Pas à ma place sur PA?

Catégorie : Tranche de vie
Hier à 14:27

Je connais bien le discours de PA et je le défends mais j'ai l'impression qu'on est mal vu qd on parle de ses problémes sociaux et de son handicap psy.
Ça colle pas avec l'image du consommateur inséré ou avec une consommation non problématique.
Être une cassos c'est à censurer et qd tu te livres sincèrement tu te manges des portes dans la gueule.
Dès que j'aborde les problématiques psycho-sociales qui sont un facteur à risque niveau addiction je me mange un champi jaune.
On m'a dit que mon vécu avait pas sa place sur un sujet où j'avais des problématiques communes avec l'auteur. On avait une situation socio professionnelle à l'opposé mais on subissait les mêmes conséquences.
Donc j'ai eu la maladresse de vider mon sac sur un gros pavé, mais j'étais sur un sujet dont le titre était "conséquences de nos vulnérabilités, donc j'ai exposé les miennes sans censure, je me suis livrée, témoignagé de mon sentiment d'injustice qui me ronge.
Et au lieu de répondre par un post bienveillant mais franc (tu pars en HS et c'est trop long fais gaffe à pas pas trop traiter des vulnérabilités hors drogue) je me prends un champi non signé ou on me dit que mon histoire n'a pas sa place, que je ne suis pas légitime malgré la problématique commune et on me dit que j'ai trop écrit. En clair ; ferme ta gueule, ça nous intéresse pas. Le soutien en usagers c'est aussi savoir accueillir un appel à l'aide, une détresse face aux injustices (que dénonce clairement l'auteur et qui explique qu'il se donne à fond dans son taff mais que son statut le prive d'accès aux acquis sociaux et potentiellement de contrats privés de prévoyance à cause de son TSO et de la stigmatisation.)
Donc le sujet des aides sociales et des droits sociaux ça me parle, je bénéficie de l'AHH c'est un avantage par rapport à lui mais que tout ce qui sort des aides publiques c'est mort pour moi avec mon historique (addiction fichée sur un jugement et une audition où j'ai frôlé la complicité dans un trafic inter, dossier hospitalier et reconnu par l'état d'un handicap psy, fichée banque de France comme precaire au statut special d'incapacité a assumer les frais bancaires - donc la banque est limitée à 3e de frais par mois , j'économise une 20aine d'euros par mois - mais inderdite de tout crédit, même un 4 x sans frais sur une somme ridicule c'est mort, condamnée à une carte à autorisation immédiate : carte Electron pour les mineurs et pas de découvert autorisé, pénalisées par une étiquette de mauvais payeur : qd j'ai une régularisation EDF de 800e pas de règlement par mensualités : je dois payer cash et rapidement sinon limitée en kilowatt je peux plus faire fonctionner plusieurs appareils en même temps et mon chauffe eau dépasse ma limite par jour donc pas de douche ni de vaisselle... Et ces étiquettes sont diffusées à toutes les entreprises+ fichée a vie même si je monte en statut social avec un bon salaire. Donc c'est des stigmates à vie à subir). Donc moi aussi je n'ai pas accès aux prestations du milieu ordinaire, je dois faire avec les alloc et pas compter sur le secteur privé. C'était le sujet de la discussion, je me croyais légitime pour aborder aussi mes "VULNÉRABILITÉS" (titre du sujet). Donc aborder les comorbidités de mon addiction traitée médicalement, c'était hors sujet et on me l'a fait comprendre très sèchement sans aucune empathie.

Autre jugement sur un post : j'aborde sur mon blog les problématiques psycho sociales qui se cumulent à l'addiction et nous rendent plus vulnérables face aux consommations problématiques et non maîtrisées (donc + de précarité, l'alimentation et les factures passent après les produits utilisés comme pansement et dont les dépenses nous precarisent encore plus) j'en parle en tant que concernée pas d'un point de vue jugeant et supérieur.
Reproche du champi négatif ; Élitiste et eugéniste. J'ai un statut de rebut de la société avec fichage officiel (ASE, période SDF et suivi éducatif à l'âge adulte). Donc la stigmatisation des déclassés sociaux et leurs conséquences, c'est une cause que je défends ardemment. Donc élitiste, ma situation me le permet pas. J'en souffre justement.
Évocation des handicaps psy et leur conséquences sur ma légitimité et remise en question de mon travail dans le social (trop abîmée pour accompagner de façon qualitative des personnes vulnérables et écartée de la norme sociale). Je suis tellement sensible à la cause que j'ai dédié ma vie professionnelle au social. Une vraie vocation que j'effectue avec des standards très exigeants. Je ne travaille que qd je suis au max de mes capacités et ma solidité mentale pour être en mesure de porter les problématiques des personnes aidées. J'ai fait 7ans dans le handicap un secteur très compliqué et qui demande un don de soi et une tolérance à la violence, aux crises et au manque de moyens.
Et on me juge eugéniste, moi qui subi un handicap psy très stigmatisant et qui fait peur.


