;effet obtenu est autant liée au contexte psychologique et environnemental (Set and Setting), présent lors de la prise, qu&#039;à la dose de la substance. <br /><br />Par contraste, les produits appartenant aux deux premières familles (les drogues) produisent des effets semblables chez différentes personnes ou chez une même personne à différents moments.<br /><br />Les PDL sont donc des « médicaments » (car entrainannt un impact thérapeutique positif) efficaces et puissants, n&#039;entraînant pas de dépendance physique. <br /><br />Il peuvent être employés avec sécurité pour l&#039;organisme et l&#039;esprit, moyennant le respect de précautions et d&#039;utilisations bien précises. <br /><br />Un psychédélique n&#039;est pas une drogue ! (par&nbsp; définition même) <br />Cela prendra du temps avant que les mœurs ne changent, cette idée étant fortement implanté de par le caractère « ilégal » de sa production/consommation et de la propagande qu’elle a subit depuis des décénnies.<br /><br />Mais attention, les psychédéliques ne sont pas non plus des médicaments miracles comme le laissent entendre certains articles à sensation depuis quelques années !!!<br /><br />Je le répète afin d&#039;éviter toute confusion, nous abordons dans cet essai la prise de psychédéliques dans un usage &quot;Thérapeutique&quot; et non récréatif.<br /><br />Ils impliquent activement le sujet et nécessitent donc son engagement dans un cadre soigneusement préparé et protégé. <br /><br />C’est ce qui constitue certainement la clé de leur impact thérapeutique, la participation ACTIVE du patient. Prendre un PDL, c&#039;est d&#039;emblée se situer à mi-chemin entre la prise d&#039;un médicament et le suivi d&#039;une psychothérapie.<br /><br />3) PEUT ON PARLER REELEMENT DE SUBSTANCES HALLUCINOGENES ? <br /><br />La désignation d&#039;« hallucinogène» est probablement l&#039;une des plus répandues mais également l’une des plus trompeuses à propos de la nature même des psychédéliques.<br /> <br />Un hallucinogène est censé n&#039;induire QUE des hallucinations, c&#039;est-à-dire des illusions de perceptions, des perceptions imaginaires sans objet ou matière réel ; or ce n&#039;est pas toujours le cas des psychédéliques. <br /><br />En médecine psychiatrique, les hallucinations qui surviennent dans le cadre d&#039;une psychose sont essentiellement de nature auditive. <br />Lorsque des hallucinations visuelles se manifestent, c&#039;est principalement dans des cas d&#039;atteintes toxiques du cerveau, accompagnées d&#039;un état de grande confusion mentale. <br />Or, dans l&#039;expérience des visions sous PDL, le sujet conserve simultanément une conscience étonnamment claire et reste tout à fait capable de tenir compte des autres aspects de la réalité. <br /><br />Pour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Kounen" target="_blank">Jan Kounen</a>, la substance va permettre de &quot;pénétrer des mondes&quot; qui sont plutôt des visions que des hallucinations, dans le sens où elles ont une cohérence. Ce n&#039;est pas une réalité déformée ; c&#039;est une autre réalité complète qui se superpose à la réalité, qui, elle, reste la réalité <br /><br />« Hallucinogène » est peut-être également le mot qui peut effrayer le plus les néophytes car il colporte l&#039;idée que les PDL vous entraînent dans des univers artificiels, de nature délirante, sans possibilité de contrôle de votre part et sans aucune valeur de vérité ou de connaissance. II s&#039;oppose au terme de «substance visionnaire», qui, lui, implique que le consommateur peut percevoir (avec de réels bénéfices) de nouvelles réalités jusqu&#039; alors inconnues, que ce soit à l&#039;intérieur de lui (origine psychologique des visions) ou à l&#039;extérieur de lui (aspect transcendantal).<br /><br />En terme plus simple : Les visions induites sous psychédéliques ont « du sens » là ou les hallucinations n’en ont pas. <br /><br />4) HALLUCINATIONS OU VISIONS DE REALITE(S) ?<br /><br />L&#039;exploration de l&#039; inconscient par les PDL permet d&#039;extraire de façon rapide un matériel psychique extrêmement riche et d&#039;une grande cohérence qui pourra ensuite être retravaillé par diverses méthodes de psychothérapie. La vision elle-même signale un début d&#039;intégration à un niveau cortical supérieur, comme c&#039;est le cas pour le rêve.<br /><br />À un autre niveau, si l&#039;on évoque l&#039;aspect spirituel, le terme « hallucinogène» est équivoque pour les chamanes, puisque, selon eux, c&#039;est notre réalité quotidienne, ou ordinaire, qui est la véritable illusion ou hallucination. <br />On pourrait faire un parallèle avec le choix proposé au héros du film Matrix : prendre une pilule bleue (notre sérotonine habituelle, cette substance psychotrope dans laquelle baigne naturellement notre cerveau, qu&#039;on peut alors qualifier d&#039;hallucinogène du quotidien) et rester dans le monde engendré par la «Matrice», ou bien prendre une pilule rouge (une substance psychédélique), et voir l &#039;envers du décor, une réalité cachée et cependant plus vraie que la précédente.<br /> Les PDL sont alors considérés comme des outils pour percevoir d&#039;autres réalités, bien plus réelles que la réalité ordinaire pour ceux qui les vivent. <br />Ces « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=s77VsR8GGQc" target="_blank">autres mondes</a> » (pour reprendre le titre d&#039;un film de Jan Kounen) correspondent à des champs d&#039;énergie possédant d&#039;autres fréquences de vibration que celles de notre monde ordinaire, voire des univers parallèles ou de la matière noire, comme le postule le Dr Rick Strassman (2005) en se basant sur les découvertes de la physique quantique.<br /><br />Notre cerveau est un processeur de données qui nous permet d&#039;halluciner de façon stable la réalité sous-jacente. <br /><br />II absorbe des données par l&#039;intermédiaire de récepteurs appelés « sens». <br /><br />S&#039;il n&#039;hallucinait pas, s&#039;il voyait vraiment la réalité, il percevrait uniquement des champs d&#039;énergie en mouvement, beaucoup de vide et très peu de matière (ce que décrit la physique quantique). <br /><br />En réalité, nous créons la vérité que nous connaissons.