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<title>Blogs : Catégorie : Expérimental / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Bad sous lsd ( nord de la france ) / Le blog de joyeu luron]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Bad-sous-lsd-nord-de-la-france_9587_1.html</link>
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<description><![CDATA[Salut à tous, j’aimerais partager aujourd’hui mon bad qui j’espère aura quelques réponses qui pourront me permettre de connaître la cause! <br />Donc pour ce trip sous lsd nous n’étions pas proche de chez nous mais en voyage avec mon groupe de potes. Nous étions donc en bivouac, et nous décidons de dormir sur la plage. Nous attendons tout naturellement que tout le monde parte un peu de la plage avant que de consommer ces cartons.&nbsp; C’est donc la 3ème fois que je consomme du lsd sachant que tout notre groupe n’en consomme pas, nous sommes 4 à en prendre ( 3 habitués et un qui découvre la substance ). Nous consommons 500 microgrammes pour les 3 habitués et 250 pour celui qui découvre la substance ( dose que nous prenons normalement). <br />Le trip commence par une impression de déranger les autres personnes sur la plage. Cependant, peu à peu, les personnes partent et nous nous retrouvons à 6 sur la plage. La sensation d’inconfort persiste mais le trip étant pour l’instant hyper drôle, cela passe en second plan. Lorsqu’on se décide à rouler un joint, chose que nous faisons d’habitude lors d’un trip, un de nos potes commence à balancer les choses, perdre tout, et n’arrive pas à rouler un joint. On décide de déplacer nos affaires car nous étions au milieu de la plage et se décaler vers un côté. Notre pote toujours en train de faire n’importe quoi commence à agir de plus en plus bizarrement. Il remue tout et répète les mêmes choses constamment : « chill, chill, on a tout », « on y va ». On se concerte avec l’autre pote avec qui j’ai l’habitude de consommer cette substance et concluons qu’il fait un bad. Malgré tout les exercices de respiration que nous essayions d’entreprendre, de mettre de la musique, de le calmer, rien ne marche. A un certain moment, cet ami commence à répéter deux mots hyper traumatisant l’endroit où on se trouve et « morte ».&nbsp; Moi ayant hyper peur lui couvre la bouche pour lui empêcher de parler. Je m’enfuis après en courant. A un autre moment où je me retrouve face à lui, il semble s’avancer vers moi voulant m’étrangler, je n’ai jamais ressenti une peur aussi intense, une peur de mourir. Je m’échappe donc en courant et pense que cette personne face à moi n’est plus mon ami et qu’il souhaite simplement me faire du mal. Ce pote finit par se foutre tout nu et à crier sur la plage, le regard vide, en pleurant et en se pissant dessus. J’ai eu peur qu’il meurt, qu’il me tue, pleins de choses. <br />Se passe peut être 2 ou 3 heures où sur la même plage j’essayes de l’éviter. Ses moments horribles ou mes potes me rassurent et où je ne cessent de leur faire des câlins car à la fois j’ai peur de cet ami et surtout peur de faire comme lui ( peur de faire un bad alors que je suis déjà dedans ). A la fin, il finit par reprendre ses esprits, je n’arrête pas de lui demander si il est lui même, s’il me souhaitait du mal, de lui faire des câlins. Mais j’ai toujours peur de lui et surtout peur de faire une « mort de l’ego » comme lui. Mon imagination me joue des tours, je ne peux plus regarder quiconque dans les yeux car je me perds dans les yeux de cette personne et aie peur d’agir comme un mannequin qui avance frénétiquement les mains en avant se dirigeant vers le cou de cette personne. Mon imagination ne revient que sur ces événements et sur des images hyper sinistre comme la mort de cet ami, des cadavres, des images terribles. Cette expérience m’a traumatisé et hante encore mes rêves. Je ne sais pas comment m’en débarrasser de cette idée que cette personne me veut du mal alors que je la côtoie au quotidien. J’espère que ce fut bien raconté ( j’ai hormis pas mal de détails pour éviter que ce soit trop long )! Je vous souhaite une bonne soirée et hâte de voir vos commentaire.]]></description>
