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And the rave goes on 



Ma vie a été sacrément mouvementée cette année. Après ce confinement
et la crise mondiale du coronavirus on pouvait s'y attendre.


J'ai beaucoup traîné avec Lucy depuis. A vrai dire, jamais je n'ai été
aussi souvent avec elle que durant cet été 2020. Elle m'a beaucoup
aidé à faire le point sur ma vie et j'en avais bien besoin.



J'avais besoin d'elle, mais cette fois non pas pour détruire mon égo
mais pour me reconnecter à lui et m'aider à le guérir. J'avais besoin
de retrouver ce qui faisait mon individualité, quelles sont les choses
que j'aime faire dans la vie, qui je suis quand je n'essaie pas de me
plier à la volonté et aux plans des autres.


J'ai rencontré et interagit avec des centaines de personnes cet été,
fait des câlins à des centaines de personnes, échanger des regards,
très intenses pour certains, avec des centaines de personnes. Ce bain
de foule, entremêlé par des moments de solitudes subis mais très
bienvenus, est venu ponctué mon été au rythme des raves et autres
sorties dont j'ai fait part. J'ai pu faire beaucoup de défis
différents pendant ce laps de temps et tout cela m'a propulsé au
moment ou je suis maintenant, dans les starting-blocks de ce nouveau
chapitre de vie qui commence avec cette nouvelle année. Tout cela a
contribué à construire la personne que je suis aujourd'hui.


Remontons le temps jusqu'à la fin du mois d'avril.



Transition émotionnelle et confinement


A ce moment là, mon moral est extrêmement perturbé. Conscient que je
viens d'échapper à une relation beaucoup plus toxique que ce que
j'aurais pu imaginer pendant des années, mon humeur est quand même
chargée d'une nostalgie pour un temps qui n'a jamais vraiment existé.
Les plans que j'avais fait pour mon avenir d'un point de vue
relationnel s'étaient écroulés avec les découvertes faites les mois
précédents. Rationnellement je suis conscient que tout cela est pour
le mieux et je peux y voir beaucoup de points positifs, mais mon égo a
quand même pris un coup et il me faut un temps d'adaptation pour
accepter toutes les choses qui se passent dans ma vie et il me faut
surtout du temps pour ressentir cette palette d'émotions complexes qui
me traversent, heureusement j'en ai beaucoup pendant le confinement.


Assez vite, je rencontre une fille à une soirée chez un ami. Cette
fille, anecdotique aujourd'hui pour moi, a une place particulière dans
ma vie car je m'en rappellerai toujours comme la première fille envers
qui j'ai ressenti une attirance magnétique après la longue relation de
5 ans que j'ai vécue précédemment. Je sens que je passe un nouveau
cap, et même si mes émotions sont encore brouillées, je sais qu'il est
de bon augure que je ressente des énergies d'attirance envers une
nouvelle personne plutôt que des souvenirs qui renvoient à un passé
douloureux. Depuis le début je ne veux pas donner de crédit au
narcissisme en mettant ma vie entre parenthèse après cette rupture, je
sais que je suis capitaine de ma vie et que j'ai le droit de vivre ces
belles émotions. Mais certaines pensées hantent nos esprits qu'on le
veuille ou non et c'est un exercice de discipline mental que de
trouver des moyens de ne pas les laisser prendre le contrôle de notre
vie.


Un samedi après-midi de ce mois d'avril je me trouve seul chez moi. En
repensant fortement à cette rencontre et désirant d'aller de l'avant,
j'appelle Lucy et je lui dis que j'ai envie de faire une petite sortie
avec elle.

Cela fait environ 9 mois que je n'ai pas passé du temps avec Lucy, si
ce n'est une fois où je l'ai croisé brièvement à une soirée psytrance
et où je n'ai pas pu lui accorder toute l'attention que je voulais lui
donner même si on avait passé un bon moment. C'est la première fois
aussi que je vois Lucy sans être avec mon ex depuis des années, ce
voyage s'annonce donc très intéressant.


Notre rencontre ne se fait pas sans difficultés. Assez vite, je sens
mon ventre gargouiller et je sens que rester à l'intérieur va être
assez pesant. Je me dirige donc dehors, je fais un long tour dans la
forêt, et je reviens ensuite chez moi prendre une douche. A ce moment
là, je ressens pleinement l'intensité de l'ouverture d'esprit que Lucy
m'apporte. Les idées fusent à 400km/h dans ma tête, et les émotions
aussi.

Je mets de la musique sensuelle et je prends une douche. Je me sens
incroyablement sexy et beau, je suis très content d'avoir garder la
forme pendant ce confinement et d'avoir choisi le sport comme manière
de penser à autre chose plutôt que l'alcool, la nourriture ou une
autre relation toxique comment échappatoire. Je me lave, fait bander
mes muscles, adopte des poses devant le miroir... Tous les moyens sont
bons pour boostés ma confiance en moi qui a pris un coup récemment. Je
me dis clairement que je suis un être qui mérite d'être aimé et que
beaucoup de personnes paieraient cher pour moi voir prendre une douche
comme ça. Je suis en pure connexion avec la musique et je contemple
mon appartement que je trouve vraiment beau et bien décoré avec l'aide
des tous mes amis artistes qui m'ont fait des créations les plus
belles les unes que les autres. La musique prend une autre dimension,
je suis en totale connexion avec elle et même si je suis seul je danse
comme si j'étais sur la scène d'un ballet bolchevique. Je ne peux
m'empêcher de me réjouir de la prochaine fois que je verrai Lucy
accompagnée d'une jolie fille avec qui je pourrai canaliser toute
cette sensualité et énergie sexuelle, mais je sais que ces belles
expériences demandent de la patience car elles doivent arriver au bon
moment et avec les bonnes personnes pour vraiment être
transcendantales. Mais mon mindset du moment est de me dire que ces
moments vont arrivés prochainement. Une partie de moi se dit quand
même que c'est dommage que je ne partagerai plus jamais ce genre de
moments avec mon ex compagne, mais en même temps je me dis que toutes
les belles choses ont une fin et que c'est une raison pour vraiment
profiter à fond, surtout la prochaine fois que je le ferai accompagné.
Je sais aussi qu'il est important que je m'aime moi-même et m'apporte
moi même de la reconnaissance et même de l'admiration avant de vouloir
la chercher dans les autres comme je l'ai souvent fait dans ma vie.


La transcendance de la dualité qu'amène Lucy est des plus
intéressante, car en effet l'égo peut se dissoudre grâce à elle mais
j'ai aussi l'impression qu'il peut se renforcer quand il a été trop
blessé par certaines expériences traumatiques. Mais je suis conscient
que je dois rester prudent car elle peut aussi booster l'égo dans une
mauvaise direction, et c'est à ce moment par exemple que l'on voit les
leaders de cultes comme Charles Manson développer des très gros
complexes Messaïques. L'art de la thérapie assistée est donc de rester
dans cette voix du milieu et de garder un grand recul par rapport à
l'effet de ces voyages sur notre psyché et notre mode de
fonctionnement dans la matrice 3D. Le but c'est de mieux vivre, pas de
se pourrir la vie encore plus.


Ma confiance est boostée. Je sais que j'ai fait tout ce que je pouvais
et que dans la vie on est pas toujours responsable des choses qui nous
arrivent.A ce moment là la rancune et l'incompréhension de certains
événements de ma vie habitent toujours mon esprit mais au moins je me
sens délesté de cette culpabilité qui m'habitait depuis un mois.


Les semaines passent, le confinement continu et avec les rencontres
que je fais. Une rencontre en particulier me marquera, celle d'une
fille incroyablement gentille et cosmique avec qui nous entretiendrons
une relation de quelques mois avant que nous en venions à la
conclusion qu'il était préférable que nous soyons amis plutôt
qu'amants. Cette relation m'aidera beaucoup à guérir mes blessures,
mais également à mieux comprendre mon fonctionnement interne et
comprendre certains problèmes que j'ai depuis mon plus petit âge,
comme par exemple une certaine dépendance affective propre aux Cancer.
Je comprends qu'il faut que je travaille la complétude, et cela ne
pouvait se faire dans l'instant avec le confort émotionnel que
m'apportait une relation de ce type. Je devais apprendre à m'apporter
de l'amour moi-même, car seulement cela me permettrait d'éviter de
mettre des attentes dans des relations toxiques et m'éviterait d'être
anxieux à l'idée d'être seul pendant une période de temps prolongée.
Cette nouvelle relation m'a vraiment permis de comprendre les
problèmes que j'avais dans la dernière.


En parallèle à mes expéditions hebdomadaires du week-end avec Lucy,
les semaines de ce confinement sont ponctuées par de longues marches
dans la forêt, des méditations assidues et beaucoup d'activités avec
mes amis. Je reprend le goût de me lancer des défis, et je me dis par
exemple qu'il faut que je passe une heure par jour assis sans rien
faire pour m'aider à enlever toute la poussière sous le tapis de mon
subconscient. Ce défi m'aidera beaucoup à intégrer et réfléchir aux
expériences dont je fais part pendant le week-end. Je vais de mieux en
mieux et je suis très content à ce moment d'être célibataire et de
pouvoir goûter à la liberté que ce nouveau statut m’octroie, surtout
après avoir été dans une relation ponctuée par une jalousie assez
coquace vu qu'elle était à sens unique. La saison des raves est sur le
point de commencer et un nouveau chapitre de ma vie avec.


Un voyage avec Lucy en particulier aura eu un gros impact sur moi.
Après avoir passé un moment plus long qu'habituel avec elle, surtout
dans l'intensité de nos échanges, je me retrouve seul en fin de
journée dans un état extrêmement suggestif et je sens que c'est le
moment parfait pour aller fumer un très gros joint à l'endroit le plus
sacré que je connaisse, une cascade qui est connue pour être un haut
lieux énergétique depuis des millénaires. Je fume le plus vite que je
peux, et je médite sur les changements énergétiques qui ont lieu dans
le monde en ce moment et le fait que le coronavirus ne doit pas être
là par hasard et que c'est probablement une étape de plus pour mieux
embrasser le changement de manière globale. Je ressens des tensions
dans le dos et pendant l'intégralité de la journée je me suis massé
très profondément les muscles. Je décide de me masser le dos et me
faire du Reiki (médecine énergétique orientale) et je suis totalement
abasourdie par l'effet direct que je peux observer de ces massages
énergétiques. Je me rappelle qu'avec le papier que j'ai je suis
légitime pour faire payer assez cher pour des massages et que je ne
dois surtout pas hésité à m'en faire à moi vu que j'ai cette chance.
Je me masse mieux que je ne l'ai jamais été par quelqu'un, à
l'exception d'un professionnel à un festival qui avait des mains
magiques. Je pousse des gémissements intenses et je me dis que
j'aurais sacrément l'air louche si qqn s'aventurait dans la zone et me
voyait, mais cela me fait dire à quel point j'ai des pensées
limitantes et que j'ai honte de me faire du bien. En effet, je suis au
bord de l'orgasme corporel complet juste grâce au pouvoir de mes mains
et je pense à des personnes qui viendraient me juger pour me faire
quelque chose qu'ils ne pourraient même pas comprendre... Qu'est-ce
que j'en ai à foutre d'être juger pour me masser tellement bien ? Cela
me fait poser plein de questions sur l'importance que j'apporte à
l'avis des autres, surtout à des personnes fictives dans ma tête qui
me font ce genre de remarques limitantes car au final je n'ai jamais
entendu quelqu'un me dire qu'on avait pas le droit de se masser dans
la forêt. Je décide de faire des exercices de respiration holotropique
après environ 40 minutes de massage, et je suis loin d'être prêt à
réaliser l'intensité de ce qui va suivre.


