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TripReport - Un premier voyage galactique sous Salvia / PsychoACTIF

[ Première fois ]
TripReport - Un premier voyage galactique sous Salvia

Pages : 1 2
#1 
Globuleis 
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13 novembre 2020 à  16:17
La Salvia est là, coincée et serrée dans la douille du bang. J’ai déjà la tête tournoyante de mes deux précédentes prises d’essai. Du haut de mes 18 ans, et de mon expérience encore fines des psychédéliques, la sauge divinatoire me préoccupait depuis déjà quelques temps, et me questionnait sur ma capacité à être prêt à plonger dans son monde. Autour de moi je me sens déjà absorbé par la chambre sous pente, éclairée par les leds colorées et brillantes, et bercée d’une ambiance sonore relaxante. Ma compagne qui partage ma vie et mes expériences depuis plusieurs années est assise juste derrière sur le lit, sobre et un œil sur moi.

Doucement, j’avais essayé une première dose très mince, qui avait à peine relevé un décalage entre la réalité et ma perception. La seconde, plus chargée, m’avait encore un peu plus plongé dans mes pensées. Enfin, la 3eme, à la bonne dose, est entre mes mains. Je grille les feuilles et laisse la fumée descendre lentement dans mes poumons, tandis que le son des bulles d’eau qui éclatent fait écho en moi. Surpris par le gout pur et amer de la Salvia, je recrache toute la fumée seulement 2 ou 3 secondes après, et pourtant, mon corps est déjà ailleurs. Je me trouve au cœur d’une autre civilisation, flottante en plein espace, et je suis entouré par des êtres humanoïdes, mais pas humains. Ils sont bien plus singuliers, épurés, comme sortis du dessin animé Il Etait une Fois la Vie, tous d’une couleur rosée, avec un simple visage, et une forme corporelle quasi-identique à chacun.

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Ils semblent attendre quelque chose, et m’invitent avec eux, toutefois ils ne parlent pas avec des mots, je sais simplement qu’ils me transmettent une information et que je la comprends.

Rapidement un bus arrive et bien que réticent, il m’emporte avec la foule. Je suis sur le toit,  je sens tout l’intérieur de mon corps crépiter et se faire tirer vers l’avant, mais alors que tout semble prendre de la vitesse je me souviens que je ne peux pas partir aussi simplement, en tout cas pas sans celle que j’aime. Le bus semble bloqué par ma faute, on m’invite alors à aller la chercher pour qu’elle vienne avec moi. A cet instant, je reviens en partie dans la réalité, je me redresse sur le lit et me rapproche de ma copine, je balbutie quelques mots pour lui proposer de m’accompagner mais je comprends aussitôt que c’est impossible. Légèrement tourmenté, je me retrouve plongé au milieu de toboggans colorés qui débouchent à nouveau au cœur de la civilisation que j’avais rencontré au préalable, mais cette fois-ci et à seulement quelques mètres de moi passent à une vitesse folle des navettes fixées sur un grand huit. Certains des êtres humanoïdes sont dans ces wagons tournoyants, et alors qu’il me semble évident que je doive monter à bord, 3 individus similaires, mais cette fois-ci jaunes, me barrent la route. Un d’entre eux m’explique alors, légèrement en colère, que ma place n’est pas encore ici, que je ne peux monter à bord car je ne suis pas prêt. L’introverti profond que je suis, qui ne partage son temps qu’avec lui-même ou avec la seule personne qu’il aime, en prend un coup lorsque ces êtres me disent que je ne suis pas suffisamment civilisé, pas suffisamment humain et modeste pour pouvoir les rejoindre. J’essaye vaguement de débattre avec lui ou elle, mais en vain. On me dit alors que je dois encore acquérir de l’expérience et qu’en attendant je vais être assigné à la branche des « confitures ». Perturbé par cette imposition, je refuse, je ne veux pas et pourtant je chute inlassablement dans une salle recouverte de confiture rouge, jusqu’à être prisonnier de 4 murs de confitures.

Un éclat de rire me ramène alors dans la chambre, mes propos autour de la confiture avaient surpris ma compagne, j’ai du mal à saisir si je suis concrètement dans la chambre que j’ai quitté juste avant ; le temps semble compressé et écartelé à la fois, l’espace de la pièce n’a plus de mesures, et tout m’apparait comme différent, sauf une chose : ma copine. Je réalise alors à cet instant toute l’essence de la dualité de ce trip : elle est le seul point d’encrage que j’ai et qu’il me reste, d’une part elle me permet de ne pas m’écarter trop de la réalité, d’autre part elle m’empêche de m’aventurer trop loin dans cet autre monde. Je replonge alors dans la civilisation colorée, et cette fois-ci ma vue est plus globale. Je me trouve à quelques centaines de mètres du grand huit, et je me rends compte que c’est une gigantesque sphère gyroscopique, flottante dans l’espace noir, composée de plusieurs anneaux  indépendants les uns des autres et en rotations, accueillants chacun les wagons. Tout tourne si lentement, et pourtant avec une intensité si foudroyante.

(Semblable à ce roller-coaster tiré d’une scène de Rick et Morty : https://www.youtube.com/watch?v=QDOxBkv … ahLaurinda)

/forum/uploads/images/1605/rollercoaster.png

J’aperçois autour les morceaux de planètes habitant la civilisation que j’ai rencontré, la matière en mouvement, comme élastique, ne ressemble à rien de ce que je connais. 
A partir de là, je commence à osciller indéfiniment entre les deux réalités qui s’offrent à moi, toujours en ayant ma compagne comme élément pivot. Je tente de rentrer en contact avec elle, et bien qu’elle me réponde je n’arrive plus à la comprendre son langage. Je lui demande de répéter plusieurs fois, mais le français m’est devenu étranger, je ne suis capable de communiquer qu’avec le langage de l’autre civilisation, en tout cas j’en ai l’impression. Je replonge aléatoirement dans l’espace, et je vois progressivement tout ce monde s’écarter de plus en plus de moi. J’ai un dernier contact avec un des êtres humanoïdes, plus bienveillant que les autres, qui me signifie de ne pas trop m’inquiéter car tout ceci n’existe qu’en moi, c’est une partie cachée à laquelle je suis le seul à avoir accès.
Bizarrement, je suis rassuré.

Je finis après un long moment de latence et de jongle entre ces deux espaces à rester raccrocher à la réalité, bien que toujours perdu. J’ai beaucoup de mal à saisir si je suis réellement de retour, et remets en doute tout ce qui m’entoure ainsi que la véracité de ce que m’affirme ma copine. Alors exténué, j’arrive à me dresser sur mes deux jambes, et j’avance à tâtons dans la pièce. Je lève les yeux et regarde droit au travers d’une fenêtre de toit. Le ciel est noir et une seule étoile brille dans le ciel (certainement Venus), elle m’éclaire le front avec un rayon lumineux traversant le ciel, l’impression de proximité que je partage avec est alors très particulière et je saisis que je me suis tant écarté du monde que j’ai vu il y’a quelques minutes, que ce point brillant loin dans l’espace est le royaume civilisé que j’ai entrevu. Cela crée un étrange lien avec la réalité, car cette étoile n’avait rien d’une hallucination, et les deux espaces entres lesquels je jonglais au long de ce voyage semblent alors se toucher du bout des doigts.

20 longues minutes de redescentes s’écoulent ainsi avant que tous les effets s’estompent. Je suis fatigué, remué et acariâtre même avec celle que j’aime et qui m’a surveillé, mon égo a été touché. Je réfléchis et replace tout ce qui s’est passé dans l’ordre. Ce voyage aura durée, bien qu’avec une substance à l’origine mal consommé, prêt de 40 minutes, avec 20 minutes de montée et plateau, et 20 minutes de redescente. Pourtant le temps avait à mes yeux entièrement disparu, cela aurait pu durer seulement quelques minutes, comme des heures entières.


La symbolique, l’aspect assez explicite et personnel, ou encore les questionnements qui ont enrobé cette première expérience me laisse penser qu’il est inutile que j’en vienne à raconter qui je suis, mes perceptions du monde et/ou de la vie, et tout simplement parler de ma personnalité. La Salvia est une substance je pense très intime, par son intensité et sa capacité à nous enfermer seulement en nous même, avec nous-même, à l’inverse d’autres substances comme le cannabis, ou même les champignons qui bien que vécus personnellement peuvent se partager, se faire influencer par la présence des autres. Sur moi, l’effet de la Salvia a été assez déroutant et fort en connotations, mais c’est à chacun de faire son expérience pour saisir ce qu’il peut trouver derrière ces feuilles noires…
Reputation de ce post
 
Super TR ! Bien raconté :)
 
Tr très bien écrit. Voyage impressionnant ! >JFD
 
Un véritable bonheur de te lire cher Globuleis
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)
 
Excellent tr !

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Salut,

Beau tr.
Tu penses que si tu avais été seul, le trip aurait été nettement différent ?
Comment a réagi ta demoiselle face à tes réactions ?

Quelles étaient les doses d'ailleurs ? Préparées à l'avance ?

Des questions.

JFD

"F*ck les gens,
F*ck les gens qui trompent les gens,
F*ck ceux qui les ont éduqués et qui les ont rendu méchant."

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#3 
Globuleis 
Nouveau membre
13 novembre 2020 à  18:16
Je te remercie,

A vrai dire je suis convaincu que seul l'expérience aurait été d'un tout autre ordre. On est un couple particulièrement fusionnel, on partage tout depuis des années ainsi que nos trips. Ici c'était une première que j'étais seul à chercher, j'ai donc expérimenté sans elle, et je me suis raccroché à elle inconsciemment car c'est toujours comme ça que ça s'est passé : on s'en remet l'un à l'autre. Essayer isolé perturberait donc forcément mes habitudes.

Fort heureusement, elle ne s'est pas engagée dans le trip, sauf quelques rires, elle me répondait simplement quand je lui parlais, mais ne cherchait pas le contact et/ou la discussion.

Enfin, la Salvia était un extrait X15, j'ai dosé à l'œil et ce progressivement, je dirais malgré tout que la dose finale se rapproche des 0,20g.

Dernière modification par Globuleis (13 novembre 2020 à  18:18)

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Je suis complètement stupéfait de tous les détails que tu as pu ramener, ainsi que la différence incroyable entre ton expérience et la mienne. Perso quand j'ai quitté mon corps j'étais juste dans un noir total, comme mort mais conscient, aucun souvenir de ma personne, dans un état de quiétude totale quand un "individu" "être" "entité"  tellement complexe que je ne pourrais le décrire m'a fait voyager à travers le temps et l'espace. J'avais l'impression qu'il était  en charge de ce que je nommerais la "manufacture de la réalité"; l'endroit où le temps et l'espace (les differents temps et espaces, ou réalités je ne sais pas) étaient "supervisés" par ce même type d'une façon que je ne pourrais pas décrire. Mais lui non plus n'était pas très content que je sois là ^^ Incroyable Tr merci beaucoup poir ce partage

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#5 
Globuleis 
Nouveau membre
22 novembre 2020 à  16:53

Heisenburger a écrit

Je suis complètement stupéfait de tous les détails que tu as pu ramener, ainsi que la différence incroyable entre ton expérience et la mienne. Perso quand j'ai quitté mon corps j'étais juste dans un noir total, comme mort mais conscient, aucun souvenir de ma personne, dans un état de quiétude totale quand un "individu" "être" "entité"  tellement complexe que je ne pourrais le décrire m'a fait voyager à travers le temps et l'espace. J'avais l'impression qu'il était  en charge de ce que je nommerais la "manufacture de la réalité"; l'endroit où le temps et l'espace (les differents temps et espaces, ou réalités je ne sais pas) étaient "supervisés" par ce même type d'une façon que je ne pourrais pas décrire. Mais lui non plus n'était pas très content que je sois là ^^ Incroyable Tr merci beaucoup poir ce partage

Je te remercie d'une part pour tes retours, ainsi que pour l'apport de ta propre expérience personnelle.

A moins que je ne me trompe, ce que tu as vécu semble plus se rapprocher de ce qui est appelé la dilution de l'Ego, ou destruction de l'Ego. C'est d'un tout autre degré que ce que j'ai vécu, et c'est une expérience à laquelle j'aimerais sincèrement accéder tant elle m'apparait comme instructive.
Je ne sais pas de quand date ton voyage et cela m'intéresse, mais assez simplement qu'as-tu pu en tirer, et qu'est-ce qu'il t'a apporté au delà d'être une simple nouvelle expérience ? 

J'attends tes retours

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#6 
Globuleis 
Nouveau membre
22 novembre 2020 à  18:51
Notes post-trip, à tête reposée, quelques temps après cette première prise :

J’ai pour la première fois l’impression de comprendre l’intérêt personnel, identitaire, que pouvait apporter les psychédéliques, bien au-delà de la simple remise en question et de l’amusement. Je ne crois ni en de quelconques Dieux, et ne perçois pas non plus dans la drogue un aspect mystique ou/et surnaturel. A mon gout ce qui est à l’origine de cette duplication des réalités pendants nos prises, cette impression de liberté et de plénitude, de renouveau complet, c’est nos mensonges.
Nous nous mentons constamment à nous même, je pense majoritairement inconsciemment, et le résultat en est que nous savons nombre de choses sur nous que nous refusons de voir, de comprendre, d’accepter. Et qu’est-ce que notre réalité de plus que ce que nous croyons savoir ?

Quand on consomme un produit, et ici je m’appuie sur l’exemple de la Salvia, je pense que nous ne vivons rien d’extranaturel, tout le contenu du trip provient de nous, de notre personnalité. Ce qui se passe c’est qu’on perce toutes nos barrières mentales, y compris et majoritairement celles de notre inconscient, et il s’y trouve nombre de choses que nous ignorons, mais qui pourtant nous appartiennent. Ainsi je crois que notre ennemi principal au cours d’une vie, c’est nous même, et je vois dans la consommation de psychédéliques la possibilité de se rapprocher de cette compréhension du « moi » inconnu, incompris.


J’en viens maintenant à rebondir sur ma propre expérience ci-dessus, et espère offrir un sujet de discussion à certains :

Tout mon voyage était basé sur une dualité de réalités, je n’étais pas complètement plongé dans un autre monde, tout semblait posé comme un calque sur mes yeux tandis que je gardais un pied dans la réalité. Différents éléments très explicites accompagnent également la suite de mon propos, notamment lorsqu’on m’a dit que je n’étais pas suffisamment modeste et civilisé pour entrer dans ce monde, et que plus tard on m’a dit que tout ce monde n’existait qu’en moi. Vous me direz peut-être que je tisse des liens trop facilement entre ces éléments, mais je pense que je me suis parlé à moi-même pendant ce trip, je me suis dit ce que je ne voulais pas entendre, et que pourtant je sais. J’ai en effet un assez gros souci de modestie et d’orgueil, et je pense que c’est le mal qui ronge la plupart d’entre nous Humains. Soit trop peu confiant en soi, soit trop confiant en soi, et ici pour moi j’ai tendance à prendre de haut la plupart des gens et à me penser supérieur à mes congénères. Je vois l’humanité comme un amas de stupidité répugnant, pervers et dépourvu de tout intérêt, et j’aimerais ne pas être Humain rien que pour ça. Je fais tout pour me détacher des groupes sociaux, des civilisations, de la politique et de tout ce qui peut réunir les gens. L’hypocrisie là-dedans c’est que je rejette ce que je suis, un simple Humain, et que vivre complètement isolé n’est qu’un artifice, car pour progresser dans la vie je m’appuie sur ce qu’on fait d’autres avant moi, sur leurs inventions, leurs réflexions et seul je n’aurais pas même pu acquérir une infime partie de ces connaissances, de ce savoir.

