Drogues et littérature / PsychoACTIF

Livre - Drogues et littérature


#91 09 janvier 2017 à  23:20

ExpériMentaleFrénésie
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Re: Drogues et littérature

Mammon Tobin a écrit

La bonne vieille bananadine lol

Une de mes légendes urbaines préférées (et elle date mine de rien...) question drogues ^^
Par curiosité, dans le bouquin ils en parlent de façon sérieuse, où ils savent que c'est bidon mais trouvaient intéressant de se pencher quand même sur la question?
Merci!

MT

Haha non ce n'est bien qu'une légende!
J'avoue que j'avais à  peine survoler le sujet, ce n'est pas vraiment ça qui m'intéressait dans le livre, mais j'ai trouvé ça drôle comme petite note d'humour finale.
Mais je viens de lire en détail (p.120) : apparemment cette rumeur à  pris tellement d'ampleur que le gouvernement à  bel et bien hésiter à  classer la peau de banane dans les stupéfiants à  cause de

- dopamine (70mg/100g)
- sérotonnine (5-hydroxyptamine)

car ce sont tous deux des neurotransmetteurs. Mais d'après moi ce serait comme interdire la consommation de chocolat! Bien que je ne mange pas la peau de banane..

En conclusion ils disent qu'il faudrait fumer des kilos de peaux de bananes séchées..
Encore une fois c'est juste une question de dosage.. même si celle-ci me fait bien rire!


Si votre quotidien vous semble insipide, c'est que vous ne vous y investissez pas encore assez.

"Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme"
-William Ernest Henley- "Invictus"

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#92 25 janvier 2017 à  09:59

ji air
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Re: Drogues et littérature

pour ceux qui ont lu et apprécié L'accro de Donald Goines, je vous conseille dans la même
veine le livre de Clarence Cooper, La Scène.
C'est pas du bidon, on sent le vécu, la rue, la poudre bref ça change de Flash et autres habituelles niaseries et vous pourrez le trouvez pour une paire d'euros.
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certains on déjà  du en parler, pas grave j'en remet une couche tant ce livre m'a trop botté. Il s'agit de Pimp d'Iceberg Slim, un live qui transpire la dope, le sexe et la violence par toutes les pages.
Dans la série des récits autobiographiques s'est mon chouchou et là  encore pour 3 ou 4 balles on peut le trouver.
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et merde, je peux pas conclure sans vous parler de l'immense Edward Bunker. Un ptit blanc teigneux qui passé dans les années 60/70 une bonne partie de sa vie dans les pires pénitentiers américains et qui n'a pas son pareil pour vous décrire ce que fait un bon gros shoot ce cocaïne ou vous embarquer pour un braquage foireux de supérette.
C'est vraiment percutant, le genre de livre qu'on ne peux plus fermer avant de l'avoir terminé.
C'est sec comme une trique, plus dur qu'un gros coup de boule, glauque comme peuvent l'être la vie des criminels de profession, féroce comme l'enfer et plus jouissif  qu'un rush de coke.
Sa trilogie sur La Bête est sans doute son chef d'oeuvre mais, drogues obligent, je vous conseille Les Hommes de Proies, ou on suit trois fracassés de première se lancer dans une activité décidément indémodable le braquage de dealers. Rien que pour les pages sur le shoot de coke de maddog, le total psychopathe de la bande ce livre mérite d'être lu. Et même pas cher. Putain lisez-le, vous allez morfler sévère mais pour votre plus grand bonheur.Putin, j'en frémit rien que d'en parler.
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faut que je me calme car sinon je vous en colle pour 100 pages direct
à  tchao les zigs

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#93 25 janvier 2017 à  10:57

ji air
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Re: Drogues et littérature

en fait c'est d'un autre petit bouquin dont je voulais vous causer, mais après avoir lu le post sur l'excellent  livre de Donald Goines, L' Accro, j'ai bifurqué sur d'autre bouquins de la même engeance.

Alors retour à  la source, voici Condessions d' Un Chasseur d' Opium de Nick Toshes.

Il s'agit d'un tout petit book d'à  peine 78 pages, délicieusement écrit et plein d'un humour irrévérencieux,  ça glisse tout seul.
"Vous comprenez, il fallait vraiment que j'aille en enfer. J'avais pour ainsi dire le mal du Pays", c'est ainsi que débute ce livre dans lesquel Nick Toshes nous emmène à  la recherche de la dernière fumerie d'opium. De New-York à  Phnom Penh, il nous ballade pour notre plus grande joie fouiner dans les quartiers chauds dans l'espoir de trouver un morceau de la divine drogue, du "chandoo" évidemment.Sinon rien.
Et du vieux si possible, un qui aurait fermenté "de façon subtile et élégante depuis quatre vingt ans et plus". Au passage il en profite pour railler ces stupides snobs qui peuplent désormais la grand pomme, prêt à  payer 35$ pour un demi-oignons et moque férocement les vaniteux qui claquent plusieurs centaines de dollars pour une bouteille de pif, "du vinaigre" selon Toshes dans laquelle le goût des pesticide, des engrais et de la bouse de vache domine. "Ces ploucs qui ont fait de N.York un centre commercial tous publics"
Nick Toshes préfère lui l'opium, un opium pour lequel il se dit né, évoque en passant un grand couturier français, réputé posséder la plus grande collection de pipes à  opium du monde et important du Laos du chandoo pur par kilos (vous aurez j'en suis sûr deviné qui est , ou plutôt était, ce fin connaisseur, non?)
"La lampe est allumée, la pipe est inclinée. Je suis chez moi" c'est ainsi qu'il conclut, cette petite aventure, Nick Toshes aura donc mené sa mission à  bien, pour notre plus grand plaisir.
Encore une petite bouffée les zigs ? (oups,et les ziguettes bien sûr?
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et je vous en prie, arrêtez avec Flash ou Le Grand Voyage, passe encore à  16 piges, putin mais vous avez donc pas capté que ce prétendu récit autobiographique n'est qu'une somme de vagues témoignages que Duchaussois a bidonné et charcuté pour en faire SON histoire. Ouaip, j'avoue, moi aussi j'ai "flashé" à  mon adolescence et j'ai même du être assez naïf pour le lire au moins 2 fois. Ouaih, la route, la récolte du cannabis au Liban (putin mort de rire quand j'y repense), Katmandou, l'héroine, les junkies qui vont se finir en haut de la montagne - oh c'est si romantique- et pour finir l'élixir parégorique à  Paris dans une chambre de bonne, ouaih ouaih ben c'est tout du bidon les peitits. B.I.D.O.N.

