Baisse de la métha... help..? / PsychoACTIF

Baisse de la métha... help..?

Publié par harmony, 08 novembre 2018 à  14:53
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harmony 
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Bonjour à tous salut

Après avoir pas mal traîné sur plusieurs forums d'ici et d'ailleurs, je me lance : inscription, connexion, réflexion.

Voilà la situation.
Mon homme (qui a la cinquantaine) a un sacré passé, sur lequel je ne vais pas revenir en détail. L'important, c'est qu'aujourd'hui il est sous métha, stabilisé depuis presque quinze ans. Il a démarré autour de 180mg (je ne sais pas exactement) ; quand on s'est connus, il y a quatre ans, il était à 50 depuis longtemps déjà (divisés en 2 prises, 40 + 10).
L'année dernière, on a commencé à envisager de partir à l'étranger, dans un pays où le traitement est introuvable : après de longues discussions, pas eu besoin de beaucoup forcer d'ailleurs, il a décidé d'essayer de baisser. Il a réussi à baisser de 15mg en moins de deux mois, puis il a stabilisé pendant l'été car on travaille dans la restauration donc besoin d'être au top en saison...
Il a repris la baisse en septembre (en fait, c'est surtout moi qui gère sa baisse, il me fait confiance ^^). Il est maintenant à 26mg/jour (23 + 3).
Je pensais qu'il arriverait à baisser de 2 ou 3mg/quinzaine, au moins jusqu'à atteindre 20, où je pensais encore réduire le rythme de la baisse.
La première période de baisse (février-mars 2018) s'était plutôt bien passée, il baissait de 5mg tous les 15 jours et ce n'était pas trop dur.
Mais là, ça bloque déjà, surtout quand on essaie de réduire la dose du soir (encore à 3mg). Quand on réduit, il a des nuits difficiles, notamment avec des spasmes musculaires terribles (pas crampes, hein ? c'est bien des spasmes, comme des tremblements violents) : un symptôme que je n'ai vu évoqué nulle part sur les forums, du coup on se demande si c'est vraiment lié au manque ou si la cause est tout autre. Avez-vous déjà eu ce genre d'expérience ?

Deuxième chose. Je constate que certaines personnes arrivent (et elles ont toute mon admiration) à réduire puis à en finir avec la métha, mais la plupart du temps, on ne sait pas depuis combien de temps elles étaient sous traitement. Est-ce qu'il y a des témoignages de personnes ayant réussi à décrocher alors qu'elles étaient sous métha depuis très longtemps, au moins 10 ou 15 ans, voire davantage ?
Je suppose que ça détermine le temps et la difficulté qu'il y aura pour arriver à décrocher. Je sais que c'est très dur pour mon homme, mais ça l'est aussi pour moi : ses nuits blanches, ses sautes d'humeur (parfois violentes), ses accès de déprime, ça aussi, c'est moi qui gère, les conjoints aussi mangent chaud dans l'histoire... hmm

J'en arrive au troisième sujet que je voulais aborder.
Le médecin qui le suit au Csapa n'est là que pour le mettre en garde, l'inquiéter, lui parler des risques à baisser trop vite (ce qu'on ne fait pas, justement), etc.
A moi ensuite de le rassurer (péniblement) chaque fois qu'il revient de ses rdv, totalement stressé sur les risques du sevrage. Déjà qu'il a un gros penchant hypocondriaque, c'est pas simple... quant à notre médecin de ville, il ne veut pas se mouiller, il le renvoie vers le csapa.
Bref, aucune oreille à l'écoute pour parler des craintes, aucun soutien pour s'appuyer, aucun professionnel pour nous soutenir. Ça aussi, c'est dur...!! Pourtant, il doit bien y en avoir qui sont ok pour aider leurs patients à baisser...??
La seule personne qui le soutient et le félicite, et qui s'intéresse (sans juger !!), c'est la pharmacienne... c'est cool, et heureusement qu'elle est là, mais ça fait un peu peu, comme dirait l'autre...

Voilà... si l'un(e) de vous a un petit bout de réponse à l'une de mes préoccupations, n'hésitez pas... Je me sens un peu seule et je ne serais pas contre un peu de soutien !
Merci à tou(te)s et bon courage à vous...

Dernière modification par harmony (08 novembre 2018 à  18:53)


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perceval 
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Hello,

Les spasmes, ce ne serait pas le syndrome des jambes sans repos ? Ça ne m'est jamais arrivé mais c'est un symptôme assez courant en sevrage.

