Enfin un sevrage cool... / Les Blogs de PsychoACTIF

Enfin un sevrage cool... 



Bonjour à  tous, je suis déjà  venue, et j'avais écris un blog dans le domaine du sevrage de buprénorphine après environ 10 ans de consommation, d'addiction et de jonglage avec l'héroine.

Il faut savoir que pour commencer mon attache au subutex n'a fait que de s'accentuer d'années en années. C'est ainsi que d'ailleurs j'ai complètement décroché de l'héroïne. J'ai jeté mon dévolu sur le sub.

J'ai fais que deux sevrages de quelques mois qui n'ont pas été très concluant, car même si physiquement j'étais en apparence sevrée, phsycologiquement je ne l'étais pas du tout, et j'avais même des mois plus tard des sensations de manque dans le corps.

Puis je me suis jetée durant ces quelques mois sans sub sur l'alcool, et j'estimais que ma situation était bien pire sans sub, et avec alcool.

Seulement à  ce moment là  je n'avais pas forcément d'expérience dans le sevrage buprénorphine, et je ne me doutais pas que mon comportement "n'importe quoi" et à  moitié suicidaire sociale avec l'alcool était issu d'un sevrage raté.

Du coup, j'ai finis par retomber dedans dans le sub, en trace. Quel calme, à  1mg, puis 2 puis 4mg puis pour ne plus redescendre etc.

Si bien que j'ai bien soulé tout le monde avec mon dosage, mes chevauchements d'ordonnance, ce cirque a duré plusieurs années.

Quelle pression, quelle honte devant une pharmacienne qui vous méprise. Qui se prendrait presque pour votre parent. Qui vous soupçonne de choses dont elle sait pertinemment que vous ne feriez pas...

Intimidation? Faire savoir qu'elle avait le pouvoir sur moi?

J'en sais rien, et maintenant, c'est passé, parce qu'au final, et à  la fin, j'ai réussi malgré tout à  rééquilibrer les choses avec cette pharmacienne, pour moi ça faisait parti du parcours des soins, tout du moins sur moi.... comme développement de soi.

Donc je n'ai pas fais un sevrage par diminution progressive du dosage, ça me semblait bien trop compliqué de faire ainsi, je ne le sentais pas, puis il faut aussi dire que les précédentes fois ça n'avait point fonctionné...

De ce fait, voyant que mes consommations continuaient de grimper j'ai commencé à  ne plus faire de demandes d'augmentation de dosage auprès de mon médecin, je sentais qu'en plus ça commençait à  de moins en moins passer, j'ai compris que là , je ne saurais plus m'arrêter, tant qu'il y en aurait j'en consommerais....

Ça devenait de la Folie.

Donc du coup, comme je consommais tout en un temps assez bref, je me suis retrouvée à  ne plus du tout finir mes mois, au départ, 26 jours, donc deux jours sans buprénorphine, ce n'était pas encore un problème....

Puis les mois d'après bien évidemment une semaine s'est retiré de buprénorphine, et c'est là  que j'ai commencé à  faire des recherches sur le net pour trouver une alternative à  ce manque physique insupportable.

J'ai trouvé une liste de médicaments qui pourraient m'aider, et j'en ai trouvé très rapidement, ouf, j'étais un peu sauvée. Sachez que le faites de manquer quelques jours ou semaines n'empêchaient en rien une forte consommation lorsque j'en avais quitte à  manquer par la suite ....

Ouai, j'étais une ouf ! Rien à  foutre, j'en ai troooooooooooop envie, laissez moi mes putains de traces, j'aime trop ça, vous ne pouvez pas comprendre...!!!

C'était le fond de ma pensée... et en même temps, j'avais de moins en moins peur, quelque part, je sortais déjà  de ma prison, par ces absences de peurs de manquer.

En parallèle, je finissais par ne même plus me nourir, ça devenait critique quand même. Le sub à  finit par se substituer à  tout, même à  la bouffe, et à  l'eau.

Donc j'ai commencé à  introduire au moins une semaine/par mois de la codéine, et aussi parfois un peu de tramadol, voir même de l'acti-skenan, mais ça, c'était au début, ensuite je suis restée que sur la codéine et quelques Tramadol, elle ne me faisait rien d'euphorique, et de tout ce que les gens peuvent en dire du bien....

Même à  300 mg/jour...

