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Codéine et dihydrocodéine » Ancienne addiction à la codéine et prescription codéine  » Aujourd'hui à  12:53

Bonjour,

Cette question, tous les anciens addicts se la posent mais j'aurais tendance à te dire qu'il ne sert à rien d'angoisser par anticipation sur ce qui ne s'est pas produit et n'a pas de raison de se produire dans l'immédiat.

J'ai eu des bribes de réponses car j'ai failli me faire opérer il y a un an alors que j'avais terminé un sevrage dégressif de la codéine un an avant.

Ce que mon addictologue, puis le psychiatre qui me suis désormais ont pu me dire c'est que tout cela est très empirique et différent chez chacun. Dans l'idéal, il vaudrait mieux que jamais je ne sois confrontée à un opiacé, tout comme un ancien alcoolique doit éviter de boire.

En pratique, peut être que je n'aurais pas le choix car pour certaines opérations douloureuses, il n'y a pas d'alternative sérieuse aux opiacés comme la morphine.

Ce qu'on m'avait dit il y a un an était d'en parler au chirurgien avec une totale franchise. Ensuite, la crainte n'était pas trop de me faire redevenir dépendante après q …

Codéine et dihydrocodéine » Arrêt de la codéine ... que c’est dur » 30 janvier 2020 à  13:54

Bonjour,

Je vous remercie tous.

J'ai eu cette chance inouïe de ne pas avoir d'atteinte au foie mais j'aurais pu me tuer alors que je n'ai jamais été suicidaire. C'est étonnant ce qu'on peut accepter quand on est dépendant.

Comme Maud le sait, pour certain, la nuit est un moment où l'anxiété, les peurs, les pensées répétitives sont encore plus terribles que le jour et ce doux sommeil de la codéine, ça m'a sans doute sauvée un temps d'un gouffre sans fond.

Maintenant, je fais de petites nuits avec un corps souvent un peu douloureux et parfois je repense à cette chaleur intérieure et cette perte de sensations physiques que j'aimais tant. Un pur esprit libéré d'un carcan de misère, je voyais les choses comme ça.

Comme je n'ai plus peur, que mon cerveau n'est plus accaparé par l'anxiété et les pensées répétitives tournant en boucle sans fin, que je me réconcilie avec un corps parfois douloureux, j'ai un petit goût de nostalgie mais pas d'envie.

Mon parcours a été tortueux mais l …

Antidepresseurs » La Venlafaxine post Tramadol - un AD qui m'interroge - des témoignages ? » 29 janvier 2020 à  13:01

Bonjour,

Je suis sous venlafaxine à 150mg pris le matin depuis deux ans pour un trouble anxieux généralisé. J'ai commencé à prendre cet AD en allant en CSAPA pour terminer mon sevrage dégressif de la codéine. C'est l'addicto qui a diagnostiqué ce TAG.

J'avais en effet détourné l'usage de la codéine pour essayer de supporter une anxiété de plus en plus dévorante mais sans grand succès.

L'effet de la venlafaxyne sur moi a été assez radical car mon anxiété a régressé comme si on avait vidé l'égout dans lequel je pataugeais depuis des années. Ca a été si rapide (moins d'une semaine pour les premiers effets), que j'ai pris conscience du poids physique et moral de l'anxiété qui était carrément choquant.

Après, pour le reste, la venlafaxyne a sur moi un effet boostant qui est plutôt bien, même s'il me fait parfois aller flirter avec les alentours de ce qui ressemble un peu à de l'hypomanie (un peu seulement selon mon psy). Mon psy m'a expliqué que chez certaines personnes cet AD avait cet …

Codéine et dihydrocodéine » Arrêt de la codéine ... que c’est dur » 23 janvier 2020 à  12:31

Bonjour,

Pour moi, c'est 25 ans avec la codéine au dessus de ma tête et en gros 3 périodes de dépendance entrecoupées de phases sans dont la plus longue a été de 5 ans sans consommer mais en pensant chaque seconde à la codéine.

Ma dernière période de dépendance a duré 10 ans à gober 24 codoliprane (en vente libre soit 20mg de codéine par cachet et 400mg de paracétamol) le soir en me couchant.