Si c'est le cas, il faut mieux éviter de toucher à la dose du soir pour le moment : si ton homme métabolise la métha plus rapidement qu'un autre, il se retrouve "à sec" durant la nuit, par rapport à la dose de 20mg nécessaire et présente durant la journée.

Pas de panique, il sera possible de retoucher à nouveau la dose du soir plus tard quand celle de la journée aura encore diminuée (il est aussi possible de vider les gélules et d'en faire deux de 0.5 avec une de 1mg en achetant des gélules vides et de voir si une baisse de moins d'un mg est mieux vécue - au vu des dosages très précis annoncé, je suppose que ce sont des gélules qu'il utilise ?).

Pour la petite explication, la demie vie de la méthadone est normalement de +/- 30 heures chez la plupart des gens. Ce qui fait qu'une prise unique le matin permet d'obtenir chez la plupart un taux sanguin de méthadone ressemblant à ceci :
https://www.rvh-synergie.org/images/sto … _fig04.jpg
Chez ton homme, elle dure moins longtemps et le taux doit être "remonté" le soir afin de ne pas tomber sous le seuil qui déclenche le manque.
Il ne faut donc pas y toucher pour le moment (surtout en la diminuant d'un tier, c'est énorme) mais en continuant à diminuer la dose de la journée, ce seuil déclenchant le manque baissera aussi et il sera possible de diminuer la dose du soir.

Il est peut être possible aussi d'envisager un switch vers une autre molécule pour faciliter la décroche (le passage sous subutex pour un usager de méthadone est désagréable, mais cela peut aider au sevrage, beaucoup plus simple quand on utilise un opiacé auquel on n'est pas physiquement habitué... ou de la morphine, voire de la codéine pour les derniers mg, ou tout autre traitement jugé adapté par le médecin qui suit le sevrage).

Voilà pour les réponses, j'espère que cela t'aidera.

Je me permet de mettre en avant quelques passages qui m'ont un peu dérangé dans ta formulation. En les lisant, on dirait que tu pousses peut être ton homme à faire quelque chose qu'il n'a pas forcément vraiment envie de faire (du moins, pas à ce rythme et pas avec la pression qui découle de tes attentes).

après de longues discussions, pas eu besoin de beaucoup forcer d'ailleurs, il a décidé d'essayer de baisser.

(en fait, c'est surtout moi qui gère sa baisse, il me fait confiance ^^)

je pensais encore réduire le rythme de la baisse.

Quand on réduit

Il serait sans doute mieux qu'il puisse gérer son sevrage en fonction de son ressenti, de ses envies et de ses possibilités et sans que tes attentes ne lui mettent une pression trop importante.

Pas facile, je sais, mais dis toi que c'est la galère pour lui aussi big_smile

Bon courage pour vous deux.


L'usage illicite de l'une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d'un an d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende.

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filousky 
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Puisque ton titre est : Baisse de la métha... help..?, je vais assez rapidement te donner deux liens vers des lectures saines :

Baisse de la méthadone

et

Le Sevrage des produits psychoactifs

Cela t'aura donné le point de vue général de l'équipe de psychoactif sur les sevrages en général et sur celui de la méthadone en particulier.

La méthadone est un TSO = traitement de substitution dont l'ensemble des écrits scientifiques, ainsi que nos expériences (je suis sous 100 mg de méthadone), annoncent que le sevrage ne donne que très peu de résultats durables et surtout est une épreuve dont peu parviennent à se remettre dans les années qui suivent l'arrêt.
Dans TSO le S ne veut pas dire sevrage mais substitution.

Bon, je sais, mon message n'est pas un message encourageant, mais il a le mérite d'être honnête.

Amicalement

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psychodi 
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salut harmony

si j'ai bien compris, votre objectif de COUPLE est de partir vivre dans un pays où il n'y a pas de TSO ?

d'où le projet que ton homme s'en sèvre complètement ?
Est-ce que le médecin du CSAPA est au courant de ce projet ?
parce que s'il ne l'est pas, il ne peut pas s'engager avec vous vers un sevrage et reste dans la position commune des addictologues (que Filousky explique bien), c'est à dire le maintien d'un TRAITEMENT de SUBSTITUTION pour que le confort de vie soit optimal...

maintenant, je dois te dire que c'est super ce projet de voyage...parce que finalement, avoir un projet de vie est un ingrédient fondamental pour modifier une ou plusieurs addictions (arrêter un TSO n'est pas un projet en soi de mon point de vue mais ça se discute)

je rejoins un peu les propos de Perceval, à savoir que cette affaire de TSO, bin c'est surtout toi qui à l'air de t'en occuper (en discréditant tous les discours qui ne vont pas dans ton sens, à priori...quand on est une sauveuse, hein, on se refait pas comme ça...)...en CSAPA, ils accueillent aussi parfois l'entourage...Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de faire des entretiens de COUPLE d'un côté et que ton homme fasse son suivi médical TOUT SEUL du sien ?

