

Myozotis a écrit
Salut Amazone,
J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.
Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.
N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.
Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!
Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.
Je te souhaite le meilleur.
Merci pour vos messages adorables ça fait chaud au cœur. Effectivement je manque de sommeil et je passe mon temps sur PA Sinon je suis en boucle sur l'affaire de l'agression sexuelle des gendarmes pour leur foutre un procès au cul ou qu'ils aient un blâme.
Je suis en contact avec l'équipe du préfet et je dois écrire au procureur comme on prend pas mes plaintes mais ça demande une énergie dingue de téléphoner partout, alerter sur les réseaux sociaux les responsables politiques, les médias.
Le pôle fait divers d'un journal important dans la région m'a contacté Donc ça commence à bouger.
Mais c'est long.
Bref, je suis un peu sur les nerfs et dans un épuisement moral.
Mais je bout de colère, ça me bouffe un peu la vie. Et j'arrive pas à passer au dessus. L'Agression en elle-même j'ai vécu pire, mais j'ai la haine contre les Forces de l'ordre c'est violent.

Myozotis a écrit
Salut Amazone,
J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.
Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.
N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.
Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!
Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.
Je te souhaite le meilleur.
Ben c'est que j'ai longtemps eu honte de mon statut social, le handicap pareil. J'ai mis plusieurs années avant d'accepter de demander l'AAH parceque après j'allais stagner là dedans et ça veut dire d'officialiser comme handicapé (au début on me disait que j'étais cyclitimique, genre troubles de l'humeur mais soft. Une pathologie mais pas l'étiquette handicap). Mais c'est comme sur PA où vous militez pour que les consos ne soient plus une honte.
Ben moi j'en ai marre d'essayer de passer pour une meuf lambda. Je fais des efforts, je peux pas être moi même et je finis qd même par être identifiée comme la "pauvresse" (à 19ans des meufs matures me harcelaient limite en m'appelant comme ça ouvertement en pleine face. Des grosses merdes). Quand je bossais dans le scolaire les prof me ramenaient des sacs entiers de fringues à donner (je crois que c'était pour le relooker parceque c'était une école privée catho et malgré mes efforts je faisais pas assez Marie Bernadette) Alors c'est plein de bienveillance mais Implicitement tu comprends que tu fais illusion. Pareil on me donnait les restes de la cantine.
Et qd j'ai pu bosser avec des precaires c'était un soulagement. Je me comportait pas comme j'étais dans la rue à mettre à l'amende les branleurs qui prennent la confiance gratos.
J'étais pro, je me pointais pas avec mon jogging plein de trous de boulettes, j'avais un rôle de respectabilité à venir. Mais qd on nouait une relation éducative à force de discuter et d'établir une confiance, j'avais des références communes, je maîtrisais le même argot, je les traitais en égal (c'est comme ça que bossait mon éduc au CSAPA avec qui j'étais très proche et on a vraiment fait des trucs hors de ses missions : elle a tapé mon déménagement seule avec et la minuscule voiture de fonction le plan bourbier et tu bloques 2 jours pour une personne. Elle a traversé la France en train juste pour.m'accompagner a la post cure, que je sois pas seule pour franchir cette étape qui marque un tournant où tu acceptes de te plier à des règles au quotidien vivre en autarcie... Mais au final j'ai kiffé grave, j'ai fait du ski des ateliers artistiques... C'est une petite structure limite familiale, ambiance babos... C'était agréable. Sinon mon éduc est venue en urgence après un maxi dégâts des eaux (usée), j'avais du jus de merde sur tout mes meubles, tt ce qui était bas foutu. Donc elle est venue éponger la merde avec moi. Que des trucs comme ça) Cette meuf c'est un de mes modèles, c'est elle qui m'a dit que j'avais le profil pour faire du social, que mon passé si il est digère sera un atout... On s'envoie encore des SMS ponctuellement alors qu'elle me suit plus depuis 14ans. Donc comme elle a été super pour moi je me permets un proximité , un pied d'égalité, et ça passait très bien.
Donc depuis, je vais pas le crier en cadre pro, mais j'en ai marre de jouer un rôle. D'avoir honte.
ET c'est des témoignages qui sont pas très présents dans la société. Donc faut arrêter de cacher la misère. La j'estime que j'ai de la chance. Vivre d'un mi temps ou du RSA, là c'est du sport. Mais avec l'AAH t'es au dessus du seuil de pauvreté, j'ai de la chance. Mais j'ai très peur qu'on restreigne cette aide àvec un changement de président. Ceux qui vont morfler en 1er c'est le RSA, mais je suis pas en mode ", tranquille pour la vie".
Et po

