"syndrome deficitaire" plusieurs mois apres ?? / PsychoACTIF

"syndrome deficitaire" plusieurs mois apres ??

Publié par Snoop', 07 février 2014 à  20:40
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Snoop' 
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j'ouvre cette discussion apres lecture d'un post de ziggy, qui m'a apprit le terme "syndrome deficitaire" ....
c'est con, mais je connaissait pas, et c'est cool de pouvoir "nommer" les choses,
pour faire court:
j'ai fait mon sevrage sub(oxone) ET psychotropes en juin dernier, plutot a l'arrache il faut dire, tres rapide, mais bon, c'est passé....
j'ai eu apres ca des gros problemes de sommeil pendant des mois, en moyenne 4 heures de sommeil par jour/nuit jusqu'en novembre, où, n'en pouvant plus, je suis retournée demander de l'aide; on m'a filé du zopiclone et du tranxene.....
ce traitement, il diminue tranquille, je l'oublie un jour sur deux, et les doses sont devenues vraiment tres soft (un demi de zopiclone, et un tranxene 10).....j'en ai limite plus besoin.....

le truc, c'est que hors "troubles du sommeil", qui se gerent correctement maintenant, je n'avais jamais ressenti cette grosse depression, cette anxieté, ce sentiment que "oui, ca a marché, oui j'avance (plutot pas mal), mais putain qu'est ce que c'est lent, et qu'est ce que c'est chiant" .... qui a deboulé en decembre !!

ma question est peut etre con, mais elle est simple :
est il possible que ce syndrome deficitaire puisse :
1/ se develloper "probleme par probleme" (sommeil, puis moral, puis nerfs)
2/ faire son apparition "fracassante", se declencher plusieurs mois apres mon sevrage ??

merci d'avance pour tout eclairage sur ma situation hmm

Dernière modification par snoopy (07 février 2014 à  20:41)


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seba59 
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Salut Snoopy,

Il y a quelques mois, je me suis sevré avec beaucoup de difficulté de l'alprazolam 1mg (Xanax) dont je prenais souvent 2 à  4 comprimés par jour. Ayant quand même de grosses difficultés à  m'endormir, j'ai demandé conseil à  mon addictologue, qui m'a conseillé la mirtazapine 30mg. C'est un antidépresseur qui a un effet secondaire très peu connu des médecins, il induit le sommeil et est un relaxant musculaire. De plus, ce n'est pas un benzo, donc si tu passes un jour ou deux il n'y a pas d'effet de manque. Je ne suis pas médecin, mais te fais part de mon expérience, qui est très très positive.

Discute-s-en avec ton médecin si ça t'intéresse.

Amicalement,

seba59               rasta


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Snoop' 
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merci pour ta reponse seba, j'ai deja pris de la mirtazapine (norset si jme souviens bien ?)
le truc, c'est que je sais que je deprime, voire je pete les plombs, ca encore, je "sais" gerer.....plus ou moins correctement.....
mais j'en ai tellement chié pour arreter les medocs que ca me prendrai grave la tete de reprendre un AD maintenant tu vois ??

en fait, je voudrais juste savoir si c'est ce "syndrome deficitaire" qui apparait a la bourre....est ce que c'est possible ??

des episodes depressifs recurrents, j'ai connu (tres bien), donc si c'est "juste" une depression, ok....je vais serrer les dents (mon mental en l'occurence), et ca va passer.....au pire, je m'enterre sous ma couette avec un bouquin et je focalise sur autre chose......

mais si c'est ce fameux syndrome du a mon sevrage d'il y a quelques mois.....là , je sais pas comment aborder le probleme......quelles sont mes possibilités ?? les trucs qui pourraient m'aider ?? et combien de temps ca peux durer ??

moi qui croyais naivement etre passée entre les mailles du filet en me tapant QUE les insomnies...... surpris

Dernière modification par snoopy (09 février 2014 à  22:32)


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Melanie85 
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Le seul truc que j'ai pu trouvé sur le net sur le symdrome déficitaire ,c'est cela

Ralentissement idéatoire, flou de la pensée, asthénie, apragmatisme. Se manifeste chez les sujets fortement dépendants en période d'abstinence, et est réversé par une nouvelle prise de la substance. Contribue aux rechutes. Traitement par antidépresseurs et/ou neuroleptiques désinhibiteurs (Dogmatil®, Prazinil®). Dans le cadre d'une psychose ou d'une dépression.

Desolé de pas pouvoir d'aidé ,j'y connais rien et tu as peut déja lu ceci ,si tu as déja fais quelques recherches

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Snoopy, ce qui t'arrive n'et pas "habituel", donc je pense qu'il est raisonnable de consulter ton medecin traitant ou un addictologue.
Ceci dit ce n'est pas incompatible avec ton hypothese mais il faut quand même éliminer une éventuelle maladie somatique ou une depression par exemple.
Pour le sommeil en effet les medecins du sommeil recommandent l'Athymil (Miansérine) à  demi dose, le Norset étant un dérivé très proche.
Amicalement

Profil d'effets indésirables de la miansérine et de la mirtazapine

Le profil d'effets indésirables de la miansérine et de la mirtazapine est principalement constitué de :

    somnolences ;
    prises de poids ;
    arthralgies ;
    convulsions ;
    rares agranulocytoses ;
    fibrillations auriculaires ;
    rares atteintes hépatiques.

La miansérine et la mirtazapine ont peu ou pas d'effet atropinique.

Dernière modification par prescripteur (10 février 2014 à  10:13)


Quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense. Pierre Dac

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Snoop' 
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merci pour vos reponses smile
prescripteur, les problemes de sommeil ca va bien mieux (je prends quasi rien, et j'oublie meme un jour sur 2 (voire 3), par contre, ce que tu dis me fait peuuuuur !!
maladie somatique ?? merde !! tu penses a quelque chose en particuliers, ....ou pas ??
je vois mon infirmiere demain matin, je lui en parlerai, mais bon, c'est pas elle qui prescrit, donc il va falloir que j'attende un rdv avec l'addicto, qui va me dire d'aller voir ma psy.....bref, j'ai entre une semaine et demi....et 3 semaines a attendre !!
Donc.....J'AI PEUR !!
si tu as des exemples de "sources" de ce qui se passe chez moi (en moi) en ce moment, toi ou quelqu'un d'autre, surtout n'hesite(z) pas, parce que là , c'est questionnement sur questionnement (entre 2 crises de nerfs).....bien galere quoi !!
eek

ps, je connais bien l'athymil, le norset, et un bon paquet de medocs AD, benzos, neuroleptiques et antipsychotiques, et si je peux m'en passer, ca sera tres volontiers.....j'en ai bien trop bouffé pendant quasiment 13 ans.....

Dernière modification par snoopy (10 février 2014 à  20:23)


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Il ya une différence entre avoir peur et faire ce qu'il faut. La peur se justifie si tu ne fais rien, car alors tout peut s'aggraver.
Mais je ne pensais pas particuliérement à  une maladie grave mais à  des problèmes de santé demandant une prise en charge et qui ont toutes les raisons de s'améliorer si tu vas consulter.
Ne fais pas la politique de l'autruche.!!!!   lollollol
Mais désolé si je t'ai "agressé" , mon but était simplement de te faire prendre ta santé en main.
Amicalement


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Snoop' 
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nan, pas du tout sentie aggressée t'inquietes wink
et je dis souvent "j'ai peur", c'est une expression a moi.....

n'empeche....ca m'inquiete, parce qu'a part la deprime et la fatigue -gerable- j'suis en bonne santé.....peut etre trop ?? pffff, j'me pose peut etre aussi trop de questions.....merde alors, c'est quand j'arrete les drogues que je deviens parano !! lol

en tout cas, j'en parlerai demain matin a l'infirmiere, elle me dira ce qu'elle en pense, et avec qui prendre rdv si besoin......

merci en tout cas !! merci-1


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Laura Zerty 
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snoopy a écrit

pffff, j'me pose peut etre aussi trop de questions.....merde alors, c'est quand j'arrete les drogues que je deviens parano !! lol

C'est exactement ça !