J'ai eu la chance inouïe que mon foie n'ait qu'une légère anomalie sanguine qui est aujourd'hui totalement résorbée.

Une telle durée de consommation a donc entrainé une dépendance physique très dure et mon dernier sevrage, celui qui semble avoir tout changé.

Le début du sevrage, de 24 à 10 cachets, j'ai fait ça toute seule dans mon coin en retirant un cachet une fois de temps en temps, quand je trouvais le moment adéquat. La surprise a été très vite de voir que la dépendance psy avait disparu. Aucune envie, alors que depuis ma 1ère dépendance elle ne m'avais jamais quittée cette envie, dès q …

Codéine et dihydrocodéine » Arrêt de la codéine ... que c’est dur » 21 janvier 2020 à  11:39

Bonjour,

Même si tu n'as pas été un gros consommateur, la durée a généré au moins du manque psychologique chez toi quand tu as arrêté (tu ne parles pas de manque physique, peut être y a tu échappé, tant mieux).

Je comprends parfaitement bien ce que tu décris, même si mon expérience avec la codéine a été bien plus longue et lourde.

Au final, il arrive quand même un moment où l'on se dit qu'on a détourné l'usage d'un médoc et que s'il nous donne l'impression par moment d'améliorer les chose, pour moi c'était une méga anxiété, en fait il a tant de désagréments à côté qu'il est temps d'en finir.

Le manque physique peut être dur à gérer quand il est intense mais en fait, c'est le manque psychologique le plus dur, c'est à dire l'envie (le craving). Cette envie est une cause de rechute quand on peut se procurer le médicament.

Certains vont te dire que c'est le temps qui fait régresser l'envie. Pour ma part, je te dirais que tu peux peut être accélérer un peu les choses. D'abord, tu pour …

Médicaments psychotropes » Néfopam / Acupan : votre avis sur l'intérêt récréatif et antalgique ? » 30 octobre 2019 à  16:50

Intéressant car j'ai moi aussi du être opérée après un sevrage d'opiacé (codéine, sevrage dégressif pas TSO).

C'était un an après et j'ai prévenu. J'avais peur des opiacés car pour ma part je n'ai aucun craving mais par contre j'ai douillé physiquement pendant mon sevrage et aucune envie de repasser par là.

J'ai pris de l'acupan aussi. J'ai trouvé que c'était efficace, du niveau de la codéine mais moins fort que la morphine.

Ca soulage bien la douleur modérée, ça met KO, j'avoue avoir ressenti du bien être mais à vrai dire cette sorte de "plaisir diffus", cette "douce chaleur à l'intérieur", je les ressens aussi en méditant donc je dirais que c'est du soulagement.

J'en ai pris 10 jours de suite. J'ai arrêté du jour au lendemain sans la moindre difficulté.

Bref, je m'interroge sur ce médoc d'autant que j'ai une amie qui souffre comme une damnée de crohn et de rectocolite hémorragique et qui, pour la 1ère fois depuis longtemps, a été soulagée également par l'acupan (elle n'a pas l …

Decro - Sevrages... et après ? » Astuces pour consolider son abstinence ? » 23 octobre 2019 à  12:41

Bonjour,

Tout d'abord bravo pour ton courage.

Je n'ai pas été polytox mais dépendante de la codéine pendant des années et j'ai fait un sevrage dégressif qui tient depuis bientôt 3 ans, pour la 1ère fois sans retour d'envie.

Je fais aussi de la méditation. J'y suis très réceptive et j'apprends peu à peu à observer mes ressentis en direct, sans passer par ma fichue voix intérieure qui est une bavarde impénitente.

Je vais tenter la méditation en groupe. Un cycle MBSR fait par quelqu'un de sérieux. Je pense qu'en groupe ça doit être une expérience très enrichissante.