Pour continuer, de mon point de vue chacun nait, vit, et meurt sans laisser la moindre trace derrière lui, et cette idée « d’Existence » que nous entretenons n’est que plastique et superficielle. Toutefois, l’erreur que j’ai faite c’est de penser que je réfléchissais plus que les autres, que mes idées étaient mieux construites, et que je connaissais mieux la réalité que tous les autres, et quand je vois autour de moi les propos, et le comportement que tiennent tout un chacun, en particulier ceux de mon âge (la vingtaine), qui semblent s’opposer à une quelconque réflexion, à une maturité de pensée, et/ou à se cultiver, je me rassure dans mon idée que je suis plus fins et réfléchis, et me ferme progressivement à toute discussion avec les autres. C’est un cercle vicieux tellement simple et si dangereux pour autant qu’une fois emporté dans ces rouages, il devient assez complexe de réussir à prendre du recul sur soi-même. On ne s’en remet qu’à soi, en rejetant toute consultation des autres.

Même si être particulièrement confiant en soi a ses avantages, je me suis rapidement retrouvé (en 2 ans) à suffoquer. En effet, l’orgueil et le surplus de confiance en soi amène à faire des choses plus importantes, plus grandes que ce à quoi on pourrait se restreindre, mais seulement sur le court terme, car le rejet catégorique de l’autre finit en cul de sac.« L’Humain est un animal social » et j’ai eu beau chercher la faille dans cette affirmation pendant longtemps, elle est (malheureusement ?) fondée et inévitable. Une quelconque évolution, une volonté de construire quelque chose, passe par la collectivité ; si on souhaite sur le long terme faire justement plus grand, on se doit d’être entouré, de savoir s’ouvrir, et pour moi accepter cela c’est une épreuve.

Toutefois reconnaitre son orgueil afin tenter de lutter contre ne doit pas pour autant signifier vouloir le détruire je pense. L’idéal que cherche tout psychonaute averti est à mon gout un équilibre parfait entre Modestie et Confiance en soi. Malheureusement on ne peut pas faire confiance à son prochain librement, malheureusement on ne peut attendre qu’une personne se comporte de la même manière qu’on se comporte avec elle, la confrontation, le conflit, l’hypocrisie, la violence sont des choses inévitables, mais cela ne doit pas non plus signifier fermer toutes portes à l’autre. Savoir ne pas juger quelqu’un trop vite, à sa manière d’être, de penser, de parler, tout en sachant garder les barrières nécessaires, le recul. Garder une idée d’égalité, d’ouverture tout en se protégeant, en étant capable de défendre ses arrières. Etre au final capable de donner sa chance à l’autre. Ce dosage si fin et complexe, je le cherche encore, et je penche toujours plus vers un comportement défensif, de rejet car cela me semble si difficile de faire confiance à qui que ce soit.

Enfin, je reviens vers une de mes précédentes réflexions sur ma vision des autres, et en particulier ceux de mon âge qui semblent pour la plupart s’opposer à toutes réflexions. Je suis un penseur, non pas dans le sens que mes idées méritent l’intérêt des autres, mais je réfléchi chaque choses, essaye de trouver un quelconque intérêt à celles-ci en espérant pouvoir toucher un jour ne serait-ce qu’un fragment d’une Vérité, et j’ai le sentiment que tout Psychonaute qui cherche dans sa consommation la réflexion, la recherche plus que l’amusement et le plaisir est forcément aussi un penseur. Toutefois j’en viens à ceci : à quoi bon essayer de tout penser, de tout réfléchir, lorsqu’on sait que quoi qu’on fasse aucunes réponses véritables ne seront jamais entre nos mains, et que tout continuera à nous échapper ? Dans cette simple mesure ceux qui ont peut-être raison c’est ceux qui ne réfléchissent plus, qui se laissent porter inlassablement par le cours du temps et de nos sociétés en essayant de se frayer une place pour se donner l’impression de vivre. A quoi bon chercher plus loin si la seule chose qu’il nous reste c’est accepter passivement notre condition Humaine ?


J’ai finalement transgressé ce que j’ai dit en fin de mon TR, sur le fait qu’il n’était pas nécessaire que je parle de moi, de ma personnalité et de ma vision du monde, car je me suis trompé. Quand on décide de parler de nos expériences personnelles sous drogue, on s’engage inévitablement à parler de notre intimité.

Après ce long retour sur ma première expérience sous Salvia et mes réflexions dessus, je me tourne maintenant vers ceux qui ont su m’écouter. Comme je l’ai dit, si mes pensées sont justes pour moi, les autres seront surement à contre-courant, et je m’ouvre enfin à la discussion, à une discussion essentielle. Seules mes idées n’ont aucuns intérêts, réfléchies par les autres et discutées elles peuvent se briser, se confirmer, s’améliorer, car je pense maintenant avoir compris que la solitude et l’égocentrisme ont leurs limites.


Merci de votre attention, et en attente de réponses.
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Sacré maturité pour 18 ans, je suis bluffé ... Yopski

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Globuleis a écrit

Heisenburger a écrit

Je suis complètement stupéfait de tous les détails que tu as pu ramener, ainsi que la différence incroyable entre ton expérience et la mienne. Perso quand j'ai quitté mon corps j'étais juste dans un noir total, comme mort mais conscient, aucun souvenir de ma personne, dans un état de quiétude totale quand un "individu" "être" "entité"  tellement complexe que je ne pourrais le décrire m'a fait voyager à travers le temps et l'espace. J'avais l'impression qu'il était  en charge de ce que je nommerais la "manufacture de la réalité"; l'endroit où le temps et l'espace (les differents temps et espaces, ou réalités je ne sais pas) étaient "supervisés" par ce même type d'une façon que je ne pourrais pas décrire. Mais lui non plus n'était pas très content que je sois là ^^ Incroyable Tr merci beaucoup poir ce partage

Je te remercie d'une part pour tes retours, ainsi que pour l'apport de ta propre expérience personnelle.

A moins que je ne me trompe, ce que tu as vécu semble plus se rapprocher de ce qui est appelé la dilution de l'Ego, ou destruction de l'Ego. C'est d'un tout autre degré que ce que j'ai vécu, et c'est une expérience à laquelle j'aimerais sincèrement accéder tant elle m'apparait comme instructive.
Je ne sais pas de quand date ton voyage et cela m'intéresse, mais assez simplement qu'as-tu pu en tirer, et qu'est-ce qu'il t'a apporté au delà d'être une simple nouvelle expérience ? 

J'attends tes retours

La vie a un côté sombre et la perfection n'existe pas. Référence au film Matrix dans lequel Néo confronte une seule personne presque immortel et se diffuse en clones.

Quand Neo comprend que tout est superficiel plus rien ne l'atteind ni même le temps qui passe ou il le maîtrise par entraînement.

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#8 
Globuleis 
Nouveau membre
24 novembre 2020 à  17:45

CokeDanLaPoch a écrit

La vie a un côté sombre et la perfection n'existe pas. Référence au film Matrix dans lequel Néo confronte une seule personne presque immortel et se diffuse en clones.

Quand Neo comprend que tout est superficiel plus rien ne l'atteind ni même le temps qui passe ou il le maîtrise par entraînement.

En effet, je connais le film, mais que souhaites tu dire par là ?

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CokeDanLaPoch a écrit

Globuleis a écrit


Je te remercie d'une part pour tes retours, ainsi que pour l'apport de ta propre expérience personnelle.

A moins que je ne me trompe, ce que tu as vécu semble plus se rapprocher de ce qui est appelé la dilution de l'Ego, ou destruction de l'Ego. C'est d'un tout autre degré que ce que j'ai vécu, et c'est une expérience à laquelle j'aimerais sincèrement accéder tant elle m'apparait comme instructive.
Je ne sais pas de quand date ton voyage et cela m'intéresse, mais assez simplement qu'as-tu pu en tirer, et qu'est-ce qu'il t'a apporté au delà d'être une simple nouvelle expérience ? 

J'attends tes retours

La vie a un côté sombre et la perfection n'existe pas. Référence au film Matrix dans lequel Néo confronte une seule personne presque immortel et se diffuse en clones.

Quand Neo comprend que tout est superficiel plus rien ne l'atteind ni même le temps qui passe ou il le maîtrise par entraînement.

Je veux dire que quand on consomme de la salvia c qu'on a choisi la pilule rouge pour voir la vérité caché et la dévoiler

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#10 
Globuleis 
Nouveau membre
25 novembre 2020 à  16:32

CokeDanLaPoch a écrit

Je veux dire que quand on consomme de la salvia c qu'on a choisi la pilule rouge pour voir la vérité caché et la dévoiler

Je comprends mieux ce que tu souhaitais dire par là, et en effet quand on consomme de la Salvia on a cette impression tant cette petite molécule est puissante, mais elle n'en demeure pas moins une illusion.
Si les psychédéliques, et ici la Salvia, ou même la DMT, nous amènent à de nouvelles perceptions, retranchements de nous-même inconnus et dimensions de réflexions, il ne faut pas pour autant et ce n'est que mon humble avis percevoir en eux un aspect surnaturel, les mystifier voir les déifier. Si dans l'autre extrême il ne faut pas les prendre à la légère, je pense que cette fameuse pilule rouge, cette porte vers une Vérité, n'est qu'un leurre inaccessible ; si c'est malgré tout ce que beaucoup aimerait trouver dans leurs vies, espérer trouver quoi que ce soit de similaire, trouver une Vérité absolue et mystique, est impossible.
Donc attention je dirais, à ne pas tomber dans le piège des drogues et psychédéliques, qui serait de croire qu'on peut trouver en eux plus que ce qu'on peut trouver dans le monde "sobre". Beaucoup arrivent aux mêmes niveaux de réflexion sans pour autant avoir consommé une seule fois.

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Globuleis a écrit

CokeDanLaPoch a écrit

Je veux dire que quand on consomme de la salvia c qu'on a choisi la pilule rouge pour voir la vérité caché et la dévoiler

Je comprends mieux ce que tu souhaitais dire par là, et en effet quand on consomme de la Salvia on a cette impression tant cette petite molécule est puissante, mais elle n'en demeure pas moins une illusion.
Si les psychédéliques, et ici la Salvia, ou même la DMT, nous amènent à de nouvelles perceptions, retranchements de nous-même inconnus et dimensions de réflexions, il ne faut pas pour autant et ce n'est que mon humble avis percevoir en eux un aspect surnaturel, les mystifier voir les déifier. Si dans l'autre extrême il ne faut pas les prendre à la légère, je pense que cette fameuse pilule rouge, cette porte vers une Vérité, n'est qu'un leurre inaccessible ; si c'est malgré tout ce que beaucoup aimerait trouver dans leurs vies, espérer trouver quoi que ce soit de similaire, trouver une Vérité absolue et mystique, est impossible.
Donc attention je dirais, à ne pas tomber dans le piège des drogues et psychédéliques, qui serait de croire qu'on peut trouver en eux plus que ce qu'on peut trouver dans le monde "sobre". Beaucoup arrivent aux mêmes niveaux de réflexion sans pour autant avoir consommé une seule fois.

En effet, ces drogues ouvre une porte de l'invisible tant spirituel que consciencieuse, de l'ordre de l'esprit se rapprochant beaucoup de l'âme, et on comprend dans un trip qu'on est jamais seul mais on fais partie d'un grand tout vivant et intelligent.

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Personnellement j'ai toujours chercher à pousser le délire loin en faisant savoir aux entités que je voulais rester avec eux. Ils sont souvent content d'entendre ça mais ils me disent que la façon de rester avec eux c'est par la mort.

J'entend ça comme une invitation au suicide.

De plus je ne peux pas m'empêcher de me sentir pris pour cible comme si j'étais le centre du monde par ces entités de par leurs regard me fixant droit dans les yeux et de leurs aura qui se sent, tu sens que des choses vivantes t'entoure.

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#13 
HUMA_NOlDS 
Nouveau Psycho France
29 novembre 2020 à  00:40

Globuleis a écrit

Notes post-trip, à tête reposée, quelques temps après cette première prise : [...] Merci de votre attention, et en attente de réponses.

Bonjour, ou bonsoir. Tout d'abord, superbe trip big_smile big_smile . Je suis étonné de ta capacité à te souvenir de tes trips sous Salvia, d'après tout ceux que j'ai lu, il est difficile de remettre ça à l'écrit (Je n'ai pas expérience personnelle avec celle-ci.)

      Je tiens aussi à te remercier par rapport à ta précision ici. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, et suis en parfait accord avec tous tes dires. J'ai de grands soucis pour remettre mes pensées à l'écrit à cause de mes névroses alors j'aimerais entamer une discussion avec toi en privé si tu l'acceptes.

      Je suis persuadé que nous pourrions entretenir une conversation intéressante, et j'ai un point de vue complexe (à expliquer pour moi) dont j'aimerais te faire part. Sans prétention aucune de ma part, bien-sûr ! Je pense juste que chaque personnes peuvent s'apporter beaucoup mutuellement même dans les réflexions les plus simples. Bref je ne veut pas m'égarer ici. 

Envoie moi un message privé si tu désires que l'on discute, cela me ferais vraiment plaisir.


Signé un anonyme.


<3

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#14 
kAntiQ 
Nouveau membre France
29 novembre 2020 à  17:53
Intéressant...

Cette conversation devrait être publique.
Le truc lorsque jte lis par exemple Globuleis, c’est cette dualité entre justement l’ensemble des critères et particularités de notre côté « animal humain » et d’autre part LE TÉMOIN de ces observations !
Restes avec le témoin. Et dis moi ce que tu peux en dire. Tu ne peux absolument rien dire du témoin. Le témoin n’est rien. Il EST. C’est tout. Il EST ce sans quoi nous ne pourrions pas discuter ou lever le petit doigt. Il EST ce sans quoi nous ne pourrions ni faire ni avoir quoi que ce soit. D’une certaine manière il EST le contraire de tout ce à quoi tu pourrais te référer. Il EST comme l’Espace.
L’Espace n’est aucun objet et pourtant sans l’Espace, aucun objet ne pourrait être ce qu’il est. Le gros problème de l’Homme, c’est qu’il veut exister et que pour exister, il faut nécessairement s’incarner. Le terme plus juste serait celui de s’identifier. S’identifier c’est s’incarner. La carne c’est de la viande. Ce que tu vis, c’est que tu sens qu’il y a quelque chose (ou plutôt une non-chose)en Toi/Pure Conscience, qui n’est pas un sac de viande. S’identifier au corps est la pire des illusions de l’Homme..car toutes les autres illusions découlent de cette dernière. Trouves ce qui n’a jamais changé depuis que tu es conscient. Trouves ce qui n’a jamais changé et qui a été témoin du changement et de l’évolution de de ton corps, de tes pensées, opinions ainsi que de tout le reste. La vérité ne peut pas être changeante. La vérité ne peut pas être un objet. La source de tous les objets ne peut [logiquement] pas être un objet. Si Il/Elle n’est pas un objet, alors Il/Elle n’est pas soumis à la naissance et à la mort. EN REVANCHE, qui cela intéresse de n’être RIEN ??
.........