J'ai choisi les publics dit difficiles en précarité ++. C'est la que je m'épanouis le plus (prison, PUD en grande difficulté sociale et dans le rejet des institutions, SDF, prostituées, sans papiers...). C'est une vraie passion, un domaine où je peux enfin être moi même et bénéficier de mon vécu difficile pour établir des relations socio éducatives privilégiées.

On me reproche une approche Élitiste.

Dans un champignon anonyme et jugeant. Donc aucun dialogue possible pour comprendre ce qui dérange et pouvoir remettre en question d'éventuels biais inconscients. Ni expliquer que je parle en concernée et apporte un témoignage d'auto support.


Bref on tolère mal le traitement de sujets qui ne collent pas avec la communication choisie par le forum.
Je le rêvendique souvent 90% des consommateurs n'ont pas d'usage problématiques et excluant de la vie sociale. Pas besoin d'approche addicto vue comme une tare limite, tu n'es pas le PUD vendeur pour un discours positif envers la société et les politiques.

Donc j'ai conscience que mon profil n'est pas celui d'une "bonne consommatrice". Parler de mon vécu et assumer des carences psycho-sociales c'est un discours qui nuit à l'image voulue sur ce forum.
Mais au même titre que l'usage de drogues je milite pour la destigmatisation des exclus de la société. Je ne veux pas en avoir honte, c'est un cumul handicaps subis. Je veux porter la cause et l'acceptation de ces situations perçues comme des "tares".
Je veux donner de la visibilité à ces causes. Je refuse de rester invisible pour le confort et l'indifférence du grand public.

Donc qd on me fait comprendre que ces témoignages et expertises n'ont pas leur place ici. C'est dénigré et de façon assez violente.
La RDR que j'ai exercé en tant que professionnelle fait face à un public qui subit ce genre d'étiquette et de dégoût des gens insérés et ne méritent pas leur empathie. On est boulets considérés comme inutiles et dangereux/ qui inspirent la méfiance.
Sur un forum prônant la tolérance et la solidarité, je m'attendais à une réception plus bienveillante sur ces problématiques qui se cumulent parfois à l'addiction.

Ce n'est pas la RDR que j'ai pratiqué sur le terrain. L'approche des problématiques sociales c'est dans leur valeur et leur rôle assumé.

Donc je suis un peu perdue face à la réception de cette réalité à prendre en compte aussi, même si elle est minoritaire. On est sensé défendre les PUD sans conditions ni élitisme.


Autre choc à mon arrivée. J'envoie un court MP à un modo en présentant mon profil pour demander si un forumeur aux connaissances pointues médicalement et sur les traitements (Prescripteur).
J'explique que je suis bipolaire et ai subi une crise psychotique temporaire.
Je précise que je suis une ancienne qui a fait 10ans sur PA et que grâce à cet apport j'ai pu travailler en RDR  ( et m'épanouir dans un secteur où j'ai une expertise et jugé comme un travail efficace avec une approche de concernée sur différentes problématiques donc adaptées au public. )Je n'ai pas précisé mes appréciations positives pour ne pas me vanter, mais je me sens légitime.

Ce MP à provoqué mon ban sans explications, car jugé peu crédible et Perçu comme des mytho d'un troll manipulateur.

Gros choc. Mon interprétation : mon handicap psy remet en question la réalité de mon parcours pro.
C'est discriminant et violent.


Bref, ça fait 3 expériences ou j'ai ressenti un rejet et un manque de considération.

Donc je me pose des questions et n'ose plus intervenir dans le censurer.

Commentaires
#1
NewTerson
Nouveau membre 
Hier à 14:54
Je fréquente ce site depuis 2017 et je n'ai vu que tolérance et bienveillance. Par contre il faut suivre les règles.