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#94 07 févier 2017 à  18:24

ElSabio 
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Re: Drogues et littérature

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Toxico B. Benderson
Payot et Rivages (1998)



Une plongée à  New York, plus précisément à  Times square dans les 80's où l'on côtoie une faune étrange, composée de trans, de camés, d'homos, de sidéens, de barges, de putes ou encore de taulards, d'arnaqueurs, bref, une foule plutôt éclectique. L'auteur s'attache à  décrire avec beaucoup d'humanité le quotidien de ces gens, le tout sans aucun voyeurisme et il essaye de décrire ses protagonistes dans leurs déchéances tantôt subies, tantôt choisies.

L'auteur sait de quoi il parle, il compte parmi les spécialistes de la littérature underground des U.S, de plus, il a vraiment connu tous les marginaux de son récit. Il ne faut pas rechercher l'esthétisme dans ce livre mais plutôt l'émotion, il est arrivé à  susciter l'empathie pour des personnes qui, parfois, en méritent peu.

Enfin, un récit d'une grande lucidité, une plongée en eaux troubles réalisée avec tact, respect et beaucoup de sensibilité.


Bonne lecture.

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#95 08 févier 2017 à  09:24

Scantloz 
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Re: Drogues et littérature

http://www.lianalevi.fr/images/30/v_book_434.jpg

La frontière entre le Mexique et les USA, Tijuana et San Diego, les passages clandestins, la police qui surveille le mur et intercepte les clandestins, la collaboration des polices des deux cotés, la corruption dans la police et dans la politique, principalement au Mexique, mais pas uniquement, les gangs, le trafic de drogue, leurs guerres de territoire meurtrières, les prisons mexicaines qui sont de véritables petites villes où les gangs ont reconstitué leurs territoires...
Il ne s'agit pas d'arrêter un trafiquant, mais de considérer si c'est opportun en fonction des échéances politiques, compte tenu de sa protection par un homme haut placé, des liens de ce dernier avec certains milieux de Washington, sans parler des contacts qui peuvent impliquer d'autres pays...
Le "Triple Crossing", c'est la triple frontière entre Paraguay, Brésil et Argentine, lieu de rencontre  pour terrorisme et banditisme de tous pays.
Le livre est  autant un roman qu'un reportage, l'auteur étant un journaliste spécialisé dans les questions de crime organisé, sécurité et immigration.
Très intéressant.

Interview de l'auteur :

https://youtu.be/UHI6IGJTUX0?t=206

Dernière modification par Scantloz (08 févier 2017 à  09:49)

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#96 14 févier 2017 à  12:02

ElSabio 
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Re: Drogues et littérature

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New York Rage : Et autres récits
Bruce Benderson
Payot et Rivages (2004)



Je continue avec un autre livre de B. Benderson que j'aime beaucoup, ici, un recueil de nouvelles sur le même thème que précédemment posté, le New York underground des 80's.

B. Benderson parvient encore une fois à  animer toute une galerie de personnages aussi déjantés qu’attachants.

Plutôt que de faire une description de son recueil, je vais vous faire découvrir un extrait d'une de ces nouvelles, la dixième, cela donnera le ton de son œuvre, Bruce (le narrateur) raconte sa plongée au cœur de sa dépendance au crack en expliquant dans quelles abysses elle nous plonge :

"Quand il rencontre le Sphinx, un jeune de 19 ans tout droit débarqué d’une ferme dans l'État de New-York, l’alchimie est instantanée. Sans que l’on puisse parler d’amour, ils entretiennent une relation où le mélange des corps et la consommation de crack les plongent hors du temps et de l’espace.

Un jour, le Sphinx ramène à  l’appartement Oklahoma, jeune fille perdue qui fait des passes pour survivre ; s’engage un étrange ménage à  trois qui conduira au départ du Sphinx, remplacé alors par Custard avec qui se poursuivra la débauche de sexe et de drogue alors entamée.

Un soir, en revenant à  l’appartement après avoir acheté de quoi se défoncer, Custard et Bruce se rendent compte que le dealer les a arnaqués en leur vendant des noix de macadamia au lieu du crack. Bruce découvre que le faussaire n’est autre que le Sphinx et, à  défaut de pouvoir satisfaire son addiction, il se vengera en allant agrafer la pomme d’Adam de son ancien amant."



Voilà , j'espère que cela vous donnera envie de découvrir cet auteur et ses livres, bonne lecture.

Dernière modification par ElSabio (14 févier 2017 à  12:03)

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#97 04 mars 2017 à  15:23

mikykeupon 
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Re: Drogues et littérature

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Les politiques des drogues sont aujourd’hui l’expression d’enjeux et de tensions au cœur des sociétés contemporaines. Les drogues se diffusent, les usages sociaux de ces substances évoluent et les réponses publiques s’avèrent souvent difficiles à  mettre en œuvre car elles soulèvent des controverses autour du permis et de l’interdit, du licite et de l’illicite, de la prévention et de la répression….
L’ouvrage est construit en 3 parties :
– La fin du consensus sur la guerre à  la drogue
– Le brouillage des frontières entre illicite et licite
– Promouvoir une approche équilibrée qui prenne en compte l’expérience des usagers

Paru en février 2017
Éditeur : Editions Esprit

Auteurs :
Marie Jauffret-Roustide
Sociologue et politiste, elle est chargée de recherche à  l’Inserm et mène actuellement une recherche sur les politiques de réduction des risques en Europe. Elle est également chargée de mission à  Santé Publique France et coordonne avec Richard Rechtman le programme Sciences sociales, drogues et société de l’Ehess.

