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Decro - Sevrages... et après ? » Sevrage Subutex 6 mois après » 18 juin 2019 à  16:08

Merci de ce témoignage. Le sevrage n'est pas une chose facile et ce que tu as vécu en arrêtant ton TSO n'est pas éloigné de ce que j'ai connu avec mon sevrage dégressif de la codéine.

Personnellement, c'est sur le plan physique et nerveux que la tension a été énorme et puissante dans les 6 premiers mois. Ensuite, ça s'est peu à peu résorbé jusqu'à la disparition totale de la tension physique il y a 3 mois.

Sur le plan nerveux, je suis toujours un hamster dans sa roue mais au moins je n'ai plus l'impression que les gens autour de moi fonctionnent au ralenti (c'était plus qu'étrange).

Désormais je dors environ 5 ou 6 heures par nuit, pas plus mais je fais avec.

Je ne m'attendais pas à échapper totalement au craving pour être uniquement dévorée par cette tension physique et nerveuse.

Comme toi, le travail a été un bon exutoire, même si parfois j'ai fait simplement acte de présence parce que je grimpais aux rideaux ou que j'étais abattue après un épisode de forte tension dans les …

Decro - Sevrages... et après ? » Aider un heroinomane (famille), beaucoup de questions  » 16 mai 2019 à  11:49

Je suis tout à fait d'accord avec Marla et Mascarpone.

Je n'ai jamais été consommatrice d'héroïne mais accro à la codéine pendant des années. C'est aussi un opiacé très accrocheur.

J'ai beaucoup menti pendant mon addiction mais pour protéger ma famille, mes amis et pour me protéger moi même des jugements. Je n'ai toutefois pas changé sur les fondamentaux de ma personnalité. J'achetais la codéine en vente libre, je n'en ai jamais obtenu par prescription (sauf en CSAPA) parce que j'en étais incapable.

Quand elle a cessé d'être en vente libre et bien c'était fini, direction le CSAPA car je n'aurai pas pu faire une tournée des médecins pour m'en procurer. Ce n'est pas un jugement de valeur pour ceux qui font cela, c'est juste que moi je ne peux pas.

Pour Eric, il n'est pas impossible qu'un arbre cache la forêt d'un trouble psychologique ou psychiatrique. Je l'ai constaté pendant des années lorsque je faisais des permanences aux comparutions immédiates ou des commissions d'office. Les …

Codéine et dihydrocodéine » Accro à la codéine  » 09 mai 2019 à  16:05

Je sais ce dont tu parles car dans le passé j'ai pris des quantités faramineuses de paracétamol/codéine en vente libre pour soulager (la nuit) des douleurs épouvantables et perpétuelles qu'aucun médecin ne comprenait et donc c'était psy bien sur.

Sauf que moi je devais passer mes examens de fin d'étude et puisque la douleur était intolérable, j'ai mis pour la 1ère fois le nez dans l'excès de codéine. A l'époque, ne pas passer mes examens car je hurlais de douleur n'était pas concevable. Je sentais que c'était maintenant ou jamais.

Il me fallait 28 codoliprane d'un coup en me couchant puis 8 vers 5 heures du matin pour espérer qu'un soulagement total tienne jusqu'en milieu de matinée et partiel jusque vers 16 heures (je n'ai jamais supporté la codéine en journée). Ensuite, retour à la case misère en essayant de tenir le plus longtemps possible le soir pour que les effets soient encore là une partie de la journée.

Avec le recul, je sais bien que j'aurai pu me tuer mais j'étais dans un …

Opiacés et opioïdes » Rétours sur la réduction de la tolérance aux opiacés » 06 mai 2019 à  11:24

Bonjour,

J'ai connu 4 épisodes de dépendance à la codéine dans ma vie. Aujourd'hui, je suis sevrée depuis 17 mois (sevrage dégressif) et une chose a profondément changé par rapport aux autres épisodes c'est que l'envie de codéine a disparu totalement et n'est toujours pas revenue. J'éprouve même de la peur vis à vis des opiacés que j'ai tant aimés et pour lesquels je suis si réceptive (ah, les hallucinations visuelles avec la morphine à l'hôpital, un grand moment de pur plaisir et de chaleur interne, ils avaient du y aller fort sur la dose).

