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Le blog de Equipe de PsychoACTIF » Edito : Nous sommes des Personnes Utilisatrices de Drogues (PUD) » 19 mai 2022 à  09:28

Bonjour, j'ai découvert que la Mildeca utilise le terme psychoactif pour designer des psychotropes, mais avec une différence subtile ce sont les substances qui apaisent la souffrance psychique mais ce n'est pas ce qui se retrouve dans la définition du wiktionnaire..

https://www.drogues.gouv.fr/comprendre/les-produits/medicaments-psychoactifs

https://fr.wiktionary.org/wiki/psychoactif

Mais cela concerne aussi bien les personnes en traitement, qui ne sont pas a priori la cible de PA. Alors PUD ou PUP ? A voir et à discuter (sereinement si possible)
Mais, avant, pourquoi ne pas faire la promotion du terme psychoactif, éventuellement en passant du sens "traitement de la souffrance psychique" à "effets subjectivement positifs" ? Ce qui atténuerait l'opposition entre usage thérapeutique et usage "recréatif". Pour info voila comment la Mildeca définit les drogues

https://www.drogues.gouv.fr/comprendre/l-essentiel-sur-les-addictions/qu-est-ce-qu-une-drogue

L'usage courant du terme psychoactif (à la place de drogues et de psychotropes) serait probablement un plus pour PA en le mettant au centre de la problématique.
Amicalement …

Le blog de Equipe de PsychoACTIF » Edito : Nous sommes des Personnes Utilisatrices de Drogues (PUD) » 16 mai 2022 à  12:19

[quote]Enfin, contrairement à une personne plus haut, je trouve qu'il existe dans le texte de Cependant un côté performatif sous-jacent, du moins c'est flou, et à la fin j'ai du mal à déterminer s'il y a un caractère d'obligation ou non car c'est très bien écrit.[/quote]
Bonjour, je reprend le texte de Cependant (une partie)

[quote]C'est pour cela que dans ce fanzine et autres documents que nous écrirons, nous avons adopté le terme Personne Utilisatrice de Drogues (PUD). Et Psychoactif appelle les professionnel.le.s du milieu de l'addicto, les scientifiques, et les pouvoirs publics à utiliser désormais cette nouvelle nomenclature.[/quote]
Il est clair que nous ne mettons aucune obligation mais précisons que [b]nous[/b] adoptons ce terme. Et nous militons pour que les "autorités" l'utilisent, pour les raisons évoquées, et au premier chef l'accent sur la personne plus que sur ses usages.
Nous ne mettons aucun caractère d'obligation sur les forumers ou le grand public.
Et ceux qui veulent continuer à parler d'usagers pourront continuer à le faire. Même de toxicomanes si ce n'est pas pour insulter les autres forumers.

Au total, seul l'avenir dira si le terme PUD sera retenu ou pas. Peut être aura t il besoin d'évoluer avec la fragmentation du terme de "drogues" qui suivra, espérons le, la fragmentation du concept selon différents produits, avec les légalisations, les usages médicaux, les usages "grand public" (je parle d'un avenir proche à lointain. Pour les lecteurs de "Dune" est ce que les pilotes interstellaires qui utilisent "l'Epice" sont des drogués ?) etc...
Mais une personne restera toujours une personne avec l'obligation de respect qui lui est dûe. C'est pourquoi le P est important.
Amicalement …

Le blog de Cabaretvert » L'autorité n'est pas le problème, c'est sa légitimité. » 10 mai 2022 à  08:02

[quote]Bonsoir Prescripteur, de qui vous parlez ?[/quote]
A moins de penser que toutes les actualités que l'on reçoit sont falsifiées, la réponse me semble évidente. Ceci dit ce n'est pas pour donner raison à tel ou tel mais pour que cesse la souffrance de ceux qui ne font que subir. Amicalement

Le blog de Cabaretvert » L'autorité n'est pas le problème, c'est sa légitimité. » 09 mai 2022 à  08:55

[quote]Je fais beaucoup de raccourcis et ne développe pas assez, mais je pense qu'on déshumanise beaucoup plus facilement quelqu'un qui nous méprise et qu'on juge inapte à nous respecter, et même simplement nous comprendre...[/quote]
Et qui tue, notamment, des femmes et des enfants.... Amicalement

Le blog de Cabaretvert » L'autorité n'est pas le problème, c'est sa légitimité. » 06 mai 2022 à  09:26

Pas de pb. Je ne me suis pas du tout senti agressé !
C'est vrai que le mal existe mais j'aimerais developper plus precisément le pb des psychopathes qui nous gouvernent, et dont l'exemple actuel est Mr Poutine.
Mais malheureusement il n'est pas le seul.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/20-des-patrons-seraient-des-psychopathes-selon-une-etude-600136.html

Je pense que, face aux inquiétants enjeux climatiques, economiques et politiques qui nous attendent il est important de militer pour que la classe politique soit moins psychopathique et plus bienveillante, pour ses propres élus en priorité mais aussi en aidant ceux qui luttent à l'étranger. Si on avait freiné Poutine plus tôt nous aurions peut etre pu éviter la crise actuelle. Et si nous avions aidé les Allemands à resister à Hitler nous aurions évité des dizaines de millions de morts.

https://www.stuartmcmillen.com/fr/comic/le-deni-de-hitler/



Amicalement …

Le blog de Cabaretvert » L'autorité n'est pas le problème, c'est sa légitimité. » 02 mai 2022 à  14:31

[quote]Ce n'est pas plutôt la volonté d'une nouvelle classe voulant remplacer le pouvoir des religieux et guerriers par le leur ? Rien qui est inutile ne dure longtemps dans la nature. La population, du fait du passage d'un système féodal à celui d'un pouvoir royal plus centralisé, les zones de conflits se sont éloignés, les armes de la noblesse n'étaient plus utiles et elle devient une classe de parasite.[/quote]
Oui, les guerriers et religieux ont été les premiers, probablement, à imposer leur pouvoir et toutes ses conséquences , c'est pourquoi je les ai cités, mais depuis le Monde a largement évolué, ainsi que les pouvoirs.
Amicalement

Le blog de Cabaretvert » L'autorité n'est pas le problème, c'est sa légitimité. » 02 mai 2022 à  10:19

Je voudrais faire la promotion de Brugman qui me parait l'exemple d'un contre feu contre l'aveuglement de nos sociétés. (traduction Google)
Amicalement

https://en.wikipedia.org/wiki/Rutger_Bregman

https://forumprotestant.fr/articles/hassenforder-une-humanite-meilleure-quil-ny-parait/
[quote]La nature humaine à travers l’histoire

Mais d’où vient l’humanité? Quel est notre héritage ? Comment notre vie en société a-t-elle évolué jusqu’à aujourd’hui? L’auteur s’engage dans une recherche anthropologique. Son chapitre sur l’état de nature commence par une évocation des visions opposées de Hobbes et de Rousseau: «Hobbes, le pessimiste, croyait que l’homme était naturellement mauvais. Seule la civilisation, pensait-il, pouvait nous sauver de nos instincts bestiaux. En face, Rousseau était convaincu que nous étions profondément bons. Mais il pensait que la civilisation nous avait abimés» (p.61) . L’auteur envisage l’évolution de l’humanité de l’homme de Néanderthal à l’Homo Sapiens. Si on a pu soupçonner l’Homo Sapiens d’avoir éliminé ses prédécesseurs, Rutger Bregman répond à cette accusation en mettant en valeur la spécificité positive de notre espèce: la sociabilité. Et, pour cela, il nous rapporte une expérience entreprise en Sibérie montrant que des renards argentés peuvent évoluer d’une redoutable agressivité à une sensibilité extrême et à toutes les qualités attenantes. Cette extraordinaire expérience nous aide à percevoir les caractéristiques positives de l’Homo Sapiens: «Les êtres humains sont des machines à apprendre hypersensibles. Nous sommes nés pour apprendre, pour nouer des liens et pour jouer» (p.87).

