Retour d'expérience - Phénazépam / Les Blogs de PsychoACTIF
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Retour d'expérience - Phénazépam 



Bonjour à tous,

Ce RE pourra parfois aller contre les principes de la RDR, à ne pas reproduire, désolé toussa toussa...

J'ai reçu 50 comprimés censés être du phénazépam dosés à 1mg, mais je n'ai pas pu en trouver de photos sur le net (malgré des recherches extensives, à traduire lettre par lettre le russe pour les recherches roll) et j'ai un module traducteur (Firefox powaaa) qui marche assez bien pour lire les résultats. J'en ai tiré quelques trucs intéressants (rien de très pertinent en Russe par contre thinking) :
- Rapport de 2015 de la World Health Organization (Anglais)
- Etude sur l'interaction avec différents cytochromes (Anglais)
- Etude "générale" (Anglais)


J'ai aussi remarqué que la plupart des expériences désastreuses qui ont fait la réputation du phénazépam provenaient de personnes qui en avaient acheté en poudre, jusqu'à 1g (!). Les comprimés devraient donc plus être "sûrs", même s'ils viennent du deep. Mais le vendeur est "trusted" sur plusieurs markets et les feedbacks pour ce produit sont bons et nombreux, ça rassure un peu.
De plus il s'en vend à 2.5mg sur un site un peu louche, ils vendent un peu tout et n'importe quoi. Mais je passerai p'tet une petite commande (pour de l'Atarax) parce que s'il est fiable il pourrait s'avérer utile.


07h15 : Je me réveille, bien dormi (j'avais aussi reçu de la hier, fallait bien la tester). J'ai fait mon test allergie hier soir, j'ai léché le sachet dans lequel étaient les comprimés (sous vide, donc tapissé de poudre et de morceaux minuscules).
Je voulais drop à 9h mais si ça se trouve j'étais tellement pressé de tester qu'inconsciemment je me suis réveillé si tôt.
En plus ayant dormi n'importe comment hier j'ai une crampe à la jambe et un mal de dos carabinés, ça permettra p'tet de mieux appréhender les effets quand ils arriveront avec la myorelaxation tongue

08h00 : Après avoir avalé un demi-litre de jus de pamplemousse (comme tous les jours) et pas de petit-déjeuner, j'avale 1mg.
Prochaines nouvelles vers midi, sauf si ça "monte" avant.

10h30 (T+3.5h) : Plus aucune douleur musculaire. Pour l'instant je ne sens rien de plus, peut-être une légère sédation. Ce sera difficile d'évaluer l'anxiolyse car j'ai pris en tout 200mg de bonne kétamine hier soir, et je me sens toujours bien les lendemains de sessions .

11h45 (T+4.75h) : Sédation marquée.

12h00 (T+5h) : Je sors un peu histoire de voir ce que ça donne en marchant et en parlant. Je vais choper du e-liquide dans le magasin d'en face et je pose plein de questions inutiles histoire d'évaluer mon élocution, tout va bien. En plus la vendeuse qui était là me connaît bien et me taquine quand j'arrive benzé, mais là rien du tout.
J'arrive à faire les 9 pas du test de sobriété WAT (utilisé aux states pour voir si un conducteur est sous influence d'alcool, très décrié -avec raison d'ailleurs- mais je l'utilise pour mesurer mon équilibre quand je teste des BZDs). En revanche je foire quand il faut faire le demi-tour, donc coordination un peu altérée.

13h00 (T+6h) : Je prends mon Orobupré, 8mg.
Je m'affaire un peu pour reconditionner de la kéta, du coup j'en mets un peu à côté, alors je trace mais on est sur 27µg, insignifiant.

14h20 (T+7.3333333h) : J'avale mon Orobupré (je suis dingue avec la bupe en sublingual, je garde le plus longtemps possible et avec l'Orobupe ça change rien boulet). Avec ma salive je mets un second comprimé.
Me voilà donc à deux milligrammes. (je voulais me lever "tôt" pour redrop si besoin vers le milieu de journée, ça s'est avéré utile)

Bon j'ai passé quasiment tout l'aprèm à lire scrupuleusement tous les sujets concernant le phénazépam (j'en ai trouvé d'autres en cherchant les orthographes alternatives, genre fénazépam).
Il s'avère qu'en fait beaucoup de gens le comparent au lorazépam, au diazépam voire au clonazolam mais en plus long. Et la dose max prescrite dans les pays où il l'est est de 10mg.
Au vu de ces nouvelles données, vu que je ne ressentais pas grand-chose et que ma tolérance aux BZDs est absurde :

19h00 (T+12h) : J'écrase trois autres comprimés, j'ai lu quelque part quelque chose en rapport au sniff donc je laisse une toute petite ligne (une demi-allumette) sur un boîtier et je parachute le reste.
La trace prise (aucun effet, c'était prévisible) ça me fait 5mg.

