LSD, effets, risques, témoignages

De PsychoWiki, le wiki de Psychoactif
Share/Save/Bookmark
Aller à : navigation, rechercher

Le LSD est le nom générique donné à un alcaloïde semi-synthétique dérivé de l’acide lysergique, obtenu à partir de l’ergot de seigle : le L. S. D. 25 (acide lysergique diéthylamide), mis au point en 1938. C'est un hallucinogène puissant, dont la consommation est appelée un trip (ou voyage). En France, le LSD a été expérimentée par 1,3% des jeunes de 17 ans en 2011[1] et 1,6% en 2014[2]. Il est classé comme stupéfiant.

Histoire brève

En 1938, Albert Hofmann isole l’acide lysergique de l’ergot de seigle, qu’il combine à différentes réactions chimiques pour tester son effet stimulant sur la circulation. Parmi eux, le LSD-25 (le 25e de cette série) ou acide lysergique diéthylamide. Mais face à ses effets peu probants, les pharmacologues de Sandoz laissent tomber l’expérience. Cinq ans plus tard, suivant un « étrange pressentiment », Albert Hofmann s’intéresse à nouveau au LSD-25.Le 16 avril 1943, alors qu’il le synthétise, il ressent « une agitation combinée à un léger vertige » qui le conduit à arrêter ses expériences. Une fois rentré chez lui, il a des visions intenses kaléidoscopiques et colorées, qui s’estompent après deux heures. Il pense avoir absorbé une petite quantité de substance en se frottant les yeux. Trois jours plus tard, le 19 avril 1949, il décide de tester sur lui-même le LSD-25 et réalise le premier trip volontaire de l’histoire. Il prend ce qu’il considère comme la dose minimum pour produire un effet, 250 microg – en fait une forte dose – et part dans une hallucination intense.

Sa découverte, que certains désignent comme « la bombe atomique de l’esprit », va influencer la deuxième moitié du XXe siècle occidental, notamment le mouvement hippy dans les années 60 et le mouvement techno dans les années 90.Pour Hofmann, le LSD doit être légalisé pour la recherche scientifique et être inclus dans de nouvelles approches pour le traitement de diverses maladies chroniques. Il va même plus loin en affirmant que si le LSD n’est pas une drogue récréative, il peut bénéficier à tout le monde, dans un cadre sécurisé et dans une optique d’élévation de soi. Dans les années 60, il critique ainsi fortement Timothy Leary qui encourage la consommation généralisée de LSD, et dénonce le Projet Mkultra de la CIA qui administre, à des fins de recherches, du LSD à des sujets non informés.

La consommation de LSD a resurgit avec l'avènement du mouvement techno dans les années 90, et ne s'est plus démenti depuis.

Après avoir été classé comme stupéfiant dans les années 70, dans la catégories des drogues "sans effet thérapeutiques", un certain nombre d’essais sont en cours aux Etats-Unis et en Suisse pour voir si le LSD et la psilocybine (la substance psychotrope contenue dans les champignons hallucinogènes) pourraient servir à traiter l’anxiété et la dépression chez les personnes atteintes d’un cancer en phase terminale. Par ailleurs des études ont montré que la prise de LSD pouvait aider à soigner l'alcoolisme.[3]

Qu'est ce que c'est ?

Buvards de LSD
Plaque de plusieurs buvards de LSD
Plusieurs buvard de LSD

Aspect, à quoi ça ressemble ?

Le LSD peut se trouver sous la forme de carré de buvard, avec des illustrations dessus. Ce sont les illustrations qui donnent le nom à ces buvard. On parle d'Hoffman, de Simson, de Millenium, de Panoramix, Fat Freddy, de double face (dans lequel le LSD serait imprégné sur les deux faces du buvard).

Le LSD peut aussi se trouver sous forme d'un liquide qui peut être transparent, ambrée, ou noir. On l'avale alors sous la forme de goutte, le plus souvent mises sur un sucre, dans un verre d'eau, ou autres supports.

