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Violences sexuelles 



Bonsoir à tous,

A travers ce billet je vais aborder un sujet plus que délicat.

Pour tout vous dire je ne sais pas trop par où commencer et comment aborder la chose ...

Voilà ... j’ai par le passé, subi des violences sexuelles : viol et attouchements sexuels à plusieurs reprises. Personne n’est vraiment au courant de tous ça, je n’ai pas eu le courage d’en parler où de porter plainte. J’avais juste envie d’oublier. Mais presque 10 ans après, je ne dirais pas que j’en suis au même point mais presque. J’ai même l’impression que tout ça me rattrape. Je ne dors plus, j’ai toujours aussi peur dans la rue, je n’arrive plus à faire l’amour, je me sens mal dans mon corps ...

Pour ma part, la plupart des violences que j’ai subi se sont passées dans un contexte de prise de substances psychotropes (drogue et/ou alcool) même si ça n’a pas toujours été le cas.

Alors j’aurai aimé savoir ... si c’est aussi arrivé à certains d’entre vous. Je me sens tellement seul face à ce problème. Je n’arrive pas à passer outre. Peut-être que d’échanger avec vous me ferez du bien. Honnêtement j’en sais rien ... je suis perdue.

Je ne sais pas si c’est le bon endroit pour poster ce genre de message. Désolé d’avance si cela dérange.

Asfi

Catégorie : No comment - 30 janvier 2019 à  21:35



Commentaires
#1 Posté par : Ocram 30 janvier 2019 à  22:28
Bonsoir asfi,
C est un sujet infiniment sérieux que tu abordes avec nous ce soir.

Les violences sexuelles, qu'elles soient perpétrées sous l'influence de substances ou pas sont toujours intolérables et extrêmement déstructrices.

Comme tu l'expliques bien, malgré le temps passé (10ans) la douleurs et les peurs sont toujours présents.

Ta démarches de venir en parler sur ce forum est peut être le début d'une guérison qui ne se fait que trop attendre. C est le premier pas.

Parfois, seul il nous est difficile de surmonter des épreuves trop violentes, je ne saurais trop te conseiller de poursuivre ton combat en allant en parler avec des professionnels, je pense en premier lieu à un psychologue ou psychiatre et ensuite qui sait, trouveras tu la force nécessaire pour te pencher sur le versant juridique.

Je te souhaite plein de courage et tiens nous au jus de la suite des événements.

 
#2 Posté par : Anonyme 218797 31 janvier 2019 à  11:32
Pour la plainte (SI c'est ton choix, car c'est un processus long et pas forcément facile, mais ça peut aider d"acter les choses, même si il n'y a pas de jugement qui suit) :

La prescription, c'est 18ans (ou 20?) APRÈS ta majorité.
Donc pour des faits sur mineur, une plainte peut etre déposée jusqua 36ans...

Voila, sinon je te souhaite de te relever, des consultations psy, ou tu peux «expulser» et élaborer des stratégies pour subir le moins possible de ce passé «encombrant», ça peut aider vraiment.

Tu peux aussi subir un stress post traumatique.
En cas de violences (sexuelles entre autres) a répétition, il y a aussi un phénomène de rabaissement, de negation de la victime. Ce qui peut entrainer des conséquences sur la vie sociale, le travail, mais avant tout de l'image qu'on a de soi.

Bises, courage.
Ne doutes pas de toi, ce n'est pas parce qu'on subi une agression que l'on est pas forte, solide ou capable.
Ne pas laisser les agresseurs nous voler nos vies, c'est déjà une victoire sur eux.
Cela ne nous defini pas.

Je te souhaite de tt coeur d'aller mieux.
Marla

 
#3 Posté par : marvin rouge 01 février 2019 à  10:12
Tant de violences sexuelles
Autant sur le femmes que les hommes (et oui il faut le dire)

Tant de vies partiellement détruites (J'en fait parti malheureusement)

Tte c'est vies en erranances, ce temps de perdus ces vies deteriorees, le sentetiments d'être sales, dégueulasse...!!.. et ces prédateurs en liberté.


La loiest mal faite rien que le délai de prescription est une aberration.
La plupart des gentent 10, 20, 30, 40 voir plus aven parler tellement c un poids

 
#4 Posté par : Dreamyn 01 février 2019 à  15:57
Salut Asfi,

Je comprends ce que tu ressens...

