Conso quotidienne crystal meth possible ? / PsychoACTIF

Conso quotidienne crystal meth possible ?

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Genkidama 
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Hello les gars,
J ai decouvert le crystal y a de ca 1 mois et j aimerai savoir s il y a des gens ici qui en fume tous les jours ou quasi ? Je suis a une conso quasi quotidienne la depuis 2 semaines, genre 3/4 jours par semaines. Je fume genre entre 20 et 50mg
Des retours d’experience la dessus ?

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krakra 
Nouveau Psycho
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721
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Comment gère tu ton sommeil?

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Genkidama 
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La semaine derniere j ai fais 2 nuits blanches ^^
Mais sinon je dors bien

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Stelli 
Dinosaure de PA
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3100
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Possible oui, tout est possible dans le fond... Souhaitable? À toi de voir ce que ça t’apporte, en positif comme en négatif, tout en ayant conscience des risques d’une telle conso sur le long terme.

https://www.psychoactif.org/psychowiki/ … 9moignages

https://www.psychoactif.org/forum/2020/ … 263_1.html

https://www.psychoactif.org/forum/2020/ … 258_1.html

https://www.psychoactif.org/forum/2020/ … 842_1.html

https://www.psychoactif.org/forum/2019/ … 887_1.html

https://www.psychoactif.org/forum/t2499 … -Meth.html

https://www.psychoactif.org/forum/t2996 … amine.html

Tu trouveras bon nombre de discussions sur cette section du forum.
Bonne lecture.

Dernière modification par Stelli (05 septembre 2020 à  23:33)


« J’ai l’honneur de te décerner le titre de bienfaitrice des camés! Bravo! » Trolalo

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Genkidama 
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000
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Merci @stelli mais je cherche plus l avis de consommateurs reguliers et de leur dosage quotidien. Les posts que tu as donné (merci)  je les ai deja lu et ils racontent surtout des retours d experience sur des trips.

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Stelli 
Dinosaure de PA
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3100
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815 messages
Effets chroniques

Les usagers chroniques présentent divers symptômes tels que l’anxiété, l’angoisse, l’insomnie et la dépression, parfois accompagnée d’idées suicidaires. Diverses manifestations psychologiques peuvent s’ajouter telles que les troubles paranoïdes, les délires obsessionnels et les hallucinations, allant parfois jusqu’aux comportements violents. Cette agressivité est causée par les idées paranoïdes et le sentiment de danger imminent. Les symptômes psychotiques peuvent persister des mois, voire des années, après l’arrêt de la consommation.

Comme pour les autres amphétamines, la consommation de méthamphétamine peut causer divers troubles physiques qui varient selon les doses consommées et la sensibilité du consommateur :

rougeurs ou pâleurs;
dilatation des pupilles;
maux de tête, tremblements, frissons;
sécheresse de la bouche, goût désagréable persistant;
diminution de l’appétit, perte de poids;
crampes abdominales, constipation ou diarrhée;
augmentation du rythme et de la profondeur de la respiration;
troubles cardiovasculaires : tachycardie (augmentation du rythme cardiaque), arythmies, hypertension, cardiomyopathies et dommages aux microvaisseaux sanguins du cerveau;
augmentation de la libido avec perte des inhibitions (plus rarement une baisse de la libido);
impuissance passagère, particulièrement lors d’un usage abusif et soutenu.
À fortes doses, la méthamphétamine peut causer de l’hyperthermie (parfois la fièvre est très forte), des convulsions et la mort. On peut également retrouver de la confusion et des déficits cognitifs prolongés. Le nombre, l’amplitude, la durée et la fréquence de ces troubles varient généralement en fonction de l’intensité et de la durée de la consommation.
(https://toxquebec.com/substance/ampheta … tal-meth/)


Quels sont les effets sur la santé physique de la MA ?
Les effets néfastes immédiats de la MA comprennent une augmentation de la pression artérielle, une augmentation marquée de la température corporelle, de l’arythmie cardiaque, la bouche sèche, des crampes abdominales, ainsi que des tremblements et de l’insomnie. À long terme, l’on retrouve des problèmes cutanés, particulièrement des infections de la peau dues au tic de grattage et à une mauvaise hygiène corporelle. Parmi les problèmes physiques les plus frappants, on retrouve les problèmes dentaires appelés meth mouth. Le meth mouth est caractérisé par des dents cariées ayant perdu leur émail, des pertes de dents, ainsi que des lésions buccales (plaies). Ces problèmes seraient attribués à une mauvaise nutrition (plusieurs jours sans manger ou seulement la consommation de produits sucrés), le grincement des dents (un autre tic lié à la MA) et une mauvaise hygiène buccale. À plus long terme, la MA augmente aussi le risque de crise cardiaque ou d’accident cardiovasculaire. Elle est de plus associée à une augmentation significative du risque de maladies transmises sexuellement, par exemple, le virus du sida ou de l’hépatite, par l’entremise de conduites sexuelles à risque, mais aussi par le biais des plaies buccales et cutanées, ainsi que le partage d’aiguilles pour ceux qui s’injectent la drogue. En fait, des données non publiées d’une étude canadienne conduite en Colombie-Britannique par notre équipe (IRSC ; Lecomte et al., 2005-2008) rapportent que 19 % (56/295) de l’échantillon d’utilisateurs de MA était séropositif.