Donc au fur et à  mesure, lorsque mes renouvellement d'ordonnance arrivait, ma conso par jour de sub continuait de s'élever, au point qu'en une semaine j'avais torché mon traitement de 28 jours, rien à  foutre, j'en ai envie, laissez moi tout taper, j'en peux plus, j'aime trop ça !

Boulimique au substitut....

Si si, c'est comme ça que ça se passait, mais bien évidemment je ne laissais rien entrevoir devant les autres, je ne laissais pas entrevoir cette forte addiction, mais les pharmaciennes ne pouvaient même pas s'imaginer ce que je ressentais lorsque je ressortais avec mes boites..... Waouh, la JOIE !

(et pourtant au fond j'étais si malheureuse... lol, c'est paradoxal)

Donc lorsque j'ai commencé à  faire 3 semaines de codéine, ça été le dernier le dernier mois sous sub, oui, c'est là  que j'ai vraiment switcher sur la codéine, ce manège de réduction de la consommation sur le temps linéaire à  été pour moi plus facile que ceux de la réduction du dosage, c'est long chiant, puis limite on n'attends qu'une chose celle de réduire....

Là , je n'ai pas eu d'obsession, ni d'attente. Ce train de vie me convenait, même si j'ai eu quand même des phases pas agréables, mais je crois surtout que ces phases pas agréables était du à  la naissance d'un nouveau moi.

En sachant que ce n'était ni souhaité, ni voulu, ni renier ce traitement, c'est la vie, je me disais tout simplement que ce sont les circonstances qui se mettent toute seule en place afin de me sevrer, et je me sentais alignée avec ça, même si parfois mon ego à  hurlé... 

Lorsque j'en avais plus, je n'avais pas l'impression d'être restreinte, ça ne me manquait pas en faite, sauf les deux premiers mois où la nouvelle habitude de changer de traitement n'avait pas encore été ancré.

(D'ailleurs j'en avais parlé ici..)

C'est là  que j'ai pris conscience qu'en faites, je n'avais vraiment pas besoin de beaucoup en morphine, c'était vraiment les traces qui m'accrochaient, ce foutu geste.

Bon par contre, lorsqu'il a fallu faire plus d'un mois sans, là , j'ai compris ma douleur durant 27 jours précisément, mais contrairement à  ce que tout le monde pourrait penser et croire, j'en ai chier autrement que physiquement...

L'ennui m'a fais chialer quasiment tous les jours...

Bien oui, je m'emmerdais, et cette fois, je savais qu'il y aurait plus de retour en arrière, plus de RDV chez le médecin, je ne sais pas pourquoi mais je savais que cette fois ci c'était la bonne, et que j'allais réussir.

La vie future SANS me faisait peur, j'avais l'impression que jamais mon futur ne serait à  la hauteur de ce que j'ai pu vivre avec mes traces de sub, même si quelque part, il me faisait du mal indirectement, car ne plus manger, ça craint, si si je t'assure !

Donc là , je suis sevrée, cela dit je prends toujours 2 codéines 30Mg/par jour, je pourrais m'en passer, certes, mais quelque chose me dit :
- Prends ton temps !
De toute façon, cette fois c'est une évidence, c'est terminé pour moi le sub....

Puis au pire (c'est ce que je me dis aussi), ON RECOMMENCERA, si vous savez à  quel point j'en ai à  foutre désormais, car l'échec ne me fait plus peur, et ça me préserve de penser ainsi...

J'ai failli environ 2 fois (durant les 4 ères semaines) en appelant un ami, au fond, je me suis remise en question, car je savais qu'inconsciemment j'étais en train de répéter un schéma de recherche d'un produit, il n'était pas là , et de suite j'ai compris que j'avais fais "un mauvais pas".

Il faut savoir que j'ai également pris une semaine de Tramadol, et bien tout ceci m'a permis de ne pas avoir de chiasse, par contre les 2 premières semaines je n'ai quasiment pas bougé de mon lit, j'ai regardé des films écouté de la musique etc...

J'étais à  4 mg par jour, prescription médecin, mais si vous m'avez suivis j'étais à  bien plus que ça avant ces 6 mois de réduction sur le temps linéaire, j'allais m'en procurer ailleurs qu'à  la pharma, j'ai vidé le stock de mes principaux ami(es).

Tout ceci pour dire qu'à  n'importe quel dosage nous pouvons réussir à  se sevrer, et j'observe un point lorsque c'est la bonne on le sait.... on ne ressent plus l'envie, ou alors quelques secondes, parce qu'on s'ennuie, ou des choses comme cela, mais cela sera rapidement écarté.

