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<title>Blogs : Catégorie : Tranche de vie / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Logique polynésienne sur les conso'... / Le blog de Jessiemabrune]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Logique-polynesienne-sur-les-conso_9581_1.html</link>
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<description><![CDATA[Salut :salut: ,<br /><br />Petite anecdote toute fraîche d&#039;aujourd&#039;hui.<br /><br />Pour planter le décor, quand je dis &quot;conso&#039;&quot;, en Polynésie (je ne parle que des îles, pas de Tahiti qui est un cas particulier), &quot;conso&#039;&quot; signifie alcool, Paka et ice. <br />Point barre.<br />Le reste ?<br />De l&#039;ordre du mythe ou du si exceptionnel qu&#039;on frôle la légende urbaine.<br /><br />Bref, un gars que je connais, pas tout à fait une Kaina (un gars qui traîne), mais en périphérie de ce cercle.<br />Il y a un mois, il était très fier de m&#039;annoncer qu&#039;il avait signé à la croix bleu pour six mois, que le pasteur était très fier de lui.<br /><br />Ok.<br /><br />Je le croise aujourd&#039;hui sur un spot, une bouteille de rhum posé à ses pieds, pipe à la main.<br />Petite parlotte, politesse de base ici quand tu croises quelqu&#039;un que tu connais.<br />On échange quelques nouvelles, une disparition inquiétante, la rumeur d&#039;un requin aperçu dans le lagon, bref, les nouvelles du coin.<br /><br />Sauf que je n&#039;ai pas pu m&#039;empêcher de lui faire remarquer en rigolant qu&#039;il me semblait qu&#039;il m&#039;avait dit qu&#039;il avait signé à la croix bleu, pour six mois.<br /><br />Réaction : ah bah oui, pas de problème, il a bien signé et il tient son engagement.<br />Juré, le Paka, il y a pas re-touché, mais l&#039;alcool et l&#039;Ice, il à rien dit au pasteur à ce sujet là, donc il a le droit. :smoke:<br />...<br />Le pire ?<br />Ben il a raison.<br />Raisonnement parfaitement logique dans le fond. <br />...<br />Breeeef, je suis repartie peu après en me demandant ce que le pasteur penserait de son argument.<br />Spoil : je le sais déjà, il ne serait pas content et demanderait à toute sa communauté de &quot;prier pour cette âme perdue&quot;.<br /><br />:lol:]]></description>
<slash:comments>11</slash:comments><pubDate>Sat, 18 Jul 2026 08:34:16 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Jessiemabrune ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Marre d'être soumis au crack / Le blog de NewTerson]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Marre-d-etre-soumis-au-crack_9578_1.html</link>
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<description><![CDATA[<a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1784/1083.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1784/1083.webp" alt="/forum/uploads/images/1784/1083.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a>]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Tue, 14 Jul 2026 21:09:06 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ NewTerson ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Ck et 3 maintenant ça fait 3 ans... / Le blog de ralph69]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Ck-et-3-maintenant-ca-fait-3-ans_9566_1.html</link>
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<description><![CDATA[Voilà, <br /><br />Un mot pour commencer, c’est à chaque fois ce que j’me dis quand j’ai un problème.<br /><br />Si j’écris là, parce que mon problème c’st ce que je consomme depuis trois ans d’abord de la coke puis de la 3MMC et aujourd’hui ce que je crois qu’on me vend de la 2CMC. Et que depuis 3 ans j’ai âs vraiment rien arrêté…<br /><br />Je suis gay, séropo VIH (rien à voir avec usages de drogues)…., je consomme seul, ce qui est dangereux, je ne m’injecte pas, seulement paras et sniffs, et je ne compte pas passer ce cap, trop flippant.<br /><br />Y’a trois ans un plan cul avec coke, un n° d’ubershit donné … Et c’est parti jusque 1gr par semaine. Pendant environ 1 an. 180à 240 par mois…..<br /><br />Pourquoi je m’y suis mis ?, comme beaucoup, qui peut-être vont me lire, drames : j’ai perdu ma mère dramatiquement, mon compagnon, et mon chat.<br /><br />Quand j’ai commencé, mon compagnon (clean) plus âgé que moi et malade demandait beaucoup de soins et de temps, je ne regrette pas de m’être investi mais grâce à quoi ? A la coke pour tenir le coup, au début c’est bien tout vous paraît surmontable…. Avec la Caroline..<br /><br />Un autre plan cul avec de la 3 avant le bannissement….<br /><br />Prise de coke régulière pendant un an.<br /><br />Puis encore un autre plan un n° « ubershit » donné, et là je consomme depuis deux ans cette 2 que je crois qu’on me vend. <br />Gentil le fournisseur, en moins de 5 minutes il est devant chez moi, il doit peut-être pas habiter loin, pour les Week end sur les réseaux il annonce ses dispos, quand dans les médias ion dit que la drogue est livrée à domicile, je confirme… C’est trop efficace.<br />Arrêt max tenté : un mois et demi.