Et cependant, la violence meurtrière est un fait historique. L’auteur n’élude pas le problème. Il y répond d’abord par un chapitre qui montre que, même dans l’armée, les soldats ne sont pas prédisposés à tirer pour tirer. Et, de plus, il semble que le phénomène de la guerre ait eu un commencement: «La guerre ne remonte pas à des temps immémoriaux. Selon l’éminent archéologue Brian Ferguson, elle a eu un début». «Disposons-nous de preuves archéologiques pour étayer l’existence de formes de guerre primitives antérieures à la domestication du cheval, à l’invention de l’agriculture et aux premières colonies de peuplement? Quelles sont les preuves que nous sommes d’une nature belliqueuses? Réponse: il n’y en a pratiquement pas…» (p.111).
Nous voici donc engagés dans une recherche historique. Selon Rutger Bregman, la guerre n’a guère prospéré chez les chasseurs cueilleurs, des sociétés portées au partage.

Cependant, le climat se réchauffant après la dernière période glaciaire, il y a environ 15000 ans, la lutte commune contre le froid a cessé. Les populations se sont installées et «plus important encore, les gens ont commencé à accumuler des biens» (p.120). Le patrimoine s’est accru, des pouvoirs autoritaires se sont mis en place: «Ce qui est fascinant, c’est que c’est justement à cette époque après la fin de la période glaciaire qu’ont eu lieu les premières guerres» (p.121). Il y a une corrélation entre le développement des États et des empires et l’expansion de la guerre. «Notre vision de l’histoire a été déformée. La civilisation est devenue synonyme de paix et de progrès tandis que la vie sauvage équivalait à la guerre et au déclin. En réalité, pendant la majeure partie de notre histoire, cela a été plutôt le contraire (p.131). De fait, «le véritable progrès est en fait très récent» et «il ne s’agit donc pas d’être fataliste face à la civilisation. Nous pouvons choisir de réorganiser nos villes et nos États dans l’intérêt de chacun et de chacune…» (p.133).


Au nom de préjugés pessimistes, comment des expériences en psychologie sociale ont été dévoyées

Dans les années 1950 et 1960, la psychologie sociale a grandi. C’est alors que dans l’humeur dominante de l’époque, de jeunes psychologues ont réalisé des expérimentations qui partaient de postulats négatifs sur la nature de l’homme. Certaines d’entre elles ont exercé une grande influence, par exemple celle menée par Stanley Milgram à l’université de Yale. Des moniteurs étaient chargés d’envoyer des électrochocs (en réalité factices) à des cobayes donnant de mauvaises réponses. De fait, la majorité des moniteurs suivirent les consignes de l’expérimentateur jusqu’à de grandes décharges. Ces résultats furent abondamment diffusés: «Pour Milgram, tout tournait autour de l’autorité. Il décrit l’humain comme un être qui suivait des ordres sans broncher» (p.183). Un écho aux atrocités nazies… Comme pour d’autres expérimentations mettant en valeur le côté sombre de la nature humaine, Rutger Brugman a enquêté, remontant dans les archives et dans la mémoire humaine. Et, à partir de là, il met en évidence les biais de ces expériences. Ici, il montre les résistances larvées des participants: «Si vous pensez qu’une telle résistance ne sert à rien, lisez donc l’histoire du Danemark pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est l’histoire de gens ordinaires témoignant d’un courage extraordinaire. Une histoire qui montre que cela a toujours un sens de résister même dans les circonstances les plus sombres» (p.196).


La violence meurtrière est un fait. Comment en comprendre les ressorts ?

Pendant la Seconde Guerre mondiale, on a pu constater les performances de l’armée allemande. Une contre-propagande a été organisée mais les effets ont été limités. La recherche a montré quelles raisons bien plus simples permettaient d’expliquer les performances presque surhumaines de l’armée allemande: Kameradschaft, l’amitié… En fin de compte, les soldats ne se battaient pas pour un Reich millénaire, pour «le sang et le sol». Ils se battaient pour leurs camarades qu’il ne fallait pas laisser tomber: «En fait, nos ennemis souvent nous ressemblent» (p.228). Même pour les terroristes, les liens sociaux comptent beaucoup. «Cela n’excuse pas leurs crimes, mais cela les explique» (p.230).

Ensuite, l’auteur rappelle les études qui montrent la répugnance de beaucoup de soldats à tirer sur leurs ennemis:

«Il y a une aversion atavique des êtres humains pour la violence» (p.241).

«La plupart du temps, on ne tire pas de près, mais de loin» (p.241).

«Les guerres, de mémoire d’homme, se gagnent donc en employant le plus de gens possible pour tirer à distance» (p.241).

«Enfin, il y a un groupe pour lequel il est aisé de garder une distance avec l’ennemi, c’est le groupe qui se trouve au sommet» (p.243).

Alors comment se fait-il que les égoïstes, «les bandits, les personnalités narcissiques, les sociopathes pervers parviennent si souvent à se hisser au sommet de la hiérarchie?» (p.204). Rutger Bregman s’interroge donc sur le pouvoir et, à cet égard, il rappelle les écrits de Machiavel, «la théorie selon laquelle il vaut mieux mentir et tricher si l’on veut parvenir à quelque chose» (p.216). L’auteur se montre très critique vis à vis du pouvoir, de ses effets et de ses conséquences. Il rappelle le mot célèbre de lord Acton: «Tout pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument» (p.254). Par ailleurs, le pouvoir va de pair avec le développement ou le maintien des inégalités: «Certaines sociétés ont donc monté quelque chose pour mieux distribuer le pouvoir. Nous appelons cela la démocratie». Mais il y a des limites.


L’héritage des Lumières

Certains philosophes comme Hobbes posaient sur l’homme un regard très pessimiste: «Face à la corruption de l’homme, ils s’appuyaient sur la raison» et «ils se sont persuadés que nous pouvions développer des institutions intelligentes qui tiendraient compte de notre égoïsme inné» (p.266). À leur suite, le siècle des Lumières est une étape majeure dans l’histoire occidentale et Rutger Bregman nous en montre les apports décisifs: «Les Lumières ont posé les fondements du monde moderne, de la démocratie à l’état de droit, de l’éducation à la science» (p.265). L’économie a été envisagée comme la mise en œuvre des intérêts. Dans la première démocratie occidentale, les États-Unis, la constitution posait des contrôles et des contre-pouvoirs: «On doit faire jouer l’ambition contre l’ambition» (p.267).

Lorsqu’on retrace l’héritage des Lumières, on y voit de grands bienfaits. Mais il y a aussi une part d’ombre. On peut se demander pourquoi les principes hérités des Lumières (démocratie, état de droit, liberté économique) se fondaient alors sur une conception aussi pessimiste de la nature humaine, sur une vision si négative de l’humanité et si ce négativisme n’a pas nuit à la bonne marche des institutions: «Pourrions-nous miser sur la raison et utiliser notre entendement pour créer de nouvelles institutions qui s’appuieraient sur une toute autre conception de l’humanité?» (p.271). C’est dans ce sens que va s’orienter la recherche de Rutger Brugman.