Ça me serait sans doute jamais arrivé si je n'avais pas été bourrée... Je sais que c'est la faute de ce connard mais je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser... C'est moi qui ai choisi de me bourrer la gueule hmm

Courage à toi, à nous...

heart Dreamyn

 
#5 Posté par : Anonyme 145678 04 février 2019 à  00:22

Anonyme 218797 a écrit

Pour la plainte (SI c'est ton choix, car c'est un processus long et pas forcément facile, mais ça peut aider d"acter les choses, même si il n'y a pas de jugement qui suit) :

La prescription, c'est 18ans (ou 20?) APRÈS ta majorité.
Donc pour des faits sur mineur, une plainte peut etre déposée jusqua 36ans...

Voila, sinon je te souhaite de te relever, des consultations psy, ou tu peux «expulser» et élaborer des stratégies pour subir le moins possible de ce passé «encombrant», ça peut aider vraiment.

Tu peux aussi subir un stress post traumatique.
En cas de violences (sexuelles entre autres) a répétition, il y a aussi un phénomène de rabaissement, de negation de la victime. Ce qui peut entrainer des conséquences sur la vie sociale, le travail, mais avant tout de l'image qu'on a de soi.

Bises, courage.
Ne doutes pas de toi, ce n'est pas parce qu'on subi une agression que l'on est pas forte, solide ou capable.
Ne pas laisser les agresseurs nous voler nos vies, c'est déjà une victoire sur eux.
Cela ne nous defini pas.

Je te souhaite de tt coeur d'aller mieux.
Marla

Le délai de prescription 20 ans... ça ne devrait pas exister. On peut mettre 40, 50 ou 60 ans avant d'avoir la force de porter plainte...

Dreamyn a écrit

Salut Asfi,

Je comprends ce que tu ressens...

Ça me serait sans doute jamais arrivé si je n'avais pas été bourrée... Je sais que c'est la faute de ce connard mais je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser... C'est moi qui ai choisi de me bourrer la gueule hmm

Courage à toi, à nous...

heart Dreamyn

Qu'on ait consommé ou pas, un violeur reste un violeur et ce n'est en aucun cas la faute de la victime! Il ne faut pas culpabiliser... Et qu'on ait consommé ou pas, une agression sexuelle est de toute façon toujours culpabilisante.


 
#6 Posté par : Core a Corps 04 février 2019 à  13:00

Dreamyn a écrit

C'est moi qui ai choisi de me bourrer la gueule hmm

Comme tu le dis Dreamyn tu as choisi de te bourrer la gueule, point. Pas d'avoir de relations sexuelles, pas de te faire agresser. On pourrait être toute nue et inconsciente sur le bord d'une route, ça ne justifierait jamais que quelqu'un se sente en droit d'user de notre corps sans notre consentement.
Le consentement est quelque chose d'actif, pas de passif. Nous, les femmes, nous ne sommes pas passives. Nous choisissons de faire l'amour, ou non, au même titre que les hommes. Être passif / inconscient / incapable de dire non / prostré [...] ou se battre de toutes ses forces, c'est la même chose : personne n'a le droit de nous toucher sans notre accord, je dirais même sans notre désir.
Courage à toutes, et à tous celles-ceux qui ont subi cela, et surtout ne vous sentez jamais coupables.


 
#7 Posté par : marvin rouge 04 février 2019 à  15:13
On parle des femmes oui.
Ms cela existe aussi sur les hommes ( et c encore + taboo..)

Ne devrait on pas plutôt parler des violences sexuelles sur les êtres humains ?

Femmes ou hommes les conséquences st les mêmes...

Et on traine ça tte sa vie après..

 
#8 Posté par : Anonyme 218797 04 février 2019 à  21:22

marvin rouge a écrit

On parle des femmes oui.
Ms cela existe aussi sur les hommes ( et c encore + taboo..)

Ne devrait on pas plutôt parler des violences sexuelles sur les êtres humains ?

Femmes ou hommes les conséquences st les mêmes...

Et on traine ça tte sa vie après..

Dans un premier temps, il s'agit de problematique agresseur / agressé, quelque soit le genre ( Homme, Femme, non binaires....), c'est sûr.