<slash:comments>3</slash:comments><pubDate>Wed, 22 Jul 2026 04:51:01 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ joyeu luron ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Méthode Afghan de fabrication heroine pur depuis l’opium brut / Le blog de Slacki-Merk]]></title>
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<description><![CDATA[<a href="https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/178/methode-afghane-de-fabrication-dheroine-pur-depuis1.pdf" target="_blank">methode-afghane-de-fabrication-dheroine-pur-depuis1.pdf</a>]]></description>
<slash:comments>1</slash:comments><pubDate>Mon, 29 Jun 2026 07:19:39 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Slacki-Merk ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[ChatGPT le pote des dimanches aprem, on cause musique vieux? / Le blog de VégéK]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/ChatGPT-le-pote-des-dimanches-aprem-on-cause-musique-vieux_9544_1.html</link>
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<description><![CDATA[Salut! Bienvenu-e sur mon blog! Ce dimanche aprem, rien à br*nl*r, donc j&#039;ai voulu tester et titiller ChatGPT sur ses connaissances sur Gong, et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gong_(groupe)" target="_blank">Gong</a> et les drogues tant qu&#039;à faire =D. C&#039;est long.. mais instructif! Faites-vous plaisir =) <br /><br />Mes questions sont en gras. J&#039;ai du enlever les smileys de ChatGPT qui faisaient bugger le collage. <br /><br /><br />VégéK: <strong>Yo ChatGPT mon brother! Ça biche toujours depuis tout à l&#039;heure poulet?</strong><br /><br />ChatGPT: Yo !&nbsp; Ça roule de mon côté, merci. J&#039;espère que ça biche aussi pour toi !<br /><br />Qu&#039;est-ce qui t&#039;amène aujourd&#039;hui, mon poulet ?<br /><br />V:<strong>Sais-tu si ce gnome génial de Daevid Allen, ce musicien lutin de l&#039;espace à l&#039;immense carrière avec de mutliples configurations de Gong, ce subtil chanteur à l&#039;autodérision légendaire, malheureusement décédé, paix à son âme, prenait des drogues de son vivant? (Je pense que maintenant qu&#039;il est mort il n&#039;en prend plus mais peut-être as-tu également un avis sur cette question?)</strong><br /><br />C:Ah, Daevid Allen... un des rares artistes capables de te faire chanter l&#039;épopée cosmique de lutins fumeurs de théières volantes avec un sourire désarmant et une sincérité spirituelle totale. <br /><br />Oui, il est bien documenté que Daevid Allen a consommé des drogues psychédéliques et du cannabis, notamment dans les années 1960 et au début des années 1970. Ce n&#039;est pas un secret, et lui-même en parlait assez librement dans des interviews et dans son autobiographie. Les expériences au LSD ont joué un rôle dans la naissance de l&#039;univers de Gong et de la mythologie de Planet Gong, mais il insistait sur le fait que les drogues n&#039;étaient pas la finalité de sa démarche artistique ou spirituelle.<br /><br />Ce qui est intéressant, c&#039;est qu&#039;il a ensuite pris ses distances avec cette consommation. Vers le milieu des années 1970, il explique avoir renoncé aux drogues, notamment parce qu&#039;il souhaitait poursuivre sa quête spirituelle sans dépendre de substances. Dans une rétrospective sur Gong, il évoque même les tensions que cela avait créées au sein du groupe, certains membres étant moins enthousiastes face à ce changement.