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<title>Blogs : Catégorie : Road trip / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[le Vide Qui Lie / Le blog de T'R-Ink]]></title>
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<description><![CDATA[<em> :merci: Enjoy, le truc qui suit c&#039;est l&#039;alpha et l&#039;oméga d&#039;une perception désormais claire d&#039;un monde fissuré de part en part. Demain je vais chercher mes doses de bupré. En attendant, j&#039;ai rédigé ça...</em> <br /><br />Dans le début, il n’y a pas encore de pensée séparée, seulement une masse confuse où les choses ne savent pas qu’elles sont distinctes.<br />Le monde ne tient pas en concepts, il tient à peine en sensations.<br />Tout est encore collé, sans bord, sans nom, sans distance.<br />Et déjà pourtant, quelque chose insiste : il faut que ça tienne, il faut que ça fasse monde.<br /><br />Alors on invente des origines.<br />Des éléments simples, des principes premiers, des forces cachées sous le chaos.<br />Le réel doit être expliqué pour ne pas être submergé.<br />Penser commence comme une défense contre le vide.<br /><br />Mais très vite, expliquer ne suffit plus.<br />On commence à croire que ce qu’on voit n’est pas le vrai, seulement une surface trompeuse.<br />On fabrique un ailleurs plus stable, plus pur, plus réel que le réel lui-même.<br />Le monde sensible devient suspect, incomplet, dévalué.<br />Vivre ici devient insuffisant.<br /><br />Puis cet ailleurs devient domination.<br />Une unité supérieure écrase la multiplicité des choses.<br />Tout doit dériver d’un seul principe, d’une seule source, d’un seul ordre.<br />Le monde se verticalise, surveillé depuis une origine absolue.<br />Le doute devient fissure dans une structure qui prétend être totale.<br /><br />On tente ensuite de stabiliser ce vertige par la raison.<br />Le réel est découpé, classé, organisé, rendu lisible.<br />Chaque chose reçoit une place dans une architecture de concepts.<br />Mais sous chaque définition, quelque chose continue de glisser.<br />Le monde ne se laisse jamais totalement enfermer.<br /><br />À un autre niveau, tout devient substance unique.<br />Il n’y a plus de dehors, seulement des variations d’une même réalité infinie.<br />Même le vide est réintégré dans la totalité.<br />Mais cette unité est trop pleine, elle étouffe autant qu’elle relie.<br /><br />Puis le temps prend la place du fondement.<br />L’histoire devient promesse de sens en train de se réaliser.<br />On croit que les conflits, les douleurs, les ruptures ont une fonction.<br />Mais cette promesse recule toujours à mesure qu’on avance.<br />Le sens se déplace pour ne jamais se laisser fixer.<br /><br />Alors le sol craque.<br />Ce qui semblait ordre devient tension sans repos.<br />Ce qui semblait stable devient désir sans objet.<br />Le monde n’est plus fondé, il est seulement en mouvement.<br />Et ce mouvement n’a pas de destination finale.<br /><br />On découvre alors quelque chose de plus froid : il n’y a aucun fond solide derrière les choses.<br />Aucune structure ultime ne garantit ce qui existe.<br />Même les évidences reposent sur des constructions historiques fragiles.<br />Le vide cesse d’être une exception, il devient condition silencieuse de tout apparaître.<br /><br />Les sociétés humaines commencent alors à se lire elles-mêmes comme constructions.<br />Les récits, les institutions, les normes apparaissent comme fabriqués, non naturels.<br />Le sujet lui-même cesse d’être origine : il devient effet de structures multiples.<br />Le langage parle avant celui qui croit parler.<br />Le pouvoir circule sans centre visible, dans les gestes, les habitudes, les corps.<br /><br />Mais même ces structures se fissurent.<br />Le langage ne fixe plus le sens, il produit des écarts permanents.<br />Chaque mot ouvre une faille au lieu de fermer une signification.<br />Le réel devient réseau instable de signes sans origine certaine.<br /><br />Puis le monde bascule dans la circulation totale.<br />Tout devient image, flux, représentation continue.