Myozotis a écrit
Salut Amazone,
J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.
Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.
N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.
Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!
Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.
Je te souhaite le meilleur.
Ben c'est que j'ai longtemps eu honte de mon statut social, le handicap pareil. J'ai mis plusieurs années avant d'accepter de demander l'AAH parceque après j'allais stagner là dedans et ça veut dire d'officialiser comme handicapé (au début on me disait que j'étais cyclitimique, genre troubles de l'humeur mais soft. Une pathologie mais pas l'étiquette handicap). Mais c'est comme sur PA où vous militez pour que les consos ne soient plus une honte.
Ben moi j'en ai marre d'essayer de passer pour une meuf lambda. Je fais des efforts, je peux pas être moi même et je finis qd même par être identifiée comme la "pauvresse" (à 19ans des meufs matures me harcelaient limite en m'appelant comme ça ouvertement en pleine face. Des grosses merdes). Quand je bossais dans le scolaire les prof me ramenaient des sacs entiers de fringues à donner (je crois que c'était pour le relooker parceque c'était une école privée catho et malgré mes efforts je faisais pas assez Marie Bernadette) Alors c'est plein de bienveillance mais Implicitement tu comprends que tu fais illusion. Pareil on me donnait les restes de la cantine.
Et qd j'ai pu bosser avec des precaires c'était un soulagement. Je me comportait pas comme j'étais dans la rue à mettre à l'amende les branleurs qui prennent la confiance gratos.
J'étais pro, je me pointais pas avec mon jogging plein de trous de boulettes, j'avais un rôle de respectabilité à venir. Mais qd on nouait une relation éducative à force de discuter et d'établir une confiance, j'avais des références communes, je maîtrisais le même argot, je les traitais en égal (c'est comme ça que bossait mon éduc au CSAPA avec qui j'étais très proche et on a vraiment fait des trucs hors de ses missions : elle a tapé mon déménagement seule avec et la minuscule voiture de fonction le plan bourbier et tu bloques 2 jours pour une personne. Elle a traversé la France en train juste pour.m'accompagner a la post cure, que je sois pas seule pour franchir cette étape qui marque un tournant où tu acceptes de te plier à des règles au quotidien vivre en autarcie... Mais au final j'ai kiffé grave, j'ai fait du ski des ateliers artistiques... C'est une petite structure limite familiale, ambiance babos... C'était agréable. Sinon mon éduc est venue en urgence après un maxi dégâts des eaux (usée), j'avais du jus de merde sur tout mes meubles, tt ce qui était bas foutu. Donc elle est venue éponger la merde avec moi. Que des trucs comme ça) Cette meuf c'est un de mes modèles, c'est elle qui m'a dit que j'avais le profil pour faire du social, que mon passé si il est digère sera un atout... On s'envoie encore des SMS ponctuellement alors qu'elle me suit plus depuis 14ans. Donc comme elle a été super pour moi je me permets un proximité , un pied d'égalité, et ça passait très bien.
Donc depuis, je vais pas le crier en cadre pro, mais j'en ai marre de jouer un rôle. D'avoir honte.
ET c'est des témoignages qui sont pas très présents dans la société. Donc faut arrêter de cacher la misère. La j'estime que j'ai de la chance. Vivre d'un mi temps ou du RSA, là c'est du sport. Mais avec l'AAH t'es au dessus du seuil de pauvreté, j'ai de la chance. Mais j'ai très peur qu'on restreigne cette aide àvec un changement de président. Ceux qui vont morfler en 1er c'est le RSA, mais je suis pas en mode ", tranquille pour la vie".
Et pour le handicap tant que c'était de la bipolarité à tendance dépressive sans phase maniaque, je me sentais pas trop handicapée, plutôt dépressive chronique mais plein de gens connaissent ça.
Mais depuis la crise psychotique (2ans putain à vivre dans la peur avec un appart dont la porte d'entrée fermait plus donc je vivais avec la porte entrouverte. J'ai vécu bcp de traumas je vis avec, mais là pire situation que j'ai vécu c'est cette crise. Et là qd tu as perdu pied avec la réalité tu vois plus les choses pareil. Tu appréhendes que ça recommence,,(,mais j'ai identifié les symptômes je pense mieux prendre le dessus. Et j'ai arrêté le shit aussi.
Mais en parlant de mon handicap (, avec des personnes de confiance, ) tu montes que la maladie de voit pas forcément. Que t'es pas dangereux. Que tu es stabilisé.
Y'a tellement de fantasme autour de la bipolarité (genre double personnalité), de gens qui savent pas que ça regroupe des niveaux différents et que t'en pas systématiquement en perte de contrôle. Ça peut se vivre de façon acceptable à supporter.
Donc ici je suis sans filtre sur le sujet. Mais c'est que je partais du principe que des gens qui luttent contre la stigmatisation, sont aptes à accueillir d'autres discriminations. Mais c'est pas si naturel que ça visiblement.
Par contre désolée si c'est trop cash mais fait le dire : viens pas chialer sur TA stigmatisation pour ta petite personne si tu reproduis le mécanisme que tu denonces sur des personnes qui subissent une étiquette (et eux ils ont pas choisi en plus. Donc je trouve ça vraiment dégueulasse et t'es pas digne du combat que tu prétends mener. )
C'est de la putain d'hypocrisie et une marque d'égoïsme.

Dernière modification par Street Amazone (Aujourd'hui à 00:52)