Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes? / PsychoACTIF

Couple - Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?


#1 21 Oct 2015 à 11:54

Leaf 
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Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Salut Psychoactif

Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas créé de thread ici, ca m'a manqué dis donc!
Bon, j'explique mon cas: je suis récemment venu vivre dans une grande ville allemande, virage à 180°, nouveau boulot totalement différent des précédents et beaucoup plus épanouissant, etc... Beaucoup de rencontres et de nouvelles amitiés, ainsi qu'une nouvelle fille, bref tous des gens qui ne connaissent rien de mon passé et de mon vécu.

J'ai beaucoup de discussions super intéressantes et profondes avec eux et avec ma nouvelle "copine" (j'aime pas ce mot), sur la sexualité et ses déviances, sur les normes sociales, et sur les drogues aussi. Et parfois j'ai envie d'utiliser un exemple venant de mon vécu dans la came, et direct je me dis "NON STOP! NE DIS RIEN! NE DIS RIEN!" parce que j'ai peur qu'en révèlant que j'ai été toxicomane et que c'a été mon mode de vie pendant longtemps, je ne perde l'amour, la confiance, de ces nouvelles personnes qui se sont attachées à moi et à qui je me suis attaché. C'est pas que j'ai honte, mais les clichés véhiculés sur les consomatteurs d'héro/crack & injecteurs sont tellement forts encore aujourd'hui, que dire qu'on a été des leurs peut totalement changer la perception que les autres ont de nous. Vous voyez ce que je veux dire?

En plus de ca, ce que je crains aussi, c'est que si je commence à parler de mes années héro, inévitablement ne remontent les choses que j'ai fait durant cette période: prostitution, vol à l'étalage, les trucs pas glorieux, etc. Et ca me ferait vraiment chier que cette fille, qui est vraiment cool et géniale, m'associe à toutes ces choses là, auxquelles je ne me suis pas livré depuis super longtemps en plus.

Mais du coup, s'abstenir de parler ce truc, amène à devoir mentir. Putain je croyais ne plus avoir à mentir pour me protéger! Mentir sur ce trou de quelques années durant lesquelles on a pas fait grand chose à part faire 5, 10 ou 15 fois le meme geste, fait le meme chemin, appelé le meme numéro, vu les memes personnes, chouré les memes magasins, eu les memes galères, seulement ponctués par un foirage amenant inéluctablement au réveil en iench et sa diahrrée acide. Ce trou de quelques années durant lesquelles on a jonglé entre les OD, les tentatives de suicide, les traitements, pour finir par un passage en psychiatrie puis en cure, suivi de plus de 6 mois de néant chez ses parents, niqué aux médocs, à ne plus sortir ne plus rien faire, juste shooter son sub et espérer que la vie revienne. Comment ne pas mentir quand c'est le seul résumé qu'on puisse faire des dernières années qu'on a passé?

Et ca me fait grave chier de mentir si tot dans une relation, mais j'ai pas vraiment le choix, si? Idem pour les cicactrices (maintenant à peine visibles, une chance) sur les bras, quand elle m'a demandé, j'ai dit que c'était des taches de naissance, que j'avais ca depuis toujours, et j'ai meme blagué "hahah nan en fait j'viens juste de me faire un shoot!", elle s'est marré, et moi aussi j'ai ri, j'ai ri jaune, aussi jaune que mes dents en 2013.

Bonne journée à tous, et n'hésitez pas à partager vos histoires!

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Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

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#2 21 Oct 2015 à 12:17

Mister No 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Où ça du mensonge ? Même par omission, tu es short...
Il ne faut pas que tu ressentes comme un mensonge le fait que tu attendes le moment opportun pour lui parler de ta vie d'avant. Préserver l'autre, se préserver, c'est y aller aussi pas à pas.

Dernière modification par Mister No (21 Oct 2015 à 12:18)

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#3 21 Oct 2015 à 12:41

stella 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Je suis pareil que toi à ce niveau alors que moi je suis tjs toxicomane.
Je ne dis à personne de mes amis que je le suis et pourtant certains je les connais depuis que j'ai 14 ans.
En fait je n'ai pas envie que leur regard change sur moi. J'ai pas envie qu'on me fasse la morale. Plein de chose mélanger.
Je l'ai dis quand même à 2 personnes, mais je les ai choisis, je savais qu'elles ne me jugeraient pas trop et surtout qu'elles le garderaient pour elles.
Peut être qu'un jour je leur dirai. À vrai dire je le fais au feeling. Si je vois que la personne en face est prête à accepter ce que je vais lui dire, je le fais.

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Dis rien surtt rien les gens jugent faut rien dire de rien

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#4 21 Oct 2015 à 12:44

Robert Paulson 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

C'est aussi à toi de voir ce que tu es prêt à livrer. Si tu as omis un pan de ta vie, c'est aussi peut-être que tu sentais que ce n'était pas le moment. Bien sûr, plus tu attends pour le dire moins c'est facile, mais d'un autre côté tu n'es pas que ex toxico. Tu n'as pas besoin de tout raconter tout de suite.

Bon courage

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#5 21 Oct 2015 à 13:39

Speedyz 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Dans la même situation, j'ai voulu en parler a ma copine et pour faire court elle m'a quittée, elle est devenu distante, m'a jugée, m'a fait la morale, j'ai expliqué le pourquoi du comment mais rien a faire elle m'a rejetée, coté amis j'en ai perdu beaucoup a cause de ça, au final je me retrouve plus seul qu'autre chose maintenant.

Dans le fond je pense que cacher sa consommation n'est pas une bonne chose ça nous renferme sur nous même et aggrave les choses, mais les gens auront tendances a avoir un regard différent et prendre des distances car ils ne comprennent pas, il faut réussir a tomber sur des gens qui comprennent et reste solidaire, un vrai amour, de vrais amis tout simplement.