Dernière modification par kAntiQ (29 novembre 2020 à  17:55)

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#15 
Globuleis 
Nouveau membre
29 novembre 2020 à  20:48

HUMA_NOlDS a écrit

Bonjour, ou bonsoir. Tout d'abord, superbe trip big_smile big_smile [...] Envoie moi un message privé si tu désires que l'on discute, cela me ferais vraiment plaisir.

Signé un anonyme.

Tout d'abord, merci pour ton message et le temps que tu m'accordes,

Je serais ravi d'avoir une discussion avec toi, toutefois et malheureusement, n'étant qu'un membre encore frais sur ce site je n'ai pas accès aux messages privés, tout comme toi par ailleurs je suppose. Malgré tout je pense que cela peut-être plus judicieux de parler publiquement, directement sur ce topic, peu importe la portée de nos propos cela pourra ainsi profiter à d'autres, ou dans le même sens permettre que ceux qui le souhaitent y participent également. Je ne crois pas qu'il y ai à craindre de quelconques jugements de valeurs extérieurs, la plupart des personnes s'exprimant sur ce site sont d'une part anonymes, mais profitables aussi à une ouverture libre de la parole je suppose. Encore une fois, peu importe la portée de nos propos.

Si toutefois maintenir cette discussion privée est important pour toi, nous pouvons toujours trouver une autre alternative. Il est également possible de commencer à discuter simplement sur ce topic et envisager par la suite si cela doit devenir trop personnel d'en discuter à part.

J'attends tes retours.

Dernière modification par Globuleis (29 novembre 2020 à  20:49)

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#16 
Globuleis 
Nouveau membre
29 novembre 2020 à  21:38

kAntiQ a écrit

Intéressant...

Cette conversation devrait être publique [...]
EN REVANCHE, qui cela intéresse de n’être RIEN ??
.........

Merci dans un premier temps pour tout ce retour, et cette réflexion.

A moins que ton raisonnement ne m'échappe, j'ai l'impression que tu complexifie un peu trop un sujet qui est en réalité bien plus simple. Ce dont tu parles dans cette dualité Humain-Animal et Humain-Témoin n'est autre que ce que l'on appelle l'Ego. C'est justement ce qui nous rend humain, notre capacité à prendre du recul, à prendre conscience de notre état et de ce que nous sommes, et sans cet état de conscience nous ne serions simplement pas des êtres dis "intelligents", à la différence des animaux (bien que mon avis sur la conscience des animaux ne se limite pas à ça).
Donc évidemment, tout ceci est possible grâce notre Ego, et la dualité dont tu parles n'en est, à mes yeux, pas vraiment une. Notre aspect primaire, animal comme tu le qualifies, est irrémédiablement lié à notre personnalité, notre conscience plus introspective.

Le gros problème de l’Homme, c’est qu’il veut exister

Tu as raison, mais c'est également ce qui nous rend Humain, cette volonté d'être, si absurde soit-elle, est incontournable, c'est ce qui a construit notre histoire et qui construit encore aujourd'hui nos vies, sinon autant en finir dès maintenant.

Enfin, la fin de ton propos qui est un peu plus floue pour moi je l'avoue, semble plus se rapprocher d'une vision religieuse, d'une séparation entre corps/âme, d'une croyance en une entité/force supérieure. Personnellement je ne me rallie pas à cette vision des choses, comme je l'ai dis cette dualité que tu exprimes est pour moi un Tout inséparable, et finalement je ne crois pas non plus en une quelconque présence Divine, Supérieure.

Malgré tout, si j'ai mal interprété certains pans de ta réflexion, je te laisse me corriger.

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#17 
kAntiQ 
Nouveau membre France
29 novembre 2020 à  22:29
Bonsoir Globuleis,
Merci.
La dualité dont je parle est bien celle qui existe entre effectivement L’Ego d’une part et d’autre part La Conscience de SIMPLEMENT ÊTRE.
Ce que je tente de communiquer, c’est le fait que ÊTRE N’A PAS BESOIN D’EGO.
L’Ego a besoin de l’ETRE.
ÊTRE, c’est ce que nous pourrions simplement évoquer par les mots : JE SUIS.
Tu dis « je suis »
Je dis « je suis »
Nous disons TOUS « JE SUIS » avant d’ajouter derrière ce simple sentiment d’être, ce que nous CROYONS être; c’est à dire un ego, un corps, une personne.
Au risque de paraître ridicule, je vais m’expliquer davantage.
L’ego s’appuie sur le corps pour affirmer son existence.
Sans corps, qui ou qu’est-ce que tu ES?
Tous les problèmes que nous rencontrons et vivons viennent de notre corps, de notre ego.
Je te rejoins lorsque tu dis que l’âme et le corps sont un TOUT. En revanche, l’âme et le corps, ce n’est pas TOUT. Et c’est pour cette raison que les religions je crois évoquent aussi l’ESPRIT.
Je tiens à préciser que je n’appartiens à AUCUNE RELIGION NI NE CROIT EN RIEN.
Mais regardes une chose intéressante :
TU N’AS PAS BESOIN DE CROIRE POUR ÊTRE.
Toutefois tu as nécessairement d’abord besoin d’ÊTRE, pour croire ou imaginer ce que tu veux.
La bonne nouvelle, c’est que tu ne peux pas être ce que tu parais être. Et donc CE QUE TU ES, TU NE LE PARAIS PAS ET NE PEUT DONC PAS L’APPRÉHENDER PAR TES SENS/TON CORPS/TON ÂME. Ce n’est donc pas « prouvable » par la matière, et c’est bien normal car c’est la Source de la matière et donc de toutes formes/corps. IL/ELLE EST. C’est tout. C’est ce RIEN qui PERMET (comme l’Espace dans l’exemple de tout a l’heure) et PROUVE tout le reste...
Tu vois, là où je voudrais en venir, c’est que chacUN d’entre nous éprouve ce sentiment de juste ÊTRE. Et c’est ce que nous sommes avant de nous raconter des histoires et d’accumuler de la mémoire. (Donc de nourrir notre âme/mémoire). Souvent on fait ce jeu de mots (l’âme = lAMEmoire).
En définitive, la question est et reste : Que sommes-nous sans mémoire ?
C’est comme si jte disais que le lecteur DVD s’identifiait au film qu’il « incarne » pendant le temps du film et qu’il avait peur de mourir une fois le film fini alors que sans Lui/Elle, pas de film possible. Mais comme le lecteur DVD a une conscience relative à son contenu, à la mémoire, alors sans mémoire, il ne sait pas ce qu’il est ...
C’est difficile à exprimer mais en gros si tu demandais à Dieu depuis combien de temps Il/Elle est là, Il/Elle ne pourra que répondre « je ne sais pas ». Sinon il faudrait qu’Il/Elle se réfère à la mémoire et donc à un événement s’inscrivant dans le temps pour y répondre et donc tomberait dans la limitation.
Pardon si j’ai trop parlé ou si c’était trop long et chiant ...si vous avez été jusqu’ici..lol

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#18 
kAntiQ 
Nouveau membre France
29 novembre 2020 à  22:48
D’ailleurs Christiane Singer a dit ça en une phrase (j’sais pas comment elle a fait surpris)
Une très très belle phrase.
« Il n’y a rien à craindre car l’océan jamais ne se noie »
La seule « noyade » possible est celle de l’ego. Pour l’analogie, seules les gouttes d’eau peuvent croire qu’elles se noieraient en retournant/retombant dans l’Ocean. Mais Jdis pas qu’on a réglé nos problèmes hein avec tout ça ..tant qu’on vit dans un sac d’atomes duquel on tire notre identification en tant que « fragment » dans l’UNIvers.
Ps : par contre une chose intéressante serait de voir que d’une certaine manière oui les gouttes ont raison d’avoir peur de l’Ocean car en y retournant, elle perdent leur forme et donc elle ne pourront plus dire « je suis une grosse goutte, ou je suis une petite goutte, ou je suis une goutte intelligente ou stupide, ou noire, ou blanche , ou appartenant à telle ou telle religion etc etc etc ...donc si la mort c’est abandonner sa mémoire (l’éphémère), ça ne veut pas dire abandonner son ÊTRE PROFOND ET RÉEL, qui encore une fois se fiche de la connaissance/conscience pour ÊTRE.
Allez bisous à tous et lumineuse soirée..thinking

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#19 
HUMA_NOlDS 
Nouveau Psycho France
30 novembre 2020 à  05:29

Globuleis a écrit

Tout d'abord, merci pour ton message [...] J'attends tes retours.

(Je rapetisses les quote de manière à ce que cela ne prenne pas beaucoup de place.)


Bonjour Globuleis ! Je suis content de voir que tu t'es reconnecté, j'avais peur que tu ne reviennes pas ahah. smile

A vrai dire, je serais très heureux de partager cela avec autrui ; seulement j'aimerais voir ce que tu en penses d'abord, peut-être pour peaufiner cette idée ? Disons que pour l'instant elle n'existe que dans ma tête et j'aimerais la mettre au propre, comme je l'avais dit dans mon post précédent, (Je crois ?) j'ai parfois beaucoup de soucis pour mettre à l'écrit ce que je pense. (J'ai, par exemple, tenté de faire une présentation hier et j'ai finit par abandonner tant cela me torturait.)

Désolé, encore une fois j'aimerais t'expliquer mieux, mais cela risque d'être difficile pour l'instant, alors je te demande de me croire sur parole.
Si tu le désires, contactes moi à l'adresse 'U1BPVElGWQ@protonmail.com' .

En suite, peut-être opterons nous pour un moyen de messagerie plus optimal (Je n'ai pas une aversion pour les mails, je suis simplement plus habitué aux messageries instantanées.)

Je tient vraiment à m'excuser, c'est difficile d'expliquer les choses pour moi. Et surtout de les mettre en ordre. mur

Bonne journée ! Signé un anonyme.


<3

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#20 
Globuleis 
Nouveau membre
30 novembre 2020 à  12:41

kAntiQ a écrit

Bonsoir Globuleis,
Merci.
La dualité dont je parle est bien celle qui existe entre effectivement L’Ego d’une part et d’autre part La Conscience de SIMPLEMENT ÊTRE. [...]
Pardon si j’ai trop parlé ou si c’était trop long et chiant ...si vous avez été jusqu’ici..lol

Merci d'avoir approfondi tout ton propos, tout m'est plus clair.

Je comprends mieux alors ce que tu entendais par cette idée de simplement Etre. Toutefois voila : j'ai pris le temps d'y réfléchir, car cette idée selon laquelle pour Etre il n'y a pas besoin d'Ego, ou de quoi que ce soit d'autre à quoi se raccrocher me semble judicieuse, malgré tout le problème est que je n'en vois pas le bout. Peut être que mon petit cerveau humain n'est pas capable d'appréhender une telle question, mais je vais tout de même essayer de creuser en m'appuyant sur tes dires.

Je vais commencer par prendre un exemple que j'ai eu sous les yeux pendants quelques années, celui de la maladie d'Alzheimer. Ma grand mère en a été frappée, et ça exprime relativement bien ton idée de détachement de nos souvenirs. Progressivement, elle oubliait, son passé, ses proches, ses connaissances : sa vie, et donc qui elle était. Plus cela avançait, plus elle perdait pied avec la réalité, à tout attachements avec son environnement, ses habitudes et sa conscience. Tant que proche de la fin elle n'avait plus le reflexe de se nourrir, d'aller aux toilettes, de dormir etc... tout ce qui se rapproche de notre nature même la plus primaire elle s'en détachait.
Alors je pense que ces personnes atteintes par cette maladie se rapprochent le plus de cet état de simplement Etre. Ils ne sont plus qu'un cocon vide, dépourvu de leur vie, et donc et de leur Humanité. Mais à quoi bon arriver à cet Etat ? Vivre pour simplement Vivre, dans une contemplation totale, ne change rien à un état mort j'ai l'impression. Nous autres Humains, bien que perdus aux milieux d'artifices, d'idées superficielles, pouvons explorer le monde en lui donnant le sens que l'on souhaite, en faisant passer le temps comme on peut.

CE QUE TU ES, TU NE LE PARAIS PAS ET NE PEUT DONC PAS L’APPRÉHENDER PAR TES SENS/TON CORPS/TON ÂME.

Tu as surement raison, appréhender un état de simplement Etre est tout bonnement impossible pour nous, cela signifierait détruire tout l'Espace Temps et psychiquement je ne pense pas que ce soit concevable. Alors j'en arrive à ça : à quoi bon avoir conscience de cet état d'Etre sans rien d'autre autour s'il nous est complètement inaccessible, et ne peut nous apporter ni plus, moins ? C'est en ce sens que je dis que je ne vois pas le bout de ton idée, qu'essaies tu de nous/m'apporter fondamentalement, en quoi le fait d'avoir conscience de ceci t'a apporté quoi que ce soit ?
Très certainement que les choses m'échappent, ce qu'il y a à tirer de ce que tu dis n'est peut-être justement Rien, peut-etre suis-je trop attaché à une idée de savoir, d'argumentation, de réflexion, là où toi tu montres un vide que l'Humain ne peut capter et qui pourtant nous permet de vivre.

J'espère ne pas être trop grossier, d'une part en bafouant tes idées sans trop réussir à m'y retrouver, d'autre part en te demandant encore un peu de temps. J'aimerais avoir plus d'explications encore, des réponses à mes questions si cela tes possibles.

Merci pour ce sujet qui se détache de tous ceux communément exploités, dans une compréhension des plus simpliste de nous mêmes, et qui pourtant m'est incompréhensible.