L’influence des représentations sur les attitudes et les comportements. Les effets placebo et nocebo

Dans sa recherche de la vérité, l’auteur en était venu à se méfier des croyances mais à un moment, il a commencé à douter du doute lui-même. C’est ici qu’il nous rapporte les célèbres recherches de Bob Rosenthal: «Les rats, dont les étudiants pensent, en fonction des informations qui leur ont été données, qu’ils sont plus intelligents et plus vifs, réussissent effectivement mieux» (p.277). Rosenthal découvre que «la façon dont les étudiants manipulaient les rats ‘intelligents’ – plus chaleureuse, plus douce et plus chargée d’attentes – changeait la façon dont les rats se comportaient» (p.278). L’effet de l’image positive sur les réalisations de ceux qui en bénéficie a été brillamment confirmé dans une école: les élèves que l’on croyait plus doués que les autres réussissaient beaucoup mieux. Rosenthal appelle sa découverte l’effet Pygmalion, ce qui rappelle l’effet placebo. Seulement, «il ne s’agit pas ici d’une attente d’un effet sur nous-même. Cette fois, c’est une attente qui produit un effet sur les autres» (p.279). Contrairement à d’autres, cette découverte a été validée maintes fois. Mais en a-t-on tiré tous les enseignements? «Si nos attentes peuvent devenir réalité, c’est aussi le cas de nos hantises. Le jumeau maléfique de l’effet Pygmalion est appelé ‘l’effet Golem’» (p.279). «Notre monde est tissé d’effets Pygmalion et d’effets Golem… L’homme est une antenne qui s’ajuste à la fréquence des autres» (pp.280-281). C’est dire l’influence de nos représentations collectives et notamment du regard que nous portons sur la condition humaine, d’autant qu’il y a des effets induits. On adopte ce que les autres adoptent. Les gens se laissent souvent entraîner par ce qui leur apparaît l’opinion dominante. Dès lors, Rutger Bregman s’interroge: «Notre conception négative de l’humanité relève-t-elle aussi de l’ignorance collective? Craignons-nous que la plupart des gens soient égoïstes parce que nous pensons que c’est ce que pensent les autres? Et nous conformons-nous à ce cynisme alors que nous aspirons en réalité à une vie plus riche en gentillesse et en fraternité?» (p.283). Ne nous laissons pas enfermer dans des spirales négatives: «La haine n’est pas la seule à être contagieuse. La confiance l’est aussi» (p.283).


Puissance de la motivation intrinsèque

La conviction d’un homme peut susciter la confiance et des réalisations à contre-courant qui sortent de l’ordinaire. L’auteur nous donne l’exemple de Jos de Blok, fondateur de la Fondation Boutsorg, une organisation néerlandaise de soins à domicile où prévaut l’entraide en dehors d’une tutelle hiérarchique (p.285). À cette occasion, Rutger Bregman met en valeur «une motivation intrinsèque»: «Pendant longtemps, on a cru que le monde du travail dépendait du ‘bâton et de la carotte’. Ainsi Frédéric Taylor, dans son ‘organisation scientifique du travail’, assure que ‘ce que les employés attendent par dessus tout de leurs employeurs, c’est un bon salaire’» (p.282). Cependant, en 1969, le jeune psychologue Edward Deci rompt avec la psychologie behaviouriste où les êtres sont considérés comme passifs en montrant que l’effort n’est pas toujours proportionné à une récompense matérielle. Une prise de conscience de la motivation intrinsèque émerge. Mais elle tarde à se répandre dans les organisations. Il y a aujourd’hui beaucoup d’innovations qui vont pourtant dans ce sens. L’auteur nous en décrit plusieurs: il y a bien une motivation intrinsèque. «Edward Deci, le psychologue américain grâce auquel notre façon d’envisager la motivation a été transformée de fond en comble, estime que la question n’est plus de savoir comment nous motiver les uns les autres. La vraie question est plutôt de savoir comment créer une société dans laquelle les gens se motivent eux-mêmes» (pp.299-230). Rutger Bregman poursuit: «Et si nous fondions la société toute entière sur la confiance?». Il évoque un mouvement de transformation sociale qui s’exprime dans des expériences éducatives et politiques car il y a bien une évolution des mentalités et on prend conscience aujourd’hui de tout ce dont nous disposons en commun. C’est le terme anglais commons. Pendant longtemps, tout ce qu’il y avait au monde faisait partie des commons. Mais au cours des dix mille dernières années, la propriété s’est développée. Or aujourd’hui, il y a de nombreuses situations où les commons prospèrent et il y a là un horizon nouveau.


Face à la violence

Dans la dernière partie du livre, Rutger Brugman envisage différentes stratégies pour diminuer la violence et résoudre les conflits. Le titre est significatif: ‘L’autre joue’, en référence à une parole de Jésus. Et il commence en rapportant une anecdote: agressé par un jeune qui s’empare de son porte-monnaie, un travailleur social lui propose de manger avec lui. Une relation s’établit. Rutger Bregman ne cache pas sa stupéfaction en entendant cette histoire. Elle lui fait penser aux clichés qu’enfant il entendait à l’église. Et il réfléchit: «Ce dont je me rends compte maintenant, c’est qu’en fait Jésus décrivait un principe très rationnel. Les psychologues modernes parlent ainsi de ‘comportement non complémentaire’… Il est facile de faire le bien autour de soi lorsqu’on est soi-même bien traité. Ou comme le disait Jésus: ‘Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous?’. La question est de savoir si on peut aller un cran plus loin. Et si nous partions du principe que non seulement nos enfants, nos collègues et nos concitoyens, mais aussi nos ennemis ont un bon fond? Le mahatma Gandhi et Martin Luther King, les plus grands héros du 20e siècle brillaient par leurs comportements non complémentaires, mais c’était des figures presque surhumaines. D’où la question: en sommes-nous capables? Et cela fonctionne-t-il aussi à grande échelle dans les prisons et les commissariats de police, après les attentats et en temps de guerre?» Dans ce livre, le lecteur découvrira quelques exemples. L’auteur décrit des prisons norvégiennes où l’engrenage de la violence est rompu par un climat de confiance. Il analyse des situations où un renouveau de compréhension résulte d’une réduction de l’isolement social et d’un abaissement des barrières entre les groupes. Il y a là un autre apport original de ce livre qui mérite une lecture approfondie.

Un nouveau regard

La richesse de cet ouvrage nous a incité à écrire un long compte-rendu pour en partager l’apport et inviter à la lecture d’un livre qui, de bout en bout, se lit passionnément. En effet, non seulement il nous invite à un regard neuf, mais il nous entraîne dans un chemin d’exploration. Bien sûr, nous ne suivons pas nécessairement l’auteur dans certaines de ses affirmations, il y a d’autres approches dans l’histoire qui mériteraient d’être mentionnées (6), mais il nous offre un livre facilement accessible qui nous permet d’accéder à un ensemble de recherches et d’innovations. C’est un livre qui ouvre notre regard. Ce n’est pas rien d’entendre un historien israélien renommé comme Yuval Noah Harari affirmer: «L’ouvrage de Rutger Brugman m’a fait voir l’humanité sous un nouveau jour». Et, ce livre nous invite aussi à changer dans nos comportements en énonçant «dix préceptes» en conclusion: «Le monde serait meilleur si nous portions sur l’autre un regard bienveillant et si nous cherchions à le comprendre. Le bien est contagieux» (p.420). Le sous-titre Une histoire optimiste nous avait au départ déconcerté et amené à vérifier le sérieux du livre en nous renseignant sur l’auteur à travers un moteur de recherche. Celui en anglais A hopeful history (Une histoire qui incite à l’espoir) nous paraît plus approprié. Oui, la période actuelle est particulièrement difficile. Cependant, il y a aussi des courants, parfois encore peu visibles, qui se développent pour affronter les menaces et construire d’autres possibles. Pour y participer, cette lecture nous paraît très utile.[/quote] …

Le blog de Cabaretvert » L'autorité n'est pas le problème, c'est sa légitimité. » 02 mai 2022 à  10:13

Bonjour, à mon avis (et de nombreux chercheurs l'ont souligné) l'homme est un animal social. Ce qui explique probablement son avantage par rapport aux homos non sapiens (neandertal etc..).
Donc normalement il se régule tout seul et n'a pas besoin de police. "L'homme nait libre et partout il est dans les fers" (JJ Rousseau). D'ailleurs dans les sociétés primitives actuelles c'est le groupe qui fait la police le plus souvent.