Enfin, le LSD existe aussi sous la forme de micro-pointe, de la taille d'une mine de crayon, qui peuvent prendre des formes et couleurs différentes (étoile, cône cylindrique....)

On reconnait le LSD à ce qu'il réagit à la lumière ultraviolette[4]. Ça permet de le différencier des RC souvent vendus pour du LSD (25i...)

Les autres noms et surnoms du LSD

trip, buvard, goutte, acide, peutri, toncard, micropointe

Le prix

Le LSD, c'est environ 5 euros la goutte de LSD liquide et de 5 à 10 Euros le carton

Tests de dépistage

Le LSD peut être détecté jusqu'à 2-4 jours dans le sang et la salive, et entre 12 et 24 heures dans les urines.

Les modes de consommation

Dans l'immense majorité des cas, le LSD est ingéré (avalé seul ou enveloppé dans du papier à rouler les cigarettes quand il s’agit de buvard ou de gélatine, mélangé avec une boisson (alcoolisée ou pas) ou imprégné sur un morceau de sucre quand il s’agit de gouttes). Certains laissent le buvard se diffuser sur ou sous la langue, ou entre la joue et la gencive. Mais c'est une pratique risquée car le LSD abîme les dents et les gencives.

Très rarement, il peut être mis en contact avec la peau, les LSD traversant les pores de la peau, fumé, ou administré par la voie oculaire (quand il est liquide)

Dosage

Il est très difficile de connaitre le dosage du LSD sous forme de buvard, goutte ou micro-pointe. De plus, pour une même série, le dosage peut varier. Il faut toujours prendre un quart de buvard, si on ne connait pas la série. Même chose pour les gouttes ou micropointes. Le LSD est une des drogues les plus puissantes, il se dose au microgramme (10-6g). Le dosage ci-dessous est donné à titre indicatif, pour une personne qui n'a pas de tolérance, et qui ne consomme pas d'autres produits à coté.

  • Seuil d'effet : < 20 µg
  • Effet léger : 25 - 75 µg
  • Effet moyen : 50 - 150 µg
  • Effet fort : 150 - 400 µg
  • Effet très fort : > 400 µg

Les effets recherchés

Les effets des produits dépendent non seulement de la dose, de la fréquence d'usage et du mode de consommation mais également des caractéristiques de chaque individu et du contexte.

Le LSD est la substance connue pour être la plus puissante des hallucinogènes : 25 micro grammes suffisent à entraîner des effets psychotropes qui durent entre 5 et 12 heures. Les premiers effets apparaissent entre une demi-heure et une heure après l’absorption (cela dépend du poids, de la taille, de l'âge, du lieu, de l’ambiance,…).

« Je trouve que tu as l'impression de renaître et de tout redécouvrir.. tout ce qui t'entoure est nouveau, les choses les plus banales deviennent unique, extraordinaires.. un simple élastique peut paraître incroyable sous lsd ou champignons.  »
-(Source, clemz, Psychoactif)
« J'avais 15 ans c'était dans les années 90. J'avais pris des trips lété.... on était à Ios en Grèce, des anglais nous avait vendu ça et la montée était géniale. Premier soir génial, je n'ai jamais retrouvé le bonheur de cet effet, bien plus cosmique et dément que la came. Rebelotte le lendemain mais ce n'était pas aussi fort. Excitation, joies, visions bizarres, état bizarre, sentiment amoureux de l'univers... j'écoutais VIOLATOR de Depeche Mode et toute la nuit avait été violette, chaude... j'avais toute la vie devant moi et cet acide m'a ouvert des portes...  »
-(Source, jhamali, Psychoactif)
« C'est un truc auquel j'ai déjà pas mal réfléchi ça, se servir du lsd pour diminuer/arrêter la métha (ou l'héro dans mon cas^^)... Les premières fois où j'ai pris du lsd en étant accro à la came j'ai direct remarqué que pendant la durée du trip j'étais pas en manque, j'avais beau y penser, me dire "oulalah, ça commence à faire longtemps depuis mon dernier fix, bizarre, suis pas encore malade" bah je ressentais pas le manque évidemment, après, en descente, c'est plus la même chose  »
-(Source, Akhéane, Psychoactif)