Après, il est vrai que nos dynamiques sociales, habitudes culturelles, bla bla bla - insére ici un mot intelligent - bref, a cause de tt un tas de choses, les femmes ont quand même bcp de chances de se retrouver face à un viol ou une agression sexuelle...
C'est pourquoi cette lutte (contre le viol) est souvent associée aux problématiques féministes.

drogue-peace


Sinon pour le fait d'avoir été ivre ou défoncée ( = pas de consentement clair possible), c'est comme avoir utilisé la contrainte, la menace d'une arme, la violence....
Donc ne culpabilise pas, celà rentre clairement dans la définition d'un viol (= si il y a eu pénétration, que ce soit avc les doigts ou avec un objet...) + circonstance aggravante puisque tu étais sous substances. Meme si tu as pris lalcool et les drogues de toi même...
Ne te culpabilise pas, vraiment.


 
#9 Posté par : Recklinghausen 05 février 2019 à  11:37
Salut Asfi,

Euh... Ne t'excuse surtout pas du sujet que tu viens d'aborder, il est au contraire particulièrement poignant.

Les viols, qu'ils soient rétrogradés en agression sexuelle ou pas ( car qu'est ce qu'une agression sexuelle si ce n'est un viol de l'intimité de sa/son partenaire ), sont le pire crime qui puisse exister.

Il a la particularité de laisser la quasi totalité des sentiments négatifs non pas à l'agresseur, mais à la victime ... ( ce qui aggrave le risque de récidive )

Et, bien que les deux sexes soient concernés, la victime est la plupart du temps une femme ou/et un enfant  .

La gente masculine manque bigrement d'éducation... Ou se sont les pires pervers qui ont dictés les premiers codes d'éducation ( je me pose sincèrement la question ).

Il existe " un hymne au viol " en tant que comptine enfantine par exemple !!!! Car la chanson dit que les femmes " aiment ça " ( je parle toujours de viol, dont il est permis de penser qu'il est aggravé de la réunion ).
Et... On est nombreux à l'avoir chanté étant jeune censored

C'est pas rien quand même !!!!

C'est totalement inadmissible ( enfin, j'espère avoir l'unanimité, d'où l'absence de " je " ) !!!!

Bah, c'est que la suite logique du : " la femme reste à la maison, s'occupe de l'éducation des enfants ( s'ils font des conneries, c'est de leur faute ),  prépare le repas ( c'est sa faute si c'est pas bon ) et s'occupe du ménage ( c'est sa faute si il y a un peu de poussières sur l'armoire, pis après bouffer c'est chiant de débarrasser et de se taper la vaisselle ) " ( je passe les " habillée comme ça, c'est pas étonnant... )

Enfin, l'étape supplémentaire qui était à craindre...

Ce n'est guère étonnant qu'avec de telles habitudes sociétales, la femme victime de violences sexuelles ( j'abrège pas toujours ) culpabilise... Encore et encore... N'espérant qu'une chose, c'est " oublier ", ou tout du moins, " passer à autre chose ".

Tu es bien une victime, Asfi, et pas " la victime " au sens que tente de dénaturer ( Les agresseurs ? ) ce terme comme s'il était " synonyme de faiblesse ".

La place de ton ( tes ) agresseurs devraient être devant un tribunal, jugé(s) et condamné(s) pour ces faits.

Les actes qu'ils ont commis sont graves et répréhensibles !!!

Et le fait que tu sois sous l'effet d'une substance psychotrope aggrave les actes qu'ont commis tes agresseurs !!!!!

Manquerait plus que les gens qui font croire que " elle/il avait qu'à pas se défoncer " aient gain de cause mur

Je te conseille d'aller consulter une professionnelle de santé avec qui le courant passera et où tu te sentiras suffisamment en confiance pour aborder les crimes dont tu fus la victime.
C'est un cheminement... Rien que pour accepter d'en parler à nouveau.

D'autres voies peuvent apporter une amélioration du confort de vie ( tendance " agoraphobique " en baisse, se donner le droit de tomber amoureuse et du plaisir sexuel " qui fait partie intégrante du packaging ", et autres ).

Il est possible de consulter une sophrologue, une psychologue, une hypnotiseur, voir une personne qui pratique le melting-pot de ces pratiques... Qui malheureusement ne sont pas prises en charge d'office par la sécurité sociale ( possibilité de faire une demande de prise en charge exceptionnelle ).

Je te souhaite un rétablissement.


Prends soin de toi,


Reck.