Jean-Maxence Granier
Agrégé de lettres, linguiste et sémioticien de formation, il a fondé le cabinet de conseil Think-Out spécialisé dans l’analyse des médias. Il s’intéresse à  la question des drogues et des psychotropes autour des enjeux de représentation, de philosophie morale et du rôle des groupes d’entraide, et participé à  l’audition publique sur « La réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives » organisée à  l’initiative de la Fédération française d’addictologie.

Commander l'ouvrage ou en suivant le lien il est possible d'en lire une partie en PDF.

Source : http://www.federationaddiction.fr/ouvra … s-drogues/


Si on ne peut plus rire des trucs sérieux, de quoi va-t-on rire ? (Coluche)
Ferme ta gueule, t'auras moins froid aux dents !

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#98 19 juin 2017 à  23:41

zenoupazen 
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Re: Drogues et littérature

Bon, pas des romans, mais des livres intéressants sur la drogue.

Le premier que j'ai lu il y a fort longtemps c'est Il n'y a pas de drogués heureux du Dr Claude Olivenstein

https://pictures.abebooks.com/isbn/9782221001875-fr-300.jpg

Dans il n'y a pas de drogués heureux, le docteur Claude Olievenstein nous raconte d'abord son enfance et son adolescence. Né à  Berlin en 1933 d'une famille juive, émigré à  Paris, son itinéraire le projette à  tous les carrefours significatifs de notre temps. Devenue psychiatre, il traverse plusieurs de ces mouroirs livrés aux bureaucrates qu'étaient les ailes des années 50 et 60. La révolte où le jette le conformisme pontifiant, le fréquent sadisme de l'univers hospitalier d'une part et les travaux qu'il entreprend d'autre part sur le LSD, le rapprochent alors d'une jeunesse qui trouve, dans les stupéfiants, un moyen privilégié de satisfaire son besoin radical d'absolu. Pour conseiller les " toxicos ", et tenter de les sortir de leur prison infernale, le docteur Olievenstein crée, en 1972, le centre Marmottan où s'élabore, dans l'action, tout un ensemble thérapeutique original. C'est pour une médecine plus humaine et plus chaleureuse que plaide ce livre lucide, profond et généreux, jalonné de portraits et de récits saisissants.

Dernière modification par zenoupazen (19 juin 2017 à  23:42)

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#99 19 juin 2017 à  23:47

zenoupazen 
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Re: Drogues et littérature

Un autre que j'ai trouvé très intéressant beaucoup plus récemment : Drogues et civilisations, une alliance ancestrale - De la guerre à  la pacification de Michel Rosenzweig (un peu ardu à  lire parfois mais très complet et passionnant)

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41nrAJq6uPL._SX321_BO1,204,203,200_.jpg

Cet ouvrage tente d'expliquer les fondements épistémologiques, anthropologiques, historiques et juridiques déterminant encore aujourd'hui nos pratiques sociales, politiques et thérapeutiques en matière de drogues. La question de la drogue est en réalité plus aujourd'hui une question d’anthropologie culturelle définitivement inscrite dans la dynamique géopolitique de l’offre et de la demande qu’une problématique prioritairement clinique, contrairement à  ce que l’on continue à  prétendre et ce, sans minimiser la réelle souffrance d'une partie des consommateurs qui précisément se soignent eux-mêmes souvent inadéquatement sans le savoir.

De l’expérience contrôlée à  la dépendance nocive pour l’individu, il y a non seulement une question de dosage et d’usage, mais surtout une affaire de motivations, de rencontres et de relations et plus encore une affaire de lien que l’on entretient avec les drogues (liens distants ou passionnels, liens utilitaires occasionnels ou nécessaires, liens avec soi-même ou avec les autres, etc.). Enfin, ces liens sont déterminés par des représentations et des contextes dans lesquels les drogues circulent et les individus vivent et évoluent avec leurs désirs et leurs pulsions.

L’effacement des frontières entre drogues et médicaments nous montre bien aujourd’hui que le remède peut ou peut ne pas se transformer en poison parfois redoutable, quel que soit le nom qu’on lui attribue.

Entre les deux se trouve un espace individuel où la subjectivité rencontre les tensions inhérentes au quadruple impératif de la nouvelle modernité : productivité, consommation, autonomie et responsabilité. Une mission quasi impossible à  atteindre qui débouche forcément sur un malaise.

C'est au creux de cet espace que notre choix individuel et notre éthique résident à  l'époque de risque zéro, de l'euphorie perpétuelle obligatoire et du bonheur sous ordonnance.

Dernière modification par zenoupazen (19 juin 2017 à  23:57)

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#100 20 juillet 2017 à  13:52

ElSabio 
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Re: Drogues et littérature

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Date de parution :      06/04/2017
Editeur :                    Eres
Collection :                Clinique Du Travail
Nombre de pages :     348






« Se doper » pour travailler , l’interview de Dominique Lhuilier



« Se doper » pour travailler ou comment se transformer à défaut de pouvoir transformer le travail

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Professeure émérite en psychologie du travail au Centre de recherche sur le travail et le développement (CNAM), Dominique Lhuilier vient de diriger l’ouvrage « Se doper pour travailler (érès), avec Renaud Crespin et Gladys Lutz, auquel ont contribué un grand nombre d’universitaires en ergonomie, psychodynamique du travail, mais aussi acteurs du soin et syndicalistes. Drogues, alcool, tabac, médicaments… Si les substances psychoactives sont plébiscitées par les actifs, c’est surtout, selon les auteurs, pour leur permettre de continuer à travailler… L’occasion de ne pas se limiter à une lecture en termes d’addiction. Entretien.




Pourquoi avoir choisi le terme de « se doper » pour le titre, plutôt que celui de « drogues » ?