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#6 21 Oct 2015 à 17:46

Snoop' 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

salut leaf,

les temoignages precedents ont tres bien resumé ma pensée....
que pendant une certaine periode, tu ai consommé ne definit pas qui tu es, mais juste un choix que tu as fait un moment T, et que cette periode soit revolue ou non, tu es toujours toi, cette personne qui as debarqué en allemagne et qui s'est apparement bien, et vite, entouré de personnes interessantes;

ces personnes ne savent pas (encore?) ce choix d'un pan de ta vie, et pourtant tu as l'air de les interesser aussi, donc tu dois etre quelqu'un de sociable ET d'interessant aussi, non ?
si ces gens sont intelligents, ils ne devraient pas te juger sur un choix parmis tant d'autres que l'ont peut faire au cours de sa vie je pense,

moi perso, j'ai été comme toi sur pas mal de points de vue, sauf que ma dope a moi, c'etait la coke; ca a duré 10 piges, et maintenant je n'en prends plus, mais le hasard de la vie a fait que suite a une fracture, j'ai été sous fentanyl, et donc ca fait maintenant 1 an et quelques que je suis sous subutex, et il se trouve que je me suis mise a l'injection depuis cette meme periode; je suis donc a nouveau consommatrice, et en plus, injectrice (oulalah !)
je suis en formation d'educ spé, et forcement je pose certaines questions lors de ma formation bien ciblées sur ce sujet (la conso de drogues), ce qui a logiquement fait echo dans mes discutions "inter-classes" avec mes nouveaux collegues.....

voila comment j'ai presenté la chose : tout simplement, en disant que j'avais été consommatrice pendant une longue periode de ma vie (j'ai 34 ans), et que maintenant tout ca était derriere moi, MAIS que je suis sous subutex a ce jour suite a une fracture qui date d'un an et demi (pour me sevrer de mon traitement anti douleurs de cette fracture),
et tu sais quoi ? ca passe tout creme...... (j'ai choisi d'omettre que j'etais injectrice, mais en parle aussi naturellement que tout autre moyen de conso)

tu n'es pas obligé de develloper quoi que ce soit a ce sujet, tout comme j'ai choisi de le faire; alors oui, j'ai été une "droguée" pendant longtemps, je le suis encore maintenant en un sens maintenant car je prend un opiacé (sub), mais mon but est de me sevrer petit a petit, point !
pourquoi t'emmerder a raconter en detail tes "conneries et galeres" passées ? ces details, tu peux les garder pour toi, ce n'est pas rééllement un mensonge (ou par omission, mais c'est tiré par les cheveux), tu dis a ton entourage la verité, sans devellopper plus que "c'etait avant", et tu laisses les cotés glauques de cette periode pour toi, personne n'a besoin de les connaitre apres tout.....ca fait partie de ton intimité, et tu n'as pas a l'afficher devant qui que ce soit

si ces nouvelles connaissances sont intelligentes, elles comprendront (ou au moins accepteront") ce que tu leur diras, et s'il y a des questions, tu peut y repondre, mais que ton intimité reste intacte ! fais la balance toi meme entre ce qui peux etre dit et ce qui peux etre entendu, tu pourrait commencer par des petites remarques anodines, l'air de rien, pendant certaines discussions, et le voile se levera par lui meme tout seul, toi etant le vigile de ce qui doit passer, et ce qui n'a pas de raison valable de passer, ce qui peux choquer, ou etre jugeant, blessant meme peut etre selon la personne a qui tu t'adresses.....

enfin, c'est mon avis, et c'est l'option que j'ai choisie pour "expliquer" mes 10 dernieres années; apres, absolument rien ne t'empeche de faire un autre choix, ou de modeler ca a ta maniere, apres tout c'est de TA vie dont il est question, toi seul est maitre a bord, mais je ne pense pas que ce soit tres sain de devoir tout cacher comme si c'etait la pire des fautes, apres tout, t'as tué personne....t'as juste experimenté quelques substances et en a tiré du plaisir un certain temps, avec son lot de deplaisir, point. ca fait de toi un humain, absolument pas un monstre a lyncher......

donc, a toi de voir ce que tu vas choisir, penses simplement a te proteger et a proteger ton intimité, quoi que tu fasses, apres tout, tout le monde a son petit jardin secret, ne l'oublions pas wink tu pourrai etre etonné par certaines reactions, comme je l'ai été, du genre "tiens, puisque tu en parles, j'ai testé ca ou ca a un moment, j'avais bien (ou pas) kiffé, ou je me posais une question, peut etre que toi tu saurais me repondre", etc etc...... (c'est mon cas)

mais quoi que tu choisisses, restes honnete envers toi meme, ne vas pas te faire du mal psychologiquement si tu omets d'en parler, ne culpabilise en rien, tu as fait ton choix, a "ce" moment là de ta vie, et maintenant tu en es là où tu es, en allemagne, avec des nouveaux potes, une nouvelle nana, et c'est ca qui compte le plus en realité; regardes le chemin parcouru, et regardes où tu te positionnes en ce moment, penses au present en somme.....

'fin bon, c'etait mon avis sur ta question, je te laisses en faire ce que tu veux, c'est toi le capitaine de ton navire, pas moi hein  tongue

amicalement,

snoop'


Born by accident, Bastard by choice, just...Bad seed...

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#7 21 Oct 2015 à 18:57

Bicicle
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Salut,

C'est une bonne question que tu poses là. Je pense qu'on se la pose un peu tous en fait, c'est une vraie source d'angoisse que le jugement de l'autre et éventuellement le rejet qui serait dû à cette consommation présente/passée....

Avec mon ex copain, je ne lui ai pas dit les choses clairement au début, mais un jour je lui ai dit : "écoute, là j'ai rendez-vous chez le médecin, t'as qu'à m'accompagner", je devais aller chercher les 15 jours de métha au CSAPA et je pouvais pas le laisser seul chez moi, donc il est venu avec moi mais a attendu dans la voiture. Et en sortant forcément j'avais le gros sac (avec 2 x 14 fioles de métha, je devais avoir 80mg à l'époque mais je prenais que 60mg car j'allais mieux). Donc il m'a demandé de ce que c'était tous ces médocs, et là je lui ai dit : "ben écoute, par le passé j'ai fait quelques erreurs, j'ai consommé des drogues, enfin surtout un médicament (en mentionnant vite fait le subutex mais il y connaissait rien en drogues donc il a pas capté le lien avec les opiacés)"

Et là il est resté quelques minutes un peu choqué et silencieux, genre il savait pas comment réagir. Donc j'ai pris le pas de lui dire : "écoute, soit tu acceptes les faits, ce traitement c'est bien un TRAITEMENT, j'en ai besoin pour aller mieux et arrêter définitivement, si ça te plait pas, ben écoute tant pis !". En gros, je lui ai dit, soit tu m'acceptes AVEC ce traitement, soit tu m'acceptes pas et dans ce cas tu prends tes affaires et je te raccompagne chez toi et ciao.

C'était au début de la relation. Il a choisi d'accepter en disant : c'est bien que tu assumes, et puis il a répondu un truc du genre : "j'ai rien dit contre, j'ai pas critiqué ni rien", donc en gros il a courbé l'échine si je puis dire et a été un peu forcé d'accepter le fait accompli...