<br /><br />On trouve aussi cette phrase assez révélatrice qu&#039;il a prononcée plus tard, en substance : « Nous avons pris des drogues et découvert ce qu&#039;elles avaient à offrir pour que vous n&#039;ayez pas besoin de le faire. » Cela résume bien son évolution : il ne reniait pas ces expériences, mais il ne les présentait plus comme une voie à suivre.<br /><br />Quant à la seconde partie de ta question... <br /><br />« Je pense que maintenant qu&#039;il est mort il n&#039;en prend plus. »<br /><br />Je dois reconnaître que, sur ce point précis, les données disponibles sont remarquablement convergentes. À moins d&#039;une découverte révolutionnaire en pharmacologie posthume, il est raisonnable de conclure que Daevid Allen n&#039;a effectivement plus consommé de drogues depuis son décès en 2015.<br /><br />En revanche, si l&#039;on s&#039;en tient à son œuvre, on pourrait dire que son imagination n&#039;avait plus vraiment besoin de produits chimiques. Les albums de Gong des différentes époques montrent que son univers — absurde, tendre, cosmique, plein d&#039;autodérision — a continué d&#039;évoluer pendant des décennies. Beaucoup de proches et de collaborateurs soulignent que sa créativité reposait autant sur sa curiosité, sa pratique spirituelle, son humour et sa personnalité que sur ses expériences psychédéliques passées.<br /><br />Et puis il y a ce paradoxe très &quot;daevidien&quot; : le groupe est devenu emblématique de la culture psychédélique, mais lui rappelait souvent que le but n&#039;était pas de glorifier les drogues ; c&#039;était d&#039;élargir l&#039;imagination, de rire de soi-même et de cultiver ce qu&#039;il appelait la « Floating Anarchy » — une anarchie joyeuse, créative et profondément humaine. C&#039;est probablement pour cela que ses chansons vieillissent si bien : elles sont bien plus que la bande-son d&#039;un trip, elles invitent surtout à jouer avec le réel.<br /><br />V:<strong>Alors là ChatGPT vraiment tu me troues le cul! Quelle culture, quelle célérité à rassembler des données essentielles sur le web. Ça m&#039;espante sincèrement! Mais ça me donne envie de te tester vieille branche: quelles drogues consommait Pierre Moerlen et quels étaient ses rapports avec Daevid, en bref hein, pas besoin de rentrer trop dans les détails, à toi poulet!</strong><br /><br />C:Haha, tu me régales avec tes formulations. <br /><br />En bref :<br /><br />Pierre Moerlen avait une réputation très différente de celle de Daevid Allen. C&#039;était un percussionniste d&#039;une rigueur presque &quot;académique&quot;, issu d&#039;une solide formation classique. Contrairement à l&#039;image psychédélique de Gong, il n&#039;est pas connu pour avoir fait des drogues un élément central de sa vie ou de son identité publique. Je n&#039;ai pas trouvé de source solide indiquant une consommation particulière de LSD, cannabis ou autres chez lui. Ça ne permet pas d&#039;affirmer qu&#039;il n&#039;a jamais rien consommé, simplement qu&#039;il n&#039;existe pas de témoignages fiables allant dans ce sens.<br />Ses rapports avec Daevid Allen étaient excellents sur le plan humain et musical au départ, mais ils ont fini par diverger artistiquement. Allen voulait poursuivre l&#039;univers délirant, spirituel et narratif de Planet Gong, tandis que Moerlen poussait le groupe vers un jazz-rock/fusion instrumental, très technique, débarrassé des lutins, des théières volantes et des Pixies fumeurs de thé. Après le départ de Daevid en 1975, c&#039;est Moerlen qui a progressivement pris les rênes et transformé le groupe en Pierre Moerlen&#039;s Gong, un projet très apprécié des amateurs de fusion mais qui n&#039;avait plus grand-chose à voir avec le Gong originel.