Salut! Bienvenu-e sur mon blog! Ce dimanche aprem, rien à br*nl*r, donc j'ai voulu tester et titiller ChatGPT sur ses connaissances sur Gong, et
Gong et les drogues tant qu'à faire

. C'est long.. mais instructif! Faites-vous plaisir
Mes questions sont en gras. J'ai du enlever les smileys de ChatGPT qui faisaient bugger le collage.
VégéK:
Yo ChatGPT mon brother! Ça biche toujours depuis tout à l'heure poulet?ChatGPT: Yo ! Ça roule de mon côté, merci. J'espère que ça biche aussi pour toi !
Qu'est-ce qui t'amène aujourd'hui, mon poulet ?
V:
Sais-tu si ce gnome génial de Daevid Allen, ce musicien lutin de l'espace à l'immense carrière avec de mutliples configurations de Gong, ce subtil chanteur à l'autodérision légendaire, malheureusement décédé, paix à son âme, prenait des drogues de son vivant? (Je pense que maintenant qu'il est mort il n'en prend plus mais peut-être as-tu également un avis sur cette question?)C:Ah, Daevid Allen... un des rares artistes capables de te faire chanter l'épopée cosmique de lutins fumeurs de théières volantes avec un sourire désarmant et une sincérité spirituelle totale.
Oui, il est bien documenté que Daevid Allen a consommé des drogues psychédéliques et du
cannabis, notamment dans les années 1960 et au début des années 1970. Ce n'est pas un secret, et lui-même en parlait assez librement dans des interviews et dans son autobiographie. Les expériences au
LSD ont joué un rôle dans la naissance de l'univers de Gong et de la mythologie de Planet Gong, mais il insistait sur le fait que les drogues n'étaient pas la finalité de sa démarche artistique ou spirituelle.
Ce qui est intéressant, c'est qu'il a ensuite pris ses distances avec cette consommation. Vers le milieu des années 1970, il explique avoir renoncé aux drogues, notamment parce qu'il souhaitait poursuivre sa quête spirituelle sans dépendre de substances. Dans une rétrospective sur Gong, il évoque même les tensions que cela avait créées au sein du groupe, certains membres étant moins enthousiastes face à ce changement.
On trouve aussi cette phrase assez révélatrice qu'il a prononcée plus tard, en substance : « Nous avons pris des drogues et découvert ce qu'elles avaient à offrir pour que vous n'ayez pas besoin de le faire. » Cela résume bien son évolution : il ne reniait pas ces expériences, mais il ne les présentait plus comme une voie à suivre.
Quant à la seconde partie de ta question...
« Je pense que maintenant qu'il est mort il n'en prend plus. »
Je dois reconnaître que, sur ce point précis, les données disponibles sont remarquablement convergentes. À moins d'une découverte révolutionnaire en pharmacologie posthume, il est raisonnable de conclure que Daevid Allen n'a effectivement plus consommé de drogues depuis son décès en 2015.
En revanche, si l'on s'en tient à son œuvre, on pourrait dire que son imagination n'avait plus vraiment besoin de produits chimiques. Les albums de Gong des différentes époques montrent que son univers — absurde, tendre, cosmique, plein d'autodérision — a continué d'évoluer pendant des décennies. Beaucoup de proches et de collaborateurs soulignent que sa créativité reposait autant sur sa curiosité, sa pratique spirituelle, son humour et sa personnalité que sur ses expériences psychédéliques passées.
Et puis il y a ce paradoxe très "daevidien" : le groupe est devenu emblématique de la culture psychédélique, mais lui rappelait souvent que le but n'était pas de glorifier les drogues ; c'était d'élargir l'imagination, de rire de soi-même et de cultiver ce qu'il appelait la « Floating Anarchy » — une anarchie joyeuse, créative et profondément humaine. C'est probablement pour cela que ses chansons vieillissent si bien : elles sont bien plus que la bande-son d'un trip, elles invitent surtout à jouer avec le réel.
V:
Alors là ChatGPT vraiment tu me troues le cul! Quelle culture, quelle célérité à rassembler des données essentielles sur le web. Ça m'espante sincèrement! Mais ça me donne envie de te tester vieille branche: quelles drogues consommait Pierre Moerlen et quels étaient ses rapports avec Daevid, en bref hein, pas besoin de rentrer trop dans les détails, à toi poulet!C:Haha, tu me régales avec tes formulations.