Après, il m'a jamais vraiment fait de remarques sur la métha, je l'aurais jamais laissé me culpabiliser ou me demander de diminuer ou quoi, je l'aurais dégagé direct je pense car ça m'aurait fait + de mal que de bien !!!

Donc il a été assez compréhensif, mais je pense que c'était dû à sa totale méconnaissance des drogues. Le mec a quand même été jusqu'à me demander si "métha" ça voulait dire "méthamphétamine" et il m'a envoyé par mail des photos des "avant après" sous méth avec la gueule ravagée des mecs aux States.... J'étais choquée MDR ! Je l'ai remballé de suite, et je me suis quand même demandé quel con j'avais comme mec LOL.

Il était vraiment pas fut fut il faut l'avouer, ça a duré 3 mois à peu près et on s'est séparé car je le trouvais trop fermé d'esprit de manière générale, mais bref.


Donc concernant ta "copine", tu peux essayer de la questionner un peu sur ce qu'elle pense des consommateurs de drogue, et tâter le terrain, lui donner ton avis à toi et voir déjà comment elle réagit face à une personne plutôt ouverte à la conso. Et puis si elle est "open", alors tu peux lui dire que tu as été consommateur, sans donner + de détail. Je crois que j'ai jamais dit à mon ex que j'injectais, juste que "j'avais consommé quelques années", point. Ça a suffit car il voulait pas en savoir + d'ailleurs (c'est aussi un point qui m'a fait tiquer, ce côté "je me voile la face", le connaissant, j'ai pensé que ça pouvait causer des problèmes à l'avenir, j'aurais préféré quelqu'un à qui me confier un peu plus profondément, sans forcément rentrer dans tous les détails, mais qu'il connaisse qui je suis et m'accepte comme telle quoi !).


Après pour les amis, moi je suis d'avis de ne rien dire dans un premier temps, et d'attendre de mieux les connaître et de voir leur réactions par rapport à la drogue en général et de voir qui te paraît digne de confiance pour en parler. J'en ai parlé à certains amis qui n'y connaissaient rien et ça a souvent abouti à un sujet qui était devenu tabou entre nous car ils ne savaient pas comment réagir, même certaines amies avaient essayé de m'aider à une période, et j'ai refusé leur aide car j'étais pas prête, donc ça nous a éloignée au final...

Mais si c'est de l'ordre du passé, c'est différent d'une conso encore en court quoi. Le passé c'est le passé, chacun ses erreurs... Le plus difficile c'est de trouver les personnes suffisamment ouvertes d'esprit et bienveillantes pour leur confier la chose sans forcément rentrer dans les détails, mais qui pourraient en tout cas en parler avec toi si tu en ressens le besoin. Je pense que le temps le dira !


"Quiconque fait deux cent mètres sans amour, va à ses funérailles vêtu de son linceul." W.Whitman

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#8 21 Oct 2015 à 19:42

YourLatestTrick 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Sujet intéressant je trouve !

Comme dit plus haut, tu n'as pas à être un livre ouvert pour une personne, même si c'est une personne spéciale à tes yeux. Je suis sur que tes années de galère (et sûrement aussi un peu, de plaisir), ont forgé une part de ton caractère, et peut-être consolidé certaines qualités comme la tolérance ou la solidarité... À mon sens c'est ça l'essentiel, le présent et le futur.

Et si tu trouves une personne ouverte, une personne qui ne va pas avoir un blanc de trente seconde avant de te répondre, si tu choisis de lui en parler, mais qui va spontanément vouloir en découvrir un peu plus, tu auras tout gagné.

Perso, je trouve qu'une personne avec un parcours de vie un peu "hors du commun", ça a un certain charme... Quelqu'un qui pourrait me parler d'un monde qui m'est complètement inconnu, d'une vision de la vie que je n'avais pas envisagée... Je suis sûr que pas mal de personnes ont cette ouverture et cette curiosité.
Malgré tout, je pense que tu dois te protéger, et que ça doit rester dans la sphère intime, au moins dans un premier temps.
Juste assez de temps pour que les gens pensent d'abord à ce que tu es, tes qualités, tes passions, tes projets, ton caractère... Au lieu de juste coller l'étiquette " tox" , qui peut hélas faire peur.

Dernière modification par YourLatestTrick (21 Oct 2015 à 19:44)


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For you will still be here tomorrow
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#9 22 Oct 2015 à 01:09

ziggy 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Hello ici, hello tout le monde,

thématique intéressante mais qui finalement en dit long sur l'état de stigmatisation qui nous colle toujours aux basques...  Et je m'aperçois que finalement en 15 ans après la fête de l'an 2000, pas tant de chemin parcouru depuis l'époque ou ce bon vieux Guillaume Dustan osa dire une fois sur le plateau de Dechavanne à Ciel Mon Mardi qu'il était grand temps de "légaliser toutes les drogues" et "la drogue c'est AUSSI du plaisir" - les réactions furent équivoques (faut du courage pour revoir ces images abominables et surtout les propos antidrogues) : https://www.youtube.com/watch?v=UCmhNbB7qd8

En fait je sais plus trop quoi en penser... j'imagine que c'est personnel...  vivons caché vivons heureux?  pas de problème on apprend vite qu'il vaut mieux rester planquer que de se prendre la tête sans fin avec des interlocuteurs qui en réalité ne veulent (ou ne peuvent) comprendre...

Mais à rester planquer dans son bois éternellement, à tranquillement se tanquer en toute discrétion - et je suis d'accord sur l'idée que les pratiques sont intimes et n'ont pas vocation à être exhibé - mais n'est-ce pas aussi se tirer une balle dans le pied que de ne pas revendiquer finalement nos pratiques  et nos vécus !? et si déjà on est pas capables d'en parler honnêtement pour convaincre nos proches, on ne sera pas capable de convaincre grand monde; du coup moi maintenant je suis plutôt dans le "outting"...  j'ai meme réussi à faire changer le regard de ma daronne sur le shoot - qui voit bien - que ces consos par IV chez moi ne me mettent pas dans la destruction... peut etre parce que mon objectif c'est le plaisir et pas la destruction.

Regardons par exemple cette video ou Dustan (qui est UD) s'exprime en donnant son expérience de la consommation (notamment de l'ecstasy) - ce qui est perturbant c'est comment les interlocuteurs qui n'ont aucune expérience directe balaient d'un revers de main le vécu pour asséner une vérité qui tient à dire "que la dépendance est un esclavage, qu'à l'arrivée il y a que de la souffrance et de la galère".... en oubliant drastiquement que "la défonce c'est AUSSI du plaisir"... 

donc voila pourquoi aujourdhui je suis dans une dynamique de "coming out" de circonstance , quand cela est necessaire ou s'impose pour témoigner en faveur de la dédiabolisation de l'heroine mais aussi de la dépendance, un état qui semble inquiété des milliers de gens, et qui étrangement inquietent assez peu nous qui le sommes, et ne nommant pas ceux qui comme moi y trouvent meme une source d'équilibre???