Quels sont les effets sur la santé mentale associés à la MA ?
À court terme, certaines personnes peuvent se sentir agressives, anxieuses, avoir une crise de panique, voire développer des symptômes de paranoïa ou des hallucinations auditives et visuelles (Nordahl, Salo et Leamon, 2003, p. 317). Lorsqu’une personne présente des symptômes psychotiques, il est pratiquement impossible d’en déterminer l’étiologie. Quoique certains chercheurs aient tenté de distinguer les épisodes psychotiques liés à la prise de MA des épisodes schizophréniques, seule la durée, plus courte, de la psychose chez la plupart des consommateurs de MA différenciait les groupes. En effet, les symptômes des individus ayant consommé de la MA s’estomperaient lorsque les effets de la drogue se dissiperaient, tout comme les symptômes des individus présentant une autre forme de psychose toxique.

Toutefois, à long terme, la prise de MA est non seulement associée à des déficits cognitifs importants mais aussi à un taux plus élevé de troubles dépressifs et de troubles psychotiques que dans la population générale (Barr et al., 2006, p. 301). En effet, pour environ 30 % des personnes ayant vécu un épisode psychotique, les symptômes de la psychose perdureraient bien au-delà de l’arrêt de la consommation (Lecomte et al., 2013, p. 1085). On rapporte aussi qu’environ 43 % des personnes utilisant la MA auraient un trouble de dépression majeur (Lecomte et al., 2013, p. 115). Quoique l’on retrouve une comorbidité psychiatrique importante au sein d’utilisateurs de stimulants, cette prévalence de troubles dépressifs et psychotiques soutenus est supérieure à celle retrouvée pour la cocaïne par exemple (Araos et al., 2014 ; Narvaez et al., 2014).

Profils des personnes utilisatrices de MA présentant des symptômes psychotiques persistants
Au Japon, où la MA est utilisée depuis plusieurs années, les études montrent qu’entre 36 % et 64 % des utilisateurs présentent des symptômes psychotiques plus de 10 jours après leur dernière utilisation de MA (Yui, Ikemoto, Ishiguro et Goto, 2002, p. 292). Les résultats sont d’autant plus frappants que la MA est évacuée par le sang en moins de cinq jours (Yui, Ikemoto, Ishiguro et al., 2002, p. 292). La persistance des symptômes psychotiques suite à l’utilisation de MA est corroborée par une autre étude s’intéressant aux femmes incarcérées au Japon. Les chercheurs ont trouvé que 21 % des utilisatrices présentaient des symptômes psychotiques persistants pendant plus de six mois après leur dernière dose. De plus, malgré que 49 % des utilisatrices ne vivaient plus de symptômes psychotiques, elles devenaient plus vulnérables à des épisodes psychotiques récurrents, sans abus de MA, lorsqu’elles étaient en présence de stresseurs importants par exemple (Yui, Ikemoto, Goto et al., 2002, p. 62).

Une étude canadienne ayant eu lieu à Vancouver (Lecomte et al., 2013, p. 1085) suivant mensuellement 295 personnes ayant requis des services psychiatriques d’urgence et qui étaient aussi utilisatrices de MA a montré qu’un sous-groupe de personnes (30 % de l’échantillon) ayant des symptômes psychotiques persistants différaient significativement d’autres n’ayant pas de symptômes psychotiques persistants sur plusieurs variables. Le groupe caractérisé par les symptômes persistants était plus âgé (38 vs 33 ans), avait des symptômes psychotiques plus sévères, utilisait la MA depuis plus longtemps (7 vs 4 ans), consommait de l’alcool de façon abusive depuis plus longtemps (9 vs 6 ans), avait davantage de traits de personnalité antisociaux et avait des scores de dépression plus sévères. Des symptômes psychotiques plus sévères, une durée d’utilisation plus longue (en années) de MA et des symptômes dépressifs plus durables étaient les prédicteurs les plus puissants d’une psychose persistante au sein de cet échantillon (voir Lecomte et al., 2013, p. 115). La prise de MA est donc associée, pour plusieurs, à des problèmes de santé mentale graves persistant même après l’arrêt de la consommation. Ces prédicteurs ressemblent beaucoup aux prédicteurs de symptômes psychotiques transitoires retrouvés chez les utilisateurs de cocaïne (Roncero et al., 2014). Toutefois, les études portant sur la cocaïne ne semblent pas avoir examiné les prédicteurs de symptômes psychotiques persistants.