Toutes les autres fois (sevrage forcé mental) j'en avais encore envie, mais je me torturais l'esprit, autant vous dire que sur moi, la torture de la privation ne fonctionne pas du tout, au point que ça peut en devenir même dramatique dés lors que j'en reprendrais... ma conso va exploser, incapacité de gérer quoi que ce soit.

Autre point durant ce sevrage, une chose que je n'avais jamais observé avant lors de mes précédents essais, c'est que je me sentais déconnecté des symptômes physiques, en gros je planais au dessus, il faut aussi dire que j'ai médité les 6 premiers mois (réduction) sur chaque symptômes qui se présentaient à  moi...

De ce fait, au 7 ème mois j'étais prête.... à  complètement cesser le sub.

Là  ça fait un mois et demi, en sachant que le mois dernier avant ce mois et demi j'en avais repris que durant qu'une semaine, et encore, j'ai des doutes de ne pas avoir tout retapé en moins que ça.. Et ça ne me manque pas, mais alors pas du tout.

J'ai tout le temps faim, je ne souhaite qu'une seule chose ! MANGER, je ne pense qu'à  ça, et ça me va. Le matin encore parfois c'est difficile, soit des suées, soit des courbatures, ah ouai, les courbatures encore....

Parfois la journée, impossible de bouger tellement je me sens fatiguée, je pense que le faites d'avoir repris une alimentation en quantité beaucoup plus importante subitement en est aussi à  l'origine de cette fatigue.

Bien voilà , ça s'est plutôt bien passé, et c'est juste incroyable.
Je pense que beaucoup de mes ami(es) vont être étonné de savoir que MOI je me suis sevrée, ils vont certainement penser à  une blague de ma part.

Je consommais tout sub qui passait par là , sous mon nez surtout !

Mes narines ont mit le mois pour s'en remettre, mais déjà  à  la 2ème semaine, la cicatrisation avait eu lieu. Maintenant, ce sont les courbatures à  certains moments de la journée, fatigue et encore parfois l'ennui.

Même si je ne fais rien de plus que la 3 et 4 ème semaine, l'ennui me dérange moins, parce qu'en vérité, je n'ai plus l'impression de m'ennuyer, je passe mon temps à  faire de petites activités, ainsi qu'à  ne rien faire si c'est nécessaire.

Mais parfois ce qui est critique, c'est justement le rien faire !
Reprendre un travail? Non, pas vraiment, j'en serais pas capable, et déjà  même sans drogues, sans addictions sans rien j'en ai rarement était capable.

Et du coup, et par la même occasion, j'ai réduit de moitié ma conso de tabac, bien oui, puisque la trace appelait sans cesse la clope.... Donc maintenant je trouverais presque une absence d'intérêt à  fumer des clopes, a part avec le café du matin, le reste c'est presque un dégout...

Autre point important, au bout de 3 semaines la codéine j'ai commencé à  l'identifier en moi et en effet, quelques effets, mais après ce que j'ai vécu sous le sub avec une telle passion et déraison, ça m'a tellement semblé insignifiant....

Bien manger permet de ne plus ressentir cette légère petite pichenette d'euphorie de rien du tout, qui ne ferait même pas voler une plume... Lol
La codéine, ça ne défonce pas, d'ailleurs je ne sais pas trop ce que ça fait. Cela dit, elle a vraiment été ma soupape. Ma sauveuse pour atténuer le manque physique, ou psychologique.

Et encore, j'en prenais pas plus de 4 par jour, et le soir, ou en fin d'après midi un Tramadol, celui-ci n'aura duré qu'une semaine. Donc purée j'ai eu des passages assez chaud, mais... mais je ne sais pas, je les trouvais supportable malgré une certaine intensité de chaud et de douleurs.

Puis, je n'aimais plus du tout les effets du Tramadol, c'est quoi cette euphorie de merde? Franchement c'était trop bizarre, je n'aimais pas du tout, je voulais cesser vite celui-ci, mais ce qui m'attirait était sa longue vie en comparaison à  la codéine....

Parce qu'au bout de 21 jours, tous les matins en manque... mais encore une fois je le répète, ça n'est pas insurmontable lorsqu'on est prêt, et que c'est le moment.

Pour moi ce qui m'a vraiment aidé, c'était de ne rien faire si je ne le pouvais pas, mais aussi de me bouger lorsque je savais qu'il le fallait, me pousser aux fesses, de faire de petites tâches, bien manger, boire de l'eau, être copain, copine avec moi-même, la lutte ne m'a jamais emmené nul part.