Mais le passage de clans de quelques dizaines d'individus aux megapopulations actuelles a brouillé cet instinct social. Et l'apparition des "Réseaux Sociaux" a peut être un rôle néfaste en créant des clans non fondés sur l'entraide mais au contraire sur le toute puissance de l'individualité.
Et il faut le dire aussi l'accaparement du pouvoir par une classe de guerriers, religieux etc.. qui a "justifié" la création de la police, justice etc...

C'est pourquoi je pense que le meilleur contre feu est de cultiver l'entraide et la bienveillance, notamment dans des sociétés à taille humaine (mais qui peuvent être des sections locales de mouvements mondiaux comme les assocs de lutte contre la fin, pour la sauvegarde de la planète ou des droits humaines).
Rappelons le premier compagnon d'Emmaus qui a demandé la charité à l'Abbé Pierre. Celui ci lui a répondu "je n'ai rien à te donner mais, toi, tu peux m'aider".
Il est devenu le premier compagnon d'Emmaus et a déclaré "Si l'abbé m'avait donné une pièce j'aurais mangé un jour seulement , mais il m'a donné une raison de vivre pour tout les reste de ma vie".

Amicalement …

Le blog de Terson2 » Idée sur comment contourner les lois anti-drogues » 20 avril 2022 à  22:20

Ce peut être, entre autres, une modalité de "l'homme augmenté" que soutenait un temps Google et le transhumanisme.

https://www.buzzwebzine.fr/transhumanisme/

https://transhumanistes.com/homme-augmente/

https://www.larevuedupraticien.fr/article/transhumanisme-et-homme-augmente


Mais la question des effets positifs reels , de leur persistance, et de leurs effets secondaires, demanderait des années d'expérimentation. Donc peut être un jour....
Amicalement

Le blog de Ledayuum » [Video] MDMA en SOLO - livre de timothy leary » 03 avril 2022 à  11:53

Bonjour, je mets en garde ici (transfert du forum au blog)

Bonjour, je tiens à signaler que c'est une opinion minoritaire (comme le reconnait d'ailleurs l'orateur à deux reprises). La quasi totalité des articles sur l'usage de la MDMA ou des psychedeliques dans le SSPT decrit une association produit/therapie.

https://dash.harvard.edu/bitstream/hand … sequence=1

https://english.elpais.com/science-tech … tment.html

Thymothy Leary est discuté même parmi les promoteurs des psychedeliques therapeutiques pour ses positions provocatrices, qui, in fine, ont nui à la cause (c'est leur avis).
Je conseille donc beaucoup de prudence sur les affirmations présentées.
D'ailleurs je trouve dans le livre

[quote]Nous avons constaté que les meilleurs résultats de la thérapie MDMA
Solo sont obtenus moyennant plusieurs heures d'auto-apprentissage de
certains concepts psychologiques fondamentaux. Nous ne voulons pas
prescrire de doctrine particulière, mais Jung semble être un guide utile
pour de nombreuses forces subconscientes qui se meuvent en nous. Une
certaine connaissance des mécanismes psychodynamiques complexes
sous-jacents peut s'avérer très utile dans les périodes entre les séances
de MDMA.
L'objectif de ce document n'est pas de vous former à la psychologie de
base. À la place, nous vous proposons une liste de livres que nous vous
recommandons vivement de lire avant de vous engager sur la voie de
l'auto-guérison à l'aide de la MDMA. En effet, le meilleur scénario pour
votre guérison consiste à vous auto-éduquer à un niveau raisonnable
d'expertise en psychologie.
Pour utiliser une métaphore : si vous deviez travailler seul pour réparer
le moteur de votre voiture, vous devriez — nous l'espérons — lire au
préalable une quantité importante de documents sur la façon dont la
voiture est assemblée, sur la façon d'accéder au moteur et sur ce qu'il
faut faire une fois sur place. Cela ressemble à certains aspects du
protocole tel que nous le décrivons dans ce livre. Idéalement, vous
parviendrez à une position où vous êtes votre propre gourou et votre
propre psychanalyste.[/quote]
C'est donc plus une critique (probablement en partie justifiée mais aussi datée de concepts des années 70) de la psychothérapie associée , avec le conseil de devenir son propre gourou qu'un manuel de thérapie "pour tous" , et notamment pour les plus fragiles.
Amicalement

Je ne peux que conseiller (comme d'ailleurs le dit la video) de lire le livre, qui est plus complet et mesuré (mais néanmoins qui présente une opinion minoritaire).

Amicalement …

Le blog de Rhumdush » Ceci s'adresse au moin de 25 ans » 01 avril 2022 à  18:42

Bonjour Rhumdush nous avons dû te bannir car nous n'avons pas le droit d'accepter les mineurs.
Toutefois nous avons pris en compte ton témoignage. Nous regrettons toutefois une tendance à la généralisation et à reprendre les clichés.
Mais tu as corrigé le tir en fin de texte.

[quote]Ps: a prendre avec des peincettes j'ai des potes qui n'ont rien. C'est mon point de vue[/quote]
En effet si, globalement, la consommation de cannabis est une des moins dangereuses (à comparer à l'alcool par exemple) elle peut se reveler nefaste pour certains. Et dans un esprit de RdR nous aimerions mieux comprendre qui est à risque et quels conseils donner.
Amicalement

Le blog de artag » 1 mois de bonus » 31 mars 2022 à  09:39

[quote]Je pense repartir sur un dosage de 180mg, ou peut-être tenter 150mg mais j'ai pas envie de me retrouver frustré si ça n'est pas assez...[/quote]
Attention à la perte de tolérance, facteur de nombreuses OD. Si c'est du Skenan, par exemple, il faut impérativement repartir sur des doses "de début" , quitte à avoir une période d'insatisfaction. Mais c'est la sécurité. Repartir sur les doses "habituelles" d'avant le sevrage est très dangereux. Amicalement

https://www.federationaddiction.fr/app/uploads/2018/09/naloxone_prison.pdf

Le blog de Escape » Mon Trouble Obsessionnel Compulsif de Vérification » 11 mars 2022 à  11:42

Bonjour,

[quote]Pas non plus de la toxicomanie, j'en suis moins certain, mais puisque la conso de la molécule n'est pas présente (je ne dis pas dans ta vie mais dans ce que tu décris directement), je ne pense pas que cela fasse partie de la symptomatologie.[/quote]
Le terme de toxicomanie me pose problème parce que chacun a sa définition. Pour certains toute consommation de produit illégal est une toxicomanie. Pour d'autres (OMS) la toxicomanie suppose une association de conditions décrivant plutot une addiction.
Je serais plutot en accord avec l'OMS et notamment sa décision de ne pas considérer l'usage simple (quel que soit le statut légal du produit) comme une "maladie", la toxicomanie (n'en déplaise à Mr Darmanin).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Toxicomanie

[quote]Étymologie

Le terme de toxicomanie est, souvent à tort, connoté sur le plan psychiatrique (manie = folie) et est, pour certains trop marqué. Par conséquent, le terme est moins utilisé8. Ce reproche peut se comprendre, mais il est également supposé qu'il décrit finalement très bien la situation puisqu'il s'agit en effet de poison surtout aux doses consommées et qu'il s'agit bien d'une consommation « folle » (manie) puisqu'elle peut mener à tous les excès, dérives et déchéances.

Certains le limitent strictement à l'usage de substances psychotropes interdites (ou drogues)6 ; d'autres l'utilisent pour désigner toute consommation de produits psychotropes sans distinguer les types de consommation (consommation problématique, consommation occasionnelle, etc.)9,8, tandis que d'autres s'attachent à la définition dans son ensemble sans distinction de produits et y attachent toutes sortes de conduites de type compulsif tel que l'alcoolisme et le tabagisme.

Dès 1960, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de lui préférer le terme dépendance, selon les experts de cet organisme, moins imprécis10.

