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<title>Blogs : Catégorie : Carnet de bord / Psychoactif</title>
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<description>Psychoactif L'espace solidaire entre consommateurs de substances psychoactives...</description>
<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Retour en enfer / Le blog de L.FLT999]]></title>
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<description><![CDATA[Bonjour tout le monde <br />Aujourd’hui, ma copine est retournée chez elle pour un bon mois, et je vois la chute qui arrive… Vous allez me prendre pour un fou, car un mois c’est rien, mais pas pour moi.<br />Ouais, devoir rester un mois tout seul avec mes pensées, mon anxiété, mes traumas et tout le beau pactole, bah c’est la merde. Je sais que je vais me défoncer tous les jours, quels que soient les moyens : médocs, alcool ou même drogues en général, j’en sais rien, mais tout ce que je sais, c’est que je vais pas rester sobre…<br />En plus, je sais que peu importe ce qu’elle fait, je vais stresser comme un malade, ne pas réussir à manger correctement ni même dormir correctement. Bref, je me vois vraiment comme un taré… mais j’ai besoin d’écrire ce que je ressens.<br />Alors bon, merci à ceux qui ont lu.<br />À bientôt.]]></description>
<slash:comments>6</slash:comments><pubDate>Wed, 01 Jul 2026 14:18:22 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ L.FLT999 ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[La figure suffisamment bonne / Le blog de Thalie]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/La-figure-suffisamment-bonne_9554_1.html</link>
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<description><![CDATA[<a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1782/img_1179.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1782/img_1179.webp" alt="/forum/uploads/images/1782/img_1179.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a><br /><br /> Si je devais dire les choses avec les mots de Winnicott, je dirais que mon histoire est celle d’un défaut précoce de holding, compensé tardivement par la rencontre d’une figure suffisamment bonne.<br /><br />Je n’ai pas grandi sous le signe de la violence physique. Mon père ne m’a frappée qu’une seule fois dans toute ma vie. C’était le jour où, enfant, j’ai insulté la femme avec laquelle il était parti, celle avec qui il avait trompé ma mère. Cette gifle, isolée, n’a pas été ce qui a construit mon histoire. Ce qui l’a profondément marquée relève d’une violence plus silencieuse : une manipulation psychique prolongée, subtile, parfois difficile à nommer. Une violence sans coups, mais avec des conséquences profondes.<br /><br />Ce père, je l’ai idéalisé. Longtemps. Peut-être trop longtemps.<br /><br />Son abandon a laissé une empreinte dans mon monde intérieur. Une grande partie de ma vie s’est organisée autour de cette absence, dans une tentative inconsciente de préserver un lien là où il n’y avait plus de véritable présence. Cette idéalisation m’a empêchée de voir, puis de comprendre, combien cette relation était traversée par le clivage, la confusion et une forme de séduction psychique invisible.<br /><br />Dans ce contexte, ma mère n’a jamais pu apparaître à mes yeux comme une mère suffisamment bonne. Non pas parce qu’elle ne l’était pas, mais parce que mon monde interne était envahi par le conflit parental et par la loyauté inconsciente que je portais envers mon père.<br /><br />Lorsqu’elle prononçait son nom, je pouvais entrer dans des crises de colère. Je la rejetais. Je la menaçais. Ce n’était pas une haine véritable : c’était une réaction défensive face à quelque chose qui venait bouleverser un équilibre psychique déjà fragile. J’étais prise dans une emprise. Et dans l’emprise, il reste peu de place pour la douceur.<br /><br />Pendant près de trente ans, ma mère et moi n’avons pas réussi à nous rencontrer réellement. Aujourd’hui seulement, lentement, avec prudence, nous réparons non pas le passé — car il ne peut pas être effacé — mais le lien. Ce qui n’a pas pu se dire autrefois cherche enfin un chemin pour exister.<br /><br />X je l’ai rencontré il y a neuf ans. Bien avant ma prise de conscience. À cette époque, je ne savais pas encore ce qu’il représentait pour moi. Winnicott aurait peut-être dit que j’ai rencontré en lui un environnement suffisamment bon avant même d’avoir conscience de mon besoin de holding.<br /><br />Il a été là, constant, présent, sans jamais m’envahir. Il n’a pas cherché à me réparer. Il a simplement offert un espace dans lequel je pouvais, un jour, avoir envie de me reconstruire.<br /><br />Il a incarné cette fonction contenante : celle qui accueille sans étouffer, qui soutient sans contrôler. Il a été à la fois un compagnon, un ami, un amour et une présence sécurisante. Avec lui, j’ai pu commencer à déposer certaines défenses, à regarder mes répétitions, à comprendre ces forces contraires qui m’attachaient encore à un passé non élaboré.<br /><br />La prise de conscience en vacances chez mon père a marqué un tournant. Là, quelque chose s’est éclairé. J’ai compris que ce que je répétais n’était pas une fatalité, mais une tentative ancienne de réparer une blessure profonde.<br /><br />À partir de là, la sobriété est devenue possible. Non pas comme un simple acte de volonté, mais comme une reprise de possession de moi-même, une reconquête de mon propre self.<br />À cinquante ans, je peux dire que je vis davantage dans un espace vrai.<br /><br />Je ne suis plus uniquement dirigée par mes blessures. J’habite enfin une continuité d’existence.<br /><br />Et si la vie ne m’a pas offert, au commencement, un environnement suffisamment bon, j’ai aujourd’hui la capacité de reconnaître ceux qui m’ont permis, peu à peu, de le devenir pour moi-même.<br /><br /><br />Tali &amp; la complicité de l’IA]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 18:08:37 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Thalie ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Le début de la fin / Le blog de L.FLT999]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Le-debut-de-la-fin_9545_1.html</link>