Non seulement parce que le terme de « drogue » est connoté dans le sens commun, mais aussi parce que nous souhaitions éviter l’entrée par produits : alcool, médicaments psychotropes, tabac, etc. Par ailleurs, le terme de « dopage » est connu par l’opinion publique dans le domaine du sport… qui est aussi un monde du travail parmi d’autres. Même s’il y a des différences entre domaines professionnels et que la consommation n’est pas la même partout. Nous souhaitions surtout avancer l’idée que l’on ne consomme pas uniquement parce que l’on est dépendant, pour satisfaire à une conduite impulsive, parce que l’on est piégé par le plaisir, et qu’il ne s’agit pas forcément non plus d’une consommation hédonique, pour le plaisir, mais que la consommation de ces substances, pour tenir au travail, a d’autres fonctions… Sociales, anesthésiantes, stimulantes. Cette consommation n’est donc pas à renvoyer à la psychologie singulière du sujet, mais à un contexte de travail, à des attentes de productivité, de solidarité, etc. Il y a par ailleurs aujourd’hui une diversification des produits, et un mode de consommation qui s’est adapté aux transformations du travail : il s’est individualisé. Il est moins collectif, mais aussi moins visible, d’autant plus que certains produits, comme les antidépresseurs, se consomment seuls.

Vous mettez justement les médicaments en avant, qui peuvent aussi venir « réparer » des problèmes de santé liés à l’activité de travail ?

Exactement. Ils peuvent par exemple « réparer » le sommeil, lorsque l’on est tendu, stressé, mais qu’il faut bien travailler le lendemain… Ensuite, il y a tous les anti-douleurs, ce que je vois beaucoup chez ceux qui travaillent malgré des troubles musculo-squelettiques très douloureux… Ou encore les antidépresseurs, pour continuer à se lever le matin. Dans la boîte à pharmacie, il y a beaucoup de choix. Si les premières consommations se font le plus souvent sur la base d’une consultation médicale, on peut assez vite passer ensuite à l’automédication.
L’hypothèse qui sous-tend cet ouvrage est que cette consommation vise à se transformer soi, à défaut de pouvoir transformer le travail… Pour la limiter, il faudrait donc transformer le travail ?
On en revient en effet toujours à la même idée : les marges de manœuvre se réduisent, les exigences professionnelles s’accroissent et s’accompagne d’une réduction des moyens pour les satisfaire… Résultat : dans les milieux de travail, nous avons de plus en plus de difficultés à trouver les aides, ressources et soutiens pouvant permettre de faire face aux contraintes. Il faut donc prendre sur soi-même, s’arque-bouter, continuer à donner une image de soi qui répond aux attendus, au risque sinon de se voir reléguer dans l’entreprise, voire licencier… On est donc bien dans la transformation de soi, parce que l’on ne peut pas transformer la situation professionnelle. Et cela peut également contribuer à masquer la question de la santé au travail. Ces produits anesthésient, et éludent ces problématiques, même si ce n’est pas une solution durable.

La solution du dépistage a actuellement le vent en poupe… Vous parlez d’un fond d’hygiénisme et de délocalisation du problème, qui est, ainsi, individualisé. Qu’entendez-vous par là ?

Oui. Et cela ne concerne pas que le monde du travail… Mais plus globalement les représentations sociales et l’évolution des pratiques en matière de santé. C’est à chacun, individuellement, de manger cinq fruits et légumes par jour, de faire les trois quarts d’heure de marche qui s’impose… Aussi dans le monde du travail. Et c’est une très vieille histoire : lorsqu’un accident du travail se produit, par exemple, on va tout de suite penser que l’accidenté a commis une faute à l’origine… Il y a toujours, encore aujourd’hui, cette suspicion. En matière de consommation de produits, on se focalise sur la problématique de l’addiction… Mais c’est une confusion, ou plutôt une réduction de la question de la consommation à celle de l’addiction, qui met en avant la problématique individuelle. Par ailleurs, on ne voit généralement que les personnes qui peuvent être repérées du fait de leur consommation, notamment par leur absentéisme ou parce qu’elles sont en conflit avec leurs collègues… Mais tant qu’il n’y a pas de manifestation extérieure, on n’en tient pas compte.

Comment agir concrètement pour réorienter vers la prévention, et limiter cette consommation en amont ?

D’abord, il faudrait plutôt parler d’usage ou de consommation, que d’addiction. En effet, ce terme psychopathologise et donc stigmatise très vite la personne… qui risque de s’en défendre. Ensuite, il faudrait peut-être organiser des temps d’échanges sur le travail pour discuter de ce qui est difficile dans le travail, de ce qui le complique, de ce que l’on pourrait transformer, inventer, pour l’améliorer… Pour faire en sorte que chacun se sente moins seul à assumer la gestion de ces difficultés. Ce qui permettrait d’ailleurs d’agir autant sur la consommation de produits que sur les troubles musculo-squelettiques, ou encore les burn-outs… Ce serait une démarche plus efficiente que celles de prévention à l’heure actuelle où l’on a, d’un côté, la prévention des risques psychosociaux, de l’autre celle des TMS…

Vous écrivez aussi que la consommation de ces substances pourrait peut-être même prévenir d’autres risques du travail… Desquels parlez-vous ?

Par exemple celui de perdre son emploi… C’est une idée qu’avait déjà évoquée Claude Veil, pionnier de la psychopathologie du travail, sur la consommation d’alcool dans le BTP ou dans d’autres activités à risque. En effet, l’alcool calme la peur, qui peut créer du danger en provoquant des réactions inappropriées. Claude Veil montrait que cette consommation collective d’alcool, en fait, renforçait les liens entre travailleurs, entretenait la solidarité et anesthésiait la peur… Trois grandes fonctions qui permettaient en réalité de prévenir le risque de conduite inappropriée provoquée par la peur, par exemple en haut d’un échafaudage, et de développer la solidarité utile pour faire face aux épreuves du travail… Une personne qui a des TMS, ou simplement un senior qui a des rhumatismes rendant certains mouvements compliqués, vont prendre des médicaments pour se mettre à l’abri du licenciement. Quand on voit aujourd’hui le nombre de seniors au chômage… Il faut donc voir l’étendue des risques : que risque-t-on, au final, dans la vie professionnelle ? Ce n’est pas tellement l’accident du travail… Cela peut aussi être la stigmatisation, la relégation, le licenciement.