Perso les fois où j'ai eu le plus "peur" c'est lorsque j'ai fais des pauses, repasser dans "la réalité" avec cette boule de stress dans le ventre ça me foutait les boules, donc pour ne pas ressentir la peur émotionnelle je me mettais à  tout analyser, mon environnement et moi...et au final la peur se retranscrivait dans mes pensées au travers de questions incessantes pour me rassurer, quand tu n'es plus capable d'avoir un raisonnement fluide et linéaire mais complètement interrompu par des questions à  la con ou des réponses dévalorisantes, c'est juste horrible.

A l'époque j’appelais ça la "logique du pire"...suffisait que je pense à  quelque chose pour que j'en vois les mauvais côtés...et à  force de ne voir que le mauvais côté des choses, j'avais de plus en plus envie de me défoncer pour revoir le bon côté des choses alors qu'au final ça ne faisait qu'empirer mon état d'esprit de gros flippé de la life.

Bref c'était la spirale infernale, je me dévalorisais en répondant aux question incessantes dans ma tête et au final je ne pensais qu'à  me défoncer pour m'oublier encore plus, et dès que j'étais défoncé je m'en prenais encore plus à  moi même en me disant que j'étais vriament une merde d'avoir à  nouveau cédé, en mode zéro volonté de m'en sortir, suffisait que je fasse un pas en avant pour en faire 5 en arrière, c'était vraiment une des pires périodes que j'ai vécu avec la drogue, rien que d'y penser ça me fout des micros spasmes.

snoopy a écrit

n'empeche....ca m'inquiete, parce qu'a part la deprime et la fatigue -gerable- j'suis en bonne santé.....peut etre trop ??

Ahah je me disais ça aussi, si je suis en bonne santé c'est que je peux encore me défoncer, en fait dès que j'allais un peu mieux je retournais voir les étoiles, et au bout de 6 mois à  ce rythme là  j'étais au bout du rouleau, amaigri et à  la limite de sombrer dans la parano (je commençais à  m'imaginer que des gens m'espionnait dans la rue, dans ma tête ça parlait tout seul genre "il arrive", j'imaginais que le passant devant moi était en liaison directe avec un autre mec qui m'observait depuis une fenêtre de l'immeuble sur le trottoir d'en face, en mode pas glop du tout).


Ps : pour les maladies somatiques c'est normales arf, quand j'étais dans ces phases là  je me documentais à  balle sur les troubles mentaux, et suffisait que je m'y réfère pour m'auto diagnostiquer toute sortes de troubles psychologiques allant de la bi-polarité à  la cyclothymie en passant par la déréalisation et la dépersonnalisation...en fait ça ne faisait qu'accentuer mon délire de malade imaginaire, mais je sais que dans le fond je kiffais ça, avec du recul je me dis que ça alimentais mon problème existentiel : il me fallait une raison d'être et je n'avais pas trouvé mieux que d'exister au travers de maladies mentales, mais en fait ma principale maladie c'était d'être allergique à  la réalité...quand je te dis que c'était la logique du pire arf, dedans jusqu'au cou demon1

Dernière modification par Laura Zerty (10 février 2014 à  23:11)


"Alors vous c'était pas mieux avant, ça sera mieux plus tard !"

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ziggy 
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Pour le syndrome déficitaire, les ricains semblent mieux le connaitre que nous autres français. Quand tu vois que des mecs à  Marmottan te font espérer qu'un sevrage dure 15jours maximum puis au fur et à  mesure, tu découvres le pot aux roses à  savoir que c'est les 20 premiers jours les plus durs mais qu'ensuite, il y'a un ensuite...

http://www.addictionsandrecovery.org/po … drawal.htm

Pour certaines personnes, le syndrome déficitaire dure une bonne moyenne de 6 mois ( ça pourrait tirer jusqu'à   2 ans chez certains usagers) et ça se traduit par une alternance d'état normaux- état en déficit (fatigue, sueur, froid, chiasse, stress, insomnie) et plus le temps avance plus les séquences de "forme" dure longtemps et plus les phases de déficit deviennent rares et courtes dans le temps. Aussi, ce mouvement de va et vient rend les choses supportables, ce n'est pas 2 ans (ou 6 mois) en mal permanent, au contraire, le mal se dissipe de plus en plus.... le probleme c'est que s'y on se prépare pas à  ce que ça dure ce laps de temps, il est facile de s'écrouler sur un moment de faiblesse...

l'article anglias donne de bonnes infos malgré tout sur ce sujet controversé... en tout cas moi, je suis assez sensible à  cet état d'apres le sevrage qui donne l'impression qu'on en voit jamais le bout meme des deux mois apres... faut croire qu'il faille s'accrocher ou raccrocher (à  chacun son soleil)

faire son apparition "fracassante", se declencher plusieurs mois apres mon sevrage ??

c'est peut être liée à  une prise de conscience que ça dure, ça dure, ça dure + à  de l'usure... au début d'un sevrage on s'attend à  ce que ce ne soit pas drôle et on attend avec impatience (ou patiemment) le retour d'un état de pêche et d'énergie décent qui peut tarder... et quand ça tarde de trop, on finit par s'épuiser et on prend conscience qu'il y a bien qqchose qui cloche et on sait pas vraiment quoi, ça peut expliquer pourquoi pas mal de gens ont l'impression que ce syndrome s'abat sur eux plusieurs mois après, alors qu'en fait, c'est plutôt que jusque là  ils résistaient contre ça et finissent par s'écrouler...

Dernière modification par ziggy (07 avril 2014 à  14:40)


Life on Mars ..........................................

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Snoop' 
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merci ziggy pour le lien, et ton avis perso (que j'attendais un peu, j'avoue),

pour revenir sur cette histoire, quand j'ai eu mon rendez vous avec l'infirmiere, je lui ai expliqué le probleme, avec "symptomes" listés bien proprement etc.....et elle m'a regardée avec des yeux ronds !!

sa premiere phrase : c'est quoi un syndrome deficitaire ?? 
pour moi, ca revenait a ca : corde-pour-se-pendre

bref, je garde mon calme et ma patience (dur dur), et je commence a lui expliquer le truc, en details, ce foutu deficit cerebral qui apporte la deprime, le stress, la fatigue, les sueurs froides puis chaudes, cette foutue irritabilité, etc etc......toute la liste des joyeusetés quoi.....

seconde phrase : ah, mais ca, c'est juste un petit coup de depression.......
mur mur

euh.....mais vous savez, j'ai été depressive "lourde" pendant des années, je sais que ce n'est pas "qu'une petite deprime".......

sa reponse : mais si, mais si, vous inquietez pas pour rien (j'ai ADORE le "pour rien" !!), je vous note pour un rendez vous avec l'addicto (tiens donc ?? si c'est une depression, pourquoi l'addicto et pas la psy??), vous verrez avec elle.......