<br /><br /><br /><br />Cette deux pas très euphorisante mais dès que le nez dedans c’est parti pour une nuit blanche…. Cette sensation de ne pas être fatigué, qu’on va tenir le coup, j’en reprends quelquefois que un bon « hit » arrive mais non ça ne fait que maintenir l’état. d’hypervigialance. La nuit passe je n’ai pas dormi.<br /><br />A ce jour, si je dois faire un bilan, pas de problèmes de santé, je prends ma tri thérapie, ne baise pas, je passe mes sessions, je vous le donne en mille: à mater du porno gay jusqu’au petit jour. Pas de répercussion au niveau social, je taffe, je n’ai jamais manqué un jour, mais faute de sommeil je sais bien que je suis pas à mon top.<br />Avec la deux je ne consomme pas au boulot, ce qui ’n’était pas le cas avec la coke….<br /><br />Pour décrire cette « deux » elle ne m’apporte pas grand chose, à part que ça m’a permis d’arrêter les snif de coke, que le craving est moins important. Mon blase est tout le temps coulant. J’ai maigri car la prise réduit environ 2 jours l’appétit. Et j’ai du poids à perdre…<br />Je m’isole car je consomme seul (ce qui est dangereux), pas envie de sortir, rester allongé sur le canap et mater du porno gay, sélectionner les scènes que j’aime, remplir mes signets, au début le pied, top puis le temps passe je me rends que je finis par zapper toutes les 10 sec et là ça veut dire arr^te, t’as plus de plaisir t’es même plus dans le plaisir, il est tard, je regarde l’heure… Elle a encore tourné, je n’ai pas envie de dormir, j’appréhende le lendemain, vais je encore faire une nuit blanche???<br /><br />Par contre au point de vue cardio…. Le lendemain d’une session, un point dans la poitrine comme non est devenu poreux et suintant difficultés à respirer, je me sens oppressé, ça passe en qqes heures après le réveil, le nez coule encore 24H, faire croire aux collègues que je suis enrhumé, j’éternue une 15 aine de fois dans la journée. J’ai pas ou peu dormi, je me dis que cette fois c’est fini avant la prochaine session et un désir d’arrêter… Pas de sensation de manque, le sentiment que ça m’apporte rien.<br /><br />Mais là au moment où j’écris, après le boulot j’en suis à mon troisième rail, en m’étant juré de pas faire les prolongations, il est 0H49… Demain je travaille à 13H, Vais je encore faire une nuit blanche?<br />Pourquoi je consomme ? Je suis veuf me fais chier cette deux m’apporte un je ne sais quoi d’occupant, je me concentre, sur le porno, le temps passe plus vite sans fatigue (sur le moment).<br /><br />Si vous m&#039;avez lu... SVP dites moi sis vous vous y reconnaissez, n&#039;hésitez pas à commenter.... Merci.]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Mon, 06 Jul 2026 15:03:03 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ ralph69 ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[La vie sous contrôle / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/La-vie-sous-controle_9555_1.html</link>
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<description><![CDATA[<div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1782/img_1218.webp" alt="/forum/uploads/images/1782/img_1218.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:405px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div><br /><br /><br /><br />Chapitre VI<br /><br /><span style="color: #800000">La violence est devenue peu à peu une présence permanente dans ma vie avec « Jo »<br /></span><br />Au début, je ne l’ai pas appelée violence. Je crois même que je cherchais encore à donner un sens à ce qui m’arrivait. Quand on a connu l’instabilité, le manque, les nuits dehors et l’impression de ne compter pour personne, une personne qui arrive avec des promesses, un toit et une apparente attention peut facilement être confondue avec un sauveur.<br /><br />Mais très vite, quelque chose a basculé.<br /><br /><span style="color: #800000">Ce qui ressemblait à de la protection s’est transformé en contrôle. Puis le contrôle a pris toute la place.</span><br /><br />« Jo »voulait savoir où j’étais, avec qui je parlais, combien de temps je restais quelque part. Il observait chacun de mes faits et gestes comme si mon existence lui appartenait. Comme si mon corps et mes déplacements devaient lui revenir de droit.<br /><br /><span style="color: #800000">Je n’avais plus vraiment de liberté.</span><br /><br />Même les choses les plus simples devenaient compliquées. Parler trop longtemps, créer un lien, échanger avec quelqu’un de manière un peu trop libre pouvait devenir un problème. Tout pouvait être interprété. Tout pouvait être retourné contre moi.<br /><br />Peu à peu, il ne s’est pas contenté de contrôler mes mouvements. Il a commencé à contrôler ce que je devais faire pour lui rapporter de l’argent encore et toujours plus...<br /><br /><span style="color: #800000">C’est lui qui m’a imposé la prostitution.</span><br /><br />Il me demandait de sortir, de rencontrer des clients, de ramener de l’argent. Ce n’était pas présenté comme un choix. C’était présenté comme une obligation dans le cadre de la vie qu’il avait organisée autour de moi.<br /><br />Je n’avais pas la possibilité de dire non.<br /><br /><span style="color: #800000">Plus je dépendais de lui, plus il décidait de ce que je devais faire.</span><br /><br />Je n’étais plus dans une vie où je faisais des choix.