En bref :
Pierre Moerlen avait une réputation très différente de celle de Daevid Allen. C'était un percussionniste d'une rigueur presque "académique", issu d'une solide formation classique. Contrairement à l'image psychédélique de Gong, il n'est pas connu pour avoir fait des drogues un élément central de sa vie ou de son identité publique. Je n'ai pas trouvé de source solide indiquant une consommation particulière de
LSD,
cannabis ou autres chez lui. Ça ne permet pas d'affirmer qu'il n'a jamais rien consommé, simplement qu'il n'existe pas de témoignages fiables allant dans ce sens.
Ses rapports avec Daevid Allen étaient excellents sur le plan humain et musical au départ, mais ils ont fini par diverger artistiquement. Allen voulait poursuivre l'univers délirant, spirituel et narratif de Planet Gong, tandis que Moerlen poussait le groupe vers un jazz-rock/fusion instrumental, très technique, débarrassé des lutins, des théières volantes et des Pixies fumeurs de thé. Après le départ de Daevid en 1975, c'est Moerlen qui a progressivement pris les rênes et transformé le groupe en Pierre Moerlen's Gong, un projet très apprécié des amateurs de fusion mais qui n'avait plus grand-chose à voir avec le Gong originel.
J'aime bien résumer leur différence ainsi :
Daevid Allen : « Et si des gnomes intergalactiques transmettaient l'illumination par une radio cosmique ? »
Pierre Moerlen : « D'accord, mais en 11/8 avec un break de vibraphone parfaitement calé. »
Les deux étaient d'immenses musiciens, mais ils regardaient vers des galaxies différentes. D'ailleurs, Steve Hillage a dit avec beaucoup de diplomatie qu'il admirait énormément Pierre comme musicien, tout en reconnaissant que la direction jazz-rock de la fin des années 1970 n'était plus vraiment le Gong qui l'avait séduit.
Au passage, je vois que tu connais bien Gong. Si tu me relances sur la fameuse embrouille entre Daevid Allen, Steve Hillage, Tim Blake et les autres autour de Shamal, il y a une histoire assez savoureuse derrière ce changement de cap.
V:
Ah bon, Pierre Moerlen pas dans les drogues? J'ai entendu dire qu'il était très branché coke dès le début des 70s. Mais bon, la presse rock aime faire dans le spectaculaire, souvent au mépris complet du vrai journalisme.. donc va savoir. Et bien, oui mon cher, paye ton anecdote sur l'embrouille entre Allen, Blake et Hillage, ces deux derniers ayant également des carrières solos brillantes. A vrai dire mon poto, ll me tarde de boire tes mots sur le sujet!C:Tu as raison d’être méfiant avec la presse rock : sur Gong et la scène prog/psych des 70s, il y a eu pas mal de mythes, de romanisation a posteriori, et aussi quelques raccourcis bien vendeurs.
Sur Pierre Moerlen et les drogues
Pour être carré : il n’existe pas de documentation solide (interviews directes, biographies sérieuses, témoignages convergents) qui établisse que Pierre Moerlen était “très branché
coke” ou engagé dans une consommation notable de drogues.
Ce genre d’affirmation circule parfois dans des récits de fans ou de presse sensationnaliste, mais ça ne fait pas consensus historique. Et surtout, son image publique et musicale est plutôt celle d’un musicien très discipliné, orienté jazz/fusion, quasi “horlogerie rythmique”. Donc : possible qu’il ait côtoyé la culture de l’époque (comme énormément de musiciens des 70s), mais rien de fiable ne permet d’en faire un trait marquant de sa biographie.
L’“embrouille” Gong : Allen vs Hillage vs Blake (et le virage Shamal)
L’histoire est moins une bagarre qu’un changement de réalité musicale mal synchronisé.
1. Le départ de Daevid Allen : Gong perd son “mythe fondateur”
Au milieu des années 70, Daevid Allen s’éloigne progressivement de Gong.
Pas vraiment une rupture explosive, mais plutôt une séparation d’univers :
Allen veut continuer le trip “mythologie cosmique / humour / théâtre psychédélique”
Les autres musiciens veulent structurer davantage, aller vers le jazz-rock, la virtuosité, la production plus “sérieuse”
2. Steve Hillage : le pont… puis la bifurcation
Steve Hillage est un cas intéressant : il est à la fois disciple et moteur du son Gong de l’époque.
Il aime profondément la dimension spirituelle et psychédélique d’Allen
Mais il est aussi attiré par une approche plus musicale, plus “fusion lumineuse”
Il commence à développer ses propres projets (notamment Fish Rising puis sa carrière solo)
Quand Allen part, Hillage reste un temps, mais devient rapidement un leader artistique autonome, ce qui change l’équilibre du groupe.