PS : La comptine se nomme : " La Rirette " ( et je ne fais que relayer... Un loup soulevé par autrui )

 
#10 Posté par : CoachMigui 05 février 2019 à  12:17
Courage à toi, comme ça a été dit tu n'es pas coupable !!! Si je n'ai jamais été victime personnellement, des gens très proches de moi ont subis des viols... Et ça a vraiment été dur pour moi, qui était assez naïf par rapport à ce problème en étant plus jeune (j'en ai fait des blagues sur le sujet, quel ignorant j'étais et combien de gens j'ai du profondément choquer... C'est ce que je cherchais en même temps je pense) de rencontrer quelqu'un qui avait subi ça, et la voir culpabiliser et se dire que c'était sa faute...

J'arrivais vraiment pas à comprendre, jusqu'à ce que je me renseigne plus sur le sujet et réalise que c'était "normal" pour quelqu'un qui avait vécu ça. Mais j'ai réalisé que la plus grosse violence n'est pas l'acte (qui le reste énormément...) mais la blessure qu'il peut laisser, le vol de l'identité et de la confiance en soit de la personne...

Dans un cas, j'ai prêté mon poing et mes entraînements au sport de combat pour aider le karma et exploser le visage d'un de ces enculés. Je sais pas si c'était la bonne solution, mais ça a fait sentir mieux la personne qui avait subi ça et elle n'avait pas l'occasion de le faire elle même par désavantage physique. La plainte judiciaire est une option, mais dans le cadre de la personne que j'aime on lui a répondu "vous pouvez porter plainte mais il y a quasiment aucune chance que ça aboutisse", donc ça peut être source de frustrations aussi.

Dans tous les cas je te souhaite d'arriver à surmonter cette histoire, tu en garderas pour toujours la trace mais finalement ça t'offre aussi une expérience (horrible je le conçois) qui t'offrira une empathie particulière pour les autres personnes dans ton cas (et il y en a des millions, à échelle mondiale milliard sûrement) et si tu arrives à surmonter cela, tu pourras être une source d'inspiration pour ceux qui le vivent et ça peut être une manière aussi d'aller de l'avant.


Courage à toi en tout cas ! :)

 
#11 Posté par : marvin rouge 05 février 2019 à  13:17
Il n'y a pas que la gente masculine qui manque d'éducation ou de conscience.
Moi ds mon cas, c'était la femme qui était dominatrice, et il faut le dire, sévèrement barrée !!

Et le pire ds tt ça ce que l'on se sent honteux( dégueulasse, crade et furieux de n'avoir pas réussi à en parler) et on se sent coupable en plus(pkoi je les ai suivi..pkoi jme suis pas enfui.. à 10ans t  encore un gamin..

Qd a la loi sur le délai de prescriptions qui est très mal faite c une autre chose.

Pr ma part je voudrais même savoir qui c'est, car je les tuerais de mes propres mains..et jpense que j'y prendrais même bcp de plaisir..

Je ne veux pas vivre ds la haine Constamment c déjà assez dur.. maintenant il faut "essayer" d'avancer
Autr
Biz à tous

Dernière modification par marvin rouge (05 février 2019 à  15:16)


 
#12 Posté par : Recklinghausen 06 février 2019 à  05:29
Salut,

C'est exactement ce que je soulevais... Il existe des hommes qui subissent des violences sexuelles... Et l'érection ne signifie pas acceptation ( elle n'est pas contrôlée ) !!!

Pour ma part, j'ai compris pourquoi j'atteignais mes limites de l'acceptable vis à vis de cette catégorie d'individus.

Y'a des dossiers médicaux... Faudrait pas pouvoir y avoir accès quelquefois...

J'y reviendrai quand la personne qui a " pris le risque de briser le secret professionnel " ne pourra plus être inquiétée " au cas où " ( vu que les faits ne sont pas encore prescrits, et que certains détails sordides pourraient avoir des conséquences en cas de rapprochement ).

Je confirme que vivre dans la haine est un chemin particulièrement sinueux...

Et qu'il paraitrait qu'il faudrait pardonner à l'autre pour se pardonner à soi même... Mais de quoi ?

De quoi donc devrais-je être pardonné ? De ne pas avoir fait justice ?

Tellement de mal perpétré par des personnes, dont la majorité ne seront jamais ne serait-ce que poursuivi...

