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Le Patriarche, ma petite histoire 



Salut,
Petit retour dans le temps où j’étais au Patriarche.
Quand ma famille à appris ma dépendance vers mes 27 ans et à voulu m’aider à m’en sortir.
L'erreur fut de le faire sans ma compagne et ça c'était le plus dur une fois là-bas.
Car de la savoir seule aux  mains des dealers de ma ville me rendait malade.
Et puis quand tu es en couple soigner l'un et pas l'autre ça ne fonctionne pas.
Raison de ma fuite que je n'ai jamais avoué à ma famille qui c'est toujours demandé pourquoi je suis parti.
Je suis arrivé chez moi à 5h du matin, après deux jours de stop à traverser toute la France en diagonale en plein hiver. Plus de 900 kms.
Et ma mère n'était vraiment pas contente, pas parce que j'étais rentré par le toit, car sans la clé de la maison, j’étais entré par la lucarne, mais car j'avais fuit de là-bas.
Le Patriarche…
Aujourd’hui j’ai fait une recherche sur internet à propos de cette association où j’avais fait un séjour, dans les années 95, environ, et d’un mois, seulement.
Et pour cause car ma compagne y avait été.
Elle m’avait mis en garde.
Elle, après son sevrage à passé le reste de son séjour à vendre dans la rue les magasines de l’association.
Et à réussi à s’enfuire, en faussant compagnie des autres qui se surveillait mutuellement, et grâce à l’argent qu’elle avait récolté lors d’une journée de vente.
Donc elle à pu payer son retour en train. Et encore je crois qu'elle n'avait même pas la somme complète et a fraudé une partie du trajet

Bref, à 1500frs le mois, bouffer de la recup., et bosser pour eux, tu te dis qu’il y avait quelque chose qui cloche.
Il faut aussi préciser que sachant que j'allais subir un sevrage bloc j'avais commencé à diminuer les doses avant le départ jusqu'à ne prendre qu'une seule dose par jour.
La chance a été de mon côté, si on peut dire, car il y avait une pénurie de dope, juste avant mon départ.
Je me souviens que nous galèrions pour trouver notre dose journalière.
Ce qui finalement était à mon avantage pour décrocher à la dure.
Donc une fois sur pied et rétabli au bout d’un mois, j'ai décidé de m'enfuir. Pendant 3 jours j’avais préparé mon évasion !
Car nous étions toujours en équipe de 3 afin de se surveiller les uns les autres, mais bien sûr ils ne le disent pas comme ça.
C’était au mois de janvier il faisait très froid. Donc des chaussettes dans les poches et sur moi.
Toujours bien habillé pendant 3 jours et de la bouffe dans les poches en prévision des 1000 km qui m’attendait en stop.
Car leur demander gentiment ne fonctionnerait pas.
Moi-même je savais qu'un mois de sevrage me suffisait pas.
Mais elle me manquait trop ma petite princesse.
Si au moins nous avions pu nous parler au téléphone ce qui était interdit.
Le courrier était lu. Et les mauvaises nouvelles proscrites.
Des mecs qui étaient là-bas depuis plus de 2 ans. Alors je me demandais quand je reverrai ma copine et je commençais sérieusement à m'inquiéter de la retrouver à mon retour.
Et surtout dans quel état.
Ma compagne m’avais raconté qu’un mec s’était enfui et rattraper et c’est bien fait casser la gueule ensuite par les autres.
Donc il fallait que du premier coup ça réussisse. Autant vous dire qu'une fois que je leur avais faussé compagnie j'ai pas arrêté de courir pendant plus d'une demi-heure dans la forêt.
D'ailleurs je ne savais même pas vraiment où j'étais en france quelque part dans le Sud, près de Biarritz.
Je suis arrivé à une gare avec un numéro de téléphone et vu que j'étais en manque j'ai pas trop prêté attention à l'environnement. D'ailleurs j'ai failli louper ma correspondance à Paris car je dormais dans le train. Je me suis réveillé en pleine gare le train à l'arrêt et vide !
Après mon sevrage d’une semaine j’avais remarqué le changement de tout le monde vis-à-vis de moi qui n’était plus aux petits soins et mis dans le même sac que tous les autres.
On m’a attribué un poste de travail de jardinage.
Et je commençais à redouter de devoir faire un jour aussi de la vente de magazine ce qui ne me plaisait vraiment pas.
Enfin voilà je ne la remercierai jamais assez de m’avoir mis en garde quand je suis parti là-bas.
En ce qui concerne le sevrage ça ça marche aucun problème mais c’est ensuite…
Je me souviens aussi que la première semaine après mon sevrage j'ai du faire des massages au nouveau arrivant ainsi qu'une nuit de garde alors que je venais à peine d'arriver.
C'était une petite structure d'environ 30 personnes de 5 nationalités différentes, dans une vieille ferme que nous rettapions perdu au milieu de nulle part .
Je comprends comment il a pu se faire du fric le fondateur de l'association.
Non seulement nous devions payer pour notre séjour mais en plus nous travaillons à retaper des bâtiments qu'ensuite ils pouvaient revendre.
Il suffit de lire l'article que je vais poster.
Je vais poster ce que j’ai trouvé à propos de cette association et franchement c’est pas gai.
Dommage car l’idée était bonne. Et ca fonctionne. Aujourd’hui tout ca est fini. Ou bien ?
Connaissez-vous des structures gratuites où faire des cures encore aujourd'hui ?

PS: je crois que le document que je veux poster ne veut pas se télécharger je ferai un copier-coller dans le prochain post. Si ca n'a pas pris.
Où vous renvoyer directement au lien.
https://www.lexpress.fr/actualite/socie … 92053.html

Catégorie : Tranche de vie - 14 mars 2021 à  17:45

#héroïne #héroïnomanes #Patriarche #secte

Reputation de ce commentaire
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)
 
Quelle histoire ! C'est intéressant



Commentaires
#1 Posté par : Cris 14 mars 2021 à  17:48
Et moi... N'ai je pas droit un petit dédommagement de quelques milliers d'€
quand on voit les millions qu'il c'est fait !