Serais-tu prêtes à accepter cela ? que tu n'aies plus la main sur le TSO (et donc que cela soit ton homme qui en prenne la responsabilité pleine et entière ?)

ce ne sont que des suggestions tant je sais que c'est très compliqué, ces situations...mais tu as l'air un peu péremptoire sur l'idée que personne ne veut vous aider...peut-être est-ce juste un problème de lectures divergentes de la situation entre les différents acteurs ?

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Bonnes questions. Fil

on n'est jamais jamais assez fort pour ce calcul (contrepèterie)

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perceval 
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Je profite du message pour une question à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse et en lien avec le sujet : y a t il un phénomène de PAWS même après un arrêt très très progressif ?


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bilou
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la prebagaline peut aider pour les problemes de jambes agitées pendant la nuit quand on baisse la metha.
Personnellement,50mg au couché,et ça va


j'ai souvent envie d'envoyer tout ballader.Le probleme,c'est qu'après,ilfaut tout ramasser
                           Bilou

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Sangdencre 
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Je me sens un peu l'envie d'y mettre mon grain de sel mad
Primo, ne surtout pas aller vers le Sub, sauf si tu as échoué à toutes les autres possibilités qu'ils existent à ce jour.
Un peu dérouté, à qui je parle, ton homme ou toi ? A qui tu fais des rapports un peu à ta sauce (chose que je comprend et celui qui n'y a pas déjà eu recours à ses extrémités, me jette le premier pavé estampillé 68)

A Madame, le sevrage est un processus très long, très "passionnel" Surtout lorsque l'un des 2 n'est pas dans le même trip. Madame: tu l'aimes ? Tu n'es pas sa Mam's ? Tu veux l'aider ?
Il n'est pas débile, genre près pour l'HP ?

Donne lui envie de vivre et ne soi pas dans le jugement. Les UDM sont les plus difficiles à mener au sevrage, il va falloir être patiente, pire, au comble de la patience. Il va te falloir ressentir sa souffrance, ce n'est pas du chiquet pour avoir sa dose. Même pour le commun des lambdas ne peu concevoir, qu'un petit manque de 2 mg puisse soulager un gars ! Et pourtant, c'est vrai, même si comme tout le monde n'est pas équitablement équipé (comme, les cheveux épais, la capacité d'accoucher en sifflotant le pont de la rivière kwai...) Tu vois ce que je veux dire, les hommes sont un poil plus douillet....Le 1er mecton qui voudrait donner un avis (ouvrez un autre sujet ! MERCI)
Bref, je n'ai pas de début de réponse, mais tu peux t'attendre à de très extrêmes, phases de moments insupportables, et d'être prise de plein fouet par ce que tu ne voulais exactement, pour réessayer de le reconnaître, le voir !!
Je n'oserais en aucun cas prédire l'avenir. Mais une femme avertie en vaut 3 !

Courage drugs

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Post pertinent. Fil

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hyrda
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vous êtes donc bien compréhensifs avec Harmony je dois manquer d'empathie

Dernière modification par hyrda (09 novembre 2018 à  20:15)

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L'Italien 
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Non le temps passé ne changent pas la difficulté du sevrage (bien évidemment quelqu'un qui en a pris 3 mois n'aura pas le même problème qu'une personne induite depuis longtemps mais que tu sois traité depuis 3 ou 10 ans, c'est surtout une question d'habitude, le plus "dur" c'est qu'a chaque rechute, l'impression du sevrage devenant de plus en plus dur est ressenti (alors qu'objectivement, c'est à chaque fois la même sensation..)

