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Malgré tout, c'est dur d'avoir envie de vivre 



Ce post sera très personnel et finalement pas trop en rapport avec la drogue, mais bon.... Je fais partie de ces gens qui consomment quotidiennement de la drogue légale. Pour moi c'est le xanax et le xeroquel.

Tout a commencé il y a quelques mois avec un bon pétage de câble. Des AD, du xanax, du tercian pour dormir (quelle merde ce truc sérieux). Un passage en HP.... où je décide de changer de vie, quitter mon métier de journaliste à  paris pour aller vivre à  Lille. Là  bas j'envisage de devenir vendeuse pour avoir un boulot avec du contact humain, du conseil.
Puis tout bascule le 10 août où je fais une tentative de suicide (xanax + alcool). Re HP pour un mois, on me change de traitement pour passe au xeroquel, xanax et imovane (que je ne prends pas, ça me flingue la journée du lendemain).

Je prends mon traitement consciencieusement, quotidiennement. Je dois aller chercher mes doses pour la semaine à  la pharmacie, pour éviter que je fasse une connerie. De temps en temps je mélange xanax et imovane pour ne penser à  rien. Ca ne me défonce même pas, je dors et basta. Je précise que j'ai trouvé du travail depuis un mois désormais.

Mais souvent, cette vieille envie de mourir revient. Ne pas savoir ce qu'on fout là . Je repense à  ma TS d'aout et je me demande pourquoi j'ai finalement appelé le samu. Je serais morte à  l'heure qu'il est et finalement ça ne changerait pas grand chose. Je vis, j'intéragis avec les gens mais je ne pense quand même pas etre vivante.

Ce soir ça revient, j'ai encore une fois vraiment envie de mourir. Je n'ai pas assez de médocs chez moi pour faire quoi que ce soit, ça m'emmerde. Je vais chez le médecin demain et comme d'habitude, on me répondra qu'on ne peut "rien faire" contre les envies de mourir.  Et je suis un peu lasse.

Catégorie : En passant - 30 octobre 2016 à  19:22



Commentaires
#1 Posté par : meu 30 octobre 2016 à  20:58
Bonjour Hajn,

je viens de te lire. Ça me touche et je ne peux pas m'empêcher te t'écrire un petit mot, même si ce sont des platitudes.

L'envie de mourir, c'est puissant. L'envie de vivre aussi. D'ailleurs, tu as appelé le Samu. Et malheureusement, lorsqu'on veut partir, on oublie totalement ce qu'on peut réclamer à  la vie. Puis, quand on relève la tête et qu'on va mieux, on ne comprend plus ce qui nous avait mené si bas.

Pour avoir vécu en dent de scie (mais moins fort que toi), une chose qui m'aidait, c'était de suivre une routine à  la con. Genre, debout avec un réveil, tous les jours à  la même heure, faire une ballade à  telle heure, etc. Rythmer sa journée. De manière factice (mais tout nous apparaît factice à  ce moment-là ) et s'y tenir comme à  une béquille. Curieusement, avec le temps, je me suis rendue compte que cette artificialité m'aidait, malgré le fait... que ce soit totalement artificiel et que je n'y croie pas.

J'aimerai être près de toi pour te prendre dans mes bras. À défaut je t'envoie quelques mots que je n'arrive pas à  rendre réconfortants.

Posté par : meu | 30 octobre 2016 à  20:58

 
#2 Posté par : Acid Test 31 octobre 2016 à  00:57
Pourquoi es tu malheureuse ?

Peut etre que de l'exprimer déjà   ou de le partager avec des gens pourrais te faire du bien !

Posté par : Acid Test | 31 octobre 2016 à  00:57

 
#3 Posté par : ale1797 31 octobre 2016 à  10:56
Bonjour hajn,

Ton titre m'a tout de suis interpellée.
Je confirme c'est dure de vouloir vivre.
Je suis également descendu au plus bas, première ts il y a 3 ans suivi d'une descente encore plus dure en hp.
Depuis j'ai changé de psy il m'a bien aidé j'ai fais une cure de 6 semaines qui m'a permis de mettre des mots sur mes maux et aussi de mettre en place un traitement qui me va mieux. Et en parallèle faire une desintox de toutes les cochonneries que me donnait mon ancien psy.
Mais finalement après 3ans les vieux démons reviennent malgré moi. Et je me rend compte que je suis comme ça depuis petite j'aime pas la vie!
Mais je suis maman donc pas le choix il faut continuer alors je me force a faire des projets professionnels, voir des amis ça fait du bien et des que nous pouvons on sort se balader.
Tu devrais peut-être avoir un psychologue car les médocs c'est bien mais se n'est pas suffisant il faut poser les choses qui ne vont pas la parole aide beaucoup.

Bon courage.

Amicalement ale.