Après tout les vécus sont différents

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tout a fait d'accord! revendiquons au lieu de nous cacher! snoop'

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#10 22 Oct 2015 à 01:15

ziggy 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Speedyz a écrit:

Dans la même situation, j'ai voulu en parler a ma copine et pour faire court elle m'a quittée, elle est devenu distante, m'a jugée, m'a fait la morale, j'ai expliqué le pourquoi du comment mais rien a faire elle m'a rejetée, coté amis j'en ai perdu beaucoup a cause de ça, au final je me retrouve plus seul qu'autre chose maintenant.

.

c'est hélas le B.A BA de la stigmatisation.... parle de ça avec des personnes homosexuels qui ont aussi connu l'exclusion, la perte des amis, le regard qui change etc.... personnellement moi j'ai utilisé le fait de pas "forcément le cacher" pour aussi nettoyer les faux amis, les connards etc... au bilan, je regrette pas d'avoir perdu des gens qui m'ont tourné le dos par rapport à ça, le fait de "outter" m'a meme aidé finalement à faire sortir ce style de personnes de mon existence et c'est sans regret !


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#11 22 Oct 2015 à 02:51

lucifer 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Perso moi je suis pas du tout dac à dire son passé à sa meuf parce que tout dépend son caractère moi j'ai fait l'énorme connerie et perso elle fouiller mes veste m'écouter quand j'allais au chiotte pour savoir si je me shooter pas en cachette conséquences sa était 2 fois pire je me suis mis à me re shooter et elle a fini par trouver ce qu'elle chercher au final j'ai tout perdu pendant presque 1 ans tout comme ma fille par exemple va sur mon blog t'en saura plus. Desolé les gars moi je conseil de tout garder pour toi c'était une dure vie que tu avais choisi le secret sera d'autant plus lourd à devoir supporter

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j'approuve total j'ai vecu la meme

la cruauté des gens ne se voit pas au grand jours mais dans le coeur de nos nuit les plus sombre

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#12 22 Oct 2015 à 03:41

Snoop' 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

ziggy a écrit:

Mais à rester planquer dans son bois éternellement, à tranquillement se tanquer en toute discrétion - et je suis d'accord sur l'idée que les pratiques sont intimes et n'ont pas vocation à être exhibé - mais n'est-ce pas aussi se tirer une balle dans le pied que de ne pas revendiquer finalement nos pratiques  et nos vécus !? et si déjà on est pas capables d'en parler honnêtement pour convaincre nos proches, on ne sera pas capable de convaincre grand monde; du coup moi maintenant je suis plutôt dans le "outting"...  j'ai meme réussi à faire changer le regard de ma daronne sur le shoot - qui voit bien - que ces consos par IV chez moi ne me mettent pas dans la destruction... peut etre parce que mon objectif c'est le plaisir et pas la destruction.

(....)

donc voila pourquoi aujourdhui je suis dans une dynamique de "coming out" de circonstance , quand cela est necessaire ou s'impose pour témoigner en faveur de la dédiabolisation de l'heroine mais aussi de la dépendance, un état qui semble inquiété des milliers de gens, et qui étrangement inquietent assez peu nous qui le sommes, et ne nommant pas ceux qui comme moi y trouvent meme une source d'équilibre???

Après tout les vécus sont différents

je suis totalement d'accord avec toi ziggy, c'est aussi pour ces raisons que j'en parle petit a petit a mes nouvelles connaissances, et que mes ami(e)s de longue date sont touTEs au courant, non pas des details, mais que je consomme, et jusqu'ici, personne ne m'a jugé, meme pas eu besoin de "faire le tri" dans mes relations !!

amicalement,

snoop'


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#13 22 Oct 2015 à 15:26

Leaf 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

La vache... que dire? Je ne m'attendais pas à autant de réponses, mais leur pertinence ne me surprend pas, venant des quelques personnes que j'ai déjà croisé sur ce forum. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre et de me conseiller... (en passant, Bicicle, le mec qui confond métha et meth et t'envoie les photos "before/after"... chaud!!).

Dans l'ensemble, vos réponses vont dans le sens de la réflexion que j'ai pu avoir depuis. Tout particulièrement d'accord avec le "coming out" dont parle Ziggy, je pense que c'est quelque chose qu'il faut absolument commencer à faire pour que cesse la stigmatisation, et que vienne enfin l'acceptation de ces pratiques.

Comme je l'avais déjà raconté dans un autre thread, ma famille (qui avait découvert ma toxicomanie à vif lors de ma tentative de suicide, les 10aines/100aines de seringues usagées, et m'avait vu passer par la case psychiatrie/cure) m'a déjà aiguillé dans ce sens là depuis avril-mai dernier, lorsque ma soeur m'a dit que toute la famille savait que je ne prenais pas mon traitement "normalement" et que je shootais mon sub, mais qu'ils ne me jugeaient aucunement, qu'ils ne me considèraient pas comme un "taré" ou comme un "sale tox", et qu'ils m'aimeraient toujours meme si je shootais 50 fois par jour. Ils voulaient juste savoir si je faisais ca correctement, avec du matos safe et stérile, et du coup je leur avais montré les seringues, les filtres toupies, etc, et leur ai fait une démo pour qu'ils soient rassurés. Et en fait, c'est le fait qu'ils sachent, que je n'ai plus à me cacher, et leur acceptation de ce que je faisais, qui m'a amené à pas mal réfléchir et en fin de compte, à arreter totalement l'injection, sans pression, sans meme avoir prévu, sans m'etre dit "PLUS JAMAIS DE SHOOT" (j'ai fait quelques sessions speedball depuis mais je peux les compter sur les doigts d'une main), et ca fait déjà 4-5 mois que ca dure, et le craving de shoot ne m'a toujours pas repris.

Donc voilà pourquoi moi aussi j'ai tendance à penser que l'acceptation, par soi-meme autant que par les autres, est la clé; que devoir se cacher et avoir honte sont les pires choses à faire. D'où la gene que je ressens lorsque je mens ou dévie lorsque je parle de mon passé avec les personnes dont je parlais dans mon premier post. Effectivement, il y a aussi la facon dont on s'y prend qui compte aussi.