Voici directement l'article de journal.
Tranquille le mecs c'est fait du fric sur le dos des toxicomanes !
Belle retraite

Patriarche
Sexe, mensonges et toxicos. Le Patriarche, association spécialisée dans le sevrage des héroïnomanes, qui revendique 100 000 drogués soignés depuis vingt-cinq ans dans 16 pays, a défrayé la chronique depuis de nombreuses années, mais, le 23 février 1998, le scandale prend une autre dimension.
Au nord de Miami Beach, en Floride, organisée dans le plus grand secret, une véritable révolution de palais se déclenche, avec pour enjeu le pouvoir sur le magot. Arrivés dès l'aurore dans la villa de 15 millions de francs qu'occupe Lucien Engelmajer sur Bal Harbor Drive, les premiers conjurés cherchent en vain le gourou de 77 ans. Il est retrouvé dans le fond d'un placard de son garage, apparemment inanimé. Les pompiers et la police débarquent, et l'on découvre qu'il s'est livré à une pathétique comédie. «Le Vieux», surnom habituel du leader mégalomaniaque, doit faire face à 31 cadres venus des quatre coins de la planète pour l'évincer. Ses anciens fidèles, dont certains avaient tenté de le placer sous tutelle en exploitant ses graves problèmes de santé, critiquent cette fois ouvertement ses dérives autocratiques. Puis osent cette redoutable menace: «Si tu ne démissionnes pas, des plaintes seront déposées contre toi pour abus sexuels sur mineures!» Lucien réfute avec force ces graves accusations, mais son charisme est en panne. Seulement soutenu par son avocat, appelé à la rescousse, Engelmajer finit par céder: il signe sa mise à l'écart et s'envole pour le Brésil, avec en poche quelque 25 millions de francs issus de ses comptes personnels, dont une grosse partie sera vite mise à l'abri aux îles Caïmans. Quelques semaines après le putsch, les conspirateurs publient un communiqué très soviétique: leur chef a pris sa retraite pour «raisons de santé liées à son âge».
C'est vite dit. Lucien Engelmajer n'entend pas clore ainsi son fabuleux destin, entamé le 27 novembre 1920 à Francfort-sur-le-Main, dans une famille juive originaire de Pologne. Après avoir grandi à Metz, Engelmajer, apatride, traverse la guerre comme soldat, prisonnier, évadé, puis résistant. Membre des Jeunesses communistes, il abandonne le militantisme politique dans les années 50, absorbé par sa nouvelle activité, la brocante, qu'il déploie dans son magasin, Les Meubles Lucien. En 1963, il liquide son affaire et se retire dans la campagne toulousaine, arborant barbe, cape et poncho pour mener sa «retraite spirituelle». Un look de gourou qui ne sera pas étranger à la dénomination et à la célébrité du Patriarche.
C'est aux alentours de Toulouse, dans le domaine à l'abandon de La Boère, qu'Engelmajer en pose les fondations, en accueillant dès 1971 des toxicomanes. L'association n'est officiellement créée que trois ans plus tard, quand ouvre un centre voisin, à La Mothe. Avec le site inauguré en Espagne en 1979 démarre le développement international du Patriarche, qui comptera jusqu'à 250 centres sur les continents européen et américain. Par les résultats qu'elle obtient dans le traitement des toxicomanes, l'association acquiert très vite notoriété et soutiens, mais elle soulève également une odeur de soufre. Dès 1978, une controverse passionnée démarre autour de témoignages faisant état de violences au centre de La Boère. Au cours des années 80, deux enquêtes de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), jamais rendues publiques, sont diligentées, tandis qu'une inspection interministérielle menée en 1985 demande à l'Etat de retirer sa caution et son soutien financier au Patriarche. Puis un nouveau scandale éclate en 1988, quand Engelmajer lance des centres de soins que certains qualifient de «sidatoriums».
Mais il est bien tard pour qu'une action efficace soit menée contre Le Patriarche, devenu un véritable empire, rebaptisé en 1992 «Organisation internationale Lucien Joseph Engelmajer». Ce n'est donc pas de l'extérieur que la forteresse est attaquée, mais de l'intérieur, tant elle suscite la convoitise de ceux-là mêmes qui la dirigent sous la férule du Vieux. Le 23 février 1998, ils croient bel et bien avoir emporté la partie, mais le putsch n'est en fait que le point de départ d'un âpre conflit entre Engelmajer et eux, une guerre ouverte que L'Express révèle aujourd'hui dans ses moindres détails.
Quatre mois après la conspiration, le narcissique Lucien Engelmajer a vendu chèrement son pouvoir à la tête de l'étonnant Meccano financier assis sur des paradis fiscaux: quatre holdings au Luxembourg, deux fondations au Liechtenstein et des comptes bien garnis en Suisse. Celui qui se présente comme un bienfaiteur de l'humanité a obtenu une compensation de 31 millions de francs. 22 millions de francs auraient été versés au Banco Roberts, un établissement de Montevideo, en Uruguay. Mais, à l'automne 1998, les 9 millions de francs restants manquaient à l'appel et, suprême affront, les «traîtres» avaient rebaptisé son empire sous le nom de «Dianova».
Pour le monarque déchu, c'en est trop. Lucien Engelmajer vient d'ailleurs de déposer une plainte de 28 pages auprès d'un tribunal de Miami contre les 31 conjurés - dont François, dit «Bibi», l'un de ses fils! Avec l'aide de Charles Spencer, son avocat américain, un ancien agent de renseignement qui a notamment plaidé dans l'affaire de l'Irangate, le Vieux a repris l'offensive, sans doute avec la folle illusion de reconquérir son trône. Il réclame 319 millions de francs de dommages et intérêts, évaluant au passage ses biens personnels confisqués par les insurgés à 159 millions de francs - sans donner la moindre précision - et le patrimoine de l'organisation internationale qui porte son nom à 1,28 milliard de francs!