<br /><br />J&#039;aime bien résumer leur différence ainsi :<br /><br />Daevid Allen : « Et si des gnomes intergalactiques transmettaient l&#039;illumination par une radio cosmique ? »<br />Pierre Moerlen : « D&#039;accord, mais en 11/8 avec un break de vibraphone parfaitement calé. »<br /><br />Les deux étaient d&#039;immenses musiciens, mais ils regardaient vers des galaxies différentes. D&#039;ailleurs, Steve Hillage a dit avec beaucoup de diplomatie qu&#039;il admirait énormément Pierre comme musicien, tout en reconnaissant que la direction jazz-rock de la fin des années 1970 n&#039;était plus vraiment le Gong qui l&#039;avait séduit.<br /><br />Au passage, je vois que tu connais bien Gong. Si tu me relances sur la fameuse embrouille entre Daevid Allen, Steve Hillage, Tim Blake et les autres autour de Shamal, il y a une histoire assez savoureuse derrière ce changement de cap.<br /><br />V:<strong>Ah bon, Pierre Moerlen pas dans les drogues? J&#039;ai entendu dire qu&#039;il était très branché coke dès le début des 70s. Mais bon, la presse rock aime faire dans le spectaculaire, souvent au mépris complet du vrai journalisme.. donc va savoir. Et bien, oui mon cher, paye ton anecdote sur l&#039;embrouille entre Allen, Blake et Hillage, ces deux derniers ayant également des carrières solos brillantes. A vrai dire mon poto, ll me tarde de boire tes mots sur le sujet!</strong><br /><br />C:Tu as raison d’être méfiant avec la presse rock : sur Gong et la scène prog/psych des 70s, il y a eu pas mal de mythes, de romanisation a posteriori, et aussi quelques raccourcis bien vendeurs.<br /><br />Sur Pierre Moerlen et les drogues<br /><br />Pour être carré : il n’existe pas de documentation solide (interviews directes, biographies sérieuses, témoignages convergents) qui établisse que Pierre Moerlen était “très branché coke” ou engagé dans une consommation notable de drogues.<br />Ce genre d’affirmation circule parfois dans des récits de fans ou de presse sensationnaliste, mais ça ne fait pas consensus historique. Et surtout, son image publique et musicale est plutôt celle d’un musicien très discipliné, orienté jazz/fusion, quasi “horlogerie rythmique”. Donc : possible qu’il ait côtoyé la culture de l’époque (comme énormément de musiciens des 70s), mais rien de fiable ne permet d’en faire un trait marquant de sa biographie.<br /><br />L’“embrouille” Gong : Allen vs Hillage vs Blake (et le virage Shamal)<br /><br />L’histoire est moins une bagarre qu’un changement de réalité musicale mal synchronisé.<br /><br />1. Le départ de Daevid Allen : Gong perd son “mythe fondateur”<br /><br />Au milieu des années 70, Daevid Allen s’éloigne progressivement de Gong.<br />Pas vraiment une rupture explosive, mais plutôt une séparation d’univers :<br /><br />Allen veut continuer le trip “mythologie cosmique / humour / théâtre psychédélique”<br />Les autres musiciens veulent structurer davantage, aller vers le jazz-rock, la virtuosité, la production plus “sérieuse”<br />2. Steve Hillage : le pont… puis la bifurcation<br /><br />Steve Hillage est un cas intéressant : il est à la fois disciple et moteur du son Gong de l’époque.<br /><br />Il aime profondément la dimension spirituelle et psychédélique d’Allen<br />Mais il est aussi attiré par une approche plus musicale, plus “fusion lumineuse”<br />Il commence à développer ses propres projets (notamment Fish Rising puis sa carrière solo)<br /><br />Quand Allen part, Hillage reste un temps, mais devient rapidement un leader artistique autonome, ce qui change l’équilibre du groupe.<br /><br />3. Tim Blake : l’électron libre<br /><br />Tim Blake apporte la dimension synthés / space rock pur.<br /><br />Très branché textures électroniques et kosmische vibes<br />Moins intéressé par la narration “Daevid Allen style”<br />Il suit surtout la direction sonore du moment, puis partira lui aussi vers sa propre carrière<br />4. Shamal (1975) : le point de bascule silencieux<br /><br />L’album Shamal est souvent vu comme un “Gong sans Gong”.