
J’ai
50 ans.
J’ai passé
30 ans de ma vie dans la drogue. Trente années à me perdre, à tomber, à me relever, à chercher le bonheur là où il n’existait pas.
J’ai connu les larmes, les blessures, les regrets et les nuits sans fin. J’ai cru, plus d’une fois, que je ne m’en sortirais jamais.
Mais aujourd’hui, quand je regarde cette photo, je ne vois pas seulement un visage.
Je vois une femme qui a survécu.
Une femme qui porte son histoire sans la cacher. Une femme qui a traversé l’enfer et qui est encore debout.
Je ne suis pas parfaite, et je ne cherche plus à l’être.
Je suis simplement moi.
Et, pour la première fois depuis longtemps, je peux le dire avec le sourire :
Je suis fière de ma tronche aujourd’hui.
Parce que derrière ce sourire, il y a cinquante ans de vie, trente ans de combats et une force que je ne soupçonnais même pas.
Mon passé m’a construite.
Mon présent m’appartient. Mon avenir, c’est moi qui l’écris.