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Source : val-solutions.fr
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#101 20 juillet 2017 à  23:14

Gilda
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Re: Drogues et littérature

Je suis un peu hors-sujet, ce n'est pas de la littérature, mais dans le même registre que le livre présenté par ElSabio.

Peut-être que certains ont connu ce bouquin dans les années 90 ?

C'était un peu un wiki des stimulants de pharmacie de l'époque.
Bon évidemment, les trois quarts ont été retirés de la vente depuis.

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chabadabada chabadabada dadada baba ♫

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#102 27 juillet 2017 à  18:44

coddeine 
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Re: Drogues et littérature

Bon, j'ai parcouru le post, à un moment je me suis dit "tiens ils ont oublié Boulgakov", mais non. Toute la Beat Generation à été citée donc ça c'est fait. On est même passé par les oeuvres "sérieuses" type socio ou geopolitique donc je me retrouve bien con...

Mais je vais quand même me permettre un petit apport, même si il passera probablement inaperçu :

Je plussoie avec conviction Mister No (je crois, gnnii) pour la BD et je vous envoie Tramber et/ou Jano, pour toute leurs oeuvres mais en particulier sur le theme, un méga personnage, Kebra !
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Et je me permets d'en glisser une @ Caïn : je pique souvent du blair derrière la mienne et je suis pas seul !...

Dernière modification par coddeine (27 juillet 2017 à  18:45)


Emplacement réservé à un aphorisme incroyable de finesse qui décrit tellement bien la profondeur de mon être...

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#103 11 août 2017 à  13:55

ElSabio 
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Re: Drogues et littérature

Please Kill Me : L'histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs

/forum/uploads/images/1502452124.jpg

Legs McNeil  - Gillian McCain - Traduction Héloïse Esquié
Broché: 625 pages
Editeur : Editions Allia (23 février 2006)



Livre pour tous les amateurs/fans de Punk américain, de The Ramones, Velvet Underground, des Stooges d'Iggy Pop, du MC5, des New York Dolls et des Heartbreakers de Johnny Thunders, de Patti Smith, de Television ou encore Blondie et bien d'autres, ça raconte et transpire le Punk, la drogue, le sexe et la poésie (aussi), le tout dans un mélange de bruit et de fureur !


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#104 13 août 2017 à  06:20

EmmaMerlin 
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Re: Drogues et littérature

Peut être que ces ouvrages ont déjà été cité sur le site mais je prends le risque de répéter , tant pis. voici quelques livres que je vous conseille ?

- La face noire de la blanche, Lolita Scene
Il y aussi son blog qui est chouette à lire :
https://moijuliettef.wordpress.com
Juliette a grandit dans une famille aimante et aisée. À vingt ans, elle arrive à Paris, des rêves plein la tete, et commence à travailler dans une agence de publicité, puis dans l'evenementiel. Très vite, elle glisse dans la spirale de la cocaine.

Ce livre rend bien compte de la pervesité de la cocaine, de son pouvoir addictif qui s'installe petit à petit, des illusions de pouvoir et de confiance qu'elle donne au début pour finalement arriver à un épuisement physique et psychologique , un état dépressif , de la paranoïa etc ...
c'est un témoignage positif puisque l'auteure a finalement réussi à s'en sortir.
Personnellement , sa lecture m'avait fait beaucoup de bien . Même si chaque histoire est différente, la sincérité du récit pousse à s'identifier à la narratrice dans sa descente , mais aussi du coup dans sa victoire et sa lucidité sur la c .
Ce livre m'a redonné foi en moi et du courage. smile

- Stéréoscopie, Marina de Vans
Témoignage également autobiographique de Marina de Vans. Réalisatrice, elle monte les marches à Cannes aux côtés de Sophie Marceau et Monica Bellucci sous Vallium, Xanax et champagne.
Elle raconte son histoire avec les addictions, les angoisses qu'elle cherche à fuir avec la cocaine, l'alcool etc ...
ses relations avec son entourage, ses dealers ...
jusqu'a une nouvelle dépendance envers ses psys
Un livre très personnel et touchant, mais aussi intéressant dans les questionnements qu'il souleve concernant nos dépendances et nos recherches de "béquilles " pour supporter nos angoisses et tortures intérieures.

- Les méduses ont t-elles sommeil ?, Louisiane C.Dor
Helene , 18 ans, découvre la vie parisienne. Elle expérimente très vite la cocaine, puis la MDMA.
Sa vie commence alors à tourner exclusivement autour des soirées , de son désir de plaire, son plaisir à danser ...
mais peu à peu elle se perd , ne dort plus , et réalise les dégâts que provoquent ces paradis artificiels dans sa vie.
Inspiré également de la vie de l'auteure, se lit facilement, rapidement. Tres réaliste, ca m'avait fait dresser les poils ...

- Vernon Subutex, Virginie Despentes
Vernon Subutex est un des disquaires les plus célèbres de Paris des années 1980, mais, à la suite de la crise du disque, il est contraint de fermer son magasin.
Un de ses amis, Alex Bleach, célèbre chanteur de rock, l'aide de temps en temps financièrement pour payer son loyer. Mais suite à sa mort brutale, Vernon se fait expulser de son appartement. Avant de mourir, le chanteur confie à Vernon un enregistrement sonore créé sous l'influence de la drogue. À la rue, Vernon doit alors demander de l'aide à ses amis , et une nouvelle vie commence pour lui ...