Voilà  je voulais juste finir sur ce récit.
Parce que psycho, et certains de ses membres m'ont aidé alors que j'en avais besoin.

Je ne suis pas contre ces médicaments, ou ces drogues, mais je suis pour une consommation ne s'étalant plus sur des jours, des semaines, des mois et des années... qui finissent finalement par te ruiner. Autant moralement parfois que physiquement.

Bises à  tous,

Autre précision, ce texte à  été écrit il y a une semaine, et désormais plus aucune fatigue chelou, ou ennui, je gère mieux mes journées, mais toujours des sensations de frissons sur les bras....

Je suis presque impressionnée finalement par la facilité avec du recul, j'étais tellement attachée à  ce médicament que je peine à  comprendre comment j'ai réussis? Comment j'ai fais? C'est ouf ! big_smile

Et là , pas du tout envie d'aller picoler quoi que ce soit...


Catégorie : Traitements de substitution - 17 mars 2017 à  15:50

Mots-clé : [buprénorphine, codéine]



Commentaires
#1 Posté par : Takin 71 17 mars 2017 à  17:50

Franchement félicitation moi j'en sui encore inpacable ça fai 3 ans ke je sui repaser o sub avan jetai a la metha et je pren de héro de tem en tem ta reusi chapeau jerpere ke Ji arivai un jour même si je pense ke j'orai du mal


Posté par : Takin 71 | 17 mars 2017 à  17:50

 

#2 Posté par : Bootspoppers 17 mars 2017 à  19:00

Bravo Baiala!


Posté par : Bootspoppers | 17 mars 2017 à  19:00

 

#3 Posté par : ElSabio 17 mars 2017 à  19:33

Bonsoir Baïala,


Content de te lire à  nouveau et de savoir que tu vas bien.
Comme je sais ce que tu as enduré, je ne te dirai qu'un seul mot : Félicitations.


Bien amicalement.


Posté par : ElSabio | 17 mars 2017 à  19:33

 

#4 Posté par : Baiala 17 mars 2017 à  22:28

Merci pour vos retours ! smile

Lorsque j'en prenais par alternance (sub, codéine avec période d'attente de 12 à  24 heures entre ces deux molécules), normalement notre tolérance diminue, si bien qu'il est préférable de ne pas reprendre le même dosage.

Mais pour ma part, lorsqu'il s'agissait de reprendre de la buprénorphine, la tolérance initiale semblait se remettre au même niveau qu'avant mes 2 semaines, voir 3 semaines d'abstinence....

Lorsque je reprenais du sub, par exemple après une période de 2 semaines sans, bien le 1er jour je repiquais presque du nez, mais le lendemain c'était bien repartie, à  la normale quoi !

En faites, j'étais comme rodée avec la buprénorphine, c'est comme si je la connaissais par c œur, elle, avec mon propre fonctionnement personnel, intérieur, elle m'a d'ailleurs révélé beaucoup de choses sur moi.

Je pense qu'un sevrage sub après de longues années, et une forte addiction, je pense que c'est au moins 3 mois de sevrage pour vraiment faire une différence dans la tolérance, sinon, en une journée, voir 3 jours, si abstinence de moins de 1 mois c'est repartit comme avant.

Et pour ce qui est de mes nuits, je n'ai pas eu une seule nuit d'insomnie, en revanche là  depuis quelques jours, ça commence un peu. Je sens que j'ai un peu plus de mal. En ce cas, j'ai une autre "béquille", un benzo...

Jusqu'à  maintenant et ce depuis le début du sevrage, j'en aurais pris qu'un !
Ou alors tirer quelques lattes sur un joint, je sais qu'en terme d'addiction, je ne crains rien avec le joint avant de me coucher.

J'ai bien évidemment fait des rêves sur la came. Et j'ai aussi rêvé du sub. J'en entendais même parler dans ma tête. Et parfois, j'ai l'impression de sentir l'héroïne ... c'est fou ça?!
Et ma libido s'est nouvellement transformé durant le sevrage....

Et depuis, elle est moins forte, la libido, ce qui me permet d'être plus calme, posée, tranquille et moins nerveuse. Ouai, avant ça me donner trop de pêche, comme les traces de sub d'ailleurs...

Ma concentration commence elle aussi à  grandement s'améliorer, parce que le 1er mois, me concentrer plus de 5 minutes ça ne m'était pas facile, mais là , en pleine remontée aussi de ce côté là ...