<br /><br />La conscience assemble et synthétise la réalité de façon à nous faire évoluer dans cette réalité. Cette construction cognitive de la réalité nous est propre et ne constitue pas la réalité en soi mais une manière de s&#039;y adapter.<br /><br />La qualification d&#039;hallucination est en fait totalement dépendante du jugement d&#039;un observateur extérieur qui, parce qu&#039;il ne voit pas dans la réalité ordinaire ce que le sujet sous PDL est en train de voir, qualifie ces phénomènes d&#039; illusoires, d&#039;irréels ou d&#039;hallucinatoires ; en fait, cela peut s&#039;interpréter différemment, et les visions peuvent notamment résulter du fait que de nouveaux canaux de perceptions (ou d&#039;anciens qui avaient été obturés) soient devenus disponibles grâce à la substance.<br /><br />La synesthésie (capacité à visualiser des ondes sonores) en est un parfait exemple. Dire que ces visions sont des hallucinations, c&#039;est un peu comme si un non-voyant qualifiait un voyant d&#039;«halluciné» parce que ce dernier est capable de voir ce que lui ne voit pas. <br /><br />« Sous psychédéliques, il n&#039;y a pas d’hallucinations, seulement des observations C&#039;est une réalité constante, indépendante. Vous pouvez choisir d&#039;y porter ou non votre attention. Elle va continuer à évoluer même sans votre attention. Et quand vous vous y intéressez à nouveau, vous n &#039;allez pas la retrouver comme elle était quand vous êtes partis, mais comme les choses se sont déroulées depuis votre départ. Ce n&#039;est pas une hallucination, mais une observation. »<br /><br />Les psychédéliques nous confrontent ainsi à des questionnements fondamentaux : <br /><br />- Y a-t-il une seule ou plusieurs réalités , à des niveaux de perception différents ? <br />- Est-elle indépendante de nous ou construite par nous ?<br />- De quelle nature sont les phénomènes que le sujet est ainsi devenu capable d&#039;observer? <br /><br />II existerait - pour résumer - deux possibilités non exclusives l&#039;une de l&#039;autre :<br /><br />-&nbsp; &nbsp; Soit les PDL augmentent la disponibilité du matériel psychique contenu dans l&#039;inconscient du sujet<br />-&nbsp; &nbsp; Soit les PDL permettent la perception de mondes invisibles parallèles, qui existent indépendamment de l&#039;expérimentateur. <br /><br />En fait, on peut avancer qu&#039;une dose faible de PDL («psycholytique») met au jour I&#039; inconscient du sujet, sa vision personnelle et son origine psychologique propre alors qu&#039;une dose psychédélique forte révèle son «extra-conscient», c&#039;est-à-dire du matériel (connaissances, mondes invisibles, entités) qui ne provient pas du psychisme inconscient du sujet, mais réside à I&#039; extérieur de lui, son aspect transcendantal. <br /><br />Cette existence d&#039;une réalité indépendante du sujet, de ses conditionnements, de ses fantasmes et de son inconscient, est suggérée par la constatation que le type de visions peut être indépendant des attentes spécifiques ou du milieu culturel du consommateur. <br /><br />Ainsi, deux études ont décrit les réactions subjectives de deux populations distinctes ayant consommé l&#039;ayahuasca.<br /> <br />La première (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Harner" target="_blank">Harner</a>) est constituée d&#039;Indiens de la forêt tropicale sudaméricaine, et la seconde (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claudio_Naranjo" target="_blank">Naranjo</a>), de Chiliens blancs en milieu urbain. Ces derniers ne connaissaient ni l&#039;origine de la substance qui leur était administrée ni sa relation avec les Indiens d&#039; Amazonie, et ils ne pouvaient en anticiper les effets. Ils ont cependant rapporté des expériences qui reprennent certains thèmes bien connus de l&#039;expérience chamanique, dont la sensation d&#039;une âme séparée ou distincte du corps, le vol, la métamorphose en mammifère, oiseau ou poisson et la possession par l&#039;esprit. En outre, ces Chiliens citadins blancs ont souvent décrit deux sortes de visions spécifiques des Indiens de la forêt tropicale : celles de reptiles et de grands félins. Dans le cas des Indiens, les félins étaient toujours des jaguars ; parmi les Chiliens, il s&#039;agissait de tigres, de léopards et/ou de jaguars.<br /> <br /><br />5) PSYCHEDELIQUES : L&#039;APPELLATION LA PLUS PERTINENTE <br /><br />Le terme de « psychédélique» (que l&#039;on doit à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Hofmann" target="_blank">Albert Hofmann</a>), reflète un désaccord philosophique profond avec celui d&#039;«hallucinogène». Il signifie rendre l&#039;esprit plus pleinement conscient de luimême, de ses contenus et de ses processus. Par définition, un psychédélique ouvre l&#039;esprit, et « nettoie » les portes de la perception.<br />Un psychédélique révèle des niveaux plus profonds et plus fondamentaux de la perception, et mène à la lumière de la conscience des choses qui étaient auparavant inconnues, non perçues, secrètes et cachées.<br /><br />Les récepteurs de notre cerveau (les organes des sens) ne sont capables de capter qu&#039;une infime partie des messages envoyés par le monde extérieur ; on ne peut pas dire que, dans l&#039;état de conscience ordinaire, on perçoit le monde objectivement, tel qu&#039;il est réellement. <br /><br />Un PDL permet d&#039;étendre la partie visible du monde un peu comme l&#039;ajout d&#039;une nouvelle antenne sur un toit permettrait de capter d&#039; autres programmes.