<br /><br />J’étais dans une vie où j’exécutais.<br /><br />À cette période, je me prostituais donc sous sa contrainte, dans une forme d’emprise où tout était lié : la peur, la dépendance, la drogue, et sa domination.<br /><br /><span style="color: #800000">Au début, j’ai essayé de donner un sens à ce que je vivais. De tenir. De séparer ce qui m’appartenait encore de ce qui m’était imposé. Mais très vite, les frontières ont disparu.</span><br /><br />Mon corps est devenu un outil de survie, mais aussi un terrain de contrôle.<br /><br />Et tenir, à force, finit par user.<br /><br />Petit à petit, j’ai senti que je disparaissais.<br /><br />Je ne me reconnaissais plus complètement. Mon corps était là, mais une partie de moi semblait s’être éloignée, comme si je regardais ma propre vie de l’extérieur.<br /><br />C’est dans cette période que la cocaïne a repris une place énorme.<br /><br />Au début, ce n’était pas un plaisir. Ce n’était pas un choix. C’était une manière de continuer à fonctionner dans un système qui ne laissait aucun repos.<br /><br /><span style="color: #800000">La cocaïne me permettait de tenir les journées, les nuits , les exigences, les sorties imposées, et cette vie qui ne s’arrêtait jamais.<br /><br />Elle me donnait l’illusion d’être plus forte.</span><br /><br />Pendant quelques jours, je ne sentais plus la fatigue, ni la peur, ni l’effondrement intérieur.<br /><br />Mais ce n’était qu’un équilibre artificiel.<br /><br />Après la montée venait la chute.<br /><br />Une chute brutale.<br /><br />Je me sentais vidée, instable, incapable de me poser. Mon corps ne suivait plus. Mon sommeil se désorganisait complètement. Je ne récupérais plus rien.<br /><br />Très vite, la cocaïne a commencé à me détruire.<br /><br />Mon corps s’est abîmé. Mon visage a changé. Mon regard aussi.<br /><br /><span style="color: #800000">Pourtant, il restait en moi quelque chose de ma mère. Une beauté naturelle, discrète, presque silencieuse. Une manière d’exister sans effort. Même dans la dégradation, quelque chose persistait.<br /></span><br />Mais cette lumière devenait de plus en plus fragile.<br /><br />À force de consommer, ma cloison nasale s’est perforée.<br /><br />Je me souviens que rien n’était brutal au début. C’était lent. Progressif. Une accumulation. Une dégradation par petites touches, presque imperceptibles au jour le jour, mais évidentes avec le recul.<br /><br />Mon corps portait ce que je ne pouvais plus dire.<br /><br />Un jour, pour mon anniversaire, « Jo » m’a offert des bagues en or avec de jolies pierres (en saphir bleu)<br /><br />Pendant un instant, cela aurait pu ressembler à un geste attentionné.<br /><br />Mais immédiatement, j’ai ressenti un décalage profond.<br /><br />Je savais d’où venait cet argent.<br /><br />Je savais ce que cela signifiait.<br /><br />Ces bagues n’étaient pas un cadeau. Elles étaient le produit direct de ce que je faisais sous sa contrainte. Elles étaient liées à cette vie où je devais me prostituer pour répondre à ses exigences financières.<br /><br />Je les ai regardées et une colère ancienne est montée en moi.<br /><br />Une colère longtemps retenue.<br /><br />Alors j’ai dit :<br /><br />— Tu sais très bien que c’est avec mon argent que tu les as achetées.<br /><br /><span style="color: #800000">Le silence qui a suivi a été plus lourd que n’importe quelle réponse.</span><br /><br />Son visage s’est immédiatement transformé.<br /><br />Il n’a pas parlé.<br /><br />Il a frappé.<br /><br />Le coup a été si rapide que je n’ai pas eu le temps de reculer. J’ai chuté au sol.<br /><br />À cet instant, quelque chose s’est figé en moi.<br /><br />Ce n’était pas seulement la douleur.<br /><br />C’était la certitude que ma parole n’avait aucune place. Que nommer la réalité déclenchait la violence. Que dire la vérité m’exposait immédiatement à la punition.<br /><br />Ma voix n’était pas autorisée.<br /><br /><span style="color: #000000">Après plusieurs années passées à Bruxelles, j’ai atteint une limite.<br /><br />Je ne savais pas encore comment sortir de cette vie, mais je savais que je ne pouvais plus rester.<br /><br />La ville entière était devenue associée à cette période.<br /></span><br />Chaque rue contenait un fragment de mon histoire. Chaque endroit pouvait faire remonter une scène, une sensation, une peur.<br /><br />Bruxelles n’était plus une ville.<br /><br />C’était un espace de survie.<br /><br />Alors je suis partie.<br /><br />Sans certitude.<br /><br />Sans plan.<br /><br />Simplement parce que rester n’était plus possible ...]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Wed, 01 Jul 2026 17:58:15 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Méthadone, chirurgie cardiaque, traumatisme anesthésique : un témoignage / Le blog de Mathi]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Methadone-chirurgie-cardiaque-traumatisme-anesthesique-un-temoignage_9552_1.html</link>