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<description><![CDATA[Bonjour à tous ceux qui lisent mon blog !<br /><br />Pour ce tout premier post, je vais commencer par le début ou le contexte, en gros.<br />Je me suis toujours servi des drogues pour tenir, mais ma grosse montée de consommation s&#039;est passée sur une période de 3 ans. Tout a commencé à mes 14 ans :<br /><br />À 14 ans : l&#039;alcool.<br />À 15 ans : le DXM.<br />À 16 ans : l&#039;alcool et la weed.<br />À 17 ans : l&#039;alcool, la weed, le tramadol, la codéine, les clopes, le LSA, le Valium, le DXM, l&#039;opium et le proto...<br /><br />(Ouais, à mes 17 ans, j&#039;y suis allé un peu fort !)<br /><br />Maintenant que le décor est posé, c’est le moment de parler des vraies raisons qui m’ont poussé à commencer, et de celles qui me poussent encore aujourd’hui à consommer, malgré la destruction que ça engendre…<br />Alors voilà, je m’appelle Luca et, selon moi, je ne suis et n&#039;ai jamais été fait pour vivre, pour plusieurs raisons qui se sont éclaircies au fil des années.<br /><br />La première raison :<br />C’est que je ne peux pas entretenir une quelconque relation sans m’en rendre malade… Je m’explique : dès que je rencontre quelqu’un, je m’y attache très vite et très fort. À cause de ça, dès que quelque chose change dans le comportement de cette personne envers moi,je me sens immédiatement rejeté, comme si tout allait s&#039;effondrer d&#039;un coup et dès que cette personne sort seule ou avec des gens et que je ne suis pas présent, je me fais tout de suite plein de scénarios dans la tête. Je n’arrive plus à manger, plus à dormir, plus à rien, ce qui complique tout. Mais je ne le dis presque jamais à la personne : non seulement parce que je ne suis personne pour lui interdire quoi que ce soit, mais aussi parce que je ne veux pas paraître taré <br /><br />La deuxième raison :<br />Je n’arrive à rien… Et ce n’est pas juste une phrase de jeune dépressif, non, c’est réellement le cas. À l’école, c’était l’enfer, je n’ai presque jamais réussi à aller au-delà de la moyenne. Dans le monde du travail, ça a été un peu plus facile, mais j’étais toujours dans mon monde, toujours à réfléchir et à me renfermer (bien que je ne sois pas du tout timide à l’oral ni dans le milieu social). Et dans la vie courante, bah c’est pareil : n’importe quelle tâche ou chose lambda à faire me semble juste insurmontable ou pas faite pour moi. Je me sens nulle part à ma place, et c’est juste comme ça…<br /><br />La troisième grande raison :<br />C’est le décalage que j’ai avec les gens de mon âge et la société en général. Je m’explique : entre l’hypersexualisation de tout que ce soit les personnages fictifs, les personnes connues, les gens qu’on fréquente ou même les trucs de familles en gros le fait de rendre chaque situation sexuelle me dégoûte tellement. Ensuite, le porno (surtout violent), ça fait partie des choses que je déteste le plus au monde et que je ne pense jamais pouvoir comprendre en réalité.<br />Ajoute à ça la violence gratuite, la cruauté et la haine de l’autre, que ce soit à cause du genre d&#039;une personne, de son origine, de sa couleur de peau ou de quoi que ce soit... J’ai juste l’impression de vivre dans un monde où la cruauté et la vulgarité sont devenues la norme, et franchement, ça me vide de toute mon énergie d&#039;essayer de trouver ma place là-dedans.Et toutes ces choses me créent un mal-être et une haine énormes qui me bouffent de l’intérieur. C’est là que les substances me rattrapent dans ma chute... et je pense ne jamais pouvoir m’en défaire. Bref, je vais m’arrêter là. Merci à ceux qui sont encore là. J’avais besoin d’écrire tout ça.<br /><br />À bientôt.]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Sun, 28 Jun 2026 22:18:22 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ L.FLT999 ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Y aller. Mais où ? / Le blog de Kaltor]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Y-aller-Mais-ou_9531_1.html</link>
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<description><![CDATA[Où va ce qui n’est plus vu par personne ?<br />Que reste-t-il de ce qui a compté pour nous, mais qu’on ne peut plus retrouver ?<br />Que deviennent les gens à qui on ne pense plus ?<br />À quel moment cesse-t-on de penser à quelqu&#039;un ? Au bout de combien de temps ?<br />Si personne ne pense à une personne morte, est-ce que c&#039;est à ce moment là qu&#039;elle a définitivement disparu ?<br />Si on a un rêve quand on est enfant, à quel moment a-t-on cessé de le poursuivre, et est-ce que c&#039;est pour un raison valable ?<br />Où vont les rêves que l&#039;on n&#039;a plus ?<br />Pourquoi les adultes ne répondent jamais aux vraies questions ?<br />Pourquoi tout le monde trouve-t-il cette question saugrenue quand je la pose ?<br />Qu&#039;est-ce qu&#039;on devient quand personne ne pense plus à nous ?<br />Est-ce que quelqu’un sait où aller et pourquoi y aller ?<br />Est-ce qu’il existe un lieu pour ceux qui ne sont pas faits pour rester ?<br />Où vont les bulles quand elles éclatent ?<br />Qu’est-ce qu’on devient quand on a fini d&#039;être ?<br />Où vont les souvenirs quand on les oublie ?<br /><br />Rien ne disparaît, tout devient invisible pour celui qui regarde.<br />Ce n’est pas le néant, c’est le silence des formes]]></description>