A chaque fois que j'ai arrêté la codéine avant, j'ai toujours eu envie et comme elle était en vente libre, la lutte a été dure et j'ai rechuté après plusieurs années, entre 1 et 8 ans pour l'intervalle le plus grand sans conso, mais avec l'envie au ventre, tout le temps.

Pour ce qui concerne les effets de la codéine, j'ai constaté qu'à chaque reprise, la situation était comme réinitialisée sur l'aspect plaisir. Cette période de plaisir fugace ma …

Decro - Sevrages... et après ? » Une décennie d'addiction » 30 avril 2019 à  13:16

Je trouve cette idée de graphique géniale et j'aimerai être une petite souris pour savoir comment elle a pu germer dans ton esprit.

Moi aussi j'ai 10 ans d'addiction derrière moi mais à un seul produit, la codéine.

Toutefois, ton graphique reste intéressant pour comparer dans le temps les périodes d'accroches, de plongeon et celles où j'ai pu refaire surface un peu, beaucoup...

J'ai pris des notes sur mon I phone puis sur un carnet de thérapie pendant mes 10 ans d'addiction et pendant mon sevrage dégressif (enfin celui qui a été mené à son terme et tiens depuis 16 mois).

En fait, à dire vrai, j'ai connu 3 périodes d'addiction à la codéine dans ma vie avec des trous géants sans conso. Ca serait encore mieux de faire ce graphique sur les 25 dernières années, même si l'idée est vertigineuse et flippante pour moi. Ca tombe bien car j'ai aussi noté mes anciennes périodes de conso sur un vieux Palm (qui connait ça, c'est antique) et dans un vieux fichier word.

Je vais essayer de me fai …

Benzodiazépines » Mon psychiatre veut à tout prix réduire mon dosage de Valium » 30 avril 2019 à  11:41

Bonjour,

Avec un bon psychiatre, on peut raisonner et composer si on parvient à argumenter de façon sérieuse. C'est peut être ce psy qui t'as prescrits autant de valium mais maintenant il a l'air de penser qu'il est temps de bouger. Je serai étonnée qu'il t'ait dit d'arrêter vite, il a du te proposer de réduire pour commencer.

Tu as essayé de retirer 10mg et tu as échoué mais c'était peut être trop.

Moi je suis adepte du sevrage dégressif façon pépère et je me fous de l'avis d'autrui du moment que le praticien qui me suis est OK avec ma stratégie. J'ai fait un sevrage dégressif de la codéine toute seule dans mon coin en retirant un cachet une fois de temps en temps et quand elle n'a plus été en vente libre, j'ai eu la chance de tomber sur une super addicto en CSAPA qui m'a fait confiance et m'a laissée gérer la fin du sevrage à mon rythme. J'aurai même pu réduire d'un demi cachet à la fin ou prendre plus de temps.

J'ai souffert de problèmes physiques importants, invalidants quand …

Opiacés et opioïdes » état des lieux sur la consommmation et les usages problématiques: le rapport de l'ANSM » 29 avril 2019 à  13:02

Pour rebondir sur ce que dit Pierre, j'ai toujours eu du mal à comprendre ceux qui disaient sur ce forum qu'un médecin leur avait prescrit de la codéine ou du tramadol sur une très longue période après un problème de douleurs physiques et qu'ils étaient devenus dépendants "à l'insu de leur plein gré".

Sauf qu'il y a un mois, j'ai vu un reportage édifiant sur Arte à propos de la crise des opioides aux USA. Les industriels ont inondé le marché de médocs comme l'oxycodone pour des douleurs qui n'avaient pas besoin d'un tel remède de cheval. Des dizaines de milliers de gens sont tombés à cause de ces prescriptions durables, des gens avec des boulots, une famille, bref, pas le cliché du tox.

Ces médocs ont fini par se déverser sur toute la société aussi pour traiter son mal être. Je n'en suis pas revenue de ces flics qui tentent de ranimer des overdoses de fentanyl avec des kits spéciaux, des pharmacies véritables dealers d'opiacés, ces quartiers dévastés par les ravages de cette addict …

Benzodiazépines » Aide dosage diazépam » 24 avril 2019 à  11:55

Je pense que le valium peut avoir un effet plaisant pour certaines personnes du fait de son côté myorelaxant.

