écloSpiral / Les Blogs de PsychoACTIF

écloSpiral 



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... and océans... (6.4IS)


# rubik's cube
Au vu du 20ème
Au quart de ce 21ème
Il n'y aura pas de 22ème



[...] Vous n'avez jamais eu à me regarder. Moi, j'ai dû vous regarder. J'en sais plus sur vous que vous sur moi.
On ne peut pas changer tout ce qu'on affronte, mais rien ne peut changer tant qu'on ne l'affronte pas. [...]


J.Baldwin - I Am Not Your Negro –



Ambiance sonore de fond soudainement métallisée, de fond en comble des sons qui se distordent, montée de plaisir immédiat, cœur qui se débat, j’retire lentement très lentement l’aiguille, j’ferme les yeux, j’sais que mon visage décrit une sensation de plaisir, qu’mes dents se compressent, qu’un sourire me défigure, pas un sourire béat, ni un sourire idiot, plus un sourire décrivant presque une douleur, une expression décrivant un truc si fort que l’apparence de cette expression se fige d’un sens contraire

Antithétique

Je n’ai pourtant pas forcé la dose… ça ne pourra jamais, jamais être l’ultime taquet, jamais

Tenter de comprendre son fonctionnement, tenter d’aller plus loin que de se voir soi-même, tenter d’aller au-delà du fait que je sais pourquoi je le fais, que je ne me pose plus aucunes questions, mais seules les réponses trouvées m’embarrassent, que je procède avec ma part d’ombre et un amour évident du chaos, que l’abstinence mène souvent à l’amertume
Tenter tout cela et plus encore m’amène toujours là, à ces mots écrits maintenant dans ce premier et vrai T.R
S'échanger de l'un à l'autre au cours d'une soirée de chaque jour, en faibles mots maladroits, l'intensif mystère du fait d'être ICI, maintenant, présent, en tant que singularité - en tenant le bout d'une boucle liant le 0 et l'ensemble, le vrai et l'incréé, la matière issue des fluctuations du Vide, l'impression d'une somme vertigineuse - ne change rien, n'augmente ni ne diminue, ne touche ni ne bouleverse la constance du monde.
Sinon aux consciences de visualiser l'espace d'un déclic, plus qu'intuitif, plus qu'immédiat, plus qu'entre tous dépassements, plus qu'entre elles-mêmes, le déploiement de leurs ailes... dans une extase, un territoire caché, un non-lieu libéré et libre
Un lieu tel que seul l’esprit est capable d’envisager, de créer

Allez peu importe je m’en tape

Là maintenant je ne sauve pas mon maintenant, là maintenant je ressens une exacerbation de mes sens, je n’épiloguerais pas dessus, un auteur se censure constamment s’il ne cherche pas à être un véritable auteur, car un auteur véritable sait qu’il doit se mettre en péril
''… pour qu'un livre compte, il faut qu'il compromette son auteur ''
Je suis très loin d’en être là, je ne suis pas de/dans ce degré de quiétude courageuse ; d’être seul face au monde tout en sachant le saut de l’ange inévitable et la chute inéluctable/périlleuse/crashée

Je ne livrerais jamais mes fleurs du mal

Car je m’en fous, je n’écris plus le désir, je le ressens en cette seconde. Je me cramponne au clavier afin d’éviter de planer en-dehors de ma sphère, en dehors de mon écloSpiral, à l’intérieur des murs de la cité, de ces rues gentrifiées
Hey… colère s’empare de nous dès que je lis un commentaire d’une amie témoignant par sa présence ce qui se déroule en cet instant à la Plaine de Marseille

hey… colère ère de rage age sombre de lumière qui vient souviens toi
que nous y étions et que nous avons su porter un regard critique
associant une vision éthique à l'enfer d’une colère


Je ne prône pas l’Unité, l'uniformité... beaucoup contestent le noir car ils le confondent au brun
L’erreur est récurrente et la récupération trop souvent réitérée, les plus grands progressistes ont toujours été approchés par l’hydre fasciste et ses pieuvres en sous-mains

Je rapporte mes sensations dans un mélange de confusion sensuelle
Je ressens une excitation que j’avais juré de rejeter à jamais, cette planète nommée Jamais Plus n’était pas une planète, ni même une planète naine mais une roche à la dérive en orbite d’une sphère claire brillante, d’un astre qui ensorcelle
D’un fix, qui ne sera jamais le dernier, qui ne pourra plus jamais être le dernier
Mes arguments pour m’en délivrer ne tiennent pas, n’ont jamais tenu ne tiendront jamais
On n’éloigne pas ce territoire de soi, on l’efface seulement de soi, on croit même l’effacer alors qu’on sait qu’il reste gravé comme l’exit promis, l’excitation promise, ma terre promise