<slash:comments>2</slash:comments><pubDate>Mon, 22 Jun 2026 07:57:15 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Kaltor ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Gameover / Le blog de marnowi]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Gameover_9525_1.html</link>
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<description><![CDATA[Il m&#039;arrive un sacré truc dans mon parcours de conso.<br /><br />J&#039;ai déjà détaillé et illustré longuement ici ma reprise progressive de la c, puis il y a un peu moins d&#039;un an de l&#039;IV. J&#039;ai eu plusieurs périodes de conso quotidienne. La dose a augmenté progressivement.<br />J&#039;ai eu aussi quelques périodes de pause, au moins dans l&#039;IV si ce n&#039;est dans la consommation de c.<br />Et depuis deux mois, la conso avait plutôt eu tendance à reprendre, à raison d&#039;un gramme par session en 4h environ.<br /><br />Je ne dilue pas beaucoup, ce qui n&#039;a sûrement pas arrangé mes affaires.<br />Je mets environ 0;2g dans 7 ou 8 gouttes d&#039;eau ppi.<br /><br />Il y a un peu plus d&#039;un mois, j&#039;ai commencé à avoir l&#039;impression de gonfler après chaque shoot. Les pieds et les mains d&#039;abord, puis aussi le cou, les genoux...<br />Au début c&#039;était plutôt discret, je me demandais d&#039;ailleurs après coup si ce n&#039;était pas une vue de l&#039;esprit.<br />Mais le phénomène s&#039;est renforcé, jusqu&#039;à devenir un vrai œdème généralisé.<br /><br />J&#039;ai d&#039;abord pensé à une allergie. Peut-être un produit de coupe? Alors j&#039;ai changé de circuit plusieurs fois. Pareil.<br />Aurais-je développé une espèce d&#039;intolérance à la c?<br /><br />Mais quand même, ça semblait suivre le réseau veineux cette histoire. Je perdais toutes sensibilité au niveau des grosses veines et des artères. Et j&#039;ai de plus en plus pensé à une réaction vasculaire.<br />Après tout je n&#039;ai plus 20 ans mais bientôt 43, un passé de grosse consommatrice de mes 20 à 30 ans, ça fait 2 ans que je consomme trop (dans le sens trop quotidiennement), et bientôt 1 an d&#039;IV, c&#039;est pas rien pour le corps.<br /><br />J&#039;ai aussi remarqué l&#039;apparition de varicosités, petites veinules qui devenaient rouge puis violettes, surtout au niveau des pieds et un peu des jambes.<br />J&#039;ai eu aussi l&#039;impression d&#039;avoir plus de tâches sur les mains.<br /><br />Les derniers shoots ont été vraiment éprouvants avec ce gonflement important qui durait jusqu&#039;à une heure, et l&#039;impression de voir mon corps marquer en direct.<br /><br />J&#039;ai fait une pause pendant une semaine.<br />Et puis j&#039;ai ré-essayé hier, histoire d&#039;en avoir le coeur net.<br /><br />Non seulement j&#039;ai regonflé énormément et longtemps de partout, mais j&#039;ai vu des varicosités se former en direct, jusque sur mon cou et mon visage.<br /><br />Cette fois, c&#039;est game over.<br /><br />Y&#039;a pas 36 solutions, à part stopper l&#039;IV.<br /><br />Et je vais devoir faire une grosse pause dans ma conso de c de manière générale.<br />Parce que même en sniff, même si c&#039;est moins spectaculaire, ben y&#039;a la même base de réaction.<br /><br />Je suis un peu sonnée, comme sidérée de cette évolution tellement brutale, et a priori définitive.<br /><br />Une page se tourne.<br /><br />Je ne sais pas encore ce que je vais écrire sur la nouvelle....<br /><br />Marnowi.<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1781/gameover.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1781/gameover.webp" alt="/forum/uploads/images/1781/gameover.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a>]]></description>
<slash:comments>4</slash:comments><pubDate>Sat, 20 Jun 2026 16:49:13 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ marnowi ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[J'ai adopté des chats et j'ai atteint les 6 mois sans conso / Le blog de kaelys]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/J-ai-adopte-des-chats-et-j-ai-atteint-les-6-mois-sans-conso_9514_1.html</link>
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<description><![CDATA[Coucou!<br /><br />Ça fait longtemps que j&#039;ai pas posté ici. Il s&#039;est passé plein de choses. J&#039;ai déménagé et j&#039;ai adopté 2 chatons. Ça a été un gros changement donc au début, j&#039;étais overstimulé, c&#039;était un peu n&#039;importe quoi. Là ça va, on a une petite routine, ils sont adorables et je suis très heureux avec eux. C&#039;est un frère et une soeur, respectivement Maytook et Maki. Ils ont presque 4 mois.<br /><br />Et du coup, j&#039;ai atteint mes 6 mois d&#039;abstinence !! Je suis trop content ! Et j&#039;ai pas eu de craving depuis le mois dernier =)<br /><br />J&#039;ai parcouru un beau chemin semé d&#039;embûches<br /><br />Ces derniers jours, c&#039;est un peu bizarre en vrai. Aujourd&#039;hui ça allait, mais hier et avant hier, j&#039;ai beaucoup pensé à l&#039;oxy. Je suis beaucoup sorti dehors ces dernières semaines, j&#039;ai eu que très peu de jours sans sortie donc je pense que c&#039;est la fatigue qui a fait ça ? J&#039;avais envie de douceur et d&#039;une pause dans ma tête alors mon cerveau s&#039;est rappelé que l&#039;oxy existe. Sinon à part ça, j&#039;y pense presque pas. Des fois j&#039;y pense pas de la journée, comme si ça existait pas. J&#039;ai même pas tant envie d&#039;en reprendre, même si je sais pas si je serais capable de dire non si on me proposait. <br /><br />D&#039;ailleurs, en allant chez quelqu&#039;un, j&#039;ai vu du tramadol sur la table ! Au début j&#039;ai eu un peu peur de ma réaction mais en fait ça allait. J&#039;y ai pas touché. J&#039;ai eu des pensées intrusives où je le prenais mais j&#039;ai pas eu de craving à proprement dit. Ça s&#039;est bien passé<br /><br />J&#039;ai l&#039;impression d&#039;avoir une vie normale (compte tenu de mes handicaps) où l&#039;oxy n&#039;a plus trop sa place. J&#039;ai même parfois l&#039;impression d&#039;être guéri mais j&#039;essaye de me forcer à rester vigilant. C&#039;est dans les moments d&#039;inattention que les craving s&#039;immiscent dans l&#039;espoir de nous faire craquer donc je les garde à l&#039;oeil au cas où :) <br /><br />Pattounes sur vous :coeur:]]></description>