C'est pour cela que j'en prends 10mg tous les soir en me couchant pour les PAWS post sevrage dégressif de la codéine. Sans lui je serai au plafond en train de gigoter dans tous les sens depuis des mois.

A 10mg, il n'a pas d'effet plaisant sur moi mais il compense une agitation physique et nerveuse.

Je pense que pour des personnes qui veulent le tester à titre récréatif, c'est sans doute pour son effet myorelaxant qu'il peut être plaisant et pas pour son effet sur l'anxiété si on en souffre pas. Par contre, je n'ai aucune idée du dosage pour arriver à cette relaxation et même si je le savais je dirai qu'il faut faire gaffe.

Les benzos ont des effets très variables d'une personne à l'autre. Il faut être prudent car moi j'ai le souvenir d'avoir été enragée avec un xanax avant une opération des dents de sagesse et ils ont du me calmer avec de l'Atarax que je déteste aussi car i …

Heroïne » sevrage a la dur » 23 avril 2019 à  15:48

Même si certaines personnes ont fait un sevrage sec sans replonger, je pense comme beaucoup que ça n'est pas une bonne idée car souvent c'est la rechute rapide derrière.

Le sevrage sec de la codéine j'ai tenté il y a des années, j'en ai bavé 15 jours et puis j'ai replongé en moins d'un mois car je crevais d'envie d'en reprendre. Le 1er sevrage dégressif à échoué aussi à cause de l'envie qui est apparue immédiatement, ce qui est absurde vu la quantité que je gobais.

Le second sevrage dégressif tiens depuis 16 mois (je compte à partir de zéro cachets pas du début du sevrage) et je n'ai connu ni craving pendant ni après. La différence: j'ai commencé seule en prenant tout mon temps (un an pour diviser par 2 ma conso) et j'ai fini en CSAPA quand la codéine n'a plus été en vente libre. Je crois surtout que le moment était venu de laisser derrière moi le plaisir du duvet cotonneux car le prix à payer était devenu trop élevé et que je souhaitais passer à une autre étape de ma vie en soignan …

Benzodiazépines » Lorazépam - tripreport, 5mg lorazépam, premier fois, très impressionnant » 17 avril 2019 à  12:00

Pour rebondir sur ce que dit chêne, l'effet myorelaxant de certains benzos est réel et peut sans doute avoir un effet plaisant chez ceux qui cherchent ce relâchement physique.

Perso je prends 10mg de valium le soir pour contrer les effets physiques du syndrome de post sevrage de la codéine (sevrage dégressif). Sans lui et son effet myorelaxant, j'aurai passé des mois avec une tension physique et nerveuse extrême (c'est l'expression chez moi du PAWS, pas d'envie, juste tension physique et nerveuse extrême).

Je n'ai jamais pris plus que 10mg et vu qu'il couvre maintenant mes besoins de "calme physique et nerveux", je ne ressens pas de sensation particulièrement jouissive en dehors d'un grand bien être avant de m'endormir.

Je me dis que si j'en prenais 20 mg, ça serait sans doute bien plus plaisant ce côté relâchement.

Je ne le ferai pas, j'ai quitté une addiction dangereuse pour ma santé, pour une accoutumance dont je vais commencer à me défaire comme je l'ai fait pour la codéine, pa …

Benzodiazépines » Vos effets avec du diazepam (uniquement) » 15 avril 2019 à  11:11

J'avoue que ta question me conduits à....me poser des questions !

Je prends du Diazepam comme myorelaxant après un sevrage dégressif de la codéine. Il sert pour faire baisser la tension physique et nerveuse du syndrome de post sevrage qui est très fort chez moi.

Le côté sans émotion, je connais mais personnellement, je l'attribue à l'antidépresseur que je prends, la venlafaxyne. L'addicto qui m'a suivie a diagnostiqué chez moi un trouble anxieux généralisé et j'ai pris la venlafaxyne (150mg) 4 mois avant la fin de mon sevrage dégressif.

L'AD étant hyper efficace sur mon anxiété, il a aussi fait baisser de beaucoup mon ressenti des émotions (surtout les négatives). Moi qui était hyper sensible, je le suis moins mais sans perdre ma faculté d'empathie.

J'ai commencé le diazepam quand j'ai arrêté la codéine, donc 4 mois après.