Il y a aussi tous les exutoires possibles et imaginables pour les moments difficiles, c'est à dire des activités qui vont occuper ton corps et ou ton esprit. Peu importe ce que c'est du moment que ça te plais. Moi je me suis remise à toutes ses choses que j'aimais avant l'addiction à savoir assouvir ma curiosité sur l'univers, les sciences de la terre, randonner, jouer modérément aux jeux vidéos sur console de salon, sor …

Codéine et dihydrocodéine » Codeine et dépression  » 23 octobre 2019 à  12:23

Bonjour à tous,

Pour répondre à ceux qui ont noté mon post et à Rick, je trouve que c'est important de témoigner de la sortie de l'addiction à la codéine lorsqu'elle a trouvé son origine dans l'anxiété ou la dépression comme c'est souvent le cas.

Ceux qui parviennent à consommer pour le plaisir de temps en temps, c'est une autre histoire et j'avoue les envier un peu.

Pour avoir eu cette fichue codéine au dessus de ma tête depuis une vingtaine d'année, je constate aujourd'hui que pour moi la sortie s'est faite sans aucun craving dès lors que j'ai enfin compris que la codéine n'était pas le bon produit pour mon anxiété et qu'elle n'était qu'un cautère sur une jambe de bois.

Le fait d'avoir eu la chance de tomber dès le 1er coup sur le bon antidépresseur m'a permis de relâcher totalement la pression de l'anxiété et de finir la partie la plus dure physiquement du sevrage de la codéine sans aucune envie d'en reprendre.

J'envisage de faire un sujet là dessus dans l'après sevrage pour d …

TSO - maintenance aux opiacés » Arrêt du Tramadol, mais toujours besoin d'une béquille  » 14 octobre 2019 à  12:36

Bonjour,

J'ai fais un sevrage dégressif seule puis en CSAPA de la codéine, pas du tramadol, mais disons que le processus est le même.

J'avais déjà tenté de me sevrer plusieurs fois avant, toujours un échec. Là c'est fini depuis bientôt 2 ans.

Je dirai que pour que cela fonctionne, il faut se débarrasser de l'envie, le craving et ça c'est pas une mince affaire. A chaque fois que j'ai échoué c'est parce que j'avais envie de retrouver les effets de la codéine.

Cette fois-ci, le sevrage s'est fait sans envie, elle a disparu. Je l'ai mené à son terme et depuis l'envie n'est jamais revenue. Je ne vais pas dire qu'elle ne reviendra jamais mais je constate.

Si tu veux un truc qui compense l'effet du Tramadol, c'est que tu n'es pas franchement prêt à y renoncer sur le plan psychologique.

Je ne connais pas le tramadol mais chercher un produit non addictif qui créerait des effets similaires sans addiction me parait compliqué car si ça existait, personne ne deviendrait addict !

Perso, je n …

Codéine et dihydrocodéine » Codeine et dépression  » 14 octobre 2019 à  12:18

Bonjour,

J'ai détourné l'usage de la codéine pendant des années pour tenir à distance de très grosses angoisses. Je sais maintenant que j'ai un trouble anxieux généralisé et comme me l'a dit mon addictologue, chez moi c'est 70% anxiété et le reste dépression.

Je connaissais la codéine pour la douleur et j'avais remarqué son effet apaisant. Quand j'ai vraiment été débordée par l'anxiété et les idées noires, j'ai donc plongé dans la codéine, faute d'avoir le courage de consulter (phobie médicale et peur de la folie obligent).

Avec le recul, je dirai que la codéine est un faux ami de l'anxiété et de la dépression. Sur le moment, elle apaise et en plus le soir elle va aider à dormir et donc à sortir de son état toujours plus sévère en nocturne.

Le souci, c'est que pour avoir un effet suffisant, il faut en consommer beaucoup, de plus en plus, jusqu'à la dose au delà de laquelle le corps ne supporte plus. On devient donc dépendant en quelques semaines.

J'ai mis des années à comprendre …

Codéine et dihydrocodéine » Codéine et rêves  » 11 octobre 2019 à  12:20

Je pense que l'effet de la codéine est différend selon le mode de prise. Pour moi c'était tout d'un coup le soir en me couchant et donc tous les effets étaient concentrés sur le côté anxiolytique, couette moelleuse, sommeil en apesanteur et rêves de très forte intensité.

La journée, j'étais ralentie du cerveau, abrutie parfois, fatiguée.

C'était une addiction qui cadrait à mes besoins, du moins je le croyais, c'est à dire éradiquer l'anxiété la nuit, m'aider à dormir et, la journée, ralentir ce foutu cerveau en me laissant quand même la possibilité de bosser.