<slash:comments>0</slash:comments><pubDate>Sat, 13 Jun 2026 19:01:37 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ kaelys ]]></dc:creator></item>
<item>
<title><![CDATA[Se cogner la tête au dernier étage / Le blog de Kaarl]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Se-cogner-la-tete-au-dernier-etage_9505_1.html</link>
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<description><![CDATA[Les gens drôles sont plus marrants que les autres. Il y a ceux qui font marrer autrui, et ceux qui me font marrer moi. Ce sont ces derniers que j’affectionne le plus. Parfois il suffit d’une grimace, d’un rictus, parfois c’est un trait d’esprit intelligent. Je suis bon public. J’ai juste arrêté de rigoler en 2010 devant le Jamel Comedy Club quand les arabes ne rigolaient plus que des arabes et les pédés des pédés. Coercition identitaire de la blague. Je préfère quand un chewing gum se fout de la gueule d’un poney. Kenny est mort trop de fois dans south park, c’est bon j’ai capté - soit dit en passant le record se joue entre lui et moi, j’y reviendrai. <br /><br />C’est justement sur la mort que je voudrais écrire. La mort, la maladie, la souffrance, l’impuissance, la superficialité, le mensonge, et tout un tas de trucs difficiles à rendre drôles. Il faudrait, tout en essayant de le prendre au sérieux, aborder ce texte avec un extrême détachement. Comme la quatrième clope de la journée : on la kiffe, mais on n’y fait pas attention. Il faut imaginer ce texte comme un amant moyennement séduisant avec qui on couche sans y penser. Il se pourrait bien qu’on soit agréablement surpris. <br /><br />Trêve de bavardages, je vais parler drogues. Encore une fois. Une fois pour toutes. J’ai fait l’erreur de publier sous mon nom un petit texte sur ma première overdose il y a quelques années, lequel a donné lieu a des interviews et des articles, et aujourd’hui il suffit de taper mon prénom et mon nom sur Google pour apprendre que je suis un toxicomane officiel. Toxico revendiqué. Tox exhib. Comme j’en ai fait mon sujet, pas seulement publiquement mais surtout dans mes relations intimes, il faut que j’accouche de façon définitive d’un texte qui aboutirait à ce que j’incube depuis dix-neuf ans de consommation quotidienne, dix cures, sept post-cures, trois internements psychiatriques et trois voyages à l’autre bout du monde.&nbsp; <br />`<br />J’ai fait le tour d’une question qui n’a pas de fin. C’est un vinyle sans musique dont on n’entend plus que le scratch permanent.<br /><br />En fait, il n’y a rien à dire sur la drogue : faites vos expériences, amusez vous, mais restez raisonnables parce que ça peut partir en couilles. Voilà. Next. <br /><br />Sauf que qui peut imaginer ou se souvenir à quel point ça peut partir en couilles à part ceux qui le vivent ou ceux qui sont morts ?<br /><br />Une chose importante à souligner tout de suite : pour l’immense majorité des personnes qui en font usage, les drogues sont ou bien des divertissements, ou au mieux des portes qui peuvent les aider à explorer leur être et le monde de façons intéressantes, ou bien leur permettre de stimuler des conversations profondes entre amis, de faciliter des rencontres avec des inconnus, d’entrer dans des états de transe avec la musique, de se donner confiance pour affronter les choses de la vie, de se détendre ou de se relaxer après une épreuve, de stimuler leur intellect pour produire de grandes choses avec leurs esprits, de développer une libido surhumaine qui les entraine dans des heures voire des jours de plaisir… De se sentir bien. Toutes ces choses peuvent jouer le rôle de rabatteurs pour la dépendance. Ou pas. Elles durent, et longtemps. Puis peuvent se confondre avec des tourments confus qui n’empêchent pas de continuer à kiffer. Le tourment et la confusion continuent à s’accentuer certainement mais le kiff reste prédominent. Le kiff se maintient tant qu’on maintient le contrôle. Et la plupart le maintiennent, dans leurs proportions. <br /><br />On ne devient pas tous allergiques.&nbsp; <br /><br />Si je parle depuis le pôle sud de la toxicomanie, où mes orteils gèlent à travers mes moons boots qui grelotent sur un lac de crystal, je ne sépare pas en deux les malades des esprits saints. Tous les consommateurs de drogues négocient avec eux-mêmes, à différents degrés. Entretiennent des limites, des gardes-fous. Pas la semaine. Pas tout seul. Pas telle drogue. Pas d’injection intra-veineuse. Pas dans la rue. Seulement en soirée. Ne pas en acheter soi-même. Etc. <br /><br />Ce que j’observe, c’est que ces limites ont une fâcheuse tendance à être dépassées avec le temps. Certains addictologues utiliseraient la formule de « maladie dégénérative ». Le mot « maladie » me questionne, même si il prend sens. Le mot « dégénératif » coule de source à mes yeux. Toute ma vie j’ai vu des gens franchir des barrières qu’ils s’étaient promis de ne jamais franchir. Les garde-fous tombent. Puis les corps. <br /><br />Un schéma classique de « dégénérescence de la maladie » consiste à substituer une drogue à une autre. J’ai beau avoir tout le mépris du monde pour la police, sa prévention au collège et son classique schéma de l’escalier des drogues, on ne peut pas rejeter entièrement sa véracité. Combien sommes nous à avoir pris nos premières cuites à l’adolescence, puis à avoir fumé un maximum de joints au lycée ? Beaucoup en sont resté là, d’autres ont découvert la coke et la MDMA aux alentours de la majorité. Sur cette route, encore une fois, la majorité en est resté a une consommation festive de ces substances pendant quelques années, voire toute une vie, et n’a pas franchi l’étape suivante. <br /><br />Ici, je veux parler de ceux qui ont gravi l’escalier en courant en se cognant la tête au dernier étage.