Laver le linge sale en famille Lucien Engelmajer espère-t-il mettre en pièces l'unité de ses cadres rebelles réalisée contre lui? Il est peu probable qu'il y parvienne. «Trois mois avant le putsch, une mineure avait fini par se confier, explique Claude, le nom que se donne l'un des conjurés qui demande l'anonymat. Ainsi, des accusations d'abus sexuels sur cette adolescente clairement identifiée ont pu être évoquées au cours de la réunion de Miami. C'est surtout autour de ce témoignage que l'union contre Lucien s'était faite.» Mais pourquoi les familles d'enfants présentés comme victimes n'ont-elles pas porté plainte? Salvador Arcas, ancien responsable de la branche espagnole, évincé malgré sa participation à la rébellion, y voit malice: «J'ai entendu deux des principaux cadres à Paris lancer de graves accusations contre Lucien. Et je leur ai dit: ?Allez en justice! ? En réalité, ceux qui menacent le leader de plaintes pour abus sexuels ne souhaitent pas que la vérité éclate ni que la justice passe; ils veulent seulement le pouvoir et l'argent.» Effectivement, on retrouve, quelques mois après le putsch, le père de la jeune fille mise en avant par les conjurés dans le conseil de l'une des fondations au Liechtenstein. De là à supposer, comme le prétendent d'anciens cadres du Patriarche, que des parents d'adolescentes accusant Lucien auraient exigé de figurer en bonne place dans les nouveaux organigrammes... Rien ne permet de confirmer ces thèses. Mais elles sont symptomatiques d'une association dite «caritative» où chaque cadre suspecte les autres des pires turpitudes. Et où l'on préfère laver son linge sale en famille, en raison d'une intense allergie à toutes les institutions, en particulier la justice, la police et la presse.
Ne cherchant pas à démontrer qu'ils ont réellement entamé une saine ?uvre de rénovation et qu'ils se démarquent des habitudes d'Engelmajer, Montserrat Rafel Herrero et Philippe Lion, présidents respectifs de Dianova International et de Dianova France, ont refusé de répondre aux questions de L'Express. A Dianova, comme au Patriarche depuis toujours, la paranoïa constitue-t-elle un réflexe de survie? Il y a sans doute une autre explication à ce curieux pacte du silence. «Bibi et ses proches ne voulaient pas que le nom de la famille Engelmajer soit souillé par des plaintes portant sur des abus sexuels», confie le parent d'une jeune fille que le Vieux aurait, elle aussi, importunée. Bibi a donc joué une partie délicate: organiser un complot pour éjecter son propre père tout en lui évitant de devoir s'expliquer sur des mises en cause à la fois intimes et graves devant la justice. Membre, un moment, du directoire qui a succédé à son père, il n'exerce aujourd'hui plus aucune responsabilité à Dianova, même s'il ne cache pas sa solidarité avec la démarche affichée de rénovation de l'empire. L'homme n'a pas accepté, lui non plus, de nous rencontrer.
Bibi a pourtant joué un rôle clef dans la préparation du putsch. Près d'un an plus tôt, Lucien lui fait part de son nouveau projet: aider les pauvres à Haïti. Il propose donc à son fils de créer ensemble une fondation au Liechtenstein. Dans ce paradis fiscal, pense-t-il, des fonds pourront être discrètement transférés et disponibles. L'avocat suisse Jean Heim, l'un des principaux conseils d'Engelmajer, se charge d'immatriculer cette fondation, intitulée Heston Investments Establishment, à Vaduz, au Liechtenstein. Outre Bibi lui-même, le Vieux choisit, pour constituer sa direction, six cadres fidèles, parmi lesquels Dominique Julien, l'une de ses plus proches collaboratrices, et Jean-Paul Séguéla. La présence de ce dernier est pour le moins singulière.
Ancien député et toujours membre du conseil national du RPR, le Pr Jean-Paul Séguéla, 61 ans, spécialiste de parasitologie, est doyen de la faculté de médecine de Toulouse-Rangueil. C'est en 1993, alors conseiller pour la lutte contre la toxicomanie du ministre Charles Pasqua, que Lucien Engelmajer aurait pris contact avec lui. Ce notable gaulliste apparaît officiellement au sommet de la pyramide du Patriarche de décembre 1997 à août 1998, en tant que secrétaire général de l'association OILJE (Organisation internationale Lucien Joseph Engelmajer), dont le siège est en Suisse, à Lausanne. Mais quel rôle jouait-il? Contacté au cours de notre enquête dans sa mairie de Bessières (Haute-Garonne), Jean-Paul Séguéla a catégoriquement refusé de répondre à nos questions.
Lucien Engelmajer l'a pourtant souvent présenté comme son conseiller personnel. «En 1995 et en 1996, j'ai eu à deux reprises à effectuer des recherches de financement pour Addepos, l'association des séropositifs du Patriarche, auprès des collectivités locales, se souvient Pascale Bastiani, 38 ans, ancienne responsable de la branche suédoise. Lucien m'a recommandé de ?voir cela avec Séguéla?. Ce dernier m'a chaque fois aidée, mais toujours par téléphone. Jamais un papier signé ou annoté par lui ne m'est passé entre les mains. Sans doute par prudence.» Le Pr Séguéla paraît aussi s'être comporté comme le médecin personnel du Vieux. En janvier 1997, il est destinataire d'un rapport médical sur Lucien Engelmajer adressé par le service de cardiologie du CHU Purpan de Toulouse.
Si la fondation Heston, où Séguéla devait être membre du conseil, n'a, semble-t-il, pas vraiment fonctionné, tel n'est pas le cas d'une seconde fondation créée, également à Vaduz, le 5 février 1998, soit dix-huit jours seulement avant le putsch. Elle s'intitule, comme l'association mère, OILJE. Si les fidèles du Vieux, comme Jean-Paul Séguéla, Salvador Arcas, Thierry Bourdonnais, Marcel Ernzer, financier luxembourgeois, ou le père Bartolomé, confesseur du roi d'Espagne, sont encore présents, ils sont très vite marginalisés par Bibi et ses amis.