#2
Street Amazone
Nouveau membre France
Hier à 16:13
Ben moi, ça se passait super bien pendant 10ans que des chamois verts, posts dans les morceaux choisis, recette pour cuisiner la coke reprise sur le wiki, en super bon terme avec les modos j'étais même sur leur discord.

Et là je reviens, j'ai eu des grâves problèmes psy depuis, je parle de précarité parceque dans le CAARUD où j'ai bossé c'était le gros du public

Et je deviens une nuisance, le traitement à rien à voir.

J'ai été ban sans raison, parceque je parlais de la crise psychotique à un modo et que pour lui c'était suspect pour un pro en RDR.
J'ai envoyé un mail salè ça s'est vite réglé, mais merde oui j'ai la forte impression que mon handicap et mes problèmes sociaux aggravés par les consos ça passe pas.

Je passe d'un statut de membre qui compte, qui est respecté à des jugements lapidaires et un ban gratos.
Donc peut-être que je suis parano, mais je me pose franchement des questions


#3
Myozotis
☆ PsyKoz ☆ 
Hier à 17:54
Salut Amazone,

J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.

Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.

N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.

Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!

Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.

Je te souhaite le meilleur.


#4
Blow
Nouveau membre 
Hier à 18:38
Coucou,
Des fois on a l'impression de ne pas être au bon endroit.. par ce quon y est pas?
Ou juste de dire que les choses ont changées et que ta sensibilité n'est +la même?
En face de toi tu as des humains ,et peut être de l'incompréhension. Essai repos et sommeil ?  Pas de censure,  mais mets ces bonnes idées au bon endroit?
Je trouve que tu as raison de pousser un coup de gueule et je partage la plupart de tes analyses
Consommations,événements , trajectoire de vie personnelle, balancée dans milieu professionnel dysfonctionnel entraînent une vulnerabilité certaine qu'il n'est pas question de nier.
La bise collègue


#5
Street Amazone
Nouveau membre France
Hier à 19:54

Myozotis a écrit

Salut Amazone,

J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.

Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.

N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.

Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!

Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.

Je te souhaite le meilleur.

Merci pour vos messages adorables ça fait chaud au cœur. Effectivement je manque de sommeil et je passe mon temps sur PA Sinon je suis en boucle sur l'affaire de l'agression sexuelle des gendarmes pour leur foutre un procès au cul ou qu'ils aient un blâme.
Je suis en contact avec l'équipe du préfet et je dois écrire au procureur comme on prend pas mes plaintes mais ça demande une énergie dingue de téléphoner partout, alerter sur les réseaux sociaux les responsables politiques, les médias.
Le pôle fait divers d'un journal important dans la région m'a contacté Donc ça commence à bouger.
Mais c'est long.


Bref, je suis un peu sur les nerfs et dans un épuisement moral.

Mais je bout de colère, ça me bouffe un peu la vie. Et j'arrive pas à passer au dessus. L'Agression en elle-même j'ai vécu pire, mais j'ai la haine contre les Forces de l'ordre c'est violent.


#6
Street Amazone
Nouveau membre France
Hier à 21:32

Myozotis a écrit

Salut Amazone,

J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.

Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.

N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.

Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!

Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.

Je te souhaite le meilleur.

Ben c'est que j'ai longtemps eu honte de mon statut social, le handicap pareil. J'ai mis plusieurs années avant d'accepter de demander l'AAH parceque après j'allais stagner là dedans et ça veut dire d'officialiser comme handicapé (au début on me disait que j'étais cyclitimique, genre troubles de l'humeur mais soft. Une pathologie mais pas l'étiquette handicap). Mais c'est comme sur PA où vous militez pour que les consos ne soient plus une honte.
Ben moi j'en ai marre d'essayer de passer pour une meuf lambda. Je fais des efforts, je peux pas être moi même et je finis qd même par être identifiée comme la "pauvresse" (à 19ans des meufs matures me harcelaient limite en m'appelant comme ça ouvertement en pleine face. Des grosses merdes). Quand je bossais dans le scolaire les prof me ramenaient des sacs entiers de fringues à donner (je crois que c'était pour le relooker parceque c'était une école privée catho et malgré mes efforts je faisais pas assez Marie Bernadette) Alors c'est plein de bienveillance mais Implicitement tu comprends que tu fais illusion. Pareil on me donnait les restes de la cantine.