Et aussi, des sensations d'endorphines naturelles (j'sais pas si ça se dit, ça), ça fait du bien ça aussi...
Mais parfois, une nostalgie du temps passé...

Et je n'ai pas cessé de vous lire depuis ces quelques mois passés...

Grosses Bises à  tous et toutes.


Posté par : Baiala | 17 mars 2017 à  22:28

 

#5 Posté par : Baiala 20 mars 2017 à  15:27

Avant-Hier gros coup de déprime, sans explications, une crise de manque physique, et émotionnel, malgré ces symptômes comme au 15 ème jour, pas envie de reprendre quoi que ce soit en morphine, et notamment en subutex.

En vérité, je n'avais plus envie de rien, ça m'a juste pris comme ça d'un coup, j'ai craqué, j'étais comme nostalgique du temps passé, mal comme une enfant qui pleure, sans vraiment savoir pourquoi? Perdue, paumée, des pleures vraiment fort et intense.

Cela dit après cela, je me sens à  chaque fois mieux, je ressens que mon corps retrouve des capacités que je n'avais plus, je ressens aussi que même les endorphines reviennent à  la normale.

Cela dit, après cette descente j'ai compris que je n'étais pas du tout tiré d'affaire et qu'il va me falloir encore de nombreuses semaines pour ne plus revivre ces descentes là ...

7 semaines, et j'ai expérimenté un manque similaire de 15 jours sans buprénorphine, mon corps était trempé de chez trempé, j'étais bouillante, et déprimée, comme un relâchement en faites, j'ai préféré aller me coucher, fermer mes volets comme une déprimée de la vie quoi....

Comme l'explique bien le psycho wiki, je sais que c'est temporaire... cette crise aura duré tout de même deux, à  trois bonnes heures, les symptômes physiques n'ont pas été selon moi difficiles, mais la déprime, le deuil, la sensation d'avoir perdu quelque chose, comme lorsqu'on perd quelqu'un qu'on aimait...

Et qu'on ne retrouvera jamais.

Cette nuit j'ai rêvé de ma pharmacienne, c'était pas franchement super top comme scène, j'ai rêvé d'une dispute, la pharmacienne m'a fouillé et à  trouvé de l'héroine dans mes affaires, je me faisais engueuler, elle voulait me balance aux flics....

Par contre la poudre, cette poudre m'a marqué l'esprit, je la voyais si bien dans mon rêve, elle était à  quelques centimètres de mon nez, de mes yeux... je ne voulais pas qu'elle me dénonce, qu'elle appelle les flics.

Je me demande si cette pharmacienne là  que j'ai eu durant toutes ces denrières années n'était pas dans une autre vie, une parente, parce que dans le rêve, ça laissait sous entendre cela, et durant toutes ces années, elle se comportait comme un parent sèvère vis à  vis de moi...

J'ai travaillé chaque mois durant plus de 5 ans sur ce qu'elle éveillait en moi, je sais qu'au fond j'aurais permis des changements en elle, mais elle aura aussi permis des changements en moi.

Là  le manque physique est toujours omni présent, alors que juste avant cette crise il avait presque complètement disparu, disons que maintenant c'est le froid, j'ai les mains gelées, mais moralement ça va mieux, beaucoup mieux, la nourriture m'aide beaucoup à  compensé le manque, la nourriture m'apporte vraiment quelque chose...

Et je continue de marcher, 2 à  3 fois par jour sur de petites distances, au départ de ce sevrage même si je suis habituellement une grande marcheuse, je ne parvenais même pas à  faire le kilomètre/jour, mais maintenant, ayé, j'y arrive sans soucis...

D'ailleurs et ce pour la 1ère fois environ à  la 3ème semaine de sevrage, en cours de marche j'étais tellement épuisée que j'ai du m'assoeir, chose qui ne m'était jamais arrivée auparavent, alors que je venais uniquement de faire 800 mètres environ à  pied.

Maintenant je fais environ 1, 2 voir 3 kilomètres à  pied, que je reproduis une à  deux voir 3 fois dans la journée. Ça ne me demande pas d'efforts particuliers, sauf si je suis déprimée ou dans une espèce d'insatisfaction poussée à  son extrême, pas que la force physique me manque, mais trop déprimée pour faire quelque chose.

Je ressens même parfois une colère contre moi-même lorsque ça m'arrive, et c'est dans ces moments là , qu'il s'agit de discerner, et de se prendre par la main.... Nous sommes habitués à  vivre et à  agir sous l'impulsion de susbtances, et on doit réapprendre à  agir autrement, c'est long parfois...