Un empire financier très convoité Six semaines après le putsch, Lucien Engelmajer s'envole pour les îles Caïmans afin de participer à une épuisante séance de négociation face à son fils et à un autre conjuré, Michel Costil, en présence de Marcel Ernzer. Des pourparlers indispensables, car les mutins découvrent que le Vieux n'a pas lâché toutes les manettes de son empire financier, que chaque partie convoite. Dans sa récente plainte contre les 31 «félons», Engelmajer les accuse d'avoir «transféré le contrôle sur toutes les entités à une nouvelle organisation au Liechtenstein». Autrement dit, d'avoir mis la main sur le coffre-fort de l'OILJE? Charles Spencer ajoute que son client suspecte les putschistes de brader le patrimoine immobilier de l'association.
Quel est le montant actuel des réserves de l'organisation? «A l'été 1997, le magot suisse s'élevait à 400 millions de francs français, confie Jean-Yves Le Garrec, ancien bras droit financier du Patriarche, qui a d'ailleurs quitté l'association pour des raisons personnelles à cette époque. A quoi il faut ajouter 50 millions d'actifs au Luxembourg.» L'essentiel de ces actifs provenant de sommes évaporées; en clair: transférées en liquide. Selon Lucien Engelmajer, il y avait à son départ 350 millions de francs sur les comptes, sans aucune dette. Où se trouve précisément cet argent? Sur ce point, le Vieux comme Le Garrec restent muets. Le second est en revanche plus bavard sur la pompe à finances qu'il a largement contribué à mettre sur pied.
Financement public En France, l'organisation pesait à elle seule 10% du dispositif national de prise en charge des toxicomanes, explique Le Garrec. Mais elle n'avait que 1% des subventions, à cause de l'image sectaire que nous véhiculions. Il fallait donc trouver de l'argent par nos propres moyens, le faire fructifier pour exister et garantir notre pérennité.» Pérennité que les pouvoirs publics se sont longtemps gardés de mettre en question malgré les controverses internes au ministère de la Santé sur l'opacité de l'association par rapport à sa tutelle administrative. Ce n'est qu'en 1996 que l'Etat français prend la décision de ne plus subventionner Le Patriarche, quelques mois après la publication du rapport parlementaire sur les sectes. «Un financement public qui avait commencé une vingtaine d'années auparavant et que le gouvernement Barre avait déjà envisagé de supprimer en 1980», explique en souriant Le Garrec. Selon nombre de hauts fonctionnaires chargés du dossier, Le Patriarche présentait l'avantage, aux yeux de bien des hommes politiques de droite comme de gauche, de gérer une population «encombrante» à moindre coût. De surcroît, des notables y ont envoyé leurs enfants.
Cependant, dès la fin des années 80, les cadres de l'association ne se soucient plus guère des états d'âme de l'Etat à leur égard. L'organisation vient en effet d'amorcer un virage décisif vers les activités lucratives. Des journaux et des ouvrages à la gloire de Lucien sont diffusés par centaines de milliers et vendus dans les rues: entre 30 et 40 millions de francs de recettes brutes annuelles rien qu'en France. En liquide, bien sûr. C'est aussi la période où Le Patriarche commence à vendre, sous forme de grandes Braderies de l'espoir, les dons en nature effectués par des entreprises. L'organisation avait des moyens logistiques: selon son assureur toulousain, elle possédait le septième parc automobile privé en France. Mais un tel système de vente d'objets récupérés était-il légal? «Nous ne craignions pas les contrôles administratifs, reconnaît Le Garrec. L'Igas, malgré deux passages dans les années 80, n'a jamais rien trouvé de grave chez nous. Notre hantise, c'était le fisc.»
Au fil du temps, le système fonctionne tellement bien qu'il finit par prendre un tour industriel. Jouant les «mules», les cadres de confiance passent et repassent les frontières. Les transferts de fonds en liquide sont un véritable sport. «Lorsque nous allions en Suisse ou à Miami, on nous donnait de grosses liasses de billets», témoigne Pascale Bastiani. «Je suis allée trois fois au Luxembourg avec de gros sacs de lires, d'escudos et de pesetas», ajoute Valérie, 27 ans, en instance de divorce avec Jean-Yves Le Garrec. «J'ai transporté du Portugal en Espagne et d'Espagne en France des millions d'escudos et de pesetas», confirme Pascale A., 40 ans, ancienne secrétaire particulière du Vieux. A Genève, Jean-Yves Le Garrec est toujours là pour accueillir les ex-toxicos aux poches bien remplies. Pour les très grosses sommes, il assure lui-même le voyage. Souvent? «Ma Mercedes avait beaucoup de kilomètres au compteur», se borne-t-il à répondre. «Le vice-président de l'association L. J. Engelmajer a été, à deux reprises, arrêté par les services des douanes en provenance d'Espagne alors qu'il était en possession de 1,5 million de francs en espèces», peut-on lire dans le tout récent rapport parlementaire Guyard-Brard.
Autre source de financement: les pensionnaires eux-mêmes, qui paient leur cure... et continuent à verser de l'argent une fois le sevrage achevé. Tout en effectuant un travail très rentable pour l'organisation d'Engelmajer: des ventes de revues ou de livres aux braderies! Au début des années 90, on voit même apparaître une kyrielle de petites sociétés à but lucratif: Paella Store Olé, Fiesta Paella ou Exquise Extase (restauration), Ebénolé (brocante), Aménolé (construction), Goile (stations-service), Etoile (éditions musicales), Archange Courtage International (assurance), etc. Des enseignes ou des noms de société se terminant souvent par «olé», pour Organisation Lucien Engelmajer, et où les pensionnaires ont le plus grand mal à être payés. Des structures dont la majorité a été liquidée après le putsch.