Et qd j'ai pu bosser avec des precaires c'était un soulagement. Je me comportait pas comme j'étais dans la rue à mettre à l'amende les branleurs qui prennent la confiance gratos.
J'étais pro, je me pointais pas avec mon jogging plein de trous de boulettes, j'avais un rôle de respectabilité à venir. Mais qd on nouait une relation éducative à force de discuter et d'établir une confiance, j'avais des références communes, je maîtrisais le même argot, je les traitais en égal (c'est comme ça que bossait mon éduc au CSAPA avec qui j'étais très proche et on a vraiment fait des trucs hors de ses missions : elle a tapé mon déménagement seule avec et la minuscule voiture de fonction le plan bourbier et tu bloques 2 jours pour une personne. Elle a traversé la France en train juste pour.m'accompagner a la post cure, que je sois pas seule pour franchir cette étape qui marque un tournant où tu acceptes de te plier à des règles au quotidien vivre en autarcie... Mais au final j'ai kiffé grave, j'ai fait du ski des ateliers artistiques... C'est une petite structure limite familiale, ambiance babos... C'était agréable. Sinon mon éduc est venue en urgence après un maxi dégâts des eaux (usée), j'avais du jus de merde sur tout mes meubles, tt ce qui était bas foutu. Donc elle est venue éponger la merde avec moi. Que des trucs comme ça) Cette meuf c'est un de mes modèles, c'est elle qui m'a dit que j'avais le profil pour faire du social, que mon passé si il est digère sera un atout... On s'envoie encore des SMS ponctuellement alors qu'elle me suit plus depuis 14ans. Donc comme elle a été super pour moi je me permets un proximité , un pied d'égalité, et ça passait très bien.

Donc depuis, je vais pas le crier en cadre pro, mais j'en ai marre de jouer un rôle. D'avoir honte.
ET c'est des témoignages qui sont pas très présents dans la société. Donc faut arrêter de cacher la misère. La j'estime que j'ai de la chance. Vivre d'un mi temps ou du RSA, là c'est du sport. Mais avec l'AAH t'es au dessus du seuil de pauvreté, j'ai de la chance. Mais j'ai très peur qu'on restreigne cette aide àvec un changement de président. Ceux qui vont morfler en 1er c'est le RSA, mais je suis pas en mode ", tranquille pour la vie".

Et po


#7
Street Amazone
Nouveau membre France
Hier à 21:51

Myozotis a écrit

Salut Amazone,

J'ai lu tes derniers posts et ça me donne envie de t'adresser un message de soutien.

Je pense que tu traverses une période d'épuisement total.. et que la violence du système (et parfois celle des espaces de discussion) te percute de plein fouet.

N'oublie pas que la RdR, c'est aussi savoir se protéger soi-même quand le monde devient trop lourd.

Ta valeur ne se résume pas à ton statut social! Ni même à ton parcours ou à ton handicap!

Prends ptet un peu de temps pour souffler et te préserver. Tu as déjà énormément donné.

Je te souhaite le meilleur.

Ben c'est que j'ai longtemps eu honte de mon statut social, le handicap pareil. J'ai mis plusieurs années avant d'accepter de demander l'AAH parceque après j'allais stagner là dedans et ça veut dire d'officialiser comme handicapé (au début on me disait que j'étais cyclitimique, genre troubles de l'humeur mais soft. Une pathologie mais pas l'étiquette handicap). Mais c'est comme sur PA où vous militez pour que les consos ne soient plus une honte.
Ben moi j'en ai marre d'essayer de passer pour une meuf lambda. Je fais des efforts, je peux pas être moi même et je finis qd même par être identifiée comme la "pauvresse" (à 19ans des meufs matures me harcelaient limite en m'appelant comme ça ouvertement en pleine face. Des grosses merdes). Quand je bossais dans le scolaire les prof me ramenaient des sacs entiers de fringues à donner (je crois que c'était pour le relooker parceque c'était une école privée catho et malgré mes efforts je faisais pas assez Marie Bernadette) Alors c'est plein de bienveillance mais Implicitement tu comprends que tu fais illusion. Pareil on me donnait les restes de la cantine.