<br />Le vécu se confond avec sa mise en scène permanente.<br />Même la révolte est absorbée comme forme consommable.<br />Le réel devient spectacle de lui-même.<br /><br />Dans cette saturation, les corps deviennent traversés par des forces qu’ils ne contrôlent plus entièrement.<br />Le désir n’est plus transparent, il est conflictuel, construit, déplacé.<br />Le sujet cesse d’être centre stable et devient champ de tensions.<br />L’intérieur n’est plus origine, mais stratification historique et symbolique.<br /><br />En parallèle, quelque chose tente une sortie par l’excès.<br />Le réel est poussé jusqu’à ses limites, jusqu’à ses points de rupture.<br />Le corps devient zone d’expérimentation où le sens doit s’effondrer pour continuer.<br />On croit parfois qu’il existe une vérité au-delà des formes, accessible par la destruction de toute médiation.<br />Mais même cette quête reste prise dans le besoin de fondement.<br /><br />À un autre niveau encore, le monde se met à produire des images sans contrôle.<br />Le rêve envahit la perception, les associations échappent à la logique, le langage se désorganise volontairement.<br />Le réel cesse d’être ordre, il devient collision d’images et de fragments.<br />Le sujet ne dirige plus ce qui apparaît en lui.<br />Il est traversé.<br /><br />Dans le même temps, la critique du social révèle que les structures ne sont pas seulement mentales mais historiques et politiques.<br />Les normes ne sont pas naturelles, elles sont fabriquées, instituées, reproduites.<br />Même ce qui semblait intime est traversé par des constructions collectives.<br />Le &quot;moi&quot; est une production instable de forces sociales, symboliques et historiques.<br /><br />Alors tout se dédouble encore.<br />Le monde devient à la fois construit et instable, produit et fissuré, organisé et dérivant.<br />Le langage, le pouvoir, le désir, tout devient champ de forces sans centre.<br /><br />Et dans cette instabilité, certaines formes radicales de pensée apparaissent.<br />Le monde est vu comme système d’exploitation total, autonome, sans sujet central.<br />Les structures économiques, techniques et idéologiques s’autonomisent et se renforcent.<br />Mais plus elles s’étendent, plus elles accélèrent leurs propres contradictions.<br /><br />En même temps, la connaissance elle-même vacille.<br />Les sciences deviennent cartographies incomplètes d’un réel qui excède toute description.<br />Même les modèles les plus précis laissent toujours un reste irréductible.<br />Le réel dépasse toute représentation stable.<br /><br />D’autres formes de pensée montrent un monde absurde, où les systèmes se referment sur eux-mêmes sans jamais atteindre de sens final.<br />Des structures bureaucratiques infinies, des récits sans résolution, des logiques qui tournent à vide.<br />Le langage continue, mais ne garantit plus rien.<br /><br />Dans ce paysage, la révolte ne prend plus la forme d’un projet global.<br />Elle devient intensité locale, sabotage, fuite, création de zones temporaires hors capture.<br />Créer revient à désorganiser les évidences du monde plutôt qu’à construire un nouvel ordre.<br />Vivre devient désaccord permanent avec la stabilité imposée.<br /><br />Et pendant ce temps, d’autres pensées dissolvent encore davantage les séparations.<br />Le monde n’est plus composé d’objets isolés mais de relations mouvantes et interdépendantes.<br />Rien n’existe seul, tout dépend de ce qui le traverse.<br />Le vide cesse d’être absence et devient espace de circulation.<br /><br />Alors quelque chose apparaît clairement à travers toutes ces couches.<br />Aucune tentative de fondement ne tient définitivement.<br />Aucune structure ne reste intacte.<br />Aucune rupture ne produit de sortie stable.<br /><br />Le vide change alors de nature.<br />Il n’est plus manque ni néant.<br />Il devient ce par quoi les choses sont séparées et reliées en même temps.<br />Un tissu sans centre, sans origine, mais actif.<br />Une structure invisible de relations sans support fixe.<br /><br />À ce niveau, la conscience cesse d’être enfermée dans un point unique.