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#21 
kAntiQ 
Nouveau membre France
01 décembre 2020 à  00:24
Bonsoir Globuleis, bonsoir tout le monde.
Merci à toi d’approfondir ces questions car elles méritent de l’être. Sinon à quoi bon..
Tu vois tout de suite me vient par exemple l’idée de la réincarnation mais j’y viendrai plus tard. (Je sais que ça a l’air de partir dans tous les sens et que cela semble être de la spéculation). Toutefois approfondissons.
Pourquoi est-ce que j’évoque le sujet de la réincarnation par exemple là ? Parce que quelque soit le sujet qu’on pourrait évoquer, si on ne répond pas d’abord à la question la plus essentielle, on ne pourra que faire fausse route et vivre encore de la déception. 
L’Eternelle question est : « Que ou Qui sommes-nous ? »
A moins de répondre à cette question fondamentale, comment parviendrons nous à saisir quoi que ce soit sur quoi que ce soit ?
Qui, ne comprend pas et essaies de comprendre ? (D’ailleurs « comprendre » c’est PRENDRE. Qui prend la compréhension ?) Qui, oublie et se rappelle ? Qui,  s’éveille et s’endort ? La réponse sera toujours l’Ego et remarques une chose intéressante : nous nous posons toutes ces questions UNIQUEMENT lorsque nous sommes en état d’éveil. Dans le sommeil, dans notre absence (absence de l’ego), aucune question ne surgit car une question c’est déjà un problème. Néanmoins NOUS SOMMES, malgré le fait que notre ego soit absent dans le sommeil profond et c’est précisément LÀ QUE TOUT SE PASSE. Là qu’il y a quelque chose à « saisir ».
Et la source de tous nos problèmes est encore et toujours l’Ego, celui qui veut continuer. Celui qui veut CONTINUER/POURSUIVRE son existence. Celui dont le rêve le plus secret est d’être immortel.
Le truc c’est que (je l’ai déjà dit dans un autre message), l’IMMORTALITÉ N’EST PAS L’ÉTERNITÉ.
Immortalité = un début sans fin.
Éternité = ni début ni fin (en dehors du continuum Espace-Temps). On pourrait même affirmer que l’ETERNEL DONNE NAISSANCE À L’IMMORTEL. Dieu. J’aime bien un jeu de mots : 1, Dieu, 3 etc etc..
Dieu est le SansForme. C’est Celui/Celle Qui EST. En étant RIEN, cela Lui confère la possibilité d’être TOUT, d’être l’ensemble de ce qui EXISTE. Mais l’existence n’est qu’une apparition. Une manifestation. La Manifestation. Ce qui m’intéresse, c’est le Non-Manifesté.
Dans l’ordre :
JE (Non-Manifesté) = INDÉFINI. Ni forme ni SansForme. Le 0. Le Point Zéro. Celui qui donne naissance (ou Qui Permet) le 1.
SUIS (Manifesté) = INFINI (1-FINI). C’est le 1 (Dieu) qui se divise à l’infini. Le Sans-Forme.
L’ego (Fini) = la Forme/le corps.
Tu évoquais la terrible maladie de ta grand-mère et effectivement cet exemple est très percutant. Une personne atteinte de la maladie d’alzheimer ne sait plus à terme, qu’elle est. Quelques éléments de réponse très pertinentes se trouvent du côté de la Neurotheologie et de la Neuroethologie.
Le cerveau est le relais, à tout les niveaux, MÊME MYSTIQUE. Regardes neurotheologie sur google..
Prenons donc le sujet de la réincarnation. Oui je veux bien. Parfait. Mais alors QUI s’incarne, se désincarne et s’incarne de nouveau ? Tu vois. Si on avait répondu à la question de « Qui ou Que sommes-nous, nous n’aurions même pas besoin de répondre à une fausse question comme celle de la réincarnation.  Déjà lorsque l’on pousse un peu le truc en posant des questions style « si j’ai choisis mes fils par exemple dans cette incarnation, cela n’impliquerait il pas que mes fils eux, n’ont pas eu le choix de me choisir comme père ? »
Et si le Temps n’existe pas, comme le saisissent davantage les scientifiques aujourd’hui, que devient ce phénomène de la réincarnation ?
En vrai, nous nous sommes incarnés, c’est vrai, mais UNE FOIS, dans TOUT.
Notre véritable ennemi, c’est ce qui n’est pas nous mais qui nous fait croire le contraire pour CONTINUER D’EXISTER : j’appelle le fantôme de Nous-Mêmes, véritablement l’ombre de Nous-Mêmes : L’Ego.
Encore une fois, j’insiste sur le FAIT que je ne crois en RIEN. Aucun Dieu, aucune puissance ayant un plan pour nous...d’ailleurs regardes un autre truc : tu ne dis pas « je connais que je vis et je sais la France ». On dit « je SAIS que je vis et je connais la France ».
Savoir n’est pas croire.
Et encore une fois, tu n’as pas besoin de croire pour simplement ÊTRE. En revanche tu as besoin de d’abord ÊTRE, pour croire à ce que tu veux, au sujet de ce qui t’apparaît être toi-même, au sujet des autres ou de ce que tu voudras..
il n’y a rien d’autre à faire qu’être et cela ne veut certainement pas dire « être un légume » et je dirais même bien au contraire !
Il ne s’agit pas d’être gentil ou méchant dans la vie. Sinon encore une fois tu tomberais dans le piège de l’Ego car l’ego s’identifiera a ce qu’il peut du moment et pourvu qu’il existe! Je sais qu’on confond souvent la peur de mourir et la peur de vivre. On confond aussi souvent le fait de ne plus avoir peur de la mort avec le fait de ne plus avoir d’attrait pour la Vie. Ces questions ils faut se les poser et je suis convaincu que la plupart des gens qui sont sur ce forum se les posent avec plus ou moins d’intensité.
J’espère n’avoir heurté personne dans mes propos. Si c’est le cas, c’est absolument involontaire et je m’en excuse par avance.
Pardon pour ceux aussi qui se disent « mais qu’est-ce qu’il raconte ce conard, c’est pas le sujet » ou ceux qui se sont simplement ennuyés..
Bonne soirée à tous
Ps : Il y aurait TANT a dire et à développer ..lol

Dernière modification par kAntiQ (01 décembre 2020 à  00:29)

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#22 
Globuleis 
Nouveau membre
02 décembre 2020 à  18:07

kAntiQ a écrit

Bonsoir Globuleis, bonsoir tout le monde.
Merci à toi d’approfondir ces questions car elles méritent de l’être. Sinon à quoi bon..
[...]
Pardon pour ceux aussi qui se disent « mais qu’est-ce qu’il raconte ce conard, c’est pas le sujet » ou ceux qui se sont simplement ennuyés..
Bonne soirée à tous
Ps : Il y aurait TANT a dire et à développer ..lol

Avant toute chose, je tenais à dire que tes propos n’ont rien d’ « hors sujet », et si particuliers et délicats à saisir soient-ils, personnellement, cela me passionne. Je l’ai déjà dit ailleurs, mais ce trip-report n’a en lui-même pas grand intérêt, ce sont justement ces discussions, ces échanges si vastes soient-ils, qui enrichissent un topic, qui le font vivre. Alors simplement, merci de partager ta pensée.


Pour revenir au sujet, chaque nouvel échange semble être un pas en avant vers la compréhension de cette idée que tu tentes de transmettre d’uniquement Etre, dénué d’Ego et de Corps (au sens du rattachement à nos sens). Toutefois, j’en demeure toujours au même stade : je n’en vois pas le bout. Encore une fois, peut-être suis-je trop attaché à des méthodes des réflexions « logiques », de compréhension et de savoir, là où justement il faut parvenir à s’en délester pour saisir cette idée je dirais fondamentale. Mon petit cerveau humain n’est peut-être pas complètement en mesure de conceptualiser ce principe, malgré tout je vais continuer d’essayer de rebondir sur tes propos.

L’Eternelle question est : « Que ou Qui sommes-nous ? »
A moins de répondre à cette question fondamentale, comment parviendrons nous à saisir quoi que ce soit sur quoi que ce soit ?

Si je te suis bien alors, cette question fondamentale devrait être au cœur de tout autre questionnements plus spécifiques (scientifiques, philosophiques, artistiques etc…) au risque de s’égarer vers des questions qui ne mènent à rien ? Et en supposant ceci l’idée de l’Etre sans rien autour pourrait être une voie de réponse à ce questionnement fondamental ?
Je vais creuser une autre idée : j’ai souvent vu les Psychonautes non pas croire en un Dieu extérieur, externe à nous-mêmes (le Dieu qui protège, observe, guide détruit) mais en un sentiment de Tout, duquel on ferait partie. Cette réflexion suit l’idée que nous serions une partie intégrante d’un Tout englobant l’ensemble de toutes choses, une partie non pas relative à la taille (l’espace que prend notre corps) mais une partie sans définition ni mesures, comme étant entièrement ce Tout, sans l’être complètement. Suis-je clair ?
Je me suis toujours opposé à cette idée, car du même ordre que n’importe quelle autre croyance religieuse à mes yeux, je m’explique : toute croyance, espérance, dans le fait que quelque chose d’extérieur à nous puisse nous apporter des réponses existentielles, de l’aide, est une voie de facilité et relève d’une illusion bien trop dangereuse de mon point de vue pour apporter quelques réponses à un individu. Il est je pense bien plus sain d’accepter notre nature futile, temporaire et dénuée d’intérêt plutôt que de s’en remettre à l’espérance vaine que quelque chose d’extérieur à nous (un Dieu) puisse nous venir en aide. En disant ceci, cette vision du Tout, bien que non pas rattachée à la notion de Dieu extérieur, demeurait à mes yeux une énième manière de se raccrocher à l’espérance qu’il y’avait une porte de sortie à notre existence. Toutefois, là où je me suis peut-être trompé, c’est que ce sentiment de Tout se rapproche étroitement de l’idée d’Etre, tout comme j’en ai l’impression la plupart de toutes les autres religions. A moins que je fasse complètement fausse route, j’ai le sentiment que toutes nos croyances convergent vers cette idée de l’Etre libéré de tout ce qui l’entoure, mais là où elles divergent c’est sur l’explication. Je n’ai jamais vu personne, ni même moi, exprimer cette idée de ce que nous étions le plus simplement, de ce que signifiais être en vie à travers cette notion de juste Etre, car justement c’est une idée bien trop délicate et complexe à exprimer aux autres, à un groupe. Notre existence se construit à travers l’Ego, pour capter cette idée il faut s’en délester et c’est certainement une des choses les plus contre-nature qu’on puisse nous infliger, en tout cas c’est qu’on ressent, si nous n’avons plus de raccord à nos souvenirs ni à nos sens (captation de la réalité), cela signifie détruire l’Espace-Temps. C’est insaisissable pour nos cerveaux, et tant à l’opposé de nous que nous n’arrivons pas à le capter. Alors j’ai l’impression que toutes croyances gambergent encore à des niveaux de réflexion sous-jacents, liés à cette idée d’Etre, car incapables de réellement comprendre cette notion. Je reprends l’exemple du Tout, c’est en lien avec l’Etre, car si nous détruisons l’Espace, plus rien n’a de mesures, donc nous sommes tout autant ce Tout, sans l’être véritablement, nous devenons le Dieu dont on parlait, la non-manifestation. Le problème qui fait diverger nos croyances, religions, espérances semble alors encore être l’Ego, car nous demeurons dans l’incompréhension, la non-verbalisation du phénomène de simplement Etre.

Tu parlais du sommeil, qui est la manière naturelle de se dégager de notre Ego et de nos Sens, la Salvia, elle, reproduit ce sentiment mais de façon forcée. Malgré tout, notre Ego ressurgit même pendant le sommeil à travers l’inconscient. Nos rêves sont évidemment reliés à nos souvenirs, à notre perception de la réalité. Plus poétiquement, j’aime bien penser que même pendant notre sommeil, l’Ego refuse d’être « éteint » et se débat pour réapparaitre même de façon incohérente.

Notre véritable ennemi, c’est ce qui n’est pas nous mais qui nous fait croire le contraire pour CONTINUER D’EXISTER : j’appelle le fantôme de Nous-Mêmes, véritablement l’ombre de Nous-Mêmes : L’Ego.

J’aimerais m’arrêter sur le terme « ennemi », pourquoi un état de non-manifestation serait plus « positif » qu’un état de manifestation ? Si notre Ego nous plonge constamment dans l’illusion justement pour passer le temps, nous permettre de nous raccrocher à certaines choses pour vivre, et donc nous bloque l’accès à l’appréhension d’un état de non-manifestation, en quoi cela doit-être considéré comme négatif ? Si je comprends qu’on veuille justement comprendre notre opposé, l’état de non-manifestation, et pourquoi pas y accéder, car justement un état de manifestation nous confronte aux sentiments, à la tristesse, aux questionnements, à la souffrance, je ne pense pas qu’on puisse pour autant effectuer un jugement de valeurs entre ces deux états : ce sont simplement des faits, opposés et liés, mais sans considérations supplémentaires à tirer de l’un ou de l’autre. Alors j’ai l’impression qu’en qualifiant notre Ego d’ « ennemi » (bien que je comprenne ce que tu entends par là), en s’opposant drastiquement à celui-ci, tu tombes également dans le piège de l’Ego, car rattaché à une lutte avec soi, pour aboutir à un état « meilleur ».

Je sais qu’on confond souvent la peur de mourir et la peur de vivre. On confond aussi souvent le fait de ne plus avoir peur de la mort avec le fait de ne plus avoir d’attrait pour la Vie.

C’est tout à fait juste, et ces questions méritent d’être réfléchies, sincèrement, mais je ne vois pas le lien avec notre sujet ?


Enfin, j’en reviens au point de départ, malgré toutes ces nouvelles questions, réflexions, je demeure à ce stade : je n’en vois pas le bout. Qu’y a-t il a tirer de la compréhension de cet état ? Si sans pour autant obtenir de réponses à cette question le sujet m’enrichi vraiment, j’aimerais encore une fois t’en demander plus. A quoi cela abouti ? Qu’est-ce que ça t’a apporté ? J’ai bien compris qu’une ébauche de réponse ne pourrait pas s’esquisser en un simple message, et que ça demande beaucoup d’approfondissement, alors je te proposerais bien de créer un topic exclusivement consacré à ce sujet, mais je ne sais pas si c’est dans tes intentions. Par ailleurs aurais-tu des conseils de lecture pour justement comprendre d’autant plus tout ceci ?
Merci pour ton temps, et encore une fois, en attente de réponses.