Et qd j'ai pu bosser avec des precaires c'était un soulagement. Je me comportait pas comme j'étais dans la rue à mettre à l'amende les branleurs qui prennent la confiance gratos.
J'étais pro, je me pointais pas avec mon jogging plein de trous de boulettes, j'avais un rôle de respectabilité à venir. Mais qd on nouait une relation éducative à force de discuter et d'établir une confiance, j'avais des références communes, je maîtrisais le même argot, je les traitais en égal (c'est comme ça que bossait mon éduc au CSAPA avec qui j'étais très proche et on a vraiment fait des trucs hors de ses missions : elle a tapé mon déménagement seule avec et la minuscule voiture de fonction le plan bourbier et tu bloques 2 jours pour une personne. Elle a traversé la France en train juste pour.m'accompagner a la post cure, que je sois pas seule pour franchir cette étape qui marque un tournant où tu acceptes de te plier à des règles au quotidien vivre en autarcie... Mais au final j'ai kiffé grave, j'ai fait du ski des ateliers artistiques... C'est une petite structure limite familiale, ambiance babos... C'était agréable. Sinon mon éduc est venue en urgence après un maxi dégâts des eaux (usée), j'avais du jus de merde sur tout mes meubles, tt ce qui était bas foutu. Donc elle est venue éponger la merde avec moi. Que des trucs comme ça) Cette meuf c'est un de mes modèles, c'est elle qui m'a dit que j'avais le profil pour faire du social, que mon passé si il est digère sera un atout... On s'envoie encore des SMS ponctuellement alors qu'elle me suit plus depuis 14ans. Donc comme elle a été super pour moi je me permets un proximité , un pied d'égalité, et ça passait très bien.

Donc depuis, je vais pas le crier en cadre pro, mais j'en ai marre de jouer un rôle. D'avoir honte.
ET c'est des témoignages qui sont pas très présents dans la société. Donc faut arrêter de cacher la misère. La j'estime que j'ai de la chance. Vivre d'un mi temps ou du RSA, là c'est du sport. Mais avec l'AAH t'es au dessus du seuil de pauvreté, j'ai de la chance. Mais j'ai très peur qu'on restreigne cette aide àvec un changement de président. Ceux qui vont morfler en 1er c'est le RSA, mais je suis pas en mode ", tranquille pour la vie".

Et pour le handicap tant que c'était de  la bipolarité à tendance dépressive sans phase maniaque, je me sentais pas trop handicapée, plutôt dépressive chronique mais plein de gens connaissent ça.
Mais depuis la crise psychotique (2ans putain à vivre dans la peur avec un appart dont la porte d'entrée fermait plus donc je vivais avec la porte entrouverte. J'ai vécu bcp de traumas je vis avec, mais là pire situation que j'ai vécu c'est cette crise. Et là qd tu as perdu pied avec la réalité tu vois plus les choses pareil. Tu appréhendes que ça recommence,,(,mais j'ai identifié les symptômes je pense mieux prendre le dessus. Et j'ai arrêté le shit aussi.
Mais en parlant de mon handicap (, avec des personnes de confiance, ) tu montes que la maladie de voit pas forcément. Que t'es pas dangereux. Que tu es stabilisé.
Y'a tellement de fantasme autour de la bipolarité (genre double personnalité), de gens qui savent pas que ça regroupe des niveaux différents et que t'en pas systématiquement en perte de contrôle. Ça peut se vivre de façon acceptable à supporter.


Donc ici je suis sans filtre sur le sujet. Mais c'est que je partais du principe que des gens qui luttent contre la stigmatisation, sont aptes à accueillir d'autres discriminations. Mais c'est pas si naturel que ça visiblement.

Par contre désolée si c'est trop cash mais fait le dire : viens pas chialer sur TA stigmatisation pour ta petite personne si tu reproduis le mécanisme que tu denonces sur des personnes qui subissent une étiquette (et eux ils ont pas choisi en plus. Donc je trouve ça vraiment dégueulasse et t'es pas digne du combat que tu prétends mener. )
C'est de la putain d'hypocrisie et une marque d'égoïsme.


#8
Street Amazone
Nouveau membre France
Hier à 22:12
Pareil je parle de Violences conjugales dans un contexte de came et de trafic inter, donc liées au domaine du forum.
D'agression sexuelle de gendarmes qui savaient que j'avais un dossier et que j'étais pas le profil de la bonne victime.