<br /><br />En tant qu&#039;adjectif, « psychédélique» contient aussi un autre sens, par opposition à celui de «psycholytique». Il signifie que le sujet ingère des doses fortes, dites « psychédéliques permettant alors une ouverture plus profonde du psychisme qu&#039;à des doses faibles, dites «psycholytiques ». <br />Ces doses fortes permettent d&#039;accéder à des informations au-delà de la simple biographie personnelle, au-delà de l&#039;inconscient freudien ou non freudien, avec, notamment, l&#039;apparition de souvenirs de la naissance, ou l&#039;induction d&#039;expériences mystiques ou transpersonnelles (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislav_Grof" target="_blank">Stanislav Grof</a>). <br /><br />Une expérience complètement différente, d&#039;une autre réalité, peut survenir, au cours de laquelle le sujet peut se sentir transporté dans un autre temps ou espace, une autre dimension, ou un autre niveau d&#039;existence, qui peuvent lui sembler complètement réels. C&#039;est cette expérience qui apparaît avoir les effets les plus profonds et les plus durables chez l&#039;utilisateur. Il s&#039;agit de déclencher, par l&#039;effet de choc du PDL, une expérience mystico-religieuse. Celle-ci doit servir, dans le cadre du traitement psychothérapeutique associé, de point de départ pour une restructuration et un rétablissement de la personnalité du patient.<br /><br />6) PSYCHOSES OU EXPERIENCES MODIFIEES DE CONSCIENCE : QUELLES DIFFERENCES ?<br /><br />L&#039;important ne se situe pas dans la particularité de l&#039;état de conscience du sujet, mais selon l’ATTITUDE dans laquelle il se trouve. Selon qu&#039;il se sent maître de l&#039;expérience ou qu&#039;il en devient le jouet, cela peut faire toute la différence. <br /><br />Le malade psychotique sera davantage ballotté chaotiquement par l&#039;expérience ; effrayé, il est enclin à combattre et à lutter ; ses efforts vont se révéler futiles et entraîner encore plus de peur sans jamais vraiment pouvoir s’extriper de cette situation. <br /><br />Au contraire, la personne dite&nbsp; &#039;saine&#039;, restera davantage maîtresse de cet état d&#039;être. Tout en faisant l&#039;expérience de modifications radicales de la conscience, elle apprécie les nouvelles expériences qui se présentent à elle, et, tout en ressentant crainte et étonnement, va continuer à les explorer et même à s&#039;en réjouir.<br /><br />Cela ne veut pas dire que, si lors d’un de vos voyages vous expérimentez ce que l’on appelle communément un « bad trip » vous soyiez psychotique mais si lors de vos consommations vous ne connaissez « que ça » il serait intéressant de stopper les prises et de consulter.<br /><br />La plupart des consommateurs avertis connaissent bien en général les deux états cités&nbsp; précedemment sans pour autant que l’on puisse parler d’état psychotique.<br /><br />La psychose n&#039;est ni volontaire, ni désirée. <br /><br />Un utilisateur expérimenté de PDL peut être considéré comme un navigateur compétent ou un «co-équipier» de la substance. <br /><br />- C’est une danse qui se pratique à deux.- <br /><br />Notons aussi qu&#039;un symptôme particulièrement essentiel dans la psychose est absent (sauf maladie préexistante sous-jacente) dans l&#039;expérience psychédélique : ce sont les hallucinations auditives MALVEILLANTES (des voix disant du mal du sujet qui les entend ou des gens qui l&#039;entourent) l’entrainant petit à petit dans une forme de délire psychotique et/ou de paranoia.<br /><br />À la différence de la psychose, l&#039;expérience psychédélique peut être structurée et pleine de sens. <br /><br />Quand le sujet en dépasse les aspects difficiles, l&#039;expérience peut être gratifiante, inspirante et plaisante. <br /><br />Avec très peu d&#039;exceptions, à la fin des séances de PDL (quand elles sont encadrées, bien sûr), les gens se sentent vraiment mieux, en meilleure forme physique, plus heureux, enrichis intérieurement et dans un état de plénitude. Rien de cela ne peut être dit à propos de la psychose !<br /><br />Les effets des PDL ne sont donc pas assimilables au délire !<br /><br />Alors que, chez le sujet schizophrène ou délirant chronique, les processus de clivage psychique et de projection produisent une néo-réalité hallucinatoire (particulièrement accoustico-verbale) et délirante (imaginaire), générée par l&#039;inconscient ; les productions psychiques liées aux PDL semblent procéder d&#039;un mécanisme différent. <br />Elles sont beaucoup plus proches des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_modifi%C3%A9_de_conscience" target="_blank">états modifiés de conscience ou EMC</a> (le concept d&#039;Altered States of Consciousness, ASC, des Anglo-Saxons), ou états étranges de la conscience 11 d&#039; origine spontanée ou qui se produisent sous l&#039;effet d&#039;une pratique spécifique. <br /><br />Ici, contrairement au délirant, le sujet sait qu&#039;il est en train de vivre quelque chose de différent et d&#039;extraordinaire, gardant toujours, en parallèle, au moins une partie de sa conscience de la réalité ordinaire, et, une fois l&#039;expérience finie, il n&#039;adhère pas totalement et rigidement aux autres réalités qu&#039;il lui a été donné d&#039;expérimenter.<br /><br />Ces états étranges de la conscience sont «des expériences de courte durée, qui comportent une modification de la conscience de soi et une transformation des rapports avec le monde» (<a href="https://www.librairiegerard.fr/personne/jean-pierre-valla/88611/" target="_blank">Valla</a>, 1992). <br /><br />Dans leur définition, on peut retenir la notion de perte de conscience des limites extérieures de soi, associée à une manière inconnue d&#039;appréhender un environnement inconnu, qui correspond aux concepts psychopathologiques de dépersonnalisation et de déréalisation, sans qu&#039;il soit possible d&#039;en référer, chaque fois, à la pathologie.<br /> <br />La différence entre un chamane et un psychotique, c&#039;est que le premier maîtrise parfaitement le passage d&#039;un mode de conscience à l&#039;autre, et peut entrer et sortir à volonté des états modifiés de conscience qu&#039;il provoque à des fins utilitaires.