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#23 
kAntiQ 
Nouveau membre France
03 décembre 2020 à  05:42
Bonsoir Globuleis,
Tout d’abord MERCI, sincèrement de permettre cet échange.
Une âme peut errer à chercher indéfiniment car le Principe dont on ne peut rien dire mais sans qui l’on ne pourrait rien exprimer est hors du temps et non-concerné par nos pensées, idées, opinions, perceptions, sensations, émotions, sentiments ainsi que l’ensemble de ce qui constitue l’expérience humaine et en définitive nos petites vies dans nos petites bulles bien privées.
Oh que nous sommes isolés dans notre petit monde crée par notre mental ! D’ailleurs Il y a une sacrée différence entre être seul et être isolé (c’est Jiddhu Krishnamurti qui évoquait ce point).
L’UNivers est seul car Il/Elle est la totalité de la Manifestation. Être seul, c’est être UN, c’est être ENTIER. COMPLET, sans désir ni crainte d’aucunes sortes ! 
Être isolé, en revanche, signifie être un fragment, une partie du TOUT, de l’ensemble.
Pour en revenir à nos questions, je ne dis pas qu’il faut ÊTRE, dénué de corps et d’Ego.
De toutes façons Nous Sommes, et ce, en la présence ou en l’absence d’un corps/ego.
Ce que je tente de communiquer, c’est le fait de S’ÉVEILLER au FAIT que bien que nous soyons en compagnie d’un corps et d’un mental depuis x années, que nous chérissons et prenons pour Nous-mêmes, NOUS SOMMES ANTÉRIEUR à cette apparition/manifestation qui n’est que le JE(u) de la Conscience IMPERSONNELLE.
Regardes, tu dis « je suis Globuleis » depuis ton âge (25 ans, 30 ans, peu importe). Ok ?
Mais as-tu remarqué que « Globuleis » ou « kAntiQ » ne sont que des concepts qui n’ont fait que changer au fil du temps à l’instar de ce sentiment de simplement ÊTRE : Ce « JE SUIS » ? Dans l’affirmation «je suis Globuleis», le « je suis » n’a jamais bougé. Tu as été un petit enfant de 5 ans, puis un jeune ado de 13 ans puis un jeune adulte aujourd’hui ? Lequel es-tu ? Tous, mais surtout aucun ! Et à toutes ces époques, à toutes ces étapes de ta vie, il y a ce qui n’a pas d’âge car Sans-Forme = Je Suis. Le « je suis » est le Témoin inchangeant et inchangé qui témoigne justement du changement. Si tu trouves ce qui en Toi, n’a jamais changé, alors tu trouves ce qui échappe au temps...
Nos corps ont continuellement changé, nos opinions sur les choses etc..tandis que ton véritable ÊTRE, ton « JE SUIS » n’a jamais changé Lui/Elle, car Il/Elle n’est pas une forme et n’est donc pas soumis aux lois de la naissance, de la croissance, de la décroissance et de la mort car en définitive n’est pas soumis(e) au Temps.
Mais à vrai dire il y a une nuance. En fait l’ETRE PUR EST LE TEMPS ET EST DONC IMMORTEL mais pas ÉTERNEL.
C’est à dire qu’ÉTANT LE TEMPS, IL EST (existe) TOUT LE TEMPS; à toutes les époques et à tous les endroits de l’Espace-Temps car c’est ce qu’Il/Elle EST. Et n’étant pas DÉFINIT par L’IDENTIFICATION à la forme/au corps, Il/Elle EST TOUT, car RIEN en particulier.
Qui est ce « je »(dans le sens cette fois « je suis untel »), ce pronom personnel qu’on nous a appris à l’école comme étant l’expression de notre propre être ? Ce que je voudrais dire, c’est que tu dis « je », tout le monde dit « je » (tous les être humains doivent nécessairement d’abord passer par « je », ensuite le verbe « suis » pour enfin PROJETER ce qu’ils CROIENT être.
Mais encore une fois il ne s’agit pas de croire car aucune croyance ne réalisera jamais le FAIT ÉVIDENT QUE TU ES, DÉJÀ !
Ça signifie que ÊTRE, N’EST PAS UNE CROYANCE. C’est pas parce que nous croyons exister que nous existons ...tu vois ?
Et quand bien même il nous faudrait croire pour exister, il faudrait encore une fois d’abord devoir ÊTRE pour ensuite croire que nous croyons exister ...tu vois ?
Tu dis que tu ne vois pas le bout/le but ?
Mais le plus grand défi dans cette histoire est de voir que celui qui cherche à comprendre et/ou à saisir un but ou un bout doit disparaître !
Disparaître, c’est cesser de paraître. Et non cesser d’ETRE. Ça tu ne le peux pas.
Et lorsque j’ai « réalisé » que l’on ne pourrait jamais sortir de l’infini, une joie sans limite me submergea suivi du pire bad trip de toute mon (in)existence lol j’en ris aujourd’hui...
Tu dis te montrer [peut-être] trop attaché à des réflexions logiques, de compréhension et/ou de savoir mais est-ce que tu vois que tu n’as besoin de RIEN pour simplement ÊTRE ? L’Être se passe de compréhension, Il se passe de l’expérience, de la mémoire, de la connaissance (connaissance est un autre terme/nom pour conscience, pour ça qu’on dit « il a perdu connaissance/conscience). Ça veut dire que tu n’as même pas besoin de la Conscience pour être ce que tu es au delà de toutes histoires, au delà de toute compréhension, au delà de toutes formes, de toute mémoire et en fin de compte au delà de toute conscience [relative].
Regardes bien ceci :
Dans ton sommeil profond (d’ailleurs ton passage est effectivement très poétique pour exprimer la peur et le combat incessant de l’ego pour se RAPPELER de son existence). Ça m’a fait rire wink Bah oui..la Salvia en ce domaine est une bonne enseignante. Tu n’as besoin d’aucun souvenir ni d’aucun rappel pour juste ÊTRE. En revanche et encore une fois (je sais qu’on répète) il faut d’abord obligatoirement ÊTRE pour pouvoir se rappeler ou se souvenir de quoi que ce soit !
Lorsque seulement tu ES, tu sais seulement cela. Là t’es dans la Connaissance de ton être. Connaître = naître avec. Naître avec quoi ? Bah la Conscience d’exister. Donc connaître = savoir que tu es. C’est tout. Sans rien savoir d’autre.
Mais pour rejoindre la nuance faite juste un peu plus haut, tu n’as [même] pas besoin de savoir que tu es pour ÊTRE. Et voilà la trinité : [Je] [Suis] [untel]. Dans l’ordre, [Je] n’a pas besoin de [Suis]/(ÊTRE) et [Suis]/ÊTRE, n’a pas besoin d’un [untel] en particulier. EN PARTICULIER ! Bah oui ! Étant donné que ÊTRE, EST, Il n’a pas besoin d’être quelque chose ou quelqu’un EN PARTICULIER (qu’Il soit toi, moi, un extraterrestre, un insecte, une plante ou un atome, Il n’a aucune revendication particulière.
D’ailleurs regardes aussi une chose : QUI naît ??
Une naissance apparaît toujours pour quelqu’un ou quelque chose, pour un principe qui se doit d’accueillir la naissance, j’sais pas si Jsuis clair .....
Idem pour ce qu’on appelle la mort. Sinon le phénomène de la mort ne pourrait pas se terminer si on mourrait avant la mort lol je sais pas si tu m’suis...c’est comme de demander à Dieu/Je Suis, Si Il est immortel. Il ne pourra que te répondre que JUSQU’ICI (environ 13 milliards d’années lol) Il Est Là smile
Mais comment « vérifier » l’immortalité si cela n’a pas de fin ? Peut-être bien que dans 500 milliards d’années, Il cessera d’exister. Tu vois en fait pour parler de tout ça, il faut que même le paradis le plus sublime tu n’en veuille pas. Sinon tu te satisfera de religion ou de croyance qui te promettront un avenir meilleur etc etc mais si dans ton Esprit il n’y a pas de compromis, alors c’est bon...et on peut rajouter que toute croyances ou espérances ne sont que des compromis, qui plus est, incertains. thinking

Tu ES avant toute conceptualisation, qui n’est permise que par ton cerveau qui lui n’est qu’un produit de la Conscience et ne pourra donc JAMAIS appréhender ce qui le précède : en l’occurrence la Conscience (JE SUIS).
Pour répondre à une de tes interrogations, oui cette question « Que Sommes-Nous » devrait être au cœur de tout autre questionnements plus spécifiques car C’EST LE COEUR ET LA SOURCE DE TOUT !
Lorsque tu demandes si tu es clair concernant l’explication à propos de la vision ou la réflexion de certains psychonautes,, oui tu es parfaitement clair.
On peut approfondir « leur » point de vue et le « tien », si tu veux bien.
S’ils disent qu’ils sont une partie du TOUT, non relative à l’espace, non CAPTURÉE/PIÉGÉE par et dans le continuum, alors ils ont à la fois raison et tord.
D’abord on peut faire ressortir un autre immense obstacle qui en fin d’compte est le même que celui dont jte parlais au début, à savoir que c’est la partie (l’ego) qui veut (com)prendre et donc faire l’expérience du TOUT. C’est LOGIQUEMENT impossible.
Regardes ...
La partie (l’ego/l’individu), aussi immense ou intelligente ou vertueuse ou tout le contraire qu’elle soit, n’en demeure pas moins une « partie ». Le soleil n’est que le soleil. Une galaxie n’est qu’une galaxie etc ..que sont-ils face au néant qui les rend possibles ? Le RIEN est plus petit que la plus petite des choses et plus grand que la plus grande des choses. Et c’est pour cette raison que tu dis à un moment « ...mais une partie sans définition ni mesure, comme étant entièrement ce TOUT, sans l’être complètement ». En fait du coup tu t’aperçois que [le] « RIEN » existe avec à la fois infiniment de place et pas de place du tout » lol ..bah oui hein..
Que représentent alors les formes/corps (aussi extraordinairement merveilleuses soient elles) face à l’infini/Le Sans-Forme/L’ÊTRE/Le RIEN ?
Le « + l’infini » n’est pas plus grand que le « - l’infini » pour le RIEN/L’INFINI.
Donc oui la partie (l’ego) n’est CONSCIENTE QUE PAR LA MÉMOIRE. Comme dans un exemple dans lequel on a dit que le lecteur DVD ne serait conscient QUE lorsqu’il lira un DVD/une histoire/une mémoire. (En passant, une mémoire est morte).  Il vit a travers une « conscience mémorielle », donc relative à son contenu (sa mémoire). L’ego, s’il est oublié, disparaît. L’ÊTRE est au delà de l’oubli et du rappel. L’ego EST de la mémoire. C’est une accumulation de mémoire à travers laquelle il tire son identification et donc son existence.
Donc l’ego, étant limité de par sa nature, ne peut pas [en toute logique] faire l’expérience de l’illimité. De la même manière que lorsque jte parlais des gouttes d’eaux. Une goutte d’eau (nait d’une éclaboussure mais surtout de l’océan lol) ne peut se croire une goutte uniquement lorsqu’elle est (lorsqu’elle croit être) en dehors de l’Océan. Une fois qu’elle y retourne (qu’elle s’éveille ou cesse de rêver), elle ne peut plus CONSERVER ET FAIRE SE POURSUIVRE sa forme/son égo. Elle fusionne d’une certaine manière et d’une manière certaine avec l’Ocean et n’est plus à proprement parler « la personne/la goutte » qu’elle était. LES CONSTITUANTS de la personne/du corps/de la goutte demeurent inchangés au niveau atomique par exemple mais la forme que prenaient les constituants est dissoute ou s’est « refusionnée » avec le TOUT. Autre exemple, tu prends un arbre et tu dis que c’est un arbre. Maintenant prends cet arbre et fais en un meuble. Est-ce que ce c’est encore un arbre ? Oui et non. TOUT DÉPEND DE CE À QUOI TU T’ATTACHES ET TE FIES ! T’attaches tu à la forme ou aux constituants ? Du coup, La Conscience, ne sachant pas ce qu’elle est, nait chaque instant EN S’IDENTIFIANT au travers des trillions de milliards de formes/corps manifesté(e)s....qui ne sont personnes d’autres qu’ELLE-MÊME. En fait, le plus FOU de tous les trips, c’est chaque réveil le matin. Plongés dans un monde sur lequel on compte pour réaliser nos désirs et en même temps dont on craint qu’il réalise nos peurs. Ne sachant pas ce qu’on vient de consommer pour tripper que l’on entre en « partie » en « vivant » qu’on se réveille en tant « qu’être humain »...ne sachant pas d’où l’on vient, où est-ce qu’on va ni ce qu’on fait là, conscient de cette situation, conscient de la Conscience...Tu parles d’un putain d’trip..
D’ailleurs regardes une autre chose : ÊTRE HUMAIN.
D’abord ÊTRE, et ensuite « humains », c’est qu’ensuite que tu vis une expérience humaine. ÊTRE, EST LA SOURCE IMPERSONNELLE de tous les objets ANIMÉS ET INANIMÉS.
Tu ne pourras jamais « prouver » la Conscience car elle n’a pas de forme (tu ne peux donc pas la montrer ou en donner une photo). Tu ne peux pas prouver que tu es car tu es déjà et qu’il te faudrait d’abord être pour prouver que tu es. Je sais je répète mais c’est une vérité éternelle qui ne sera ni plus ni moins vraie dans mille ans. Et ce que je veux dire par là, c’est que « CELA », tu ne peux pas le perdre. C’est ce que tu ES.
Donc toute notre vie, on l’a passe à bosser pour « un autre ». Nous sommes l’esclave de notre propre fantôme qui ne subsiste que par ce que nous le nourrissons en y pensant  continuellement. L’Humanité voudrait être sauvée à en croire les religions depuis la nuit des temps. Chaque individu veut sauver son âme. D’accord...
Mais alors une question :
Comment sauver ce qui n’est qu’une illusion ? Sauver ce qui ne fait que passer ? Sauver/sauvegarder une mémoire ...de ce que nous pensons être (en l’occurrence être humain) mais ça aurait pu être lézard, scorpion ou singe ...qu’elle que soit la mémoire accumulée, la mémoire ne peut pas être ce que nous sommes.
Alors tu t’es toujours opposée à cette idée selon laquelle on ferait partie d’un TOUT ?
Bah si tu vois que TOUT EST UN et que par voie de conséquence tu fais effectivement partie d’un TOUT MAIS QUE SURTOUT TU N’ES PAS CE TOUT, alors tu y es...
Se croire faisant partie d’un tout ne supprime pas l’idée selon laquelle nous sommes une partie et encore moins celle que nous sommes le TOUT. Car nous ne sommes ni la partie ni le tout mais bien ce qui permet le fonctionnement total de la « Matrice Consciencielle »/ La Conscience.
Ceux qui se croient une personne sont habillés. Ceux qui se croient simplement ÊTRE, sont nus. Il est plus confortable de voir que derrière chaque corps/forme, il y a La Conscience impersonnelle, c’est certain. C’est une étape. Toutefois la Vérité fondamentale de la Présence Consciente n’est pas la RÉALITÉ. La RÉALITÉ n’est ni nue ni habillée.
Comme dit dans un précédent message, l’Absolu (JE), n’est ni infini ni fini. Il est ENTRE ET AU DELÀ DES DEUX, tout en étant les deux, sans être les deux. IL permet tous les contraires et toutes les «polarités ». +- \male-femelle\grands-petits etc
En d’autres termes, tu n’es pas celui qui est perçu (ton ego/corps/mental). Mais tu n’es pas non plus Ce Qui Perçoit. Tu n’es même pas l’acte de percevoir ..
Tu PERMET le fonctionnement total du JE(u) et tout au fond de toi, tu le sais....
Alors concrètement maintenant. Lorsque ton corps cessera de fonctionner, ce qu’on peut appeler le « monde de la mort » fera tout pour que tu les rejoignes. En les rejoignant, tu te fusionnes avec TOUT LE RESTE. Et donc lorsqu’un nouveau corps sera disponible, tu reviendras en ayant tout oublier de ta présente vie car c’est comme si tu demandais à une bague en or de se souvenir qu’elle était une bague maintenant qu’elle est un collier. Tu sais pourquoi elle ne le peut pas ? Parce qu’elle a fusionné sa forme/mémoire de bague avec toutes les autres mémoires/formes et comme elle ne sait pas qu’ Elle est de l’or et seulement de l’or dans l’absolu, n’existant qu’au travers de sa forme mémorielle relative, Elle dort avec la forme et se réveille avec elle...donc notre bague est redevenue juste de l’or (juste de la Conscience pure) et s’étant refondue dans le tout, elle n’a pas pu préserver sa forme/mémoire et donc son IDENTITÉ. Notre forme présentement est notre identité de notre point de vue humain.
Et donc on peut saisir une phrase de certains textes religieux qui disent que « Jesus a ouvert les portes du Ciel ».
Tout le monde (les croyants en l’occurrence) pense que désormais ils sont « sauvés » car ils pourront maintenant entrer au Ciel (monde des morts). Ce que nous ne saisissons pas, c’est que Jesus n’a pas ouvert les portes du Ciel pour qu’on puisse y entrer mais bien pour qu’on puisse en sortir et DÉFINITIVEMENT ÊTRE LIBÉRÉS !
Mais encore une fois attention. Ce n’est pas l’ego qui est libéré. Un ego ne peut pas être « libéré ». C’est Toi/Conscience qui est libérée de l’ego/de l’idée d’être une personne.
Lorsque tu dis que ce serait contre nature de se délester de l’idée d’être un corps/ego (en gros), et bien tu as parfaitement raison et c’est en ce sens qu’on dit que c’est le plus grand défi et obstacle de l’Homme ; car comment une illusion pourrait-elle se débarrasser de l’idée d’être une illusion ? QUI ferait ou tenterait cela si ce n’est l’ego, [ENCORE UNE FOIS] ? En essayant de te débarrasser de l’ego, tu ne feras que renforcer ton ego. Tel un piège qui se renferme avec plus de force sur nous lorsqu’on essaie de s’en extraire.
Il n’y a qu’à voir l’éphémère pour ce que c’est : un rêve ...et se tenir à l’écart, ÉMOTIONNELLEMENT.
Pour en venir au terme « ennemi » employé dans un message précédent, je ne pensais pas que tu allais creuser autant ...lol
Le truc c’est que dans l’Absolu, nous n’avons et ne pouvons pas avoir d’ennemi. Toutefois nous créons PAR IGNORANCE DE CE SUE NOIS SOMMES, un ennemi imaginaire : un faux nous, un « nous », une projection, qui apparaît et disparaît chaque jour, une idée de nous ; une définition donc une limitation de ce que nous croyons être. C’est comme lorsque tu rêves. Tu te prends pour le personnage du rêve uniquement alors que TOI SEUL a crée ton rêve tout entier (avec le ciel, le soleil, la terre, les arbres, animaux et autres personnages qui constituent ton rêve/monde. TU NE SERAIS PAS UN DIEU lorsque tu crées un rêve ? Dans ton rêve, tu crées les gentils et les méchants, les circonstances et évènements mais TOUT ton rêve est TOI. Tu es et imbibes la totalité de ton rêve ! Mais la vérité est que rien n’est vrai dans le rêve/la projection. Et ton VRAI TOI, Qui est la source de la création de ton rêve, où était-Il/Tu dans le rêve ? Était-Il/tu à l’intérieur du rêve ? Tu vois, ce sont les mêmes questions que nous nous posons ici. Dieu fait pareil en fin de compte mais avec cette dimension (3D), c’est ça ?
Alors qu’elle est la nature de ces dimensions ? Sont-elles inextricablement liées ? On pourrait en discuter...
Le lien avec notre sujet lorsque j’évoquais la peur de mourir ou le manque d’attraction pour la Vie, c’était pour mettre en relief le fait que l’ego veuille toujours exister mais que la plupart du temps il passe son temps à passer le temps ...
L’ego est bien lorsqu’il est plongé dans un film, un livre, une série, une discussion, ou une tache à accomplir dans le travail par exemple, pourvu qu’il puisse s’oublier à travers tout le divertissement possible ! Alors il veut être présent et en même temps absent. On pourra développer si tu le veux bien ..
Pour l’heure, je « va » aller dormir un peu pour être en forme dans à 8h pour le travail super
Dernière chose : lorsqu’on parle de ça, de Nous en fait, on s’energise étonnamment et peu de sommeil convient parfaitement ...
Il y aurait tant à dire et à développer malgré que tout ce que l’on puisse dire ne représente en fin de compte qu’un divertissement parmi les autres.
Ps : je crois que tu disais aussi que tu cherchais une «issue» ou «porte de secours».
Il n’y a pas d’issu dans un monde qui n’a ni commencement ni fin. Tout comme dans un rêve, à peine tu viens de t’endormir que tu entres dans un rêve. Dans ce rêve, il y a un château qui doit dater de 1000 ans ! Tu vois aussi des personnes âgées et même les astres ! Pourtant ton rêve est tout jeune, il vient de démarrer. Il n’y a ni commencement ni fin à l’UNivers car c’est une APPARITION. Il n’y a pas de porte de sortie dans un faux monde. (Tous les mondes sont faux, en passant). Dans ton rêve, lorsque tu cauchemardes par exemple, il n’y a pas une porte avec inscrit en gros « ISSUE DE SECOURS », jveux dire....quand bien même il y aurait une porte avec inscrit en gros «ISSUE DE SECOURS», cette porte, cette création appartiendrait encore au rêve/cauchemar. Jesus disait « il y a de nombreuses demeures (dimensions/plans d’existence) dans le royaume de mon Père (JE SUIS) », car encore une fois, il faut d’abord ÊTRE pour être en enfer, au paradis ou dans n’importe régions d’existences du Père/de L’ÊTRE.
Alors surtout, tu ne peux pas sortir de ton rêve/personnage/histoire de la même manière que tu y es entré. On pourra en discuter si tu veux ...
Prends soin de toi et surtout prends soin de ton « faux » toi car c’est à travers ce que tu n’es pas que tu peux saisir ce que tu « ES » avant l’apparition ou la naissance de ce que tu n’es pas, justement. La naissance n’est qu’une expression ou manifestation de Ce Que Tu Es. Tout comme les rayons du soleil ne sont que l’expression du soleil. Et encore une fois, il y a de grands rayons, de petits rayons, des rayons intelligents ou stupides, méchants ou gentils, beaux ou laids, gros ou minces et tout ce qu’on peut encore greffer comme croyances, religions, appartenance etc etc ..ils n’en demeurent pas moins que de la lumière comme avec l’exemple de l’or qui reste fondamentalement de l’or quels que soient les formes qu’il prenne (bague, coller, bracelet etc). Le Soleil les rend tous possibles (les rayons) mais Lui n’est pas concerné. On ne peut même pas dire qu’il connaît les rayons soit disant comme « chacun de ses enfants », tout comme nous ne connaissons pas les cellules de peaux mortes ou les cheveux qui tombent et s’en vont de notre corps continuellement.
Bonne soirée et/ou bonne nuit à tous.