Du coup, j'ai commencé à tater le terrain, un peu comme vous l'avaez suggéré, en abordant le sujet avec ma copine. Ce qui est cool, c'est qu'elle est ultra-ouverte d'esprit (milite pour l'acceptation et droits des personnes transgenres, féministe, ouverte à la conso de drogues, etc, pro-réfugiés, bref que du bon). Vu que j'habite juste à coté de Reeperbahn, où il y a une quantité astronomique d'UD injecteurs et de vente de stups, j'en parlais justement avec elle, en parlant des injecteurs, etc, et de la facon dont l'Allemagne gérait le truc, et elle m'a dit, malgré ce qu'en pensent les gens, ces personnes là étaient elles-aussi des etres humains, qu'ils avaient les memes droits que tout le monde, et que la meilleure facon de les aider etait de leur donner un endroit chaud et propre pour qu'ils puissent shooter, et leur donner ce dont ils ont besoin, en l'occurence, le prod, pur et controlé, pour que leur vie gagne en stabilité et en qualité. Oh mon dieu que c'était bon d'entendre ca!! En fait il se trouve que plusieurs de ses amies travaillent dans ces memes centres de consommation supervisée, ou d'aide aux toxicomanes, et du coup elle a une compréhension du problème plus avancée que la moyenne.

Bon, je n'ai pas sauté sur l'occasion pour lui dire, mais c'est bon à savoir, je sais d'ores et déjà qu'il est peu probable qu'elle me juge si je lui en parle. Et franchement c'est un p*tain de soulagement pour moi, ca m'angoisse beaucoup moins du coup!

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#14 22 Oct 2015 à 16:46

Snoop' 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

et bah....!! c'est top tout ca !

t'es tombé sur une nana vraiment bien , et intelligente de surcroit, je ne peut qu'applaudir bravo

en fait t'aurais sans doute pas pu tomber mieux je trouve, ca doit etre genial d'entendre sa conjointe parler de ce sujet de cette facon (j'suis limite jalouse), tu vois que tu t'en faisais pour pas grand chose en fait, perso je suis tres heureuse pour toi de lire ces mots, vraiment !

tiens nous au courant de la suite des evenements surtout, ok ?

amicalement,

snoop'


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#15 22 Oct 2015 à 16:57

Caïn 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Salut Leaf,
Comme tu l'as dit toi-même, tout dépend de la personne que l'on a en face de soi. Pour ma part, dans ma période de conso d'héro (en sniff et à petites doses), j'avais choisi de ne rien dire à ma femme. Mais en une dizaine d'années, je me suis fait choper trois/quatre fois en flag (dont une fois avec une boîte de néos, une autre fois avec mes deux képas (coke et héro prévus pour mes vacances)). A chaque fois, je m'en suis sorti avec de belles promesses (je me souviens que j'avais mis de l'aspegic dans mes képas et fait semblant de jeter mon matos...). Si elle avait été compréhensive, ce que j'aurais souhaité, j'aurais tenté de lui faire admettre mon mode de conso tout en contrôle.
Il y a deux ans, elle est tombée sur un emballage de suboxone (mon traitement) que j'avais laissé traîner (je me demande d'ailleurs si ce n'était pas un acte manqué). Je lui ai expliqué que c'était mon choix désormais, celui qui me convient. Elle souhaite que j'arrête ce traitement, tout en acceptant malgré tout que je le continue. Elle est même venue une fois à mon rv chez l'addicto, mais cette fois-là on aurait juré que les pires toxs de la ville s'étaient donné rencart dans la salle d'attente ! ça a un peu gâché son impression. ça reste un point de tension entre nous mais elle voit bien que je dirige ma vie à peu près correctement. Au fil du temps, c'est de moins en moins problématique. En fait, on en parle rarement, presque jamais. Je le regrette mais comme il y a trop de malentendus sur cette question (je peux le comprendre : beaucoup d'amis communs sont partis en live à cause de la dope) je pense que c'est mieux comme ça.
Bref, dans ces questions-là comme d'autres, il n'y a pas de solution miracle. Juste des situations qui présentent un minimum d'inconvénients.
Je pense que malgré tout que l'amour ne doit pas rendre aveugle, contrairement à ce que dit le proverbe, mais au contraire lucide sur celui ou celle que l'on aime. Ce qui n'exclut pas non plus que chacun(e) puisse avoir son jardin secret.
Bref, j'espères que tu trouveras la meilleure solution.
Mais si tu choisis de jouer franc-jeu (le poids des secrets, c'est lourd, parfois), attends un moment de calme, de détente. Mais ça me fait penser que si tu optes pour cette solution, il ne faut pas trop attendre non plus. Sinon, elle aura beau jeu de te reprocher de lui avoir caché ta situation pendant longtemps.
Amicalement,


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#16 22 Oct 2015 à 17:01

Robert Paulson 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Si t'as pas sauté sur l'occasion, c'est que tu sentais pas le moment. L'amour, c'est aussi se découvrir petit à petit non ?

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#17 22 Oct 2015 à 18:03

ziggy 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Robert Paulson a écrit:

Si t'as pas sauté sur l'occasion, c'est que tu sentais pas le moment. L'amour, c'est aussi se découvrir petit à petit non ?

clair, rien ne presse...  mais faut pas se leurrer, en cumulant "opiacés" et shooteuse , on arrive dans la catégorie certainement la plus stigmatisée d'usagers - parce que le regard de la société sur l'heroine est celui du vice, de la dépravation, de la perte de contrôle... un tel écart entre la réalité de la conso et les fantasmes de zombies tout bleus en train de convulser dans des chiottes crados à Berlin Est... comme on le dit souvent ici, la réalité est beaucoup moins sulfureuse et bien des "morphinomanes" peuvent vivre tranquillement des décennies tout en étant bien dans leur choix...

Perso, je vois vraiment une analogie entre les pratiques homosexuelles longuement diabolisées, quand on regarde le DSM III de psychiatrie utilisée jusqu'aux années 80, l'homosexualité y était décrite comme une déviance, souvenez de ces époques de programme de "réhabilitation de l'orientation sexuelle".... si les choses ont justement changé à ce niveau la, c'est parce que toute une génération en a eu marre de vivre cacher et ont porté un message fort. Même si il reste beaucoup de taff à faire, les progrès sont quand même immenses depuis les années 70 à aujourd'hui... et ces progrès ont porté sur l'idée "de ne pas porter sa honte secrètement" mais au contraire dans une dynamique d'etre fier d'etre ce que l'on est - et de l'assumer. Pas simple mais tout ceux qui ont témoigné de l'outting se sont libérées et ca a été une démarche pour vivre dans le vrai et non dans le mensonge permanent...