bref, elle n'y connaissait rien de rien, je suis repartie avec mes craintes et mes doutes, et j'ai du attendre deux semaines pour vois l'addicto.....qui m'a dit de prendre rendez vous avec ma psy !!
mur mur mur mur

certainement la seule fois où j'ai regretté d'avoir attendu de voir des "pros", alors que je pouvais trouver de quoi gerer a ma facon (valium, tercian gouttes+cachets)

ma psy ne m'a rien donné de plus que ce que j'avais deja.....

donc là , je tourne au tranxene 10 (petit quoi) et zopiclone le soir, et quand je cafouille, je remplace par du tercian (qui me mets en vrac total pour le lendemain).....mais j'ai epuisé mon stock de valium.....

toujours les nerfs a vif, le sommeil va mieux, mais la deprime continue bien, elle......

ma seule parade : tout prendre en derision, parfois a la limite du cynisme, me focaliser sur le positif, bref me voiler la face sur mes ptits soucis et patienter....le temps qu'il faudra......

pas le choix..... sad

Dernière modification par snoopy (08 avril 2014 à  19:19)


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Ricoson 
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Salut Snoopy.

donc là , je tourne au tranxene 10 (petit quoi) et zopiclone le soir, et quand je cafouille, je remplace par du tercian (qui me mets en vrac total pour le lendemain).....mais j'ai epuisé mon stock de valium....

Il y a 2 mois tu écrivais.

merci pour vos reponses smile
prescripteur, les problemes de sommeil ca va bien mieux (je prends quasi rien, et j'oublie meme un jour sur 2 (voire 3)

Tu as raison, il y a du changement, et ton pshy n'a pas l'air a la hauteur.
Il pourrait chercher un peu plus avec toi.

Pas le choix, mais gaffe aux Benzos, tu connais leurs limites et leur tolérance.

Il faudrait que ZBW te fasse faire le tour du massif central "roots" dans son Sidecar.
Ca te changerait les idées.

Amicalement Snoopy.

Dernière modification par Ricoson (08 avril 2014 à  20:34)


Soyons réalistes, exigeons l'impossible !!

La majorité des imbéciles reste invincible et satisfaite en toute circonstance. La terreur provoquée par leur tyrannie se dissipe simplement par leur divertissement et leur inconséquence.

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yep rico, tu as clairement raison !!

et oui, les benzos.....on en revient encore et toujours aux benzos......

deja, y "revenir", crois moi, ca me fait bien ch**** !!

mais là , en l'occurence, si je veux pouvoir esperer trouver le sommeil vers 2/3 heures du mat' et me lever vers 9 heures, j'ai pas le choix......

donc, oui, comme tu l'as noté, je reprend mon traitement (tranxene+zopiclone) en le suivant sans sauter de jours (ou de nuits plutot), et en plus, tercian !!

mais encore une fois, oui, je connais bien leurs limites et leur tolerance, donc je charge pas trop en tercian.....sauf quand je pete un cable, j'avoue, là , je prend traitement plus 3 tercian (ou gouttes, et là , je regarde meme plus), et le lendemain......aie quoi !! je me reveille pas avant midi, et je reste en vrac jusqu'a 13/14 heures...... pas glop quoi sad

si seulement ma psy voulait bien me represcrire du valium, ce serait tellement plus gerable !!!
(enfin, pour moi j'entend ! c'etait The molecule qui fonctionnait nickel !)

voila où mene le manque de savoirs et de connaissances des "pros" en addiction.....j'en suis revenue a l'auto medication.....pour traiter un probleme que seuls les UD semblent connaitre..... y'a comme un gros lezard quoi......
comment me defaire d'un probleme que personne ne souhaite prendre en compte ?? et donc, qui "n'existe pas" ??

sinon, a part le side car (qui me plairait bien), d'autres idées pour me changer les idées ??

elle sont toutes bienvenues !!

merci d'avance merci-1

Dernière modification par snoopy (08 avril 2014 à  21:03)


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Laura Zerty 
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snoopy a écrit

voila où mene le manque de savoirs et de connaissances des "pros" en addiction.....j'en suis revenue a l'auto medication.....pour traiter un probleme que seuls les UD semblent connaitre..... y'a comme un gros lezard quoi......
comment me defaire d'un probleme que personne ne souhaite prendre en compte ?? et donc, qui "n'existe pas" ??

Ahah ça n'existe que dans leur théorie, mais effectivement j'ai du mal à  envisager qu'un addicto n’ayant pas toucher à  la drogue puisse être de bons conseils pour un UD.
A moins d'avoir la capacité d'écouter et de se projeter émotionnellement dans la personne pour la comprendre, c'est clair qu'un addicto se contente de suivre un protocole qui ne prend pas en compte l'histoire du patient.

En gros c'est : lui il a cette maladie et est atteint à  ce point là , donc il va prendre ce médicament à  cette dose là ...et hop, suivant svp !

Sinon tu as essayé de te défaire des médocs, de trouver une autre manière d'appréhender ton problème pour trouver de nouvelles solutions ?

Perso quand j'en ai gros sur la patate écrire ça me soulage, je raconte ma life et quand j'en arrive au moment où j'ai honte de ce que j'écris, je me force à  le rédiger pour que ça sorte, c'est comme chez le psy mais avec ton clavier arf, ya rien d'acquis mais des fois ça fait grave du bien de lâcher le morceaux.
Et surtout en écrivant tu développes tes idées autrement que lorsque tu penses, écrire permet d'entrevoir les choses sous un point de vue différent, disons que si tu te forces à  tout bien expliquer tu vas forcément au bout de tes réflexions et introspectivement ça peut être payant...sinon lorsque tu bloques sur une idée c'est que tu refoules, tu ne veux pas te l'avouer, exactement comme chez le psy...après libre à  toi de poursuivre l'écriture, en gros c'est le principe du journal intime, c'est une soupape émotionnelle.

Si tu veux mon avis, tu intellectualises trop tes émotions, tu veux te contrôler et c'est ça qui te fait partir en live et t'empêche de dormir, plus tu veux te gérer plus tu refoules tes émotions pour que la raison prenne le dessus, donc plus tu te stresses pour te concentrer sur toi même, et comme c'est voué à  l'échec d'avancer de la sorte, tu te tournes vers les médocs pour encore plus te contrôler arf, alors que justement tu as besoin de lâcher prise.

Oubli toi dans l'émotion, ressent les choses et force toi à  ne pas tout analyser, c'est super dur mais c'est ce qui m'a sauvé quand j'étais super parano et auto centré, je rapportais tout à  moi et me concentrais constamment sur mes consos et ça me rendait fou, ça ne faisait qu'accentuer mon mal être en fin de compte.
Sur le moment je rembarrais n'importe qui me tenant un discours du genre, mais en fait j'aurais mieux fais d'écouter les grandes personnes arf...après je ne regrette pas d'avoir creusé dans mon merdier, c'est masochiste comme méthode (parce que oui j'étais conscient de m'enfoncer) mais ça permet d'analyser deux ou trois fondements de sa personnalité, surtout quand tu es persuadés que comprendre pourquoi tu te drogues te feras arrêter...MEGA ARF je crois que je ne me suis jamais autant auto piégé que l'année de mes 19 ans !

A un moment j'ai dis stop (après 2 années de pure auto destruction), je suis passé en mode peace dans ma tête et j'ai arrêté de creuser dans le mauvais sens, je me suis résigné à  être moi même, en mode si je dois être super fatigué demain parce que je suis incapable de m'endormir sans bédave (ou un calmant), et ba je le serais.

Le lendemain je me force à  me lever, je fais difficilement ma journée, mais au moins le soir je suis fatigué pour une bonne raison et je m’endors plus facilement, ensuite en quelques semaines j'ai retrouvé un rythme convenable. Ca a été dur sur le moment mais le plus dur c'est de le tenir dans le temps, et je dois encore faire cet effort actuellement !