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#24 
Dora33 
Nouveau membre France
05 décembre 2020 à  12:13
Salut !
L'odeur d'une discussion interminable m'a attiré alors je viens rajouter ma croûte au casse croûte du dimanche. Merci kAntiQ ton enseignement m'a permis de percevoir plus clairement ce qui Est & j'admire ta plume Globuleis, quelle aisance !

Commencons simple : ce qui précède la pensée je suis moche c'est Je suis ce corps et c'est là, là véritable source de la souffrance
C'est la pensée cette main c'est moi qui crée l'identification que la main c'est moi, cet espace dans laquelle ma main flotte est là et permet lui aussi la création qu'une main flotte devant moi, pourquoi ce qui la fait flotter ne s'identifie pas a ce qu'on est ?
À une naissance, il a fallu un trou pour que le monsieur soit, et de lespace vide quand il est sorti de ce trou, alors qui nait si ce n'est que la sensation qu'on a tous de s'identifier à un corps donc là oui naissance, naissance d'un truc qui pense être ce truc alors que bon c'est sans fin.
Qui subit sa naissance ?
Si ce n'est que ta persistance a te croire être, être séparé de ce qui est, la souffrance nait de jouer à s'identifier à son corps et donc se croire séparer de tout le reste
Qui se persuade ?
Le Qui, est déjà la réponse
Puisqu'il se persuade d'être qui
Qui a mal quand il se fait mordre par son chat ?
Qui, est la réponse, celui qui se persuade d'être qui
La véritable question et de se demander comme on peut se depersuader d'être qui pour ne plus avoir mal lorsque le chat mord
Si Qui se depersuade d'être qui alors il est tout, il est la scène entière du chat qui mord la jambe de qui
Et puis tu remarques bien que pour que Qui soit, il faut que L'espace soit, pourquoi qui s'identifie a qui alors que l'espace dans lequel Qui se balade sous tend ce que Qui est, un humain qui se balade
Assez compréhensible ? Pour celui qui veut comprendre.
La grande souffrance de l'homme c'est de croire que Qui c'est lui
Qui se sépare du reste de la création qui sous tend elle même ses besoins d'expressions
Qui joue a écrire et à répondre sur un Forum ? Puisqu'on partage une même conscience.
Quand Qui arrete de croire que Qui c'est lui, il ne se balade plus en marchant, tout se tord, la balade de plus marche sur il

Visualise la scène : Une enfant joue avec des poupées/camions dans une pièce.
C'est toi (Qui) qui se projette sur l'enfant jouant avec ses poupées et véhicules
On retourne ça et on voit que c'est les poupées qui sont dans les mains de Qui, les poupées sont, cest juste Qui qui croit tenir les poupées

Qui se sent seul ? C'est Qui qui se sent seule. Si se sent seul est la création dans laquelle tu es alors demande toi pourquoi tu l'as maintient
Ca devient casse noisette cette histoire, c'est a plus s'en retrouver, qui suis je ?
Je suis celui qui joue a ne plus s'en retrouver et Qui est mon instrument/acteur préféré pour jouer a ça

Qui meurt ?
Celui qui se persuade d'être qui.
Cest juste qu'on aime trop sidentifier a notre corps alors quand le chat fait bobo ou quand le corps capoute il y a mort pour Qui sidentife au corps

L'étape d'après de sortir du Qui c'est d'admirer l'esprit créateur derrière la pièce qui se joue, en me déplaçant pour monter le son de mon enceinte, le corps de Qui n'a été plus qu'un instrument permettant à l'esprit d'augmenter le son

On est des tourbillons, on tord littéralement l'espace en marchant car nous ne sommes pas que lhumain mais l'espace par lequel il est
On est littéralement des créateurs
Chéri les créations qui t'entourent elles sont ce par quoi tu existes

Le truc c'est de faire sauter le verrous mental de croire que Qui c'est moi
Il se maintient avec la résistance qu'on lui donne
Il suffit d'un décalage de perception

Quelques liens en or pour éclairer tout chercheurs de vérité sur cette page :
https://www.christsway.co.za/lettres/re … 7-lettre-5
https://www.laurent-e-levy.com/blog

Il n'a jamais été aussi facile de simplement être

Je vis, vie et vibre

Bonne journée!
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MERCI

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Salut
Ne sachant pas ce que d'autre ignore et ayant aussi un corps, superbe outil de communication, de création, grand catalyseur d'énergie et étant reliant a toutes les dimensions de l'univers.
Étant aussi bien conscient que la spiritualité et la philo n'étant pas la vocation première de ce forum.

La salvia et toutes les réflexions qui l'entoure mettent mon coeur en liés et nourrisse la conviction que j'ai que bien des actions contre RDR trouve aussi leur racine dans la psyché.
A mon sens avoir conscience physiquement et psychiquement de ce qui est, a son importance quand on en arrive a utiliser des plantes entheogene.


Être capable de mettre des mots sur ses expériences et les partager voilà une école qui me parle ( avec tous ses problèmes de communication et de santé mentale:surp:)
PS : mes pavés et mon orthographe sont mon avocat et grâce à vous je me soigne .
Cordialement en vous souhaitant tout le bonheur du monde et bonne continuation encore mille merci

Dernière modification par 7.Hash_a_shine.999 (05 décembre 2020 à  13:22)

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#26 
kAntiQ 
Nouveau membre France
07 décembre 2020 à  01:43
Bonsoir tout le monde !
MERCI Dora d’avoir été directement à la Source.
Finalement la Source de tous les objets ne peut pas être un objet et donc ce « QUI », ne pourra effectivement jamais se prouver. Il est juste là.
Je te remercie pour ta profonde réflexion sur le sujet (nous sommes le sujet lol). Ton approfondissement donne à voir que cette Source, ce « QUI », que l’on s’identifie à la forme (à notre corps) ou au Sans-Forme (le « je suis », ce simple sentiment d’être, pas être untel ; juste être), et bien on est toujours dans l’identification. Et c’est pour cette raison qu’on évoque un principe «Absolu » qui n’est ni le Sans-Forme ni la forme (qui eux sont liés entre eux et donc apparaissent et disparaissent ensemble. C’est finalement le même phénomène qui s’exprime. Cependant, le principe « absolu » permet et rend possible les contraires, comme vide/rempli ou haut/bas ou matière/énergie etc et dans le dernier exemple (matière/énergie) aujourd’hui on voit car on sait que l’énergie n’est que de la matière subtile (E=mc2). Donc énergie n’est qu’une forme de matière et la matière est une forme condensée ou agglomérée d’énergie. Tout ça pour dire que le tout et le rien sont un même phénomène. La lumière et l’obscurité, également. D’ailleurs la lumière que nous connaissons n’est donc que de la matière et c’est sans doute pour cette raison que nous disons : « j’ai eu un COUP de soleil ». La peau a été frappée par la matière même si elle est subtile, c’est de la matière. Donc le principe qu’on nomme Dieu, c’est L’être pur: le pur être: juste être: donc être rien en particulier: imbibant l’ensemble de la création/manifestation: donc être TOUT, aussi.
Mais l’Absolu, (ou Non-Manifesté) est à la fois le RIEN/Sans-Forme au sein duquel naissent et meurent les formes/corps et donc à la fois TOUT. Mais SURTOUT, Il n’est ni RIEN NI TOUT. Ça veut dire que ce principe est TOTALEMENT INDÉPENDANT, non lié. Pas même concerné par quoi que ce soit ..ÉTANT, au delà d’être quelque chose ou de n’être rien. Un jour quelqu’un m’a dit/révélé une chose étonnante. C’est comme si j’entendais quelque chose de vrai, mais attention chacun interprète à sa manière. Il me disait que nous habitions des robots autonomes...
Bonne soirée à tous et à bientôt

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#27 
Globuleis 
Nouveau membre
11 décembre 2020 à  23:37

kAntiQ a écrit

Bonsoir Globuleis,
Tout d’abord MERCI, sincèrement de permettre cet échange.
[...]
Bonne soirée et/ou bonne nuit à tous.