Dans ce livre , la drogue n'est pas le sujet principal mais elle est souvent évoquée . C'est un roman captivant qui met en scène l'ensemble de la société française , toute classes sociales confondues, à travers de nombreux personnages ...
plusieurs d'entres eux consomment des drogues ...
mais au final Vernon Subutex a un talent qui provoque chez les gens des effets comparables aux drogues, des sensations planantes et de bien etres, mais sans la descente smile
À lire en urgence ! et y a 3 tomes ! ;-)

Voila !

J'espere que mes conseils pourront vous servir , en tout cas quand je.allais vraiment mal ca me.a beaucoup aidé de lire des livres là dessus ...

Dernière modification par EmmaMerlin (13 août 2017 à  06:21)


Tout ce qui monte redescend.
Sauf Laïka.

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#105 14 septembre 2017 à  22:57

JenCore 
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Re: Drogues et littérature

Oh EmmaMerlin je vois que tu as lu le livre de Lolita Scene, c'est marrant je l'avais mentionné aussi au page précédente mais n'ai pas encore eu l'occasion de l'acheter. Son blog m'avait beaucoup donner envie de le lire en tout cas, et le faite de voir que tu as aimé me pousse + à aller l'acheter ! Merci pour ton avis smile

Personnellement j'ai acheté le livre du fils de Pablo Escobar sur la vie et le parcours de son père. 434 pages qui m'attendent, je vous en donnerai des nouvelles une fois terminé !

/forum/uploads/images/1505422888.jpg

synopsis : Entre la myriade de livres écrits, et la série déjà culte " Narcos ", nous pensions que tout avait déjà été dit sur l'ascension fulgurante et la descente aux enfers de Pablo Escobar, le plus grand trafiquant de stupéfiants de tous les temps. Mais ces versions ont toujours été racontées d'un point de vu extérieur, incapables de dévoiler la véritable intimité du personnage, occultant bien souvent une partie de la vérité. 

Aujourd'hui, vingt ans après une chasse à l'homme acharnée, son fils lève le voile sur un des personnages les plus marquants du vingtième siècle. 

Découvrez le portrait d'un homme tout en contradiction, généreux avec les autres, père de famille aimant, et également capable d'actes d'une violence et d'une cruauté inouïe. 

À travers les yeux de son fils, plongez dans l'univers intérieur d'un homme célébré par certains comme un Robin des Bois à la main généreuse, et craint par d'autres comme le chef impitoyable de la plus grande mafia de l'histoire de l'humanité.

Dernière modification par JenCore (14 septembre 2017 à  23:01)


La drogue c'est de la merde, surtout quand y'en a plus ! snort

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#106 16 septembre 2017 à  21:38

Scantloz 
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Re: Drogues et littérature

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51j5jPZT59L._SX195_.jpg

Résumé :

De la culture et la consommation traditionnelles de la feuille de coca jusqu'aux raids des commandos militaires dans les jungles andines, en passant par des rencontres avec des "mules" qui croupissent en prison et les dernières techniques des trafiquants de poudre blanche - Coca ! parcourt la Bolivie, le Pérou, et la Colombie pour nous faire découvrir les coulisses du spectacle terrifiant de la cocaïne, ennemie publique numéro un des gouvernements occidentaux. Avec cette enquête passionnante qui retrace toute l'histoire de la petite feuille verte, sa mythologie, son économie, sa géopolitique, enrichie d'illustrations et de graphiques, Frédéric Faux, reporter français vivant en Bolivie, livre les clés d'une question brûlante défiant nos sociétés contemporaines.

Avis :


En avant propos, Frédéric Faux rappelle, entre autres, que la feuille de coca n'est cultivée que dans trois pays andins, que sa culture reste « la plus rentable pour les paysans andins, et la cocaïne continue de blanchir la planète ». Il termine son avant propos par « Ce mélange entre coca et cocaïne peut choquer à la fois ceux qui combattent la poudre blanche et ceux qui défendent la petite feuille magique. Au premiers, je dirai que la cocaïne n'est pas la coca, et que c'est un message à faire passer à tous ceux qui évoquent les plaies du narcotrafic au seul énoncé du mot « coca ». Aux seconds, je répondrai également que la coca n'est pas la cocaïne, mais que sans cocaïne, jamais la petite feuille n'aurait occupé une place aussi importante dans la culture andine. La coca n'est pas la cocaïne, mais les paysans qui la cultivent, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, racontent tous la même histoire. Elle commence dans les Andes, il y a huit mille ans… »

Je souligne la construction du livre, adéquate à la fois à la transcription d'un grand reportage, à l'exposé de l'histoire d'une plante et de populations andines, aux analyses sur sa transformation en substance, nommée illicite, après avoir été valorisée pour ses qualités. L'industrie criminelle des narco-trafiquant ne saurait être abordée hors des cadres socio-économiques (paysans cultivateurs/cultivatrices et usager-e-s, pays impérialistes à commencer par les Etats-Unis, législations prohibitionnistes, sans oublier la « bonne marche des affaires »)…
Frédéric Faux raconte l'histoire de la coca, de l'empire inca à l'empire espagnol, son rôle « économique, social, culturel et spirituel de première importance », son extension en tant que « produit de consommation » au XVIIème siècle, son arrivée en Europe, la cocaïne comme « nouvelle star de la médecine occidentale », l'apogée du règne de la poudre blanche, drogue récréative et stimulant intellectuel, et son devenir en tant que poison, « Cette plante développée par les colons européens sur les terres andines, disséquée par des chimistes également européens qui vont en extraire la cocaïne, adulée par les consommateurs blancs, sera soudain vouée aux gémonies »…
Drogue, narcotique, substance toxique, il s'agit d'un classement politique, des experts en soulignent le « caractère arbitraire, son imprécision et sa connotation raciste », Convention unique sur les stupéfiants des Nations unies, prohibition et explosion du trafic, mondialisation de la cocaïne après « la révolution cubaine qui chassera tous ces futurs narcos à Miami… et le coup d'Etat du général Pinochet en 1973 » coupant les routes traditionnelles…
Les Andes, les Yungas, le rite de l'Acullicu, le contrôle social, le cocalero, l'altitude, les yatiris, la clause spécifique (Bolivie) au traité onusien permettant à la population de mâcher des feuilles de coca, les fonctions de la petite feuille. J'ai été particulièrement été intéressé par les analyses sur la Bolivie.
Pérou, le Vraem, la narco guérilla, Sentier Lumineux, les commandos, les mafias mexicaines, l'auteur souligne « le cycle de la coca est intimement lié à celui de l'économie », les politiques d'éradication, les prisons et les « mules », la prison de Callao, la chasse à la coke, Medellin, Pablo Escobar, la Colombie, l'argent de la cocaïne, la guerre « made in US », les fumigations aériennes, « le poison qui tombe du ciel », le dictat des Etats-Unis, les Autodefensas unidas de Colombia « responsables des trois quarts des massacres de civils et d'une majorité des déplacements forcés de population », l'implication des Etats-Unis dans les affaires intérieures colombiennes, retour en Bolivie, dernières nouvelles du front, plasticité du marché, vers les dépénalisations ?…
Un grand reportage passionnant qui ne masque pas les éléments différenciés « reliant, » coca et cocaïne, paysannerie et puissances dominantes, usages et addiction, industries et industries criminelles…