Profils des personnes utilisatrices de MA présentant des symptômes dépressifs persistants
La dépression est de loin le trouble concomitant le plus courant au sein de la clientèle toxicomane en général (Grant et al., 2004, p. 807), ainsi que chez les personnes utilisatrices de MA (Zweben et al., 2004, p. 181). Il n’est toutefois pas clair dans la documentation scientifique si la dépression précède ou suit l’abus de MA. Quoique la plupart des utilisateurs réguliers de MA mentionnent avoir reçu un diagnostic d’un trouble dépressif et disent utiliser la MA pour soulager les symptômes dépressifs (Lecomte et al., 2010, p. 168), d’autres rapportent l’apparition de symptômes dépressifs seulement après la cessation de MA (Darke et al., 2008, p. 253 ;McGregor et al., 2005, p. 1320). Malgré l’absence d’évidence scientifique suggérant un lien causal clair, c’est-à-dire que les personnes déprimées seraient plus vulnérables face à l’abus de MA (Reback, Yang, Rotheram-Fuller et Shoptaw, 2005, p. 1100), les études soutiennent du moins que la dépendance à la MA est corrélée aux symptômes dépressifs (McKetin, Lubman, Lee, Ross et Slade, 2011).

L’étude canadienne décrite plus haut a permis de démontrer que 43 % d’un l’échantillon de 295 personnes abusant de la MA suivies pendant six mois présentait des symptômes cliniques de dépression considérés sévères et persistants. Qui plus est, il est apparu que les individus de ce sous-groupe présentant une dépression sévère et persistante provenaient de familles ayant une prévalence de dépression plus élevée, utilisaient plusieurs types de drogues (en particulier alcool et cocaïne), étaient plus souvent des femmes, avaient vécu plus de traumatismes et présentaient plus de symptômes de stress post-traumatique que le groupe présentant des symptômes dépressifs moindres (Lecomte et al., 2013, p. 115). De surcroît, des symptômes psychotiques plus sévères, une plus grande quantité de MA utilisée par mois, une plus grande sévérité de symptômes de stress post-traumatique, et une plus grande fréquence d’injection (comparée aux autres modes de consommation) de la MA étaient les meilleurs prédicteurs de symptômes dépressifs sévères et persistants (Lecomte et al., 2013, p. 115).

Autres aspects du profil de santé mentale des utilisateurs de MA
La MA est reconnue comme étant une drogue neurotoxique ayant des effets dommageables sur les neurotransmetteurs (Barr et al., 2006, p. 301) et pouvant ainsi entraîner l’apparition de symptômes dépressifs et psychotiques persistants. Toutefois, les personnes développant des troubles de toxicomanie avaient souvent des troubles psychologiques ou psychiatriques avant de commencer à consommer des drogues illicites. Les personnes suivies dans l’étude canadienne font d’ailleurs ressortir un profil complexe où 70 % (n = 207) des utilisatrices de MA mentionnaient avoir reçu un diagnostic psychiatrique avant de développer une toxicomanie. Parmi les diagnostics 20 % de l’échantillon avaient un trouble dans le spectre de la schizophrénie, 17 % avaient un trouble dépressif majeur, 14 % un trouble bipolaire et 30 % de l’échantillon aurait reçu un diagnostic de trouble déficitaire de l’attention et d’hyperactivité (TDAH) (Lecomte et al., 2010, p. 168). Certains auteurs suggèrent d’ailleurs un lien entre la prescription d’amphétamines à l’enfance et l’utilisation subséquente de MA visant une forme d’automédication (Obermeit et al., 2013). Selon Obermeit et collègues (2013), la prévalence à vie d’un TDAH dans l’enfance serait deux à six fois plus élevée (selon le sous-type) chez les utilisateurs de MA que chez les non-utilisateurs d’autres substances ; ceux-là auraient par conséquent beaucoup plus de difficultés fonctionnelles dues à ce trouble que d’autres personnes toxicomanes sans TDAH.