J'étais motivé parce qu'avant ça j'étais au fond du trou et fallait vraiment que je remonte, donc sport et expressivité maximale, j'avais complètement déréglé mon corps et mon esprit, j'en étais parfaitement conscient puisque c'est moi qui me suis déglingué, et j'étais bien décidé à  retrouver un état stable de non dépendance quotidienne pour ne plus me subir tous les jours/soirs.
Maintenant je sais quoi faire pour aller bien et surtout ce qu'il ne faut plus faire au risque de replonger dans une conso trop régulière, après j'ai mes hauts et bas comme tout le monde, donc je me fais des petits plaisirs de temps en temps, genre deux ou trois jours de perche pendant les vacances cool

Dernière modification par Laura Zerty (08 avril 2014 à  23:03)


"Alors vous c'était pas mieux avant, ça sera mieux plus tard !"

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filousky 
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Salut Sznoopy,

Tard mais là  quand même. Tu as mis un nom sur un état que j'ai vécu et qui a duré pas loin de 18 mois après un sevrage à  Fernad Vidal de : opiacés - Amineptine - Tanxène par 300 mg/jour + rohypnol 2mg).
La même qu'explique Ziggy : dans 15 jours ce sera fini !
C'était fini, c'est vrai, mais ce qui m'a la plus inquiété a été cet état de déprime avec aussi des problèmes d'insomnies qui m'est lttérallement tombé dessus à  peu près 1 à  2 mois après le fameux sevrage. Et là , j'ai dégusté fort fort jusqu'à  ce que je sois devenu total alcoolique et que je sois aussi sevré de l'alcool.

Les médecins n'arrivaient pas à  expliquer cet état, surtout peuplé d'angoisses fortes et d'idées morboides post sevrage. Il y a effectivement le physique et ............ le reste qui suit.

Mon mot pour t'écrire que ce qui t'arrive n'est pas une sorte de symptome orphelin.
Amitiés

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Amarnath 
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Mais voyons, c'est tout simplement le syndrome de Snoopy.
Quand il monte sur sa grande niche rouge, et qu'il dort pendant des heures.
Il pique une crise de nerf, si on le réveil !
Quoi ? Non ! Il ne pique pas de crise de nerf ?
Ah ! Et tu dis qu'il est super cool !

Ah mais oui, ok, c'est normal, ce sont les symptômes de la bonne humeur et de la liberté, qui se manifestent après qu'il est bien dormit.

Oui oui, c'est ça, il n'y a pas de doute, c'est le syndrome de Snoopy. Dormir pour se sentir bien.

T'inquiètes, tu vas guérir vite.

Snoopy il se fait des grands films intérieurs, mais revient toujours très vite, en haut de sa niche, pour ronfler.

A bientôt


Et si tout ceci, n'était qu'une blague !

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Snoop' 
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@ laura zerty,
oui j'ai essayé (et meme reussi pendant plusieurs mois) a me defaire des medocs (pour petit rappel de ma situation, en plus d'une conso excessive de coke et autres joyeusetés pendant 10 piges, j'avais un lourd, bien lourd traitement psy, arret de la C, puis un ptit sejour au pays des opi, puis suboxone, et enfin sevrage sub ET medocs psy il y a plusieurs mois deja)

je suis passée en mode peace comme tu dis, et non, je ne pense pas trop intellectualiser mon soucis, il est là , et je cherche juste une solution pour m'en defaire......

depuis que j'ai fait mon "double sevrage", et avant ca il y a bientot 4 ans mon sevrage coke, j'ai bien eu le temps de me recadrer psychologiquement, et ressentir les choses, ca, t'inquietes pas l'ami !!
le truc tu vois c'est que j'ai fais comme tu le decris (se dire ok si je dors pas, j'assume d'etre crevée demain etc) mais au bout de plus de 5 mois a ne dormir QUE 4 ou 5 heures par 24 heures, le mental zen a beau etre là , le reste ne suit plus, tout simplement......

j'ecris beaucoup (je l'ai toujours fais), je parle beaucoup avec ma psy(chologue) de mon csapa que je vois chaque semaine, coté exteriorisation, je pense etre "ok"......mais si le psychique est ok, le physique lui, dit, hurle "stop"......d'où mon retour regrettable et grandement regretté aux medocs.......

je peux dire sans mentir que j'ai une vie assez equilibrée (sauf troubles alimentaires, mais bon, ca, autre probleme), je consomme des ptits trucs de temps en temps, mais vraiment en mode "ptit plaisir ponctuel", et ca me convient parfaitement........je voudrai juste.....dormir !! et par là  meme, me calmer un peu tu vois ??

@ fil,
ouf! merci de me rassurer sur le fait que oui, c'est reel comme probleme, que c'est ni un symptome orphelin, ni moi qui psychote sur des "possibles et imaginaires problemes de santé".....
enfin, rassurée......quand je lis que pour toi, ca a duré pas loin de 18 mois......pas sure et certaine que "rassurée" soit le bon mot......

@ amarnath,
ouiiiiii ca doit etre le syndrome de snoopy !!
mais si on me pique ma niche, je fais comment pour pioncer et regenerer mon monde interieur ???

Grrrrrrr !! vais finir par montrer les crocs moi !!

Dernière modification par snoopy (09 avril 2014 à  13:41)


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marvin rouge 
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je te comprend snoopy, ça fait des mois et des mois et des mois que je ne dors qu'entre 30 min et 4 heures grans maximum par nuit (cette nuit 2h, avant 1.30h, encore avant 20 min...)

c'est épuisant a force et ça joue sur bcp de choses... c'est terriblement chiant parfois

courage snoopette !


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falling, floating, flying..

l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voix bien qu'avec le coeur ! St Ex

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Laura Zerty 
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Ah ouai Snoopy en fait t'as tapé assez de Coke pour ne plus dormir plusieurs années après big_smile

Et si ce n'est pas indiscret, ta psy elle en pense quoi de tout ça ? Elle a su comprendre pourquoi tu rechutes à  chaque fois, ou elle t'écoute plus qu'elle ne te conseille ?


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Snoop' 
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merci marvin, je vois qu'on est dans la meme galere.....pas cool quoi....
comme tu dis c'est epuisant, quand j'y pense, l'image qui me vient en tete, c'est les tortures psychologiques des japonais (je crois, pas sure) qui faisaient tomber au goutte a goutte de l'eau sur le milieu du front de leurs prisonniers !! ca parait insignifiant, mais a la longue, ca fait des ravages !!

laura zerty : ma psychiatre n'y connait rien en addictions, ma psychologue (au csapa) elle, comprend mais ne connait pas, donc elle m'apporte beaucoup de soutien, sais m'ecouter, mais aussi "lever des lievres", me poser des questions et me faire me questionner moi meme pour avancer de mieux en mieux.....

mais qu'entends tu par "rechuter a chaque fois" ?? je pige pas là .....
mes seules rechutes etaient dans mes folles années coke (terminées depuis mon sevrage coke y'a presque 4 ans maintenant).....le reste, c'est pas des rechutes, c'est une suite de passades/passages d'une substance a une autre......
et la seule autre "rechute", que je ne considere pas comme telle a proprement parler, c'est mon retour aux benzos depuis que je dors plus.....

apres, si tu veux parler de mes petits plaisirs ponctuels, c'est tellement "ponctuel" que je n'y prete pas attention.....car sans consequences.....

je suis coke abstinente, ca c'est sur et certain, il ne faut plus que j'y retouche, c'est bien clair dans ma tete, je me connais trop, pour le reste...... wink

Dernière modification par snoopy (09 avril 2014 à  18:34)


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Laura Zerty 
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Je parle de ces rechutes :

c'est une suite de passades/passages d'une substance a une autre

En gros tu revis le même processus à  chaque fois mais avec un autre produit, ce qui te fait croire qu'à  chaque fois c'est différent, mais non.