Maintenant, ce que tu dis sur le Diazepam m'intrigue car le niveau de ressenti des émotions a encore baissé depuis que je le prends, mais je n'avais pas pensé q …

Opiacés et opioïdes » Je me demande si je m'en sortirai un jour » 12 avril 2019 à  13:38

Bonjour,

Tu es déjà bien lucide pour quelqu'un de si jeune. Tu as pas mal réfléchi à tes consommations, leurs motivations, mais aussi les raisons qui te poussent à arrêter parfois, puis à replonger.

L'essentiel c'est de faire attention à ta santé un minimum mais aussi à ne pas franchir les lignes qui te sépareront durablement de notre société, même si elle est parfois plus un fardeau qu'un cadeau.

En faisant attention à cela, je pense que continuer à t'interroger va peu à peu te faire avancer, changer tes perspectives. Tu te sens mieux et créatif en consommant, un jour tu comprendras peut être que c'est une illusion.

Le jour où tu cesseras de placer tant de choses positives dans ta consommation et que tu ne croiras plus à ses effets bénéfiques, alors tu seras prêt à arrêter, pour toi et pas pour faire plaisir aux autres. Tu franchiras peut être les portes d'un CSAPA ou autre.

Ca c'est ma petite théorie perso mais en fouillant sur le net, j'ai lu quelques articles de psychiatres o …

Opiacés et opioïdes » (Neuro)toxicité des opis? » 05 avril 2019 à  15:30

Merci d'avoir fait un topic sur ce sujet sur lequel je m'interroge comme je le fais aussi sur la persistance du syndrome de post sevrage.

Quand j'ai terminé mon sevrage dégressif de la codéine que j'ai pris 10 ans à très forte dose (24 codoliprane tous les soirs, d'un coup), j'ai constaté que j'avais retrouvé toute mon acuité intellectuelle qui s'était un chouia endormie par l'abrutissement que me procurait la codéine en journée (même si je la prenais uniquement la nuit).

Ma mémoire est redevenue ce qu'elle était avant mon addiction, c'est à dire bien plus fine et fonctionnelle.

Au niveau de mon travail, je n'ai jamais commis de faute ou d'erreur à cause de ma dépendance mais j'étais bien plus lente car je me perdais parfois dans les méandres de mon esprit embrumé en faisant des recherches pointues. Il m'arrivait aussi d'être confuse et ça a disparu.

Sur le plan intellectuel, je dirai donc que je ne vois pas de séquelles de mon addiction.

Par contre, je m'interroge sur de potenti …

Codéine et dihydrocodéine » Accroc à la codéine et tiraillée pour un sevrage ? » 01 avril 2019 à  17:31

Bonjour,

Tu es à la croisée des chemins entre l'envie de continuer comme ça (la couette chimique moelleuse, on a tous du mal à la quitter, on est si bien dans cet état de flottement, surtout dans son lit) et ta raison qui te dis que tu ne dois pas car tu vas finir par te mettre en danger ou rencontrer un problème d'approvisionnement si ton médecin se réveille de sa torpeur.

Ta détresse, prends la positivement comme une prise de conscience qu'un jour tu vas atteindre une limite physique et psychique à ingérer tout cela.

J'ai été dépendante 10 ans de la codéine, du codoliprane que j'achetais en vente libre. Je n'ai aucun jugement moral sur la dépendance, les drogues, les médocs psychoactifs, mais je sais que notre corps et notre esprit ont une limite.

Si tu sais extraire le paracétamol alors c'est déjà bien, ton foie n'est pas menacé (moi j'ai gobé 24 codoliprane tous les soirs pendant 10 ans sans jamais avoir entendu parler d'extraction et miraculeusement mon foie est en forme).

Médicaments psychotropes » Peut-on boire une ampoule injectable d'Acupan (Nefopam) » 01 avril 2019 à  13:31

Bonjour,

Pour l'avoir vécu en direct, l'acupan peut se boire sans problème.

J'ai du me faire opérer 16 mois après avoir fini mon sevrage dégressif de la codéine et je ne vous cache pas que j'ai eu une énorme pétoche de devoir prendre des opiacés et que l'envie revienne.

J'ai tout dit de mon ancienne addiction au chirurgien et à l'anesthésiste. J'ai eu un petit coup de morphine au réveil et on est ensuite passé à l'acupan. C'est suffisant pour une douleur moyenne.