J'ai arreter une fois à la dure d'un coup passant de 60 à 0 car je savais que je partais vivre en Espagne ensuite et ça m'a aidé, c'était la premiere fois que je sevrais la métha et ça a marcher (c'est un mauvais moment à passer, mais ça se fait, c'est genre grosse grippe pendant 10 jours puis ça s'atténue doucement) Ce sevrage avait marché et je suis resté clean 3 ans.. Puis retour à Paris et rechute...

Le PAWS est possible à n'importe quel dosage/durée du traitement ect j'en ai fait un qui m'a fait rechuter une autre fois car la depression et les chaud/froids qui duraient pendant plus d'un mois j'ai pété un plomb..

Je bouge vivre en Italie dans une semaine, je suis en ce moment à 40mg mais je consomme souvent à coté (putain de blanche lab testé 40 à 60% en fonction des batches, à 40 le g ou 0.9 sur les terrains du 93, vralment pas évident d'en sortir avec ces conditions, pour tout dire, de la brune dégueulasse j'en acheterai même pas et suivant le produit ne la taperais même pas si offerte (je pense aux brune liloise ou strasbourgeoise à 10e le "g"..)

Bref, descendre doucement est médicalement plus indiqué mais de 40 mg un sevrage brut avec benzos (j'ai la chance de pouvoir dormir énormément même sans médoc ça m'aide dans mes sevrages) et avoir un but (voyage c'est le top)..

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filousky 
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hyrda a écrit

vous êtes donc bien compréhensifs avec Harmony je dois manquer d'empathie

Premier contact, nous avons été plusieurs à répondre gentiment, ce n'est pas irréversible.

Ayant écrit l'essentiel en ce qui concerne la baisse de la méthadone, voilà le deuxième post qui contient la deuxième couche.

Harmony, comment se fait-il que tu n'ai pas posté une deuxième fois après ce long texte interrogateur ? Je vais développer un peu ce post très court d'Hydra qui a raison.

Sur Psychoactif, nous n'aimons pas des masses dialoguer avec un conjoint ou toute autre personne de l'entourage proche de l'intéressé, privilégiant l'intéressé.

Tu parles de ton conjoint comme si c'était toi qui devait descendre ton dosage. Notre expertise (du fait que nous soyons aussi consommateurs de TSO) ne peut "parler"
qu'à une personne qui comprend nos mots dans la profondeur de ses tripes. Lorsque le dialogue s'instaure sur un tel sujet avec une personne ignorante du bordel que vit une personne dépendante des opiacés à chaque descente de TSO, l'incompréhension est un résultat quasi systématique.

Tu ne peux pas ressentir le désarroi qu'entraine ces baisses et pourtant tu te places devant lui en annonçant que le médecin de son Csapa est plutôt opposé à cette baisse en vue du sevrage. Bizare, nous aussi ...

L'Italien est un des rare battants capable de se sevrer momentanément des opiacés en passant de gros dosages à zéro. Ce n'est pas donné à tout le monde de faire du rodéo. Respect l'Italien.

"Seul contre tous" est une devise que j'ai trouvé sur une plaque de cheminée et c'était la devise de rois de France.

Pour conclure, donnes la main à ton homme sur le forum sinon, rien de constructif ne va ressortir de ce thread.

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harmony 
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Saperlipopette... quelle tempête j'ai déchaînée ! ça décoiffe.

Tout d'abord, merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre.... merci pour vos témoignages, pour vos réponses à mes questions, et/ou pour vos questions qui ont fait avancer le débat.

Je me doutais du ton de vos réactions à venir, je traîne sur ces forums depuis assez longtemps, je suis bien consciente que vous préférez avoir affaire à l'intéressé. Malheur à celui (celle) qui essaie de l'aider, et qui ose parler en son nom. Il ne sait rien ! Il ne comprend rien ! D'ailleurs, ce n'est pas son problème, qu'il laisse donc l'intéressé gérer tout seul dans son coin !
Wé, mais non, attendez. L'intéressé, c'est mon homme de ma vie, et non, je ne compte pas le laisser se débrouiller tout seul. Son problème = mon problème.

Attention, à ceux qui s'agacent déjà... merci de lire jusqu'au bout ^^

Seul(e) contre tous ? Oui, Filousky, tu peux railler, mais franchement, ce n'est pas la première fois.
Quand on s'est connus, il était marié (2ème mariage déjà... du coup, ça fait trois), trois enfants ; on a 17 ans d'écart. Les parents, les amis (vous savez, ceux qui vous veulent du bien), les voisins qui connaissent tout de votre vie : ils nous donnaient deux semaines.
Bon, ça fait bientôt quatre ans, et on est inséparables, fusionnels même (et oui, son médecin du CSAPA le sait, elle est au courant que c'est d'ailleurs une des clés de la réussite de la baisse, et je dois la rencontrer 'officiellement' le mois prochain pour parler de tout ça ; on s'est déjà croisées plusieurs fois).