Posté par : ale1797 | 31 octobre 2016 à  10:56

 
#4 Posté par : Anonyme9404 31 octobre 2016 à  17:11
Je m'accorde et je m'unis aux autres membres, lorsqu'ils disent que d'en parler, et de poser des mots sur ce qui ne va pas, et sur ce qui ne nous rend pas heureux, ou bien sur ce qui nous fait peur est extrêmement libérateur, ça aide, c'est certain...

Et à  la longue, ça en devient guérisseur, parce que même toi, ainsi tu comprendras bien mieux ta situation, et tu y verras certainement plus clair.
Et à  partir de ça, prendre les bonnes décisions, et les bonnes directions.

J'ai eu une longue période de déni face à  tout, la vie, la famille, les ami(es) et même avec les médocs alors que de toute façon j'en avais pas le choix de les prendre, ils étaient trop important pour que je les arrête.

Rien que ça, ça me dérangeait énormément. Mes ami(es) ne me ressemblaient pas, ma famille non plus, je ne trouvais rien de plaisant et d'agréable dans ma vie, tout me rebutait presque, même la nourriture.

J'ai passé des semaines enfermées dans ma chambre, je n'ai quasiment fait que d'écrire, j'ai écris des tas de lignes, je faisais mes propres introspections, et ma propre thérapie, seule, personne ne savait ce qui m'arrivait, je ne laissais rien voir.

Ça à  duré environ 6 mois période sombre où l'envie de quitter cette planète était souvent omni-présent, je ne voyais pas ce que je foutais ici, ni en quoi je serai utile, ni quoi que ce soit, désespoir total, et je m'en suis sortie.

Je me suis prise par la main, je me suis mise à  coopérer avec moi-même (petite voix intérieure qui me guide), et ça a marché.
J'ai accepté de devoir prendre ces médicaments, j'ai coupé le fil qui me maintenait accroché à  des personnes qui au final, je n'appréciais pas vraiment.

Je ne dis pas être totalement reconstruite, je dis juste que je suis devenue amie avec moi-même, j'ai fais la paix grâce aux mots.
En exprimant chaque jour mes peurs, mes colères, mes envies et mes rêves.

Et bien de fil en aiguille, ça prend forme, mais ça demande du temps, de la patience et de l'amour, bien évidemment. C'est un développement. Les rechutes de replie sur soi peuvent arriver...

Etre amie avec soi-même permet de faire grandir la confiance en soi, en la vie et en l'avenir.  On n'a tous une bonne raison d'être là , et si tu as appelé le samu, c'est que forcément il y a ce petit quelque chose en toi qui ne demande qu'à  éclore, vivre et aimer.

Courage. smile

Posté par : Anonyme9404 | 31 octobre 2016 à  17:11

 
#5 Posté par : Hajn 03 novembre 2016 à  21:25
Bonsoir, merci pour vos réponses ça me fait chaud au coeur, vraiment smile

Hier encore gros coup de mou, envie d'aller acheter tout l'alcool de la supérette d'en bas de chez moi et d'en finir... puis finalement j'ai appelé une amie et pris des xanax.

Si je suis malheureuse (enfin, c'est un bien grand mot, disons qu'on est jamais malheureux 24h/24) c'est parce que j'ai vécu une rupture très difficile dont je ne remets pas (être trompée après 7 ans de liaison.... avec une fille bien entendu plus jeune que moi sinon c'est pas drôle et découvrir que son mec a vécu une double vie... dur dur). J'allais voir un psychiatre et un psychologue en CMP mais ayant désormais un travail c'est compliqué de reprendre rendez-vous. Mais je vais bientôt y retourner, c'est une nécessité.

En attendant je vais voir un généraliste demain en lui demandant d'augmenter mes xanax, c'est une béquille très chimique certes mais je sens que ça m'aide quand même

Posté par : Hajn | 03 novembre 2016 à  21:25

 
#6 Posté par : Acid Test 04 novembre 2016 à  02:03
Je comprend ce que tu peux ressentir ,c'est à  cause d'une histoire de coeur et d'une séparation difficile que je suis retombé dans l'heroine ,une premiere fois apres 7 ans où je n'étais plus dépendant ( j'avais fait une cure sans substitution , car c'était avant que la substitution se généralise ) et une autre fois apres deux ans d'abstinence ou je n'étais plus dépendant aux opiacés non plus ( pour une histoire avec la meme personne !), apres avoir réussi à  arreter la methadone , apres 8 années de traitement qui ont suivi cette premiere rechute  .
Ça peut etre quelque chose d'extremement difficile à  vivre , dont on peut avoir beaucoup de mal a se remettre en effet !
Je te souhaite sincerement et de tout coeur ,de pouvoir te remettre de tout ça afin d'arriver à  apprécier la vie à  nouveau meme si ce n'est pas facile .

Posté par : Acid Test | 04 novembre 2016 à  02:03

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