GHB (gamma-hydroxybutyrate), effets, risques, témoignages

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Histoire brève

Le GHB est une substance endogène naturellement présente de la plupart des organismes vivants[1] et dans le cerveau avec des concentrations qui varient en fonction de la zone de ce dernier.[2].

Le GHB a été synthétisé suite au besoin clinique de développer un précurseur des récepteurs GABA qui pourraient traverser la barrière hématoencéphalique[3]. L'effet sédatif du ghb et sa faible toxicité l'on guidé vers une utilisation en anesthésie. Ce dépresseur de forte puissance agit d'une manière notable sur le système GABAergique du cerveau.

Cependant le produit était relativement confidentiel au sein du milieu médical et c'est à travers le clubbing ainsi le bodybuilding que le produit a pénétré les rues. Le GHB est devenu accessible au public, faute de réglementation, notamment aux USA et en Europe, se vendant comme complément alimentaire ou autre (magasins lié au culturisme, sex shop, smartshop etc.)

Histoire médicale

Ce produit a deux avantages en anesthésie  :

Le premier est qu'il provoque une électroencéphalographie qui donnent des resultats où les patients peuvent "répondre" malgré un "haut voltage+ activité faible" sur l’électroencéphalogramme[4]

Deuxièmement, malgré sa rapidité d'action, les effets ont une durée relativement courte. Par exemple en injection les effets peuvent débuter entre 4-6 mn chez le rat. Dans le corps humain, la demi-vie plasmatique est de 60-90min[5]. En conséquence l'utilisation de ce produit était confiné à la chirurgie (ex: opérations ophtalmiques) , vu que le produit ne limitait pas les réflexes des patients. Source: Vickers 1969 + Smith et al 1972. Puis le produit s'est développé pour les anesthésies générales[6]

Enfin ce produit avait aussi un potentiel en tant qu'anxiolytique mais il a été remplacé rapidement par les benzodiazépines qui sont des médicaments moins risqués sur plusieurs aspects (abus, overdoses, facilité d'usage etc.)

Les effets du produits sur le sommeil ont été découvert dès la fin des années 50, via l'utilisation de doses importantes. D'abord par des doses faibles (15-50mg/kg orale) , aujourd'hui une dose pour le sommeil est de 4.5g sur la notice des GHB pharmaceutiques[7], jusqu'à 2x par nuit pour avoir une nuit de sommeil complète[8]

Les effets hypnotiques du ghb chez l'Homme a été démontré lors d'essais "ouverts" et il a été observé que le produit provoqué un seuil d'endormissement plus bas, un endormissement plus rapide et le maintient du sommeil après l'endormissement[9][10]

Cependant, comparé à un placébo distribué lors d'essais en double aveugle, les enregistrements des polygraphes n'ont pas démontré un raccourcissement du temps avant l'endormissement chez les patients sains , qu'il y ait une administration nocturne ou matinale[11].

D'un autre coté , l'effet hypnotique (15-55mg/kg per os ou oral) a été démontré en clinique, chez des patients atteints de "idiopathic excessive daytime somnolence = hypersomnie?"[12] et chez les patients atteints d'insomnies ou de depression[13].

La littérature scientifique suggère que le GHB facilite le sommeil chez les patients qui ont des difficultés à initié ou maintenir le sommeil mais n'a aucun intérêt chez les patients sains.


----------Insérer la relation sevrage alcool et GHB ici-----------
----------Insérer la relation sommeil et GHB ici-----------

Qu'est ce que c'est ?

Aspect, à quoi ça ressemble ?

fiole de 5ml de GHB à 8euros
GHB médical sous forme de Xyrem
Fabrication du GHB avec le GBL (et colorant jaune)



Ce produit a la texture et l'aspect du savon, il est plutôt lourd et donc peu volumineux ou poudreux. Sous sa forme solide, cette molécule est d'un blanc éclatant sous sa forme solide. Le produit a tendance a se solidifer si la teneur en eau est inférieur à 50% du volume. Au delà , le produit est sous forme liquide, plus ou moins concentré. Il existe une forme thérapeutique du produit distribué sous l'AMM "XYREM®" pour les troubles du sommeil (formes graves de narcolepsie, hypersomnie etc.)[14]

Il existe plusieurs formes de GHB (naGHB, KohGHB, mgGHB, caGHB) ~ nous nous concentrerons ici sur sa forme sodium pour cet article , et le wiki n'évoquera que le 1,4-BD et le gammabutyrolactone. CF: page 67 Christopher D cash

Le produit est légèrement salé sous sa forme médical et lorsqu'il est synthétisé illégalement, il l'est d'autant plus. (source: Q)

Les autres noms et surnoms

Gamma OH ou γ-OH ;

Acide gamma-hydroxybutyrique ;

Ecstasy liquide ; Le "g" ; Le sel. ; La drogue du viol ;

noms scientifiques :4-Hydroxybutanoic acid ou Sodium 4-hydroxybutanoate (peu utilisé)

noms commerciaux : Xyrem®

Le prix

Le prix du xyrem est relativement cher (source: q) Le prix du ghb de rue est dépendant de son précurseur, le gammabutyrolactone, qui se vend environ 100€ le litre (eq: 500doses). Il s'agit donc d'un produit relativement peu coûteux, une dose d'un produit de rue a un prix coûtant variant entre 20cts et 1€ , ce prix est nettement supérieur sur le marché noir (plusieurs euros la dose).