Si parfois j'ai une petite nostalgie du plaisir procuré par la codéine, sur son effet très apaisant la nuit, sur la perte des sensations corporelles roulée en boule dans mon lit, je n'ai aucun regret quant à ces rêves d'une incroyable intensité dont je me sentais prisonnière, à mi chemin entre éveil, sommeil, paralysie...

Quant aux rêves lucides, j'en fait autant qu'avant, c'est à dire très souvent, mais au moins il n'y a plu …

Codéine et dihydrocodéine » Codéine et rêves  » 09 octobre 2019 à  15:29

Bonjour,

Tu n'as pas besoin de codéine pour faire des rêves lucides. C'est une faculté qu'on possède tous plus ou moins.

Maintenant, en tant qu'ancienne addict à la codéine n'en prenant que le soir en me couchant, je peux te confirmer que l'intensité des rêves et cauchemars était plus forte pour moi avec codéine que sans.

J'ai toujours fait beaucoup de rêves lucides et je ne sais que depuis quelques mois que ce n'est pas le cas de tout le monde. J'ai conscience de rêver, je suis spectatrice ou actrice, je peux modifier le cours du rêve ou du cauchemar plus ou moins à ma guise et me réveiller si ça devient déplaisant.

Sous codéine, la différence c'était l'intensité du rêve ou du cauchemar et la grande difficulté à en modifier le cours et à se réveiller quand ça commençait à faire peur.

J'ai fait une fois un rêve/hallucination avec somnambulisme, mais ça ne s'est jamais reproduit.

Par contre, j'ai pris plusieurs fois de la morphine à des réveils d'opérations chirurgicales, à une …

Benzodiazépines » Se faire prescrire du Valium » 25 septembre 2019 à  18:06

Je confirme le pouvoir myorelaxant du valium car j'en ai pris 10mg à la fin de mon sevrage dégressif de la codéine. J'avais alors une tension physique dans les membres qui était délirante et les 10mg n'ont d'ailleurs pas suffit à l'apaiser dans un premier temps (j'ai refusé de prendre plus, j'avais la pétoche).

Après quelques mois il a couvert totalement le syndrome de sevrage prolongé toujours très actif chez moi dans les bras et les jambes.

Je pense qu'à 20 ou 30 mg, j'aurais sans doute mieux vécu le début de l'après sevrage en ayant les membres plus détendus.

Je le prends d'un coup en me couchant puisque c'était là que la tension était la plus forte.

Après, pour un usage récréatif, je ne sais pas ce que ça peut donner. J'avoue que je n'ai pas la moindre appétence pour les benzos et je suis actuellement en train de me sevrer du valium en douceur car je n'en ai plus besoin, mais j'y suis accoutumée (je le prends depuis janvier 2018).

Pour avoir lu des horreurs sur le sevrage d …

Decro - Sevrages... et après ? » Tramadol » 18 septembre 2019 à  10:28

Un peu hors sujet mais je me suis fait opérée de la même chose à 13 ans, il y a un certains nombres d'années. A l'époque c'était paracétamol et hop !

J'ai dégusté pendant 2 ou 3 jours et surtout pendant les soins au début..

Pour le tramadol, je trouve que les hôpitaux ont la main lourde avec ce médoc alors que la codéine peut parfois suffire pour ce type de douleur quand même pas ultra violentes (après notre ressenti de la douleur est très personnel) et qu'il n'y a pas ce côté antidépresseur qu'a le tramadol.

Une semaine de conso pour ressentir cela ça fait court mais ce n'est pas impossible que ce côté un peu antidépresseur lâché brutalement puisse te mettre dans cet état. Il aurait peut être fallu le réduire en douceur.

Il faudrait en parler au chirurgien si tu le vois bientôt ou à ton généraliste. C'est peut être le passage brutal qui fait cet effet.

En tout cas bon courage, c'est pas grave mais que c'est pénible ces soins jusqu'à ce que la chair ait repris sa place légitime …

Benzodiazépines » Benzo et codéine » 12 septembre 2019 à  11:02

Bonjour,

Tu n'es en effet plus dans le récréatif mais l'addiction.