Une fois qu'on m'a retiré le cathéter et bien j'ai bu mon acupan. Il n'a je pense aucun effet psychoactif, enfin moi je n'ai rien remarqué.

Kratom » Problèmes dos ++ & gestion de la douleur » 29 mars 2019 à  16:00

Bonjour,

Ta douleur a l'air intense et durable. Je te donne mon avis qui n'est pas celui d'un spécialiste mais d'une personne qui a connu dans le passé une douleur atroce sur 5 mois et qui n'a jamais été prise au sérieux.

Cette douleur était si intense que j'en avais des idées suicidaires, moi qui n'en ait jamais eu, je me faisais mal pour compenser, je hurlais en silence, je pleurais sans fin et j'ai fini par piquer à mon grand père des efferalgan codéine pour me soulager, puis passer au codoliprane (2 boites d'un coup pour un soulagement la nuit, c'est tout). J'ai passé mes examens de fin d'étude et après je me suis effondrée. En attendant qu'ils diagnostiquent enfin ma maladie, je me suis abrutie en chipant des somnifères à mon père, jusqu'au jour où j'étais si faible que je dormais 20 heures par jour malgré la douleur qui a disparu quelques jours après ma 1ère chimio...

Je pense donc que soulager la douleur intense est bien plus important que la question de l'addiction et du se …

Opiacés et opioïdes » Le Manque D'opiaces : Ressentis Physiques Et Psychologiques » 26 mars 2019 à  18:36

Pour avoir vécu les 2, je dirai qu'on peut facilement distinguer jambes sans repos des crampes, tensions physiques ou nerveuses dans un sevrage d'opiacé.

Les jambes sans repos ont une spécificité, elle s'arrêtent en se levant. Elles sont courantes dans les sevrages mais normalement ça ne dure pas, sauf pour quelques malheureux....comme moi. J'ai connu 5 mois d'impatiences nocturnes, 3 avant la fin de mon sevrage dégressif de la codéine, deux mois après qu'il soit fini. Ca revenait toutes les nuits, des décharges électriques durant environ 6 heures. Gigoter ne suffisait pas donc je devais rester debout pour calmer le truc.

Mon addicto n'avait jamais vu ça mais en allant à un atelier codéine à un colloque (comme la pâtisserie, atelier macaron, éclair...), elle a appris que cela se produisait parfois. Ca ne vient pas d'une carence en fer, magnésium, vitamine K ou tout ce qui peut générer les impatiences classiques. C'est un trouble directement lié au sevrage et pour l'arrêter quand il e …

Antidepresseurs » Expérience et journal Venlafaxine » 25 mars 2019 à  16:19

Merci pour ton témoignage, il est très intéressant.

Je peux te confirmer que chez certaines personnes la Venlafaxyne peut marcher vite et bien sur l'anxiété. C'est ce qui s'est passé pour moi quand on m'a diagnostiqué un trouble anxieux généralisé.

Dès la 1ere semaine, l'anxiété baissait puis en montant jusqu'à 150mg (en un mois et demi), j'ai ressenti quelque chose d'étonnant, comme si ma tête et mon corps se libéraient de la boue dans laquelle je pataugeais depuis des années. Plus de douleurs liées à l'anxiété (oppression au coeur, douleurs du bras gauche, douleurs intercostales, boyaux et estomac tordus) et la tête libérée d'un énorme poids.

Je me sentais légère, euphorique...heureuse et j'en suis toujours là.

On m'a dit que ce trouble anxieux était chronique mais je vais quand même tenter d'apprivoiser mon anxiété avec une thérapie comportementale et la méditation. Si ça ne marche pas et bien tant pis, j'aurai essayé.

Le médoc agit sur ton anxiété et pour ta dépression, il po …

Médicaments psychotropes » Pharmacie  » 13 mars 2019 à  12:15

Pour l'avoir vécu, l'antidépresseur peut être prescrit pour 6 mois et l'anxiolytique pour 3 mois. Pour le lyrica et bien n'étant ni l'un ni l'autre, je ne sais pas. J'en ai pris un temps pour des impatiences nocturnes mais l'addicto me le prescrivait au mois.