Après une pause un peu plus longue dans le temps, qui m’a permis de laisser gamberger toutes ces idées plus en profondeur, j’en reviens ici. Avant tout, tu m’as remercié de permettre tout ceci, mais je te dois bien plus, rien que pour m’avoir apporté toutes ces idées sur un plateau. J’ai originellement proposé la discussion à qui saurait écouter, et tu m’as gracieusement offert un sujet des plus singuliers. Donc je n’ai rien d’autre à te dire que merci.

Maintenant qu’il me semble avoir plus ou moins imprimé, absorbé cette notion d’Etre, je me  permets de continuer la discussion en rebondissant sur les diverses choses qui ont été dites. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens également à dire que si sur certains points je me place en opposition à certaines idées, ce n’est pas pour autant que j’y suis fermé, loin de là tous les avis ont ma considération rien que pour le temps accordé à les formuler.
Simple mesure de prévention.

Tout d’abord, je vois enfin ce qu’il y’a d’- incroyable - dans tout cela, c’est que si j’ai bloqué longtemps sur le fait de vouloir trouver un intérêt, un but à cette discussion, je vois et surtout je saisi maintenant le fait qu’il n’y ai justement rien à saisir, à comprendre, à retirer de tout ceci. C’est étrange, déroutant, et pourtant une fois qu’on accepte ça, tout devient étonnamment simple et banal, il n’y a plus qu’à accepter cette vie égocentrique, égocentrée et profondément dérisoire. Toutefois, je ressens que je ne suis qu’aux prémices de ces idées et questionnements, qu’il y’a matière à descendre bien plus bas dans nos fondamentaux, ou bien à remonter bien plus haut dans toute la superficialité de nos vies. Comme tu l’as très bien dit, ce n’est ni plus ni moins que du divertissement, et tout ce vacarme provoqué par nos égos nous offre la possibilité de se détacher du temps pour quelques instants. Personnellement ce que je cherche à travers tous ces échanges profonds, et ce en toute conscience que ce n’est qu’un moyen illusoire de me faire vivre, c’est une forme de sagesse individuelle, et par là j’entends avant tout être en accord complet avec mon ego, mes perceptions.

Au-delà de ça, toute cette réflexion annihile drastiquement une phrase pourtant si culte et adulée : « Je pense, donc je suis ».  Si cette affirmation m’était toujours apparue comme louche, je n’avais jamais vraiment relevé son caractère si superficiel. Le monde de la philosophie qui s’aventure à parler de nos perceptions, de la notion du rêve, se sert bien trop souvent de cette phrase pour appuyer notre « existence », mais lorsque Descartes a dit ceci, dans la volonté de trouver une base fiable, un fondement solide et incontestable à toute chose, il a plongé la tête la première dans le piège de l’Ego, et aussi Humain que nous puissions être, la grande majorité du monde a bu ses paroles, car il est si bon et réconfortant de se sentir vivre aussi simplement. Je ne critique pas, je n’ai jamais eu les arguments nécessaires avant pour véritablement décomposer cette affirmation, et je me suis toujours légèrement laissé porter par ce type d’idées. C’est très Humain, et comme nous l’avons déjà évoqué, c’est profondément contre nature de vouloir se libérer de son ego. Je pense alors qu’il aurait été plus juste de dire « je pense, donc j’existe », car si aux premiers abords c’est assez rustique, j’entends le terme « exister » comme forcément ancré dans l’illusion.

Si par la suite je trouve que tu t’es beaucoup paraphrasé de tes précédentes réponses (à tort ou à raison peu importe, ça éclaircit toujours certains points), ou bien as-tu décris certaines réflexions supplémentaires qui se suffisent à elles-mêmes, il n’y a pour autant pas moins de nouveaux éléments à commenter, et en particulier sur l’idée du « monde de la mort » et de la Réincarnation. Alors, si ton développement et ta logique autour de ce concept me semble parfaitement cohérent, plausible, il n’en demeure pas moins que j’y vois un défaut majeur : ce n’est plus de l’ordre de l’objectif. Toute notre discussion préalable essayait justement d’ouvrir à un principe « universel », sans prendre en compte un quelconque avis subjectif, car justement il fallait s’en détacher pour saisir ces idées, toutefois là où je te contredis, c’est que selon moi ce sujet est à prendre avec beaucoup de pincettes et beaucoup de recul, car il nous est si lointain et inaccessible qu’on ne peut à mon gout véritablement rien affirmer de concret, d’absolu dessus ; admettre notre vaste naïveté. Donc il me semble qu’affirmer qu’une fois mort, notre Etre simple s’unit avec le tout, ce que tu appelles le « monde de la mort » avant qu’un nouveau corps soit disponible et qu’il s’y réincarne sans souvenirs d’une vie passée, relève bien plus de l’ordre de la croyance religieuse personnelle et subjective, que d’un quelconque principe universel. D’ailleurs ça se rapproche très étroitement de la description de la mort qu’on retrouve dans le Livre des Morts tibétains. N’affirmons rien, restons dans la supposition et le scepticisme, au risque de rapidement s’égarer vers une discussion idéologique personnelle, qui est un des pièges que tu décriais par ailleurs dans ton message : « et on peut rajouter que toute croyances ou espérances ne sont que des compromis, qui plus est, incertains.   » Si ton affirmation n’a rien d’une espérance en un avenir « meilleur » ou autre, elle n’en reste pas moins une croyance en la réincarnation. Je trouve donc ça risqué d’affirmer que les choses sont comme ça, et pas autrement, car si nous avons une légère idée de ce qu’on peut envisager au-delà de notre perception limitée par Ego et Sens, nous n’en connaissons strictement rien. La seule chose que j’en ai tiré d’un point de vue de la mort, c’est qu’avant je la percevais comme une fin en soi, maintenant je la perçois toujours comme une fin en soi, mais seulement pour l’Ego et le Corps, mais ça ne change à vrai dire pas grand-chose, car le « moi » qui te parle maintenant mourra et disparaitra complètement pour sombrer dans l’oubli. S’il reste quelque chose après, ce ne sera pas « moi », et ce n’est pas moins  « moi » maintenant, donc la mort est à mon sens bel est bien notre fin, emportant tout avec nous.

Par ailleurs, tu parlais d’un terrible bad-trip qui t’a frappé après avoir pris conscience de tout ceci, tu peux en dire un peu plus ? Pourquoi ça a dérivé sur cette pente selon toi et qu’est-ce qu’il t’est arrivé, qu’en as-tu tiré ?


Libre à toi d’amorcer toutes nouvelles notions qui te semblent dignes d’intérêt, de rebondir sur mon opposition. Maintenant je continue sur un second message.

Dora33 a écrit

Salut !
L'odeur d'une discussion interminable m'a attiré alors je viens rajouter ma croûte au casse croûte du dimanche.
[...]

Dans un premier temps, merci pour ton apport à toute cette caverne à idées, qui plus est intéressant, et merci pour ce compliment. Malgré tout, et comme je l’ai fait juste avant avec une autre réflexion, j’y trouve plusieurs défauts, et si mon but n’est pas de casser ton argumentation, c’est de justement la pousser plus loin pour essayer d’en faire ressortir quelque chose de plus clair, précis pourquoi pas.

Tu parles de l’erreur commune et humaine d’identification au corps et à la conscience, là où justement on devrait se détacher de cette vaine identification pour comprendre que nous sommes toute la scène, tout le théâtre environnant, pour mieux apprécier, mieux contempler l’acte créateur dissimulé derrière tout ceci. Cette théorie qui formulerait que c’est parce que nous « décidons » de nous identifier à notre corps que nous y restons cantonné, alors que justement nous sommes l’entièreté de la matière environnante, me semble erroné pour une raison : tu ne peux pas te détacher véritablement de ton corps. Ce qui te scelle à celui-ci, c’est ta capacité sensorielle justement, tu parlais du chat qui mord, pour se détacher de cette douleur il faudrait se détacher de l’idenfication au corps, mais si tu jettes une pierre dans un champ, tu ne peux pas ressentir la « douleur », ou simplement l’impact au moment de la chute de cette dernière. Si un animal se blesse devant toi, tu ne ressens pas non plus sa douleur. Alors si ta réflexion veut que justement on se détache de toute idenfication individuelle, elle se contredit elle-même, puisque justement c’est par tes sens (vu, ouïe, odorat, gout et touché) que tu appréhendes la matière, le « théâtre », la « scène » constante que l’on vit. Donc si tu n’as plus accès à l’appréhension sensorielle de ton corps, tu n’as logiquement plus accès à une quelconque captation de ta réalité environnante. Si notre réalité est profondément dérisoire, elle reste ancrée dans l’attachement à l’Ego et au Corps, qui permettent de capter Espace et Temps.

Je suis certain que tu auras différents choses à me rétorquer, encore une fois je ne me ferme pas à toutes ces idées, et si j’y trouve –selon moi- des défauts et des failles, j’espère justement ouvrir le dialogue, que l’on peaufine.


Merci encore pour tout, je ne saurais véritablement vous remercier pour tout ce partage d’idées.

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#28 
Malaparte 
Nouveau Psycho Italy
12 décembre 2020 à  02:57

Globuleis a écrit

kAntiQ a écrit

Bonsoir Globuleis,
Merci.
La dualité dont je parle est bien celle qui existe entre effectivement L’Ego d’une part et d’autre part La Conscience de SIMPLEMENT ÊTRE. [...]
Pardon si j’ai trop parlé ou si c’était trop long et chiant ...si vous avez été jusqu’ici..lol

Merci d'avoir approfondi tout ton propos, tout m'est plus clair.

Je comprends mieux alors ce que tu entendais par cette idée de simplement Etre. Toutefois voila : j'ai pris le temps d'y réfléchir, car cette idée selon laquelle pour Etre il n'y a pas besoin d'Ego, ou de quoi que ce soit d'autre à quoi se raccrocher me semble judicieuse, malgré tout le problème est que je n'en vois pas le bout. Peut être que mon petit cerveau humain n'est pas capable d'appréhender une telle question, mais je vais tout de même essayer de creuser en m'appuyant sur tes dires.

Je te conseille vraiment de lire Heidegger car je trouve que au vu de tes questionnements ça pourrait vraiment t'apporter quelque chose (non pas en termes de réponses mais pour pousser plus loin ta recherche).
En tout cas merci pour le TR bien détaillé, ça a été vraiment un plaisir de te lire.

Reputation de ce post
 
Merci beaucoup pour cette référence ! C'est exactement ce que j'espérais-Globule

« Ne pas prendre le présent trop au sérieux, c'est pour moi un besoin existentiel. »

[ Ernst Jünger ]

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#29 
kAntiQ 
Nouveau membre France
14 décembre 2020 à  02:32
Coucou tout le monde ! Salut Globuleis, bonsoir Malaparte et merci de nous diriger vers cette référence (Heidegger) dont pour ma part je ne manquerai pas d’en prendre connaissance.

Cher Globuleis, je dois dire que c’est encore et toujours avec un immense bonheur que je te lis. Après quelques lectures, imprégné de l’énergie de ton message au travers des mots que tu emploies, je tente de te répondre le plus justement possible et SURTOUT avec SINCÉRITÉ, VÉRITÉ et DISCERNEMENT. Je suis conscient que la répétition est présente mais on nous a tellement martelé/répété que nous sommes ce que nous croyons être que nous ne connaissons et sommes conscient que de ce tout petit aspect de notre ÊTRE. Ça m’fait penser à mon aîné qui a 5 ans. Lorsqu’il en avait 2 ou 3, il s’exprimait souvent à la troisième personne pour formuler une demande. Et là bah notre rôle est de lui expliquer que ce prénom c’est lui !! Lol eh oui
Rien ne sert de contrarier le JE(u) de la Conscience à cet âge mdr bref

Saches en tous cas Globuleis que je comprends (je crois comprendre en tous cas) tes interrogations [profondes] et malgré le fait que tu puisses penser à première vue que nos échanges ne répondent pas à tes interrogations, l’effet de ces échanges peut être surprenant ...peut-être...si le fruit est mûr, c’est à dire si nous sommes prêts à remettre en doute tout ce que nous croyons être vrai et fermement établit.

D’abord MERCI.
C'est une joie de vous retrouver autour de cet échange SINCÈRE, ESSENTIEL, LE PLUS OBJECTIF POSSIBLE (lol) et profondément passionnant.

Tout d'abord, je dirais que s'il fallait donner un titre à cet échange, un titre qui tenterait de communiquer un FAIT LOGIQUE et qui en dirait long, ce serait : « LA VIE NE MEURT PAS ».
Ce qu'on va tenter de communiquer dans ce message, c'est un fondement selon lequel les questions et les réponses au sujet de n'importe quoi nous touchent ou sont importantes pour « nous », SELON ET UNIQUEMENT SELON NOTRE POINT DE VUE OU PLACE, au sein de cette [mystérieuse] existence.
On s'explique...

Il existe trois « places » ou points de vue possibles. (Ça rappelle la Trinité).

1) Je suis UNTEL. (Fais exprès d’insister sur l’importance du fait de se croire un corps dans cette affirmation en l’écrivant en majuscule).
Donc « je suis UNTEL » est le personnage, l'ego, le fini (la forme limitée et donc mortelle) existant grâce à l'espace et au temps et soumis/contraint par lui (par l'Espace-Temps).

2) JE SUIS.

Le Sans-Forme, Pure Conscience, l'infini (l'illimité), existant EN TANT QU'ESPACE-TEMPS = IMMORTEL.
Être = Être TOUT LE TEMPS ET TOUT L'ESPACE donc c'est être littéralement tout le temps présent et ce, PARTOUT (puisque l'Espace n'est qu'une autre expression du temps et vice versa).
On pourrait dire qu'il est le « fond d'écran »  sur lequel sont dessinées/projetées/définies les formes/corps ou au sein duquel naissent et meurent les formes (ou apparaissent et disparaissent les formes si on préfère).
Aucune forme ne lui échappe car toutes formes sont créées et délimitées par Ce Qui N'est Pas Limité = Le Sans-Forme/fond d'écran.

3) JE.