<br /><br />Le truc de la drogue, c’est que c’est un raccourci vers le bien-être. De la triche. Un moyen simple et égoïste de ressentir de la joie et de l’intensité. C’est bien plus facile de sniffer une ligne de 3MMC que d’organiser sa vie pour se sentir épanoui. C’est cette facilité qui attire, avec une force de gravité sans égale. Il suffit d’ingérer un produit et tout va bien. Plus rien n’est à construire avec les autres, plus rien n’est à produire soi-même, plus rien n’est à élaborer. Nirvana vitesse lumière. Quand on a répété et répété l’expérience, comment le cerveau ne peut-il pas vouloir se reposer sur ce matelas king size à mémoire de formes ? C’est chimique. Dopamine, sérotonine, endorphines… Toutes ces molécules normalement régulées et régulièrement distribuées en petites quantités par le cerveau, lorsqu’elles sont massivement libérées d’un coup brutal et délicieux, laissent des séquelles. <br /><br />On n’oublie jamais sa première nuit sous ecstasy. <br />On n’oublie jamais son premier caillou de crack.<br />On n’oublie jamais sa première injection de cocaïne. <br /><br /> <br />Ça nous rattrape quand on ferme les yeux.<br /><br />Sans doute faut-il avoir une vie déjà riche en couleurs et en mouvements pour ne pas succomber au chant des sirènes. C’est sans doute la vacuité de nos existences qui laisse toute la place aux substances pour combler un vide abyssal.<br /><br />Attention, c’est l’heure des grands mots. <br /><br />Le capitalisme.<br /><br />L’occident.<br /><br />C’est bien cet empire, ce monde d’une infinie tristesse qui serpente dans nos métropoles qui produit une jeunesse complètement nihiliste et cynique, sujette à n’importe quelle proposition conjurant l’ennui. C’est enfoncer une porte ouverte. La drogue séduit l’homme sans histoire. Elle lui propose de donner à sa vie la consistance qu’il cherche, la densité existentielle que cherche à ressentir tout enfant nourri par le Spectacle aux images pleines de promesses.<br /><br />Je ne me victimise pas. J’ai été attiré depuis ma plus tendre enfance par les drogues, elles m’ont tout de suite fascinées. Pour des raisons personnelles, psychanalytiques et familiales qui ont peu leur place ici. <br /><br />Ce que je veux dire c’est : il s’agit d’une relation dialectique d’amour / haine, attirance / rejet, fascination / dégoût. Et donc par conséquent, arrêt / rechute / cure / rechute / internement psy / rechute / soins chamaniques / rechute… En dix-neuf ans de consommation quotidienne, ma plus grosse pause a été de sept mois, et il a fallu un changement de continent, un aménagement en Colombie et le recours à des médecines non-occidentales pour parvenir à un semblant d’équilibre.<br /><br />C’est un vers solitaire dans votre intestin qui avale tout ce que vous mangez. Et vous avez faim. Pas de nourriture, pas d’eau, pas de douche, pas de vêtements propres, pas de chauffage ni de toit sur votre tête : seulement d’une dose. De mon expérience, le crack est le dernier degré de la disparition de toute humanité en soi au profit du seul caillou. C’est une vie misérable. On se leve, on cherche de l’argent par tous les moyens, on achète, on fume, on est en manque, on cherche de l’argent, on achète, on fume… On est des poissons rouges en asphyxie dans un bocal sans eau, abandonnés par un propriétaire parti faire la fête à Ibiza. C’est une vie sans aucun sens, en quête de rien, qui ne réalise rien. Toutes les autres drogues ouvrent des portes : la coke fait discuter, le cannabis inspire, le LSD fait voyager, etc… Le crack, c’est une drogue qui se referme sur elle même. Quand on fume, on recrache la fumée, on a trois à cinq secondes de paradis absolu. Immédiatement après, c’est l’obsession de recommencer. Et tout est bon pour ça, il n’y a plus aucune éthique. <br /><br />Et je relativise ma situation. Je suis Français, blanc, j’ai un toit sur ma tête. Je ne suis pas un exilé Guinéen qui débarque dans un camp de migrants à qui un Modou (vendeur de crack) offre son premier kiff pour le rendre accro et tombe ensuite dans la spirale infernale. Je ne veux pas faire de misérabilisme mais les noirs africains marqués par le crack qui font la manche dans l’est parisien sont tout en bas de l’échelle sociale dans les considérations et matériellement. Non seulement ils n’ont rien, mais en plus ils sont traités comme des parias, bien pire que les jeunes de cité. On ne leur donne rien, on les chasse de partout, ils font peur, ils dégoûtent. La société est en guerre avec les crackeurs de la rue, les crackeurs de la rue sont en guerre avec la société. Personne ne peut imaginer la détresse psychologique de celui qui est en descente et à qui il faut un nouveau caillou.<br /><br />C’est au delà des mots. <br /><br />Et quand, dans cette situation, on se retrouve en GAV en descente, maltraité par la police qui a pour elle à faire au tiers-monde, c’est l’enfer. L’enfer. <br /><br />Quelle que soit le produit, on peut devenir allergique. C’est à dire tomber dans la dépendance. Cela veut dire qu’il n’est plus question de vivre et de consommer par plaisir, mais de consommer pour fonctionner. Pour se lever le matin, pour consulter son téléphone, pour tenir une conversation, pour pouvoir sortir de chez soi, pour avoir un rapport sexuel, pour penser, pour ne pas rester dans l’engourdissement sclérosé du néant, affalé sur son lit sans pouvoir faire autre chose qu’être obsédé par le produit, éventuellement en s’abrutissant par substitution à l’alcool ou aux joyeusetés psychiatriques de types anxiolytiques ou neuroleptiques. <br /><br />C’est ici que le mot « maladie » prend sens. Il permet de dire au monde extérieur que tout ça n’a absolument aucun rapport avec la volonté. La toxicomanie est précisément une pathologie de l’infléchissement de la volonté.