C'est un débat que j'ai eu avec un pharmacien et mon addicto qui voulait me prescrire l'antidépresseur et le benzo sur le temps le plus long possible pendant son absence.

Me faisant confiance, elle m'a donc prescrit le double de ce que je prends en réalité pour le benzo.

Quand on a la chance de tomber sur un pharmacien bienveillant comme moi et bien je lui ait dit que l'ordonnance de benzo sur 3 mois était en fait pour 6 et que je n'étais pas passée de 10 à 20mg de valium par jour. J'y vais d'ailleurs tous les 2 mois, par respect.

Pour la question de l'intervalle entre deux visites à la pharmacie, normalement 3 semaines ne devrait pas poser problème mais pour certains médicaments (type benzo ou opiacés), ça peut coincer selon …

Codéine et dihydrocodéine » csapa m'envoie des factures + huissier ! » 12 mars 2019 à  13:28

Comme je le craignais, tu as cru à tort te rendre dans un CSAPA alors que c'était un organisme privé. Par contre ce qui est étonnant c'est que tu n'as pas du payer chaque consultation, ce qui t'aurais fait comprendre tout de suite que tu n'étais pas dans un CSAPA.

De plus, l'absence d'affichage et d'annonce des prix est limite (à moins que tu n'ai pas fait attention).

Si tu es perdu et que la somme est importante, va à une consultation juridique gratuite pour comprendre si ce sont de simples demandes de paiement (même celle de l'huissier) ou si tu as reçu un titre exécutoire qui peut en effet permettre de faire une saisie directe sur tes biens, ton salaire ou autres.

Normalement, si tu as reçu un titre exécutoire, il est indiqué dessus les voies de recours dont le délai. Tu sauras alors si tu as encore le temps de faire quelque chose ou pas.

Pour ce qui concerne l'huissier, il a une double casquette et il en joue. Parfois, il va pouvoir faire des saisies parce qu'il a entre ses ma …

Benzodiazépines » Overdose de diazepam » 12 mars 2019 à  12:40

Je rebondis sur ce qu'à dit Maud, le diazepam c'est top quand tu en as besoin. Moi il me conviens parfaitement mais ne procure pas de sensation spécifique en dehors de calmer ma tension physique et nerveuse.

Je le prends le soir (10mg) et je dors d'un sommeil assez léger (je dors d'ailleurs souvent avant de le prendre et du coup je saute un jour, c'est pas grave), rien à voir avec un somnifère. La demi-vie longue c'est tout l'intérêt pour moi car l'aspect somnolence ou confusion, je ne l'ai pas au travail en journée, par contre, le valium continue son travail sur cette forte tension intérieure, ma chambre magmatique qui entrerait en éruption sans son aide !

Je suis aussi parfaitement d'accord avec Reckling sur l'usage de l'alcool. Je ne bois que très rarement de l'alcool mais de temps en temps, je bois un sprtiz entre copines le soir.

C'est un cocktail donc un peu fort et ça m'a toujours rendue légèrement et joyeusement pompette.

Avec mes 10mg de valium pris la veille au soir, j'ai …

Codéine et dihydrocodéine » csapa m'envoie des factures + huissier ! » 11 mars 2019 à  15:20

Bonjour,

Les soins en CSAPA sont gratuits.

Il faut regarder sur les factures de qui elles viennent et à quoi elles correspondent.

Il y a des centres d'addictologie privés, ainsi que des psychiatres qui font de l'addictologie en privé ce qui est donc payant. Il faut vérifier que tu n'as pas consulté dans l'un d'eux.

Je sais aussi qu'il existe des protocoles non pris en charge, même en CSAPA. J'ai fait comme toi un sevrage de la codéine de façon dégressive. J'ai commencé seule puis j'ai fini en CSAPA (je n'ai jamais rien payé, à part les médocs à la pharmacie).

Mon addicto m'avait dit que lorsqu'on a une consommation dépassant la limite prescriptible, on peut passer sur un protocole non pris en charge par la sécu mais je pensais que c'était pour les médicaments, par la gratuité du centre. Un des pros du site pourra t'en dire plus sur le sujet.

Concernant la question des relances, je te conseille de régler le problème au plus vite.