Le flash-back

Le flash-back, ou retour d'acide, une réapparition des effets du produit, plusieurs jours ou plusieurs mois après sa consommation, est typique de la consommation du LSD. Il peut être déclenché par le consommation de cannabis, d'alcool, de caféine, le stress, le manque de sommeil. Il n'y a actuellement pas d'explication scientifique à ces flash-back. Des études en 71[5] et 77[6], on essayé de prédire le pourcentage de personnes consommant du LSD, sans conditions psychiatriques, qui serait sujet au flash-back. Ces études arrivent au taux respectif de 20% et 28% des personnes.

« Premier week end, je chope avec un pote plein d'expérience un double bart... A deux heures du mat, je lache mon pote qui rentre chez lui et moi chez moi. La je connais l'enfer lysergique. Angoisse, impossible de sentir bien, coeur a 150 bpm pendant des heures et des heures, les yeux violets etc.... J'arrive à m'endormir le dimanche après une journée au bord du suicide. Je comprends pas. Le lundi, cette sensation d'angoisse totale est en moi. Puis le mardi, le mercredi etc... Je fume des joints depuis deja trois ans, et là chaque oinj (joint) réveille l'ambiance du peutri (trip)...  »
-(Source, michelpicolli, Psychoactif)


Les risques de la consommation de LSD

Dangerosité et dommages du produit selon différents classements

Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 [7]
Le cube de la dangerosité pharmacologique, selon Alain Morel[8]


Les effets secondaires

Le LSD peut déclencher un problème psychologique ou psychiatrique durable : dépression, insomnie, paranoïa, manque de motivation, psychose...

La prise unique, ou répétée peut déclencher une HPPD (Syndrome D'Hallucination Persistant) , les symptômes sont : Halos entourant les objets, illusion de mouvement dans un cadre statique , traînée lumineuse derrière les objets en mouvements.

Ce syndrome reste cependant plutôt rare, ou non gênante pour la plupart des utilisateurs, il n'y a pas de traitement à part l'abstinence de produits psychotropes hallucinogènes.

« Mon ami et moi sommes des consommateurs réguliers de prod hallucinogènes, particulièrement lsd et champignons. Mais depuis 2 ans environ mon copain fait de + en + de crises parano flippantes à chaque fois: tous les gens autour se moquent de lui, il les entend rire et parler de lui... et moi il est persuadé que je passe mon temps a faire des trucs ds son dos avec les autres mecs, des regards, des phrases , ou pire... alors que je ne fais rien du tout! Il est persuadé de ne pas halluciner, que c'est vrai et que je lui mens... Qd le produit redescend ça se calme mais je sais qu'il est de + en + persuadé que tt ça est vrai, meme à jeun!  »
-(Source, jeanette, Psychoactif)
« j'ai 22 ans et cet été en hollande, j'ai pris un buvard "fat freddy", le trip c'est très mal passé

je me suis senti devenir complètement fou, hallus cauchemardesques, l'impression d’être devenue une chose infime dans la réalité cosmique etc. Depuis j'ai une impression de changement d’être parvenue a un état de"rêve éveillé" quasi permanent. Je ne peux quasiment plus sortir de chez moi sauf pour aller bosser bien obligé

 »
-(Source, petitcon, Psychoactif)

Le "Bad trip"

Le bad trip est une mauvaise expérience due à la consommation de LSD qui peut se produire au début comme au milieu du trip. Il peut être léger et de courte durée, comme extrêmement puissant avec des crises d'angoisses, des révélations effroyables, des hallucinations terrifiantes.... En général le bad trip cesse avec l’arrêt de la substance, mais il peut engendre un vrai traumatisme avec des angoisses incontrôlables, des phobies, un état confusionnel, des bouffées délirantes, qui peuvent être irréversibles. Personne n'est à l’abri d'un bad trip avec le LSD.