De mon point de vue tu cherches un moyen de t'aider avec un produit au lieu de t'aider avec ton seul esprit.

C'est con comme réponse et je me doute bien que tu y as déjà  bien réfléchi, d'ailleurs je pense même que c'était ton objectif à  la base de ta réflexion, mais des fois revenir aux questions les plus basiques ça fait se rendre compte de tout le cheminent que l'on a eu jusqu'à  maintenant, et avec le recul tu peux comprendre que tu tournes en boucle en fait :

Je me sens bien, je me laisse aller à  la drogue pour une raison ou une autre, je me sens mal à  cause des produits, j'arrête, je me re sens bien, puis je me laisse de nouveau aller...Etc

Mais pour varier les plaisirs à  chaque fois on change de produit, et aussi pour se dire qu'on évolue, alors qu'en fin de compte on ne fait que répéter un schéma ancré en nous...notre schéma de drogué qui pense par la drogue, qui la voit comme une solution...et c'est ce schéma qu'il faut changer.

Je m'égare, je viens de relire la discussion et je pense que tu es dans la phase changement d'état d'esprit, donc changement de schéma. J'ai lu qu'en novembre tu avais craqué et qu'on t'avait prescrit des somnifères, peu être que tu peux réfléchir à  ce qui t'a poussé à  aller chez le médecin à  part le fait que tu ne dormais pas, et donc de donner un sens à  ta décision pour ensuite te redonner une directive qui te permettrait de ne pas aller de nouveau chez le médecin.

Je ne sais pas comment tu raisonnes mais moi je vois les choses sous formes de schémas, chaque schéma implique certains choix, à  moi de choisir le schéma dont j'ai envie, en fait ça revient à  tirer les ficelles pour ne pas subir mes humeurs et pulsions, parce que plus je connais mes schémas, ma manière de fonctionner, plus je peux anticiper sur mes choix.

Jusqu'à  maintenant j'ai réussi à  me gérer niveau drogue, mais niveau sommeil chepa, plus j'y pense plus ton cas est complexe en fait arf, j'essaye de savoir pourquoi des fois je m'endors comme un bébé le soir et pourquoi des fois je met 2h ou plus à  m'endormir, je sais qu'il y a dix ans j'avais beaucoup plus de mal à  m'endormir que maintenant, mais je t'avoue être incapable de te dire pourquoi, donc si je pense à  un truc qui ferait avancer le schmilblick je te dirais, là  je ne vois pas..


Edit : En fait ce que je sais, c'est qu'à  chaque fois que j'ai eu des phases de questionnement parce que je me sentais mal, j'en suis sorti sans même m'en rendre compte, et quand j'y repensais je me disais que plus j'y pensais plus je ressentais le délire...mais je sais aussi qu'au plus fort du délire, j'étais strictement incapable de m'en sortir, et ça même en me raisonnant du mieux que je pouvais.

Dernière modification par Laura Zerty (09 avril 2014 à  19:04)


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Snoop' 
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ohlalal laura zerty, je crois que t'as pas capté l'historique de mes consos, et leur develloppement, ce qui te donne une mauvaise visibilité, je dois peut etre faire un topo plus clair (mais qui va etre plus long du coup, tu l'aura voulu tongue )

il etait une fois....
j'ai commencé a me defoncer d'abord aux medocs pour fuir certaines choses personnelles et un deuil particulierement douloureux, puis j'ai decouvert que les drogues illegales etaient plus "fun", dans le sens au lieu de ne plus deprimer mieux vaut se sentir bien .... donc là , oui, passages/passades d'une substance a une autre, mais surtout avant/pendant/apres teknival, donc bon.....

ensuite, j'ai rencontré la coke....ma divine !! elle, si seduisante, qui me disait qu'elle me donnerait tout, et qui, au bout de 10 ans, j'ai enfin compris m'as tout pris, et qui m'a entrainé dans ma spirale infernale......
j'ai donc fini a bout de forces a me decider a faire mon sevrage, qui a été long et difficile (je suis partie 9 mois loin de chez moi apres ma cure pour eviter d'etre tentée de toquer a la porte de x ou y .....

là , les hauts dosages medocs ont atteints leur summum (et etaient au final necessaires), et psychologiquement ca a été tres dur, passer de 10 piges de coke "intensive" a .... un pilulier, pas cool pour le moral......

et là  sont arrivés les opi (quitte a etre dans les vapes, et vu qu'il faut en passer par là , autant que ca soit plaisant wink )
ca a du durer un an a tout casser, mais je diminuais deja pas mal les medocs.....

quand je me suis rendue compte justement que je retombait dans une addiction, j'ai filé chez l'addicto, qui m'a mis sous tso........le tso n'a duré que quelques mois, vu que je ne voulait surtout plus etre "accroc a ", j'ai fait un sevrage tres rapide,

donc j'ai morflé......mais j'ai profité de mon sevrage sub pour me sevrer aussi de tous mes medocs, c'etait il y a bientot un an.......

depuis ce double sevrage, je n'ai consommé que max 2 para et 3 traces, plus quelques truffes mexicaines ..... en un an...... roll , donc bon, je ne suis plus du tout dans une conso addictive et je ne consomme que en de rares soirées, pour le plaisir, c'est comme une personne qui aurait arreté de fumer mais qui s'autorise une petite clope lors d'une fete (youhou, soyons folles lol )

tout ca pour t'expliquer que ce n'est pas une folle poursuite vers....

tout ca, c'est ce qui m'a appris la vie, maintenant je la prend en main et je n'ai DU reprendre des medocs qu'apres ces longs mois où j'ai du me taper au max 4 heures "cumulées" de sommeil sans plus rien prendre, et le mieux : c'est l'infirmiere et ma psychologue qui, me voyant a bout, (la privation de sommeil franchement tu doit pas connaitre je pense), m'ont ré-orientées vers un traitement pour dormir, que j'ai eu beaucoup de mal a accepter moralement, mais qui ne me donnes pas de resultats vraiment probants......

et là , on en vient a ce fucking syndrome deficitaire (le sujet smile ), où je me pose la question justement comment faire pour gerer cette situation sans retomber dans les benzos (ce qui commence) vu que mon optique c'est de n'avoir besoin de plus rien......

donc, en resumé (s'il on peux dire roll ), je ne suis plus dans un cercle vicieux, dans une repetition de schemas, j'ai bien capté, et je les ai bien cassés t'inquietes wink je me sens bien sans consommer, mes consos se resument a max 30e de fume par mois, et mes medocs pour dormir.......

mais justement, j'aimerai DORMIR !! RECUPERER !!

c'est ca qui est epuisant, pas l'arret de mes consos legales et illegales......

d'où l'ouverture de ce sujet, pour avoir des infos, des tuyaux pour gerer ce syndrome "au plus soft possible", savoir combien de temps ca va durer, etc.......

voilà , en esperant t'avoir donné une nouvelle vision de mon probleme (ma privation de sommeil due a mon sevrage tso d'il y a un an).....

donc, je relance : qui a des infos, ou des conseils pour m'aider a gerer au mieux ce dernier probleme ??  tongue

salut

Dernière modification par snoopy (12 avril 2014 à  01:30)