Son passé avec les produits, il m'en a parlé dès le début de notre relation. Accro à hélène (entre autres...) dès l'âge de 15 ans (il en a donc 51) ; quand, il y a une grosse vingtaine d'années, il a dû décrocher, on l'a mis sous palfium ('on' = pas moi, hein... le doc de l'établissement où il s'est retrouvé pas de son plein gré, c'était pas un ange à l'époque, bon j'vous fais pas un dessin), puis sous subu (dosé à plus de 30mg à l'époque), et depuis quelques années il est sous métha.
Pendant quelques temps, en Suisse, il a été lui-même shooter et il a fait de la prévention dans ces milieux.
Bref... Tout ça pour dire que je comprends vos inquiétudes, mais soyez tranquille, ce n'est certainement pas un débutant, il sait ce qu'il fait, et s'il a choisi de baisser et de me faire confiance pour l'aider, c'est parce qu'il le sent (aucune de ses ex-femmes n'avait la main sur ses cachets), et il n'est vraiment pas du genre à se laisser influencer en quoi que ce soit.

A Sangdencre qui me conseille de lui donner envie de vivre (sans blague ? il faisait 50kg de trop quand je l'ai connu, il était devenu boulimique avec son ex tellement il était mal dans sa vie..) et de ne pas être dans le jugement : franchement... si j'étais dans le jugement, je ne serais pas là.

En venant chercher de l'aide ici, j'aurais juste aimé que l'un de vous puisse me dire : oui, j'ai réussi à baisser, parce que c'est mon choix, et j'ai trouvé des soignants qui m'aident dans ma démarche, me comprennent et me soutiennent.

Je comprends que vous soyez inquiets pour lui (j'ai peut-être mal formulé mon premier post, c'est sûrement de ma faute). Mais oui, et j'en suis désolée si ce n'est pas la chose à dire sur ce forum : cette baisse (voire le sevrage, à terme, mais ça, il verra bien), c'est un projet que nous menons ensemble.
Parce qu'en voulant partir à l'étranger (ce qui, pour le coup, est son idée et son envie), je me suis rendu compte que la métha allait poser un gros problème. Puis parce qu'en me renseignant et en lisant pas mal sur le sujet, j'ai constaté que la métha est une vraie saleté chimique, dont j'aimerais bien le voir débarrassé (question de revenir à une vie plus saine).
Parce qu'en discutant du sujet avec lui, pendant des heures et des jours, je me suis rendu compte qu'il avait envie de s'en débarrasser depuis très, très longtemps. Il m'a dit que depuis ses 15 ans il n'a jamais été vraiment clean, et qu'il en rêve. A plusieurs reprises (bien avant qu'on soit ensemble), il avait envisagé (et même essayé) de faire des cures de sommeil, des séjours en hosto avec prise en charge médicamenteuse etc, pour s'en sortir.... J'ai senti qu'il avait cette volonté d'arriver au sevrage, déjà en lui, depuis longtemps.
C'est ce qui m'a amenée à faire pas mal de recherches sur le sujet (comment baisser, pourquoi baisser, les erreurs à éviter pour éviter l'échec... le psychowiki sur le sujet, je le connais bien). Pas pour le convaincre de baisser, il était convaincu bien avant de me connaître ! Juste pour l'aider dans sa démarche. Et parce qu'en effet, les gens du csapa ne se montrent pas vraiment à l'écoute quand on évoque le sujet de la baisse. Et que du coup, c'est dur de trouver une oreille pour poser nos questions, ou pour parler de nos doutes (les siens et/ou les miens, qui ne sont pas forcément les mêmes).

Comme entamer une baisse seul, c'est très difficile (j'en suis consciente, et j'applaudis des deux mains ceux qui y arrivent), oui je suis là, je l'aide et je le soutiens, et j'espère qu'il arrivera au sevrage (pardon d'être vulgaire... ^^). Maintenant, s'il n'y arrive pas, il a déjà réduit de beaucoup, et je suis déjà TRÈS fière de lui.