Posté par : Baiala | 20 mars 2017 à  15:27

 

#6 Posté par : Tetris68 20 mars 2017 à  21:21

Bonsoir Baiala,

Je passe juste pour te féliciter !
T'as vraiment fait un pas de géant vers la guérison et j'espère de tout coeur que ça ira de mieux en mieux pour toi !

Bon courage encore et j'espère bientôt lire que ça va encore mieux !

Amicalement.

Reputation de ce commentaire
 
Felicitation

Posté par : Tetris68 | 20 mars 2017 à  21:21

 

#7 Posté par : Baiala 21 mars 2017 à  18:36

Merci Tetris68. smile

Bien aujourd'hui j'ai eu encore une nouvelle descente, mais elle a duré environ un quart d'heure, elle aura été tenace, mais elle m'aura fait du bien.

C'est un moment de relâchement ces descentes là , avec impossibilité de contrôler les larmes, et de maintenir une personnalité forte face à  ce qui m'arrive.

Mais une fois qu'elle est passée, elle était passée, et je me suis sentie mieux, bien, et j'ai même ris de ce qui venait d'arriver.

Je ressens depuis ces derniers quelques jours de nouvelles envies, et ça en effet, pour moi c'est un exploit, je n'y croyais plus.

Des envies autre que d'aller me nourrir par exemple, je ressens quelque chose de naturelle dans mon corps qui s'éveille.

Si vous voulez, ça peut même ressembler à  l'effet d'une trace, sauf que ça ne m'est pas accessible à  volonté.

Et donc ça me procure joie de "faire" des choses sans résistances.

Le sub je n'y pense plus, en revanche par moment je ressens une envie présente compulsive de reprendre de la codéine, même si je ne ressens pas d'effets en celle-ci.... a part compenser un manque.

Parfois cette sensation de chaleur, ou de froid en est à  l'origine ça découle sur une fatigue je pense, et donc ça me donne une envie, une quête d'apaisement.

Mais elle commence elle aussi à  s'évanouir dans la nature cette envie compulsive, qui est la même que celle du sub. Disons qu'elle se présente de moins en moins tout au long de la journée.

La nuit, je peux reprendre 30/ou 60 mg de codéine, mais au final, hormis une peau "normale" (ni chaud et ni froid) et un léger apaisement, comme un repos, bien finalement j'ai plus l'impression de bloquer mon sevrage définitif.

Je ne regrette pas non plus lorsque j'en prends, mais ouai, bof quoi.. cela dit, je suis consciente aussi qu'il vaut mieux y aller doucement....

Et si jamais je reprends de la codéine, chaque prise sont distancées d'au moins 24 heures minima, ET pas avant...

Donc sincèrement et franchement à  part cette descente là , bien je me sens waouh, j'apprécie ressentir cette guérison qui arrive, elle me donne du courage, mais bon, je sais que le moral va et vient assez vite..

J'ai fais une sieste cet après midi, et j'ai bien évidemment rêvé d'anciennes copines de défonce héroïne, et de sub...Je leur courrais après pour leur réclamait du sub dans ce rêve, bien évidemment.

Je leur demandais à  voix haute alors qu'elles étaient dans la voiture en train de se taper des traces de sub, elle me disait que je n'étais vraiment pas discrète, en plus à  la normale, je l'ai toujours été discrète... eek

Bah, ça ne me dérange même pas en faites d'en rêver de tout ça. Je pense que ça permet certainement de compenser le manque le jour....

Je pense en finir cette semaine avec la codéine. Peut-être espacé si nécessaire au départ de 48 heures, voir même plus rien du tout à  partir de demain...

Au moment où ça arrivera, je referais un commentaire, comme celui-ci.
Puis peut-être aller sur un seresta/jour pour les jours d'après, sur quelques jours SI nécessaire... wink

Bises.