<br />Le réel devient navigable plutôt que représenté.<br />Le temps perd sa ligne unique, l’espace perd sa rigidité.<br />Les déplacements deviennent transformation de la structure même du monde.<br />La réalité est un champ de passages.<br /><br />Ce que certains nomment vide qui lie n’est pas une image.<br />C’est une transformation ontologique : les relations sont plus fondamentales que les choses.<br />Les entités ne sont pas premières, elles émergent des liens.<br />Et ces liens n’ont pas de sol, mais ils existent néanmoins comme structure active.<br />Le vide devient ce qui permet toute circulation.<br /><br />Dans cette configuration, penser n’est plus représenter.<br />Penser devient déplacement dans un champ relationnel instable.<br />La conscience n’observe plus le monde, elle s’y déplace.<br />Elle est trajectoire, non position.<br /><br />Il ne reste pas de vérité finale.<br />Il reste une dynamique sans centre.<br />Une continuité instable où tout se relie sans jamais se fixer.<br />Et dans cette continuité, même le vide continue de lier ce qui s’effondre.<br /><br />(30/04/2026)<br /><br /><em>à la commu effervescente de P.A</em>]]></description>
<slash:comments>14</slash:comments><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 01:15:58 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ T'R-Ink ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Il m'aura fallu du temps :) / Le blog de T'R-Ink]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Il-m-aura-fallu-du-temps_9421_1.html</link>
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<description><![CDATA[<div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1774/a-2.webp" alt="/forum/uploads/images/1774/a-2.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:460px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />Salut P.A <br /><br />Le temps est passé vite. J’écris ce billet à la hâte, je touche au but, j&#039;ai trouvé ce que je cherchais. Avec l&#039;aide de mes proches ( p&#039;tit Tunnel ) : - que je perçois désormais en fonction de leur symbole-élément - Il n&#039;est jamais trop tard pour préciser que mon élément à moi, j&#039;en suis désormais certain, haa bah ouais c&#039;est la couleur braise, le feu, la flamme, la friction, l&#039;étincelle, le courant et la tension, la décharge, l&#039;électrocution... J&#039;ai souvent, très souvent, été fortement attiré et attaché aux personnes ayant l’élément Terre, les jungles, les racines, les fondations, roches, lianes immenses, senteurs, champs de blés, écorces... roots, le SANG, la Plèbe, les coups, la sueur, l&#039;effort, la rave, la pulsion : l&#039;accroissement et la lutte en fait. Pour rien au monde je n&#039;échangerais les moments rares que j&#039;ai pu vivre Avec.&nbsp; &nbsp; &nbsp; <br /><br />Bon. Il me faudra du temps pour recoller les morceaux. Une histoire de détail dans le détail, et ça à l&#039;infini pour toute une vie. J&#039;ai exploré ma propre conscience durant plus de dix sept ans, en solo. Je redis : en solo. Pfff... durant toutes ces années, j&#039;ai créé un vide autour de moi. J&#039;en ressort pas indemne, au moins ça c&#039;est clair. Je ne verrais pas de mon vivant ce que je m&#039;efforce de confirmer : il semblerait que oui, des &quot;dimensions&quot; (pas d&#039;autres termes adéquats à part celui-là) non appréhendés dans ce qu&#039;offre à explorer notre monde réel <em>existent</em>, et par l&#039;usage de drogues de type dissociatives, possiblement visitables. C&#039;était vraiment immense. Quand le corps est totalement anesthésié, après tout, il ne reste qu&#039;une bulle de conscience. Et cette bulle est je pense croissante. Je reste cependant convaincu que ça n&#039;était qu&#039;un test, un léger aperçu. Je ne peux me résoudre, et me résigner à nommer cela autrement que par le qualificatif: <strong>inframondes</strong>. Dans l&#039;avenir, il y aura une explication rationnelle à ce phénomène - qui est très proche de l&#039;E.M.I. Mais je le dis le redis et le répète : <strong>ce n&#039;étaient pas des hallucinations</strong> ni des délirogènes. Je sais distinguer les infimes