La Cour des comptes, qui publie en juillet 1998 un rapport sur le dispositif de lutte contre la toxicomanie, débusque un holding luxembourgeois lié au Patriarche: la Sopasofie SA (Société de participation sociale et financière Engelmajer SA). Jean-Yves Le Garrec rit sous cape: «Ils n'ont pas vu qu'il y avait en tout quatre sociétés au Luxembourg.» Information que nous avons pu vérifier. En plus de la Sopasofie ont été immatriculées dans le grand-duché la Fondation sociale Holding SA, la Social Foundation Holding SA et l'Action Holding SA, trois sociétés aux noms étrangement voisins. Au total, ces quatre holdings luxembourgeois détenaient 85 millions de francs d'actifs en 1995, puis 49 millions en 1997. Qui contrôle ces fonds? Ces actifs sont actuellement l'objet d'une bataille d'avocats entre Lucien Engelmajer et les putschistes.
Dans son rapport, la Cour des comptes fait également une révélation sur un curieux prêt de 600 000 francs accordé par Le Patriarche à une «personnalité du monde médical». Officieusement, on indique, Rue Cambon, que ce prêt a été effectué, à partir d'un compte de Lucien Engelmajer dans une petite agence du Crédit lyonnais très proche de Toulouse, au profit de Jean-Paul Séguéla. Ce dernier a reconnu l'existence de l'emprunt en le présentant comme soldé. Mais l'ancien leader du Patriarche affirme, de son côté, que ce prêt n'a jamais été remboursé par son ancien ami, dont il se dit sans nouvelles depuis le putsch. Interrogé par L'Express, Séguéla refuse de fournir la preuve qu'il s'est réellement acquitté de sa dette.
Témoignages troublants Si Lucien Engelmajer évoque sans pudeur les questions de «gros sous», surtout dans sa récente plainte contre les «usurpateurs», avec des revendications se chiffrant en centaines de millions qui donnent le vertige, il est presque muet sur ses «comportements prétendument criminels» dont il se dit accusé par les mutins. Des griefs que la direction internationale de Dianova refuse même, étrangement, de confirmer. Pourtant, les témoignages que nous avons recueillis sont très troublants.
Il y a près de quatre ans, le Vieux prit ses quartiers au Chalet Grand-Borde, à Aucamville (Tarn-et-Garonne), dans ce qui aurait été jadis une maison close et qui devint manifestement, pour Engelmajer, le palais des favorites. «J'ai aperçu Lucien tenter d'embrasser une jeune fille de 15 ans dans le jardin du Chalet», confie Pascale Bastiani, qui a fui Le Patriarche avant le putsch. Tout comme Monique, 41 ans. Au Chalet, cette dernière partageait sa chambre avec deux toutes jeunes femmes - appelons-les Mathilda et Dolores. Un jour, Monique surprend une conversation au sujet de leur gourou. «Et toi, il te touche?» demande Mathilda. «Oui, et je ne peux rien y faire», répond Dolores. «Il a essayé avec moi, mais je suis partie», reprend Mathilda. Selon Monique, le Vieux a mis au point un piège difficile à éviter: chaque soir, il désigne une jeune fille ou une jeune femme chargée de lui monter sa tisane et il tente de la retenir le plus longtemps possible; elles craignent, en cas de désobéissance, d'être reléguées dans un centre lointain. «Quelques jours plus tard, Mathilda est montée dans la chambre de Lucien à 21 heures et n'en est redescendue qu'à 4 heures du matin, se souvient Monique. Elle pleurait sous ses draps.»
Monique souligne aussi l'existence de «rapports» sur les nouveaux pensionnaires et le traitement spécifique réservé aux filles mineures: «Dès qu'une gamine sortait de l'ordinaire, jolie avec du caractère, Lucien la convoquait immédiatement.» Comment le gourou à barbe blanche attirait-il auprès de lui des jeunes femmes qui auraient pu être ses petites-filles? Grâce à son charisme, à son éloquence, à son habileté. Persuadé d'être le dernier rempart contre la drogue et le sida, il n'hésite pas à proclamer: «Je donne l'amour, le bonheur, la joie de vivre à des gens qui étaient dans la rue!» Les anciens toxicos le vénèrent comme un sauveur: «Après m'avoir sorti de la drogue, Lucien m'a donné une seconde chance dans la vie», expliquent-ils souvent. Le Vieux a laissé se développer complaisamment autour de lui une cour de flatteurs, lui donnant à penser que tout lui était permis. Celui qui se faisait appeler lui-même «patriarche» exigeait que les femmes de sa grande communauté l'embrassent sur la bouche. Très difficile d'y échapper, affirment toutes celles que nous avons pu rencontrer. Et le Vieux savait choisir pour victimes celles qu'il avait envoûtées.
C'est ce qui arrive à Monique, à l'été 1996. Illuminée par son prophète, perpétuellement couvert d'éloges, elle lui envoie une lettre bien singulière: «Je t'écris pour t'encourager encore et toujours à continuer l'?uvre admirable que tu as créée avec tant d'amour, intensément présente, lumineuse [...]. Un voyage extraordinaire, merveilleux et serein dans l'Infini, d'où tu sais pouvoir recueillir et transmettre des vérités [...] puissantes, belles et pures [...]. Grâce à toi, j'ai enfin ouvert et franchi la porte de la Vraie Connaissance, donc de la Joie!» Un délire typique de bien des sectes. Et Engelmajer, manifestement à l'aise dans les oripeaux d'un gourou, voit dans l'auteur de cette missive une nouvelle proie à accrocher à son tableau de chasse.