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<description><![CDATA[Bonjour, <br />Ce blog n&#039;est autre qu&#039;un témoignage sincère et factuel d&#039;une tranche de vie. <br />Le rédiger, le corriger, le publier en l&#039;état (réfléchis, posé et structuré) n&#039;a franchement pas été aisé mais a été un bel exercice. En espérant qu&#039;il soit utile ... <br /><br />1)<strong> La bulle éclate, la noyade commence</strong><br />Réveil au camping d’Aubagne, où se déroule une formation horticole spécialisée en reproduction in vitro, alternant cours théoriques et stages en laboratoire.<br />Depuis plusieurs mois déjà, l’état de santé se dégrade. Quelque chose ne va pas.<br />Pourtant, impossible d’envisager l’abandon. Les examens approchent. La peur de l’échec, de la solitude, de la honte et du monde médical forme un ensemble difficile à contenir. Une obstination à continuer coûte que coûte.<br />Pour la première fois, une certitude s’impose brutalement : quelque chose de grave est en train de se produire.<br />Malgré tout, le sac est préparé comme chaque matin. Direction l’arrêt de bus.<br />Puis vient cette sensation. Un &quot;ploc&quot; brutal dans la poitrine, le souffle coupé et trou noir. Bien plus tard, il sera expliqué qu’une bulle s’était remplie de sang.<br /><br />2) <strong>Un réveil à Louis Pradel</strong><br /><br />Le réveil se fait en service de soins intensifs.<br />Le corps est relié à plusieurs dispositifs médicaux : drains thoraciques, sonde d’oxygène, sonde urinaire, perfusions...<br />Les premières informations transmises par l’équipe médicale évoquent une situation grave : une infection sévère du cœur liée à Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) associée à une atteinte vasculaire et thoracique. <br /><br />L’intervention chirurgicale n’est pas possible. L’infection doit d’abord être contrôlée par antibiothérapie intraveineuse avec une surveillance intensive de l&#039;état de santé.<br />Les prises de sang deviennent quotidiennes afin d’adapter le traitement. Les jours s’enchaînent entre réanimation et différents services de l’hôpital.<br /><br />3) <strong>Les mois d’hospitalisation</strong><br /><br />Cette période s’étend sur plusieurs mois. Le traitement repose sur une antibiothérapie lourde, associée à une surveillance constante de l’infection cardiaque et pulmonaire.<br /><br />L’état général reste fragile avec des complications successives liées à l’alitement prolongé et à l’alimentation par perfusion : douleurs, difficultés d’alimentation, escarres...<br /><br />L’hospitalisation se déroule dans différents services spécialisés au fil de l’évolution de l’état clinique.<br />L’intervention chirurgicale reste impossible dans l’immédiat. L’infection doit être contrôlée avant toute chirurgie à cœur ouvert.<br />Sur le plan humain, cette période est marquée par une forte solitude et des interactions très variables avec le personnel soignant. Parfois même teintées de préjugés liés au contexte médical et social.<br />L’attente de l’opération devient progressivement centrale.<br /><br />Après plusieurs mois de stabilisation, l’intervention devient enfin envisageable...<br /><br />4)<strong><span style="color: #FF0000">Le premier bloc opératoire (traumatisme anesthésique)</span></strong><br /><br />Une première chirurgie cardiaque à cœur ouvert est programmée.<br />La prise en compte du traitement de substitution (méthadone) est abordée lors de la consultation préopératoire avec l’équipe d’anesthésie et de chirurgie.<br /><br />Le jour-J, le transfert au bloc se déroule normalement jusqu’à l’induction anesthésique.<br />Au début de l’injection des produits anesthésiques, une sensation brutale et immédiate apparaît : impression de manque extrême, détresse physique intense, agitation interne majeure accompagnée d&#039;une perception éclairée sur les événements en cours.<br /><br />L’épisode est vécu comme une crise d’une violence extrême et ce, malgré la sédation. L’intervention est interrompue.<br /> Petit retour en soins intensifs.<br /><br />Dans les heures qui suivent, un état de confusion et de détresse persiste.Reprise du traitement. <br />De même que les jours suivants sont marqués par un état de choc prolongé mêlant douleur, confusion, incompréhension et peur.<br />Durant cette période, une infirmière de nuit joue un rôle déterminant apportant un soutien ayant permis de retrouver le sommeil après plusieurs nuits blanches. Peur de fermer les yeux. <br /><br />Par la suite, des échanges avec l’équipe médicale et la direction du service font état d’une reconnaissance d’un problème dans la prise en charge. <br /><br />5) <strong>L’ultime opération- Renaissance</strong><br /><br />Une seconde tentative chirurgicale est programmée.<br />Intervention réalisée avec succès et permet une amélioration de l’état général dès le réveil. La phase qui se déroule en soins intensifs, suivie d’un passage en service de cardiologie puis en rééducation. La récupération commence.<br /><br />Les effets positifs sont rapidement perceptibles après la phase aiguë post-opératoire. <br /><br />6) <strong>Convalescence à Dieulefit</strong><br /><br />La chirurgie cardiaque est réalisée avec succès !<br />La récupération physique est lente, marquée par des douleurs post-opératoires importantes liées à l’ouverture du thorax.