Posté par : Baiala | 21 mars 2017 à  18:36

 

#8 Posté par : Caïn 22 mars 2017 à  12:19

Salut Baiala, j'ai lu ton blog avec intérêt. Mais j'ai eu une impression de confusion. Comme si tu ne savais pas toi-même ce que tu veux. Evidemment, c'est pas facile, d'un côté tu apprécies le sub mais d'un autre tu ne parviens pas à  en contrôler la conso. La codéine peut-elle être une solution ?
Je ne sais pas, j'avoue que je suis dubitatif, la codé n'est pas prescrite en tso. Je ne suis pas sûr qu'elle soit neutre pour l'organisme comme l'est le sub, ne serait-ce parce qu'on la trouve mélangée à  d'autres composants (type paracétamol qui te nique le foie).
Ce qui est sûr, c'est qu'en espaçant les prises, tu limites l'addiction physique mais l'addiction psychologique reste présente. J'ai longtemps vécu en consommant de la codé uniquement le week-end, je me rends compte avec le recul que j'étais accro psychologiquement même si évidemment je n'avais aucun symptôme physique de manque.
Le tout c'est de trouver un équilibre, même si, paradoxalement, cette équilibre passe par des périodes de déséquilibre. Pense à  ce qui est le mieux pour ta santé et ton humeur, sachant qu'évidemment il n'y a pas de solution idéale.
Bon courage en tout cas.


Posté par : Caïn | 22 mars 2017 à  12:19

 

#9 Posté par : Baiala 22 mars 2017 à  17:27

Ce que je veux vraiment c'est décroché définitivement, mais je n'ai pas selon moi de directions futures, je vis du mieux l'instant présent en faites, je marche sur un fil, mon avenir est trop incertain, je n'ai rien de vrai, de structuré dans quoi je pourrais mettre mon énergie au quotidien....

Tu sais quelque chose qui me permettrait d'attirer mon attention sur laquelle je pourrais me concentrer chaque jour.... je suis presque certaine que les derniers symptômes physiques sont du au ressassement de tout ce que je viens de dire, je les pense plus psychologique que physique finalement.

La codéine je la digère pas, quelque part, je ressens du mépris pour elle, je suis un peu dégoutée de tout, et pour tout ça. Cela dit, et paradoxalement, au soir venu, elle m'apporte la tranquillité d'esprit, chose que je n'ai pas encore retrouvé dans ma vie de tous les jours.

C'est pour ça que mon intérêt se porte à  trouver une occupation me permettant de penser à  de nouvelles choses, j'suis un peu dégoutée que ça ne vienne et n'entre pas dans ma vie ça, plus vite.

Je n'ai plus envie de subutex, ça, j'en suis certaine, je n'ai pas non plus envie de codéine, même si des appels se font, c'est surtout qu'il y a un gros manque d'occupations et de concentration avec envie dans ma vie, et pourtant je n'envisage même pas de retourner bosser dans ce monde, dans ce système....

Alors je ne fais que ce qui m'est possible et disponible pour le moment, et je tente de rationnaliser les choses en me rappelant des coups durs de ma vie, que des phases difficiles j'en ai déjà  traversé, et que souvent le meilleur arrive lorsqu'on ne s'y attends plus...

Hors moi, je constate que je suis dans une espèce d'attente, une attente qui peut parfois me ronger de l'intérieur, me nuire, me détruire, ça s'appelle l'ennui... Pire que de prendre des drogues coupées, l'ennui.

Mais de simples occupations peuvent faire l'affaire, mais ça n'est pas suffisant, tout comme en quantité de sub, ça n'était jamais suffisant ...

Je suis parvenue à  faire des jours sans codéine, sans rien, puis il y a des jours, surtout des nuits, où je sens que je replonge un peu dans le délire et qu'une partie de moi qui s'appelle habitude appelle cette codéine en moi.

Elle n'agira que 2 pauvres heures, et ensuite, au final, l'angoisse est toujours là , l'angoisse que demain, la journée sera la même que hier, que l'ennui, ou le manque de directions futures à  ma vie feront peut-être des apparitions, et que je devrais me satisfaire du peu présent, le peu qui me sera accessible.

Ce qui signifie que j'ai ENVIE de faire des choses, mais ces envies c'est comme avoir super envie de manger, mais que tu n'as pas d'argent pour t'acheter de la nourriture... c'est balo ça...

Bah ouai, j'ai envie de réaliser des choses moi.. j'ai plus envie de rester là , passive, léthargique, et les balades, la nourriture, ça va un peu quoi, je veux plus, je veux plus que ça.. j'veux que ça bouge dans ma life quoi !

Ou bien avoir envie de t'acheter ceci et cela, mais idem, tous tes comptes sont vides, alors, on repenchera sur l'accessible, ce qui est, et sur ce qu'on peut encore se permettre, codéine, balade, promenade, écriture. lol

J'espère une chose, c'est que cela n'est pas voué à  durer dans le temps. Sinon j'envisage de crever....Parce que retourner dans l'enfer du parcours des soins, non merci, et aussi dans l'héroïne avec toutes les pressions et illusions.