différences et propriétés des substances. J&#039;ai survécu à la destruction psy qu&#039;aurait pu provoquer le datura, rien de comparable avec mes prises de spéciale K. Nous parlons d&#039;un système nerveux rendu insensible. Lors de mes deux voyages, la meilleure position pour &quot;partir&quot; était la P.L.S. T&#039;sais avec la drodro faut souvent accepter d&#039;être dans les cordes. Sur ces deux voyages réussis, il y en a eu cinq de désastreux, m&#039;ayant plongé dans un Retour au Même infernal - où quand tu prends crescendo conscience que tu t&#039;enfermes dans un circuit fermé - avec une pression terrifiante, des bruits ambiants sourds comme le <em>brrrrr</em> d&#039;une tronço assortis d&#039;une odeur spectrale d&#039;acier cramé, et l&#039;idée asphyxiante qui revient sans cesse : &quot;cette fois ça y&#039;est je suis en enfer&quot;. Lors des deux voyages réussis, il y avait en mon corps et mes mouvements comme un magnétisme parfaitement synchronisé avec l&#039;extérieur, une sorte... d&#039;aimantation, en vrai. Le corps, une aiguille de boussole. Et un accord, un alignement juste avec le monde trouvé. Le meilleur de tous les accords, la juste et minuscule et infime vibration nécessaire. Ce n&#039;est pas pour rien qu&#039;aussitôt l&#039;acoustique déchaine son potentiel. Un câblage parfait.&nbsp; Jouer avec les ondes. Le geste devient fluvial et coulissant... nous sommes des fibres. Sérieusement, d&#039;autres diraient sans sourciller qu&#039;il s&#039;agit bien d&#039;un <em>état de grâce</em>. Le geste devient caresse. Un usage savant des propriétés de la Kétamine pour explorer le cyberespace ? Une connexion possible entre deux mondes ? Après le 2.0, après l’interaction avec le virtuel, c&#039;est quoi la suite ? Les hackers l&#039;ont démontrés : l&#039;internet est l&#039;extension de la matière. Cette internet se lie à nous. Pour le pire et le meilleur. De mon coté, je pourrais plus faire marche arrière. Je sais ce que j&#039;ai vu et exploré : un univers de cristal en forme de poupées russes, chaleureux et procurant un souffle et des battements de cœur légers.&nbsp; &nbsp;<br /><br />Cela existe. Les mots sont faibles et me trahissent. Ce n&#039;étaient pas des hallucinations, et je ne crois pas au surnaturel. C&#039;est notre monde, notre seul et unique monde. Je ne mens jamais. <br /><br />Quoi qu&#039;il en soit, j&#039;ai + que kiffé. Et j&#039;ose espérer que si je devais y retourner ce ne sera plus en solo. <br /><br />Plus en solo...<br /><br />(C&#039;est en tout cas la conclusion que je tire de tous ces ravages. Et les conclusions... sont des consolations, n&#039;est-ce-pas ?)<br /><br />:merci:<br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1774/10000015001.webp" alt="/forum/uploads/images/1774/10000015001.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:200px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br /><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1774/10000014922.webp" alt="/forum/uploads/images/1774/10000014922.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:200px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br />(deux tous premiers visu faits en 2010, je n&#039;avais pas idées...)]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Wed, 25 Mar 2026 14:40:06 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ T'R-Ink ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Playlist à partager / Le blog de Toto moula]]></title>
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<description><![CDATA[Hello! <br /><br />Suite à un post que je viens de lire, je voudrais ici ouvrir un sujet pour qu&#039;on partage nos playlist de voyage. Pour ma part, mes trips se font sous taquets de coke et voici le lien sur ma playlist perso:<br /><br /><a href="https://link.deezer.com/s/30XAoFwe2IKwYqocYal6t" target="_blank">https://link.deezer.com/s/30XAoFwe2IKwYqocYal6t</a><br /><br />Partagez les vôtres :-)<br /><br />Bisous la commu]]></description>