Les exercices finis, je concentre mes énergies le long de ma colonne
vertébrale et les envoie directement vers mon 3ème œil. Je vois des
paterns extrêmement intenses de couleurs, je vois des entités
énergétiques venir dans mon champ de vision et j'ai vraiment
l'impression que même avec les yeux fermés je peux voir les montagnes
à l'horizon. Ma vision à ce moment ressemble beaucoup à celle de Neo
dans le 3ème Matrix, mais au lieu de voir le tout en jaune et vert je
vois le tout dans des paterns plutôt oranges/roses/violettes. Je suis
abasourdi et il me serait dur d'expliquer l'intensité de ce moment, il
faut surtout retenir le fait que cela m'a remis face à certaines
réalités énergétiques et m'a rappelé que je devais suivre ma route
personnelle sans me concentrer sur ce qui est attendu de moi, car
comme souvent ce genre d'expériences me font me souvenir que j'étais
habité d'une mission que seul moi peut accomplir et qu'il faut que je
me dédie à la tâche sans me soucier des autres (cette pensée m'a déjà
apporté des difficultés relationnelles, l'important étant ici de me
concentrer sur ma voie sans me prendre pour le Messi pour autant car
ce que je dis est tout autant valable pour tout le monde). Les larmes
aux yeux, je suis très content de partager ce trip et les réalisations
qui sont venues avec à mes amis. Je remercie (intérieurement)
particulièrement une fille (Cancer elle aussi) avec qui j'ai eu une
relation romantique qui aura été courte mais qui m'aura aussi vraiment
beaucoup rappelé l'importance de la spiritualité dans ma vie.


L'été commence donc sur les chapeaux de roues, et à partir de là
toutes les raves que je vais aborder auront été fait avec la présence
de mon amie Lucy. Après la solitude et l'intimité des relations
pendant le confinement, place au bain de foule et au frottements
extatiques qu'offrent les Free et autres Raves sauvages.


Retour tonitruant dans le monde de la fête


La première fête à laquelle je prendrai part après le confinement n'a
en tout cas pas commencé de la meilleure des manières possible. En
effet, plusieurs inconvénients ont eu lieu qui ont fortement fait
douter le fait qu'il y aurait la possibilité de faire une grosse fête
dans la forêt et se changer les idées après cette période
d'enfermement qu'on a tous subis. La rave était sensé commencer vers
17h et nous étions sensé y aller bien plus tard dans la soirée. Avec
un ami nous sommes en train de profiter du soleil au bord du lac quand
nous apprenons que les policiers sont arrivés à l'endroit prévu pour
la rave. Une forte tristesse me prend, je sens que j'avais vraiment
besoin de faire la fête. Néanmoins une petite voix dans ma tête me dit
que de toutes façons tout va se dérouler selon le plan cosmique. J'ai
confiance en l'univers ! Et je fais bien, car après réflexion de la
part des organisateurs, il fallait à tout prix faire cette fête et ils
décident donc de passer au plan B et de trouver un nouvel endroit dans
la forêt pour organiser la rave. Nous recevons les informations et
nous montons pour le train qui part vers ce petit village montagnard.


Il n'est vraiment pas une tâche ardue que de savoir quelles étaient
les personnes qui allaient à la rave. En effet, habillés de milles
couleurs et de tatouages plus originaux les uns que les autres, on
peut directement voir le caractère ouvert d'esprit du teufeur de base.
On se fait plusieurs amis, on rigole bien et on arrive dans ce petit
village où je n'avais jamais mis les pieds avant ça. On regarde sur
nos applis de localisation et on voit qu'il faut suivre une route qui
monte dans le coeur de la forêt, et on comprend assez vite qu'on va
devoir marcher un très long moment. C'est le bon moment pour appeler
Lucy et nous échanger un baiser.


Après environ 1h de marche, on remarque qu'on est clairement pas
sortis de l'auberge encore mais on peut apprécier ces beaux moments
qui seront si représentatifs des raves à venir. Rigolades, câlins,
discussions sur l'astrologie (thème qui restera un des plus gros meme
de l'été), échange de plans... Ces moments teintés d'un enthousiasme
profond et annonciateur d'une bonne soirée sont sûrement
rétrospectivement parmi mes moments préférés des soirées. Lucy
commence à bien me faire rigoler et je sens mon ventre avec cette
spécificité si propre à elle, je stress un peu de manière saine vu les
circonstances mais je me réjouis surtout beaucoup d'enfin faire la
fête après tous ces mois d'attentes et de distanciation sociale. La
route est encore longue, mais heureusement une camionnette aménagée en
Tiny House s'arrête à côté de nous dans ce petit chemin caillouteux de
forêt et on nous dit de monter à bord. Ce trajet restera gravée dans
ma mémoire comme un des moments les plus randoms de ma vie, en effet
nous sommes au moins 12 agglutinés là derrière et nous rigolons
vraiment beaucoup, on apprend à se connaître et on est content de pas
devoir faire toute cette route à pied. On est parti au bon moment car
c'était le dernier trajet que cette équipe faisait avant de poser
campement à la rave.


Ca y est, nous y voila nous sommes enfin arrivés. Je vois un coin
grillade avec un feu qui accueille déjà à ses bords des fêtards
désireux de se réchauffer et de commencer la soirée tranquillement
autour des quelques joints et cervelas. Je vais me présenter aux
organisateurs, je leur donne un petit sous pour l'organisation et je
vais vers le système son pour commencer à me défouler et danser comme
un malade. Assez vite je retourne vers mon sac que j'ai laissé dans un
coin en total confiance et j'entends une personne demander si
quelqu'un n'avait pas vu Lucy à la soirée. Ce genre de question ne
passe pas inaperçue pour moi, car Lucy est une très bonne amie à moi
que j'adore mais de mon expérience elle n'est pas la personne la plus
prisée dans ce genre de soirée. Je lui dis que Lucy est venue avec moi
et il me demande si je serai prêt à partager avec lui, et qu'en plus
il est l'organisateur, et je lui réponds donc que je suis spécialement
content de partager Lucy avec lui car j'avais spécialement envie
qu'elle apporte son amour à tous les gens qui le voudraient à cette
rave. Ils ont été plusieurs à me demander si je connaissais Lucy et si
je savais où elle était, et à chaque fois j'ai été content d'aider les
personnes à la trouver et à consommer son amour qu'elle donne avec
plaisir aussi si on la respecte convenablement.



Malgré une musique très agressive et une vibe de marginalité qui
transpire tous les recoins de cette Rave, les gens sont extrêmement
contents de se retrouver tous ensembles pour danser au rythme des
vibrations cosmiques qui sortent des amplis. Plus la soirée avance et
plus nous voyons de gens arriver de la forêt, surgissant des
profondeurs de l'obscurité après des fois plusieurs heures de marche,
les raveurs qui arrivent à ce moment là sont vraiment courageux et ils
méritent d'être accueillis avec de bonnes bières et autres. Ça tombe
bien, les organisateurs ont amené des centaines de bières mises à
disposition pour la foule, ce qui est très sympathique de leur part.
La soirée continue, la danse avec, et bientôt il fait déjà jour. Mes
amis connaissent déjà beaucoup de gens dans la soirée, mais je suis
encore un peu timide car je ne connais pas énormément de monde et je
n'ai pas envie de m'imposer, étant un peu plus vieux que la moyenne
des gens je pense qu'intérieurement j'ai toujours peur de déranger ou
de paraître bizarre. Mais heureusement au fil des raves je remarquerai
que ces pensées sont vraiment bêtes, mais sur le moment c'était l'état
émotionnel que je traversais. En effet je remarque que cela fait des
années que je ne fais plus la fête seul sans une fille qui
m'accompagnait et que j'étais vraiment très habitué de sortir beaucoup
moins et que quand c'était le cas je le faisais avec ma copine du
moment ce qui n'est jamais le mieux pour rencontrer des personnes,
même de manière amicale.


Malgré tous les nouveaux copains et copines que je me suis fait, la
grosse averse qui arrive vers 7h du matin me motive à commencer à
rentrer car il y a encore énormément de route à pied à faire même si
je serais bien resté quelques heures encore. Il est temps de rentrer,
chaque bonne chose à une fin et je sais que c'était juste la première
rave de l'été et qu'il en reste encore beaucoup à faire. Après un long
voyage de retour accompagné de mes amis, j'arrive seul chez moi. C'est
la première fois depuis des années que je rentre seul d'une fête.
Depuis des années, les fins de soirée n'étaient pas des moments
difficiles pour moi car je savais toujours que je rentrerais à la
maison avec une aventure sexuelle passionnée qui m'attendait bien au
chaud pour relâcher toute la tension qui s'était accumulée pendant des
danses extatiques durant la fête. Cette fois je suis seul, et en
rentrant je ne peux m'empêcher quand même de pleurer, la fatigue
n'aidant clairement pas mon état émotionnel. Je pleure mais je suis
très content de faire sortir ces larmes qui étaient bloquées en moi
depuis un long moment, et je suis très fier de pouvoir me consoler
tout seul et d'apprécier ce moment de calme et de réflexion qui est
très propice pour me connecter à mes émotions les plus profondes.
Beaucoup de gens me disent que je parais toujours heureux mais ce
n'est pas le cas, mais je suis très fier de pouvoir me consoler seul
et pouvoir montrer mon meilleur visage en public ensuite.


Le bunker, mieux pour faire une rave que la guerre


Viens le week-end suivant, et je suis invité à une rave dans un Bunker
campagnard. L'idée me plaît beaucoup et je connais certains des DJ.
Nous allons à la rave avec plusieurs amis, dont un qui m'aura
accompagné à quasiment toutes les raves de l'été, et nous nous faisons
prendre par une voiture sur la route qui nous fait encore une fois
économiser 1h de marche environ. Moi qui n'ai été pris en stop qu'une
ou deux fois dans ma vie jusque là, je suis vraiment content que les
gens me prennent spontanément pour m'amener à la fête, toujours avec
le sourire (et évidemment l'espoir d'un petit pourboire psychotrope
comme remerciement pour le trajet). Nous arrivons sur place en fin
d'après-midi et la rave a lieu pour l'instant au dessus d'un bunker
dans une petite clairière qui fait office de frontière entre le début
de la forêt et les champs Prévotois. La musique est une sorte de
Tech-house très agréable à entendre, parfaite pour ce genre de moment.
Lucy est avec moi et je vois de nouveau plusieurs amateurs venir me
demander si cela me dérange de partager avec eux. Je leur dis que ça
me ferait très plaisir et nous sommes ainsi toute une petite équipe
dans cette rave à avoir un peu la tête dans les étoiles après avoir
danser avec elle. Il y a moins de gens qu'à la dernière rave qui était
particulièrement grande et bordélique et j'apprécie cela car je
connais la majorité des gens présents, et j'y vois beaucoup de
personnes que je n'avais pas vu depuis des années. C'est toujours un
super moment de revoir un ou une vieux collègue de travail ou d'école
à une rave, et de se dire qu'à l'époque on ne savait pas qu'on menait
cette double vie nocturne qui peut être bien différente du masque que
l'on porte au travail ou à l'école.