20h30 (T+13.5h) : Là je sens quelque chose, je pourrais faire du piquage de zen mais je peux aussi me comporter normalement. Le seul effet benzoïde qui s'est clairement installé c'est la double vision.

Aujourd'hui en gros ça a été comme un jour sous dose thérapeutique de diazépam. Maintenant je vais arrêter de prendre mon TTT diazépam (20mg/soir), et voir ce que ça donne, si j'ai des symptômes de manque les jours à venir.

Globalement, je pense que le phénazépam c'est beaucoup de bruit pour rien, tous ceux qui l'ont utilisé responsablement ne l'ont pas trouvé si puissant que ça.
Il reste la possibilité que je me sois fait arnaquer par le vendeur du deep mais comme dit plus haut (d'ailleurs aucune amnésie aujourd'hui non plus) ce listing était bien noté donc je suis plutôt confiant (bien que je n'aie pas trouvé les pilules sur le net).
Je pense que c'est ma tolérance qui joue, je ne sens pas grand-chose avec 5mg donc je vais garder le reste pour les moments où j'aurai besoin d'une benzo assez costaude (le phénazépam est fort, mais sans tolérance) à longue durée d'action, si je tombe en panne de diazépam etc.

Fin du retour d'expérience. (sauf si je me réveille en GAV dans 3 jours, j'updaterai le truc lol)


EDIT FINAL :
Voilà sept jours, une semaine, que j'ai arrêté mon traitement de sevrage BZD (diazépam 20mg/jour en une seule prise), en le remplaçant par un de ces comprimés de phénazépam (on en est pas sûr pour l'instant, mais j'y crois) et je ne souffre d'aucun symptôme de manque.
Au contraire, une somnolence diurne s'est progressivement installée mais elle ne résiste pas à un café bien serré, et je suis légèrement euphorique.
Pas de blackout total non plus, je me souviens de ma semaine. Ma mémoire à court terme a par contre été impactée ; des fois je ne me souvenais plus d'un truc qu'on m'avait dit cinq minutes plus tôt et je perdais parfois le fil de ma pensée.
Ces deux derniers jours on m'a fait aussi fait remarquer que je mâchais mes mots, que je n'articulais pas bref, mon élocution a été impactée.

Rappel des doses :
27 juillet : sur une journée, 5mg.
Du 28 juillet au 1er août, 1mg par jour vers midi.

Quand on entend "phénazépam" on pense généralement blackouts sur plusieurs jours, comportement à la limite du délire et tout, pour moi ça n'a pas été le cas.
Au contraire je pense que cette molécule a un énorme potentiel THÉRAPEUTIQUE pour le SEVRAGE DES BENZODIAZÉPINES
:
- Effets totalement non-récréatifs (aux doses que j'ai pris)
- Demi-vie estimée à environ 60 heures après métabolisation en 3-hydroxyphénazépam
- Élimination de tout syndrôme de manque.

En revanche 1mg/jour ça semble un peu trop, l'accumulation a fait que ces derniers jours on me fait remarquer que je suis benzé (enfin, que j'en présente les symptômes).

Mais en adaptant les doses, par exemple en en prenant moins ou en n'en prenant qu'un jour sur deux, je suis convaincu qu'il y a quelque chose à faire avec cette molécule mais à doses minimes, la dose maximum dans les pays où il est commercialisé est de 10mg/jour surpris (avec ça pas étonnant que YouTube soit plein de vidéos du genre "Best Russian fails/accidents", "Pendant ce temps en Russie" et j'en passe lolilol)

Avec un "pill grinder" par exemple ou par dilution volumétrique pour ceux qui aiment vivre dangereusement et le commanderaient en poudre, il serait je pense tout à fait possible d'obtenir un outil de choix pour le sevrage des BZDs.
Attention ça reste un truc balaise, j'ai une tolérance très élevée (10mg flunitrazolam, 15-25mg clonazolam/étizolam pour commencer à ressentir des effets récréatifs) et c'est sûrement ce qui m'a permis de prendre quotidiennement 1mg de phénaz sans être complètement dans les vapes.

Mais une forme gouttes et/ou un processus thérapeutique avec des prises non-quotidiennes (toutes les 48h par exemple) pourraient, j'en suis encore une fois certain, être un miracle pour les accros aux BZDs à haute dose qui veulent s'en défaire. Récréativement le potentiel est limité voire inexistant (sauf peut-être pour des personnes naïves aux BZDs mais je déconseille cette molécule à ce public) et ça règle tous les problèmes liés au sevrage.


Mecru punk2

Catégorie : Trip Report - 27 juillet 2019 à  09:07

#benzodiazépine #phenazepam



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