Vérifie qui demande le paiement et sur internet …

Pregabaline (lyrica) et gabapentin » Les effets au dela de 1G de Lyrica? » 11 mars 2019 à  12:52

Le lyrica c'est vraiment un médoc spécial, une sorte de couteau suisse qui sert à plein de trucs. Ses effets sont donc très différents d'une personne et le dosage aussi.

J'en ai pris 300mg le soir pour des impatiences nocturnes pendant un sevrage de codéine. Je n'ai jamais senti le moindre effet, si ce n'est de supprimer lesdites impatiences.

Je ne peux pas te répondre sur le dosage mais je peux te parler de l'effet addictif. J'en ai pris 5 mois à raison de 300mg par jour et j'ai arrêté en baissant de 50mg tous les 10 jours sans le moindre problème, sauf les derniers 50 où j'ai été un peu tendue pendant 3 jours. Donc je ne dirai pas qu'il a un effet addictif puissant, mais là encore cela peut différer d'une personne à l'autre.

Ah et une petite remarque sur un effet courant du lyrica à savoir la prise de poids. Ce n'est pas tout le monde mais c'est très fréquent, ça libère l'appétit d'une manière assez féroce mais je pense que cela ne te toucheras pas avec une conso ponctuelle.

Fais …

Benzodiazépines » Overdose de diazepam » 11 mars 2019 à  12:44

Je ne veux pas dire de bêtise mais pour moi le dosage maximum est de 40mg par jour pas 60.

D'accord avec Maud sur le fait qu'un des intérêts du valium est sa demi vie très longue, ce qui fait qu'il ne faut pas débuter avec une dose de cheval car chaque jour il y a cumul.

Pour ceux à qui il convient (il y a des personnes qui dorment trop, problème de mémoire où ont mal au crâne), il procure donc un effet prolongé et cumulatif.

Il a aussi un effet myorelaxant, perso c'est pour ça que je le prends, pas pour l'anxiété. Il sert dans les sevrages dégressifs d'opiacés comme la codéine (mon cas) ou d'alcool pour cet effet myorelaxant.

Perso, je n'ai aucun effet négatif avec les 10mg que je prends le soir. Pas de sommeil lourd, de mal de tête ni aucun problème de mémoire. Je pense que cela s'explique par le fait que je le prends pour les manifestations physiques de la fin de sevrage dégressif de la codéine.

En fait, avec ce que je prenais comme codéine, je dormais comme une masse (je la p …

Antidepresseurs » Venlafaxine et maux de tête » 07 mars 2019 à  13:06

Je reviens sur le tard mais j'ai lu dans un post que quelqu'un parlait de la peur de la mort et ça m'a touchée.

J'ai appris par mon psychiatre que chez les grands anxieux, que ce soit un trouble anxieux généralisé ou toute autre anxiété débordante, il y a souvent deux grandes peurs caractéristiques. Les patients développent généralement l'une ou l'autre, parmi tous les autres sujets d'anxiété:

- la peur de la mort: parce que les grosses crises d'angoisses peuvent donner l'impression qu'on fait une crise cardiaque, un AVC ou autre (oppression du coeur, douleurs dans les bras, souvent le gauche, malaises...). C'est parfois si intense que certains pensent qu'ils vont mourir et développent une angoisse supplémentaires à ce sujet,

- la peur de la folie: c'était la mienne. Cette peur s'explique par l'ampleur que prennent les angoisses et leur intensité. On comprends leur démesure mais on ne sait pas que les angoisses peuvent constituer un trouble psychique, alors on se dit peu à peu qu'on …

Benzodiazépines » Prononciation de benzodiazépine » 04 mars 2019 à  10:07

Ce sujet de la 5ème dimension met de la légèreté, j'adore.

Pour ma part, j'ai toujours prononcé et entendu prononcé (au CSAPA et ma généraliste) comme le précise mélatonine2.

Le côté pointu ou anglo saxon me semble space, comme le sujet ;.)

Codéine et dihydrocodéine » Sevrage codoliprane et TSO  » 28 février 2019 à  14:06

Iridium,

Te proposer un TSO pour une addiction à la codéine ne dépassant par le dosage thérapeutique me fait l'impression d'être disproportionné.