Et si je n'ai pas répondu plus tôt, c'est parce que je me suis pris une volée de bois vert avec vos réponses, qu'elles m'ont méchamment fait me remettre en question, et douter sur ma façon de l'accompagner dans sa baisse.
Mais au final, même si certains d'entre vous ont juste répondu à mes questions et m'ont aidée (et je les en remercie encore), je me suis sentie jugée, prise de haut parce que je ne fais pas partie de votre monde, que je ne ressentirai jamais ce que vous ressentez (vous ne m'apprenez rien), et je regrette d'avoir cru un instant qu'il y aurait peut-être un peu plus d'écoute et/ou de soutien ici.
Maintenant, vous avez sans doute raison, je n'aurais pas dû venir avec mes questions et mes doutes : chaque situation est tellement particulière, tellement spécifique, qu'il faudrait des heures pour expliquer seulement le contexte de leur naissance. Et qu'en étant seulement 'conjoint de', on n'a aucune légitimité, à vos yeux, pour essayer de régler les problèmes, même si on en souffre autant que vous, quoique différemment...


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cependant
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Salut,

en effet, j'ai lu à plusieurs reprises sur PA des échanges difficiles entre conjoint(e)s d'UD et utilisateurs du forum (bien souvent UD). L'incompréhension est souvent de mise, facile de se braquer (d'un côté comme de l'autre ; moi même la première).

Or c'est vrai que, même si dans une optique rdr, le soutien aux proches des UD est important (et même nécessaire et fondamental pour que ceux derniers soient un vrai soutien aux UD), c'est vrai aussi que le sous-titre du forum est « l'espace solidaire entre les consommateurs de substances psychoactives », car malheureusement dans la vie on est encore plus stigmatisés en tant qu'UD qu'en tant proche d'UD, et car le changement dans les conso, même s'il est effectivement influencé par l’environnement et les relations extérieures, ça ne vient que de la personne directement concernée (laquelle subit dans son propre corps et dans sa propre tête les "désagréments" et les douleurs éventuels qu'un changement dans la consommation apporte).

Face à mes mal-être et malheurs, ça m'est arrivé de m'entendre dire par une personne que j'aime « tu m’énerves ! je ne supporte plus de te voir si mal, ça me fait du mal ». Et je suis désemparée. Pas seulement je suis déjà au plus bas, en plus je devrais trouver la façon pour que mon mal-être ne l’envahisse (comme si je le faisais express en plus et moi ça ne me mettait pas super mal). Je ne dis pas que si on décide d'être à côté de quelqu'un qui souffre il faut encaisser et stop, mais, mettre ses limites, s'éloigner à des moments s'il le faut (reconnaître son impuissance en se ressourçant je trouve plus efficace que de vouloir persister dans l'aide à tout prix en se vidant de ses énergies et en faisant finalement culpabiliser la personne qu'on veut aider).

De l'autre côté, je vois tout à fait qu'est ce que c'est de partager un quotidien difficile, ça m'est arrivé aussi d'être là pour quelqu'un pendant des baisses et sevrages dégressifs, avec les nuits agitées par les jambes qui n'arrivaient pas à s'arrêter, les tripes en vrac et tout le reste (et moi avec l'envie de me défoncer...bref, passons). Mais, je ne pense pas que jamais j'aurais eu envie de poster en demandant des conseil pour cette personne, si j'avais connu PA à l'époque je pense bien que je lui aurais conseillé d'y faire un tour si l'envie/le besoin se présentait, parce que au fond, mon amour n'avait strictement rien à voir avec l'arrêt de ses consos, logiquement elles avaient une influence sur nos vie et projets en commun, tout comme mes nécessités, mes idées et mes consos. Quand elle m'a dit que il lui fallait que je l'encourage en disant des trucs styles « bravo ! cool que t'as réussi à baisser...continue comme ça » je l'ai fait, mais sinon j'ai toujours essayé de ne pas la pousser.

Moi, je n'aurais pas pu accepter que je garde ses médocs (on en avait discuté, d'ailleurs), en premier lieu parce que je n'aurais jamais refusé à une demande de sa part et surtout parce que si on ne peut pas baisser par soi même, c'est que ce n'est peut-être pas le moment de le faire (ou pas de cette façon).
Nous on y voyais une infantilisation et l'installation d'un relation malsain basé sur un rapport de pouvoir qu'on voulait pas avoir entre nous.
Après, chaque situation est particulière et j'imagine que vous en avez longuement discuté aussi, mais je sais que perso, je veux avoir la main sur mes produits à tout prix, c'est à moi de les teje si j'en veux pas ou décider de ne pas en consommer (ou d'en consommer), en tout cas, je suis une personne à part entière et mes choix me reviennent sans que je les délègues, même si cela peut me paraître plus facile sur le moment (raison pour laquelle, t'es pas la première à se retrouver à "gérer" le traitement de son conjoint, cependant tous les exemples que j'ai vu n'ont pas amené bien loin).