<br /><br />Le consommateur ne confond pas ses visions avec ce qu &#039;il continue à voir en même temps dans la réalité physique ordinaire. Cependant, cela ne rend pas pour autant l&#039;expérience moins puissante : le sujet confère vraiment une réalité à ses visions, mais il les conçoit comme appartenant à une réalité séparée qu &#039;il ne pourrait appréhender sans le PDL.<br /><br />Quant aux rapports avec le delirium, les PDL sont des composés chimiques qui, à des doses non toxiques, entraînent rarement de la confusion mentale, des troubles de la mémoire ou une désorientation à l&#039;égard des personnes, de l&#039;espace et du temps (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abram_Hoffer" target="_blank">Hoffer</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Humphry_Osmond" target="_blank">Osmond</a>, 1967). <br /><br />Seule exception, les glycolates naturels (atropine, scopolamine, hyosciamine, contenus dans le datura ou d&#039;autres plantes comme la jusquiame, la mandragore, et la belladone) et synthétiques (trihexyphénidyI) 14, qui induisent une confusion mentale importante, avec perte massive du rapport à la réalité, désorientation spatio-temporelle et troubles mnésiques. Cette classe de PDL est d &#039;un maniement délicat et réellement dangereux pour le non-initié; ils n&#039;ont d&#039;ailleurs pas fait I&#039; objet d&#039;étude d&#039;utilité et d&#039;efficacité en clinique. <br /><br />Je digresse un peu… revenons en à notre sujet : les deux types d’approche psychothérapiques.<br /><br />7) PSYCHOLYTIQUE ET PSYCHEDELIQUE<br /><br /><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ronald_A._Sandison" target="_blank">Sandison</a> introduisit le terme «psycholytique» (c&#039;està-dire relâchement ou ouverture de l&#039;esprit) en 1960 pour désigner l&#039;utilisation du LSD, de la mescaline et de la<br />psilocybine comme adjuvants d&#039;une psychothérapie déjà en cours. <br /><br />L&#039;idée est qu&#039;à travers l&#039;utilisation répétée de doses faibles ou moyennes de la substance l&#039;assouplissement des défenses mentales permet au patient de devenir plus intensément conscient de sa dynamique émotionnelle auparavant inconsciente et de ses patterns de comportements probablement acquis lors de la petite enfance<br /><br />Une telle prise de conscience amplifie les effets de la psychothérapie et amène à la résolution des conflits intérieurs.<br />Ici, le sujet est juste censé faire l&#039;expérience d&#039;un contact plus large et plus profond avec les productions de son propre inconscient, mais non avec des réalités non visibles, extérieures à lui (dose psychédélique).<br /><br /> En cours de séance, il réélabore un matériel psychique refoulé et des structures irréelles, des faux concepts, idées et attitudes, qui ont été accumulés tout au long de sa vie. <br />Il y a donc une sorte de « nettoyage psychologique » qui semble accompagner l&#039; imagerie subjective. Hofmann (2003) parle d&#039;un affaiblissement, voire une rupture de la barrière Moi/Toi. <br />Ces deux éléments aident les patients noyés dans un réseau de problèmes relatifs au Moi (l’ego, son individualité) à échapper à leur fixation et à leur isolement, ce qui leur permet d&#039;établir une meilleure relation au thérapeute et, par suite, d&#039;être plus réceptifs à une influence psychothérapeutique. Le sujet devient plus « disponible » émotionnellement et psychologiquement.<br />C&#039;est une approche tout à fait compatible avec la conception psychanalytique du traitement, et les psychanalystes européens furent les principaux psychothérapeutes à explorer cette voie. <br /><br />À I&#039; inverse, l&#039;approche psychédélique trouva son essor essentiellement aux Etats-Unis.<br /><br />Quand on demande aux individus pourquoi ils prennent des PDL, ils répondent souvent qu&#039;ils les utilisent pour leur développement personnel ou spirituel, une meilleure compréhension et une découverte de soi, et que leur utilisation leur semble importante pour eux, parce qu &#039;ils ressentent souvent un gain en termes de prises de conscience personnelles, religieuses ou philosophiques. <br /><br />Ces types de perception peuvent résulter d&#039;une modification du fonctionnement cognitif du cortex frontal, une aire du cerveau où se produisent les décisions et l&#039;attribution de significations . <br />Ce raisonnement peut expliquer pourquoi les humains prennent des PDL alors que ces substances ne produisent pas d&#039;effets de récompense dans les modèles animaux ( système dopaminergique) : le type de renforcement qu&#039;elles procurent chez l&#039;humain est essentiellement de nature cognitive, sous forme de perception d&#039;un élargissement de la conscience, d&#039;une plus grande compréhension ou d&#039; intuitions profondes, qui n&#039;aurait pas de contrepartie chez les ayant un cortex frontal moins développé.<br /><br />La possibilité d&#039;utiliser un PDL comme auxiliaire médicamenteux en psychothérapie repose sur ses effets, qui sont opposés à ceux des psychotropes du type tranquillisants. Alors que ceux-ci ont plutôt tendance à occulter les problèmes et conflits, si bien qu&#039;ils apparaissent moins aigus, qu&#039;ils perdent de leur importance aux yeux du patient, ils sont au contraire mis à nu avec le PDL; ils sont vécus plus intensément, donc plus facilement reconnus et plus accessibles à un traitement psychothérapique.<br /><br />Il est reconnu que les psychothérapies avec PDL provoquent une expérience contenant une profonde expansion de la conscience (état modifié de conscience) au travers de laquelle l&#039;individu ne gagne pas seulement en termes d&#039;«insight thérapeutique» vis-à-vis de sa dynamique émotionnelle et névrotique, et en termes de modifications comportementales, mais aussi par ce que cette expérience provoque comme questionnement sur sa propre vision de la nature de la réalité, en transcendant ses conceptions existentielles.<br /><br />Les effets des PDL sont sensiblement différents d&#039;une personne à une autre.