Nous trouvons un coin un peu éloigné de la fête mais pas trop non plus
parce qu'au fond on s'en bas les couilles et j'y installe mon hamac
que j'ai apporté pour pouvoir faire une sieste (ou autre) pendant la
soirée. Cela devient notre campement et QG où nous nous y retrouvons
de temps en temps pour boire un café par exemple, car évidemment je
prends toujours un grand thermos de café en rave pour bien rester
réveillé et enthousiaste. Mon hamac aura d'ailleurs vécu des beaux
moments pendant cet été et accueillis plein de gens en son sein et je
suis très content d'avoir pu l'utiliser personnellement mais aussi
l'avoir prêté à d'autres personnes pour faire tout type d'affaires
dedans. Mentalité hippie au max !

Après avoir goûté à un cocktail inédit pour moi qui me met dans un
état très particulier, la fête se déplace gentiment mais sûrement à
l'intérieur du bunker, la clairière du haut restant évidemment
disponible avec ses beaux canapés pour avoir un endroit plus calme et
tranquille pour regarder les étoiles et discuter tranquillement. Et
cet endroit est plus que bienvenu vu le bordel qui se passe à
l'intérieur du bunker. Je me décide à rentrer dans le coeur de la
fête, et je suis pas prêt à voir ce que je vais voir !


Je suis totalement perché et j'arrive dans ce petit labyrinthe qui a
été bien aménagé pour l'occasion.

Les gens sont très sympas, il y a des canapés dedans et un bar, et la
salle où la sono se trouve est toute petite et la musique y est
beaucoup, beaucoup trop forte mais qui suis-je pour dire qqch ? En
plus elle est extrêmement entraînante et je rentre donc dans cette
salle de danse, et j'y vois une des scènes les plus randoms de ma vie.
Les deux DJ sont déguisés en bouteille d'Orangina ! Le cosplay est
incroyable et la musique est symphonique mais elle pète énormément, ce
qui fait un combo magnifique pour vraiment me déchaîner, accompagné
par toutes les belles idées que Lucy m'a mise dans la tête. J'observe
les gens, échange des regards et des sourires, et j'essaie au plus
possible de transmettre les belles énergies de fête autour de moi. Je
connais pas mal de monde mais je me sens comme un électron libre dans
cette soirée, déambulant au rythme de mes envies et de mes besoins
entre l'intérieur du bunker et son extérieur. Le son est incroyable et
les discussions qui ont lieu dans tous les recoins de cette fête
aussi. A un certain moment, un ami à moi vit une situation assez
fâcheuse et je vois que cela pèse sur son moral. J'écoute mon instinct
et je l'invite à venir avec moi nous isoler un peu et faire des
exercices de respiration holotropique. Mon ami n'a jamais fait ce
genre d'exercices et je suis très content de pouvoir lui apprendre
comment faire cela à ce moment. Je lui explique que c'est une
formidable technique pour sécréter de manière endogène de la DMT entre
autre et réguler la chimie interne de nos corps.


Nous nous asseyons en tailleur et nous observons les étoiles. Je lui
explique après avoir fait un petit exercice de débouchage de nez que
les respirations vont consister au fait d'oxygéner le corps un maximum
avant de retenir notre souffle le plus longtemps possible, activant
ainsi le mode alerte du corps et l'encourageant à lâcher toutes les
choses qui n'ont plus besoin d'être nourries en nous. On se lance, et
le premier essai est intense et il impressionne mon ami. Peu de temps
avant cette rave, je l'ai initié au Reiki et cela l'a vraiment mis en
contact avec sa circulation énergétique et il me dit qu'il va essayer
de faire des exercices de magnétisme qu'il a appris pendant des
séances d'hypnose. Nous faisons un deuxième round de respiration, puis
nous nous attaquons au troisième et je l'invite à faire l’exercice le
plus intensément qu'il le puisse. Nous nous exécutons et encore une
fois, comme dans le trip que j'avais fait quelques semaines plus tôt,
je peux ressentir une énorme montée de DMT dans mon corps et je suis
accablé par des paterns d'une grande intensité, et je suis encore une
fois impressionné de la ressemblance que peut avoir un trip de DMT
endogène par rapport à un trip ou la molécule est ingérée par fumée.
Ce trip calme mon ami et me donne la patate à moi, et nous retournons
danser pour le reste de la soirée qui se passe sans accroc et surtout
sans la présence de la police. Une rave réussie du début à la fin qui
me donne très envie d'y retourner.



It's my birthday partyyyyyyy !


La rave qui suit est la fête que j'ai le plus attendu depuis très très
longtemps. En effet, mon anniversaire tombant au milieu de l'été, cela
fait plusieurs années que ma fête d'anniversaire était une des plus
grosse fête de l'année pour moi et j'ai créé plusieurs traditions que
je me réjouissais vraiment de reproduire. La plus importante d'entre
elles est de me faire une pancarte (ou pendant l'anniversaire que j'ai
fêté au Shankra c'était mon corps la pancarte) avec écrit dessus
l'information que c'était mon anniversaire. Cette pratique, dont il
faut définitivement être très exubérant ou être ascendant lion comme
moi pour vouloir la faire, m'a rapportée des centaines de câlins au
fil des ans et de superbes rencontres. C'est vraiment une occasion de
recevoir énormément d'amour d'un seul coup, et l'année d'avant j'avais
adoré et même le DJ (Acid Pauli) a signé ma pancarte, me laissant un
super souvenir. Je fais la pancarte avec des amis, et je la coloris de
couleurs psychédéliques qui partent en spirale depuis son centre. Je
décide d'inviter Lucy à la soirée comme à toutes les raves de l'été,
mais j'invite aussi une ancienne amie que j'ai perdu de vu depuis un
moment mais avec qui je m'entends très bien aussi : Molly. J'ai déjà
vu Molly et Lucy à la même soirée et ça ne s'était jamais très bien
passé mais je me dis que cette fois ça sera la bonne. Je ne regrette
pas du tout cette décision !


La Rave a la particularité d'avoir lieu la journée et non pas la nuit,
ce qui me plaît personnellement étant donné que je ne suis plus très
jeune non plus et que j'ai plus la pêche la journée qu'au milieu de la
nuit. Nous arrivons donc à destination, une petite clairière
forestière qui abrite également une structure semblable à un Bunker.
L'endroit est dégagé et on sent que l'organisation est vraiment bonne,
les flyers de RdR sont là, les préservatifs et bouchons-d'oreils
aussi, une liste est prévue à l'entrée pour mesure de sécurité. Je me
fais accueillir comme un VIP par un des organisateurs qui me connaît
et à peine arrivée à la rave, pas mal de gens viennent me saluer et me
souhaiter un très joyeux anniversaire. Je suis content de voir que
beaucoup de monde se rappelle de moi des anciennes raves et je suis
même plutôt flatté de voir des très jolies filles venir me dire
qu'elles m'ont vu à d'autres raves alors que moi même je ne me
rappelais pas d'elles. Je corrigerai le tir cependant et je me
rappelle bien de ces personnes désormais;) .


Je fais une bise à Lucy dès le début de la journée, et la chaleur très
forte me fait questionner la venue de Molly. Peut-être faudrait-il
repousser notre rencontre pour un autre jour ? J'hésite, un ami à moi
lui n'hésite pas et 30 minutes plus tard je le vois déjà plus ambiancé
que jamais et il me dit qu'il n'avait jamais eu une expérience aussi
nette avec elle et qu'il est vraiment très très content de faire la
fête pour mon anniv avec moi. Un de mes meilleurs amis, pour qui c'est
la première rave du genre et la première fête depuis le Corona, kick
bien fort et me partage également son amour pour moi et nous célébrons
notre amitié. Je lui dis que je pense vraiment pareil que lui, et le
fait que le soleil se soit caché derrière la forêt me motive vraiment
à embrasser Molly à pleine bouche à mon tour. Je suis bien perché et
le seul défaut que je trouve est ce besoin pressant d'aller pisser
toutes les 20 minutes, mais cela me permet d'avoir des moments seuls
d'introspection et de profiter de la magnifique forêt où l'on se
trouve. Cela me vaut aussi un certain nombre d'égratignures, mais dans
l'état où je suis je ne ressens qu'un picotement agréable et je sais
que je pourrai arborer ces blessures avec beaucoup de fierté comme tel
tatouages. Je commence à être très heureux et rempli d'amour, d'une
manière que je n'avais pas ressenti depuis des années.

Par moments, j'oublie totalement que je porte autour de mon cou une
pancarte qui crie bien fort à tout le monde qui la lit que c'est mon
anniversaire. Ainsi quand je me déplace dans la rave je vois des
personnes me souhaiter de manière très enthousiaste un bon
anniversaire et ça a le don à chaque fois de me mettre un très gros
sourire aux lèvres qui augmente mon état émotionnel dans une boucle
positive car j'ai l'impression que je rayonne pleinement cette bonne
humeur et les gens sont très contents de voir quelqu'un profiter de sa
vie à ce point. Je croise un des nouveaux potes que je me suis fait
pendant les raves, et il me dit qu'il reconnaît directement le moove
d'ascendant lion qui veut se faire remarquer le plus qu'il peut, et je
rigole en disant qu'il m'a démasque mais vu qu'il est autant exubérant
que moi je lui retourne le compliment, nous le prenons bien et on en
rigole. Je revois aussi un autre pote que je me suis fait pendant
l'été et il m'apprend que lui aussi avait son anniversaire en juillet,
et je lui donne donc la pancarte avec plaisir et je lui dis de
profiter aussi car c'est aussi sa fête !


Molly me fait de l'effet à retardement et les cafés que je bois
contribuent beaucoup à mon humeur et mon enthousiasme excité. Je suis
une vraie pile et je me balade dans la rave, ravis de rencontrer des
gens et échanger des regards et sourires à qui croise ma route. Je
vais vers un de mes meilleurs amis qui est également dans un très bon
mood, on se dit des mots gentils et le fait qu'on est vraiment content
d'être devenus des bros dans l'année qui a passée et on s'embrasse
même de manière totalement décontractée. J'imagine que plus d'une
personne a fantasmé en pensant à des situations possibles après nous
avoir vu faire cela.


La musique bat son comble quand la police décide de s'inviter à
l'événement. Directement, on sent la panique arrivée chez pas mal de
personnes qui ne sont pas habituées aux raves, mais qui peut leur en
vouloir vu à quel point le policier peut être un vrai prédateur
naturel, une des seules personnes capables de vraiment nous pourrir la
vie sans qu'on puisse se défendre. Ils rentrent dans la rave et
beaucoup de personnes, dont moi après avoir échangé un dernier baiser
avec Molly, décident de s'en battre les couilles et de quand même
profiter de la fête à fond tant qu'elle a lieu. Je vois une fliquette
qui doit avoir 3 ou 4 ans de plus que moi se diriger vers le bar avec
un regard très froid et extrêmement jugeant. Dans l'état suggestif ou
je me trouve, je ne peux m'empêcher de penser que ça serait légendaire
qu'elle se fasse un shot de vodka et que toute la police décide de
fêter la vie avec nous au rythme des pulsations électroniques.
Malheureusement ce n'est pas ce qui se passera, et les policiers
retournent à l'entrée de la rave pour prendre les informations des
organisateurs et prendre en photo la liste de présence de la soirée,
ce qui leur servira de moyen de pression plus tard.