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prescripteur 
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Bonjour,
En regardant de plus près la référence de Ziggy, cela me rappelle furieusement la symptomatologie du deuil sur laquelle j'ai écrit
http://classiques.uqac.ca/contemporains … deuil.html
Comme chacun le sait on utilise le terme de deuil non seulement pour le deuil d'une personne mais aussi de certaines espérances, de certaines façons de vivre et, pourquoi pas, du produit et de ce qu'il représente.
Ce que tu ressens ressemble à  la phase "dépressive" du deuil qui n'est pas une dépression vraie. La différence entre les deux est que la depression vraie est constante alors que la phase depressive est fluctuante avec des prériodes de mal être, entourées de périodes plus sereines. Est ce que tu ressens ?? En tous cas c'est bien ce qui est écrit dans la référence de Ziggy et qui est typique du deuil.
Si c'est le cas, le meilleur médecin est le temps et comme tu le dis, tu dois coocooner une peu en attendant que le mieux vienne, en sachant qu'il viendra.
Amicalement
PS Je t'avais conseillé l'Athymil pour le sommeil et tu m'avais dit que le' sommeil allait mieux mais ce n'est pas ce qui ressort de ton dernier post. Donc je continue à  te recommander l'Athymil le soir qui t'aidera à  dormir et aura un effet antidepresseur. Eventuellement tu peux commencer à  doses faibles (30 mg le soir) et voir si cela suffit.

Dernière modification par prescripteur (12 avril 2014 à  09:15)


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ziggy 
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Oui mais ce qu'il est important de ne pas oublier, c'est qu'il s'agit avant tout de phases "physiques" mais vraiment physiques... qui finissent potentiellement par épuiser mais il semble que ce soit avant tout un état de symptomatologie d'origine physique (neuro) et à  expression physico-psychique : il est important de souligner que cela semble largement en dehors de l'économie psychique et cela semble assez à  distance d'un deuil car ce syndrome n'épargne personne. Il frappe aussi bien la personne qui lâche la came, le shoot et tout un mode de vie dont il a à  faire le deuil mais cela touche aussi celui qui décide d'arrêter le sub apres des années sans rien consommer et sans aucune envie de le faire et qui a déjà  fait son deuil complet de la toxicomanie, du rush, du shoot, du speed of life etc..; si la question du "deuil" était à  l'origine de ces symptômes, alors on pourrait s'attendre à  ce que les personnes ayant cheminé en chient moins que les autres. Hors non. Cela semble bien indépendant de la vie qu'on a pu se reconstruire et du contexte dans le quel on évolue.

Le truc, et ça c'est important de le faire entendre, c'est que la sensation éprouvée lors du syndrome déficitaire opiacé est vraiment exactement celle que l'on éprouve sur les derniers jours d'un sevrage, un état particulier qu'on connait trop bien (léger mal de bide, mal de jambes, sommeil pourri...) cet espece d'état larvé de fatigue infini... un état qu'on connait et reconnait parfaitement et qui revient par acoup....

La plupart des addictos sérieux parlent de 6 mois concernant par ex.le sevrage morphine pour éliminer totalement ce genre de ressentis et l'hypothèse derrière ces symptômes rejoignent pleinement les observations de Dole & Nyswander : la prise d'opiacé altère durablement l'équilibre neurochimique; Nyswander pensait que c'était irreversible ; aujourdhui on sait bien que NON par contre on sait que ça dure un temps assez long (en moyenne qq mois).

C'est cet altération qui est la première suspecte pour expliquer les rechutes, notemment celles qui ont lieu à  distance du sevrage. Ces "retour de manque" des mois apres le sevrage peuvent etre vécus comme dramatiques et peuvent donner l'impression que l'abstinence ne tient pas ses promesses, que c'est trs long et que ca risque de durer éternellement....

le seul moyen sensible de diminuer cet état serait de passer un maximum de temps sur les derniers palliers de la substution pour que le travail se fasse par étape et progressivement....

voila aussi pourquoi les sevrages un peu brutraux montrent le sympathique score de 99% de rechutes : les gens espérent tous que ca va durer 15jours, ils peuvent endurer ça mais quand ils se rendent compte qu'en réalité ca pourrait des mois et des mois, c'est généralement là  que..;

Dernière modification par ziggy (12 avril 2014 à  11:09)


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Ricoson 
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Bonjour.

Prescripteur, l'Athymil n'est plus distribué sous son nom commercial.
Le générique qui le remplace est le nom de la molécule, soit "Miansérine".

Dans ce que tu décris Zig, je me retrouve beaucoup.
J'ai des jours en super forme, et d'autre plus a plat.
C'est presque 1jour sur deux.
Jeudi, je pétais le feu, hier, j'étais abattu, et ce matin, je répétè le feu.

Je vais rester la a mes 3mg jusqu’à  ce que le feu pète presque chaque jours.
Et cela c'est largement amélioré depuis le début de mon passage a 3mg il y a presque 3mois.
Je patiente donc.

Rico.

Dernière modification par Ricoson (12 avril 2014 à  11:19)


Soyons réalistes, exigeons l'impossible !!

La majorité des imbéciles reste invincible et satisfaite en toute circonstance. La terreur provoquée par leur tyrannie se dissipe simplement par leur divertissement et leur inconséquence.

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prescripteur 
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Ziggy,
Je comprends ce que tu dis, mais la fatigue du deuil est aussi ressentie comme physique. Ce qui me parait important et Ricoson le confirme c'est le caractère variable des symptomes qui indiquerait  au moins une multiplicité de facteurs, certains liés aux recepteurs et d'autres liés au vécu quotidien.
Mais, surtout, quelle que soit l'explication que l'on donne, nous sommes d'accord sur le fait que le meilleur médicament est le temps et qu'il faut éviter de chercher dans d'autres produits la solution au problème (en fait cela  crée souvent de nouveaux problèmes).
Amicalement


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ziggy 
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prescripteur a écrit

Ziggy,
Je comprends ce que tu dis, mais la fatigue du deuil est aussi ressentie comme physique. Ce qui me parait important et Ricoson le confirme c'est le caractère variable des symptomes qui indiquerait  au moins une multiplicité de facteurs, certains liés aux recepteurs et d'autres liés au vécu quotidien.
Mais, surtout, quelle que soit l'explication que l'on donne, nous sommes d'accord sur le fait que le meilleur médicament est le temps et qu'il faut éviter de chercher dans d'autres produits la solution au problème (en fait cela  crée souvent de nouveaux problèmes).
Amicalement

J'entends ce que tu me dis mais hélas, non et encore non, je me bats contre cette psychologisation car c'est nié littéralement la réalité biologique et les réalités concrétes dans lesquelles se trouvent les personnes qui traversent ce syndrome, qui n'a rien de psychique contrairement hélas à  ce que les psys aiment à  nous rabacher.. ben qu'ils aillent s'en taper un de syndrome déficitaire et on en reparle !!!

le prend pas mal Prescripteur mais je l'ai trop vécu pour ne pas que ça me saoule. En ce sens je rejoins Laura Zerty quand il nous dit que bon nombre de soignants ne sont pas au niveau. Si il ya pas besoin d'avoir eu un cancer pour etre un bon oncologue, il semble qu'un addicto qui veuille mettre son modele absolument au détriment de l'écoute de ces patients risque d'etre... juste inutile.

pour en revenir a nos moutons, je ne vois pas franchement le rapport,qu'il y ait une analogie dans le caractère cyclique des symptômes ne veut pas dire qu'on puisse superposer l'état de deuil (état de détresse psychique liée à  une perte) et la symptomatologie de non-rétrocession des symptômes de manque liées aux perturbations neurochimiques

on dirait que ce syndrome fait peur aux gens et préfèrent l'interpréter par une dépression ou un deuil/ Ben hélas non. ce n'est ni un dépression ni un deuil, c'est un symptomatologie à  part entiere et spécifique et parfaitement identifiée.