Les modes de consommation

Oral/ per os : liquide dilué pour attenuer le goût du sodium ; morceaux solides mâchées Rectal : dilué seringue 5ml ; IV : xyrem uniquement (ph stabilisé 7.5, utilisé en anesthesie 1960-1980 source: Henri Laborit) IM : non Sub lingual: non

Dosages

D'après Erowid[15], pour une prise orale :

  • Effet léger :0.5 - 1.5 g
  • Effet Commun : 1 - 2.5 g
  • Effet fort : 2 - 4.0 g
  • Peut induire un sommeil profond : 3 - 5 g
  • Overdose : 5 - 10+ g

Les effets recherchés

Insérer image pg 421+423 christopher D cash : Pharmacodynamique synaptique

Dose récréative : Ivresse, euphorie, désinhibition, appétit sexuel augmenté, orgasmes plus puissants. Dose hypnotique : Sommeil

Pharmacologie, Pharmacocinétique, pharmacodynamique

Les risques de la consommation

Dangerosité et dommages du produit selon différents classements

Echelle de classement des dommages créés par différentes drogues.2007 [16]
Le cube de la dangerosité pharmacologique, selon Alain Morel[17]


Les effets secondaires

Nausée, vomissement, endormissement. Risque glutamate, cycles du sommeil dégradés en cas de consommation chaotique, bodyload relativment long après ingestion de doses massives. En cas d'abus fréquent et répété, Syndrome de Korsakoff? Déséquilibre potassium/sodium?

Tolérance, accoutumance, Dépendance

La dépendance se développe en plusieurs semaines, voir mois, d'utilisation quotidienne. Le sevrage est potentiellement mortel, la personne peut être délirante, avoir des hallucinations dans le pire des cas. L'administration d'antipsychotique, de benzodiazépines et de gabapentin peut être nécessaire pour la santé de l'usager.

GHB et grossesse

Le ghb a été utilisé en anesthésie pour les accouchements, cependant nous ignorons si le produit est dangereux pour le foetus ou l'enfant.

GHB et mélanges de drogues ou de médicaments

Le ghb est un dépresseur du Système Nerveux Central (SNC) puissant, un "downer". Le mélange de plusieurs downers est potentiellement mortel (depression respiratoire, etouffement, chutes etc.)

Très dangereux : Barbituriques. Opiacés et opioïdes : consommation sans tolérance ou avec des pics de concentration in vivo ; un individus sans tolérance qui consomme simultanément de l'héroïne de bonne qualité et du ghb va faire une dépression réspiratoire importante et décéder relativement rapidement) Alcool : si la personne ingère une grande dose d'alcool avant l'ingestion d'une dose de GHB, celle ci va faire un coma potentiellement mortel là aussi. Benzodiazépine: idem. Dissociatifs : MXE, Kétamine, dérivés de PCP mais pas la salvia divinorum.

Dangereux : Alcool: boire de l'alcool APRES une dose de ghb est bien moins risqué, cependant le dosage peut être traître. Il est vivement déconseillé de faire un combo GHB-Alcool-GHB, car dans tous les cas l'alcool s'élimine très lentement par le foie. (source: inserer diag elimination alcool)

Comment réduire les risques

  • Avoir un setting de qualité : un lieu avec des personnes de confiances, qui veilleront sur vous.
  • En cas d'endormissement, vérifier le poul et la respiration. Bien entendu il est conseillé de contacter le 112 en cas de "coma ghb" ou "g-hole" , cependant l'endormissement étant assez fréquent, il est courant que des usagers fassent l'erreur de laisser une personne s'endormir sans verifier son état.
  • Il est impératif de la mettre en position latérale de sécurité si elle ne réagit pas, pour ne pas qu'elle s'étouffe.
  • Enfin, le point décisif est de déterminer son "safe spot" c'est à dire une dose "safe" qui provoquera des effets récréatifs satisfaisant. L'usager devra donc aller pas à pas dans ses dosages puis les mémoriser.
  • Le remplissage de l'estomac, l'hydratation et la fatigue joue un rôle clé dans la puissance du ghb ou de ses dérivés, allant jusqu'à plus ou moins un tiers en terme de puissance ressentis.
  • Sur la notice du naGHB médical "Xyrem®" , il est conseillé de prendre le médicament à heures fixes, avec l'estomac remplis de la même manière, a fin de limiter la variation d'effets.


Liens

Références

  1. https://www.ceri.com/cti-1.gif
  2. Forensic Chemistry : Doherty et Al. 1978 ; Vager et Al. 1988
  3. source: laborit 1964
  4. Borenstein et al. 1969 + Laborit 1960 + Hayashi 1967 + Metcalf et al 1966
  5. Ferrara et al. 1992
  6. Kleinschmidt et al 1998,1999
  7. http://m.base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/www/pdf/notice/notice-312.pdf
  8. Samson et al. 1956, White et Samson 1956, Holmquist et Ingvar 1957 , Jouver et al 1961 , Laborit 1960, ROth et Suhr 1970
  9. Broughton et Mamelak 1980; Delay et al. 1965; Hayashi 1967; Hoes et al. 1980; Laborit 1964
  10. Metcalf et al. 1966; Schneider et al. 1963; Yamada et al. 1967
  11. Lapierre et al. 1990
  12. Montplaisir et Barbezieux 1981
  13. Mamelak et al. 197
  14. notice d'utilisation xyrem + Hopital . P.S paris
  15. https://erowid.org/chemicals/ghb/ghb_dose.shtml
  16. Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 "Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse" The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)
  17. Aide-Mémoire en addictologie (Edition Dunod)