Là, un moment légendaire pour moi a lieu : Alors que je sens que le
deuxième baiser de Molly va me kicker fort à retardement, les
policiers sont toujours là et le DJ balance un set super bon. La
montée est bien progressive dans la musique, et le DJ fait monter la
tension jusqu'au moment fatidique du drop... Où il coupe la musique et
crie de tous ses poumons « NIQUE LA POLICE », puis balance le drop, ce
qui a le don de vraiment faire exploser la rave. Rarement je n'ai vu
pareil moment sans qu'un ballon de foot soit dans l'équation. Je
trouve cela incroyable et je retrouve Lucy pour un dernier baiser, non
pas pour l'effet que ce baiser me ferait vu que je suis déjà dans un
très bon état mais plutôt pour le souvenir et pour marquer le coup.




Je vois un nouvel ami à moi qui amène des ballons de protoxyde d'azote
à chaque rave où je l'ai vu cet été et je me rappelle que c'est une
vieille expérience de raveur de prendre cela quand on est déjà bien
perché. Je me dis que c'est mon anniversaire et que cette fois je peux
me lancer dans l'expérience, ce pote m'ayant déjà proposé ça dans les
dernières raves. Je propose à mes amis si ils veulent faire aussi un
round, ils m'assurent que non et je m'en fous totalement car moi je
suis bien décidé à le faire. Je m'assieds sur une vieille chaise
prévue pour l'occasion juste à côté de la structure où il y a la
musique et mon pote me dit « profites à 100% mec, ça va durer 5
minutes mais c'est tes 5 minutes à toi c'est ton moment ! », ce qui me
motive beaucoup et je suis très content de me faire ce petit cadeau si
spécial. Je commence à respirer et mon pote me gonfle un ballon, je
demande à un autre ami à moi de me filmer pour avoir un souvenir du
moment. Je respire, respire respire... Et quand j'ai finis de prendre
le ballon « cul-sec », je garde le gaz dans mes poumons comme je sais
si bien le faire avec mes exercices de respiration. Quand je sens
qu'il est temps, je lâche le tout et là un énorme rush de quelques
secondes me traverse le corps, je me sens totalement partir mais très
vite je reviens et je suis envahi d'une énorme euphorie. Je me lève de
ma chaise et une fois l'effet parti au bout de quelques secondes je me
sens vraiment au max et j'ai plus la patate que je ne l'ai jamais eu
ces dernières années.


Je vois des filles faire du break-dance et je me décide d'aller vers
elles sans aucune gêne. Je leur fait part des mes mooves de danse qui
consistent à onduler dans tous les sens avec un grand sourire et des
mouvements robotiques mais fluides, et elles m'épatent avec des pas de
break-dance vraiment bon. Je demande à une des filles de m'apprendre à
faire du break, et elle m'apprend un petit moove rotatif que j'exécute
avec beaucoup d'entrain et quand j'ai finis nous nous échangeons un
sourire et nos noms et je retourne danser à fond. Je vois pas mal de
personnes que j'ai croisé dans les premières raves et je profite de
mon état très euphorique pour leur dire à quel point ils et elles
transpirent l'amour, et que même si on se connaissait depuis peu
j'étais vraiment content de les avoir rencontré et leur réaction me
donne vraiment du baume au coeur car la plupart des personnes me
disent que le sentiment est partagé. J'ai vraiment l'impression plus
que jamais de faire parti d'une grand famille de fêtard qui est
vraiment unie autour de l'amour, et je n'avais jamais autant ressenti
ça à part au Shankra festival mais le contexte est quand même
différent.

La musique bat son plein et c'est à ce moment que la police décide de
revenir mettre un terme à la rave 2h plus tôt que ce qui était prévu.
Pour moi, cela n'a servi à rien étant donné que la rave aurait de
toutes façons finit à 22h et que ce n'était pas ces deux heures qui
allaient changer quelque chose, mais il se voyait clairement que les
policiers voulaient envoyer un message et faire comprendre que dans
ces périodes de semi-confinement il faut respecter l'ordre et ne
surtout pas se lancer dans des organisations sauvages comme ça. Je
comprends bien les points de vue des deux côtés, mais le nombre de
raves que j'ai fait et ma vision de la situation sanitaire m'ont quand
même poussé dans une direction du débat qui me fait penser que
l'imposition de distanciation sociale est une très mauvaise idée et
une violence imposée sur les gens extravertis, mais cela ne reste que
mon avis personnel.


Je tombe amoureux plusieurs fois sur le chemin du retour en échangeant
des regards tous plus intenses les uns que les autres, le plus beau
étant avec une fille à la gare de mon village. Je trouve que les
regards qui sont échangés avec les masques depuis le confinement sont
justes incroyables, il y transpire une sensualité que je n'avais que
rarement partagé avant, le focus étant sur les yeux des personnes.
J'arrive chez moi, seul certes, mais plus content d'être célibataire
que jamais et je suis vraiment content qu'il ne soit pas encore trop
tard et que je puisse passer un bon moment derrière mon miroir à me
dire des mots doux et me rassurer sur les choses qui se sont passées
dans ma vie. Je me dis que je suis une bonne personne qui mérite de
l'amour, et que j'ai la possibilité de me donner cet amour tout seul.
Je pleure, mais des larmes de joie. A nouveau je me fais un
auto-massage et je suis vraiment content d'avoir une telle poigne et
de pouvoir masser mes muscles de cette manière avec autant
d'efficacité. Cette rave restera définitivement dans ma mémoire, la
pancarte étant un très beau souvenirs que j'ai fait signer à tous les
organisateurs et autre personnes que je connaissais déjà, pour une
vingtaine de signatures au total dessus. Je me suis fais beaucoup de
contacts et je suis vraiment content que tous les événements qui se
soient passés dans ma vie se soient passé exactement comme cela, y
compris les pires moments, car c'est ça qui m'a amené précisément à
cet instant. L'Univers a un plan pour moi et toutes ces émotions que
je vis à ce moment font partis du plan, car je commence à vraiment
comprendre que je suis dans une étape de ma vie où il faut vraiment
que j'apprenne à être plus indépendant et vivre dans la complétude.
L'amour que j'ai reçu à cette rave me motive aussi à commencer un défi
: Faire un compliment chaque jour à un inconnu pendant 1 mois. En
effet, j'ai reçu tellement de positivité gratuite de gens que je ne
connaissais pas que je me suis dis qu'il était temps que je rayonne
cette amour gratuitement, sans rien demander en retour.

Catégorie : Road trip - 29 août 2020 à  13:22

#coronavirus #free party #LSD #MDMA #rave #trip report



Commentaires
#1 Posté par : CoachMigui 29 août 2020 à  13:23
Rave en solo au milieu des champs


La rave suivante a lieu quelques semaines plus tard un vendredi soir.
Je savais que cette rave avait lieu mais mes amis avec qui j'étais
allé à toutes les raves ni allaient pas et pour ma part j'avais prévu
depuis un bon moment avec d'autres amis de faire la descente de l'Aar
en bouée car c'est une tradition que beaucoup de Suisses font mais mon
groupe d'amis d'enfance ne l'avions jamais fait. Nous nous amusons
comme des fous, je peux exercer mon défi de compliments avec un plus
grand nombre qu'à l'habitude et je suis rempli d'une très grande
énergie en moi. C'est pour cela que même après cette longue journée je
décide d'aller en Rave même si je ne connais personne qui y allait.


Je savais que je retrouverais certainement des gens que je connaissais
déjà là bas, le monde de la nuit Suisse n'étant pas si grand que ça,
et je sais qu'en plus c'est l'endroit parfait pour me faire des
nouveaux contacts. De plus je donne souvent le conseils à qui veut
l'entendre que quand on a vraiment envie d'aller quelque part mais
qu'on ne réussit pas à motiver des amis à y aller il est de notre
devoir d'y aller quand même et que c'était la meilleure des occasions
de faire des rencontres de gens qui ont les même centres d'intérêt que
nous. Je monte donc dans le train et je me prépare à un long trajet.


Arrivé à une gare intermédiaire, j'ai quelques minutes à attendre dans
un quai vide qui donne face au train qui retourne à mon village. C'est
à ce moment que l'Univers décide de me tester et juste en face de moi
je vois mon ex-fiancée monter dans ce train qui rentre au bercail
pendant que j'attends toujours sur un autre quai. Nous nous échangeons
un regard masqué, qui est bien différent des regards que j'ai échangé
avec les filles aux dernières raves ou ceux que j'échangeais jadis
avec cette même fille. Mon train arrive et j'ai une heure de trajet
seul pour réfléchir aux émotions que ce regard m'a apporté.


Déjà, je ressens une très grosse boule au ventre. Cette personne m'a
traumatisé dans beaucoup d'aspects et elle a totalement changé ma
manière de vivre mes relations, y compris m'a relation avec moi-même.
Les pactes spirituels et les promesses que nous nous sommes faits
resurgissent dans mon esprit, et je ne peux m'empêcher de ressentir
une flopée d'émotions par rapport à la manière dont notre relation a
pris fin et comment je n'aurais jamais pu penser vivre tout cela après
les plans de vie que nous avions eu. Mais j'ai vite du comprendre
qu'avec une personne malade, les promesses n'avaient pas le même sens
que pour les autres. Ils n'étaient qu'une manière de contrôler les
événements de l'instant présent.


Néanmoins, je ne me laisse pas miner. Je sais que je vais vraiment
profiter de la rave et je n'ai surtout pas envie de me laisser me
pourrir tout seul avec les pensées limitantes qui m'envahissaient à ce
moment là. Je suis un adulte célibataire désormais et je n'ai de
comptes à rendre à personne. Mais cette phrase n'est pas simple à
accepter pour moi vu à quel point je m'étais déjà fait à l'idée dans
le passé que je passerais ma vie avec mon premier amour (possessif à
souhait en plus) de lycée qui vivait en plus dans le même village que
moi. Le Cancer en moi a essayé au plus possible de s'assurer un avenir
émotionnel stable mais à l'évidence ce n'était pas le destin qui
m'était écrit, l'Univers à d'autres plans pour moi. Je suis vraiment
content d'aller à cette rave seul et je suis bien décidé à profiter de
cette rave comme si c'était la dernière à laquelle je participerais.



Comme je m'y attendais, je rencontre plusieurs fêtards que je connais
déjà sur la route. Déjà dans le train j'entends plusieurs jeunes dire
quand je passe à côté d'eux : « C'est le mec qui fêtait son
anniversaire à la dernière rave avec la pancarte! », ce qui me
rappelle que je suis quelqu'un de remarqué mais en même temps avec une
grosse pancarte multicolore on passe rarement inaperçu !