<br /> <br />Cependant, il semble exister une corrélation entre la dose ingérée et la nature de l&#039;expérience psychédélique, selon les quatre phases décrites par <a href="https://www.abebooks.com/first-edition/Varieties-Psychedelic-Experience-Masters-Jean-Houston/31405612110/bd" target="_blank">Masters et Houston</a> (1966) :<br /><br />-&nbsp; &nbsp; 1 : Sensorielle (images eidétiques et autres changements perceptuels, modification de l&#039;image corporelle, distorsions spatiales et temporelles) <br /><br />-&nbsp; &nbsp; 2 : Biographique-analytique (reviviscence d&#039;expériences émotionnelles importantes du passé, confrontation à des problèmes personnels, conflits relationnels, buts de l&#039;existence) <br /><br />-&nbsp; &nbsp; 3 : Symbolique (images historiques, légendaires, mythologiques et archétypales) ;<br /><br />-&nbsp; &nbsp; 4 : Intégrale (expérience religieuse, union mystique, illumination, intégration psychologique).<br /><br /><br />Une dose légère peut ne provoquer que des couleurs rosées et une sensibilité aux nuances de la musique; une dose plus forte peut mettre le sujet en contact avec des thématiques psychanalytiques ou lui procurer un sens de communion avec la nature ; une dose encore plus forte peut provoquer une expérience où existe une complète dissociation d&#039;avec le sens de soi, de son corps et de l&#039;environnement, le sujet vivant la «mort de son ego», une « grâce» potentielle, mais qui peut être aussi terrifiante. <br /><br />Alors que la dose peut influencer grandement les effets, l&#039;état d&#039;esprit du sujet — ouverture et réceptivité, qualité de l&#039;attention et intentionnalité — peut se révéler encore plus important pour déterminer l&#039;effet final.<br />Ceux qui se trouvent dans un état d&#039;esprit ouvert, détendu et avec un vrai désir d&#039;expérience spirituelle peuvent connaître une expérience transcendantale avec une dose même modérée. <br />Bien sûr, un tel état d&#039;esprit réceptif peut engendrer une expérience spirituelle sans aucune prise de substance. <br />En fait, certains experts disent que notre état de conscience « normal » constitue en réalité une version appauvrie et réduite d&#039;une réalité sousjacente beaucoup plus large, plus profonde et plus vivante, celle des yogis et des physiciens quantiques, à laquelle, dans notre immaturité, nous résistons 29 <br /><br />Dans ce champ, il est couramment accepté que le concept de set and setting est le déterminant le plus important de l&#039;expérience psychédélique, au cours de laquelle la substance joue juste le rôle de catalyseur ou de « Trigger». <br /><br />8) SET AND SETTING : BACK TO BASICS<br /><br />Le Set, c’est le positionnement ou cadre interne du consommateur (motivation, attente, intentionnalité, projet, mais aussi personnalité et degré de développement spirituel ou énergétique antérieurs)<br />Le Setting est l&#039;environnement externe, le «cadre extérieur», comprenant la présence d&#039;un thérapeute, d&#039;un « guide» ou d’un « gardien », « trip sitter ». <br /><br />Contrairement aux traitements psychotropes couramment utilisés en psychiatrie (antidépresseurs, anxiolytiques) qui sont censés agir essentiellement par leur action pharmacologique, le cadre interne et externe ne jouant qu&#039; un rôle mineur. <br />Cette découverte du rôle déterminant du cadre peut d&#039;ailleurs être étendue à l&#039;ensemble des autres expériences entraînant des états modifiés de conscience sans substances (hypnose, méditation, transes, isolation sensorielle).<br /><br />9) LA PSYCHOTHERAPIE ASSISTEE PAR PDL OU PAP <br /><br />Un aspect important, concernant la PAP, est la rapidité du processus thérapeutique. En comparant les PDL avec les médicaments psychotropes classiques, agissant sur l&#039;humeur, qui doivent être pris pendant de longs mois, on s&#039;aperçoit que les PDL ne nécessitent qu&#039;un nombre très restreint de prises, sous la supervision d&#039;un thérapeute, au cours de séances de psychothérapie. <br /><br />En contrepartie, le temps de présence soignante nécessaire lors de la prise de PDL est assez important (plusieurs heures), même si, au final, le processus psychothérapeutique est grandement accéléré. <br /><br />Même de faibles doses provoquent des changements comportementaux et psychiques prononcés pendant au moins cinq heures, dans la plupart des cas. <br /><br />Les patients ont donc besoin d&#039;être surveillés en continu pendant toute cette durée, et aussi plusieurs heures après, pour réduire au minimum toute survenue d&#039;effets négatifs. <br />L&#039;incidence de ceux-ci est basse lorsque les individus sont soigneusement sélectionnés, surveillés et suivis, tout particulièrement quand on leur a donné des doses adéquates de PDL de bonne qualité pharmaceutique.<br /><br />Toujours en rupture vis-à-vis de l&#039;usage habituel des autres substances psychoactives en psychiatrie, il est généralement reconnu que I&#039; expérience personnelle du thérapeute ou du « guide» est un prérequis essentiel d&#039;une psychothérapie psychédélique effective. Sans cette expérience préalable, la communication entre le thérapeute et le sujet dans un état psychédélique est sévèrement limitée. Ce principe entraîne par voie de conséquence que l&#039;un des paramètres importants de l&#039;expérience psychédélique est l&#039;expertise du thérapeute. <br /><br />Sur le même modèle que la formation psychanalytique, le clinicien a tout intérêt à avoir vécu lui-même quelques séances sous PDL, avec une finalité explicitement didactique, cette démarche étant complétée par une supervision des séances psychédéliques qu&#039;il pratiquera par la suite chez ses patients<br /><br />Le PDL est un catalyseur ou un amplificateur des processus psychiques et physiques : ce n&#039;est pas un remède miracle qui guérirait à lui tout seul, indépendamment du reste !!!