Parmi les comorbidités présentes, outre la dépression et les troubles psychotiques, les troubles liés aux traumatismes psychologiques sont fréquents. En fait, dans l’étude de Lecomte et al. (2010), seulement 9 % de l’échantillon (n = 36) ne rapportait aucun incident traumatique sévère, alors que presque la moitié de l’échantillon (n = 139, 49 %) répondait aux critères d’un trouble de stress post-traumatique. Ces résultats, malgré qu’ils puissent paraîtres frappants, ne semblent pas surprenants vu les dangers encourus par les personnes toxicomanes, en particulier lorsqu’elles sont sans domicile fixe. Il est toutefois important de considérer que le lien entre les traumatismes et la MA puisse précéder la consommation. On rapporte d’ailleurs dans la documentation scientifique que les traumatismes vécus avant la consommation sont, du moins en partie, liés à la dose consommée : les plus grands consommateurs de MA présentant un risque beaucoup plus élevé d’avoir vécu de l’abus dans l’enfance comparativement aux personnes consommant de la MA en plus petite quantité. Les personnes ayant vécu un traumatisme avant le développement de la toxicomanie sont aussi plus à risque de répondre aux critères d’un trouble de personnalité antisociale (Lecomte et al., 2010, p. 168).

Profils judiciaires
La MA est décrite comme une drogue augmentant les comportements violents, en particulier lorsque la personne est en état de psychose paranoïde et craint pour sa survie. Selon McKetin et collègues (2014), il y aurait un lien dose-effet, suggérant qu’une quantité plus grande de MA augmenterait les risques de comportements violents, et que ces derniers seraient plus importants si la personne était en état de psychose ou si celle-ci avait également consommé de l’alcool. Outre l’effet de la MA, le trouble de personnalité antisociale est aussi reconnu comme étant lié aux comportements violents. Selon l’étude, il s’avère que le trouble de personnalité antisociale est diagnostiqué chez 24 % (Obermeit et al., 2013, p. 2874) à 68 % (Lecomte et al., 2010, p. 168) des utilisateurs de MA. Une étude canadienne récente dénote que la consommation quotidienne de MA, générant des comportements violents, augmenterait de manière significative le risque d’incarcération chez les jeunes, d’autant plus si ceux-ci sont sans domicile fixe (Omura, Wood, Nguyen, Kerr et Debeck, 2013).

Profils neurocognitifs des utilisateurs de MA
Plusieurs études ont documenté des déficits neurocognitifs liés à une utilisation prolongée de MA (voir Nordahl et al., 2003, p. 217). Parmi celles-ci, la méta-analyse de Scott et al. (2007) décrit comme déficits les plus prévalents et sévères les processus liés à la mémoire épisodique, les fonctions exécutives (en particulier l’inhibition de la réponse), la vitesse procédurale devant de l’information complexe, et le fonctionnement psychomoteur. D’autres auteurs mentionnent aussi les déficits en ce qui a trait à la prise de décision et du fonctionnement social (Homer et al., 2008, p. 301).

Les résultats de l’étude de Bouchard, Lecomte et Mueser (2012) suggéreraient que les déficits cognitifs, mesurés par le raisonnement rapide (Iowa gambling task) et la mémoire verbale, seraient encore plus sévères chez les personnes présentant une comorbidité (trouble de santé mentale et abus de MA) que chez celles utilisant seulement de la MA, malgré que ces dernières présentent aussi plusieurs déficits. Il est à noter que l’impact de la MA sur le fonctionnement cognitif varie selon les individus et que les études à ce jour n’ont pas réussi à démontrer un lien dose-effet pour les troubles cognitifs (Dean, Groman, Morales et London, 2013, p. 259). Selon une revue de documentation scientifique récente, un sous-groupe de personnes verraient leurs déficits cognitifs s’estomper après la cessation de la consommation de MA alors que d’autres non (Dean et al., 2013, p. 259).
(https://www.erudit.org/fr/revues/smq/20 … 027836ar/)

« J’ai l’honneur de te décerner le titre de bienfaitrice des camés! Bravo! » Trolalo

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Genkidama 
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J avais déjà lu ça @Stelli, et ça n est pas ma question. Je m adressais aux utilisateurs quotidien de meth s’il y en a et leur dosage ?

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SimonBxl 
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Genkidama a écrit

Hello les gars,
J ai decouvert le crystal y a de ca 1 mois et j aimerai savoir s il y a des gens ici qui en fume tous les jours ou quasi ? Je suis a une conso quasi quotidienne la depuis 2 semaines, genre 3/4 jours par semaines. Je fume genre entre 20 et 50mg
Des retours d’experience la dessus ?