Je me fais des amis, nous faisons connaissance sur le chemin de la
rave et nous nous racontons quelques aventures que nous avons déjà
vécu cet été. J'embrasse Lucy sur la route de la rave, les étoiles
m'observant et m'envoyant une part de leur énergie.

La rave se trouve dans un petit amas forestier paumé au milieu des
champs du canton de Vaud. L'endroit est assez isolé mais vu le nombre
de personnes qui se sont mis en route pour y arriver, nous avons été
remarqué c'est sûr. Arrivés à la rave, je peux constater que
l'ambiance est beaucoup moins lumineuse que dans les dernières. Il est
très difficile de reconnaître les visages des gens et cela apporte un
certain charme à la soirée. Je commence à danser, je vais me chercher
une bière et je commence déjà à me sentir tout floppy. Les
organisateurs sont vraiment sympas mais je manque d'affinité avec le
premier DJ qui envoie une musique très agressive et sombre. Plus
l'alcool monte et plus je me sens bizarre. J'ai bu 3 ou 4 grosses
tasses de café ce jour là aussi et la chaleur est à la limite d'être
insupportable, il fait en effet 29 degrés de nuit. Un grand écran est
présent et il y a des petits films qui sont passés dessus qui sont
tous plus bizarres les uns que les autres.

On peut sentir les hormones de tout le monde sous ébullition aussi.
Les regards que j'échange ne sont pas les mêmes que ceux que
j'échangeais dans les dernières raves. Il y a un petit arrière goût de
vice derrière chaque échange, et je dois dire que ce côté m'attire
beaucoup ce soir là. Bien qu'à mon habitude je sois plus un romantique
et sentimental que juste un tas de testostérone ambulant, je sens que
cette soirée sera une bonne occasion d'être un bad boy pour une fois
et de me permettre des folies que je ne me permets pas d'habitude. Une
fille regarde ainsi mes cheveux attachés et me dit qu'ils sont
incroyables, elle a la bave aux yeux et je dois dire que je ne suis
pas habitué qu'on me regarde comme ça. Le fait que la fille soit bien
plus jeune que moi pourrait me déranger habituellement mais pas sur le
moment, et je détache donc mes cheveux tel une pub Loréal et je me dis
que je le vaux bien. Elle me caresse les cheveux et après quelques
échanges je m'éloigne un peu pour faire d'autres rencontres du genre,
me disant que la soirée est longue et qu'il ne faut pas mettre tous
mes oeufs dans le même panier.


Le fait est que l'alcool commence à vraiment me désorienter et que je
sens de l'anxiété venir, certainement à cause d'un excès de caféine.
J'ai quelques joints avec moi et mon hamac, et j'ai l’instinct qu'il
faut que j'aille faire une petite expédition solo comme à la Street
Parade 2015. Je sors du petit amas forestier et me dirige vers un
autre très ressemblant un peu à côté le long des champs. Arrivé dans
cette forêt je remarque que je suis vraiment très perché, peut-être
que Lucy m'a fait deux baisers à la place de un sans que je le
remarque. Non sans difficultés, je trouve un endroit où installer mon
hamac et je me fais un campement digne des meilleurs clochards du
game. Je me couche et je sens que j'ai grandement besoin de repos
après cette journée de malade haute en émotion que je viens de vivre.
Je starte mon joint et directement je me sens bien et je suis très
content d'avoir pris la décision de m'isoler un peu. Cela me permet de
vraiment réfléchir à ma situation émotionnelle, ce que je veux dans ma
vie, quelle direction je souhaite prendre et accepter les événements
qui me sont arrivés. J'accueille le fait que certaines émotions ne se
traient pas en quelques jours et qu'il est normal que certaines
rencontres fassent resurgir certains souvenirs. Je suis super content
d'être là, hyper perché et seul dans mon hamac, bien que j'entende
quelques animaux autour de moi que je décide volontairement de ne pas
effrayé car après tout je suis chez eux aussi. Je peux entendre au
loin tous les jeunes fous de la rave dans la totale déchéance,
j'entends des courses de motos le long des champs, des voitures faire
des dérapages et également des gens lancer fusée sur fusée vu que nous
étions le 1er Août, fête nationnale de notre beau pays. Je me dis que
c'est obligé que la police vienne fermer la rave après tout ce bordel
et je me dis que je dois faire attention quand je sortirai de la
forêt.


Je pratiquais la rétention séminale à ce moment là et je sens que mes
énergies sexuelles bouillonnent en moi et je repense à pas mal de
filles avec qui j'entretiens des petites relations sur le moment.
Jamais je crois que j'ai eu un tel moment de sensualité mentale seul,
je suis au bord de l'orgasme corporel et spirituel juste avec ces
pensées. Je me masse le dos, je ferme les yeux pour me reposer... Et
je me dis que je suis vraiment un ouf, que même si je fais des choses
risquées en rave j'ai toujours un plan de secours qui fonctionne au
cas où. Ce genre de pensées qu'il est bon de tempéré quand on est
sobre est plutôt salvatrice quand on est dans un état second et qu'on
se met à douter, c'est dans ces moments qu'il faut savoir booster son
égo, quand lui même lutte contre sa dissolution.


Bien reposé et après quelque chose comme 1h30 qui m'ont paru plutôt
durer 5h, je décide de retourner à la rave faire la fête comme un ouf.
Je me sens très bien physiquement et moralement. Je suis de retour à
la rave et autant dire que tout ce qui était déjà caractéristique de
cette rave deux heures plus tôt l'était beaucoup plus à ce moment.
Pour me repérer je suis obligé d'utiliser le flash de mon téléphone et
j'éclaire certaines scènes des plus coquasses. A mon âge, je ne suis
plus si étonné que ça d'apercevoir une quequette ou une chatte entrain
d'évacuer la bière et autre liquide de la soirée. Non plus de voir une
fille tailler une pipe à un gars juste à l'entrée de la rave. A vrai
dire, sans avoir des pensées voyeuristes, ce genre de scène me plaît
car elle démontre la liberté d'être naturels que les gens ressentent
en rave. Ce retour à notre nature sauvage, décomplexée de tous les
codes sociaux qui nous font ressentir de la honte pour avoir un
système digestif et ressentir des désirs sexuels envers d'autres
magnifiques personnes, est quelque chose de vraiment agréable à
observer tout en respectant l'intimité des gens qui désirent en garder
un peu, ce qui n'est pas le cas de tout le monde (et je serai le
dernier à juger ça wink ). Moins plaisant au regard, les scènes de
personnes probablement mineures dégurgitant une mixture chimique qui
s’apparente bien à l'agent chimique X qui aurait pu être utilisé pour
créer les super-nanas. Je me rappelle qu'à mes premières soirées et
raves il y a bien des années j'avais déjà été frappé par la dualité de
si belles personnes s'infliger un tel sort, mais ayant moi même mes
démons je sais qu'il ne faut pas se fier aux apparences et qu'on
traverse tous des moments ou pour clairement le dire on a juste besoin
de se la mettre à l'envers. Pour aider ça, j'essaie quand même de
toujours partager une certaine connaissance en RdR aux jeunes, bien
que j'évite de jouer le rôle du grand frère car ce n'est pas ça que je
recherche en soirée. Après tout on grandit aussi avec nos expériences
et nos erreurs.


Le DJ a changé et je reconnais que c'est une des personnes avec qui
j'ai échangé plus tôt, et on m'a dit que c'était l'organisateur
principal et qu'il était vraiment un très bon DJ. Je peux vous assurer
que c'est le cas ! Mixant une musique que je qualifierais de psytrance
(je m'arrêterai là car j'aime pas donner trop d'étiquettes à la
musique je trouve que ça la restreint), il a mis le feu dans cette
petite forêt. Étant tout seul je décide sans aucunes gènes de
développer mon côté poisson et foncer à l'avant du dancefloor. J'ai
vraiment envie de danser plus que jamais. La densité de personnes est
très grande et des pogos se forment, je suis super content d'y
participer comme à la vieille époque et je me sens très jeune. Je
danse comme un malade avec le corps très fluide, je suis torse nu à
cause de la chaleur écrasante comme beaucoup d'autres et je sens
beaucoup de corps se frotter contre le mien, certains le faisant au
rythme de leurs mouvements non-contrôlés, d'autres volontairement dans
le but d'être en contact avec moi ce qui est très agréable à
ressentir. Je danse au contact d'une petite dizaine de personnes et je
suis vraiment content de me dire que j'ai passé le cap le plus dur de
la soirée et qu'à partir de maintenant j'étais prêt à faire la fête
comme un malade jusqu'à ce que j'en puisse plus et que je sente qu'il
faille rentrer chez moi. Je bénis la vie, je me bénis, je bénis le DJ,
je bénis les gens qui sont à cette soirée... Et soudain, comme un
refrain trop connu cet été, la musique se coupe, et quelqu'un hurle
depuis la cabine de mix à tout le monde de fermer nos gueules. La
suite aura été une expérience de psychologie sociale très intéressante
à vivre de l'intérieur.



Comme vous pouvez vous y attendre, énormément de personnes n'arrivent
simplement pas à se taire à cause de tous les stimulants qui sont
consommés dans la soirée. Bien que les « chuuuuut » soient plus fort
que jamais à tel point qu'on aurait pu penser que c'était une nouvelle
sorte de grillons, beaucoup de personnes déblatéraient leur vie à
200km/h sans s'arrêter. Une fille particulièrement m'aura marqué.
Assise derrière moi, elle expliquait longuement une histoire à
quelqu'un avec qui elle avait probablement perdue contact depuis
longtemps. Elle raconte avec énormément d'émotions comment après
beaucoup de galères elle avait réussi à faire arrêter la coke à son
copain avec qui ils étaient des gros consommateurs, et elle expliquait
qu'il lui avait dit qu'il avait arrêté mais qu'après un long moment le
couperet était tombé et qu'elle avait remarqué qu'il continuait de
consommer en cachette. Ensuite elle raconte les mensonges qu'il lui a
fait, les dettes dans les quelles il la mise en ne payant pas les
factures communes qu'ils avaient, des histoires de tromperie avec
d'autres filles... Je me suis beaucoup identifié à cette femme et
l'émotion qu'elle m'a fait ressentir était une de pitié d'avoir été
dans cette position de faiblesse, et je me dis que par beaucoup de
moments l'incompréhension de beaucoup de choses qui s'étaient passées
dans ma vie m'avait couper du moment présent et m'avaient bloqué comme
elle dans un passé douloureux dont le cerveau n'a pas encore traité
toutes les infos.