En psychiatrie, ce sont les notions de recherche du plaisir et d'aliénation qui sont au centre de la définition, la toxicomanie se définit selon trois axes : plaisir, contrainte et toxicité. C'est la recherche de plaisir - ou l'évitement de la situation de déplaisir liée à l'absence de produit - qui pousserait à l'usage répété ; cet usage répété induirait, du fait de l'installation d'une accoutumance, un usage contraint subi par l'usager et cet usage contraint installé dans la durée révèlerait le caractère toxique du produit11. Dans cette optique, plus que le produit, c'est la personnalité de l'usager qui détermine la toxicomanie, se définissant comme ayant « une appétence anormale et prolongée »12 dont l'origine serait à attribuer à des problèmes affectifs.

En pharmacologie, et depuis quelques années, le terme de toxicophilie a fait son apparition, il représente un stade précédent la toxicomanie où la composante psychique de la dépendance à une substance prédomine, il est principalement utilisé pour qualifier le potentiel addictif de certains médicaments comme les benzodiazépines.[/quote] …

Le blog de Escape » Mon Trouble Obsessionnel Compulsif de Vérification » 10 mars 2022 à  16:31

Bonjour, tu sais aussi que tout ça est variable selon la personne et les circonstances et, parfois un peu "bidonné" par les labos.
Si, notamment en matière de psychiatrie et d'addictologie, la maladie est prévalente et une grande charge pour la société, c'est que, globalement, les médicaments ne sont pas hyper-efficaces. Pour d'autres maladies, comme le diabète, les maladies cardiaques et vasculaires, les infections, les maladies de peu etc.. les traitements ont beaucoup plus d'impact. La maladie existe toujours mais les complications graves sont souvent reportées à un âge plus avancé.
Donc surtout ne pas négliger les moyens non pharmacologiques, psychotherapie, meditation, philosophie, hygiene de vie etc.. qui ont souvent une bonne efficacité et moins d'effets secondaires.
Amicalement

Le blog de Noctua » Aide wanted » 19 février 2022 à  16:01

Bonjour, as tu une idée du pourquoi tu as replongé ? accident de la vie ou peur de l'abstinence définitive, comme le suggère Cependant. Savoir peut aider à prendre en charge.
Tu as clairement besoin d'une aide pro et probablement même en hospitalisation.
Dis toi que le "temps que tu perdras" sera largement regagné par la suite.
Et, surtout, si tu trouves une aide pro, laisses toi aller sans critiquer la moindre demande.(mais en gardant ton esprit critique, bien sûr, juste l'économiser).
Amicalement

Le blog de Cris » Psychoactif et moi » 09 février 2022 à  11:17

Bonjour, en principe les CSAPA recoivent les "familles" et certains CMP aussi. Le probleme c'est qu'il faut que tu ailles dans un CSAPA ou un CMP qui puisse le suivre. Donc prends RV quand tu vas aller le voir (parfois pas mal à l'avance, selon les CMP).
Ils pourront te conseiller et se preparer à sa venue, s'il se décide.
Mais tu peux aussi chercher des conseils autour de toi.

La question que tu poses est "comment le décider à se faire soigner". C'est évidemment difficile et tu le décris bien.
Il faut parfois y aller de façon "indirecte" (juste dire "c'est terrible ce qui t'arrive, ,qu'est ce qui va se passer ? Que pouvons nous faire ?" sans rien proposer et en attendant qu'il propose quelque chose (c'est important parce que si ça vient de lui, il aura moins de mal à suivre).

https://www.psychaanalyse.com/pdf/VIVRE%20AVEC%20LA%20SCHIZOPHRENIE%20-%20TEMOIGNAGE%20-%202013%20(16%20pages%20-%20688%20ko).pdf

https://www.ma-schizophrenie.com/vivre-avec-un-schizophrene/

Même chose avec les psys parfois. Ne pas dire "il lui faut du zyprexa" mais "il parait que le zyprexa n'est pas si efficace que ça. Qu'en pensez vous ?".

S'il y a des proches sur place, ils peuvent essayer dans ce sens. Mais il est bon de se faire aider, par exemple par un psychologue du CSAPA ou du CMP. (cf les premieres propositions)
Amicalement …

Le blog de laptitechinoise13 » tramadol et crise d'épilepsie » 21 janvier 2022 à  09:49

Bonjour, oui le tramadol entraine un fort risque de convulsions en cas de dosage élevé. Amicalement

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3527057/


[quote]Discussion

Les cas que nous rapportons posent la question des facteurs étiologiques d'une première crise convulsive chez des jeunes sans antécédent pathologique consommateurs de Tramadol, de Caféine et d'autres substances psychotropes. Cette question se pose d'autant que les familles se sont présentées avec leur enfants pour épilepsie et divers autres motifs (délinquance, vols, troubles psychotiques, chômage par abandon scolaire ou d'activité professionnelle).

L'entretien a révélé à partir du profil des patients, le mésusage du Tramadol associé à la Caféine. C'est également l'entretien qui a révélé la survenue de crise convulsive chez tous les patients dans les suites immédiates (le même jour) de la consommation concomitante de Tramadol de Caféine.

[b]L'imputabilité du Tramadol dans la survenue des crises a été d'abord évoquée. Des auteurs [3–6] l'ont incriminés dans la survenue de nombreuses complications aigues dont les crises convulsives dans des situations d'addiction ou d'intoxication accidentelle. Pour Petramfar [4] les quantités ingérées responsables de crises convulsives variaient entre 50 à 1500 mg. Nos patients consommaient des quantités qui variaient entre 880 et 1200 mg par jour. Ils étaient tous dépendants du tramadol, le phénomène de tolérance pourrait expliquer les quantités ingérées. Le mécanisme par lequel le Tramadol entraine des crises convulsives est encore mal connu.[/b]

Le Tramadol agirait comme antagoniste de l'adénosine au niveau des récepteurs du cerveau [7–10]. Cette substance a une propriété anticonvulsivante prouvée par l'efficacité des traitements qui augmentent sa teneur au niveau du cerveau et la survenue de crises convulsives liées à son déficit cérébral [4, 8]. Le Tramadol agirait également seulement à forte dose sur le seuil épileptogène en inhibant le récepteur de la GABA A [10].

[b]La survenue de crise convulsive en cas d'ingestion de Tramadol n'est pas systématique, elle est dose dépendante et ferait intervenir également d'autres facteurs [10]. Les interactions médicamenteuses ont été incriminées de même que la consommation de plusieurs substances psychoactives [10–13].
[/b]
Le liquide de café (Caféine) constituait le véhicule systématique des comprimés de Tramadol chez 7 des 8 patients. Moussa [14] rapportait que 91,5% des 46 dépendants du Tramadol utilisaient le liquide de café comme véhicule des comprimés deTramadol. Or il est connu que Les méthylxanthines (Caféine, théophylline, théobromine, paraxanthine) peuvent être responsables de crises convulsives [12–15].

Ces substances ont également des activités antagonistes de celle de l'adénosine par plusieurs mécanismes dont: inhibition du récepteur A1 de l'adénosine et du flux sanguin cérébral; abaissement du seuil épileptogène; inhibition de la 5 nucléotidase et diminution de la production d'adénosine endogène; inhibition de pyridoxine kinase (enzyme nécessaire à la synthèse de la GABAA); augmentation de la GMP cyclique; inhibition directe du récepteur de la GABAA.

Le mécanisme par lequel les methylxathines entrainent les convulsions chez l’épileptique dépendent du mode d'usage et de la dose [12, 15]. Un usage aigu et à forte dose chez un non consommateur abaisserait le seuil épileptogène, facilitant l’émergence d'une crise d’épilepsie généralisée alors qu'un usage chronique à dose modérée bloquerait les récepteurs A2a conduisant ainsi à une élévation du seuil épileptogène.

L'ingestion concomitante de doses importantes de Tramadol et Caféine a déclenché une crise convulsive chez tous nos patients qui n’étaient usagers réguliers des deux substances.

