[ Addiction ]
Kratom

#1 
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BobbyTheFan homme
Nouveau membre
03 mai 2025 à 18:36
Je tiens à mettre en garde concernant le Kratom.
Ce produit n'est pas aussi "doux" qu'on peut le penser.

Après au moins 6 mois de consommation, 5g chaque jour jusqu'à de deux fois 10g/jour, j'ai eu de symptômes de manque assez sérieux 24h après l'arrêt.

Sensation désagréable dans les mollets (comme si j'allais avoir une crampe mais sans la douleur). Psychologiquement c'est pas facile non plus, pleurs incontrollés, anxiété constante pouvant facilement pousser à consommer autre chose pour compenser.
C'est pas incapacitant mais assez violent pour un produit presque sans descente, dont l'euphorie n'est pas massive lors de la prise et où l'effet psychoactif n'est pas incapacitant (possible de consommer au taf sans que ça se voit).

Je tiens à alerter sur la fourboisie de ce produit, qui parait presque bénéfique au début tant il diminue le craving mais qui s'avère similaire à un opiacé léger niveau sevrage.

À ne pas prendre à la légère.

Dernière modification par meumeuh (23 août 2025 à 16:48)

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#2 
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4lex homme
Nouveau Psycho France
23 août 2025 à 16:42
Bonjour, étant consommateur de codéine et de kratom de façon régulière, effectivement le kratom a des effets de sevrage plus importants je pense que la codéine (au même dose équivalente), en revanche je ne dirais pas que le kratom est en dessous de la codéine niveau effet, c’est juste différent au niveau de la courbe, la codéine est rapide, grosse pointe et grosse descente là où le kratom est plus doux en montée et dure plus longtemps.

J’ai pris l’habitue d’arrêter le kratom de la même manière et avec la même prudence que la codéine, c’est à dire de diminuer les doses petit à petit et sur une longue période. C’est la seule façon de pas avoir les effets que tu décris. Mon petit plus c’est de ne pas arrêter lorsque je n’ai plus de kratom du tout mais avant, psychologiquement ça fait une grosse différence, vous savez que vous arrêter pour vous et pas par manque total de produit. C’est con mais ça fait une grosse différence, mais ça demande de faire l’effort de s’arrêter avant la dernière dose ce qui est jamais évident.

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#3 
CocoTrama femme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 09:40

BobbyTheFan a écrit

Psychologiquement c'est pas facile non plus, pleurs incontrollés, anxiété constante pouvant facilement pousser à consommer autre chose pour compenser.

C'est pas incapacitant mais assez violent pour un produit presque sans descente, dont l'euphorie n'est pas massive lors de la prise et où l'effet psychoactif n'est pas incapacitant (possible de consommer au taf sans que ça se voit).


À ne pas prendre à la légère.

Dommage que j'arrive trop tard sur ce forum. Il y a plein de choses que je ne comprends pas concernant le Kratom.

Ce que tu décris, j'ai cité,  c'est exactement ce que je ressens quand je suis en manque de Kratom. Mais c'était pareil quand j'étais en manque de Tramadol. Une tristesse, des pleurs, une envie de rien faire, goût à rien. Impossible de commencer ma journée. Le matin je suis à jeun, plus de Kratom qui circule dans le sang et une tristesse terrible et la nostalgie des jours heureux. Nostalgie de ma vie avant le Tramadol. C'est con à dire mais j'étais heureuse, limite euphorique, sans rien prendre comme drogue, je partais en montagne à 9h pour faire des grandes boucles. Aujourd'hui même avec le Kratom, l'envie de vivre est faible. J'ai l'impression qu'il m'aide à survivre. Avec le Tramadol c'était un peu mieux. Mais avant le Tramadol, j'étais une personne heureuse active bricoleuse, et beaucoup de randos...

Dans mon cas, pour ce qui est de la descente, oui d'accord on ne sent pas quand ça descend mais on devient d'un coup triste 3 heures après la montée. Triste, anxieux, mélancolique,  ça doit être la descente quand-même.

Mais le gros problème avec le Kratom, c'est qu'on doit faire attention à sa nourriture en permanence car il ne monte pas l'après-midi suivant si c'était copieux ou pas le repas du midi. On doit éviter le gras, les protéines. Je ne peux plus manger des œufs. Mon seul apport de protéines animales. Du coup je perds beaucoup mes cheveux depuis que je consomme du Kratom.