<br /><br />Au début bien sûr il y a des raisons sous-jacentes : traumatismes, violences, culpabilité… Mais la drogue à un certain degré devient un problème tellement gros qu’elle efface ses origines. Ce sont les conséquences qui deviennent les causes. Et c’est la dépendance qu’il s’agit de traiter. <br /><br />C’est une violence qu’on s’inflige sans ne plus ressentir aucun plaisir. On cherche des bribes de flash qui nous font nous sentir vivants quelques secondes. <br /><br />Pour dire quelques mots sur moi et mon actualité : j’ai touché de l’argent pour la première fois il y a un mois. 8000 euros. Je n’avais jamais eu une telle somme. L’argent a disparu en moins d’un mois en cocaïne, métaamphétamine, Alpha PIHP, 3MMC… entre autres. Mon corps est couverts de cicatrices d’injections et ça fait seulement cinq jours que je suis clean, le temps de reprendre mes esprits et de pouvoir écrire ce texte. Et je suis en sursis. Je n’ai pas de porte de sortie. L’addictologie est impuissante. Les psychiatres sont dépassés. Le chaman avec qui j’ai travaillé n’a pas pu grand chose. Je suis mourant. Et il n’y a rien de dramatique la dedans, c’est mon chemin, ma vie, je ne l’échangerais contre aucune autre. Aucun regret.<br /><br />J’écris tout ça pour mes semblables. <br /><br />Ceux qui n’ont plus que ça et qui ne l’ont même plus. <br /><br />Des ratés, des déchets, des profiteurs, des irresponsables, des immatures, des enfants, des jouisseurs, des profiteurs…<br /><br />Des toxicomanes. <br /><br />Il y aurait tant à faire. <br /><br />Le premier geste serait de comprendre. <br /><br />Voilà, on a bien rigolé non ?]]></description>
<slash:comments>5</slash:comments><pubDate>Sun, 07 Jun 2026 06:44:52 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Kaarl ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Un coup de déprime / Le blog de Benzotrip]]></title>
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<description><![CDATA[Bonjour à tous,<br />Je savais pas trop où m&#039;exprimer alors, je le fais sur mon blog car ce soir j&#039;ai besoin de parler.<br />Voilà 2 ans que je consomme des prods, mes conso, vous les connaissez.<br />Au début de l&#039;année, j&#039;ai perdu le contrôle avant de le reprendre, j&#039;en ait parlé dans &quot;Le craving et la solitude&quot;. Et aujourd&#039;hui je traverse malgré moi une dépression. Assez seul, complètement perdu. - Je reviendrai sur les prods.<br />J&#039;ai bien mis des choses en place pour aller mieux : des sorties, des amis, du travail, un rythme régulier ect...<br />Je ne peux pas nier que ça m&#039;a aidé dans mon sevrage de benzo mais je n&#039;arrive plus à vivre comme avant : profiter de l&#039;instant présent, réfléchir, ressentir du plaisir. Je vis dans l&#039;anhédonie pure et dure. Je rigole mécaniquement, j&#039;essaye d&#039;entretenir tant que faire ce peu les conversations mais j&#039;en ai marre de faire semblant, que rien ne me touche. Je n&#039;ai plus envie d&#039;aller vers les gens, je n&#039;ai plus envie de gagner de l&#039;argent, je n&#039;ai plus envie de rien.<br />Beaucoup de changements importants se sont produits dans mon adolescence à partir de mes 11/12 ans avec une période d&#039;accalmie puis un retour au bordel à partir de mes 15 ans. Je pense que ça a structurellement changé qui je suis aujourd&#039;hui.<br />J&#039;ai manqué de présence, d&#039;affection durant cette période, de définition des normes sociales. J&#039;ai appris à me protéger, à vivre dans mon monde mais arrive un moment où l&#039;on doit se construire seul, avancer.<br />J&#039;ai même pas des moments ou je pleure ou je suis triste c&#039;est juste de la douleur/de la colère/du rien.<br />J&#039;ai pleuré 1 nuit en rêvant que j&#039;avais un frère dont je devais m&#039;occuper et c&#039;était enfin ma raison de vivre : une cause plus noble que ma vie, une chose &quot;pure&quot; dont je devais prendre soin, quelqu&#039;un avec qui je créerais un lien solide et profond. <br /><br />Après ma perte de confiance en moi majeure et ma perte de contrôle sur les stups, j&#039;ai fait une TS - il fallait un coupable alors tout le monde blâme les prods : mes parents, le doc, moi même je l&#039;ait fait en pensant à une descente ayant provoqué cette crise précise. Mais en relisant mes écrits, ça ne date pas d&#039;hier l&#039;envisagement du S. La dépression est installée depuis début 2024 au moins ! Et encore j&#039;y étais bien profond déjà. Les prods ça été qu&#039;un morceau sur le chemin.<br />Seul l&#039;été 2025 à été fantastique mais : obtention du BAC, 18 ans, découverte des substances, premier couple auquel je croyais : (une raison de vivre aimer comme on aurait aimé l&#039;être)...<br />Aujourd&#039;hui après les substances, les séances de psy, le CSAPA, les benzos puis leur arrêt je ne sais plus quoi faire - je n&#039;envisage plus de solution.<br />J&#039;en ait marre des médocs qui engendrent un sevrage, une addiction, un effet rebond et des effets secondaires long comme le bras.<br />Prendre des substances dans l&#039;espoir de guérrir et de façon régulière j&#039;ai testé et je ne pense pas que ça soit une bonne raison a part les psyché de temps en temps pour un soulagement temporaire.<br />Une adolescence à mal me sentir, a ne pas profiter pleinement, à ne pas être dans l&#039;instant même quand je me laisse aller a quoi bon ? Et de façon invisible ou presque : très entouré, pas considéré comme &quot;bizarre&quot; ou dépressif (au contraire) mais quand même un peu à l&#039;écart : éternel deuxième.