L'humeur du jour aura été colère, sur colère, mais en faites, comme je l'explique bien dans ce commentaire, c'est que j'ai de l'énergie, mais je n'en fais rien, ça me ronge de l'intérieur, et penser à  faire du sport, je sais faire, mais le faire, c'est autre chose....

Puis je ressens du mépris pour beaucoup de monde, c'est assez nouveau ça, les gens ils m'agacent, pas ici sur psycho, mais dans d'autres lieux, alors que sous sub, j'étais bien avec ceux là , aujourd'hui, c'est out...

Je ne sais pas, j'ai peut-être perdue la foi.

En tout cas, il se passe de "grande" chose en moi..... mais dans ma vie en générale, rien. Et ça ne me convient pas, je suis insatisfaite. Et le pire, c'est que je n'ai même plus envie de prendre du sub, pas même de la codéine, où limite, c'est un forcing que je me fais pour pouvoir avoir un semblant d'état normal....

Donc je vais passer en effet aux bénzo...


Posté par : Baiala | 22 mars 2017 à  17:27

 

#10 Posté par : Tetris68 22 mars 2017 à  20:58

Merci pour ta réponse Baiala !

Je trouve super que tu luttes pas contre la tristesse ou la colère que le manque peut procurer car je pense que c'est la meilleure manière de le faire partir cependant il faut avoir la force d'y arriver et je t' applaudi pour ça car je ne sais pas si j y arriverai aussi bien.
Peut être que j y arriverai pas du tout en faite...

Franchement t'es super costaud et du peu que je te connais j'ai l'impression que t'as vraiment eu un déclic et si tu vois pas ta vie en consomment du subutex ba j'espère sincèrement que t'y arriveras et je suivrais ça de près même si je peux pas beaucoup t'aider.

Prends soin de toi, amicalement.


Posté par : Tetris68 | 22 mars 2017 à  20:58

 

#11 Posté par : Baiala 28 mars 2017 à  01:41

Merci Beaucoup Tétris68, j'aime bien te lire. Ici ou ailleurs sur le forum...

Bien je viens pour dire que pour moi c'est terminé, le sevrage opiacé, buprénorphine est terminé.

J'ai encore un symptôme, c'est une suée importante en dessous des bras, elle ne sent pas mauvais, elle n'est pas dérangeante, c'est de l'eau en faites.

Je trouve cela étonnant parce qu'avec le sub, je ne suais plus du tout.

Je n'ai plus de saut d'humeur, je n'ai plus aucune courbature, je ressens mes forces physiques reprendre du service, et pas d'envie de retomber dans les travers, je me sens plus forte qu'avant en faites...

Je me doute qu'incessamment sous peu, la vie va me tester, ou DIEU, qui sait? Lol Et que la tentation viendra vers moi, juste peut-être pour vérifier si je serais prête, et sûre de moi, solide quoi, je suis certaine qu'une personne va venir me faire une proposition, et j'ai déjà  reçu un appel cet après midi....

Donc maintenant j'envisage de commencer à  me sevrer du tabac, d'ici quelques jours...

Et aussi j'ai des douleurs au foie qui m'angoisse un peu... j'ignore si c'est la reprise de la nourriture en grosse quantité, ou bien si ça serait une lésion hépatique à  cause du sub....

J'avoue que ça me tracasse. Le stress semble y être pour quelque chose, et pour dire vrai, ça ne fait qu'une semaine que je me sens moins agitée, plus stable, plus peace naturellement.

Cela dit, j'ai un appétit d'enfer, et j'ai le forme, pas de nausées, pas de jaunisse, mais encore des selles pas très structuré. A 8 semaines, en sachant que ça ne fait pas 8 semaines sans rien puisque je prenais de la codéine.

Bien voilà , j'ignore si je reviendrais sur ce blog, on verra bien le déroulement de la suite... wink


Posté par : Baiala | 28 mars 2017 à  01:41

 

#12 Posté par : Baiala 28 mars 2017 à  01:56

Je dois préciser, ce stress, ces pics de stress adviennent lorsque je fume une clope après manger surtout, et parfois alors que je suis sur le PC (le souvenir de mes anciennes habitudes sur le pc, sub/clope)... c'est aussi pour cela que je dois prendre une décision, la clope ne me soulage plus du tout, elle a même une tendance à  me rendre plus nerveuse, et stressée, chose qui n'était d'après moi pas le cas "avant".


Posté par : Baiala | 28 mars 2017 à  01:56

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