https://www.babelio.com/livres/Faux-Coca-/911951

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#107 16 octobre 2017 à  11:45

Caïn 
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Re: Drogues et littérature

Un super bouquin, j'ai hésité à faire un topic dédié. Je le ferai peut-être. On apprend plein de trucs. Par exemple qu'Hitler était un addict complet. Chaque matin son toubib lui faisait son injection. Souvent du speedball, amphètes diverses + opis divers. Ses bras étaient couverts d'abcès. Quand on se dit que tous ces hommes ont mis en place des politique de répression...

http://www.grasset.fr/le-pouvoir-sur-or … 2246812494

Dernière modification par Caïn (16 octobre 2017 à  11:46)


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#108 16 octobre 2017 à  13:08

Mascarpone 
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Re: Drogues et littérature

A ce propos, demain soir  à 21h sur C8 :

Hitler junkie

/forum/uploads/images/1508151946.jpg



Synopsis
Histoire non autorisée
Cocaïne, opiacés, stéroïdes... loin du mythe de l'homme fort et sain qu'il souhaitait incarner, Adolf Hitler consommait en réalité de nombreuses drogues. Ces révélations proviennent des journaux du Dr Théodor Morell, le médecin personnel du dictateur. Qu'en est-il réellement ? Pour le savoir, des scientifiques, des historiens et des spécialistes de la Seconde Guerre mondiale se penchent sur la question. L'examen du crâne d'Hitler, conservé en Russie, permettra-t-il de révéler si le Führer était accro ?

Le documentaire aborde un sujet méconnu et dévoile une facette surprenante du dictateur. Derrière le titre qui peut paraître quelque peu racoleur au premier abord, il apporte un éclairage très intéressant sur sa personnalité et, plus largement, sur cette période. Le film est riche en témoignages et images d'archives.

Suivi de :

Nazis junkies

/forum/uploads/images/1508152056.jpg

En 1939, l'Allemagne nazie plonge l'Europe dans l'horreur de la guerre. La Wehrmacht met rapidement la Pologne à genoux avant d'envahir la France. L'armée du Führer semble alors invincible. Ce que le monde ignore, c'est que dans l'ombre, les soldats sont gavés de méthamphétamine. Sur les champs de bataille, la drogue est distribuée aux militaires de façon systématique pour les transformer en machines à combattre. Quel rôle ont joué les narcotiques dans la Seconde Guerre mondiale ? Des spécialistes apportent leur éclairage.

Une enquête édifiante, révélant la surprenante méthode des nazis pour améliorer leur efficacité : pour la première fois, une armée a systématiquement drogué ses soldats. Les témoignages d'historiens, dont Fabrice d'Almeida, apportent beaucoup au récit passionnant, qui fait appel à la voix de Thierry Ardisson.


Qui pète plus haut que son cul, fini par se chier dessus!
Le pire con, c'est le vieux con, car on ne peut rien contre l'expérience!
Ce qui est bien chez les félés, c'est que de temps en temps ils laissent passer la lumière!

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#109 16 octobre 2017 à  15:27

Cobe 
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Re: Drogues et littérature

Pour rester dans le sujet : https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/32/a1/79/7971122/1507-1/tsp20160928145035/L-extase-totale.jpg

Sur l'importance de la méthamphétamine durant la guerre, le parallèle avec les blitzkrieg, et toute la guerre en général au final...

https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/00/fe/7f/8388096/1507-1/tsp20170530181127/Les-drogues-et-la-guerre.jpg

Le titre est assez évocateur, ça va de l'antiquité à nos jours et c'est assez exhaustif, ça va du viking qui se défonçait à l'amanite tue mouche avant le combat aux drogues du futurs pour les guerres à venir, vraiment intéressant !

Dernière modification par Cobe (16 octobre 2017 à  15:27)

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#110 25 octobre 2017 à  12:17

ElSabio 
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Re: Drogues et littérature

/forum/uploads/images/1508925777.jpg

Johann Zarca
Éditeur : Goutte Dor (19/10/2017)




Plongée dans le Paris underground à notre époque, un genre de guide touristique à travers quelques endroits-références comme la rue St-Denis, le square Villemin et les afghans, Belleville, La Chapelle, visite d'une backroom de Montparnasse,  les fachos de la rive gauche ou encore la porte d'Aubervilliers et ses combats clandestins, on rencontre également toute la faune de ses lieux, UD, prostitué(e)s, révolutionnaires armés, fachos, etc...Le tout narré par l'auteur qui, avec un langage cru, direct et sans fioritures nous emmène dans tous ces lieux parfois glauques, parfois gris mais souvent magiques et mystérieux, c'est cash mais bien écrit.