Tu peux tenter de modérer toi même ta consommation en faisant une réduction douce et graduelle ou aller directement consulter en CSAPA pour te faire aider.

C'est en effet avec le diazepam que tu as vraiment lâché la bride, car ta consommation de codéine est plus modeste.

Je pense qu'il faut que tu trouves un point de stabilité et ne surtout pas faire de yoyo (ne pas consommer un jour ou deux, reprendre, réduire trop, reprendre...). Ton point de stabilité c'est celui où tu ne seras pas en manque.

A partir de ce point, tu pourras alors débuter un réduction graduelle des produits que tu prends, sachant que cette réduction ne doit pas être excessive ni trop rapide, car il faut tenir la distance.

Si tu veux commencer seul, tu prends un peu moins de codéine à la même fréquence que d'habitude et tu réduis d'un ou deux Mg par jour le diazepam (si tu as du 2mg par exemple, sinon il va falloir couper du 5 ou du 10 en 2 ou …

Decro - Sevrages... et après ? » Besoin de m'exprimer : prise de conscience et ambivalence  » 09 septembre 2019 à  15:03

Bonjour,

S'interroger sur sa consommation de produits psychoactif c'est un pas énorme que tu veuilles maitriser la consommation ou l'arrêter.

On se fabrique beaucoup de fausses croyances et d'idées reçues sur les produits, c'est normal puisqu'on doit se trouver des justifications pour soi-même et parfois pour les autres.

S'interroger, je trouve que c'est le premier pas vers la lucidité.

Donc vas y fonce, fait ce que tu veux/peux et surtout continue à t'interroger, à observer tes comportements pour voir où cela te mèneras.

Je suis très sensible à ce sujet car des psychologues commencent à utiliser des bribes de thérapies sur les croyances métacognitives (penser sur ses propres pensées, les analyser) en addictologie. J'ai eu la chance d'être suivie un temps par l'un d'entre eux qui m'a permis de progresser à pas de géants et de faire varier mes croyances sur la codéine plus vite que je ne l'aurais fait seule.

Ca m'a notamment permis d'abandonner sans regret le plaisir et de finir …

Codéine et dihydrocodéine » Dépendant à la codéine au moment de la fin de sa vente libre, (juillet 2017) qu'êtes vous devenus ? » 06 septembre 2019 à  10:56

J'ai découvert moi aussi que mes migraines étaient devenues très rares, voire n'étaient plus que des maux de tête, après avoir fini mon sevrage dégressif de la codéine.

Ca a été une surprise car j'avais peur en faisant mon sevrage de me retrouver sans rien d'efficace (les triptans ont toujours aggravé mes migraines).

J'ai même cette curieuse impression que mon seuil de ressenti de la douleur a bougé. Comme je prenais la codéine d'un coup le soir en me couchant, si j'avais mal en journée, ça me semblait toujours très puissant.

Maintenant, ces mêmes douleurs (un coude, une épaule de temps en temps, de vieilles tendinites qui se rappellent à moi en faisant du sport ou en portant des charges) me semblent très modérées. C'est très étrange comme phénomène.

Je brode peut être de ce côté, alors que pour les maux de tête, le fait que les opiacés peuvent les aggraver est assez bien documenté.

Codéine et dihydrocodéine » Sevrage Klipal  » 06 septembre 2019 à  10:47

Je suis passée par le sevrage dégressif mais j'ai débuté alors que la codéine était encore en vente libre. Je retirais un cachet de codoliprane à ma guise (minimum 15 jours entre 2 réductions). Quand elle a cessé d'être en vente libre, j'avais fait la moitié du chemin, le manque physique a pointé le bout de son nez et j'ai fini mon sevrage dégressif en CSAPA.

Tu devrais en parler au prescripteur du médoc pour voir s'il peut t'aider et peut être commencer par te faire faire une écho du foie. Tu peux consulter en CSAPA. En tout cas, il y a plusieurs méthodes de sevrage dont une que beaucoup trouvent inappropriée, c'est le sevrage brutal.

En tout cas, tu as vite pris conscience que tu dérapais vers le mésusage et ça je trouve que c'est un très bon signe pour entamer une démarche, quelle qu'elle soit.