Quelque part, les pratiques d'injection sont toujours extrêmement diabolisées et évidemment on suspecte ceux qui en font usage d'être des cinglés, des suicidaires, des fous, des types qui vont très mal etc.... en oubliant dire l'essentiel, c'est qu'il s'agit peut etre aussi avant tout de personnes qui aiment la vie, qui aiment le plaisir et qui assument ces prises de pied dans les états de conscience modifié... et il faudra sortir du bois pour le dire, et ca commence forcément par son entourage...

les choses changent doucement, on voit qu'une consommation d'exta est valorisée mais les pratiques d'injection sont encore trop associé à des images d' OD, de craquage etc....

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#18 22 Oct 2015 à 19:14

Caïn 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Oui il y a bien là un verrou à faire sauter. Le problème, c'est que les gens connus qui ont pratiqué cette sorte d'outing nouveau l'ont fait dans une optique de repentance. Je pense notamment à Delarue.
Ou bien des "rock stars" jouant sur le côté sulfureux plus qu'intégré et équilibré de la dope.
On est très loin d'une situation où des personnes connues iraient dévoiler à un talk show quelconque qu'ils sont sous métha depuis vingt ans, et que ça se passe nickel.
Je me souviens de Lowenstein (addictoloque médiatique) qui disait qu'il avait parmi ses patients des ministres substitués...

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Bien vu! On est loin du "drogué heureux"qui se revendique là. Mas

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#19 22 Oct 2015 à 21:02

Leaf 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

ziggy a écrit:

Perso, je vois vraiment une analogie entre les pratiques homosexuelles longuement diabolisées, quand on regarde le DSM III de psychiatrie utilisée jusqu'aux années 80, l'homosexualité y était décrite comme une déviance, souvenez de ces époques de programme de "réhabilitation de l'orientation sexuelle".... si les choses ont justement changé à ce niveau la, c'est parce que toute une génération en a eu marre de vivre cacher et ont porté un message fort. Même si il reste beaucoup de taff à faire, les progrès sont quand même immenses depuis les années 70 à aujourd'hui... et ces progrès ont porté sur l'idée "de ne pas porter sa honte secrètement" mais au contraire dans une dynamique d'etre fier d'etre ce que l'on est - et de l'assumer. Pas simple mais tout ceux qui ont témoigné de l'outting se sont libérées et ca a été une démarche pour vivre dans le vrai et non dans le mensonge permanent..

A fond, j'ai souvent fait le rapprochement entre la vision qu'avait la société de l'homosexualité y a pas si longtemps que ca, et la vision qu'elle a aujourd'hui (et depuis déjà un bout de temps) de la pratique de l'injection! Je suis absolument certain que, d'ici 50 ans (je préfère viser large), on considèrera la facon dont ont été et sont toujours traités les usagers IV comme barbare et sans aucun sens. D'ailleurs, c'est pas si difficile de le faire comprendre, aux personnes qui sont déjà un peu plus "évoluées" que la moyenne; qu'au fond, tout le mal qu'on associe aux aiguilles vient d'une sorte d'inconscient collectif (cf les films que tu évoques souvent comme Christiane F et autre Requiem) qui n'est basé sur aucun fait et est seulement culturel. La preuve? En Russie, l'injection est beaucoup plus anodine qu'en Europe de l'Ouest, en effet là bas il n'est pas rare que les gens se fassent leurs injections eux-memes et dans chaque foyer, on trouve des seringues pretes à l'emploi (plusieurs amis russes me l'ont confirmé). C'est juste culturel. D'ailleurs là-bas aucun tox ne consomme par fume ou sniff, tout le monde tape en IV - bon je ne parlerai pas de la politique désastreuse contre les UDs et ses conséquences, telles que la propagation ahurissante du VIH.

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excellent ! zigg

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#20 22 Oct 2015 à 21:15

Snoop' 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

aie aie aie, moi qui suis lesbienne ET injectrice, je vais donc bientot me faire lapider s'ils m'attrapent lol

(hors sujet, mais j'ai pas pu m'empecher de la sortir, ma connerie, desolée merci-1 )

snoop'

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#21 22 Oct 2015 à 22:03

kilou412
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Salut Leaf
Si je peux te parler de mon cas et t'aider.
J'ai rencontré mon conjoint il y a 5 ans.Il était sous metha et ne ma jamais rien dit c'est moi qui ai découvert des fioles qui trainaient....alors me suis renseignée toute seule avec internet.Mais pour moi qui n'ai jamais touché a aucune drogue,je me suis demandée vraiment ce qui m'arrivait et pourquoi il m'en avait pas parlé.
J'ai attendu une bonne semaine avant de lui poser la question cash "c'est quoi cette méthadone que j'ai trouvé?"
J'ai eu l'impression de mettre une claque a mon conjoint avec cette question. Était très mal a l'aise et ne savait plus quoi dire....on a alors beaucoup parlé pendant des heures.D'après il ne savait pas comment aborder le sujet et avait une peur terrible que je le quitte car d'après lui jetais LA chance de sa vie pour se reconstruire.
Je ne lai jamais jugé ! Jamais ! Chacun a son passé,chacun a fait des/erreurs et le mérite est de vouloir sen sortir plus que tout.
Je ne lai jamais laissé tombé,toujours a ses côté dans les bons moments et beaucoup plus malheureusement dans les mauvais...mais quand on est persuadée qu'une personne est bonne malgré toutes les erreurs commises on se doit de la soutenir.

Au contraire je pense que s'il m'avait annoncé cela plusieurs mois après le début de notre relation ça aurait été plus dur pour moi je pense mais pour lui aussi je pense.

Voilà pour mon cas perso

Bon courage à toi

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#22 22 Oct 2015 à 23:28

ziggy 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

kilou412 a écrit:

Je ne lai jamais jugé ! Jamais ! Chacun a son passé,chacun a fait des/erreurs et le mérite est de vouloir sen sortir plus que tout.

merci pour ton témoignage...

J'ai quoté une phrase qui me pose question car pour moi quand tu parles de vouloir s'en sortir, tu parles de quoi précisément ? De sortir des consommations ? De les maitriser ? De réduire les risques ? Parce qu'au fond ce discours qui tient à dire que le mérite revient à ce qui font tout pour s'en sortir me rappelle beaucoup et de près les programmes de réorientation sexuelle proposée dans les années 70 - avec l'idée bien partagée que l'homosexualité était une "maladie mentale" et une perversion.  Qui oserait dire une telle connerie aujourd'hui en 2015 ? et qui oserait dire à un homo qu'il est pervers et qu'il faudrait qu'il fasse tout pour s'en sortir, à commencer par arrêter ses pratiques sexuelles déviantes et ensuite rejoindre le troupeau en adoptant des pratiques hétéro - avec finalement en bruit de fond peu importe de savoir comment etre heureux - le principal étant de réduire des comportements/pratiques jugées en dehors de la norme, du normal comme disait le pere Lacan du normal ou d'une norme mal...