Le manque de Kratom pour moi c'est incapacitant psychologiquement, car je ne peux rien faire sans. Je n'ai goût à rien.

Alors que le manque de Tramadol était incapacitant physiquement et psychologiquement. Physiquement car le matin au réveil j'avais l'impression d'être un truc sur pattes sans neurones. Même pour préparer mon café, ça me demandait trop d'effort. Une fois pris, 30 minutes après c'était l'euphorie, un peu trop d'ailleurs. Avec le White de Maeng Da, je sens pas la même euphorie mais ça me suffit pour quitter le lit et commencer ma journée.

Mais le gros problème c'est comment tenir l'après-midi ? Je vais manger des haricots verts, des wasa toute ma vie ? Même les noix je ne peux plus manger, car je n'aurai pas de montée l'après-midi. Et je vais m'avachir sur mon canapé.

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#4 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
Aujourd'hui à 13:25
Salut,
De ce que j'ai lu, la prise d'opiacés au long court fait que le cerveau arrête de produire certains neurotransmetteurs comme l'endomorphine. Par ailleurs, comme on bombarde les récepteurs, les neurones  finissent par diminuer le nombre de récepteurs pour se protéger car surstimulation d'une cellule = risque qu'elle meurt.

Le problème est qu'on devient de plus en plus insensible puisqu'il y a moins de récepteurs, sachant que ce sont les neurotransmetteurs qui permettent d'envoyer les messages pour le bonheur, la motivation, le plaisir, etc. C'est le phénomène de tolérance, il faut prendre plus de produit pour avoir les mêmes effets car on a moins de récepteurs.

Le 2ème problème est que le cerveau s'arrête de produire de l'endomorphine car il n'en a pas plus besoin puisqu'on en apporte de l'extérieur.

Sauf que quand on arrête de prendre des opiacés, le retour à la vie devient très pénible car avec moins de récepteurs, ce qui nous faisait plaisir avant, ce qui nous stimulait, ne suffit plus pour nous apporter une satisfaction. Tout devient fade et on n'a plus aucune motivation. A force, on peut finir par reconsommer car il n'y a plus que ça qui est suffisamment intense pour ressentir quelque chose.

Concernant l'autre problème, le cerveau met pas mal de temps pour se rééquilibrer et produire de nouveau naturellement de l'endomorphine, et dans l'intervalle, eh bien, on douille grave, c'est ça qui produit le manque horrible des opiacés.

Pour ma part, l'arrêt du Tramadol a été assez affreux alors que je n'en avais pris que quelques semaines pour gérer un sevrage d'héroïne, je ne dormais plus du tout + jambes sans repos pendant 10 jours, c'était vraiment pénible.

Je me fais un extra ces derniers jours avec de la H4 bien pure mais je me dis que c'est vraiment pas top de rendre insensible mon cerveau à éprouver du plaisir, du bonheur et de la motivation par cette consommation. Bien sûr le cerveau finit par se ré-équilibrer mais cela peut être très long, ce qui fait qu'au bout d'un moment on en a marre et on reconsomme, mais on remet alors une pièce dans la machine...

Je comprends donc très bien ce que tu dis sur l'avant quand les randonnées te faisaient tellement plaisir et que maintenant ce n'est plus suffisant, mais il ne faut pas désespérer en se disant qu'il n'y a plus que l'opiacé qui pourra nous apporter des émotions, du plaisir et de la motivation. On peut se motiver en se disant que rien n'est figé dans le marbre, que le cerveau s'adapte, et que le goût des choses reviendra.

Je me dis notamment que quelqu'un qui fait un AVC peut récupérer la plupart de ses capacités en 1 mois, c'est dire la capacité du cerveau à se régénérer ou en tout cas à suppléer pour retrouver son équilibre. En prenant des produits, on est pas au même niveau que l'AVC qui entraîne des destructions de la matière cérébrale, donc il y a toutes les raisons de se dire qu'il va réussir à se réadapter, à faire repousser des récepteurs, à reproduire de l'endorphine et donc permettre de nouveau d'éprouver du plaisir aux choses de la vie, sans devoir ajouter un produit pour sentir quelque chose.

Là, j'ai conso 3 jours et je vais balancer ce qui me reste car si je garde je vais continuer de conso, et je sais que dans 2 jours, je vais être épuisé, au fond du trou + insomnie, je me dis que le jeu n'en vaut vraiment pas chandelle me concernant...

Dernière modification par silae (Aujourd'hui à 13:30)

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