Bonne chance

Codéine et dihydrocodéine » Sevrage Dafalgan codéine et Tramadol » 03 septembre 2019 à  11:47

Les impatiences ont été un vrai cauchemar tant que je n'ai pas eu le lyrica, je le reconnais.

Par contre je n'ai pas eu le moindre craving, il a disparu dans les oubliettes de mon histoire (enfin j'espère) quand j'ai entrepris cet énième sevrage de la codéine.

On ne peut pas tout avoir !

Codéine et dihydrocodéine » Sevrage Dafalgan codéine et Tramadol » 02 septembre 2019 à  13:49

Bonjour,

Ca dépend des gens et du type de sevrage.

Disons que tu fais un sevrage dégressif (tu réduis peu à peu), le impatiences vont apparaitre à un certain stade. Elles durent quelques nuits en principe: 3, 4....

Sauf que parfois c'est plus compliqué. Pour moi, passé un point du sevrage, j'ai eu des impatiences toutes les nuits sans exceptions et elles se sont terminées deux mois après la fin du sevrage.

Comme je passais les nuits debout, mon addicto m'a donné du Lyrica (300mg pour les calmer). J'en ai pris 5 mois et j'ai arrêté sans souffrir de manque.

Désolée de ne pas être plus précise mais les impatiences c'est à la carte !

Decro - Sevrages... et après ? » Centre de cure avec chien... sevrage crack » 08 août 2019 à  11:56

Bonjour,

J'ai peur qu'il n'y ait pas beaucoup de lieu de cure acceptant les animaux. Comme tu as l'air d'être en IDF, tu peux peut être aider ton amie en appelant les différents centres pour elle.

Si elle est à la rue ou ultra précaire, un centre de cure parait adapté, pour la sortir de son milieu... mais il y a le chien et on est en août, deux sources de complexité.

Si aucun centre n'accepte son chien, elle pourrait tenter dans un premier temps d'aller au CSAPA de Sainte Anne. Ils consultent du lundi au vendredi matin sans rendez-vous avant 10 heures. Elle pourra laisser son chien le temps du rendez-vous (elle verra un addictologue le matin même après un infirmier). On entre par l'extérieur côté rue d'Alésia, il y a un portail avec interphone, un petit jardin, puis la porte du centre. Elle pourrait donc laisser son chien dans ce petit jardin.

L'addictologue que j'ai vu pour ma dépendance à la codéine n'y est plus et c'est bien dommage car elle était top, atypique, bienveillante …

Codéine et dihydrocodéine » Remède au syndrome des jambes sans repos. » 07 août 2019 à  13:17

Bonjour,

J'ai également souffert d'impatiences nocturnes (jambes sans repos) géantes pendant mon sevrage dégressif de la codéine. Ca a commencé à un certain point du sevrage (la partie la plus dure, les 6 derniers cachets) et ça revenait toutes les nuits sans exception jusqu'à 3 mois après la fin de mon sevrage dégressif.

Les impatiences me prenaient vers 22H30/23 heures et duraient jusque vers 5 heures du matin, toutes les nuits. J'avais des décharges électriques puissantes mais non douloureuses qui me rendaient dingue. Bouger les jambes ne suffisait pas à calmer le syndrome, j'étais obligée de rester debout tout ce temps pour que cela cesse.

Mon addicto n'avait jamais rencontré un cas aussi aiguë car en principe, ça se tasse au bout de quelques jours ou semaines après une réduction ou la fin du sevrage.

Après un mois sans sommeil (je devais dormir 1H ou 2 par jour, j'étais tellement perchée que je marchais sur l'eau...), j'ai pris du Lyrica (prégabaline) qui s'est avéré ultra eff …

Decro - Sevrages... et après ? » Sevrage bzd et paralysies du sommeil » 01 août 2019 à  13:17

Bonjour,

C'est intéressant car j'ai posé la question à mon psychiatre lundi dernier.

Je suis en train de faire un sevrage dégressif du valium que j'ai pris à 10mg pendant un an et demi en guise de myorelaxant, pour calmer les manifestations physiques assez violentes du syndrome de sevrage prolongé, après un sevrage dégressif de la codéine.