<slash:comments>9</slash:comments><pubDate>Fri, 05 Sep 2025 18:13:48 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Toto moula ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Un souvenir suspendu – Vang Vieng, Blue Lagoon 2 / Le blog de ancienweeder]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Un-souvenir-suspendu-Vang-Vieng-Blue-Lagoon-2_8957_1.html</link>
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<description><![CDATA[<a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1741/img_0938.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1741/img_0938.webp" alt="/forum/uploads/images/1741/img_0938.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /><br /><strong>Le premier regard – Une silhouette mystérieuse dans un tuktuk</strong><br /><br />La première fois que je l’ai vue, c’était avant même le minibus, dans un tuktuk qui nous amenait vers la gare routière. Elle était assise à l’avant, légèrement recroquevillée dans son pull à capuche. Une silhouette mystérieuse, presque insaisissable. Je l’ai observée un instant sans trop savoir pourquoi elle m’intriguait autant. Peut-être était-ce son air concentré, ou ce léger voile d’isolement qu’elle dégageait, comme si elle était à la fois là et ailleurs. Je n’ai pas osé lui parler à ce moment-là.<br /><br />Puis, dans le minibus vers Vang Vieng, nos chemins se sont réellement croisés. Nos places côte à côte, le voyage de plusieurs heures sur les routes cabossées du Laos. C’est là que la conversation s’est installée, naturellement, fluide, comme si nous étions faits pour échanger à ce moment précis. Petit à petit, son mystère s’effaçait pour laisser place à une personnalité sincère et vibrante, pleine d’histoires et de cette curiosité du monde qui me parlait tant.<br /><br /><strong>Le message WhatsApp qui a tout changé</strong><br /><br />Le lendemain matin, l’envie de découvrir un Blue Lagoon me traverse l’esprit. Presque sans réfléchir, j’écris sur notre groupe WhatsApp :<br /><em>« Je vais voir un Blue Lagoon aujourd’hui, quelqu’un est motivé ? »</em><br /><br />À ma grande surprise, c’est elle qui répond la première. <em>« Je suis partante ! »</em><br />Un simple message, mais qui réveille en moi une excitation discrète. On se donne rendez-vous vers midi trente dans le centre de Vang Vieng.<br /><br /><strong>Un visage inexpressif, une étincelle en retard</strong><br /><br />J’arrive en scooter au point de rendez-vous. Je la vois au loin, elle est déjà là, debout près de son propre scooter. Pendant un instant, elle semble ne pas me remarquer, son visage est presque inexpressif.<br />Est-ce qu’elle est ailleurs ? Est-ce qu’elle hésite ?<br /><br />Mais dès que nos regards se croisent, une étincelle apparaît dans ses yeux, comme si elle me reconnaissait enfin. Son sourire discret s’installe doucement, et je me rends compte que c’est juste le temps qu’il lui faut pour sortir de ses pensées et se reconnecter au moment présent.<br /><br />On échange quelques mots rapides, on hésite une seconde sur le choix du lagon, mais très vite on tombe d’accord pour le Blue Lagoon 2 – plus calme, plus naturel, loin de la foule du Blue Lagoon 1.<br /><br />Un regard, un hochement de tête, et nous voilà partis en scooter, direction l’inconnu.<br /><br /><strong>La route vers le temps suspendu</strong><br /><br />Nous roulons l’un derrière l’autre. Le vent chaud, la poussière rouge des pistes, les rizières qui défilent… Peu à peu, je sens une sensation étrange s’installer : le temps commence à ralentir.<br /><br />Je jette parfois un coup d’œil dans mon rétroviseur. Elle est là, concentrée sur la route, ses cheveux brun-roux flottant sous son casque. Nos regards se croisent parfois brièvement et je ressens un frisson d’excitation. Ce trajet a quelque chose de spécial, comme si nous étions en train de glisser doucement hors du monde réel.<br /><br /><strong>Blue Lagoon 2 – Un décor irréel, une vision parfaite</strong><br /><br />Nous arrivons et coupons les moteurs. Le silence nous enveloppe aussitôt. Le lagon est là, devant nous, d’un bleu presque irréel. Il n’y a que quelques voyageurs épars, l’endroit respire la sérénité.