<br /><br />Prendre une substance hallucinogène conduit ainsi à repenser totalement son rapport au soin, au médicament et à la médecine, tout autant que son rapport à soi, à son corps et à sa conscience. <br /><br />Les PDL ne font pas tout le travail à la place de la personne : ils lui montrent ce qui est à changer, ils lui donnent des indications précises, en enlevant couche après couche les voiles de ses illusions ou de ses croyances erronées, mais le chemin sera ensuite fait par la personne ; c&#039;est le travail essentiel de I&#039;intégration. <br /><br />Il semble d&#039;ailleurs que les PAP conduisent principalement à activer les mécanismes endogènes d&#039;autoguérison, comme d&#039;ailleurs beaucoup de méthodes utilisant à fin thérapeutique les états modifiés de conscience (hypnose ericksonienne, EMDR).<br /><br />Enfin, à la différence des médicaments ordinaires, qui nécessitent une prise quotidienne sur le long cours, les PDL agissent souvent en une seule ou quelques prises. <br />Les bénéfices financiers seraient intéressants pour notre Sécurité sociale, mais les laboratoires pharmaceutiques y verraient pour leur part une perte de gains ne les incitant pas à commercialiser ces produits. <br /><br /><br /><br /><br />Voila pour ce premier volet les ami(e)s, j&#039;espère que ça vous aura plu, félicitations aux plus courageux qui auront eu la patience de tout lire. Je suis conscient que cela peut paraitre un peu &quot;indigeste&quot; et que je m&#039;adresse un peu plus à une &quot;niche&quot; d&#039;individus, d&#039;ou la volonté de scindé en plusieurs chapitres. J&#039;ai essayé de rendre la lecture aussi&nbsp; ludique que possible en proposant un maximum de liens externes. J&#039;attends vos retours.<br /><br />Psychédéliquement Vötre <br />EdA]]></description>
<slash:comments>5</slash:comments><pubDate>Sat, 13 May 2023 21:18:35 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Ergot des Aigles ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Microdosage Psilocybine, Etude, Effets et Protocoles (Dépression) / Le blog de Ergot des Aigles]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Microdosage-Psilocybine-Etude-Effets-et-Protocoles-Depression_7353_1.html</link>
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<description><![CDATA[Microdosage Psilocybine, Etudes, Effets et Protocoles (Dépression, TSPT, TOC, Anxiété...)<br /><br /><br />1 Qu’est-ce que le microdosage ?<br />2 Pourquoi utiliser le microdosage de psilocybine ?<br />3 Etudes et effets<br />4 Comment préparer et prendre des microdoses de champignons?<br />5 Le « Sweet Pot » ou « Votre dosage idéal ».<br />6 La Tolérance et les Risques potentiels.<br />7 Les Protocoles<br /><br /><br />1 : Qu’est-ce que le microdosage ?<br /><br />Microdoser consiste en la prise de doses situées sous le seuil de psychoactivité, permettant ainsi de bénéficier de leur effet thérapeutique, sans ressentir d’effets hallucinogènes ou à perception augmentée. <br /><br />Ainsi, une microdose se trouve entre 1/10 et 1/20 d’une dose &quot;récréative&quot;. Le microdosage se réalise en intégrant la prise dans une routine quotidienne, plusieurs fois par semaine, en obtenant de possibles bénéfices physiques et psychologiques , suivie de moments sans prises &quot;Off&quot;. <br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1682/setas_1-910x569-1.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1682/setas_1-910x569-1.jpg" alt="/forum/uploads/images/1682/setas_1-910x569-1.jpg" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /> <br /><br />2: Pourquoi utiliser le microdosage de psilocybine ?<br /><br />Il existe de nombreuses enquêtes, analyses d’auto-évaluation et témoignages de milliers de microdoseurs dans le monde entier, notamment graçe au travail du &quot;père&quot; du microdosage psychédélique, James Fadjman.&nbsp; <br /><br /><iframe width="550" height="413" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/6AfFM8pfy4s?&feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br /><br />Etudes : <br /><br />L&#039;étude &quot;A systematic study of microdosing psychedelics &quot;<br /><br />Effets à court terme<br /><br /> <img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://w4s8t2i8.rocketcdn.me/wp-content/uploads/2021/12/pone.0211023.g001-1024x491.png.webp" alt="https://w4s8t2i8.rocketcdn.me/wp-content/uploads/2021/12/pone.0211023.g001-1024x491.png.webp" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />L’étude montre&nbsp; une augmentation significative de la créativité, de la concentration, du bien-être, de la productivité et de l’humeur&nbsp; par rapport aux jours sans prise.<br /><br />Effets à long terme<br /> <br /><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="https://w4s8t2i8.rocketcdn.me/wp-content/uploads/2021/12/pone.0211023.g002-1024x491.png.webp" alt="https://w4s8t2i8.rocketcdn.me/wp-content/uploads/2021/12/pone.0211023.g002-1024x491.png.webp" style=""&nbsp; title="" /><br /><br />Les participants ont signalé des améliorations significatives de leur humeur : l&#039;anxiété et le stress ont diminués pendant la période d&#039;étude, ce qui indique que les participants dans leur ensemble ont oberservé une amélioration de leur état de santé mentale après le microdosage.<br />Le vagabondage de l&#039;esprit a diminué de manière significative, les participants arrivant à des niveaux de concentration plus élevé e.<br />Le seul changement de personnalité négatif parfois observé lors de l’étude est une légère augmentation du névrotisme, indiquant que certains participants pouvaient avoir tendance à ressentir des émotions plus négatives après le microdosage.<br /><br />Dans l’ensemble, cette étude laisse penser que le mircro dosage peut améliorer la flexibilité cognitive et la capacité à résoudre des problèmes. <br />Cependant, les expériences des consommateurs peuvent se confondre avec l’effet placebo, les sujets sachant qu’ils reçoivent une substance sensé les soigner. De plus, tous les utilisateurs de microdoses ne semblent par expérimenter forcément les mêmes bénéfices; certains commentent dans de rares cas une augmentation de l’irritabilité, de l’anxiété, de la confusion, de la perte de mémoire et de la fatigue.