La police finit par nous trouver et je vois une synchronisation très
jolie d'une dizaine de lampes de poches pénétrer dans la rave comme un
couteau chaud perce le beurre. Directement ils vont vers la table de
mixage et au bar, prennent des photos et restent un long moment au
milieu de la rave. On entend beaucoup de personnes paniquer et fuir la
rave par les bois comme des malades. Je juge que c'est une mauvaise
option à faire, déjà parce que je n'ai rien à me reprocher
personnellement, et ensuite parce que je pense qu'on a beaucoup plus
de chances de se faire pincer en étant isolé dans les champs par des
flics qui s'attendent bien à ce qu'il y ait des gens qui les fuient.
Beaucoup de jeunes personnes qui vivent certainement ce genre de
moment pour la première fois demandent à leurs amis si ils risquent de
contrôler les cartes d'identité car ils ne sont pas majeurs, ce qui me
donne un sourire au lèvre bien que ça me fasse un petit coup de vieux
aussi. « T'inquiète pas meuf, ils vont pas contrôler ta carte! » que
je lui dis, avant qu'une fille très charmante ne vienne se joindre à
la discussions. Probablement sous ecstasy comme la plupart des
personnes à cette soirée, sa manière de parler dégage un charme qui
éveille le sapiosexuel en moi. Elle explique que tout se passera bien
et qu'on va gagner parce que c'est nous les gentils. Elle a l'air très
convaincante sur le moment mais j'émets quand même un peu plus de
doutes qu'elle vu que la situation avec le coronavirus donne plus de
droits au policiers de faire un peu ce qu'ils veulent comme ils
veulent. Après pas mal de déblatérations entre les orgas et la police,
la police finit par partir. Je vais demander aux organisateurs une
update de la situation et ils m'expliquent que les policiers ont dit
qu'il faudra payer une amende et qu'à 7h du matin tout soit rangé et
propre, ce qui me parait être la chose logique à demander. Après un
petit instant, la musique reprend et la fête avec !


Je sors un des joints qu'il me reste et je le fume très rapidement
pour faire baisser la tension que la police à apporter. Je le fais
tourner à une personne qui m'a prêté son feu, réflexe que j'adopte
souvent en soirée. La musique bat son plein et les danses extatiques
avec. Je suis vraiment vraiment content qu'il y ait de la musique
plutôt qu'il n'y en ait pas, et à peine je me remets dans la musique
que les policiers reviennent en plus grand nombre. De nouveau, le
silence se fait dans la panique de plus en plus grande de pas mal de
monde. D'autres se font des traces blanches de je-ne-sais-quoi alors
que la police est juste à côté. Après un moment, les policiers partent
et j'en viens au fait qu'il est temps de partir aussi. J'ai mon hamac
après tout mais j'ai plutôt envie de marcher. On me dit que je suis à
environ 1h30 à pied du lac Léman. Je m'attelle au chemin du retour et
je suis super content de voir ce magnifique ciel étoilé que la
campagne vaudoise apporte. Nous sommes toute une troupe de fêtard se
dirigeant vers une gare ou le lac pour faire une after, et nous sommes
tous subjugués par la beauté du ciel et des étoiles. Nous avons même
la chance d'observer pas mal d'étoiles filantes, si courantes cet été.
Je fais la rencontre de plusieurs personnes plus jeunes que moi mais
très sympathiques. Après une longue route, nous arrivons au lac et il
fait encore nuit noire. A ce moment là nous ne sommes pas beaucoup,
peut-être une quinzaine de personnes. A environ 40m du bord se trouve
un plongeoir qui monte jusqu'à peut-être 5m de haut, et j'hésite à
nager jusque là avec mes nouveaux potes mais je me dis que c'est trop
dangereux vu mon état et que ce n'était probablement pas qqch de
responsable à faire. En effet, j'ai déjà assez fait le fou dans ma vie
et je ne dois pas oublier que le miracle de la vie ne tient qu'à un
fil par moments et qu'il convient donc de ne pas la mettre en péril
inutilement. Je prends quand même un bain de minuit très agréable vu
la chaleur et cela suffit amplement à m'apporter ce sentiment de
fraîcheur et de vivacité. Mes potes vont quand même sur le plongeoir
faire des back-flips et autres pirouettes, et je me dis que je peux
toujours vivre cette expérience à travers eux et mes souvenirs de ma
période casse-cou qui s'est arrêté après la première fois où j'ai fumé
de la DMT.


Le jour se lève et je me dis qu'il faut que je rentre, et sur le
chemin du retour je croise les copines que je me suis faites à la rave
où j'ai fêté mon anniversaire. Je leur dis salut avec plaisir mais vu
leur réactions elles sont vraiment très contentes de me voir. Cela me
fait vraiment plaisir de voir que je puisse provoquer de telles
réactions à de si belles personnes. Elles me demandent ce que je fais
et je leur dis que je rentre, et elles me disent qu'elles ne veulent
vraiment pas me forcer mais que ça leur aurait fait trop plaisir que
je retourne avec elles au bord du lac me baigner. Face à autant
d'enthousiasme je les suis et retourne donc au lac. Le soleil levée,
l'ambiance est plus propice qu'avant à se baigner mais j'ai déjà fait
mon bain de minuit et je n'ai plus d'affaires sèches. Je décide donc
de prendre un peu de recul et d'observer tout cela d'un oeil plus
éloigné, alternant comme d'habitude dans les soirées où je rencontre
Lucy entre un désir d'acter comme si j'étais sur scène et d'autres où
j'ai plutôt envie de prendre du recul et d'être l'observateur du
théâtre de la vie sans trop y prendre part. A partir de 9h du matin je
me dis qu'il serait bon que je rentre chez moi car il est prévu que
j'aille à une fête toute la journée du « lendemain », 5h après quoi.
Je rentre, roule un dernier joint et vais tourner une vidéo avant
d'aller me coucher car j'en ressentais l'envie d'être un peu productif
et il y avait un sujet en particulier dont je voulais parler.



Préparation pour le retour au travail


Après ces raves, je suis retourné faire la fête dans certains endroits
mais ce n'était pas comparable à l'intensité des dernières bien
qu'elles aient été très agréables à participer. L'énergie a bien été
pompée pendant l'été même si toutes ces expériences m'en ont amené
aussi. On me propose plusieurs fois de retourner en rave mais
j'explique qu'il faut que je fasse une petite pause mentale pour
marquer le coup entre l'été qui était une période de relâchement et la
rentrée qui était aussi un événement attendu pour moi. En effet, je me
réjouis beaucoup chaque années des rentrées et des nouvelles
rencontres qui se font dans cette période. Cet été particulièrement,
en plus de l'aspect social, je me réjouissais aussi beaucoup de
retrouver mon travail et de continuer d’apprendre quelque chose qui me
passionne vraiment et qui m'aide à avoir une vision sereine de
l'avenir par rapport à la période de ma vie où je n'avais aucune idée
de quelle était ma vocation.


Je verrai Lucy 3 fois dans la dernière vingtaine de jours qu'il me
reste de vacances. La première fois je l'ai vu avec des amis à moi
dans un cadre plutôt tranquille, et même mes amis que j'ai depuis
toujours n'ont pas réussi à dire que je venais de la voir et cela me
faisait quand même bien marrer que je puisse faire passer ça de
manière inaperçue.


La deuxième fois a eu lieue pendant des vacances avec mes amis dans un
chalet se trouvant aux rives d'un très beau lac suisse-allemand.
J'avais déjà passé des vacances dans cet endroit et le fait qu'elles
aient lieu une semaine avant que je recommence le travail m'aide
beaucoup car je sais que ce week-end de vacances avec mes amis
d'enfance sera le parfait moment pour mettre fin à cette période qu'on
vient tous de vivre et pouvoir reprendre le travail en étant bien
conscient qu'un nouveau chapitre de ma vie s'ouvre. Je suis toujours
un peu nostalgique quand les vacances d'été finissent vu à quel point
je les aime, mais cette année j'étais vraiment particulièrement
content de me remettre dans le moule.


Je vois Lucy autour d'un bon café ce qui a le don d'exciter mon
humeur. Deux de mes amis proches avec qui nous sommes en vacances
fêtent leur anniversaire à ce moment et on décide tous que le dimanche
soir sera le soit de fête car c'est celui ou il y a le plus de
personnes qui sont présentes pendant les vacances. Le début de ma
rencontre avec Lucy se passe bien, mes amis eux ayant ramené Molly
mais personnellement je préfère attendre encore un peu avant de la
revoir. Alors qu'ils vont se mettre à table pour manger moi je n'ai
pas du tout faim et je leur dis que je vais fumer un joint au bord du
lac.


Je fais le point sur ma vie aux abords de ce magnifique endroit et je
suis absolument sous le charme de tout ce qui rentre dans mon champ de
vision. Je suis assis sur un petit ponton qui se jette dans le lac et
devant moi je vois une magnifique presque-île jaïr du lac. L'eau est
extrêmement pure et magnifique, tout comme les couleurs de la nature
qui est extrêmement colorée de manière vive. Je peux apercevoir le
début des alpes, et je suis impressionné par la beauté des jardins
privés qui longent le lac et à quel point cela reflète les beaux
aspects de la mentalité suisse-allemande que je taquine souvent avec
malice comme tous les romands que je connais, mais on sait tous que
c'est de bonne guerre. Je passe peut-être en temps effectif 30 minutes
aux abords de ce lac mais l'importance de ce moment et la présence
d'esprit que j'ai me donnent l'impression que je viens d'y passer 4h.
Comme à mon habitude dans mes expériences psychédéliques de ce genre,
j'en profite pour masser mes muscles et les étirer car j'ai toujours
l'impression qu'il est plus simple de comprendre comment les muscles
fonctionnent dans cet état. Je suis vraiment dans un très grand moment
de paix intérieur qu'un de mes amis vient casser d'une manière assez
étrange et à vrai dire son arrivée soudaine et brutale m'a amené pas
mal de sentiments négatifs envers lui. En effet, nous avons toujours
pas mal d'histoires non-résolues tous les deux et le fait qu'il soit
venu casser mon moment de calme pour jouer de la musique juste à côté
de moi m'a pas mal dérangé même si le fait que je ne lui ai rien dis
sur le moment m'empêche de vraiment pouvoir lui faire un reproche,
mais toute personne qui a déjà connu ce genre d'états sait bien que
des fois on a envie de dire quelque chose et qu'on sait que c'est la
chose à faire mais on le fait pas. L'inconfort que je ressens à ce
moment n'aura pas servi à rien cependant parce qu'il m'a vraiment
rappelé en rétrospective que j'aurais du lui dire tout simplement que
j'avais envie d'être seul et que c'est une demande totalement légitime
à faire et que le fait que je ne sois pas à l'aise pour le dire montre
bien encore des signes de co-dépendance résiduels en moi qui font que
je n'arrive pas à toujours mettre des limites claires pour protéger
mon temps et mon énergie. Je partage quand même un moment avec lui,
nous nous baignions et nous retournons vers les autres ensuite,
déterminés à aller faire la fête au max !


Mes amis décident de voir Molly en fin de soirée et je décide de
revoir Lucy pour un, deux voir trois baisers supplémentaires... Je me
dis que peut-être j'en ai fait trop mais avec mes amis je me dis qu'il
ne peut pas se passer quelque chose de mal. 1H plus tard, un de mes
meilleurs amis est déjà torse nu en train de danser comme un malade
dans le salon et je le rejoins. Mes amis les plus endurants et moi
feront ainsi la fête jusqu'à 6h du matin. Ce qui s'est passé là bas
restera là bas, c'est une des décisions que nous avons prises, mais je
peux vous dire que c'était vraiment une des soirées les plus drôles de
ma vie et j'en garderai un souvenir vraiment longtemps et elle m'a
encore une fois rappelé l'importance de mes amis dans ma vie et quelle
chance j'avais de faire parti de ce groupe qui nous côtoyons tous
depuis 20 ans maintenant.