J ai du mal à  comprendre cette volonté persistante et parfois "sourde" des soignants à  l'égard des ressentis des personnes qui traversent cette période à  vouloir absolument apporter l'element explicatif qui leur convient au détriment de l'écoute des gens qui le vivent : pour moi, je le clame haut et fort, ca n'a aucun rapport avec un DEUIL, ca n'a rien à  voir avec un état de détrsse, des deuils j'en ai vécu des dramatiques et cela n'a pour moi absolument aucune connexion....

pour moi il s'agit d'état de retour de manque qu'on pourrait qualifier meme de non rétrocession d'une partie de la symptomatologie du manque.

D'ailleurs cet état de perturbation est extrêmement sensible à  un renfort minimal d'opiacés : j'ai déjà  réussi à  faire disparaitre des mois de syndrome déficitaire avec un dosage.... de 2 mg de métha, une dose qui n'est pourtant pas anxiolytique et encore moins antidépressive et pourtant comme par miracle, en 3H des symptômes qui me suivaient depuis des mois ont disparu....

pour moi il s'agit clairement d'un dérèglement métabolique au long cours j'en démordrai pas. On m'a gavé d'AD pour passer ces périodes - non merci à  l'avenir.


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prescripteur 
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Sujet interressant. Mais je n'essaie pas d'imposer une ideologie (et déconseille les AD en général. Si je conseille ici la Mianserine ce n'est pas pour traiter le deuil mais parce que c'"est une des prescriptions préférées des spécialistes du sommeil notamment dans le sevrage des somnifères).Donc je reste en attente des reactions des uns et des autres.
Bien sûr je crois au reequilibrage progressif des recepteurs (notamment opiacés) mais comme anesthesiste je suis plutot pragmatique et m'interresse plus à  ce que la theorie peut apporter pour la pratique et le traitement  qu'à  la theorie pour la theorie, souvent "indécidable".
En l'espèce il serait peut etre interressant de voir ce que pourrait apporter un traitement court à  la Ketamine, qui est utiilisée notamment dans le sevrage opiacé par les centres anti-douleur.
Amicalement

quelques refrences (en anglais)
http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute … l_syndrome
http://www.drugs-forum.com/forum/showth … p?t=130696
http://poppswebsite.com/awareness/post- … drawal-paw

Dernière modification par prescripteur (12 avril 2014 à  12:43)


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Laura Zerty 
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snoopy a écrit

tout ca, c'est ce qui m'a appris la vie, maintenant je la prend en main et je n'ai DU reprendre des medocs qu'apres ces longs mois où j'ai du me taper au max 4 heures "cumulées" de sommeil sans plus rien prendre, et le mieux : c'est l'infirmiere et ma psychologue qui, me voyant a bout, (la privation de sommeil franchement tu doit pas connaitre je pense), m'ont ré-orientées vers un traitement pour dormir, que j'ai eu beaucoup de mal a accepter moralement, mais qui ne me donnes pas de resultats vraiment probants......

Ouaip non je n'ai pas connu la privation de sommeil à  long terme !

Et depuis tu ne penses pas que c'est une forme de dépression ? enfin tu es toujours dans l'incertitude ou tu commences à  passer à  autre chose, parce que si tu te questionnes encore, c'est surement une réponse de la dépression (si c'est le cas), tu chercherais un sens autre que le fait que c'est une dépression, et tu déprimerais parce que tu sens que tu es presque enfin libre, sobre, plus dépendante, ça y est tu as réussi...et donc tu demandes ce que tu vas faire maintenant ? comment tu vas t'occuper ?

En fait c'est peu être faire ça le deuil, se dire qu'enfin on y est arrivé, qu'on est sorti de la drogue et qu'il faut maintenant accepter qu'on n'y pense plus quotidiennement d'une manière ou d'une autre, voir plus du tout, tourner la page c'est pas facile, surtout quand ça nous concerne nous, et je ne pense pas exagérer en disant qu'après des années de défonce, la drogue est ancrée au plus profond de nous, c'en est devenu un mode de vie.

Je n'ai que 5/6 ans d'expériences avec la drogue, mais à  chaque fois où j'ai envisagé d'arrêter complètement, ça m'a foutu le vertige, juste m'imaginer vivre autrement ça me faisait mal au crâne d'y penser, remettre en question tant de principes et de convictions, et surtout ne plus avoir d'occupation personnelle, quelque chose qui m'anime au quotidien...juste l'idée d'accepter de m'emmerder sans problème personnelle à  gérer me fait peur, et j'ai bien remarqué qu'à  chaque fois où j'ai arrêté plus d'un mois, je devenais ouf, il me fallait ma dose pour satisfaire cette envie, parce que jouer avec mon esprit ça m'occupe en fin de compte...

...alors si avec seulement 5/6 ans d'expérience j'ai peur de l'arrêt comme ça, je n'imagine même pas quand ça fait plusieurs décennies qu'on se drogue..

Enfin si c'est juste un dépression se manifestant sous une forme nouvelle, ce qui n'a pas l'air de te faire peur puisque tu connais la dépression, tu n'as plus qu'à  te trouver une nouvelle illusion pour te bercer le soir smile



ziggy a écrit

pour en revenir a nos moutons, je ne vois pas franchement le rapport,qu'il y ait une analogie dans le caractère cyclique des symptômes ne veut pas dire qu'on puisse superposer l'état de deuil (état de détresse psychique liée à  une perte) et la symptomatologie de non-rétrocession des symptômes de manque liées aux perturbations neurochimiques

on dirait que ce syndrome fait peur aux gens et préfèrent l'interpréter par une dépression ou un deuil/ Ben hélas non. ce n'est ni un dépression ni un deuil, c'est un symptomatologie à  part entiere et spécifique et parfaitement identifiée.

Je crois que ce que Prescripteur veut dire c'est qu'une maladie psychosomatique à  ses racines dans l'esprit et s'exprime par le corps, quand l'esprit est assez fort pour s'entourlouper en refoulant, c'est via le corps que le mal être s'exprime, alors que mentalement on se sent normal jusqu'à  ce qu'on remarque qu'on remarque qu'en fait on est anxieux, déprimé, etc.

Je pense que ce que Prescripteur appelle le deuil ce sont les after effects après un arrêt de toute substance, et la dépression font partie de ces effets, c'est bien connu qu'après avoir vécu tout à  fond que ça soit avec la drogue ou en étant une superstar, en revenant à  la banale réalité on déprime...tout le monde fonctionne comme ça.

Par rapport aux médecins butés arf, c'est clair que ce n'est pas toujours évident de se comprendre, quand le patient ressent physiquement un mal être et que le médecin lui que c'est dû à  son esprit, je conçois parfaitement que le patient pète un câble...ça m'est arrivé et j'ai du bien en embêter des personnes à  remettre en cause une théorie validée par le corps médical smile

En fait tout est une question d'explication et de vision de la chose, faut juste s'accorder sur un point de vue et c'est de suite plus simple...genre le nombre de fois où je me suis pris la tête avec des internautes qui voyaient une chose d'un point de vue neurologique et moi qui voyait la même chose d'un point de vue plus psychologique...ba on parlait de la même chose, juste en l'amenant différemment et c'était débile de ne pas arriver à  s'attendre arf, mais bon un drogué pas buté c'est pas un vrai drogué tongue

Dernière modification par Laura Zerty (12 avril 2014 à  20:12)


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ziggy 
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C'est sympa la psychologie, ça peut avoir un certain intérêt, je ne suis pas contre au contraire - quand c'est bien fait et bien vu c'est utile pour orienter, pour le coaching, pour le soutien, aide au développement personnel et à  la verbalisation mais il ne faut pas se méprendre : rien de plus toxique que de nier la réalité organique d'un trouble....