Pour moi, s'en sortir dans la vie, c'est aller bien être heureux, et surtout en harmonie avec soi même. Concernant les personnes opiodépendantes, il est intéressant de constater que leur nombre est relativement stable parmi les populations - ce qui signifie qu'il y a certainement des personnes prédisposées à devenir dépendant notamment aux opiacés - il ya longtemps eu cette hypothese en addicto - de ce fait, on peut meme se demander si au meme titre qu'on ne choisit pas forcément d'etre gaucher ou droitier, d'etre attiré par les hommes ou les femmes ou les 2, ce n'est pas la meme chose concernant la prédisposition à s'inscrire dans un parcours de dépendance... faut il revenir au temps ou l'on contrarier les gauchers parce qu'il fallait que tout le monde soit droitier ? Et bien certains d'entre nous vivent tres bien en consommant un opiacé quotidiennement, quel que soit la pratique, et le fait que ce soit en shoot n'y change rien - mais le corrolaire est que vivre sans peut nous aparaitre tres fade voire totalement insensé...

mais quand on voit qu'une étude de 2012 de l'ofdt montre que  87% des Français estiment que les usagers d’héroïne sont dangereux pour leur entourage et s'opposent à la gratuité des soins... il y a de quoi s'interroger sur les poids des stéréotypes extrêmement lourds qui pesent les usagers.

Dernière modification par ziggy (22 Oct 2015 à 23:57)


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#23 22 Oct 2015 à 23:29

YourLatestTrick 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

J'ai été un peu péremptoire, ou maladroit en disant que ça devait rester dans la sphère de l'intime (dans un premier temps).
Alors, se revendiquer devient un acte militant, et bien sûr il faut le vouloir.

Quoi qu'il en soit, content pour toi Leaf,  ça semble bien se profiler !


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#24 23 Oct 2015 à 08:42

kilou412
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Ouh la ! Alors pour répondre Tres simplement a Ziggy :

Vouloir s'en sortir : Etre HEUREUX !

Retrouver la vie qui nous correspond dans laquelle on se sente bien,retrouver confiance et avancer positivement

Tout SIMPLEMENT

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#25 23 Oct 2015 à 09:40

bacchus 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Leaf a écrit:

Salut Psychoactif
Bonjour, nan dit lui rien , a part que tu étais agent pour les services secrets Népalais.
Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas créé de thread ici, ca m'a manqué dis donc!
Bon, j'explique mon cas: je suis récemment venu vivre dans une grande ville allemande, virage à 180°, nouveau boulot totalement différent des précédents et beaucoup plus épanouissant, etc... Beaucoup de rencontres et de nouvelles amitiés, ainsi qu'une nouvelle fille, bref tous des gens qui ne connaissent rien de mon passé et de mon vécu.

J'ai beaucoup de discussions super intéressantes et profondes avec eux et avec ma nouvelle "copine" (j'aime pas ce mot), sur la sexualité et ses déviances, sur les normes sociales, et sur les drogues aussi. Et parfois j'ai envie d'utiliser un exemple venant de mon vécu dans la came, et direct je me dis "NON STOP! NE DIS RIEN! NE DIS RIEN!" parce que j'ai peur qu'en révèlant que j'ai été toxicomane et que c'a été mon mode de vie pendant longtemps, je ne perde l'amour, la confiance, de ces nouvelles personnes qui se sont attachées à moi et à qui je me suis attaché. C'est pas que j'ai honte, mais les clichés véhiculés sur les consomatteurs d'héro/crack & injecteurs sont tellement forts encore aujourd'hui, que dire qu'on a été des leurs peut totalement changer la perception que les autres ont de nous. Vous voyez ce que je veux dire?

En plus de ca, ce que je crains aussi, c'est que si je commence à parler de mes années héro, inévitablement ne remontent les choses que j'ai fait durant cette période: prostitution, vol à l'étalage, les trucs pas glorieux, etc. Et ca me ferait vraiment chier que cette fille, qui est vraiment cool et géniale, m'associe à toutes ces choses là, auxquelles je ne me suis pas livré depuis super longtemps en plus.

Mais du coup, s'abstenir de parler ce truc, amène à devoir mentir. Putain je croyais ne plus avoir à mentir pour me protéger! Mentir sur ce trou de quelques années durant lesquelles on a pas fait grand chose à part faire 5, 10 ou 15 fois le meme geste, fait le meme chemin, appelé le meme numéro, vu les memes personnes, chouré les memes magasins, eu les memes galères, seulement ponctués par un foirage amenant inéluctablement au réveil en iench et sa diahrrée acide. Ce trou de quelques années durant lesquelles on a jonglé entre les OD, les tentatives de suicide, les traitements, pour finir par un passage en psychiatrie puis en cure, suivi de plus de 6 mois de néant chez ses parents, niqué aux médocs, à ne plus sortir ne plus rien faire, juste shooter son sub et espérer que la vie revienne. Comment ne pas mentir quand c'est le seul résumé qu'on puisse faire des dernières années qu'on a passé?

Et ca me fait grave chier de mentir si tot dans une relation, mais j'ai pas vraiment le choix, si? Idem pour les cicactrices (maintenant à peine visibles, une chance) sur les bras, quand elle m'a demandé, j'ai dit que c'était des taches de naissance, que j'avais ca depuis toujours, et j'ai meme blagué "hahah nan en fait j'viens juste de me faire un shoot!", elle s'est marré, et moi aussi j'ai ri, j'ai ri jaune, aussi jaune que mes dents en 2013.

Bonne journée à tous, et n'hésitez pas à partager vos histoires!

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#26 23 Oct 2015 à 10:04

YourLatestTrick 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

mais quand on voit qu'une étude de 2012 de l'ofdt montre que  87% des Français estiment que les usagers d’héroïne sont dangereux pour leur entourage et s'opposent à la gratuité des soins... il y a de quoi s'interroger sur les poids des stéréotypes extrêmement lourds qui pesent les usagers

En plus de ce pourcentage navrant, je serais pas étonné que parmi ces 87%, il y ait des UD, et pas qu'un peu. Et avec le martelage culpabilisant, peut être même bien des injecteurs d'héroïne...

En ça, PA est indispensable : quand tu vois les autres gros forums d'usagers francophones, la plupart sont quand même soit ouvertement dédiés à un prod, soit franchement axés sur certaines catégories de prods (et par extension, de consommateurs...) jugés "dignes" de respect.