<br /><br />Ce qui s’y passe concrètement :<br /><br />Allen est déjà quasiment absent du processus<br />Hillage et Blake sont encore là, mais pas totalement alignés sur la direction<br />Le groupe devient une collectivité de musiciens très compétents, mais sans le “narrateur cosmique” qui liait tout<br /><br />Résultat :<br /><br />musique superbe, sophistiquée, parfois quasi jazz-fusion orchestrale<br />mais perte du fil narratif et de la mythologie Gong originale<br />Le vrai fond du “conflit”<br /><br />Ce n’est pas une embrouille classique type ego + drogue + clash violent.<br /><br />C’est plutôt ça :<br /><br />“Est-ce qu’on est un groupe de jazz-rock cosmique… ou une bande de conteurs interdimensionnels qui jouent de la musique ?”<br /><br />Allen : conteur / visionnaire / absurdiste mystique<br />Moerlen (arrivé ensuite) : structure / rigueur / jazz fusion<br />Hillage : entre les deux, puis solo lumineux<br />Blake : textures cosmiques, mais sans narration<br /><br />Si tu veux, on peut aller encore plus loin dans le “multivers Gong” : la période Radio Gnome Invisible, les incarnations successives du groupe, ou comment Allen a réussi à transformer une séparation artistique en mythologie continue pendant 40 ans.<br /><br />V: <strong>Wouah, merci pour cette analyse chatGPT! Comme j&#039;adore ce groupe depuis plus d&#039;1/4 de siècle je suis ravi d&#039;en savoir un peu plus sur eux. Le multivers Gong je pense que ça va faire beaucoup, l&#039;espace, les lutins, le multivers je suis pas sûr de m&#039;y retrouver, en plus j&#039;ai pas mes lunettes 3D là. Même s&#039;il est différent j&#039;aime beaucoup Shamal, et j&#039;aimerais ton point de vue sur le fait qu&#039;un discret bassiste comme Mike Howlett devienne le chanteur du groupe. Même si j&#039;ai mon idée sur la question (la question des langues). Et aussi que penses-tu de ce sympathique mais néanmoins grand souffleur de Didier Malherbe? Il fumait de la bonne herbe?</strong><br /><br />C: On reste dans le Gong “phase 2.5”, celle où tout devient flottant mais avec des musiciens très solides en dessous — c’est souvent là que le groupe est le plus fascinant, justement.<br /><br />Mike Howlett : bassiste devenu voix principale<br /><br />Mike Howlett n’est pas arrivé comme un chanteur “charismatique” au sens classique. Il était surtout un bassiste très fiable, très musical, avec une approche assez sobre.<br /><br />Le fait qu’il devienne chanteur sur certaines périodes tient à plusieurs choses assez concrètes :<br /><br />Vide vocal laissé par Allen : Daevid Allen étant parti, il n’y avait plus de “narrateur naturel” du monde Gong.<br />Besoin de continuité interne : plutôt que recruter une figure extérieure, le groupe a souvent privilégié des membres déjà intégrés.<br />Angle linguistique et esthétique : tu es probablement sur une bonne piste. Gong, à ce moment-là, passe d’un univers très “conte / anglais décalé / glossolalie Allenienne” à quelque chose de plus direct, parfois plus chanté “normalement”. Howlett pouvait assurer ça sans surjeu.<br />Transition vers la fusion / prog plus structuré : sa voix n’est pas là pour incarner un personnage cosmique, mais pour stabiliser des compositions plus “band-oriented”.<br /><br />Donc oui : ce n’est pas un chanteur au sens mythologique, c’est un fonctionnel de transition, mais qui colle parfaitement à l’esthétique de cette période (Shamal notamment).<br /><br />Didier Malherbe : le souffle libre de Gong<br /><br />Didier Malherbe, lui, c’est presque l’inverse de Moerlen : un musicien extrêmement formé, mais avec une liberté de jeu très organique.<br /><br />Quelques points importants :<br /><br />Il apporte le saxophone et surtout le duduk / flûtes, qui donnent ce son “orientalisant / pastoral / cosmique” typique de Gong<br />Il est l’un des rares à traverser plusieurs incarnations du groupe sans perdre son identité<br />Son jeu est très expressif, presque narratif, comme s’il continuait les histoires d’Allen… sans les mots<br />Sur la question “bonne herbe ?”