Je recommence ensuite le travail avec beaucoup d'enthousiasme. Je
rencontre plein de personnes et cela me fait vraiment plaisir, et les
circonstances font que je passe une semaine assez loin de mes amis.
J'ai la chance de pouvoir acheter un ordinateur à mon travail pour des
cacahuètes et j'occupe donc une bonne partie de mon temps à pouvoir
retravailler sur des projets nécessitant ce genre de machine. Le
week-end venu, plusieurs personnes me proposent d'aller à une rave
avec eux à Lausanne et je suis très flatté que les gens pensent à moi
et me le propose. Néanmoins, je décide de finir la saison du Lion et
commencer celle de la Vierge d'une manière plus adéquate et je décide
donc de rester voir Lucy seul dans mon appartement et d'en profiter
pour écouter de la musique et tout ranger chez moi. Je suis vraiment
content qu'après cet été je puisse me donner assez d'amour pour
refuser ce genre de propositions et penser aux « moi du futur » en
investissant mon temps et mon énergie pour mieux organiser mon espace
de vie.


En effet, je suis célibataire et contrairement à plusieurs mois en
arrière je ne pense plus que la chose la plus importante dans ma vie
soit une relation sentimentale, en tout cas plus en ce moment. Toutes
les manifestations que j'ai faite depuis l'été se centraient ainsi
beaucoup plus sur moi et non sur ma relation avec les autres, et je
suis vraiment content d'avoir des projets dans lesquels je peux
investir mon temps de cette façon. Je danse pendant le rangement et
comme dans le premier trip que j'avais fait seul chez moi depuis le
confinement, je mets de la musique sensuel et je fais le ménage comme
si j'étais dans une sitcom et que je devais jouer un stéréotype. Je
balance du Kanye West à fond pendant que je fais le ménage nu chez moi
et je pratique mes skills de rappeur en même temps. Je suis vraiment
content de m'amuser comme un malade seul et je prends la décision de
continuer de vivre de cette manière et de m'entourer de personnes qui
sont motivées à s'amuser de la même manière avec moi. Finit la
sur-adaptation pour satisfaire des gens et obtenir leur compagnie, je
me donne ma propre compagnie moi-même et la personne qui veut être
avec moi doit le vouloir pour la beauté de la chose en soit et non pas
pour essayer de me contrôler et obtenir des choses de moi.


Je sors fumer un joint au bord du lac de mon village et je commence
une séance de yoga légendaire d'au moins 2h qui m'aura fait énormément
de bien, Lucy me permettant de vraiment avoir la patience de bien
prendre mon temps pour détendre mes muscles et rester le plus
longtemps possible dans les exercices. Cela me fait vraiment
(re)-remarquer à quel point c'est important de garder la position
longtemps pour bien laisser l'effet sur le muscle venir. Je peux
visualiser de manière très clair comment quand on étire un muscle, on
crée de l'espace entre les tissus pour laisser le « poison »
s'échapper, et les tensions qu'on ressent quand on s'étire sont juste
la traduction nerveuse de cet acide qui part des muscles. Cela me
paraît une évidence sur le moment et même si je ne connais pas la
chimie exacte de ce qu'il se passe dans un muscle pendant des
étirements je me dis que je n'ai pas besoin de la connaître et que
j'ai envie que ce genre d'intuitions me soit plus parlantes que de la
théorie scientifique que je n'ai pas moi même recherchée.


Après la séance de yoga je commence à méditer et à faire des exercices
de respiration quand une famille se pose juste à côté de moi sans dire
bonjour. Il y a deux parents, le père étant plus âgé que la même d'au
moins une vingtaine d'années, et deux jeunes filles de probablement 4
et 2 ans. Ils décident tous d'aller se baigner et mon cerveau ne leur
accorde pas trop d'importance. Pendant que je médite, j'entends des
synchronicités qui n'arrivent que quand on est en présence de Lucy.
J'entends en effet un enfant parler au milieu des cris des mouettes et
crier à son amie « Oh quelle coïncidence, toi aussi tu es née le 13
juillet ?!? », ce qui a le don de me faire rire vraiment profondément
étant donné que c'est précisément la date de mon anniversaire aussi !
S'ils avaient été plus proches de moi je leur aurais fait part que la
coïncidence allait encore plus loin. Quelques minutes plus tard,
j'entends deux enfants parler de la mort et cela m'a vraiment fait
rire aussi. J'ai pu constater (ce que j'avais déjà vu avec mes nièces)
que souvent se sont les parents qui ont plus peur de la mort que les
enfants, car les enfants jouent toujours avec le concept de la mort et
ils arrivent très bien à intégrer dans leurs jeux le fait que la mort
n'est pas un état permanent mais juste une étape avant un « après ».
Je me dis que les enfants ont beaucoup de sagesses et que nos
expériences de vie nous apportent beaucoup mais nous enlèvent aussi
beaucoup de choses.


J'ouvre les yeux et je vois la famille que j'ai vu avant dans l'eau,
et là commence une des scènes les plus bizarres que j'ai vécu cet été.
En effet, la plus petite des filles semblent éprouver des difficultés
et alors que la maman reste très calme, le père commence à paniquer
dans l'eau. Il commence à stresser et monter le ton, il perd son
souffle et engueule toute sa famille. La plus grande des filles joue
dans l'eau avec ses palmes et elle est totalement au dessus de la
panique de son père et elle rigole à plein nez et s'amuse dans l'eau
comme jamais. La plus petite fille est sur le dos de son père qui est
vraiment dans un état de panique et j'ai la sensation que la mère a
honte de son mari qui panique dans cette situation au lieu de garder
son calme. Je sais qu'il y a un bord où ils peuvent se reposer
quelques mètres à côté de là où ils sont et je m'attends à ce qu'ils
se dirigent là bas mais ce n'est pas la direction qu'ils prennent pour
rentrer au bord. A ce moment là tout va à 200à l'heure dans ma tête,
je ne sais pas si je dois sauter à l'eau les sauver ou si je dois
rester sur le bord. Il y a une autre jeune personne qui regarde la
situation et évidemment je me dis que cette personne a la situation
sous contrôle. Sauf qu'évidemment mes études en psychologie m'ont
aussi appris qu'il y a déjà eu des personnes qui se sont fait
poignardées dans la rue alors que des dizaines de personnes
regardaient par les fenêtres sans qu'aucune ne réagisse vu qu'elles
pensaient toutes que « qqn » avait la situation en main. Je me
redresse et je me dis que si j'entends une des 4 personnes appeler à
l'aide ou si j'en vois une couler je sauterai dans l'eau. La mère
demande au père de se calmer, elle a l'air plus soulée et gênée qu'en
mode panique, mais le père déverse toute sa colère sur ses enfants.
Pas mal de jugements me traversent, notamment sur la condition
physique du père que je juge et sa capacité d'agir en homme pour aider
(ou en tout cas calmer) sa famille. Ils sortent finalement de l'eau et
je peux sentir l'énergie du père pour qui cela devait faire des années
qu'il n'avait pas autant frôlé la mort et je pouvais bien voir que
cette expérience l'avait marqué, alors que ses deux filles étaient
déjà en train de faire des pirouettes dans l'herbe. Je le vois
décharger sa haine sur sa femme alors qu'au fond c'est lui le seul qui
a vraiment failli se noyer. Je vois le regard de sa femme qui me
regarde comme pour me dire que si ça avait été moi le père de ses
enfants cela ne se serait pas produit. Je vois le père me balancer des
regards extrêmement sombres pour ne pas être allé l'aider et
probablement car il sent bien que sa masculinité a été mise à mal, et
j'ai pu percevoir en sous-texte le genre de problèmes de couples
qu'ils traversaient, je me demande même si ses enfants sont vraiment
les siens ou si ce n'est pas une de ces situations où la mère des
enfants choisis un autre père biologique pour eux mais laisse quand
même le seul homme qui veut être là s'en occuper. Je pense que ces
jugements sont un mécanisme de défense face à des regards que je juge
hostiles et un ton de voix qui me fait dire que le père pourrait venir
me dire qqch, mais la beauté du moment réside justement dans le fait
que je peux avoir du recul sur ce que je pense et cela est toujours
une occasion d'observer comment l'égo se défend. Une partie de moi
prend le contrôle et calme cette partie que je remplace par un
bénissement envers la famille et je me dis que j'espère que le père
adopte le même comportement que ses filles et se mette à jouer dans
l'herbe avec elles en célébrant le fait qu'ils ne se soient pas noyé
plutôt que de leur reprocher qu'elles n'adoptent pas le bon
comportement dans l'eau alors qu'on ne leur a jamais appris et qu'au
moins elles savaient intuitivement que paniquer dans l'eau est la pire
des idées.


Le retour chez moi me permet de nettoyer tout mon appartement, en
commençant par mon coin sacré. Je suis très content d'avoir fait un
bon nettoyage d'été qui me permet également de faire un nettoyage
interne et ranger mes vieilles manières de penser et garder ce qui est
utile. Ma mère, de signe astrologique Vierge, m'a toujours martelé
l'importance de ranger comme exercice psychologique et je connais
plusieurs autres personnes que je porte en estime qui le conseillent
aussi. J'ai une très forte tolérance au désordre ce que je pense être
un avantage en soit, mais je range surtout pour les invités et pour
les bienfaits internes. Je sais qu'avant de vouloir avoir un impact
sur le monde il faut déjà commencer par mettre sa vie en ordre et le
lieu où l'on vit est une composante essentielle de notre soit. Exténué
par le rangement, je vais me coucher très content d'attaquer le
week-end dans un appartement en ordre et je suis fin prêt à commencer
un nouveau chapitre de ma vie.



Conclusions de cet été de folie :


L'année 2020 aura été une année de folie pour tout le monde sans aucun
doute. L'Univers et Gaïa nous ont lancé un défi d'envergure pour des
raisons qui nous échappent encore soyons franc. Mais je suis persuadé
que tous ces événements qui sont passé dans notre vie ne sont pas
arrivés par hasard et qu'ils sont un coup de pouce de la Terre pour
accélérer certains processus clés et faire passer le monde dans une
nouvelle ère. Les vieilles paterns n'ont plus lieu d'être et tout le
monde a eu besoin de faire un grand nettoyage interne et une remise en
question profonde de beaucoup de choses. Par moments c'était trop dur
et l'escapisme était grand, mais je crois sincèrement d'après ce que
j'ai vu ces six derniers mois que tout le monde est ressorti plus fort
et se porte mieux aujourd'hui qu'avant. Mais ce n'est peut-être que
parce que j'ai attiré ces personnes là vers moi et repousser les
autres, ça je ne peux le savoir finalement je ne peux que rapporter
mon point de vue et mes expériences.


J'ai emménagé deux semaines avant le début du confinement dans un
nouvel appartement avec la personne qui je pensais allait être la mère
de mes premiers enfants, une semaine plus tard elle est partie en
voyage à l'autre bout du monde, et dès son retour au pays 3 semaines
plus tard il était évident pour moi que je devais m'éloigner au
maximum de cette fille à cause de sa toxicité que j'avais entrevu
pendant les 5 années que nous avons passé ensembles mais que j'avais
hautement sous-estimé avant certaines révélations de sa part pendant
qu'elle m'a faite pendant son voyage par téléphone.