<br />La fatigue est constante et la réadaptation aux gestes du quotidien progressive. <br />Une période de convalescence est ensuite effectuée en centre spécialisé à Dieulefit.De nombreux acquis ont été réappris au cours de cette phase tels que marcher, articuler, manger etc... <br /><br />Cette phase se déroule dans un contexte de grande fragilité sociale. Sans entourage familial ni soutien extérieur.Phase qui se conclue par un retour à une vie autonome en dans des conditions précaires, le temps de se reconstruire.<br /><br />Aujourd’hui,<br />des séquelles psychologiques persistent clairement à la suite des différentes hospitalisations et de l’épisode anesthésique traumatique.<br /><br />Les anesthésies générales et les actes médicaux invasifs restent associés à une anxiété importante. <br />Une nouvelle chirurgie cardiaque à cœur ouvert est envisagée dans les prochaines années (la n°3) avec probablement la mise en place d’une valve mécanique.<br />Aucune tentative d’autodestruction n’a suivi ces événements malgré leur intensité.<br /><br />Il me tiens également à coeur de préciser que ce témoignage est écrit afin de partager une expérience. Aussi, de recueillir d’éventuels retours de personnes ayant vécu des situations similaires sous traitement de substitution lors d’anesthésies ou de chirurgies lourdes.<br /><br />Pour finir,<br />avec le recul, ce parcours laisse autant de traces physiques que psychologiques. L’enjeu aujourd’hui reste de poursuivre les soins tout en composant avec une mémoire corporelle encore très active.<br /><br /><br />Remerciements,<br /><br />je tiens à remercier les personnes ayant pris le temps de lire ce témoignage. Ainsi que les équipes médicales rencontrées au cours de ce parcours. Une pensée émue à mes amies d&#039;aujourd&#039;hui. <br /><br />A vous, toi, nous... Merci]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 12:08:07 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Mathi ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[nouvelle épreuve en sobriété / Le blog de miawallace222]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/nouvelle-epreuve-en-sobriete_9551_1.html</link>
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<description><![CDATA[Hello les psychonautes je viens vers vous désabusée..<br /><br />Mon parcours PMA est de plus en plus compliqué, alors que nous sommes de plus en plus sobre :(<br /><br />Suite à deuxième round interrompu par un événement naturel mais enfin non attendu, nous sommes encore et toujours dans cette pause éternelle avant d&#039;avoir la chance de recommencer.<br /><br />Or entre temps, nos dernières analyses sont revenues. Pour ma part, c&#039;est ok mais ok pour mon âge donc pas ouf non plus, pour mon mec c&#039;est l&#039;effondrement.<br /><br /> Après six mois d&#039;arrêt du tabac et de l&#039;herbe pour lui, plus une opération pour rétablir la qualité, la qualité de ses gamètes est&nbsp; pire qu&#039;avant...<br /><br />Moi qui suis Mme trouve toujours une solution, je suis au bout de ma Life<br /><br />Je ne suis pas sure que la médecine pourra nous aider cette fois...Je n&#039;ai aucune explication, aucune...<br /><br />Nous avons fait tout ce que nous pouvons, j&#039;achète uniquement du bio dans ce magasin hors de prix, j&#039;ai quasi arrêté ma putain de drogue préférée que j&#039;aime, je ne bois presque plus l&#039;alcool (je n&#039;atteins plus le deuxième verre en soirée et sinon je me sens mieux sans alcool)<br /><br />Cette nouvelle était si dure que je me suis autorisée une bonne session de coke. C&#039;était génial et puis rapidement incontrôlable. J&#039;crois que plus je suis sobre et pire est mon attitude en reconsommant, gros binge en mode conso non stop pendant 5 jours puis un soir, j&#039;en peux plus, mon bpm trop haut, je constate avec effroi que je n&#039;arrive pas à poser le pochon quelque part et me coucher sagement, n&#039;ai pas vu d&#039;autre choix que celui de jeter le meuje (j&#039;ai jeté 70 euros dans la cuvette putain) et depuis je suis repartie en sobriété volontaire.<br /><br />et depuis, même si je suis RE SOBRE je suis crevée, épuisée, tellement attristée par cette nouvelle. Je préférerai etre défoncée H24 et oublier cette histoire de procréation mais je ne peux juste pas....<br /><br />C&#039;est comme si la vie le destin ou que sais je avait dit &quot; Ah tu croyais que tu n&#039;en pouvais plus? MAAAAIS bien sur que si enfin, on peut toujours plus !!! et puis ça peut TOUJOURS être pire&quot; mais WTF putain<br /><br />Comment c&#039;est possible que ses analyses soient aussi mauvaises, alors qu&#039;à l&#039;époque où nous consommions tout, tout le temps ou presque, avec des mélanges permanents, elles étaient excellentes? nous avons juste vieillis de 5 ans c&#039;est pas non plus le bout du monde?!<br /><br />Je ne peux plus gérer l&#039;information. Je n&#039;y arrive plus du tout.<br /><br />Je vais m&#039;en foutre quelques temps je crois. Peut être que je me réveillerais un matin et que tout ceci n&#039;était qu&#039;un cauchemar.]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 10:35:25 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ miawallace222 ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Mauvais karma avec la coke. / Le blog de MarlaAmazone]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Mauvais-karma-avec-la-coke_9550_1.html</link>