Et à part une meuf (pas étonnant y'a qu'elles pour s'y intéresser au minimum) pas une personne à calculé.
EDIT : y'a plusieurs personnes qui sont venues vers moi.Des meufs pour l'essentiel. Donc j'ai un message pour vous les gars : vous êtes pas trop au niveau question Violences sexistes et sexuelles. Je rappelle que le tournant de MeToo dans la prise au sérieux des VSS et un bon rêveil vers la réalité c'était y'a des plombes. Vous aucune excuse, c'est largement médiatisé, on a formé le public, fait de la sensibilisation... Si vous êtes passé à côté vous êtes sur une autre planète et il est temps de vous botter le cul. Ne pas être concerné par les agressions c'est pas une excuse, vous êtes les 1ere à cibler pour la prev' (en RDR on faisait aussi la prévention sexuelle, donc non c'est pas deconnant, moi j'ai appris à faire les 2 donc faut vous ouvrir un peu à la RDR de terrain. PA est une bible pour les pro dans le secteur, une ressource estimée faut le dire. Moi ce qui appuyé ma candidature et m'a donné du poids c'est les 10ans passé sur PA avant d'oser me lancer. Donc je vous remets vos lauriers y'a de problème vous êtes un élément indispensable en RDR parceque vous arrivez à toucher ceux qu'on voit pas en CAARUD. Et en plus vous avez une portée énorme. Y'a pas bcp de forumers connectés souvent, mais les visiteurs ça tape souvent dans 500. Donc niveau pouvoir de diffusion vous hyper balaise. Mais ça n'empêche pas que la RDR c'est pas le modèle/ public/ normes unique et la parole de dieu. Faut élargir ses horizons. Vous pouvez pas vous revendiquer porteurs de la RDR et ignorer le public qui en bénéficie en accueil physique. Donc les problématiques sociales faut s'ouvrir un peu c'est une bonne partie du boulot dans les assos. On sert de point de chute où ils sont pas jugé pour bcp de SDF, zonards, mecs en foyer qui doivent quitter l'hébergement la journée. C'est toutes la file active mais les habitués qui restent toute la journée c'est qu'ils pas mieux où aller. Et ça fait un peu de vie sociale aussi. Bref la RDR ultime c'est pas que des geeks qui ont étudié la chimie des drogues, le consommateur sage et responsable qui fait tester sa dope avant de taper (j'ai fait de la RDR mais ça j'avoue c'est pas à ma portée. Vous êtes hyper dans le controle bravo). Mais y'a pas de bon et de mauvais drogués. Faut avoir de l'estime et du respect pour toute la palette des usages. Moi on me met des mauvais points des que je parle de mes problématiques et celles observées sur le terrain. Et après on balance en champi non signé (c'est pratique on peut se lâcher sans argumenter) que je suis élitiste. Parce j'évoque la comorbidité addiction + carences psycho-sociales. C'est pas discours de soignant distant c'est aussi mon vécu. Y'a qu'à voir on me trouve insupportable et hors cadre du forum parce que j'ai bcp à lâcher et que je sature des injustices. Mais c'est vous qui la jouez Élitistes à rejeter toute approche sociale et trouver que ça a foutre sur PA. Vous voulez rester entre usagers respectables. Donc sortez vous de oeillères et Franchement je vais pas changer la ligne edito du forum mais de l'éducation sexuelle ça vous ferez pas de mal. Vous êtes à la masse. Et les mecs faut vous secouer un peu. L'origine du problème c'est les agresseurs,99% d'hommes. Nous on a pas à apprendre comment être des bonnes victime. C'est vous la cible a éduquer.



Après l'histoire est tellement hallucinante que je pense qu'on me prend pas toujours au sérieux.
Je préfère cette version à la limite
Parceque si c'est justementfdes gens sans empathie pour une victime, pareil votre combat pour qu'on vous respecte et qu'on prenne en considération vos demandes, les gars vous foutez la honte. Donc faut être bienveillant et respecter des gens qui prennent une voie par choix, avec leur libre arbitre. Mais quelq'un qui subit vous avez pas un regard. T'es invisible on s'en branle.


Les gars moi j'ai connu un milieu de la came très toxique et glauque, mais mon cercle proche on était tous dedans mais on avait des valeurs humanistes, de la solidarité pas seulement egocentrée, des standards moraux qui baissaient pas sous prétexte d'étre accro. Donc même si c'était des marginaux dans mon cocon j'avais un contexte favorisé.

Mais c'était pas le cas de tout le monde et on a eu des cas très extrême (2 meurtres par des gars en craving)
Et franchement vous donnez pas une image très positive d'un usager.
Moi j'ai des tares ok mais niveau qualités humaines je suis droite dans mes bottes, je suis une bonne personne. Et c'est ça qui compte.

Dernière modification par Street Amazone (Aujourd'hui à 00:52)

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