« Avec le lsd en général, si tu hésite a en prendre, que tu n'es pas super motivé, voire pas en forme, fatigué, ou en descente d'un stimulant (CC, amphet etc) ba il y a de plus grande chance de faire un mauvais trip. on en meurt pas mais sa peut être assez traumatisant. Dans le pire pire des cas c'est direction HP..  »
-(Source, clemz, Psychoactif)
« le LSD à tendance à aller chercher dans ton inconscient les choses qui te turlupine le plus, à les retourner, encore les retourner, jusqu'au bad assez souvent, et un bad sous LSD peut être très dangereux pour toi comme pour les personne que tu croisent  »
-(Source, MikyKeupon, Psychoactif)
« Avec ma meilleure amie au collège/lycée on prenais des trips tous les week-end en teuf. Notre délire c'était de "trouver la faille", d'analyser le monde autour, les gens... Le terme exact c'est "ratiociner", réfléchir jusqu'à la nausée... Un jour elle a commencé à croire qu'elle lisait les pensées des autres, depuis elle est sous neuroleptiques et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'a pas l'air très bien.  »
-(Source, Eva Brown Sugar, Psychoactif)
« Moi le temesta, cure de 1 mois a 2/3 mg jour m'avait aidé à redescendre. Souvent, quand on a fondu sous acide on reste tapi dans un état de peur permanent. Les benzos permettent de redescendre de cet état, et ca fais du bien de savoir qu'on peut couper ce sentiment lysergique qui perdure.  »
-(Source, michelpiccoli, Psychoactif)

Tolérance, accoutumance

L'accoutumance du LSD est forte. Si on prend deux LSD a deux jours d'interval, le deuxième aura beaucoup moins d'effet

« Maintenant au vu de ce que tu décris il faut faire de plus grande pause entre les prise sinon ça ne fera quasi rien.

Genre si un jour tu prend un bon buvard, si le lendemain tu veux remettre ça il en faut 2 et encore ce ne sera pas aussi plaisant.

Je te dis ça car le jour ou avec des potes on avaient chopé un morceau de blotters bien imbibé wink

Le soir même super. Le lendemain j'avais encore envie d'une perche, hop un buvard au bout de 2h rien, un autre derrière et 1h après j'ai eu des effets (rien à voir avec la veille) Le surlendemain un peu déçu et pensant que j'aurais du en prendre un autre je recommence : 1, puis un autre, et un autre, etc.

Au final : 4 buvard (qui a la base 1/2 te catapulté pour des heures) ben rien, zero effets...

 »
-(Source, Lloigor, Psychoactif)

Mélanges et interactions avec le LSD

LSD + anti-dépresseurs

Des études[9] suggèrent que l'usage chronique des ATC (Le Prothiaden, le Laroxyl, le Tofranil...) ou le lithium augmentent les effets subjectifs du LSD, alors que l'usage chronique des ISRS (Le Prozac, le Lexapro, le Zoloft, le Deroxat) et des IMAO (Le Moclobemide, la Passiflore...) réduiraient les effets subjectifs.


LSD + cannabis

Le cannabis est bien connu des utilisateurs de LSD pour relancer ou amplifier un trip. Il peut par ailleurs déclenche un flash-back.

LSD + ecstasy/MDMA

Ce mélange est commun dans les rave-party. Le LSD maximiserait les effets du MDMA, ce qui augmente la probabilité de bad trip, dépersonnalisation, hallucinations. Le mélange du LSD et du MDMA a un nom spécifique, le candy Flip.