Paraitrait même que je pourrais avoir une relation " consentie " avec une minotte de 11 ans... Puisque le dernier a été relaxé " par absence de preuve de consentement " thinking

Je dois reconnaître qu'aller mieux après avoir subi un ( ou des ) violence(s) sexuelle(s), une ( ou plusieurs ) fois, n'est pas facilité par " la prise en charge de la victime aux différents stades de la procédure " qui est clairement insuffisante, voir quelquefois humiliante.

Sans m'étendre sur les délais de prescription, mais sur ce cas précis, ils ont tendance à s'allonger, ce qui ne peut être profitable qu'aux victimes ( et au ministère public )

J'ai l'impression que "mon" psy va pouvoir penser à s'acheter une nouvelle bagnole, je participerai encore s'il prend un croum sur 5 piges !!
Enfin, s'il ne lui prend pas l'envie de mettre fin à notre relation, comme ce fut le cas pour le dernier en date tongue

Bon rétablissement à toutes les personnes ayant subies des violences sexuelles !!!!

@ +


Reck.

 
#13 Posté par : marvin rouge 06 février 2019 à  10:55
De toute façon tu n'oublies pas.. jamais
Car ca te rattrape tjours à un moment. ( Moi ça a été la naissance de ma fille)

On apprend à vivre avec ( ou du moins on essaye...)

On croit qu'oublier c'est facile.. Ms c impossible malheusement...
Et il ne le faut pas,ne serais ce que parce que ns même avons des enfants, et on ne veux pas qu'ils leurs arrive la même chose horrible et humiliante

 
#14 Posté par : Asfi 06 février 2019 à  13:40
Bien le bonjour à tous,

Je ne m’attendais pas à autant de reactions de votre part, alors tout d’abord merci. Lorsque que j’ai créé ce billet, je l’ai un peu jeté là comme ça sans trop espérer quoi que se soit ... J’étais juste fatiguée de me battre constamment toute seule avec ces idées. Juste épuisée moralement ... Alors lorsque que j’ai vu toutes vos réponses, je me suis d’abord sentie triste de voir que malheureusement beaucoup/trop de personnes de ce forum ont subi des violences sexuelles. Puis pour la première fois de ma vie je me suis sentie comprise. Pour la première fois, je parle ...

Sinon porter plainte j’y ai pensé plein de fois. Mais tout de suite il en est juste hors de question. Je ne m’en sens pas du tout capable. Je n’ai pas la force d’être confronté aux regards des autres à ce sujet. Je n’ai pas envie que certains de mes proches puissent ressentir de la culpabilité à l’idée de n’avoir rien vu me concernant. Je n’ai pas envie d’être confronté à mon agresseur. J’ai peur enfaite je me chie juste dessus ! Déjà vous parlez, pour moi, c’est énorme. Un professionnel de la santé ... j’y pense aussi mais je ne pense pas être prête non plus. Alors bien sûr que je je réfléchis à toute les options. Mais je suis dans une période où je déprime pas mal. J’ai juste envie de disparaître dans un putain de trou.

Asfi

 
#15 Posté par : Fine32 06 février 2019 à  23:27
Bonsoir....
Je te comprends, je ressens ta douleur, ton mal être, malheureusement tu n'es pas seule à avoir subi le viol,l'agression sexuelle. Il fait oser en parler,ne pas garder surtout ,te confier....ça pourrais t'aider à avancer , tu peux déposer une plainte, que tu étais sous l'emprise de drogue,d'alcool ou autre, tu n'étais certainement pas consentente ! Relèves toi ,parles en a ton mari,ton compagnon...il te comprendra et saura pourquoi faire L amour pour toi est un dégoût.
2 ans après les faits ,ma vie à changé. A éclatée. Tout s'est mis en route après dénonciation des faits ( viols et attouchements sexuelles )..descente aux enfers depuis,pour ma fille et moi..je suis maman d'une fille qui a subi.....6 ans d'enquêtes et enfin,jugement en assise cette année en septembre.
Je suis nouvelle inscrite, j'espère ne pas faire d'impair aux règlement ( que j'ai lu )
Je vais finir de trifouiller le site...voir si l'on peut correspondre autre que comme ça...
Sinon,n'hésitez pas, je suis la,je te prête mon oreille, attentive qui saura t'écouter et j'espère te répondre comme il faut.
Je te souhaite bon courage, relève la tête car tu ny es pour rien..
Amicalement

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