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<description><![CDATA[Bon je cherche vainement du crack qui marche rien qu&#039;un tout petit peu, la déception ça devient la routine.<br /><br />Mais là putain, ça fait 3 commandes que j&#039;enchaîne où je me fais amputer de 100e sans rien en retour. <br /><br />Du crack venu de Hollande, envoi sans suivi, jamais arrivé. Ce petit malin de vendeur sait que tu ne peux absolument pas prouver tes dires, donc dispute hors de portée.<br /><br />Du crack venu de France (donc tu te dis &quot;yes, dans max 4j je me fais ma session&quot;). Le mec est un mythomane compulsif, chaque jour il dit &quot;tu auras le numéro de suivi demain&quot; et rien. Le mec est une grosse feignasse doublée d&#039;un escroc visiblement. <br />Dispute encore possible mais pas de remboursement ou d&#039;envoi garanti. <br /><br />Et pour réussir à patienter, je me dis &quot;allez, on va faire une session trace Avec cette coke que je connais bien et qui marche plutôt pas mal si tu veux juste sniffer&quot;. <br />10 commandes sans un problème. Le mec est sympa, rapide, l&#039;emballage est pro... Bref, ça reste un bon plan. <br />Et alors que j&#039;attends ma commande depuis 3jours (normalement c&#039;est 72h gd max la réception) je le contacte. <br />Et là d&#039;un coup mon ordi me lache. Il avait 10ans, buggait bcp, le seul logiciel qui marchait c&#039;était Tor... Donc je savais qu&#039;un jour où l&#039;autre il allait rendre l&#039;âme et que je perdrais accès à mon compte DrugHub.<br />Et putain ça arrive quand ??? <br />La fois où le vendeur ne retrouve plus la trace de mon paiement et ma commande (Mon monero lui est bien amputé de 100e, j&#039;ai la preuve du paiement et je vérifie tjrs l&#039;adresse du vendeur avant de valider. Donc y&#039;a absolument AUCUNE PUTAIN DE RAISON que cette commande plante.)<br /><br />En plus c&#039;est tout un bordel pour régler ça : pas de dispute possible sans l&#039;accès au compte. La communication avec le vendeur c&#039;est bricolage : un pote de confiance qui m&#039;avait donné le plan contacte le vendeur depuis son compte, doit régler un contentieux concernant une cliente sous cryptage... Bref le pote est un amour de donner de son temps bénévolement mais au fond je sais bien que la demande a peu de poids. On fait ce qu&#039;on peut mais une fois ton compte perdu, t&#039;es baisé sur toute la ligne, c&#039;est un peu dans le contrat (Ahhh les joies du DW et de la sécurité/anonymat renforcé). <br /><br />A ces 300e balancés dans le vent s&#039;ajoutent des frais de taille : le remplacement en catastrophe de mon ordi. Allllezzzz, 400 boules à trouver en instantané et la peur que la poisse soit si tenace que mon colis se perde ou soit volé. <br /><br />Cerise sur le gâteau, hier mon tél qui a 3 ans freeze à l&#039;allumage et reste bloqué sur un message &quot;FastBoot&quot; (kézako, putain?!! Je suis sensée comprendre quoi???). Aucune fonction disponible, je peux même pas l&#039;éteindre, il est complètement bloqué. Heureusement au bout d1h il s&#039;est éteint et a retrouvé un comportement normal à l&#039;allumage. <br />Mais ce coup de stress m&#039;a mis un putain de Bad Trip. Je n&#039;ai aucun carnet physique pour mes mots de passe, je ne les connais pas de mémoire à part 2 ou 3... Tout est synchronisé numériquement sur mon ordi et mon tél. Et moi, comme une ravie de la crèche, je mise tout sur la fiabilité du numérique !!! (J&#039;ai été traumatisée car on m&#039;a volé mon carnet de mots de passe il y a 3ans. Absolument tous mes comptes étaient compromis et tout n&#039;était pas synchronisé. Depuis le physique, je me méfie niveau sécurité).<br /><br />Mais là justement je me sens en insécurité totale aussi. Je prie que mon ordi arrive pour pouvoir avoir mes mots de passe synchronisés ailleurs si mon portable en fin de vie me lâche.<br />Je suis tellement dans le mal que vais probablement aussi racheter un portable, mes mots de passe internet sont retrouvables via Google, mais tt ce qui est appli c&#039;est sur Xiaomi que ça se passe. Donc mon ordi ne suffira pas. <br />Ah dernière peur : j&#039;ai aussi mon Monero avec 100balles dessus qui part aux oubliettes si mon portable me lâche. <br /><br />(Franchement la pseudo sécurité avec la crypto et le dark web, c&#039;est du foutage de gueule un peu. Ok t&#039;es anonyme, mais ton pognon lui, y&#039;a rien qui le protège. T&#039;es absolument sans filet, tu peux tout perdre sur un bug informatique. Moi ça me met pas du tout en confiance tt ça. Surtt avec la propension des vendeurs à être peu fiables.<br />Non sérieux, je suis dans une relation toxique avec le Dark Web, je sais que c&#039;est pas fait pour moi, mais j&#039;ai déjà prévu d&#039;y retourner dès la livraison de mon ordi. La première chose que je vais faire c&#039;est même avoir la curiosité de découvrir toutes les fonctions pour évaluer si je suis contente de mon achat ou si je veux le retourner... NON. ÇA VA ÊTRE TÉLÉCHARGER TOR ET KLEOPATRA PUIS ME RECREER UN COMPTE FOIREUX SUR DRUG HUB AVEC LA NAÏVETÉ D&#039;UNE ADOLESCENTE.