L′administration concomitante de Caféine et de Tramadol a été démontrée comme agissant en synergie contre la douleur en expérimentation animale [16]. Une autre étude expérimentale récente indique que la Caféine n'altérait pas le seuil épileptogène au pentylénetetrazole mais diminue le seuil de déclenchement de crise convulsive par électrochoc chez le rat [17], alors que le Tramadol réduit le seuil épileptogène au pentylénetetrazole, mais élève le seuil de déclenchement de crise convulsive par électrochoc. Il faut noter qu'en plus de la Caféine et du Tramadol, 7 des 8 de nos patients fumaient la cigarette, qui est un autre facteur de risque de convulsion et d’épilepsie [12].

Les hypothèses explicatives ci-dessus ne permettent pas imputer formellement les crises convulsives à telle ou telle substances (Tramadol, café, cigarette). Elles plaident en faveur d'une synergie d'action dans la genèse des crises.

Une question reste celle de l'avenir des telles crises, dans un tel contexte. La poursuite de la consommation de ces substances pourrait augmenter le risque de récurrence des crises convulsives voir d'installation d'une maladie épileptique. Il est connu que les crises convulsives survenant après un désordre métabolique ou toxique ont un faible risque de devenir récurrentes (≤ 3%) et celles provoquées par des troubles entrainant une lésion permanente du cerveau ont un risque plus élevé de devenir récurrentes (≤ 10%) [18].

Une seconde question reste la conduite immédiate à tenir devant de tel patient. Bien sûr qu'il faut créer les conditions (évaluation, mise en place d'entretien motivationnel et traitement des comorbidités éventuelles etc.) qui vont favoriser l'abstinence, mais faut il aussi mettre en place un traitement antiépileptique et les mesures de vie restrictives qu'impose le principe de réduction de risque lié à d’éventuelles crises futures?

La réponse à cette question pourrait venir aussi des résultats d'explorations complémentaires (EEG, IRM, le dosage sanguin et urinaires des molécules). Ce qui n'est pas toujours et partout disponible en Afrique.

Ces huit observations présentent l′avantage de mettre en relief non pas tant le raisonnement médical conduisant au diagnostic qui devrait être basé sur: L'usage illicite en raison de la disponibilité et de l'accessibilité facile des ces produits; La notion d′abus et de dépendance; La notion de poly consommation (tabac, café, autres psychotropes etc.); La proximité temporelle entre la consommation et la survenue de la crise convulsive. Mais la difficulté d'obtenir des informations objectives (dosage sanguin des substances, IRM, EEG etc.) pendant les périodes critiques ou postcritiques immédiates pour affirmer l'imputabilité formelle de ces substances dans la survenue des crises convulsives.


Conclusion

La fréquence des crises convulsives par intoxications par de Tramadol et de Caféine est susceptible d'augmenter, car il s'agit de psychotropes dont les usages sont abusifs en l'Afrique de l'Ouest. Ce type d'association (poly toxicomanie) devra être connu du tout clinicien du fait de la potentielle augmentation de risque d'installation de maladie d’épileptique dont les représentations sociales et culturelles sont encore redoutables.[/quote] …

Le blog de Papaseul » Cure sevrage » 09 décembre 2021 à  10:09

Bonjour, comme expliqué dans le psychowiki

[quote]Les complications aigues de l'usage de cocaine

https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Complications_aigu%C3%ABs_de_l%27usage_de_coca%C3%AFne[/quote]
les complications de la cocaine ne sont pas toujours liées à une OD au sens strict. Mais, évidemment, le risque augmente avec la dose.
Amicalement

Le blog de Clancy » Les tatouages nous bloquent-ils dans le passé ? » 01 décembre 2021 à  11:25

Bonjour, ça m'évoque la reflexion de Paul Ricoeur. Ici le tatouage participe à "la mêmeté" alors que le sujet évolue (ipseité).
Mais tout ça nourrit l'identité narrative donc est construite par chacun, sans chemin obligé. D'où des vécus différents. Amicalement




https://www.lepoint.fr/philosophie/ricoeur-et-l-identite-narrative-21-07-2017-2144946_3963.php


[quote]Paul Ricœur (1913-2005) analyse dans nombre de ses textes le grand détour que doit entreprendre le sujet pour revenir à soi. Avec cette démarche se trouve mis au jour un sujet qui représente davantage un point d'arrivée de l'effort philosophique que son point de départ. Mais qui est le sujet s'il n'est pas une vérité purement formelle ? Qui est celui qui se trouve en se comprenant et en s'interprétant ? Qui suis-je, moi qui dis « je » ?

À cette question, nous répondons spontanément en mettant en avant nos traits de caractère, nos façons d'être, bref, ce qui demeure fixe et nous identifie comme étant la même personne malgré les changements. Or cette forme d'identité a ses limites. Car, à strictement parler, la permanence dans le temps de ce que je suis ne permet pas de répondre à la question « qui suis-je ? », mais plutôt « que suis-je ? ». Ricœur, pour parer à ce glissement, propose de distinguer deux types d'identité : la première au sens de l'idem ou « mêmeté » (idem signifie « le même » en latin), et l'autre au sens de l'ipse ou du soi-même (on parlera alors d'« ipséité »). L'identité-mêmeté vaut pour tout objet qui subsiste dans le temps. Mais si tant est que le sujet n'existe pas simplement à la façon d'une chaise ou d'une pierre, son identité ne saurait se réduire à celle de l'idem. Elle renvoie plutôt à la dimension de l'ipséité qui se manifeste concrètement par le maintien volontaire de soi devant autrui, par la manière qu'a une personne de se comporter telle qu'« autrui peut compter sur elle ». Ce qu'illustre pour Ricœur la figure emblématique de la promesse dans laquelle j'engage d'abord qui je suis et non ce que je suis (c'est précisément au-delà de ce que je suis aujourd'hui que je m'engage à tenir parole).

Deux bouts de la chaîne

L'ipséité ne se substitue pas pour autant à la mêmeté du sujet, mais la complète. Et c'est ici qu'intervient l'identité narrative, c'est-à-dire ce qui déploie la relation dialectique unissant les pôles de l'idem et de l'ipse. Cette notion, qui apparaît pour la première fois chez Ricœur dans la conclusion de Temps et récit (Seuil, 1983-1985), repose sur l'idée que tout individu s'approprie, voire se constitue, dans une narration de soi sans cesse renouvelée. Il ne s'agit pas d'une histoire objective, mais de celle que, scripteur et lecteur de ma propre vie, « je » me raconte sur moi-même. L'identité personnelle se constitue ainsi au fil des narrations qu'elle produit et de celles qu'elle intègre continuellement. Ce faisant, loin de se figer dans un noyau dur, le « je » se transforme à travers ses récits propres mais aussi à travers ceux qui sont transmis par la tradition ou la littérature qui s'y greffent, ne cessant de restructurer l'ensemble de l'histoire personnelle.[/quote] …

Le blog de filousky » Revue de presse Cannabis thérapeutique du 26 novembre 2021 » 27 novembre 2021 à  15:52

Bonjour pour cannabis et schizophrenie voir le texte integral

https://www.gwern.net/docs/psychiatry/schizophrenia/2021-johnson.pdf

Amicalement

Le blog de Natds17 » Cannabis et médicaments » 25 novembre 2021 à  09:15

Bonjour, ce n'est pas tant les interactions avec tes medicaments qu'avec la pathologie qu'ils soignent. Le THC peut avoir des effets psychiques négatifs chez certaines personnes et c'est peut etre ton cas.
Essaie de te renseigner auprès de ton psychiatre sur ta pathologie et sur le cannabis s'il est à l'écoute. Sinon tu peux essayer de te renseigner ailleurs, par exemple un CSAPA ou un addictologue, mais il est essentiel que tu en saches un max sur tes problemes psychiques.
Amicalement

Le blog de Equipe de PsychoACTIF » Cannabis : E. Dupond-Moretti veut garder son fond de commerce ! » 23 novembre 2021 à  11:35

Bonjour, Il y a un appel international à fonder la politique des drogues sur les droits de l'homme et pas sur la repression. Et "Droits de l'Homme" ne concerne pas seulement les citoyens qui peuvent se payer les services d'un avocat prestigieux. Amicalement

http://www.ipsnews.net/2021/11/radical-relook-drug-policies-puts-human-rights-equation/

[quote]Langues

Mardi 23 novembre 2021


Crime et justice
Une révision radicale des politiques en matière de drogue met les droits de l'homme dans l'équation


Une nouvelle analyse des politiques mondiales en matière de drogue examine comment les politiques et la mise en œuvre des pays en matière de drogue s'alignent sur les principes des Nations Unies en matière de droits de l'homme, de santé et de développement. Crédit : Michael Longmire/Unsplash

BRATISLAVA, 9 novembre 2021 (IPS) - Une nouvelle analyse « radicalement innovante » des politiques mondiales en matière de drogue a mis à nu le plein impact des lois répressives sur les drogues et leur mise en œuvre sur des millions de personnes dans le monde, ont déclaré les groupes de la société civile à l'origine de sa création.