Rapports sexuels sous la contrainte Je l'admirais tant! J'étais à la fois fascinée et pétrifiée en entrant dans sa chambre», raconte Monique. Le Vieux cherche à la mettre à l'aise, lui affirmant qu'il a été sexologue et se fait fort de la débarrasser de son «problème d'homosexualité», un challenge excitant pour lui. «Il m'a enrobée d'un flot de paroles flatteuses, m'expliquant que ma gêne était normale, poursuit Monique. Il m'a déshabillée et conduite dans son lit alors que j'étais toujours paralysée. Après des caresses, il m'a violée avec ses doigts et m'a imposé une fellation.» Monique n'en peut plus et veut s'enfuir. «Il m'a retenue en me faisant du chantage: ?Je risque de ne pas passer la nuit.?» Le Vieux savait, semble-t-il, inspirer pitié à l'aide de ses antécédents: accidents vasculaires cérébraux et crises cardiaques. Il n'empêche. Passé la honte et la douleur d'en parler, Monique a été entendue il y a trois semaines par la police judiciaire, à la demande du procureur de Toulouse.
Tout comme Valérie Le Garrec, en mars dernier. «Un mois après ma séparation avec Jean-Yves, Lucien a tenté de me violer dans sa chambre, à Trouville, en 1997, raconte-t-elle avec difficulté. Il a réussi à me toucher les seins et le sexe. Ma résistance l'a mis hors de lui et il m'a cogné la tête contre le mur.» Valérie se méfiait énormément de Lucien. «En 1996, à l'Institut de thalassothérapie Louison-Bobet, à Biarritz, j'ai vu une fille de 16 ans sortir un matin de son lit», ajoute-t-elle. «Certaines filles finissaient par se laisser sauter par Lucien pour obtenir en cadeau des vacances à Miami», affirme Nadia Santiago, 34 ans, qui a géré les stocks du Patriarche jusqu'en 1997. «Le plus terrible, c'est que certains parents encourageaient leur progéniture à déclarer leur admiration à Lucien, à lui écrire, à passer du temps avec lui l'après-midi, confie Claude, l'un des conjurés de Miami. Et, lorsque je leur indiquais le risque que couraient leurs enfants auprès du Vieux, il arrivait qu'on m'envoie promener.»
Delphine de Morant, 28 ans, a passé, elle, dix-huit mois dans un centre du Patriarche au Chili, en 1995 et 1996. «Lucien s'est présenté comme sexologue et m'a très rapidement laissé entendre que nous coucherions un jour ensemble. ?Pour ton bien?, disait-il.» Delphine ajoute que le Vieux n'hésitait pas à commenter publiquement les performances sexuelles des femmes qui l'entouraient. «Un jour, poursuit-elle, j'ai dû céder à ses avances pressantes, ne me voyant plus lui répondre non pendant des heures.» Pour elle, c'était sans ambiguïté «un rapport sexuel sous la contrainte».
Camisole psychologique Nous sommes parvenus à entrer en contact avec Lucien Engelmajer, avec un fax relais dans la région de Toulouse, donc sans pouvoir connaître son lieu de résidence actuel. Par l'intermédiaire de son avocat de Miami, il nous a répondu qu'il niait catégoriquement tous les faits évoqués, y compris l'information selon laquelle il avait coutume d'embrasser les femmes sur la bouche. Son conseil tient à préciser que ces accusations, qu'il qualifie de «rumeurs infâmes», ont profondément affecté son client et que leur évocation dans la presse l'a «physiquement atteint». Engelmajer, entouré de Michèle, sa nouvelle compagne, 47 ans, ne veut pas en dire plus. Il aurait pu souligner que ses prétendues victimes ont rarement pris la fuite et n'ont pas porté plainte. Mais cet apparent mystère s'explique. «Un ex-toxico, qui plus est séropositif, a très peur de partir, car il se sent rejeté par la société, explique Pascale Bastiani. Au Patriarche, le monde extérieur est diabolisé, comme dans les autres sectes. On est libre de partir... mais il y a une camisole psychologique.» Le gourou exhortait ses pensionnaires à continuer de l'aider à «bâtir un empire» et à ne pas se réinsérer hors de l'organisation, où leurs enfants seraient exposés à la drogue, au sida et à l'alcool. Tout départ était qualifié de «trahison».
Ces dernières années, fort de son emprise sur ses ouailles, Engelmajer ne s'en cachait plus: «Paola, qui a un très beau derrière et que j'ai baisée pendant un an», dit-il d'une femme dont il soutient le transfert en Argentine, au beau milieu d'un long discours devant une assemblée de responsables du Patriarche, en janvier 1998, à Tibidabo, un centre de Barcelone. Un exemple de ces propos machistes et graveleux qui finissent par inspirer le dégoût chez son auditoire un mois avant le putsch.
Pascale Bastiani, Pascale A., Valérie Le Garrec, Nadia et Antoine Santiago ont tous été témoins de tels comportements. Ces cinq anciens pensionnaires du Patriarche ont porté plainte en décembre dernier auprès du procureur de la République de Toulouse pour abus de faiblesse, nouveau délit voisin de l'escroquerie, parce qu'ils ont exercé une responsabilité dans l'organisation d'Engelmajer sans toucher la moindre rémunération. Mais, selon leur avocat, Jean-Michel Pesenti, leurs témoignages devraient aussi orienter l'enquête dans une seconde direction: la mise en cause de Lucien Engelmajer pour des violences sexuelles. Le procureur de Toulouse a lancé en décembre 1998 une enquête préliminaire qui tarde à déboucher sur l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge d'instruction. Parallèlement, un parent d'une adolescente qui affirme avoir été «importunée» par le Vieux soutient que trois plaintes ou dépositions en gendarmerie concernant des victimes mineures devraient très bientôt parvenir entre les mains de la justice. Une information confirmée officieusement au tribunal de Toulouse. Pour la première fois, des magistrats français pourraient dès lors s'intéresser au passif du Patriarche: l'exploitation financière et physique d'ex-toxicos particulièrement vulnérables par un gourou guérisseur aimant trop les femmes. Dans ce cas, peut-être, Lucien Engelmajer cessera de rôder autour de Grenade, près de Toulouse, et surtout du siège national de Dianova, comme il le faisait, il y a quelques mois encore, dans sa superbe Bentley
Reputation de ce commentaire
 