Ce principe est le contraire absolu de tout ce à quoi nous pourrions nous référer.
Si l'on demande « est-Il/Elle conscient(e) » ? La réponse sera non. Si l'on demande alors «Est-Il/Elle inconscient(e) », la réponse sera également non.
Ni rien ni tout, ni matière ni énergie, ni obscurité ni lumière etc etc etc ...
D'ailleurs un jour je lisais un truc au sujet d’une notion très intéressante : le Vide. Ça disait que le vide est un concept qui s'annule lui-même dans la mesure où l'on ne pourrait pas remplir de vide, du vide ou vider du vide, du vide. Ici le vide est la potentialité ultime qui rend possible à l'Espace, d'exister. Le vide n'est pas l'Espace et le vide n'est pas non plus la matière existante au sein de l'Espace. Encore une fois (pardonnez ces répétitions), le vide PERMET les deux phénomènes qui ne sont en fait que des expressions différentes [en apparence] du même phénomène. Le vide dans cet exemple est le NOUMÈNE ou Non-Manifesté.
Ni le Sans-Forme ni la Forme, indéfini, (L'INDÉLIMITÉ), et donc, N'EXISTANT PAS (!)...à proprement parler.
ET C'EST LA NON-EXISTENCE qui permet à «l'idée originelle » que les religions nomment Dieu, d'entrer en existence, de se manifester, en un mot : D'ÊTRE.
C'est le point de vue le plus incompréhensible non seulement pour l'Ego mais également pour la Pure Conscience (JE SUIS).
Remarquez ici que le VERBE Lui-Même est absent.
Seul demeure l'ETERNEL, (pas l'immortel).
Rappel : immortel = un début sans fin.
Éternel = ni début ni fin, complètement en dehors du temps, Non-Manifesté, non concerné et non affecté par quoi que ce soit. Complètement NON-IDENTIFIÉ ! Il aurait été plus logique d'énumérer ces trois points dans l'ordre pour mettre en évidence ce que certaines religions appellent le péché originel ou la chute mais on y reviendra un peu plus tard.

Rendu à ce point, revenons maintenant au sujet de la réincarnation.
Est-il possible désormais de voir/constater/comprendre que c'est SELON NOTRE POINT DE VUE OU PLACE, que ce sujet nous concerne ?
Voilà pourquoi dans un message précédent on disait que si nous répondions dans un premier temps à la question fondamentale et essentielle de Qui/Que Sommes-Nous, nous n'aurions même pas besoin de répondre à ce qui [de ce point de vue] apparaîtrait comme une FAUSSE question (parlant de la réincarnation). Mais c'est une vraie question pour ceux qui s'imaginent être « quelque chose », donc...tout dépend du point de vue.
Est-ce que la réincarnation concerne « JE SUIS » (ce simple sentiment de juste ÊTRE ? Ce « JE SUIS », qui n'est pas une forme, qui n'a aucune exigence ou revendication d'existence particulière, ni aspect, ni couleur puisque sans forme de toutes façons et qui se contente de simplement être ? Comprenez que « exigences/revendications » signifient ici désirs d'être quelque chose en particulier ou peur de ne pas être quelque chose en particulier. C'est pareil.
DONC ABSOLUMENT PAS CONCERNÉ PAR LA RÉINCARNATION.
Le « JE SUIS » imbibe la manifestation toute entière ! Il/Elle EST l’ensemble de tout ce qui EST. Certes Il/Elle a besoin d’une forme (quelle qu’elle soit, un atome suffirait ..) mais Il/Elle n'a besoin d'aucune forme/ego EN PARTICULIER. Pour Lui/Elle, mourir équivaut à changer de vêtements pour nous.
Donc si le « JE SUIS » n'est pas une forme, le « JE SUIS » se fiche de la réincarnation car Il ne tire pas son identification d'une forme, pour ÊTRE. Encore une fois, Il n'a pas besoin de MÉMOIRE car c'est la MÉMOIRE QUI A BESOIN DE TEMPS ET QUI S'INSCRIT DANS (Dieu)/LE TEMPS et non l'inverse.
On arrive tout doucement à saisir la sublime différence entre L'IDENTITÉ ET LA PERSONNALITÉ.
Il y a L'IDENTITÉ de ce que nous sommes et la personnalité [s'est] greffée sur l'identité réelle. Pourquoi ? Par ignorance. C'est l'ignorance qui crée l'identification à la forme.
Donc en gros, nous sommes tous ce « JE SUIS » et ce « JE SUIS » s'ignorant Lui-Même, s'identifie aux formes créées et ensuite il pleure en disant que « Dieu ou La Vie l'a abandonné » car il est maintenant mortel, plein de besoin, d’attaches, d’histoires, de souvenirs, de regrets et j’en passe et le sera tant qu'il croira être une forme.
Encore une fois, une forme/un égo NE PEUT PAS devenir libre.
Ça veut dire que nous sommes toujours libéré de. Nous sommes toujours libérés de quelque chose. De quoi serons-nous libérés ? De la personne. C'est l'idée d'être une personne qui nous tient et nous retient enchaînés !
« Ce que nous tenons nous tient » ou « ce à quoi nous tenons nous tient »  et là encore c'est de la pure LOGIQUE IMPLACABLE. Il ne s'agit pas de croire à cette affirmation mais de voir que c'est la vérité.
C'est JAMAIS l'ego qui devient libre mais Nous (Pure conscience) qui sommes libérés de l'idée d'être une forme/personne !
L'IDENTITÉ EST LE TÉMOIN.
Comment pourrions nous témoigner d'un événement (qu'il ait été douloureux ou plaisant) si « CE QUI NE CHANGE PAS = Le Témoin » serait CHANGEANT ? ET EN TOUTE LOGIQUE, il faut nécessairement la présence d'un principe qui ne change pas pour que ce qui change puisse changer/évoluer. Donc voyons que la Conscience ne change pas et que c’est pour cette raison qu’elle est CONSCIENTE du changement ! En définitive nous ne sommes pas « ce qui arrive » mais Celui a qui les choses arrivent et ultimement, nous ne sommes pas même Celui à qui les choses arrivent mais simplement l'ultime potentialité.
Quand on dit l'ultime potentialité, ça signifie que la Vie Lui/Elle-Même est une possibilité ou expression ou MANIFESTATION possiblement possible ! D'ailleurs c'est ce qu'Elle est. La Vie est [la] manifestation. Alors ...osons poser cette question : D'où vient la Vie ?
Cela revient à dire que la Vie Elle-Même n'est qu'un CONCEPT, permettant à tous les autres concepts/formes/corps d'apparaître et de disparaître.
Je sais qu'on se répète beaucoup et ce n'est pas anodin mais encore une fois «disparaître» = cesser de paraître et non cesser d'être. Ça revient à ÊTRE...sans uniforme, sans forme.
Je me souviens lorsque je fumais juste un bedo avant de rentrer chez moi et que je phasais dans la chambre devant.. vous savez ce genre d'objets de décoration que l'on branche à une prise et qui nous offre un jeu de matière et de lumière. Un genre de récipient fermé en verre dans lequel une matière informe et colorée se divise et se réforme sans cesse. Tantôt des grandes formes tantôt des petites formes (toutes relatives les une aux autres d'ailleurs), bref on prend cet exemple pour illustrer non seulement le concept qu'est la réincarnation mais aussi le fait que la Vie Elle-Même soit un concept. En fait C'EST LE CONCEPT ORIGINEL. Comme avec l'exemple de l'or dans un précédent message, l'or reste de l'or qu'elles que soient les formes qu'Elle crée ou incarne.
Alors si l'or s'identifie et s'attache à une forme en particulier, ELLE CHUTE !
Voilà ce qu'est la CHUTE évoquée par certaines religions et incomprise la plupart du temps même par des hommes de religion ! QUI chute ? Qui chute [pour atterrir dans une forme/un corps] si ce n'est la Pure Conscience Elle-Même ?
Maintenant imaginez vous pouvoir vivre 500 milliards d’années. Tentez de le faire même si ça semble ridicule, inutile, compliqué voire impossible. On s’en fiche c’est une expérience qui peut servir à comprendre tout ça (en l’occurrence la réincarnation). Si nous pouvions vivre 500milliards d’années, combien de vies vivrions nous ??! (Déjà qu’en 33 ans j’ai le sentiment d’avoir été et d’avoir vécu vraiment plusieurs vies). Et est-ce qu’on pourrait se rappeler ce que nous aurions été 200milliards d’années auparavant (sur une espérance de vie de 500milliards d’années) sachant que si je vous demande ce que vous avez mangé pour le dîner y’a 5 jours, c’est pas sûr que vous vous en souveniez ! Vous voyez où l’on veut en venir ?
Je vais vous partager une expérience de vie.
Lorsque j'avais 7, 8, 9 ans environ (à cette période), je faisais des crises de nerfs qui provoquaient beaucoup de chagrin et d’incompréhension à mes parents. Ils évoquaient souvent leur impuissance dans ces moments là. Lorsque je sentais cette «chose/non-chose » envahir mon corps et mon âme, je pouvais ressentir une angoisse dont je me souviens clairement encore maintenant et en même temps un sentiment de puissance, difficile à exprimer en fait là de suite ..
Tout ce que je veux dire, c'est que lorsque la crise de nerf (qui pouvait durer des heures jusqu'à ce que je sois vidé de toute énergie) cessait, je me retrouvais dans un état indescriptible.
Avec du recul je me suis aperçu qu'il nous fallait de l'énergie pour accomplir QUOI QUE CE SOIT et même pour parler ....pire encore ..même pour penser.
C'est à dire qu'à l'issue d'une crise, je n'avais même plus suffisamment d'énergie pour ne serait-ce que penser.
Et là........je me sentais décroché, profondément calme, silencieux et comme ça me le faisait souvent à un moment donné, je me suis suffisamment familiarisé avec cet état pour ne plus en avoir peur et me laisser aller...plongeant corps et âme dans cet état indicible qui ne désirait RIEN. Et quand on dit « qui ne désirait rien » ça ne veut pas dire qu'il désirait le rien ! Car désirer rien, cela peut être beaucoup demandé selon les contextes. Non...là cet état ne demandait rien et donc ne refusait rien non plus car justement ne demandant RÉELLEMENT RIEN !
Alors si ça arrivait vers 17/18h, je pouvais ensuite m'endormir vers 22/23h et le lendemain matin, (je ne vous demande absolument pas de me croire et d'ailleurs nous sommes dans l'anonymat le plus complet et c'est pour ça qu'on en parle), au réveil, pendant 4/5 secondes (peut-être davantage) qui me paraissaient une éternité, je ne me rappelais plus de RIEN ! Ça me plongeait dans une peur similaire à celle qu'on ressent au début sous Salvia. C'est à dire qu'il fallait que je fasse un effort incommensurable pour me souvenir que ... «oui oui mes parents sont untel et untel, j'habite là avec mes parents et j'ai un frère et je vais à cette école etc..ok tout est ok » et je me disais « OUF, cette fois encore j'me suis rappelé, heureusement ! » big_smile
D'ailleurs, la Salvia (Mais attention ! Ne croyez personne et on ne dit pas qu'il faut en prendre et d'ailleurs je sais que rien n'est nécessaire pour faire par exemple ce que beaucoup nomment «voyage astral » mais  ça sera pourquoi pas le thème d'une autre discussion). Bref la Salvia (comme tout ce que j'ai pu tenter comme autre expérience psychédélique) j'ai souhaité L'UTILISER justement afin de transférer l’importance accordée à la personne superficielle et changeante (je suis untel), au témoin immuable et éternellement présent (JE).
On invente rien. Tout ça a été dit depuis bien longtemps dans l'advaita je crois et à travers la sagesse indienne entres autres etc..mais souvent ça n'intéresse personne et c'est bien du « temps perdu » dommage mais c'est pas grave car notre partie éternelle n'est pas pressée car n’est pas soumise au temps et créera simplement encore et toujours d'autres circonstances pour que nous puissions nous réveiller de nos rêves dans lesquels nous incarnons des êtres humains par exemple, dans tout ce bordel.
Avec encore plus de recul, j'ai su que cet état (dans lequel je me retrouvais après une crise) était en fait mon état NATUREL ET ORIGINEL. Mon IDENTITÉ RÉELLE, celle que personne ne pourra jamais ni me donner ni me retirer ET QUE NOUS SOMMES TOUS, au delà de nos formes, de nos mémoires, de nos CROYANCES, de nos expériences, de nos connaissances ou des circonstances de nos vies.
Et là j'ai capté ce que Jesus souhaitait nous communiquer voilà 2000ans déjà en affirmant « NOUS NE FAISONS TOUS QU'UN». Encore une fois, tout le monde (bouddhiste, catholique, juif, blanc, noir, jaune, rouge, suédois ou africain etc etc) dit d'abord « JE SUIS » avant de greffer ou de surimposer ce qu'il projette/imagine/croit être....le temps d'une vie au sein de « la Vie.......qui ne meurt pas ».

On pourra également discuter d’un autre sujet qui est capital. Le libre arbitre et la destinée.
Déjà faut de suite voir que c'est soit l'un soit l'autre. On ne peut pas affirmer être libre et en même temps affirmer que les choses sont écrites à moins de comprendre quelle est la juste place de chaque partie [de notre ÊTRE]  dans cet ensemble nommé « univers » ou «manifestation » et SURTOUT voir que TOUT DÉPEND DE CE QU'ON CROIT ÊTRE, encore une fois.
Restez avec le témoin du film plutôt que d'être pris dans le rôle de l'acteur du Film De La Vie qui se joue sur la scène de votre Esprit.
Nous ne sommes ni matière (corps) ni énergie (âme) mais ce qui rend possible les deux et qui n'est ni l'une ni l'autre tout en imbibant les deux : (L'ESPRIT/Non-Manifesté). Ce ne sont que les deux facettes, opposées et liées entres elles par une promesse éternelle qui ne dépend ni de l'une ni de l'autre mais qui est INHÉRENTE À CE QU'ELLES SONT. 
La Conscience Universelle (et donc impersonnelle) est l'Enfant [UNique] du Non-Manifesté.

Je vous souhaite une excellente nuit.

Prenez soin de vous. drogue-peace

Dernière modification par kAntiQ (14 décembre 2020 à  03:16)

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Moi je pense que vu que dans la religion musulmane ils disent que dieu nous a créé de terre nous les êtres humains  et les djinns de feu et les anges de lumières, ça dois faire effet sur nous inconsciemment dans des situations où quand un déscolarisé est jaloux d'un étudiant quand le côté du mal et du bien se combattre pour mener à mieux un futur incertain puisqu'on peux mourir à n'importe quelle moment peu importe la façon ni les causes.

Comme la fibre tu dois avoir internet pour fonctionner le réseau qui est une sorte de conscience robotique, et c'est ça l'âme c'est le réseau qui alimente la télé qui est nous mêmes tout simplement.

Quand on perd conscience on perd son âme, mais pas pour l'éternité, car dans l'islam il y a un avant et un après.

Un avant qui est la vie d'ici bas considéré comme une épreuve et le après qui est la mort.

On dois sans doute se réveiller quelque part dans cet univers, l'âme est immortel et c'est dieu qui l'a fait et il en connais les importances.

Quand quelqu'un te met une patate dans la gueule tu est entre deux situations, la douleur physique mais surtout le désagrément d'action qui est vraiment chiante pour le mental.

Je peux continuer à vous donner des explications venant de la religion musulmane si vous me donnez un peu d'attention.

Merci de votre lecture.

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