« Le candy flip c'est le mélange des deux produits, et dans n'importe quel ordre, le but c'est de profiter du LSD tout en kiffant sa Life avec la MD, ou inversement (en gros le décrochement de la réalité du au LSD permet d'aller plus loin dans la défonce tout en la kiffant avec la MD, l'idéal quand tu veux voir les étoiles quoi smile). Faut juste faire gaffe à ne pas trop rentrer dans ses délires parce qu'on perde vite le sens des réalités avec ce genre de combo.  »
-(Source, Laura Zerti, Psychoactif)

Comment réduire les risques

  • Ne pas laisser infuser le LSD dans la bouche, mais l'avaler directement à l'aide d'un verre d'eau.
  • Le LSD est une drogue hallucinogène puissante, qui amplifie l'état de conscience. Pour prendre du LSD, il faut être bien dans sa tête, choisir un endroit ou l'on se sent bien, non fermé et oppressant. Surtout lors des premières consommations, il est préférable de se faire accompagner par des personnes d'expériences, qui pourront vous rassurer et vous conseiller si le trip part mal.
  • Le LSD est un produit illicite, on ne connaît pas la dose du buvard, de la goutte, ou de la micro-pointe, qui peut varier de 0 à 400 micro grammes d’acide, même à l'intérieur d'une même série (même nom). Il faut toujours commencer par tester un quart de la dose, puis attendre au moins 3/4 d'heures pour voir quel effet ça a.
« Pour une première fois vaut mieux se taper un petit trip de deux trois heures que de se taper une perche de 15h et finir par être poursuivit par des gens et de voir des fantômes (je sais de quoi je parle) et en plus de mettre plusieurs mois en s'en remettre c'est vraiment un coup à être dégouter de ce si bon produit.  »
-(Source, Horrorshow, Psychoactif)
  • En cas de Bad trip, il ne faut pas hésiter à aller voir les associations de réduction des risques (en milieu festif), et il peut être utile de couper le trip avec un calmant, genre benzodiazépine.
  • La descente est un moment délicat, il faut gérer les effets qui s’estompent, la fatigue et le retour à un état de conscience normal. L’idéal est de se reposer pendant 24 heures, de bien s’alimenter et s’hydrater.
« En générale je prend 1/4 (de buvard) et une fois que je vois sa potentialité (2 à 3h après)j'en reprend un autre quart ou pas. Certains cartons sont hautement dosés (ce que j'ai eu a dispo récemment)et un quart suffit pour avoir de méchantes hallucinations.Je ne m'amuse pas a prendre plus car après on risque la totale confusion,et la perche totale.  »
-(Source, m77, Psychoactif)
« Dernière chose, OK, prendre de l'acide quelques fois mais SURTOUT PAS SEUL,si possible avec quelqu'un qui sait ce qu'est un bad trip,avec 1 ou 2 cachetons pour la descente qui est parfois rude  »
-(Source, ontheraodagain, Psychoactif)

Références

  1. ESCAPAD 2011 : ESTIMATIONS 2011 DES CONSOMMATIONS DE PRODUITS PSYCHOACTIFS À 17 ANS - OFDT
  2. https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eftxssv5.pdf
  3. Teri S Krebs, Pål Ørjan Johansen, Lysergic acid diethylamide (LSD) for alcoholism: meta-analysis of randomized controlled trials, Journal of Psychopharmacology, 2012, http://jop.sagepub.com/content/early/2012/03/08/0269881112439253.abstract
  4. https://www.erowid.org/chemicals/show_image.php?i=lsd/lsd_uv_test__i2013e0318_disp.jpg
  5. Blumenfield M (1971). "Flashback phenomena in basic trainees who enter the US Air Force". Military Medicine 136 (1): 39–41. PMID 5005369.
  6. Naditch MP, Fenwick S (1977). "LSD flashbacks and ego functioning". Journal of Abnormal Psychology 86 (4): 352–9. doi:10.1037/0021-843X.86.4.352. PMID 757972.
  7. Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 "Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse" The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)
  8. Aide-Mémoire en addictologie (Edition Dunod)
  9. Wills S. Drugs of abuse. 2nd ed. London: Pharmaceutical Press; 2005.


Liens