Un morceau d'histoire, merci. Engelmajer père est cependant décédé.

Posté par : Cris | 14 mars 2021 à  17:48

 
#2 Posté par : bloodistory 15 mars 2021 à  08:18
Lamothe, La Boère, Mont-de-Marsan, retour Lamothe pour l'Espagne.
Ca a été vraiment chaud comme expérience.
Les abus étaient quasi quotidiens.

Posté par : bloodistory | 15 mars 2021 à  08:18

 
#3 Posté par : Cris 22 mars 2021 à  19:32
J'ai retrouvé ceci au fond de mes cartons, car maque cruel de place dans mon appart !
et laisser moisir mes précieux bouquins à la cave, hors de question!
Dommage, j'aimerai tant une belle bibliothéques!
C'est pas les beaux bouquins qui manque chez moi, mais la place!

Bref, voici de quoi apporter de l'eau au moulin "Patriarche" .
Scanné depuis le super magasine Asud n°17 de 1999 !
l'eau à coulé sous les pont depuis!

Je vais faire un autre post dans mon blog aussi tiré d'Asud, sur la méthadone
patriarche
!
Où d'aill
Patriarche 2
eurs un article évoque EXACTEMENT ce que j'en pense !
A voir très prochainement.
J'espère qu'Asud ne m'en tiendra pas rigueur, mais je souhaite informé et faire passer l'info.
Je comprends qu'ils doivent vivre aussi!
Mais pour ce numéro 17, il y à prescription après 20 ans?!

Posté par : Cris | 22 mars 2021 à  19:32

 
#4 Posté par : y091792k 22 mars 2021 à  20:18
Salut CHRIS. ,
je vais lire tout ça , moi j'ai laissé il y a qques années des commentaires sur l'association ..
Sur ASUD bien sûr !
J'y ai passé 2/3ans , LA MOTHE ,LA BOÉRE pour le Sevrage , le site a été rasée et démolit il y a qques années ..puis la FALOTTE , d'ailleurs , c'était pas là que tu te trouvais ? Moi je suis parti dans l'enfer de l'association , enfin c est comme ça que cet endroit était appelé ....les PAIRS au Nord de l ville La TRIMOUILLE au nord de Limoges .
Rien ,à part de l'élevage de cochons et de moutons , la Boue , les douches municipales 1fois par Semaine quand s'était ouvert et qu'il y avait de l'eau chaude !!!et les chiottes  on faisait des trous dans la terre , au fur et à mesure du Remplissage , lol ... Aucun chauffage l'hiver , Ect..bref un BONHEUR  !!!
Bon j arrête mais sache que sur FB il y a un compte avec les Anciens du Patriarche qui fonctionne , géré par un des " fils spirituel " de LUCIEN , il a d 'ailleurs sorti un bouquin , ARNOLD     je sais plus trop ...
C est drôle , tous les 6 mois , il y a qqu un qui nous ramène à l'ancien temps ...en l'occurrence , LE PATRIARCHE drogue-peace

Posté par : y091792k | 22 mars 2021 à  20:18

 
#5 Posté par : y091792k 23 mars 2021 à  12:27
Le plus important j'ai été dans ce bazar de 1981 à 1983 si je me rappelle bien ...surpris

Posté par : y091792k | 23 mars 2021 à  12:27

 
#6 Posté par : y091792k 24 mars 2021 à  19:27
Pour Rire , enfin , cyniquement ...
Du fait de refaire des chiottes , une fois que ce dernier était PLEIN. , On en refaisait un autre Ect ..avec qques planches , histoire de garder un peu de respect et d'intimité , or les PAIRS était et  est un endroit , toujours bien isolé en pleine campagne , c'est apparemment devenu une ferme de différentes cultures ... Il y a des Sources avec ruisseaux ect ...
Nous , à l'époque , buvions cette eau de source ...jusque là , rien de particulier ...
Mais , quand arrivés qques nouveaux , histoire de vivre avec nous , les BOUSEUX du PATRIARCHE , on remarquait que durant 3à4 semaines , tous devenait GRIS. , Fatigués , pas bien et ensuite , tout rentrait dans l'ordre ..
Le VÉTO du coin qui faisait office de Docteur aussi , a fait analyser l'eau et certaines personnes ...
Conclusion , on buvait l'eau Souillée par les différents chiottes qui donc se mélangeait avec l'eau de source ...
Nous , nous étions vaccinés mais, pas les nouveaux ...
Voilà une petite anecdote , " vous prendrez bien un peu d'eau pour votre RICARD .gerbe

Posté par : y091792k | 24 mars 2021 à  19:27

 
#7 Posté par : Cris 27 mars 2021 à  09:12
Salut,
Merci de m'avoir lu.
J'ai jamais su où j'étais.
C'était près de Mont Marsan.
Le plus dingue c'est que le responsable du centre était dans le centre où ma copine avait été.
Je l'ai su car elle m'avait toujours parlé de ce type.
Un italien, Toulio.
Mais à vrai dire, là où j'étais c'était plutôt sympa dans l'ensemble, et surtout j'ai appris pas mal de choses, et je sais que décrocher de la came à la dure c'est possible, pour peu qu'on y met les moyens et l'aide qu'il faut.
Et j'ai l'impression, et ce n'est pas qu'une
impression, qu'aujourd'hui tout ça est impossible ça coûte trop cher à la collectivité alors on nous a balancé une méthadone dont on arrive presque plus à se débarrasser.