Je retire 1 MG par mois (c'est moi qui décide). De 10 à 9, rien, mais de 9 à 8, il m'est arrivé un truc étrange. Pendant 2 jours j'ai fait des rêves et cauchemars d'une intensité folle. J'étais parfaitement consciente de rêver, je voulais me réveiller mais impossible d'agir. J'étais coincée.

Quand j'ai finalement pu me réveiller à force de volonté, je suis restée plus d'une heure à ne pas trop savoir si j'étais éveillée ou pas. J'étais comme une somnambule, j'ai pris une douche et je me suis même pincée pour vérifier, jusqu'à ce que je sorte enfin du cirage.

Mon psy m'a dit qu'en baissant un benzo on peut avoir un rebond de sommeil paradoxal et …

Decro - Sevrages... et après ? » je cherche des adresse de post cure » 01 juillet 2019 à  11:47

Comme Pierre, je suis dubitative car quel est l'intérêt de faire une post-cure quand on n'a pas fait de sevrage mais qu'on est sous TSO ?

L'intérêt du TSO est de switcher d'une conso dangereuse pour la santé à une autre addiction temporaire qui l'est moins. Le jour ou tu feras un sevrage du TSO, peut être qu'il faudra te faire hospitaliser et donc aller en post-cure après, sinon j'avoue ne pas trop saisir le sens de la chose.

J'ai fait un sevrage dégressif de la codéine, seule puis en CSAPA. je n'ai pas été hospitalisée et on ne m'a pas proposé de post-cure, ce que j'aurai d'ailleurs refusé car cela n'avait aucune utilité pour moi. Le CSAPA a pris en charge ma dépendance, m'a prescrit la codéine tant que j'en ai eu besoin et s'est occupé des grosses difficultés physiques que j'ai eues en fin de sevrage.

Je connais une personne qui a fait une post cure. C'est une jeune femme alcoolique qui prenais aussi du cannabis et un peu de coke. Elle partait en live et on lui a diagnostiqué une …

Codéine et dihydrocodéine » 6mois » 01 juillet 2019 à  11:37

Bonjour,

Partir d'une consommation à but thérapeutique et finir par détourner la codéine de son usage, je connais.

Tu peux être accoutumé au médicament après une certaine durée de consommation à dosage thérapeutique normal et tu peux aussi déraper en sur-consommant, soit parce que le médoc n'est pas assez fort pour soulager ta douleur physique, soit parce que tu t'es rendu compte qu'il avait un effet psychologique apaisant.

Va consulter en CSAPA si tu en as un près de chez toi qui peut te recevoir avant les calendes grecques. Tu peux en parler à ton psychiatre si tu en as un ou à ton généraliste si tu as confiance en lui/elle, afin qu'il continue à te prescrire le médoc avant ton rendez vous en CSAPA.

Ah, si tu es sur Paris ou en Région Parisienne, dis le, tu peux consulter sans RV dans un CSAPA en t'y présentant avant 10 heures du matin. Réponds et je te dirais où c'est.

Ta consommation dépasse les limites mais j'ai fait bien pire et pendant bien plus de temps que toi, ce dont je …

Antidepresseurs » TAG et SEROPLEX » 26 juin 2019 à  11:45

Le Jiminy Cricket, je te rassure, c'est bien toi. J'ai appris en faisant ma TCC que notre voix intérieure c'est ce qu'on appelle de la métacognition, c'est à dire penser et analyser ses propres pensées. Il ne faut pas la confondre avec le fait d'entendre des voix dans sa tête qui est un tout autre sujet...

Quand on souffre d'un TAG, cette voix intérieure devient omniprésente et dénigrante car on a perdu l'estime de soi. Je peux t'assurer que désormais cette bavarde commente d'autres choses que mes défauts, mes faiblesses. J'ai appris à accepter cette part de moi même avec mon psychologue car cette voix peut être très utile parfois.