<br />J&#039;ai l&#039;impression que mes capacités intellectuelles s&#039;amenuisent à vue d&#039;oeil, de passer à côté de ma vie, je me sens mal physiquement et mentalement comme si mon cerveau fondait lentement.<br />J&#039;ai toutes les raisons de me retrouver pourtant : je me constitue un meilleur entourage, je peux reprendre les études, j&#039;ai du travail...j&#039;essaye de voir le verre à moitié plein mais le bouton plaisir/motivation/bonheur est bloqué.<br />J&#039;ai beau accomplir des choses, faire des trucs satisfaisant, c&#039;est le plat intersidéral.<br /><br />La médiation, la respiration tout ce que vous voudrez je n&#039;y suis pas hostile, j&#039;ai essayé. Alors je veux bien attendre mais jusqu&#039;a quand ? Es-ce que ça revient un jour ? J&#039;en ai vraiment marre <br />Puis ok en théorie j&#039;ai plus de benzos ou presque plus mais en pratique l&#039;anxiété ne s&#039;est pas évaporée : 30 min de tachycardie gratuite par jour + mon environnement oppressant que je fuis tant que possible mais qui reviens souvent à moi.<br /><br />Bref, je lutte, j&#039;attends mais jusqu&#039;a quand ?<br />Je suis désolé de poser ça ici, j&#039;ai personne à qui le partager : ni ma famille, ni mes amis qui a part 1 sont plus des &quot;potes&quot; que des amis même si j&#039;en ai bcp.]]></description>
<slash:comments>29</slash:comments><pubDate>Thu, 04 Jun 2026 00:28:34 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ Benzotrip ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[psychose pharmaco-induite / Le blog de marnowi]]></title>
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<description><![CDATA[D&#039;abord, ça ressemble à un shoot &quot;normal&quot;. La prépa, la piqûre, et le filet de sang qui remonte dans la solution, indiquant que je suis bien dans la veine. Ca fait un joli précipité. C&#039;est la partie la plus technique, il faut réussi à dé-serrer le garot sans faire bouger l&#039;aiguille. Puis petite tirette pour vérifier que je suis toujours dedans, et j&#039;appuie sur le piston.<br /><br />Le goût explose dans ma bouche, mes oreilles bourdonnent, et une vague de chaleur envahit mon corps, de bas en haut.<br /><br />Et c&#039;est là que, dans certaines conditions, ça devient bizarre.<br /><br />Ca commence souvent par des bruits: il y a &quot;quelque chose&quot; autour de moi. Ca farfouille, ca bruisse, ça se déplace.<br />Et puis rapidement je les sens sous mes vêtements. D&#039;ailleurs je vois mes vêtements bouger et former des bosses. Ca grimpe sur moi.<br />Plus la dose est forte, plus je perçois ces choses.<br />Ca concerne la vue, l&#039;ouïe et le toucher.<br />Il y a comme des bestioles un peu partout autour de moi.<br />Avec le temps je leur ai même donné un nom, c&#039;est mes &quot;gremlins&quot;.<br />Ca peut aller loin, genre carrément des bruits de chutes d&#039;objets, et après je pourrais jurer que des choses ont changé de place. Parfois je les entends aussi &quot;communiquer&quot;, avec des bruits qui ressemblent à certains bruits &quot;extra-terrestres&quot; qu&#039;on peut entendre dans des séries ou films de science-fiction.<br />Mais je ne les vois réellement jamais, sauf si dose très forte (genre 0.2g), où là je peux en partie les voir.<br />Sinon, je ne perçois que des mouvements, en vision périphérique, et le temps que je tourne la tête, il n&#039;y a plus rien.<br /><br />Ca ne date pas d&#039;hier. C&#039;est arrivé il y a plus de 10 ans, après une dose trop forte de c en IV.<br />Au début, cette présence était clairement humaine, je voyais des ombres et j&#039;entendais des chuchotements.<br />De là, c&#039;est comme si une bataille s&#039;était engagée entre la psychose et la raison: c&#039;était IMPOSSIBLE qu&#039;il y ait d&#039;autres humains dans mon appartement.<br />Alors ces &quot;choses&quot; ont rapetissé, jusque la taille de &quot;bestioles&quot;.<br />Je me rappelle que je le vivais hyper mal à l&#039;époque. J&#039;étais complètement flippée, mais je n&#039;arrivais pas à arrêter. J&#039;ai quand même fini à courir pieds nus dans la rue parce que les bestioles en avaient après moi et m&#039;attaquaient...<br /><br />Plus de 10 ans plus tard, cette psychose pharmaco-induite, de son nom savant, est revenue peu à peu avec la reprise de la conso et l&#039;augmentation des doses.<br />Mais je suis beaucoup plus calme aujourd&#039;hui et je ne le vis pas du tout pareil.<br />Le plus bizarre de cette bizarrerie, c&#039;est sûrement même que cet effet est passé dans la catégorie &quot;effet attendu voire recherché&quot;. Ca fait partie du trip quoi...<br />Je me colle contre un mur et j&#039;écoute, je perçois, je sens, j&#039;attends que ça vienne... puis que ça passe.<br />Au bout de vingt à trente minutes selon la dose, les choses redeviennent normal.<br /><br />C&#039;est quelque chose dont je n&#039;ai parlé à quasi personne.<br />Ben oui, en parler c&#039;est quand même prendre le risque de passer pour une folle furieuse, pardon pour la psychophobie.<br /><br />Il y a une grosse semaine j&#039;ai quand même osé en parler à mon conjoint. Qui a eu l&#039;ai plus curieux qu&#039;atterré.<br />Je lui ai expliqué que chaque shoot devenait une espèce de quête, pour en avoir le coeur net, parce que ça semble tellement réel...<br />&quot;Ben filme toi!&quot; qu&#039;il m&#039;a dit.<br />Pas bête, j&#039;y avais pas pensé.<br />Vendredi je l&#039;ai fait.<br />Ca donne 20 minutes de rien filmés alors que pour moi ça bougeait de partout.<br />Bon, en vrai je m&#039;y attendais hein, mais j&#039;avais quasi une petite déception.<br />Quoi, mes shoots ne me permettaient pas de me connecter avec des forces invisibles?! Lol.<br /><br />Je me demande à quel point cette &quot;quête&quot; a joué dans mes récentes pertes de contrôle avec l&#039;IV, à force de vouloir &quot;vérifier&quot; le fond de cette histoire. Ca m&#039;a fait augmenter les risques aussi, parce que cet effet est dose-dépendant, et que j&#039;ai eu tendance à augmenter les doses pour avoir des effets de plus en plus nets.