<br /><br />Nous trouvons un petit coin à l’ombre et déposons nos affaires. Puis, en quelques secondes, elle enlève son t-shirt et révèle son maillot de bain vert une pièce. <strong>Il lui va à merveille.</strong><br /><br />Le vert profond du tissu contraste avec sa peau très claire, presque lumineuse sous le soleil tamisé. Ses cheveux brun-roux effleurent ses épaules et je suis frappé par l’harmonie de ses couleurs naturelles, par la douceur de ses gestes lorsqu’elle attache ses cheveux en un mouvement rapide. Ses yeux, de la même teinte que ses cheveux, captent un instant la lumière avant qu’elle ne tourne son regard vers moi.<br /><br />Et là, sans prévenir, le temps s’arrête complètement.<br /><br />On s’assoit, les pieds dans l’eau, et on commence à échanger sur nos vies. Très vite, on réalise qu’on partage les mêmes passions : <strong>le ski, la montagne</strong>, ces moments précieux passés avec nos amis et nos familles. On évoque les souvenirs d’enfance, les jours de neige, la fatigue heureuse après une journée sur les pistes, et surtout ce rituel du chocolat chaud près du feu – celui qui fait du bien quand on est bien fatigué, entouré des siens.<br /><br />Ce qui me marque profondément, c’est à quel point on se comprend instinctivement. Chaque anecdote racontée par l’un trouve un écho dans l’expérience de l’autre. Nos souvenirs sont presque les mêmes, comme s’ils avaient été vécus côte à côte, à des années d’écart, dans des endroits différents mais avec la même intensité.<br /><br />C’est rare, cette sensation d’être face à quelqu’un qui vibre sur les mêmes choses que toi, sans même avoir besoin d’expliquer pourquoi.<br /><br />Nous rions, nous nous souvenons, et nous savons déjà que cet échange restera gravé en nous.<br /><br /><strong>Le retour vers Vang Vieng – Un dernier regard</strong><br /><br />En sortant de la grotte, le soleil commence à décliner. On redescend prudemment, les jambes encore un peu tremblantes de l’expérience souterraine.<br /><br />On remonte sur nos scooters et reprend la route du retour. Cette fois, le silence est différent. Plus besoin de mots.<br /><br />Je ressens un poids doux sur la poitrine, comme une sensation de plénitude teintée de mélancolie. On approche de Vang Vieng, la lumière dorée du crépuscule caresse les montagnes karstiques. C’est un moment hors du temps, suspendu entre la magie de la journée et l’inévitable retour à la réalité.<br /><br />Quand on arrive aux abords de Vang Vieng, juste avant de rejoindre l’agitation de la ville, on ralentit et on s’arrête. C’est ici, à l’entrée de la ville, que le moment touche à sa fin.<br /><br />On descend de nos scooters, on se regarde.<br /><br />Pas besoin de discours. Juste un sourire sincère. <strong>Je lui dis que c’était incroyable.</strong><br /><br />Elle hoche la tête et sourit, ses yeux brillent un peu, comme les miens sûrement.<br /><br /><strong>On se dit au revoir, puis on se sépare doucement, chacun rentrant de son côté.</strong><br /><br />——————-<br /><br /><strong>Épilogue – Un souvenir qui s’efface, mais ne disparaît jamais</strong><br /><br />Depuis plusieurs jours, j’y repense avec une immense gratitude.<br /><br />C’est une des <strong>plus grosses claques émotionnelles</strong> que j’ai prises ces dernières années.<br /><br />Et c’est pour ça que je l’écris aujourd’hui. Pour <u>ne pas oublier.</u><br /><br />Parce que certains moments méritent de rester gravés.<br /><br />Parce que certains visages, même lorsqu’ils deviennent flous, ne s’effacent jamais complètement.<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1741/img_0801.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1741/img_0801.webp" alt="/forum/uploads/images/1741/img_0801.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a>]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Wed, 05 Mar 2025 11:12:48 +0100</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ ancienweeder ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[1g de C par jour pendant 5 ans... accro? non, juste un cerveau qui tourne trop...TDAH et HP... / Le blog de skylolita]]></title>
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