<br /><br />La recherche sur les microdoses en est encore à ses balbutiements et à ce jour il n’existe que peu d’études scientifiques rigoureuses, d’essais randomisés et controlés avec placebo. Cependant, une étude récente en double aveugle vient modéré sérieusement l&#039;ensemble des résultats évoqués précedemment.<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/168/etude-en-double-aveugle.pdf" target="_blank">etude-en-double-aveugle.pdf</a><br /><br /><a href="https://www.nature.com/articles/s41398-022-02039-0" target="_blank">etude en double aveugle 2022 sur les effets du micro dosage sous psilocybine</a><br /><br />Les résultats de cette étude récente (2022) en double aveugle (c&#039;est à dire que ni le personnel soignant, ni les patients ne savent s&#039;ils reçoivent la psilocybyne ou s&#039;ils reçoivent le placebo)&nbsp; sont très interessants selon moi malgré les résultats quelque peu décevant car ils ouvrent la voie à des reflexions sur la façon de prendre de la psilocybine (notamment la modification des ondes théta, lien potentiel avec l&#039;auto-hypnose, Set orienté vers la forme thérapeutique, etc).<br /><br />La psilocybine en micro dosage pourrait selon moi être l&#039;un des &quot;placebo au plus haut potentiel d&#039;efficacité&quot;!!! L&#039;étude me pousse également à penser que l&#039;approche de Statmets (voir plus bas) en terme de microdosage est plus proche d&#039;une &quot;réalité thérapeutique&quot; en préconisant la prise de psylocybine en interaction avec un catalyseur permettant la neuro génèse et de la vitamine B3. <br /><br />Le domaine de recherche scientifique psychédélique le plus aboutit actuellement concerne quatre &quot;pathologies&quot; :<br /><br />- La dépression résistante chronique et le stress lié à l&#039;apréhension de la mort (cancers, maladie évolutives...).<br />- Le Syndrome de Stress Post-Traumatique<br />- Le Sevrage Alcoolique <br />- Les Troubles Obsessionels Compulsifs<br /><br />A ce jour (2023), le seul traitement dont les résultats scientifiques non empirique sont probants en terme de rémission pour ces pathologies sont l&#039;ingestion de doses plus importantes que du microdosage (2.5g) de psilocybine, en une ou deux sessions&nbsp; ACCOMPAGNE D&#039;UN PROFESSIONNEL DE SANTE ET D&#039;UNE PRISE EN CHARGE PSYCHOLOGIQUE!!! J&#039;insiste sur ce point car je le pense essentiel, non pas par démagogie médicale, mais bien par ce que je pense (et cela n&#039;engage que moi) que le professionnel de santé en plus d&#039;assurer le rôle de &quot;gardien de trip&quot; va orienter le patient dans son voyage afin que ce dernier &quot;devienne&quot; thérapeutique. Finalement une sorte de &quot;Chaman des temps modernes&quot; mais je m&#039;écarte un peu de notre sujet principal, je développerais ces points dans un autre post. .<br />Si le sujet vous interresse je vous invite à vous rapprocher des travaux actuels de l&#039;hopital universitaire de genève.<br /><br /><a href="https://www.esanum.fr/today/posts/suisse-la-psychotherapie-assistee-par-psychedeliques-disponible-a-lhopitalfederico-seragnoli" target="_blank">Pschothérapie accompagné sous psychédélique à L&#039;hôpital universitaire de genève</a><br /><br />Revenons en à notre sujet !<br /><br />4 : Comment préparer et prendre des microdoses de champignons?<br /><br />La psilocybine contenue dans le psilocybe est une molécule relativement &quot;fragile&quot;, qui, en contact avec l’oxygène, une température supérieure à 70 degrés ou avec la lumière, se dégradera. Les champignons frais sont plus puissants car en plus de contenir la psilocybine, contiennent de la psilocine qui se dégrade en séchant. <br />En moyenne on parlera d’un rapport de 1/10 <br />1g de sec = 10 g de frais <br /><br />Les deux principes actifs sont présents en différentes quantités en fonction des variétés de champignons, de la façon dont ils ont été cultivés et séchés, de leur taille, ou même en fonction des différentes parties du champignons (la tige ou le chapeau) possèdant également différentes quantité d’alcaloides. C’est pour cela, qu’il est recommandé de sécher les champignons et éventuellement de les broyer en poudre. En les broyant, la variation de concentration d’alcaloides entre les chapeaux et les troncs s’équilibre.<br /><br />Il est pour ces raisons déconseillé de changer de variété de champignons durant le protocole de microdosage. Il est préférable de choisir une variété au départ, et maintenir le protocole avec la même variété jusqu’à la fin. Pour ma part je trouve le Mc Kennaii parfait pour commencer mais c’est à la convenance de tout à chacun.<br /><br /><br />5 : Le « Sweet Pot » ou « Votre dosage idéal ».<br /><br />Pour trouver votre sweet pot il n’y a pas vraiment de règles universelles mais je vous recommande de passer par l’expérimentation progressive. Vous pouvez commencer avec 0.25 g de poudre ou de psilo sec pour la première prise, puis d’augmenter progressivement les prises suivantes en passant à 0.50 g puis 0.75g jusqu’à potentiellement 1g tout en prenant en compte votre ressenti et les résultats que vous pourrez observer. Imaginons qu’à 0.75 g vous ressentez des effets indésirables (anxiété, nausées, vertiges etc) diminuez votre prochaine prise à 0.65g, procedez ainsi jusqu’à trouver votre « Doux point ».<br /><br /><br />6 : La Tolérance et les risques potentiels.