Avoir une déception amoureuse de ce calibre n'est jamais une chose
simple mais j'accueille toutes les expériences de la vie car on ne
peut pas vivre l'ivresse d'une passion amoureuse si il n'y avait pas
le déchirement du coeur qui arrive à leur fin. Mais je ne peux pas
retransmettre par écrit la transformation qui s'est passée en moi sans
évoquer le fait que cette séparation ait eu lieu au tout début du
confinement alors que je venais d'emménager dans un nouvel
appartement. Le fait qu'il faille attendre encore plusieurs semaines
avec les affaires de mon ex chez moi n'était clairement pas simple
pour tourner rapidement la page également, ni la somme importante
d'argent qu'elle a décidé de ne jamais me rendre. Mais c'était à
double tranchant je pense et au final je suis vraiment content que ça
ait eu lieu à ce moment. Cette relation était simplement antagoniste
avec mes plans de vie et les siens, donc même si la manière n'y était
pas je suis content que ça ait eu lieu. J'ai eu énormément de temps
pour processer les informations et les émotions dans ma tête pendant
les mois de télétravail qui ont suivi et cela m'a vraiment permis de
passer à un nouveau chapitre de l'histoire de ma vie. Mais cela n'a
clairement pas été simple tout le temps et certains challenges ont été
très durs.


En effet, j'ai pris les distances sociales très au sérieux au début de
ce confinement. Cela veut dire qu'après le départ en vacances de mon
ex j'ai passé presque deux mois complets avec un check-du-pied comme
contact le plus intime avec une personne que j'ai eu. Je suis passé de
dormir tous les soirs collé à une personne et être quelqu'un de très
tactile avec mes amis à ne toucher personne pendant tout ce temps.
Cela m'a vraiment appris beaucoup cependant, et très vite j'ai réalisé
que le plus long que j'étais passé sans faire au moins un câlin a
quelqu'un ne devait pas être de plus de 3 jours dans TOUTE ma vie,
donc autant dire que j'ai vraiment explosé mon record.


Peu de temps après ma séparation je cherchais vraiment à combler le
vide qui est inévitable après la fin d'une relation de co-dépendance.
Heureusement le destin a mis les bonnes personnes sur ma route pour
m'aider à comprendre que ce n'est pas ce dont j'avais besoin et je ne
suis pas retourné désespérément dans une relation toxique même si par
moments je ne désirais que ça au fond de moi. L'Univers m'a obligé à
prendre du temps pour moi, et j'ai pu développer énormément de
nouvelles passions pendant ce temps et découvrir beaucoup de talents
inexploités en moi.


Je me suis reconnecté avec énormément de parties de moi pendant cette
période. J'ai eu énormément de temps pour sortir dans la nature et
sentir que je ne fais qu'un avec elle. J'ai pu faire des rencontres
qui m'ont permis de voir que dans la vie aucune relation ne vaut le
coup qu'on se bousille pour elle. J'ai pu me sentir jeune comme jamais
ces dernières années. J'ai pu apprendre à profiter de plein de moments
qui font que ça vaut le coup de se relever et de se battre après les
coups durs. Le manque de contact physique m'a appris à ne pas me gêner
de me masser tout seul ou d'aller faire des câlins à des arbres. Et
heureusement, j'ai pu cultiver beaucoup de relations pendant ce
confinement et me j'ai pu me reconnecter avec beaucoup de vieux amis
que j'avais perdu de vu ou qui vivent à l'étranger. Cela m'a vraiment
aidé à apprécier la valeur d'un câlin et je me suis bien rattrapé
pendant l'été car j'ai fait des câlins à des centaines de personnes.
Et ils sont clairement mieux maintenant !


J'ai aussi pu faire un rêve que j'avais depuis des années et j'ai
commencé à faire des vidéos sur le développement personnel et d'autres
sujets de réflexion, et cela m'a apporté beaucoup plus de choses
positives que j'aurais pu penser et très vite. J'ai pu vraiment me
reconnecter avec ma partie masculine, et en écrivant cela je ne peux
m'empêcher d'avoir un sourire du coin de la bouche en me disant que
j'ai déjà écrit quelque chose de similaire dans un autre texte avant
de dire dans le suivant que je m'étais reconnecté à mon féminin. La
vie est respiration et alternance entre le ying et la yang, et c'est
fou le nombre d'endroits où l'on peut observer cela.


Je sors de cet été plus boosté que jamais et vraiment remerciant
envers la vie de tout ce qu'elle peut nous offrir. Une rencontre que
j'ai fait cet été m'a dit « On nous donne pas une vie qu'on est pas
capables de vivre », et ça m'a beaucoup impacté et je pense qu'on peut
tous se dire cela.


J'espère sincèrement que qui que tu sois, toi qui lis ce texte, tu ais
pu surmonter les obstacles et challenges qui ont été mis sur nos
routes tout au long de cette année 2020. J'espère que tu as pu faire
de l'ordre dans ta vie et que toi aussi maintenant tu as décidé de
prendre soin de toi avant de prendre soin des autres. Que toi aussi tu
as su faire le travail de l'ombre et regarder dans les yeux tes côtés
sombres qui amènent de la souffrance envers les gens que tu aimes, et
que tu as décidé d'en faire ta responsabilité de garder ce côté de toi
sous contrôle. J'espère que tu es en meilleur santé aujourd'hui que tu
ne l'étais avant, et j'espère que cela t'aide à accomplir tes rêves.
J'espère que si tu étais perdu, tu as su trouvé ta voie et quelle est
ta mission de vie, car on a besoin de tous les cerveaux conscients qui
existent pour faire le travail que la Terre nous demande de faire.
J'espère que tu as appris à t'aimer et que tu as appris comment
rayonner cet amour autour de toi. Et finalement, j'espère que tu as su
ouvrir ton esprit à de nouvelles idées et que tu as su jeter les modes
de pensées obsolètes à cette nouvelle ère qui commence désormais qu'on
le veuille ou non.


Nous ne faisons qu'un et j'espère que tu puisses expérimenter ce
concept de toi-même jusqu'à ce qu'il soit pleinement intégré à ta
chaire, même quand l'égo revient mettre ce concept en doute pour nous
aider à survivre et à nous reproduire.


S'aimer soit-même, c'est aimer les autres. Aimer les autres, c'est
s'aimer soit-même. Et surtout...


Don't forget to Rave it hard !
Reputation de ce commentaire
 
Merci, abraca
 
Sympa ta petite vie de casanova guidé par lastrologie et le lsd! :) Bkk2012

Posté par : CoachMigui | 29 août 2020 à  13:23

 
#2 Posté par : Abracabrantesque 29 août 2020 à  17:28
Ca y est jai tout lu!! Merci pour le partage c'est très agréable a lire malgré le pavé. Moi qui n'ai fait aucune teuf cette année ni l'année dernière, cela ma rappelé un bon nombre de bon souvenirs et une belle envie de remettre ça peut-être l'année prochaine.
Je suis aussi un cancer de juillet (le 10).
Tu ressembles fortement dans ta façon de penser à un très bon ami qui est au Guatemala maintenant et j'arrive bien à m'identifier à toi.
Alors merci d'avoir su réveiller un désir de retourner en teuf qui me donne le sourire pour avancer jusque la.
Beaucoup d'énergie positive dans ton texte en tout cas !!!

Posté par : Abracabrantesque | 29 août 2020 à  17:28

 
#3 Posté par : arlonne 01 septembre 2020 à  22:57
Coucou, moi j'avoue que le titre m'a attirer le sujet aussi, j'ai lu là presque 30 minutes ,  puis je voyais que les lignes continuaient a défiler , j'ai donc lu une partie en diagonale aussi  car je ne m'attendais pas a lire autant et surtout j'ai du boulot  " une plainte en ligne a faire " .Ton texte est super bien écrit , tu devrais mettre sa en page et oups un bouquin , on ne s’ennuie pas, moi qui n'arrive pas a rester  dans le même sujet en écrivant et surtout a le faire une fois au présent , puis a l' imparfait  , une fois je une fois elle, bref je trouve cela bien fait aussi , l'as tu écris d'une traite. Autrement je ne parlerais pas des acides que j'ai pris y'a longtemps a parler avec une plante et un délires collectif ou on a laisser passer des animaux sur une route en voiture , nb : je ne pense pas qu'il y en avait. Juste un conseil ne prenait jamais de LSD si vous avez des problèmes et le mieux attention avec qui .A salut.

Posté par : arlonne | 01 septembre 2020 à  22:57

 
#4 Posté par : CoachMigui 02 septembre 2020 à  18:04
Merci pour les commentaires et les champis smile

@Avra: C'est marrant ca qu'on soit né aux alentours des memes dates ! Ca aide au fait que tu t'identifies à la maniere dont je ressens les choses en soiree je pense smile . Et je suis vraiment content que ca t'ait donné envie de retourner en teuf, c'était un des buts du texte smile

@Arlonne: Merci pour le retour aussi, honnêtement le texte je l'ai surtout écris pour moi mais comme j'écris sur ce blog depuis des années et que ca donne une complète continuité je suis heureux de le partager, c'est dans le theme en plus.

Pour le style d'écriture, un prof de français m'a conseillé de toujours tout mettre au présent car ça facilite grandement la chose ^^ . Après pour être honnête il doit y avoir pas mal de fautes encore, mais c'est presque une volonté linguistique de pas trop contrôler la langue !

J'ai pas écris en un coup non, j'ai reparti ça sur environ 5-6 jours mais j'ai une mémoire très vive on va dire ^^ j'ai pas tout ecrit dans l ordre par contre je suis souvent revenu ecrire des paragraphes par ci par la !

Posté par : CoachMigui | 02 septembre 2020 à  18:04

 
#5 Posté par : CoachMigui 09 septembre 2020 à  18:50
Petit complément bonus qui m'est venu lors d'un moment d'inspiration:

La lueur du soleil faisait ressortir son sourire
La sueur de mon front exposait mon délire
C'est avec un regard charmeur que j'ai décidé
De lui montrer la passion qu'en moi elle avait éveillée

La reverrai-je un jour ? Ca en vaudrait le détour
Et pour elle je serais prêt à jouer le troubadour
Ou aussi le guerrier chasseur de vautours
Mais surtout l'amant passioné qui n'a jamais peur de l'amour

Je me rappelerai toujours de ses yeux plein de malice,
Qui m'invitaient à venir partager tous mes vices.
Nous exécutâmes ainsi une danse extatique
Prédisant la teneur de nos ébats érotiques.

Je m'approchai d'elle pour accomplir ma nouvelle mission
Et rapprochai mes lèvres pour échanger un instant de passion
Aucune inhibition, juste une forte envie de passer à l'action
Et assouvir ainsi nos pulsions et hormones en ébullitions

Très vite nous nous dirigeâmes vers la forêt
Sans échanger un seul mot nous savions être prêt
Et c'est couchés à poil à la vue des furets
Que jlui ai bouffé la chatte comme un vrai goret

Après m'être délécté de son nectar féminin
Elle me tailla une pipe qui me fit un bien divin
Et avec la fougue des meilleurs pilotes de formule 1
Nous avons fait l'amour sans jamais penser au lendemain



Posté par : CoachMigui | 09 septembre 2020 à  18:50

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