Bon, je prêche pour notre paroisse, mais j'ai lu des trucs pas jolis du tout sur LS et Psychonaut il y a des années (et des conttributions super intéressantes malgré tout).
Peut être que les choses ont changé d'ailleurs, je veux offenser personne en particulier ; et j'enfonce des portes ouvertes en disant qu'il y a énormément de discrimination entre UD ; mais ce qui est sûr, c'est qu'etre toxico n'empêche pas d'être super con.

Si c'était le cas, la conso mondiale diminuerait drastiquement, le risque de devenir curieux et humain serait bien trop grand pour certains wink

AFP. Nouveau drame de la drogue : devant la pression mediatique, un patron du CAC 40 avoue sa polytoxicomanie, et confesse avoir délibérément amélioré les conditions de travail de ses employés. Aussitôt démis de ses fonctions, le marginal à été aperçu, hagard, en train d'aider une personne âgée, terrifiée, à traverser au passage clouté.

Dernière modification par YourLatestTrick (23 Oct 2015 à 10:35)

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#27 04 Nov 2015 à 09:55

Acid Test 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

C'est entre autres pour ça que je suis célibataire depuis un moment !
Dans mes relations ou amis , il y en a tres peu qui touchent encore ou qui ont déjà touché aux opiacés ( ce qui n'était pas le cas il y a 20 ans, beaucoup moins en tout cas ) et plus tant que ça qui touchent encore aux drogues illicites ( l'alcool par contre pour eux, ne doit pas etre de la drogue !!! Ils ne sont pas alcooliques pour autant mais il n'y a aucune fete sans alcool ...)  !
Et passé 40 piges, ce n'est pas évident de trouver une nana qui puisse comprendre ça !
Autant je suis pret à faire des efforts pour une nana que j'aime , autant je ne suis pas superman non plus !
Trouver quelqu'un de compréhensif dans les gens dits " normaux" et qui accepte certaines contraintes liées à la dépendance n'est pas chose aisée !
À des moments je me dis qu'il faudrait plutot que je chercher quelqu'un comme moi mais ce. N'est pas forcément évident à trouver , à part dans des endroits où tout le monde se drogue ( et encore, l'heroine a toujours été la drogue la plus mal considérée et meme les gens qui shootent la coke arrivent à etre dédaigneux vis à vis des heroinomanes !) !
À des moments je me dis qu'il faudrait que j'aille à Goa ou je ne sais où dans le genre, pour me retrouver à nouveau avec des gens comme moi !
Difficile de trouver le juste milieu ...

Au tout début des années 80 , l'homosexualité n'était pas seulement une déviance mais un delit et il y avait régulierement des descentes de flics dans les cinemas gays , juste parce qu'ils étaient gays , avec garde à vue à la clé pour la meme raison !
Je fais ce comparatif depuis plusieurs années pour éveiller les mentalités car la cause homosexuelle est beaucoup plus défendue que la notre !
On ne peut plus discriminer l'homosexualité, la drogue par contre ...

Injection ou pas , l'heroine et les opiacés restent tres stigmatisés !

Dernière modification par pleasurepulse (04 Nov 2015 à 10:07)

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#28 04 Nov 2015 à 17:08

Bicicle
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Cool pour la réaction ouverte de ta copine Leaf, franchement ça présage que du bon quant à son acceptation de ton passé d'usager. C'est rare les gens ouverts d'esprit comme ça, on est tellement martelé de messages de moralisation forcée et de diabolisation depuis l'enfance que souvent des gens se trouvent même manipulés par les parents, la société etc à directement diaboliser, juger et rejeter toute personne qui aurait osé consommer.

Après Ziggy, moi je distingue consommation et dépendance. La consommation ne me pose aucuns soucis dans la mesure où c'est la liberté de chacun. MAIS la dépendance c'est autre chose et dans bien des cas, et j'inclus le mien sans aucun doute, c'est une vraie source de souffrance.

Pour beaucoup de gens, l'addiction à une drogue devient une souffrance et a des conséquences néfastes voire désastreuses financièrement, socialement, etc (dépression accentuée car c'est un pansement sur une jambe de bois finalement la conso de drogue quand on va mal, perte d'argent voire ruine, isolement et perte des amis, rejet de la famille etc etc etc). Bref, rien de bien joyeux.

Mais la conso en elle même peut se faire pour le plaisir sans forcément signifier un mal être, bien au contraire. L'exemple de l'alcool consommé festivement le week end ou pour des soirées, idem avec les joints dans le même genre de contexte, ou MDMA en soirée etc. Après, je serais plus en retenue sur la coke et l'héro quand même (surtout le crack et l'IV) qui sont quand même des modes de conso qui induisent rapidement une dépendance qui peut vite être très problématique. Mais toute drogue peut conduire à dépendance.


Donc faire accepter la consommation moi je dis oui, mais la dépendance il faut bien que ça reste une maladie dans le sens où c'est une pathologie qui touche une personne à la base saine à un moment donné. Après il est de la liberté de chacun de choisir de soigner cette dépendance ou non, c'est du libre arbitre. Mais faut pas nier le fait que dans un très grand nombre de cas, dépendance rime avec souffrance. Mais consommation par contre rime dans un très grand nombre de cas avec plaisir, d'où la complexité de la chose quand même. Je suis pas sûre que le grand public abreuvé de diabolisation soit prêt à ce genre de "subtilité"..


"Quiconque fait deux cent mètres sans amour, va à ses funérailles vêtu de son linceul." W.Whitman

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#29 16 Dec 2015 à 14:42

Caïn 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Ciao Zig,
J'ai regardé la vidéo avec Dustan, ça m'a foutu les boules. Le mec est mort et les choses n'ont guère changé. Dechavanne qui se la joue ouvert et compréhensif alors qu'il campe sur une position ultra-fermée; Pfff. Finalement seule Marianne James élève un peu le niveau.


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#30 18 Jan 2016 à 01:39

ziggy 
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Re: Parler de son passé de tox à une nouvelle copine/nouveaux potes?

Caïn a écrit:

Ciao Zig,
J'ai regardé la vidéo avec Dustan, ça m'a foutu les boules. Le mec est mort et les choses n'ont guère changé. Dechavanne qui se la joue ouvert et compréhensif alors qu'il campe sur une position ultra-fermée; Pfff. Finalement seule Marianne James élève un peu le niveau.

Salut Cain,
il était sacrément cool ce Dustan ... cette vidéo fait mal aux oreilles mais finalement en 2015, C'est toujours à peu près la meme. ...


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