Après je rebondis sur 2 points:

1) Le risque de dépendance et le TAG: Le diagnostic a été posé pour moi par une psychiatre dans un CSAPA. J'étais dépendante à la codéine dont j'avais détourné l'usage car j'avais remarqué que ça me calmait. Comme je souffrais de 2 angoisses terribles, une peur de la folie et une phobie médicale, j'ai été incapable d'aller …

Antidepresseurs » TAG et SEROPLEX » 25 juin 2019 à  15:24

Pour Joel, je te conseille l'application Petit Bambou. Tu peux la charger gratuitement pour tester quelques séances guidées et si ça te plais, tu peux t'abonner.

Ton ami a raison, pour l'instant la méditation m'aide surtout à faire taire ma fichue voix intérieure qui la ramène à tout bout de champ pour commenter, critiquer, analyser tout ce que je fais. La faire taire 10 minutes, c'est déjà énorme. J'ai d'ailleurs pris l'habitude de détourner un peu la méditation en m'en servant pour m'endormir sans être empêchée par mes pensées parasites.

Sur le moyen et le long terme, j'espère modifier mes conditionnements anxieux mais ça c'est un travail de titan, je ne sais pas si la méditation m'aidera mais j'y ai pris goût car c'est comme une quête sans fin. Je me dis que même quand je serai vieille et peut être infirme, je pourrai toujours méditer car on n'a besoin de rien d'autre qu'un corps immobile et un cerveau.

Pour FrenchRiviera, je te comprends, j'ai été exactement dans la même situa …

Médicaments psychotropes » Que se passe-t-il avec le decontractyl??? » 25 juin 2019 à  14:59

Ce matin j'ai entendu un pharmacien dire ça à une vieille dame qui avait mal au dos. Elle a été prise d'un coup de panique et je me suis dit que mamie devait appuyer sur le champignon avec son décontractyl.

Ca m'a rétrospectivement fait penser à ma panique lorsque j'ai appris que la codéine n'était plus en vente libre, alors que j'étais en plein sevrage dégressif pépère dans mon coin...

Antidepresseurs » TAG et SEROPLEX » 24 juin 2019 à  11:50

Bonjour,

J'ai un TAG moi aussi donc je comprends parfaitement tes angoisses.

Pour l'instant, ces angoisses te dominent et si tu es aussi riche en anxiété que je l'étais encore à l'été 2017, entamer une TCC va être très dur. En effet, tant que tes peurs sont omniprésentes, elles prennent le pas sur la raison et c'est dur de faire un travail.

Et bien dis toi que c'est à ça que va te servir l'antidépresseur. Son rôle va être de faire baisser la pression jusqu'à ce qu'elle soit supportable et te permettre de faire cette TCC.

C'est une bonne raison pour tenter le coup tu ne crois pas ?

S'il marche bien, il devrait agir assez vite. Ne sois pas découragé si l'antidépresseur ne marche pas car parfois il faut en tester plusieurs avant de trouver le bon.

Pour moi c'est 175 mg de venlafaxine (effexor). Pour te décrire l'effet qu'il a produit disons qu'en quelques jours j'ai eu l'impression que les sables mouvants dans lesquels je sombrais depuis des années ont disparu. J'ai ressenti une i …

Decro - Sevrages... et après ? » Sevrage Subutex 6 mois après » 18 juin 2019 à  16:08

Merci de ce témoignage. Le sevrage n'est pas une chose facile et ce que tu as vécu en arrêtant ton TSO n'est pas éloigné de ce que j'ai connu avec mon sevrage dégressif de la codéine.

Personnellement, c'est sur le plan physique et nerveux que la tension a été énorme et puissante dans les 6 premiers mois. Ensuite, ça s'est peu à peu résorbé jusqu'à la disparition totale de la tension physique il y a 3 mois.

Sur le plan nerveux, je suis toujours un hamster dans sa roue mais au moins je n'ai plus l'impression que les gens autour de moi fonctionnent au ralenti (c'était plus qu'étrange).

Désormais je dors environ 5 ou 6 heures par nuit, pas plus mais je fais avec.

Je ne m'attendais pas à échapper totalement au craving pour être uniquement dévorée par cette tension physique et nerveuse.

Comme toi, le travail a été un bon exutoire, même si parfois j'ai fait simplement acte de présence parce que je grimpais aux rideaux ou que j'étais abattue après un épisode de forte tension dans les …

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