Moi je n'en vois pas le bout après 25 ans et j'en ai ras-le-bol tous les matins devoir prendre ce truc et n'avoir que les effets indésirables.
Surtout que je suis clean et blanc comme neige.
Je transpire comme un fou au moindre effort et je parle pas des problèmes de digestion.
Et c'est pas avec un RSA que je vais retrouver la santé et pouvoir m'acheter des fruits et légumes, et encore moins bio.
Ce que je mange aujourd'hui viens plutôt des Restos du cœur.
Je regrette que je ne touche pas une allocation handicapé.
Je ne sais même pas où m'adresser pour demander cela et de toute façon la paperasse c'est pas mon fort.
Et ce n'est pas mon médecin qui va m'aider en écrivant reconversion professionnelle requise.
Le seul boulot que je pourrais faire c'est assis derrière une chaise.
J'ai la reconnaissance travailleur handicapé mais de ma vie j'ai dû travailler 5 ou 6 ans tout mis bout-à-bout.
La recherche de Came et s'occuper de ma copine (ils me font rire avec ces histoires d'aidants, car j'osais pas la laisser seule, au début, puis surtout à la fin) et ca ma pris 30 ans de ma vie si pas plus.
Donc se remettre au travail après 30 ans ça risque de pas être facile.
Et puis si nous sommes tombés dans la drogue c'est que l'État n'a pas fait son travail il n'a pas su protéger sa jeunesse.
Et aussi à laisser rentrer des kilos d'héroïne en France.
Si j'avais un gosse qui irait à l'école et se ferait revendre de la cam devant l'école j'irai au commissariat pour qu'il fasse quelque chose !?.... et empêcher les dealers de sévir pour empoisonner nos enfants.

Donc j'estime ce que c'est ce qui nous est arrivé.
Nos parents payent des impôts pour une police qui est censé protéger mais c'est l'inverse qu'elle faisait et nous réprimandaient.
J'ai presque envie d'assigner l'État au tribunal pour non assistance à personne en danger et nous avoir laissé crever dans cette situation.
Donc aujourd'hui il faut qu'il paye aussi les pots cassés car c'est trop facile de nous lancer la pierre à nous les anciens toxicomanes.
Ou alors s'ils ne veulent pas me donner une pension je vais me remettre à dealer et empoisonné les gamins du quartier !!!
c'est ça qu'il faut faire pour se faire entendre ???
Évidemment une fois que nous avions goûté au produit les jeux étaient fait, nous étions du côté du produit !
Et au début on ne voyait pas pourquoi il fallait arrêter.
Jusqu'à ce qu'un jour tu te réveille en transe et en tremblant de partout !!!
Arrivé à ce stade tu ne t'en débarrasse plus, pas seul en tout cas.
À moins d'avoir le salaire des Rolling Stones et se payer une clinique en Suisse.

Posté par : Cris | 27 mars 2021 à  09:12

 
#8 Posté par : Cris 27 mars 2021 à  09:21

y091792k a écrit

Pour Rire , enfin , cyniquement ...
Du fait de refaire des chiottes , une fois que ce dernier était PLEIN. , On en refaisait un autre Ect ..avec qques planches , histoire de garder un peu de respect et d'intimité , or les PAIRS était et  est un endroit , toujours bien isolé en pleine campagne , c'est apparemment devenu une ferme de différentes cultures ... Il y a des Sources avec ruisseaux ect ...
Nous , à l'époque , buvions cette eau de source ...jusque là , rien de particulier ...
Mais , quand arrivés qques nouveaux , histoire de vivre avec nous , les BOUSEUX du PATRIARCHE , on remarquait que durant 3à4 semaines , tous devenait GRIS. , Fatigués , pas bien et ensuite , tout rentrait dans l'ordre ..
Le VÉTO du coin qui faisait office de Docteur aussi , a fait analyser l'eau et certaines personnes ...
Conclusion , on buvait l'eau Souillée par les différents chiottes qui donc se mélangeait avec l'eau de source ...
Nous , nous étions vaccinés mais, pas les nouveaux ...
Voilà une petite anecdote , " vous prendrez bien un peu d'eau pour votre RICARD .gerbe

Oh putin ah non toi tu es vraiment mal tombé !
Moi c'était le paradis à côté.
Si je me suis tiré c'est que j'avais peur de plus retrouver ma copine au retour.
Pour bien faire nous aurions dû y aller ensemble.
Le mec qui m'accompagnait pendant mon sevrage j'ai toujours cru que c'était un héroïnoman
Puis un jour bien après avoir été sevré je lui ai demandé pourquoi il était là... et bien lui c'était même pas pour l'héroïne c'était à cause du LSD.
Je trouve aussi qu'a ce niveau il faut pas mélanger les genres.
Et c'est ce qui se passe maintenant aussi dans les centre d'addiction comme ils appellent ça.
Un médecin ne peut pas traiter toutes les drogues en même temps il doit être spécialisé uniquement sur un produit, et surtout héroïne en particulier !
voilà moi le seul travail que je connais ce serait ça.
Conseillé en héroïnomanies


Posté par : Cris | 27 mars 2021 à  09:21

 
#9 Posté par : Rick 29 mars 2021 à  06:42
merci pour ton témoignage cris

Posté par : Rick | 29 mars 2021 à  06:42

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