<br /><br />Je dois aujourd&#039;hui tirer un trait dessus pour l&#039;instant, parce que je n&#039;arrive pas à gérer cette pratique, à la &quot;dompter&quot; de manière à faire en sorte qu&#039;elle soit occasionnelle. En tous cas avec la c, et c&#039;est le seul produit que j&#039;injecte à ce jour (je ne désespère pas de retomber sur de l&#039;héro.... Un jour peut-être).<br /><br />Hier soir, c&#039;était à nouveau big discussion après ma 2e perte de contrôle en quelques mois. Et une fois tout mis sur la table, le constat était sans appel: l&#039;IV, c&#039;est fini pour le moment.<br /><br />Il me reste le souvenir de ces drôles de trips, et un nouveau chemin à ré-inventer pour faire la paix avec mes consommations.<br /><br />Marnowi<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1780/psychosepharmacoinduite.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1780/psychosepharmacoinduite.webp" alt="/forum/uploads/images/1780/psychosepharmacoinduite.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a>]]></description>
<slash:comments>7</slash:comments><pubDate>Mon, 01 Jun 2026 09:23:19 +0200</pubDate>
<dc:creator><![CDATA[ marnowi ]]></dc:creator></item>
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<title><![CDATA[Dérapage incontrôlé/able / Le blog de marnowi]]></title>
<link>https://www.psychoactif.org/blogs/Derapage-incontrole-able_9497_1.html</link>
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<description><![CDATA[Et voilà.<br />On prend les mêmes et on recommence.<br />Les mêmes? Pas tout à fait.<br /><br />J&#039;ai de nouveau connu une perte de contrôle il y a un peu plus de 2 mois. Et comme toujours avec mes pertes de contrôle, c&#039;est de L&#039;IV de coke qu&#039;il s&#039;agit.<br /><br />Conso exponentielle, compulsion... Et bim.<br />J&#039;étais incapable de mettre un coup d&#039;arrêt.<br />Alors j&#039;ai pris une décision radicale: j&#039;ai, pour un temps en tous cas, renoncé à mon autonomie financière, en confiant ma carte bleue à mon conjoint.<br />J&#039;en menais pas large ce soir là. Culpabilité au maximum et torrent de larmes.<br />J&#039;ai passé une dizaine de jours sans CB, ça fait bizarre mais ça m&#039;a permis de donner le coup d&#039;arrêt. Soulagement.<br /><br />je profite de l&#039;accalmie pour surfer sur le site d&#039;un réseau de psychologues dont m&#039;avait parlé ma pote. Une bande de meufs hyper engagées et qui consultent en visio.<br />Elles sont féministes, sensibilisées à à peu près toutes les formes de discriminations, et a priori bientraitantes.<br />Parmi elles, l&#039;une est sensibilisée aux addictions. Allez hop, je prends rendez-vous dans la foulée. <br /><br />Le premier échange a lieu et le courant passe. Ouf, ça va mieux.<br /><br />J&#039;ai tenu 15 jours sans consommer.<br />Et puis j&#039;ai repris. En sniff d&#039;abord, mais j&#039;ai rapidement re-shooté.<br />Et la semaine dernière, j&#039;ai complètement craqué.<br />En mode absolu, c&#039;est ma plus grosse perte de contrôle depuis que j&#039;ai repris mes consos.<br />1g par jour envoyé en quelques shoot, au prix où est le beurre ici, mon compte en banque s&#039;est pris une claque monumentale.<br /><br />Qu&#039;est-ce qui a fait bascule? J&#039;ai du mal à l&#039;identifier.<br /><br />Mais hier soir, comme souvent, c&#039;est une discussion avec mon conjoint qui m&#039;a permis de faire le pas de côté. Mettre des mots. Dire à haute voix ce qui se passe depuis des jours. Je ne suis pas rentrée dans les détails, mais je lui ai expliqué les grandes lignes.<br />La différence avec la fois d&#039;avant?<br />Moins de culpabilité. Pour de vrai cette fois-ci. C&#039;est d&#039;ailleurs le conseil que m&#039;avait donné la psy: surtout, si vous reconsommez, ne culpabilisez pas!<br /><br />Le seul truc qui me rendait triste, c&#039;est de faire subir ça à mon conjoint. Parce qu&#039;il est drôlement inquiet. Ca commence à devenir pesant cette histoire.<br /><br />Mais tout à l&#039;intérieur de moi, je sentais une espèce de calme. Comme si j&#039;étais en train de clore un chapitre. <br /><br />Je lui ai dit que j&#039;allais lui re-confier ma CB.<br />Ce matin j&#039;y ai pensé, mais finalement je l&#039;ai gardée.<br />Pas pour racheter, mais parce que j&#039;avais le sentiment qu&#039;en vrai, je n&#039;en n&#039;avais pas réellement besoin. Que cette parenthèse était finie, que j&#039;avais bien profité et que maintenant c&#039;était bon, on passait à autre chose.<br />Je m&#039;appuie sur ce que j&#039;ai su faire auparavant, et j&#039;avance.<br /><br />Mercredi, j&#039;ai de nouveau rendez-vous avec la psy. Je vais voir avec elle comment baliser au mieux le chemin.<br /><br />Le premier objectif, c&#039;est 3 semaines sans consommer de c, et me permettre un extra mais en sniff lors d&#039;une teuf prévue fin juin.<br /><br />Je ne sais pas si je parviendrai un jour à l&#039;IV occasionnelle avec ce produit.<br /><br />On verra....<br /><br />Marnowi<br /><br /><a href="https://www.psychoactif.org/forum/image-reelle.php?code=1780/assez.jpg" target="_blank"><div style="" ><figure style="margin-right:20px;margin-left:20px;margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><img class="postimg" src="/images/loading.gif" data-src="/forum/uploads/images/1780/assez.webp" alt="/forum/uploads/images/1780/assez.webp" title="" style="" /><figcaption style="max-width:100%;text-align:center;padding: 5px 10px;width:564px;font-color:#666;font-size:10px;"></figcaption></figure></div></a>]]></description>
<slash:comments>8</slash:comments><pubDate>Mon, 01 Jun 2026 08:57:47 +0200</pubDate>
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