Le premier Global Drug Policy Index (GDPI) www.globaldrugpolicyindex.net , développé par le Harm Reduction Consortium (HRC) - une collaboration de groupes de la société civile - classe les pays sur leurs politiques en matière de drogues par rapport à une série d'indicateurs liés à la santé, au développement et droits humains.

Des groupes du HRC affirment qu'il s'agit du premier outil de ce type pour documenter, mesurer et comparer les politiques nationales en matière de drogues et leur mise en œuvre, à travers le monde.

Et les résultats du premier indice ont souligné à quel point même les pays les mieux classés ne parviennent pas à aligner leurs politiques et leur mise en œuvre sur les principes des Nations Unies en matière de droits de l'homme, de santé et de développement.

Ann Fordham, directrice de l'International Drug Policy Consortium (IDPC), qui a participé à la création de l'index, a déclaré à IPS : « Le message est qu'aucun pays ne se porte bien. Ils ont tous une énorme marge de progression.

Les organisations du HRC affirment que pendant des décennies, il a été difficile de déterminer dans quelle mesure les gouvernements se débrouillent bien ou mal en matière de politique antidrogue.

Jusqu'à présent, de nombreux gouvernements ont mesuré le « succès » des politiques antidrogue non pas en fonction des résultats en matière de santé, de développement et de droits humains, mais plutôt en donnant la priorité à des indicateurs tels que le nombre de personnes emprisonnées pour des infractions liées à la drogue, le volume de drogues saisies ou le nombre de d'hectares de cultures médicamenteuses éradiqués.

Le résultat net, selon les groupes de réforme de la législation sur les drogues, est un grave manque de responsabilité en ce qui concerne les approches répressives à l'égard des drogues privilégiées par de nombreux gouvernements et qui gâchent la vie de millions de personnes, invariablement parmi les populations les plus vulnérables et marginalisées.

Mais ils croient que le GDPI changera cela.

Il utilise 75 indicateurs couvrant cinq grandes dimensions de la politique antidrogue : la justice pénale, les réponses extrêmes, la santé et la réduction des risques, l'accès aux médicaments sous contrôle international et le développement.

Trente pays – le HRC prévoit d'étendre le projet pour inclure davantage d'États à l'avenir – reçoivent une note dans chacun de ces cinq domaines et sont classés selon une note globale sur 100.

Les scores sont décidés non seulement sur les données existantes mais, surtout, sur les perspectives locales d'experts sur la mise en œuvre des politiques.

Selon l'équipe à l'origine de la méthodologie de l'indice, cela a aidé à créer une image plus précise de la façon dont les gens étaient affectés par les politiques antidrogue d'un État donné et à quantifier objectivement les effets de leur mise en œuvre.

Le professeur David Bewley-Taylor, de l'Université de Swansea, a déclaré à IPS : « Notre travail était un effort délibéré pour inclure les communautés affectées au cœur de l'indice. Cela permet de remettre en question les hypothèses paresseuses sur les politiques antidrogue des pays et ajoute des nuances au débat sur la politique antidrogue.

Son collègue, le Dr Matthew Wall, a ajouté : « Même avec les meilleurs enregistrements de données, il peut y avoir des lacunes. Parce que nous travaillions avec la société civile, nous pouvions obtenir des données supplémentaires, obtenir une évaluation sur le terrain de la mise en œuvre des politiques.

« Sans les perspectives de la société civile, il aurait manqué quelque chose, en particulier dans la mesure de l'équité de la mise en œuvre dans certains domaines, par exemple, l'accès au traitement de réduction des risques. »

Certaines des conclusions de l'indice ont souligné l'impact désastreux de la mise en œuvre des politiques sur les communautés.

Il a montré qu'une approche militarisée et répressive du contrôle des drogues reste répandue dans le monde, la force meurtrière par l'armée ou la police étant signalée dans la moitié des pays étudiés. L'application de la loi sur les drogues vise également principalement les infractions non violentes, en particulier les personnes qui consomment des drogues.

Pendant ce temps, dans une certaine mesure, dans tous les pays, le contrôle des drogues a un impact disproportionné sur les personnes marginalisées en fonction du sexe, de l'origine ethnique et du statut socio-économique.

L'indice a également souligné des écarts parfois importants entre la politique et sa mise en œuvre, et comment certains pays réussissent bien dans certains domaines mais mal dans d'autres.

Par exemple, en garantissant l'accès aux médicaments contrôlés, des pays comme l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et le Sénégal obtiennent un score élevé sur la politique mais obtiennent 0/100 pour la disponibilité réelle pour ceux qui en ont besoin.

Il a également révélé que les inégalités sont profondément ancrées dans les politiques mondiales en matière de drogue, les cinq pays les mieux classés obtenant des scores trois fois plus élevés que les cinq pays les moins bien classés. Selon le rapport, cela est en partie dû à l'héritage colonial de l'approche de la « guerre contre la drogue ».

Alors que la Norvège était en tête de l'indice, même elle n'a pas bien performé dans tous les domaines et a obtenu un score global de 74/100. Le score médian dans les 30 pays de l'indice n'était que de 48/100.

Les militants pensent qu'en définissant le « succès » des politiques antidrogue des pays en termes d'indicateurs des droits de l'homme, de la santé et du développement, et surtout parce qu'il implique des données recueillies à partir de l'expérience de mise en œuvre sur le terrain, l'indice peut être un outil puissant pour essayant de persuader les gouvernements de changer leur approche des drogues.

« L'indice mondial des politiques en matière de drogues n'est rien de moins qu'une innovation radicale », a déclaré Helen Clark, présidente de la Commission mondiale sur la politique en matière de drogues et ancienne Premier ministre de la Nouvelle-Zélande.

« De bonnes données précises sont synonymes de pouvoir, et elles peuvent nous aider à mettre fin à la « guerre contre la drogue » le plus tôt possible. »

Écrivant dans l'avant-propos du rapport, elle a ajouté : « Pour les décideurs souhaitant comprendre les conséquences du contrôle des drogues, ainsi que pour ceux qui cherchent à demander des comptes aux gouvernements, l'indice met en lumière les aspects critiques des politiques antidrogue qui ont été historiquement négligés. , comme l'intersection de la politique et du développement en matière de drogue, ou les impacts différenciés de l'application des lois sur les drogues sur les groupes ethniques, les peuples autochtones, les femmes et les membres les plus pauvres de la société. »

Le rapport d'accompagnement de l'indice illustre les effets des politiques antidrogue sur les communautés, y compris des histoires réelles de personnes qui consomment des drogues, documentant souvent la stigmatisation, la violence et la persécution auxquelles les utilisateurs de drogues sont confrontés en raison des politiques répressives en matière de drogues et de leur mise en œuvre.