Reputation de ce post
 
Intéressant !

El sabio no dice lo que sabe,
El necio no sabe lo que dice.

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#111 25 octobre 2017 à  14:46

Caïn 
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Re: Drogues et littérature

J'en profite pour vous dire que j'ai fini "le pouvoir sur ordonnance". Les deux plus gros junkies sont bien Hitler et JFK. En fait ce sont ce que l'on appelle aujourd'hui des polytoxicomanes. Injecteurs d'amphètes aussi bien que d'opis sous diverses formes...


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#112 10 novembre 2017 à  02:00

Hypnotic.Dream 
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Re: Drogues et littérature

http://resize-parismatch.ladmedia.fr/img/var/news/storage/images/media/images/nouvelle-couverture-les-meduses-ont-elles-sommeil-lou/8678087-1-fre-FR/nouvelle-couverture-les-meduses-ont-elles-sommeil-lou.jpg

C'est un roman inspirée de l'histoire de la romancière qui voulait devenir mannequin et photographe sur en venant sur Paris et qui quitte sa provence . Sa colocataire l'initie au monde festif parisien ainsi qu'à la coke et la MDMA .

Je vous partage son interview ; http://www.parismatch.com/Actu/Sante/J- … ans-771638

et le résumé du roman :

Hélène, jeune provinciale de 18 ans, s'installe à Paris afin de poursuivre ses études. Elle emménage chez Laurine, cousine éloignée avec qui elle s'entend à merveille. Laurine est trentenaire, élégante, sympathique et surtout, cocaïnomane

Dernière modification par Hypnotic.Dream (10 novembre 2017 à  18:00)

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#113 10 novembre 2017 à  10:46

Caïn 
Psycho sénior
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Re: Drogues et littérature

C'est assez flagrant dans son interview, la nana a un discours de repenti à la fin que personnellement je n'aime pas. Je crois que c'est le cas malheureusement de tous les bouquins que j'ai lus qui racontent des parcours dans la came. A part peut-être Burroughs parce qu'il n'a jamais décroché. Il a continué jusqu'à 84 ans... Respect.


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#114 10 novembre 2017 à  15:37

Hypnotic.Dream 
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Re: Drogues et littérature

Caïn a écrit

C'est assez flagrant dans son interview, la nana a un discours de repenti à la fin que personnellement je n'aime pas. Je crois que c'est le cas malheureusement de tous les bouquins que j'ai lus qui racontent des parcours dans la came. A part peut-être Burroughs parce qu'il n'a jamais décroché. Il a continué jusqu'à 84 ans... Respect.

Ouais c'est vrai j'ai remarqué la même chose . Mais bon un site comme psychonaut t'apprends à être plus tolérant grâce à des milliers de partage d'expérience et de retour ça rend humble .

Ca a été sa façon de réagir . Mais j'ai vu d'autre interview d'elle . Elle veut prévenir les jeunes des dangers de la drogue et de ne pas y toucher c'est en aucun cas un livre rdr enfin mais si mais en mode "NY TOUCHAIS JAMAIS JEUNE FOU" . Surtout que tu te rend compte qu'elle avait une façon de consommer absolument pas RDR . Elle a arreté du jour au lendemain .2 extrême .

Dernière modification par Hypnotic.Dream (10 novembre 2017 à  18:01)

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#115 10 novembre 2017 à  15:50

Cobe 
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Re: Drogues et littérature

8 mois de consommation en faisant n'importe quoi et après ça fait la leçon smile

Qu'est-ce que c'est chiant tout ces gens qui s'improvisent spécialiste de la "drogue" juste parce qu'il en ont consommé. Rien qu'en lisant l'interview on voit qu'elle maitrise pas du tout son sujet et sérieusement, y'a des gens que ça intéresse encore les histoires de petites provinciales qui viennent sur Paris pour devenir mannequin et qui reparte le nez plein de coke chez leur parents quelques mois plus tard ? On dirait une mauvaise caricature.

N'empêche ça fait réfléchir, si des gens comme ça arrivent à publier un livre et finir en interview à Paris Match à 22 ans alors qu'ils n'ont rien vécu, beaucoup ici pourraient sortir leur propre bouquin et faire fortune avec des histoires de dingues big_smile

Par contre j'ai bien peur que pour avoir un peu de pub il faut bien dire à la fin de son livre "la drogue c'est pas bien, moi ça m'a foutu dans la merde donc personne n'y touche et il faut l'interdire partout, merci smile "

Dernière modification par Cobe (10 novembre 2017 à  15:50)

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#116 10 novembre 2017 à  17:59

Hypnotic.Dream 
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Re: Drogues et littérature

Cobe a écrit

8 mois de consommation en faisant n'importe quoi et après ça fait la leçon smile

Qu'est-ce que c'est chiant tout ces gens qui s'improvisent spécialiste de la "drogue" juste parce qu'il en ont consommé. Rien qu'en lisant l'interview on voit qu'elle maitrise pas du tout son sujet et sérieusement, y'a des gens que ça intéresse encore les histoires de petites provinciales qui viennent sur Paris pour devenir mannequin et qui reparte le nez plein de coke chez leur parents quelques mois plus tard ? On dirait une mauvaise caricature.

N'empêche ça fait réfléchir, si des gens comme ça arrivent à publier un livre et finir en interview à Paris Match à 22 ans alors qu'ils n'ont rien vécu, beaucoup ici pourraient sortir leur propre bouquin et faire fortune avec des histoires de dingues big_smile

Par contre j'ai bien peur que pour avoir un peu de pub il faut bien dire à la fin de son livre "la drogue c'est pas bien, moi ça m'a foutu dans la merde donc personne n'y touche et il faut l'interdire partout, merci smile "

C'est son vécu je le respecte même si il aurait dû être nuancer de gris selon mon point de vue et mes expérience . smile

Dernière modification par Hypnotic.Dream (10 novembre 2017 à  18:02)

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