<br /><br />Super.<br />Franchement bravo la drogue.<br />Tous les signaux sont aux rouge.<br />La vie s&#039;acharne à te prouver que c&#039;est pas une option viable.<br />Ton compte épargne ne te laisse plus aucune marge de manœuvre MAIS TU AS BALANCÉ DES 100E PARTOUT AU PETIT BONHEUR LA CHANCE...<br /><br />Non putain c&#039;est trop là. <br />En plus je sais pertinemment que ma quête de crack est complètement vaine, que je vais me prendre un mur à chaque fois et qu&#039;il faut juste que je me résigne...<br /><br />Mais mon addiction me pousse à l&#039;incohérence et l&#039;insatisfaction perpétuelle. <br /><br />Help]]></description>
<slash:comments>11</slash:comments><pubDate>Mon, 29 Jun 2026 18:10:48 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ MarlaAmazone ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Derrière la ligne blanche / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Derriere-la-ligne-blanche_9549_1.html</link>
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<description><![CDATA[Elle ne s’en cache plus.<br />La cocaïne est entrée dans sa vie comme une promesse de puissance. Une ligne blanche, nette, presque élégante. Elle disait que cela l’aidait à tenir, à parler plus fort, à travailler plus vite, à ne pas trembler devant le monde.<br /><br />Au début, elle aimait cette version d’elle-même : brillante, vive, invincible. La nuit devenait électrique. Les conversations coulaient sans effort. Le regard des autres semblait enfin accroché au sien.<br /><br />Puis le corps a commencé à réclamer.<br />Plus souvent. Plus vite. Plus fort.<br /><br />La poudre ne donnait plus des ailes ; elle exigeait un tribut. Les descentes devenaient longues, grises, silencieuses. Son cœur battait comme s’il voulait sortir de sa poitrine. Ses pensées tournaient en rond, aiguës, sans repos.<br /><br />Elle sait exactement ce qu’elle fait. Elle sait le prix. Elle sait que ce n’est pas une fête, mais une dépendance. Elle connaît la brûlure dans le nez, la sécheresse dans la gorge, l’angoisse qui suit. Elle connaît la honte discrète, celle qui ne fait pas de bruit mais qui s’installe.<br /><br />Et pourtant, il y a en elle quelque chose qui résiste.<br /><br />Une part d’elle observe.<br />Une part d’elle refuse de se réduire à cette poudre.<br /><br />Elle n’est pas seulement une femme qui se drogue.<br />Elle est une femme qui cherche à combler un vide qu’elle n’a jamais choisi.<br /><br />Elle commence à comprendre que la vraie force ne sera pas dans l’excitation artificielle, mais dans la lente reconstruction. Dans l’acceptation de ses failles. Dans l’idée qu’elle peut être aimée sans artifice, sans accélération chimique.<br /><br />La cocaïne lui a donné l’illusion de la maîtrise.<br />La lucidité lui rend la possibilité du choix.<br /><br />Et quelque part, derrière l’agitation, une décision mûrit :<br />celle de se sauver, pas en un jour, mais un jour après l’autre.<br /><br /><br />Tali ♥️]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Mon, 29 Jun 2026 11:51:38 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Extrait du livre que je suis en train d’écrire / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Extrait-du-livre-que-je-suis-en-train-d-ecrire_9538_1.html</link>
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<description><![CDATA[<a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1782/img_1184.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1782/img_1184.webp" alt="/forum/uploads/images/1782/img_1184.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /><br /><br />…… Chapitre 3 : <strong>Une décennie perdue dans la rue<br /></strong><br />Les mois ont fini par se transformer en années. Sans que je m’en rende vraiment compte, la rue était devenue mon quotidien, une routine infernale dont je ne voyais plus la sortie.<br /><br />Mes journées étaient consacrées à une seule chose : trouver de quoi tenir jusqu’au lendemain (héroïne cocaïne) Trouver un peu d’argent, quelque chose à manger, un endroit où dormir. Mes nuits, elles, étaient consacrées à la prostitution, non plus par choix, mais pour alimenter une dépendance qui avait fini par prendre toute la place.<br /><br />Bruxelles, Liège, Ostende… Je traversais les villes comme une ombre. Je marchais sans véritable destination, sans projet, sans avenir. Mon seul objectif était devenu de survivre une journée de plus.<br /><br />Je fréquentais des squats insalubres où les murs semblaient eux-mêmes porter la souffrance de ceux qui y vivaient. L’odeur de l’humidité, de la moisissure, de la sueur et des produits se mélangeait dans l’air. Des personnes brisées y entraient et en ressortaient rarement transformées.<br /><br />Dans ces lieux, le temps n’existait plus vraiment.<br /><br />Les seuls moments où mon corps trouvait un peu de repos étaient souvent ceux où je finissais à l’hôpital, après une overdose ou un malaise. Les médecins et les infirmiers me soignaient, mais je voyais dans leurs regards quelque chose que je connaissais déjà : un mélange de compassion et d’impuissance.