Il contient également une série de recommandations pour les gouvernements, notamment des appels à la fin de la violence, de la détention arbitraire, des peines extrêmes et des peines disproportionnées, et la promotion de l'accès à la santé, aux médicaments et aux services de réduction des risques et une approche de développement à long terme pour les personnes marginalisées. communautés du monde entier.

Cependant, on ne sait pas dans quelle mesure le GDPI influencerait les décideurs politiques dans les pays où les politiques répressives en matière de drogue sont la norme depuis des décennies et où les régimes ont résisté à plusieurs reprises aux appels à la réforme.

Des groupes faisant campagne pour une réforme de la législation sur les drogues au Bélarus, par exemple, qui possède certaines des législations les plus répressives au monde et une mise en œuvre notoirement sévère de celle-ci, ont déclaré à IPS qu'il est peu probable que l'indice modifie la législation du régime, ni son approche intransigeante de la consommation de drogues. .

Piotr Markielau de Legalize Belarus a déclaré à IPS : "Cet indice est une excellente idée, mais il a très peu de chances d'influencer la politique en matière de drogue en Biélorussie ou dans tout autre pays non démocratique."

Mais Fordham a déclaré que même si l'indice a été ignoré par les décideurs politiques dans certains États, il ne diminue pas sa valeur.

«Nous apprécions le fait que certains pays resteront imperméables à nos efforts, mais nous espérons que l'indice déclenchera au moins une conversation sur les paramètres utilisés pour mesurer les politiques en matière de drogue.

"Nous devons continuer à taper du tambour et à mettre en lumière les politiques répressives en matière de drogue et les dommages qu'elles font."

Elle a ajouté : « Les gouvernements n'aiment pas la responsabilité à ce sujet, nous nous attendons donc à un certain recul de l'indice. Mais une chose dont je suis fier avec l'indice est la méthodologie incroyablement robuste qui a été utilisée. C'est un travail très réfléchi, et il nous mettra sur des bases solides lorsque nous parlerons aux gouvernements. »[/quote]
Malheureusement la France n'est pas testée !

https://globaldrugpolicyindex.net/wp-content/themes/gdpi/uploads/GDPI%202021%20Report.pdf …

Le blog de LilXanviria » Xanax, dosage pour un bon trip » 22 novembre 2021 à  10:32

Bonjour, le poids est un des éléments mais il y a aussi la tolérance personnelle etc.. Donc la règle est de commencer doucement et de tester progressivement. Elle est vraie pour tous les produits. Amicalement

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8262889/
[quote]Résumé

Le triazolobenzodiazépine alprazolam est biotransformé par oxydation microsomale hépatique, donnant deux métabolites hydroxylés (4-hydroxy- et a-hydroxy-alprazolam) comme principaux produits métaboliques. Les deux métabolites ont une affinité pour les récepteurs des benzodiazépines inférieure à celle du composé parent et, à l'état d'équilibre, apparaissent dans le plasma à des concentrations considérablement inférieures à celles de l'alprazolam intact. Ainsi, l'activité clinique au cours du traitement par l'alprazolam est essentiellement entièrement attribuable à l'alprazolam intact. La sous-famille du cytochrome P450 IIIA semble réguler le métabolisme de l'alprazolam chez l'homme. Cette sous-famille de cytochromes n'est pas sujette à des variations dues au polymorphisme génétique. [b]Le kétoconazole, la cimétidine, les antibiotiques macrolides et les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine altèrent la biotransformation de l'alprazolam in vitro. Une clairance réduite de l'alprazolam in vivo a été démontrée pour les médicaments de ce groupe qui ont été étudiés chez l'homme ; pour ceux qui n'ont pas encore été étudiés, une altération de la clairance de l'alprazolam doit être anticipée lors de la co-administration.[/b] Des études sur la concentration plasmatique d'alprazolam par rapport à la réponse clinique au cours d'un traitement à court terme du trouble panique indiquent que la réponse thérapeutique à des taux plasmatiques à l'état d'équilibre de 20 à 40 ng/mL est significativement plus élevée qu'à des taux inférieurs à 20 ng/mL. Le bénéfice supplémentaire substantiel de taux plasmatiques supérieurs à 40 ng/mL n'est pas systématiquement démontré. Cependant, les effets secondaires attribuables à l'activité agoniste des benzodiazépines (p. ex., somnolence, sédation) augmentent en fréquence avec l'augmentation des taux plasmatiques à l'état d'équilibre. Les données concentration-réponse indiquent que la surveillance des taux plasmatiques d'alprazolam peut être d'une valeur clinique considérable pendant le traitement du trouble panique[/quote]
http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0229837.htm …

Le blog de arlonne » Pourquoi ne prescrit t'on pas de la ritaline aux cocaïnomanes? averti » 27 octobre 2021 à  08:48

Bonjour, ou du thé ou du chewing gum disponibles en Amerique du Sud dans certains pays andins.

https://www.psychoactif.org/forum/2020/10/30/Comment-pourrait-devrait-etre-regulation-des-stimulants_55485_1.html (aller à la date du 3 Novembre 2020)

https://cocalibregum.blogspot.com/

Amicalement

Le blog de arlonne » Pourquoi ne prescrit t'on pas de la ritaline aux cocaïnomanes? averti » 26 octobre 2021 à  16:23

Bonjour, en effet la prescription de Ritaline pour cette indication est clairement hors des clous en France. Chez un adolescent ou un jeune adulte TDAH elle peut etre prescrite avec beaucoup de restrictions, telles qu'évoquées plus haut.
Mais diagnostiquer un TDAH à l'aube de la retraite serait risqué pour le médecin.

L'article cité par HouseMD fait etat de resultats contrastés mais plaide pour une poursuite de l'experimentation. En effet

https://francais.medscape.com/voirarticle/3559201

Mais il existe d'autres modes de prise en charge de l'addiction à la cocaine, qui, eux, sont légaux.

https://rvh-synergie.org/prises-en-charge-des-addictions/penser-ensemble-les-prises-en-charge/produits-et-usages/cocaine-et-crack/128-cocaine-des-traitements-possibles.html

https://www.pistes.fr/swaps/58_234.htm




Amicalement

Le blog de Escape » Je sens que je contrôle plus rien » 01 octobre 2021 à  12:20

Bonjour,

[quote]j'ai tellement envie de me sentir bien tout le temps,[/quote]
Nous en sommes tous là mais utilisons des moyens différents, avec ou sans produits, et malheureusement tout le monde ne peut pas dire "tout le temps". Le problème est que nous voudrions que ces moyens soient non seulement efficaces mais efficaces au fil du temps et, si possible, de plus en plus efficaces. Malheureusement peu de produits (medicaments ou recreatifs), pour ne dire aucun, n'ont cette propriété (du moins dans la plupart des cas). Et les produits que tu cites ne sont absolument pas connus sur ce point.

D'autant que

[quote]et tout les traitements psy ont échoués pendant plusieurs années,[/quote]
Inutile de dire que ça complique la situation.

Il est donc important de reflechir à tes consommations et de bien les gerer pour qu'elles restent "favorables". L'avis de un ou plusieurs psychiatres, notamment sur tes pbs psy, leur gravité, leur évolution probable, ou d'addictologues, de psychologues etc.. peut te permettre de mieux te situer.

Pour info quelques temoignages de "petits moyens"

https://boost-leadership.com/sentir-bien/

https://www.commentfaire.net/n-914001/comment-se-sentir-bien-tout-le-temps.html

Amicalement …

Le blog de BenzOH » Dépression et substances » 07 septembre 2021 à  08:47

Bonjour, ce que tu décris ressemble au Delirium Tremens, associé au sevrage alcoolique. Les BZD étaient necessaires. Amicalement

Le blog de LilCaterpillar » Sevrage Cannabis » 13 août 2021 à  11:35

Bonjour, je suppose que pour toi "couler une douille" c'est bien utiliser un bang.
Un article sur ses dangers

https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/drogues/cannabis/14169-bangs-augmentent-toxicite-cannabis.htm


Amicalement

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