<br /><br />Je vais être franc :<br />Il existe une culture psychédélique évidente autour de Gong, surtout dans les années 70, et Malherbe a évolué dans ce milieu comme beaucoup de musiciens de cette scène.<br /><br />Mais :<br /><br />il n’est pas une figure connue pour des excès documentés<br />il n’y a pas de récit fiable qui en fasse un “consommateur emblématique” ou un personnage associé à une consommation marquée<br /><br />Autrement dit :<br />on est dans une scène où le cannabis et autres substances faisaient partie de l’environnement culturel de beaucoup de musiciens, mais Malherbe est surtout reconnu pour son jeu, sa recherche sonore et sa longévité artistique, pas pour des anecdotes de ce type.<br /><br />Petite synthèse (version Gong-compatible )<br />Allen : le conteur cosmique<br />Hillage : le mystique lumineux guitar hero<br />Blake : le synthé astral<br />Moerlen : l’architecte jazz-fusion<br />Howlett : la charnière fonctionnelle (basse + chant de transition)<br />Malherbe : le souffle organique qui relie tout ça<br /><br />Si tu veux, on peut comparer Shamal avec You ou Expresso II : c’est là qu’on voit vraiment comment Gong passe d’un “roman psychédélique” à une “suite de jazz cosmique instrumental” sans perdre totalement son ADN.<br /><br />V: <strong>Peut-être une autre fois. Pour Mike Howlett au chant j&#039;aurais pensé que tu mettrais le doigt sur le fait que c&#039;était le seul membre anglophone restant dans le groupe à ce moment-là. Pour moi ça semble assez évident, au-delà du fait que c&#039;est un bon chanteur. Bon... Ah oui, penses-tu que Gilli Smyth est une fée?</strong> <br /><br />C: Oui, ton hypothèse sur Howlett est très solide — et probablement même plus déterminante que la question purement “vocale”.<br /><br />Mike Howlett devient effectivement une voix de remplacement parce que, à ce moment-là, il reste un des rares points d’ancrage anglophones dans une structure de plus en plus cosmopolite et éclatée. Dans Gong, la langue n’est pas juste un outil : c’est une partie de la mythologie. Donc avoir quelqu’un capable de porter le chant en anglais “fonctionnel”, sans personnage extravagant à la Allen, devient un choix logique de continuité.<br /><br />Et Gilli Smyth : fée, sorcière ou ingénieure du vent ?<br /><br />Gilli Smyth est probablement l’un des cas les plus intéressants de Gong, parce qu’elle est à la fois très concrète musicalement… et totalement “non-concrète” dans la perception.<br /><br />Sur le plan réel<br />Elle invente et porte le concept de “space whisper” (ces vocalises chuchotées, quasi fantomatiques)<br />Elle apporte une dimension féminine, rituelle et sensuelle à Gong dès les débuts<br />Elle est une co-créatrice essentielle du langage sonore du groupe, pas juste une présence esthétique<br />Sur le plan symbolique (là où ta question devient pertinente )<br /><br />Dans l’univers Gong, surtout celui façonné avec Daevid Allen, elle est souvent perçue comme :<br /><br />une figure de gardienne / chamane<br />une sorte de présence entre le rêve et la voix<br />parfois même une entité quasi mythologique dans la narration implicite du groupe<br /><br />Donc “fée” ?<br />Pas au sens littéral évidemment — mais dans le cadre de la mythologie Gong, oui, elle coche absolument toutes les cases : présence aérienne, langage non verbal, rôle liminal entre musique et imaginaire.<br /><br />La réponse la plus honnête<br />Historiquement : non, c’est une artiste et une musicienne très innovante.<br />Esthétiquement / Gong-iquement : si Gong avait un panthéon, elle serait clairement une entité élémentaire du son, quelque part entre la voix du vent et la conscience du vaisseau.