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Sadness 



"Prisonnier d'une sphère infernale de laquelle on n'peut trépasser, embrigadé de sentiments venant s'briser sur les rochers, j'arrive au bout de la falaise retraçant les années passées. J'ai plus d'instants pour profiter et plus aucune raison d'sourire, j'jongle entre la nuit et le jour y a plus aucun sens à mentir, si j'devais dire un dernier mot avant d'partir dans la pénombre j'pourrai sûrement plus les écrire, mes pensées sont déjà trop sombres. J'suis le martyre d'un monde en pleurs qui s'détruit plus vite que mon âme, j'suis enchaîné dans les étoiles qui n'brillent plus et chutent vers le drame. A la recherche de sentiments totalement recouverts de haine, j'trace un espoir entre les lignes dans lesquelles j'fais qu'noyer ma peine. J'fuis loin d'toute cette réalité qui m'rappelle sans cesse que j'existe, j'me creuse un ch'min dans l'irréel menant tout droit vers les abysses. Débordant d'négativité reflétant l'monde qui nous entoure j'fini souvent par m'demander si la vie en vaut le détour, au fond on peut dire c'qu'on voudra en essayant d'trouver de l'aide faudrait p't'être surtout s'demander si s'en sortir en vaut la peine. Entouré d'une folie lointaine et d'une mélancolie certaine, j'me noie dans un ruisseau de lave brûlante pensant fondre mes chaînes. En voulant monter vers le haut du dernier étage j'suis tombé, me rattrapant à une échelle pour enfin atteindre le sommet, coincé dans une prison invisible dans laquelle on n'fait que passer. J'suis dans une gare abandonnée où les rails n'en finissent jamais laissant derrière une épaisse brûme dans laquelle j'fini égaré, j'suis le fantôme d'un personnage n'existant qu'au travers de textes, j'suis le reflet d'une illusion qui s'oublie après quelques mètres. J'suis dans l'cimetière des âmes perdues qui s'confondent dans un ciel lugubre, j'fais mes valises, j'pars en voyage on s'reverra loin sur la lune. J'existe dans les mots d'un cahier mais v'nez pas pleurer sur mon sort, inutile de chercher à m'trouver mentalement j'suis déjà mort. Et si ma peine prend le dessus j'ai l'habitude j'en suis rempli, si j'devais la faire ressortir j'pleurerai jusqu'à la fin d'ma vie. J'passe en fusée dans les trous noirs à la vitesse de la lumière mais elle fini par rétrécir et s'perdre entre les bouts de verre. J'sors de mon nid, d'la dernière branche j'fini par déployer mes ailes, c'est pas un monde pour vivre heureux mais plutôt pour vivre dans la haine. Et si jamais nos chemins s'croisent et que j'apparais sous vos yeux j'serai déjà loin dans la stratosphère totalement ivre entre les cieux. J'arrive bientôt près des rochers qui m'attendent plus qu'la mer elle-même, finissant presque par les atteindre mais j'fais que tourner sur moi-même. J'me brise en morceaux sur le sable me fondant presque au paysage rêvant d'un univers sans importance faisant jaillir l'orage. J'pars à l'aventure dans les nuages là où le soleil ne brille pas, j'quitte le réel et l'illusoire pour un monde qui n'existe pas."

Catégorie : Poèmes - 23 mars 2018 à  03:11

Reputation de ce commentaire
 
Magnifique maitrise des mots et du rythme



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