Films stupéfiants : Différence entre versions

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Le réalisateur américain Michael Tully, lui, fait un pari aussi risqué qu'inédit dans son film « Cocaïne Angel » : raconter avec humour la minable semaine d'un junkie… Aujourd'hui, les drug-movies conquièrent de nouveaux territoires. Formé à l’école de la pub, le Japonais Kudo Kankuro place ses deux héros, les samouraïs homosexuels et toxicos Yaji et Kita, en plein 19e siècle!
 
Le réalisateur américain Michael Tully, lui, fait un pari aussi risqué qu'inédit dans son film « Cocaïne Angel » : raconter avec humour la minable semaine d'un junkie… Aujourd'hui, les drug-movies conquièrent de nouveaux territoires. Formé à l’école de la pub, le Japonais Kudo Kankuro place ses deux héros, les samouraïs homosexuels et toxicos Yaji et Kita, en plein 19e siècle!
 
Kudo Kankuro s'explique : "J’ai utilisé les drogues comme un élément comique. Je ne voulais pas d’effets spéciaux pour mon film. Les drogues me permettent de faire passer tous les trucs les plus fous. C'est très économique comme système! Puisque mon personnage est défoncé, tout ce qu’il voit c’est ce que voit le spectateur. Sa réalité devient la nôtre. Comme pour la scène où il croit voir des tanks. Pas la peine de recourir à de vrais tanks puisque c’est un délire. J’utilise des maquettes!"
 
Kudo Kankuro s'explique : "J’ai utilisé les drogues comme un élément comique. Je ne voulais pas d’effets spéciaux pour mon film. Les drogues me permettent de faire passer tous les trucs les plus fous. C'est très économique comme système! Puisque mon personnage est défoncé, tout ce qu’il voit c’est ce que voit le spectateur. Sa réalité devient la nôtre. Comme pour la scène où il croit voir des tanks. Pas la peine de recourir à de vrais tanks puisque c’est un délire. J’utilise des maquettes!"
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Version actuelle datée du 18 octobre 2017 à 14:40

Par ordre alphabétique des titres du film

"Cocaïne Angel" de Michael Tully, 2006

"Dead Time" de Steve Sanguedolce, extrait, 2005.

"Liquid Sky" de Slava Tsukerman, extrait, 1982.

"El Topo d'Alejandro Jodorowsky, extrait, 1970.

"The mystery of leaping fish" de J.Emerson & DW Griffith, 1916.

"Maniac" & "Narcotic" de Dwain Esper et Vival Sodar't

"Refer Madness" par Andy Fickman, 2005.

"Requiem for a dream" D. Aronofsky, 2000.

"The Connection de Shirley Clarke, 1961.

"Transpotting" par Danny Boyle en 1996, adapté d'un roman du même nom publié par Irvine Welsh en 1993.

"Trash" de Paul Morrissey

"The Trip" de Roger Corman

"Yaji & Kita : The Midnight Pilgrims" Kudo Kankuro – Aemik ACE entertainment



émission TRACKS : Vision - Drug movies

édito de l'émission : Depuis les origines du cinéma, des réalisateurs jouent avec le feu en exploitant un sujet tabou: la drogue. Provocatrice, hors-la-loi, malsaine, la catégorie drug-movies n'a rien à envier à l'extrémisme du porno hardcore ou des snuff-movies. Hormis les exceptions "Trainspotting" et "Las Vegas Parano", les drug-movies sont voués à l'underground. Journaliste et écrivain, l'américain Jack Stevenson a dessiné dans son livre "Addicted" la cartographie des drogues au cinéma.

Jack Stevenson : "Parler des drogues au cinéma permettait d’aborder plein de sujets différents. Et ça reste encore aujourd’hui un formidable ressort dramatique et excitant."

- Les premiers films en doporama Dans les années 30 et 40, les films antidrogue envahissent les écrans américains. Le plus connu d'entre eux, "Reefer Madness", littéralement "la folie du pétard", devient culte au point de finir sur les planches des théâtres de Broadway à la fin des années 90. Une nouvelle version du film est même sortie en 2006. Avec les sixtees, la drogue accompagne la contre-culture. En 67, Roger Corman pape du cinéma de genre, délaisse un instant les films d'horreur pour "The Trip". C'est le premier psychedelic-movie. On y retrouve Denis Hopper, Jack Nicholson, et Peter Fonda deux ans avant Easy Rider. Avec ses light shows et autres effets visuels expérimentaux censés reproduire les effets de la drogue, Corman réalise le premier film en doporama!

- Les junkies filent un mauvais coton Avec les 70's, comme dans la vraie vie, les junkies filent un mauvais coton. La trilogie "Flesh", "Trash" et "Heat" de Paul Morissey dépeint l’univers désenchanté des shootés de l'East Village. Un tableau si crédible que le public croit y voir un documentaire. La notoriété du film "Trash" tient beaucoup à l’interprétation de Joe Dallesandro. Avant que Morrissey lui propose de jouer le junkie dans son film, il tapinait dans les rues de New York.

- Fini le glamour En 82, les punks et les losers de "Liquid Sky" sont sous l'emprise d'extraterrestres qui les rendent accros. Les drug-movies sont à un tournant : la dope n'est plus glamour, mais révélatrice d'une société malade. Adaptation au cinéma du livre d'Hubert Selby Jr, "Requiem For a dream" de Darren Aronofsky raconte une amérique shootée aux envies de jouissance et de réussite. Même les mères de famille sont accros à leurs petites pilules. Dans "Dead Time", filmé en 2005, le réalisateur canadien Steve Sanguedolce adopte une posture radicale. Il imprime sur la pellicule à coup de scratches les altérations de la réalité et les ravages provoqués par les drogues.

- Les drogues rigolottes Le réalisateur américain Michael Tully, lui, fait un pari aussi risqué qu'inédit dans son film « Cocaïne Angel » : raconter avec humour la minable semaine d'un junkie… Aujourd'hui, les drug-movies conquièrent de nouveaux territoires. Formé à l’école de la pub, le Japonais Kudo Kankuro place ses deux héros, les samouraïs homosexuels et toxicos Yaji et Kita, en plein 19e siècle! Kudo Kankuro s'explique : "J’ai utilisé les drogues comme un élément comique. Je ne voulais pas d’effets spéciaux pour mon film. Les drogues me permettent de faire passer tous les trucs les plus fous. C'est très économique comme système! Puisque mon personnage est défoncé, tout ce qu’il voit c’est ce que voit le spectateur. Sa réalité devient la nôtre. Comme pour la scène où il croit voir des tanks. Pas la peine de recourir à de vrais tanks puisque c’est un délire. J’utilise des maquettes!"


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