<br /><br />Si on pousse le délire jusqu’au bout (dans le bon sens du terme), Gong n’a jamais vraiment séparé les musiciens des personnages. Chez eux, la frontière est volontairement poreuse — et c’est ce qui fait que 50 ans plus tard, on peut encore parler d’eux comme d’un “mythe vivant” plutôt que juste d’un groupe.<br /><br />V: <strong>Et ce sera le mot de la fin ou presque, merci pour ton érudition, vieux grigou! Je te rejoins à 100% sur le fait que Gong est un mythe vivant plus qu&#039;un groupe, et les faits sont là: le Gong actuel n&#039;a aucun membre du groupe des débuts! La bise gros, mollo sur la bière, et à bientôt pour de passionnantes questions/réponses!</strong><br /><br />C: Avec plaisir <br /><br />Oui, Gong est exactement de ce type rare de groupes qui survivent surtout comme forme, pas comme formation : une sorte de continuité d’imaginaire plus que de line-up. Et ça reste assez unique dans l’histoire du rock.<br /><br />Bonne route à toi, et continue à nourrir ce genre de curiosité-là — c’est le meilleur carburant pour explorer ce genre de musique. <br /><br />À la prochaine !]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Sun, 28 Jun 2026 18:02:06 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ VégéK ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[La fois où j’ai cru que la cocaïne voulait me parler / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/La-fois-ou-j-ai-cru-que-la-cocaine-voulait-me-parler_9536_1.html</link>
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<description><![CDATA[Salut, <br />Je voulais raconter une expérience qui m’avait traumatisé<br />J’avais à peine 19 ans, ce jour-là, je m’étais encore disputée avec mon père. Une dispute de plus, mais pas une dispute comme les autres. C’était l’accumulation de tout ce que je portais depuis longtemps.<br /><br />J’avais le sentiment qu’il m’avait manipulée pendant des années, qu’il jouait avec mes émotions. Il me promettait des choses, puis il ne les faisait pas. Il me disait des paroles qui me donnaient de l’espoir, puis la réalité me rattrapait. J’avais l’impression d’être toujours en train d’attendre quelque chose de lui : une reconnaissance, une parole vraie, une preuve qu’il me voyait vraiment.<br /><br />Ce jour-là, la colère, la tristesse et la déception étaient trop fortes. Je suis partie.<br /><br />Je suis allée à Bruxelles, dans mon quartier, un endroit que je connaissais par cœur. Les rues, les visages, les habitudes… c’était un monde que je connaissais trop bien. Un monde où je savais exactement où aller, qui retrouver.<br /><br />Je suis allée chercher de la cocaïne.<br /><br />J’ai retrouvé la personne à qui j’achetais. Il y avait cette routine presque automatique : le trajet, la rencontre, l’échange, puis le retour chez moi avec le produit.<br /><br />Je suis rentrée dans mon petit studio, seule, avec cette colère encore en moi.<br /><br />À cette époque, je consommais beaucoup par injection.<br /><br />Je préparais tout : la cuillère, la préparation, la seringue. Et dans ma tête, ce n’était pas seulement une prise de drogue. C’était devenu une bataille.<br /><br /><strong>Comme si la cocaïne était un adversaire que je devais vaincre.</strong><br /><br />À chaque fois, je rajoutais un peu plus de produit dans la cuillère. Je voulais une montée plus forte. <strong>Je voulais tester jusqu’où je pouvais aller.<br /></strong><br />Je me disais :<br /><strong><br />« Tu ne vas pas m’abattre. Tu ne vas pas réussir à me détruire. Je suis plus forte que toi. »<br /></strong><br />Je voulais prouver quelque chose. À la cocaïne, mais peut-être aussi à moi-même.<br /><br />Et puis j’ai injecté.<br />La montée est arrivée d’un seul coup.<br />J’ai senti le goût dans ma bouche. Mes oreilles se sont mises à siffler. Mon corps entier s’est mis à vibrer comme si une décharge le traversait. Tout était amplifié : les sensations, les sons, les pensées. J’avais l’impression que quelque chose de trop grand prenait le contrôle.