/forum/uploads/images/1602/177340225130_0.jpg


Bonjour Genkidama,

Bonjour à tous, ceci est mon témoignage à Genkidama et mon premier poste sur psychoactif.

Je fume du Crystal depuis 2003. 

Dans un premier temps, de 2003 à 2010, de manière très épisodique, 2 à 4 fois par an, lors de missions professionnelles à New-York et Washington

A partir de 2011 le Crystal est devenu disponible dans la ville où je vis et mes consommations ont augmenté en flèche. Je l'utilisais systématiquement pour des plans sexe qui duraient de 5 à 15, voire 24 heures. Vue la puissance du produit et les jours suivants où j'étais épuisé, sonné et ahuri par ce qui m'arrivait, les nuits sans sommeil, sans boire et manger, le sentiment d'incomplétude et de frustration sexuelle bien que je prisse un pied géant pendant les plans sexe ; je m'étais fixé une règle : pas plus d'une fois par mois. Je suis parvenu à suivre cette "règle" pendant environ 4 ans.

A partir de 2015 les plans sexe + Crystal c'était tous les weekends. Les débuts de semaine au bureau était un calvaire, puis mes absences à répétition au travail ont commencé à poser des problèmes, la qualité de mon travail laissait de plus en plus à désirer, mes relations sociales et amicales se réduisaient comme peau de chagrin puisque je refusais de plus en plus les invitations à dîner / faire un ciné, etc. Mes weekends n'étaient destinés qu'au chemsex

Ma “règle” d’une fois par mois a volé en éclat en 2015 à la suite d’une rupture amoureuse mais aussi car j’étais devenu totalement dépendant du Crystal ; et très vite j’ai perdu le contrôle de mes consommations, de ma vie, de mon travail, de mes amis.

Il y a un moment où c’est le Crystal qui prend les décisions et qui dirige nos vies. Cette “prise de pouvoir” peut survenir très rapidement, ou bien elle se fait de manière progressive et insidieuse comme dans mon cas.  Mais quand j’ai réalisé qu’un “coup d’état” avait eu lieu chez moi, dans mon cerveau, dans mes pensées, dans les décisions de chaque instant, il était trop tard, j’étais prisonnier d’un système carcéral d’une infinie puissance. Pour ceux sur lesquels il a une action extrêmement agréable au début, que ce soit pour le sexe ou pour le travail, le Crystal est un produit totalitaire. Or vivre dans un système totalitaire est un enfer.

Après deux années d'arrêts maladie de plus en plus fréquent et longs j'ai été viré de mon travail l'été 2018, et depuis deux ans je n'ai plus d'activité professionnelle. 

Je fume désormais tous les jours, il y a des semaines où je ne dors que trois nuits. Depuis un an mes plans sexe se sont aussi réduits car je ne ressens plus du tout les effets super excitants, désinhibants et euphoriques qui le rendait si attractif, fascinant et indispensable à ma vie nocturne et sexuelle entre 2010 et 2015/2016. J’ai de plus en plus des symptômes psychotiques induits par la meth : isolement complet, désocialisation, sentiments d’être épié chez moi ou que quelqu’un contrôle mon PC, etc. Le temps des cures de servage et de post cures est arrivé. 

Que te dire de plus cher Genkidama ? 

J’ai enlevé tout élément de pathos dans ce premier poste. 

Mais en deux mots, le Crystal a détruit ma vie et m’a transformé en l’ombre de moi-même.  Je me souviens de me premiers délires paradisiaques sous Crystal à New-York en écoutant Eminem que j’adorais, en particulier cette chanson où il disait “Don't do Drug”. 

Si je pouvais me retrouver en septembre 2003, je me dirais : “do NOT do meth Drug, Never, please NEVER”.
Reputation de ce post
 
Merci pour ce retour d'experience !
 
Pas de pathos ça ne fait qu'en renforcer l'impact, merci. Guy
 
Merci du témoignage ! Yotna

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Zamlolo 
Nouveau Psycho
France
200
Inscrit le 02 Feb 2020
151 messages
C’est surtout quand je tape meth avant après sur Google image que ça fait réfléchir.
J’aimerai bien essayer un jour la méth, essayer un shoot le flash doit être si puissant ça doit être un truc de fou je pense.
Après est ce qu’on peut vite y devenir accro vu que ca doit faire des grosses descente ça donnerai pas envie de continuer, vu comment ça doit être désagréable la descente.
Vu qu’on parle de méth comment c’est le flash induit par le shoot de Méth qu’est ce que l’on ressent ?

Dernière modification par Zamlolo (23 octobre 2020 à  04:34)

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