En tout cas, ce que je me sens de te dire, c'est de penser à toi aussi, ne pas te mettre la pression dans une relation d'aide qui n'est pas facile ni évidente, de ne pas t'épuiser. Si des moments on ne se sent pas d'être là pour l'autre, mieux vaut, à mon avis, de faire un tour et prendre l'air plutôt que d'être deux à péter les plombs. Et s'il se retrouve tout seul à devoir gérer, ça le mettra peut-être en face de ses envies à lui et de sa façon personnelle d'y faire face. Quitte à raugmenter, ce n'est jamais une "rechute" : comme ça a déjà fait avant, je te conseille de relire aussi le texte sur la non linéarité du sevrage de prescripteur...

Et puis en effet, vu que ce n'est pas facile, je crois que tu peux demander de voir un psy au CSAPA en qualité de proche d'UD, pour vider le sac sur TES peurs et TES appréhensions (que t'as toute légitimité à avoir).

Bon courage !

ps. J'imagine que vous avez bien vérifié que dans le pays où vous voulez aller la méthadone n'est pas disponible...je me dis que ça voudrait peut-être le coup d'en parler avec un médecin du lieu ou bien informé, car à certains endroits (genre Afrique, par exemple), même si les TSO ne sont pas disponibles, il y a d'autres médicaments opiacés qui peuvent servir au pire de remplacement et donc permettre de ne pas envisager à tout prix un sevrage opiacé, si celui-ci est difficile (mais à voir sous avis médical, quand même).

Dernière modification par cependant (11 novembre 2018 à  10:35)

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prescripteur 
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Je profite du message pour une question à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse et en lien avec le sujet : y a t il un phénomène de PAWS même après un arrêt très très progressif ?

L'arrêt progressif diminue la probabilité de la survenue d'un PAWS mais ne l'annule pas.
Il faut comprendre que le PAWS , même s'il a une définition unique (syndrome après sevrage aigu) ne correspond pas à quelque chose d'unique. Il y a plusieurs mécanismes, le manque "physique" du produit mais aussi le deuil du produit ou le retour aux difficultés psychologiques qui ont expliqué le recours au produit.

C'est pourquoi la prise en charge doit etre adaptée à la nature des difficultés.
Pour les opiacés il semble qu'il existe pour faire simple (et même simpliste) un "déficit de récepteurs opiacés"
qui met du temps à se corriger et c'est pourquoi la prise prolongée de petites doses de méthadone (5 mg environ) peut etre proposée dans certains cas.

Amicalement


Quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense. Pierre Dac

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hyrda
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chère Harmony
malheureusement vous ne pourrez jamais comprendre ce qu'est la maladie de la dépendance car vous n'avez pas cette maladie par contre pour mieux comprendre ce que l'on vie vous pouvez assister à des réunions pour les conjoints de dépendants 
merci Hyrda

Dernière modification par hyrda (11 novembre 2018 à  20:24)

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harmony 
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prescripteur a écrit

L'arrêt progressif diminue la probabilité de la survenue d'un PAWS mais ne l'annule pas.
Il faut comprendre que le PAWS , même s'il a une définition unique (syndrome après sevrage aigu) ne correspond pas à quelque chose d'unique. Il y a plusieurs mécanismes, le manque "physique" du produit mais aussi le deuil du produit ou le retour aux difficultés psychologiques qui ont expliqué le recours au produit.

C'est pourquoi la prise en charge doit etre adaptée à la nature des difficultés.
Pour les opiacés il semble qu'il existe pour faire simple (et même simpliste) un "déficit de récepteurs opiacés" qui met du temps à se corriger et c'est pourquoi la prise prolongée de petites doses de méthadone (5 mg environ) peut etre proposée dans certains cas.

Merci prescripteur pour ces infos super

Et merci à cependant pour ton témoignage.

Dernière modification par harmony (12 novembre 2018 à  01:25)


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