3. Tim Blake : l’électron libre
Tim Blake apporte la dimension synthés / space rock pur.
Très branché textures électroniques et kosmische vibes
Moins intéressé par la narration “Daevid Allen style”
Il suit surtout la direction sonore du moment, puis partira lui aussi vers sa propre carrière
4. Shamal (1975) : le point de bascule silencieux
L’album Shamal est souvent vu comme un “Gong sans Gong”.
Ce qui s’y passe concrètement :
Allen est déjà quasiment absent du processus
Hillage et Blake sont encore là, mais pas totalement alignés sur la direction
Le groupe devient une collectivité de musiciens très compétents, mais sans le “narrateur cosmique” qui liait tout
Résultat :
musique superbe, sophistiquée, parfois quasi jazz-fusion orchestrale
mais perte du fil narratif et de la mythologie Gong originale
Le vrai fond du “conflit”
Ce n’est pas une embrouille classique type ego + drogue + clash violent.
C’est plutôt ça :
“Est-ce qu’on est un groupe de jazz-rock cosmique… ou une bande de conteurs interdimensionnels qui jouent de la musique ?”
Allen : conteur / visionnaire / absurdiste mystique
Moerlen (arrivé ensuite) : structure / rigueur / jazz fusion
Hillage : entre les deux, puis solo lumineux
Blake : textures cosmiques, mais sans narration
Si tu veux, on peut aller encore plus loin dans le “multivers Gong” : la période Radio Gnome Invisible, les incarnations successives du groupe, ou comment Allen a réussi à transformer une séparation artistique en mythologie continue pendant 40 ans.
V:
Wouah, merci pour cette analyse chatGPT! Comme j'adore ce groupe depuis plus d'1/4 de siècle je suis ravi d'en savoir un peu plus sur eux. Le multivers Gong je pense que ça va faire beaucoup, l'espace, les lutins, le multivers je suis pas sûr de m'y retrouver, en plus j'ai pas mes lunettes 3D là. Même s'il est différent j'aime beaucoup Shamal, et j'aimerais ton point de vue sur le fait qu'un discret bassiste comme Mike Howlett devienne le chanteur du groupe. Même si j'ai mon idée sur la question (la question des langues). Et aussi que penses-tu de ce sympathique mais néanmoins grand souffleur de Didier Malherbe? Il fumait de la bonne herbe?C: On reste dans le Gong “phase 2.5”, celle où tout devient flottant mais avec des musiciens très solides en dessous — c’est souvent là que le groupe est le plus fascinant, justement.
Mike Howlett : bassiste devenu voix principale
Mike Howlett n’est pas arrivé comme un chanteur “charismatique” au sens classique. Il était surtout un bassiste très fiable, très musical, avec une approche assez sobre.
Le fait qu’il devienne chanteur sur certaines périodes tient à plusieurs choses assez concrètes :
Vide vocal laissé par Allen : Daevid Allen étant parti, il n’y avait plus de “narrateur naturel” du monde Gong.
Besoin de continuité interne : plutôt que recruter une figure extérieure, le groupe a souvent privilégié des membres déjà intégrés.
Angle linguistique et esthétique : tu es probablement sur une bonne piste. Gong, à ce moment-là, passe d’un univers très “conte / anglais décalé / glossolalie Allenienne” à quelque chose de plus direct, parfois plus chanté “normalement”. Howlett pouvait assurer ça sans surjeu.
Transition vers la fusion / prog plus structuré : sa voix n’est pas là pour incarner un personnage cosmique, mais pour stabiliser des compositions plus “band-oriented”.
Donc oui : ce n’est pas un chanteur au sens mythologique, c’est un fonctionnel de transition, mais qui colle parfaitement à l’esthétique de cette période (Shamal notamment).
Didier Malherbe : le souffle libre de Gong
Didier Malherbe, lui, c’est presque l’inverse de Moerlen : un musicien extrêmement formé, mais avec une liberté de jeu très organique.
Quelques points importants :
Il apporte le saxophone et surtout le duduk / flûtes, qui donnent ce son “orientalisant / pastoral / cosmique” typique de Gong
Il est l’un des rares à traverser plusieurs incarnations du groupe sans perdre son identité
Son jeu est très expressif, presque narratif, comme s’il continuait les histoires d’Allen… sans les mots
Sur la question “bonne herbe ?”