<br /><br />Ils me remettaient debout.<br /><br />Mais personne ne pouvait marcher à ma place.<br /><br />Je garde un souvenir particulier de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Là-bas, une infirmière prénommée Marie avait réussi à voir au-delà de la toxicomane que tout le monde voyait.<br /><br />Elle me parlait avec douceur. Elle ne me jugeait pas. Elle essayait de réveiller en moi une partie que j’avais moi-même abandonnée.<br /><br />— « Tu peux encore t’en sortir », me répétait-elle.<br /><br />Pendant quelques instants, j’avais envie de la croire.<br /><br />Mais chaque sortie d’hôpital était la même histoire. Dès que je retrouvais la rue, quelque chose de plus fort que moi me ramenait vers elle. La drogue était devenue mon refuge, mais aussi ma prison.<br /><br />Durant cette période, j’ai entendu parler du programme UROD (Ultra-Rapid Opioid Detoxification), une méthode de désintoxication rapide qui promettait de sortir du manque en peu de temps. J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier de l’UROD (en Belgique,la reine Paola était venue à l’hôpital me féliciter)<br /> <br />Certains pensaient que cela pouvait être une solution.<br /><br />Moi, j’étais terrifiée.<br /><br />La peur de vivre sans drogue était devenue plus forte que la peur de continuer à me détruire. Parce qu’au fond, la drogue n’était plus seulement un produit : elle était devenue une présence constante, une béquille, une manière de supporter une existence que je n’arrivais plus à affronter seule.<br /><br />Ces dix années ont laissé des traces que rien ne pourrait effacer.<br /><br />Mon corps, autrefois solide, était devenu fragile. Il portait les marques des nuits sans sommeil, du manque, des excès et de la survie.<br /><br />Mon âme, elle aussi, était épuisée.<br /><br />Mais quelque part, dans un endroit très profond de moi, une petite étincelle résistait encore.<br /><br />Une partie de moi, minuscule mais bien vivante, refusait d’abandonner complètement…… <br />to be continued…. :peace:<br /><br />Tali]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Sat, 27 Jun 2026 11:33:38 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Cette fois, je ne lutte plus / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Cette-fois-je-ne-lutte-plus_9537_1.html</link>
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<description><![CDATA[Bon! Voilà !!!<br /><br />J’avais déjà écrit ici que cette envie ne me quittait pas l’esprit, que j’y pensais beaucoup, que cette idée revenait sans arrêt.<br />Aujourd’hui, je crois que je suis arrivée à un moment où je dois être honnête avec moi-même et avec vous : j’ai pris une décision.<br /><br />Je suis quelqu’un qui, quand une chose entre dans ma tête, a beaucoup de mal à l’en sortir. Ça a toujours été comme ça avec moi. Je peux tourner une idée dans tous les sens, y revenir encore et encore, jusqu’à ce qu’elle prenne toute la place.<br /><br />Et avec la cocaïne, c’est encore différent. Ce n’est pas juste une envie comme une autre. C’est lié à mon histoire, à une ancienne partie de moi, à des sensations que mon cerveau n’a jamais complètement oubliées.<br /><br />Ça fait presque six ans que je n’ai plus touché à aucun toxique.( à part mon traitement )<br />Six ans où j’ai changé beaucoup de choses dans ma vie.<br /> J’ai construit autre chose, j’ai appris à vivre différemment, j’ai rencontré quelqu’un qui m’aime et qui me connaît vraiment.<br /><br />Mais malgré tout ça, cette envie est restée quelque part.<br /><br />Je ne veux pas mentir : <strong>aujourd’hui, j’ai décidé de céder à cette envie.</strong> J’ai décidé de m’acheter quelques g de cette BLANCHE qui me tripote le cerveau depuis trop de temps !<br /><br />Je sais que beaucoup de personnes vont peut-être avoir envie de me dire que ce n’est pas une bonne idée, et je l’entends. Moi-même je connais les risques, je connais mon histoire, je sais ce que ce produit a pu représenter dans ma vie.<br /><br />Mais j’ai aussi besoin d’être honnête sur ce qui se passe dans ma tête. Parce que faire semblant que l’envie n’existe pas ne l’a jamais fait disparaître.<br /><br />Si j’écris ici, c’est parce que je sais que certaines personnes peuvent comprendre ce mélange étrange : avoir une vie reconstruite, être entourée, aimer, être heureuse… et malgré tout sentir revenir une partie de soi qu’on croyait loin.<br /><br />Il y a des choses qu’il est difficile d’expliquer à quelqu’un qui n’a jamais consommé. Même à mon compagnon, qui est pourtant la personne la plus importante dans ma vie et qui me soutient énormément.<br /><br />J’avais besoin de le poser ici, auprès de personnes qui connaissent cette réalité de l’intérieur.<br /><br />Merci à ceux qui liront et qui prendront le temps de comprendre.<br />J’ai hâte d’y être… <br />Plus que quelques jours à tenir :witch: <br />I AM HAPPY <br /><br />Tali]]></description>
<slash:comments>14</slash:comments><pubDate>Fri, 26 Jun 2026 20:50:46 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
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