<br /><br />Après ingestion de la psilocybine, celle-ci sera métabolisé par votre foie en psilocyne, le « principe actif » qui interagit principalement avec le récepteur de la sérotonine 5-HT2A responsable des effets psychédéliques. L’administration chronique ou répété de psylocybine réduit le nombre de récepteurs 5-HT2A, cela conduit à une rapide tolérance de courte durée, réduisant ainsi le risque de dépendance à la psilocybine (sauf addiction d’origine psychologique) mais entrainera également une diminution des effets recherchés. De plus, la psilocybine n’affecte pas directement la voie dopaminergique mésolimbique, elle n’active donc pas le système de récompense comme d’autres drogues. Selon une grande variété d’études toxicologiques et cliniques, la psilocybine possède une toxicité très faible. <br /><br />La prise de certains antidépresseur notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont à éviter (Prozac, escitalopram...) car ils diminueront les effets de la psilocybine . <br /><br />Une autre raison pour laquelle il ne faut pas microdoser quotidiennement, c’est qu’il existe un hypothétique risque pour lequel n’ont pas encore été compilées assez de données, à savoir le problème de valves cardiaques . Les psychédéliques classiques interagissent également avec d’autres récepteurs comme le 5-HT2B, qui sont également présents dans le coeur. Même si la psilocybine possède un potentiel d’union avec ce récepteur très faible (Ki=4.6 nM), nous ne disposons toujours pas d’assez de données pour omettre totalement cet hypothétique effet négatif et il est préférable d’éviter le microdosage trop fréquent par précaution, ou au maximum durant quelques mois de l’année (la fréquence variera selon les protocoles). <br /><br />Pour finir concernant les risques potentiels, les microdoses de psilocybine sont déconseillés pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques comme les problèmes de bipolarité ou la schizophrénie. Le risque est également valable si un de vos parent au premier degré est diagnostiqué.<br /><br /><br />7 : Les protocoles<br /><br />Un protocole est un programme prédéterminé alternant les jours de prise et les jours sans prise afin de limiter l’effet de tolérance.<br /><br />Les principaux protocoles sont les suivants : <br /><br />Protocol Fadjman : Le premier protocole duquel s’inspire la plupart des autres (ces derniers proposant « une variante personnalisé » de la prise).<br /> <br />On alternera entre un jour de prise, suivi de deux jours « off », puis on répétera ce cycle pendant 4 à 8 semaines puis procéder à une pause entre 2 à 4 semaines.<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1682/protocol-fadiman.png" alt="/forum/uploads/images/1682/protocol-fadiman.png" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:358px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Le dosage de psilocybine correspond à une microdose ou à votre « sweet pot ».<br /><br />Protocol Stamets ou « stack stamets » : Il consiste en la prise d’une combinaison de trois différents champignons afin de créer un synergie permettant de cumuler de des effets améliorant la santé cognitive du cerveau et la neurogénèse.<br /><br />Les trois champignon utilisés dans le stack : <br /><br />-&nbsp; &nbsp; Psilocybes (microdosage ou sweet pot) <br />-&nbsp; &nbsp; Crinière de lion (Lion’s maine) ou Hydne hérisson (non psychoactif mais permet la neuro génèse) 50mg - 200 mg<br />-&nbsp; &nbsp; Niacine (Vitamine B3) joue&nbsp; le rôle de catalyseur 100 mg - 200 mg<br /><br />Les dosages maximum sont valables pour un patient de 70 kg <br /><br />Bien que la crinière de lion ne soit pas toxique elle peut parfois induire une diminution de la glycémie ainsi qu’une altération de la coagulation sanguine chez les personnes prédisposées.<br /><br />Concernant la Niacine, elle provoque ce que l’on appelle le « Flush » il s’agit de l’apparition de rougeurs provoqué par un afflux sanguin plus important causé par la dilatation des vaisseaux sanguins, parfois accompagné de légères démangeaisons et/ou de bouffées de chaleur ainsi qu’une légère tachycardie. Je trouve personnellement l’effet plutôt agréable mais il peut être déroutant/impressionnant lors des premières prises. C’est un processus nécessaire pour bénéficier de l’intégralité des effets de la vitamine B3. Au-delà de 2000 mg, la niacine peut provoquer des problèmes de santé plus importants.<br /> <br />Quatre jours : Psilocybes + Crinière de lion puis 20 mn plus tard on prend la Niacine<br />Suivi de trois jours « Off » ou bien prise simple de Crinière de lion <br />Cycle d’un mois maximum puis pause de 2 à 4 semaines.<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1682/protocol-stamets.png" alt="/forum/uploads/images/1682/protocol-stamets.png" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:358px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br /><br />Protocol Jai Baaten ou Microdosage pro : Il s’agit à peu de choses près du protocole Fadjman tout en adoptant des jours de prises prédéfinis pour la prise afin de simplifier la prise calendaire. On prends la dose de psilocybes les lundis et jeudis, le reste en « off ».<br /><br />Protocol Night caps : Ce protocole consiste à des prises juste avant d’aller dormir plutôt que le matin (stimulation supposée des ondes thétas) se basant sur la prise d’un autre protocole comme fadjman&nbsp; ou stamets.<br /><br />Protocol Asha Sultana : Ce protocole tout comme celui de Stamets à pour objectif de constituer une interaction entre prise de psilocybe et une&nbsp; épice agissant sur les récepteur 5-HTP : le safran <br />En revanche je n’ai pas trouvé d’information concernant le dosage, si quelqu’un peut me passer l’info je suis preneur.<br /><br />Protocol Intuitif : C’est le protocole le plus flexible et personnalisé, davantage conseillé aux microdoseurs expérimentés qui connaissant bien le produit et les effets sur leur personne. La régle à respecter étant de respecter au moins un jour de pause entre deux microdosages, le consommateur peut également composer son propre stack <br /><br />Par exemple = Psilocybe + Reishi + Chaga + Cordyceps<br />A force d’expériences on trouve le moment idéal de la prise, son dosage, les effets recherchés etc<br /><br />Voila j’espère que cela pourra vous être utile.<br />Psychédéliquement Vôtre.<br />Ergot des Aigles]]></description>
<slash:comments>20</slash:comments><pubDate>Sat, 22 Apr 2023 19:05:18 +0200</pubDate>
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