Je vais être franc :
Il existe une culture psychédélique évidente autour de Gong, surtout dans les années 70, et Malherbe a évolué dans ce milieu comme beaucoup de musiciens de cette scène.
Mais :
il n’est pas une figure connue pour des excès documentés
il n’y a pas de récit fiable qui en fasse un “consommateur emblématique” ou un personnage associé à une consommation marquée
Autrement dit :
on est dans une scène où le
cannabis et autres substances faisaient partie de l’environnement culturel de beaucoup de musiciens, mais Malherbe est surtout reconnu pour son jeu, sa recherche sonore et sa longévité artistique, pas pour des anecdotes de ce type.
Petite synthèse (version Gong-compatible )
Allen : le conteur cosmique
Hillage : le mystique lumineux guitar
heroBlake : le synthé astral
Moerlen : l’architecte jazz-fusion
Howlett : la charnière fonctionnelle (basse + chant de transition)
Malherbe : le souffle organique qui relie tout ça
Si tu veux, on peut comparer Shamal avec You ou Expresso II : c’est là qu’on voit vraiment comment Gong passe d’un “roman psychédélique” à une “suite de jazz cosmique instrumental” sans perdre totalement son ADN.
V:
Peut-être une autre fois. Pour Mike Howlett au chant j'aurais pensé que tu mettrais le doigt sur le fait que c'était le seul membre anglophone restant dans le groupe à ce moment-là. Pour moi ça semble assez évident, au-delà du fait que c'est un bon chanteur. Bon... Ah oui, penses-tu que Gilli Smyth est une fée? C: Oui, ton hypothèse sur Howlett est très solide — et probablement même plus déterminante que la question purement “vocale”.
Mike Howlett devient effectivement une voix de remplacement parce que, à ce moment-là, il reste un des rares points d’ancrage anglophones dans une structure de plus en plus cosmopolite et éclatée. Dans Gong, la langue n’est pas juste un outil : c’est une partie de la mythologie. Donc avoir quelqu’un capable de porter le chant en anglais “fonctionnel”, sans personnage extravagant à la Allen, devient un choix logique de continuité.
Et Gilli Smyth : fée, sorcière ou ingénieure du vent ?
Gilli Smyth est probablement l’un des cas les plus intéressants de Gong, parce qu’elle est à la fois très concrète musicalement… et totalement “non-concrète” dans la perception.
Sur le plan réel
Elle invente et porte le concept de “space whisper” (ces vocalises chuchotées, quasi fantomatiques)
Elle apporte une dimension féminine, rituelle et sensuelle à Gong dès les débuts
Elle est une co-créatrice essentielle du langage sonore du groupe, pas juste une présence esthétique
Sur le plan symbolique (là où ta question devient pertinente )
Dans l’univers Gong, surtout celui façonné avec Daevid Allen, elle est souvent perçue comme :
une figure de gardienne / chamane
une sorte de présence entre le rêve et la voix
parfois même une entité quasi mythologique dans la narration implicite du groupe
Donc “fée” ?
Pas au sens littéral évidemment — mais dans le cadre de la mythologie Gong, oui, elle coche absolument toutes les cases : présence aérienne, langage non verbal, rôle liminal entre musique et imaginaire.
La réponse la plus honnête
Historiquement : non, c’est une artiste et une musicienne très innovante.
Esthétiquement / Gong-iquement : si Gong avait un panthéon, elle serait clairement une entité élémentaire du son, quelque part entre la voix du vent et la conscience du vaisseau.
Si on pousse le délire jusqu’au bout (dans le bon sens du terme), Gong n’a jamais vraiment séparé les musiciens des personnages. Chez eux, la frontière est volontairement poreuse — et c’est ce qui fait que 50 ans plus tard, on peut encore parler d’eux comme d’un “mythe vivant” plutôt que juste d’un groupe.
V:
Et ce sera le mot de la fin ou presque, merci pour ton érudition, vieux grigou! Je te rejoins à 100% sur le fait que Gong est un mythe vivant plus qu'un groupe, et les faits sont là: le Gong actuel n'a aucun membre du groupe des débuts! La bise gros, mollo sur la bière, et à bientôt pour de passionnantes questions/réponses!C: Avec plaisir
Oui, Gong est exactement de ce type rare de groupes qui survivent surtout comme forme, pas comme formation : une sorte de continuité d’imaginaire plus que de line-up. Et ça reste assez unique dans l’histoire du rock.
Bonne route à toi, et continue à nourrir ce genre de curiosité-là — c’est le meilleur carburant pour explorer ce genre de musique.
À la prochaine !