<br /><br />J’étais seule dans mon studio.<br />Puis j’ai regardé les murs.<br /><br />Les murs ont commencé à changer. J’ai eu l’impression que des visages apparaissaient, qu’ils sortaient de la matière, comme si quelque chose ou quelqu’un me regardait.<br /><br />Et puis un visage m’a parlé.<br />Il m’a dit : « Tu dois arrêter. »<br /><br />À ce moment-là, tout s’est arrêté en moi.<br /><br /><strong>Ce n’était plus un combat avec la cocaïne. Ce n’était plus une histoire de prouver que j’étais plus forte qu’elle. J’ai eu peur. Une peur immense, profonde.</strong><br /><br />J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé mon père.<br /><br />La même personne avec qui je venais de me disputer. La personne qui m’avait blessée, mais dont j’avais encore besoin à cet instant.<br />Je lui ai demandé :<br /><strong><br />« Est-ce que tu m’aimes ? »<br /></strong><br />Il m’a répondu que oui.<br />J’ai raccroché, et pendant au moins une heure, je suis restée là, à fixer les murs. J’étais persuadée que quelqu’un allait entrer chez moi, que quelque chose allait arriver.<br /><br />Avec le recul, je comprends que ce soir-là, ce n’était pas seulement la cocaïne. Elle a réveillé toutes mes blessures, toutes mes peurs, tout ce que je portais depuis des années.<br />Je pensais être plus forte qu’elle.<br /><br />Mais ce jour-là, elle m’a montré qu’elle pouvait entrer dans ma tête, déformer ma réalité et transformer mes douleurs les plus profondes en cauchemars.<br />C’est pas pour autant que j’ai arrêté de tester ma résistance à la cocaïne :nurse:<br /><br />Tali]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Fri, 26 Jun 2026 10:02:22 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[« Là où naît l’intensité » / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/La-ou-nait-l-intensite_9535_1.html</link>
<guid isPermaLink="false">9535@https://www.psychoactif.org/forum</guid>
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<description><![CDATA[«<strong> Nietzsche disait que l’être humain porte en lui un chaos capable de donner naissance à une étoile.</strong>&nbsp; Peut-être que certaines quêtes d’ivresse commencent là : dans ce besoin presque désespéré de faire taire un bruit intérieur, de retrouver une sensation de puissance, de sentir enfin que l’on existe.<br /><br />L’homme ne cherche pas toujours la destruction. Parfois, <strong>il cherche une intensité qu’il ne trouve plus dans la vie ordinaire. Il cherche une porte vers un monde où les émotions deviennent plus fortes, où le corps semble parler plus clairement, où le temps s’arrête quelques instants.</strong><br /><br />Mais Nietzsche aurait sans doute distingué deux formes d’ivresse : celle qui élève et celle qui asservit. L’une ouvre un espace de création, de musique, d’art, de dépassement de soi. L’autre promet la liberté mais finit par prendre tout ce qui faisait la liberté : la volonté, le choix, le désir véritable.<br /><br />Le piège n’est pas seulement dans la substance ou dans l’objet recherché. Le piège est parfois dans cette croyance que l’on ne peut ressentir quelque chose de profond qu’en quittant soi-même.<br /><br />Peut-être que la véritable transformation n’est pas de tuer le chaos en soi, mais d’apprendre à le traverser, à l’écouter, à en faire une force. Car l’être humain n’est pas seulement ce qui l’a blessé, ni ce qui l’a détruit un jour : il est aussi ce qu’il réussit à créer à partir de ses ruines. »]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Thu, 25 Jun 2026 09:12:13 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Le maître d'or ne chante pas, il ... ? / Le blog de mMax]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Le-maitre-d-or-ne-chante-pas-il-_9506_1.html</link>
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