Maintenant, le sevrage dégressif avec ta consommation aurait sans doute été difficile dès le départ. Le truc c'est que quand on prend beaucoup de codéine, comme je l'ai fait avec 24 cachets codoliprane (20mg de codéine et 400mg de paracétamol, celui qui était en vente libre) par jour, débuter un sevrage dégressif est assez facile car quand on retire un cachet, il ne se passe rien. si on attend entre 10 et 15 jours à chaque retrait, les choses roulent au début.

Personnellement, le manque a débuté en arrivant à 12 cachets, donc la moitié du parcours. Ce manque durait 3 jours environ, pas plaisant pas pas atroce non plus. A partir de 6 cachets, je n'ai plus connu de véritable répit jusqu'à la fin et je suis passée de 2 à zéro car je n'en pouvais plus de prolonger ces difficultés physiques.

Comme toi tu prenais peu, il n'est pas impossible q …

Opiacés et opioïdes » Des chercheurs élaborent un nouveau anti douleur  » 26 février 2019 à  16:06

Bonjour Mascarpone et merci.

Je suis restée sur l'époque où au réveil d'opérations même douloureuses on recevait une perf de pro daffalgan, du simple paracétamol. En 95, j'ai reçu 2 fois une piqure de morphine à mon réveil lors de deux opérations successives car je hurlais de douleur.

Je suis donc restée sur ces deux merveilleux voyages hallucinatoires car la dose avait du être trop forte.

Mais tu as raison, maintenant la morphine c'est en perf avec une limite à ce qu'on peut délivrer.

Je sais que ça va être douloureux et je vais donc parler de mon ancienne addiction au chirurgien. Je verrai bien ce qui se passera et ce qu'on me donnera.

Mais ce qui me fait flipper ce n'est pas l'éventuel plaisir de l'opiacé mais le risque d'être accro physiquement très vite à cause de mon ancienne addiction. C'est peut être une angoisse ridicule mais comme je ne suis plus suivie en addicto, je me fais des films. …

Codéine et dihydrocodéine » Dépendant à la codéine au moment de la fin de sa vente libre, (juillet 2017) qu'êtes vous devenus ? » 26 février 2019 à  11:46

Salut à tous dont ceux avec qui j'ai pu dialoguer depuis ce fameux mois de juillet 2017.

Personnellement, j'avais débuté un sevrage dégressif à petite vitesse un an avant. Je prenais du codoliprane et je n'ai jamais demandé de codéine à un médecin. J'en prenais 24 tous les soirs en me couchant et début juillet 2017 j'étais à 12. Le manque physique assez léger venait de pointer son nez.

Je sortais de la piscine pour m'installer sur un transat quand une alerte du Monde sur mon téléphone m'a glacée le sang. J'ai failli m'effondrer de panique car en plus j'étais juste, pas assez de codo pour ma fin de vacances.

Il m'a fallu 24 heures pour faire le point: me procurer le médoc par un médecin ou m'en de façon illicite était inconcevable pour moi. J'ai donc cherché un CSAPA pour mon retour et en fait il n'y en avait qu'un seul ouvert fin juillet recevant les gens sans rendez vous le matin.

Je me suis rationnée, descendant à 10 en 1 semaine (pas top mais bon) et le lendemain de mon retour …

Opiacés et opioïdes » Des chercheurs élaborent un nouveau anti douleur  » 26 février 2019 à  11:22

Si ça marche vraiment et que c'est sans effet secondaire caché découvert à long terme, j'aurai adoré bénéficier de ce médoc car je vais me faire opérer bientôt, alors que j'ai fini un sevrage dégressif de la codéine il y a un an et 2 mois.

Je ne pourrai pas couper à la morphine au réveil. Je sais que je vais adorer la sensation, mais je n'ai pas peur de la dépendance psy, du craving, car ça n'a jamais vraiment existé chez moi. Même si j'adore l'effet des opiacés, je n'en ai jamais pris pour le plaisir, mais toujours dans un but utilitaire, mais détourné, ou en trop grande quantité.

Comme une conne je me demande si prendre des opiacés quelques jours à l'hôpital risque de faire comme un reset de mon sevrage qui a été très dur physiquement pour ce qui me concerne, même s'il a été dégressif. Je n'ai pas envie de revivre cette épreuve et l'après qui dure depuis un an (énorme tension physique et nerveuse), mais pas non plus envie de me tordre de douleur les premiers jours.

Bref, pouvoir …

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