Mais la surpsychologisation de la médecine est heureusement une période derrière nous.  Le XXème siècle est derrière nous ! Ca a fait assez de dégâts comme ça !  Y a qu'à  relire les vieux DSM pour s'offusquer.... et dire que l'homosexualité y était qualifiée de maladie mentale il y a encore moins de 20 ans ! Une fois qu'on a dit ça...

Ce qui est triste pour les "somatologues, psy et consorts"  c'est que plus le temps passe, plus leur chasse gardée se réduit de plus en plus (et tant mieux pour les patients). Et c'est toujours la même histoire : quand on a pas (encore) d'explications, on invoque cette pauvre "psyché" qui a bon dos et permet un semblant d'explication à  défaut de comprendre vraiment ce qu'il se passe...

Mais les progrès technologiques ont changé la donne : je peux citer des dizaines de troubles pour lesquelles la médecine a invoqué pendant des décennies (à  tort) des problèmes psychologiques là  ou finalement une cause organique s'est finalement révélée explicative : par exemple, les acouphènes.

A défaut de pouvoir proposer un quelconque remède, on propose au patient de suivre une thérapie alors que le défaut organique est réel et mesurable. Certains psychiatres évoquaient des "psychoses" et des hallucinations dont l'acouphène aurait été le symptôme.... Hélas pour cette théorie, on sait aujourdhui ce qu'est un acouphène. On peut en mesurer la fréquence et l'intensité : c'est un défaut d'organe sensoriel de l'oreille et cela n'a rien à  voir avec un trauma de la prime enfance. 

C'est absolument nocif de pousser un acouphéniste à  chercher un trauma fictif dans son passé... puisque ça ne sert à  rien si ce n'est à  faire de l'introspection là  ou cela n'a pas lieu d'être, avec tout ce que ça peut contenir de mensonge, d'autopersuasion et de relecture à  posteriori de son passé.... les gens finissent par se persuader qu'ils ont bien des problèmes psychiques là  ou il n'y avait.. rien.

Heureusement la plupart des affections qualifiés de "psychologiques" ont finalement trouvé de réelles explications organiques. Et dire que pendant un siècle, on nous a bassiné que les causes des psychoses/schizophrénie provenaient d'un trauma de la prime enfance (forclusion du Nom du Père???) alors qu'on sait aujourdhui qu'il est question d'une affection organique génétiquement déterminée et des patterns dopaminergiques en cause.

Pareil pour la dépression, fond de commerce des psys. Les dernières avancées en neurobio montrent parfaitement que les déficits sérotoninergiques ne sont absolument pas des conséquences de la dépression mais bien la cause. Un neuropsychiatre honnête m'a avoué comment les AD ont totalement changé sa pratique et comment il avait fausse route pendant 20 ans, en suivant des dépressifs en leur proposant un soin psychanalytique qui n'avait absolument aucune efficacité, si ce n'est le placebo. Dès lors qu'il s'est mis à  traiter les déficits en sérotonine par IRS, il a pu sérieusement soulager des centaines de personnes en quelques mois là  ou des 10 ans de psychanalyse n'avaient pas produit la moindre amélioration de l'état dépressif.

Dés lors qu'on délimite mieux les choses, le soin psychologique devient un soin de soutien et d'accompagnement, cela devient intéressant à  associer et c'est mieux de dire ce qui est. Dès lors qu'on évacue la prétention explicative de découvrir la "cause cachée" de la maladie, ça change tout....

Concernant le syndrome déficitaire, c'est exactement la même histoire. En France, 30 ans de retard, on a même pas de terminologie, les addictologues ne savent pas que ça existe. Au mieux quand ils en ont une vague notion, ils appellent ça "dépression post-sevrage" alors que ça n'a rien à  voir.

Par contre, les anglosaxons sont de meilleurs empiristes et se foutent de la théorie et ils sont pour une clinique à  l'épreuve des faits. Quand un médecin anglais, après avoir vu 150 patients, se rend compte que ses interprétations "psy" n'ont aucune prise, il est capable de se remettre en cause...

Quand l'écoute des patients révèlent un tableau clinique cohérent et relativement stable, quand on se rend compte que les symptômes décrits sont toujours les mêmes, alors oui, on peut objectiver la somme des subjectivités et cela est en faveur d'une cause organique.

Tout cela pour dire que ça progresse et qu'on en sait maintenant plus sur ce syndrome qui n'est pas que dans la tête des milliers d'usagers qui doivent vivre cette période difficile. D'ailleurs, en parlant de ce syndrome, la dépression associée en est d'ailleurs une conséquence et non la cause...

Car clairement, le syndrome déficitaire est extrêmement usant, déprimant et fatigant et comme le décrit parfaitement Snoopy, le fait d'être mal dans son corps et privé de sommeil pendant des mois conduit inévitablement à  un état d'usure qui se surajoute voire potentialise une dépression.

De même on parle de DEUIL. Mais deuil de quoi ? Pas celui de la perte de la jouissance, faut-il rappeler que le syndrome déficitaire ne sélectionne pas ses sujets, et qu'il est invariablement vécu par des toxicos (qui ont un deuil à  faire), des substitués (qui ont partiellement ou totalement fait leur deuil de la défonce) mais aussi des usagers d'antalgiques dans le cadre médical (qui ne se sont jamais défoncés). Alors si il y a un DEUIL à  faire dans le syndrome déficitaire, c'est bien celui d'accepter d'être mal dans son corps et de difficilement retrouver la forme, c'est donc un deuil consécutif - conséquence des symptômes de manque mal rétrocédées.

Dernier truc à  dire sur le syndrome déficitaire : il semblerait que c'est ce syndrome qui ait créé une certaine rumeur contre les TSO. Beaucoup de gens disent que le manque des substituts durent des mois, ce qui est parfaitement documenté. En fait, ils évoquent le syndrome déficitaire... mais ce qu'on oublie de dire, c'est que cela est également vrai pour un arrêt de morphine. Beaucoup de documents des 50 dernières années évoquent une fenêtre d'environ 6 mois pour un sevrage morphine. Sur l'héroïne, c'est pareil mais c'est beaucoup moins documenté car la plupart des sujets rechutent dans les 30 premiers jours... mais si les gens étaient capables de tenir des mois d'abstinence à  l'arrêt de l'héroïne, ils se rendraient compte que les symptômes ne rétrocèdent pas totalement non plus et qu'il faut des mois pour se remettre physiquement... une fois que le sevrage est pleinement réalisé sur le plan organique, le psychique suit et tout rentre dans l'ordre. Le craving a bien une origine dans les perturbations neurochimiques liées à  la conso c'est pourquoi aucun travail psy n'a réellement de prises pour le soulager.... ce qui est marrant, c'est que les cravings disparaissent avec la fin du syndrome déficitaire. Pour certains spécialistes, le craving est un symptôme d'expression comportemental de ce syndrome. vaste débat !!

Donc l'accusation contre les TSO et leur manque à  long terme ne tient pas car c'est valable en fait pour tout sevrage opiacé.

Dernière modification par ziggy (12 avril 2014 à  23:34)


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