J’envoie un post à une amie et la discussion chavirera très vite
Mon écloSpiral tournoie et se révolte et m’entraine dans l’ailleurs interdit
Mon écloSpiral est un torrent de brulures sensuelles et d’images d’enlacements avec le féminin
Et c’est ce féminin vital - ce garde-fou vital qu’est mon rapport direct aux femmes - qui parvient toujours à me faire revenir sur Terre
Et à me faire prendre position
Position aussi ordinaire que la plus ordinaire des positions, j’associe maintenant tout de suite plaisir/assurance/engourdissement qui vient à mon désir de revendiquer ma participation à la chute du vieux monde et mon soutien à celles et ceux qui combattent
"… ses monstres sortis du clair-obscur de son agonie"

Acte de décès de la politique classique, acte de naissance de la politique extatique écrivait Tiqqun
Je comprends ce à quoi ce groupe de Tarnac faisait allusion
Je comprends ce que signifie ne plus « détacher son savoir de la vie »
Je comprends qu’il s’agit pour moi d’une association saine et vitale du plaisir et de l’utopie, du fantasme et de mes (dérisoires) petites actions nocturnes que j’apporte
Il parait qu’une seule petite action vaut 100 pensées
Je ne me vois pas décrire mes actions à moi, car déjà me prend ce malaise coutumier qu’à nouveau il faille me justifier
Il y a indéniablement une résistance de la vie face aux logiques du Chiffre.
Ne laissons plus jamais quiconque nous dire que nous n'étions que d'obscurs idéalistes.
Nous irons jusqu'au bout de notre propre logique: exister c'est accepter l'imperfection, sa douleur inhérente et son inconfort.
Leur logique à eux, celle du Chiffre, est de nous couper de cette essence, de nous priver du sang de cette essence -- ne plus avoir mal c'est ne plus éprouver d'empathie.
Le bonheur qu'ils nous propose sera toujours un enfer.
Et nous devons sauver l'empathie...
En route, donc...


Et là le frisson s’atténue/s’amoindrit/se décroit
J’ai trop souvent rejeté ma part d’ombre, on m’a plus précisément appris à la rejeter, on m’a enseigné qu’être intègre signifie séparer ses objectifs, ses sensations, ses visées, ses pensées
Maintenant je ne sais qu’une chose, je sais ce sur quoi porte mon action, mes idées, ma force, mon utopie créatrice
En finir avec le séparatisme, rassembler les cœurs et porter des coups rudes mais souvent vains aux aprioris
Je suis une chose, ce que j’écris en est une autre
Retranscrire ce que je suis est hors d’atteinte, tout comme l’esprit ne peut être soumis au système métrique, tout comme je m’interroge sur le sens de ces quelques mots-non-truqués proférés il y a plusieurs nuits entre émergence immédiate d’un grand rêve et retour au discernement du réel

L’imagination est quantique

Je ne comprends pas ce que cela signifie
Et je ne veux pas le savoir, je ne veux plus savoir
Le plaisir est quasi défaillit/évanouit
... Reste juste ce p’tit texte écrit, confirmant ces petites briques constituant cette imagination, imagination qui témoigne la sphère d’un cœur fragmenté et de sa matrice, mon esprit, esprit dispersé
Et que ce plaisir vécu témoigne à lui seul que ma raison d’exister sera encore et toujours - comme mes frères et sœurs connu(e)s de tous temps ou rencontré(e)s seulement un soir en journée ou par une nuit ensoleillée - de colmater les brèches favorisant cette fragmentation grandissante
Les cœurs de glace ne me verront jamais du côté de leur frontière
Car les frontières sont faites pour être outrepassées/surannées/dépassées
Mon amie a répondu au message
Elle qui pendant des mois entiers m’a enseigné la patience, elle qui m’a appris à garder le silence, elle qui EST silence et paix, combat et sévérité
Elle qui m’a appris à fusionner ces 4 termes/achèvements liés à bien plus de contextes, de situations que tous ces mots jetés en cet instant sur la page de ce blog mouvant et déjà désuet
Elle qui m’a fait don de cette issue qui coule dans mes veines
Non pas le produit que je me suis injecté…
Un autre produit, fantasmagorique, réenchanté, produit par l’esprit et crapahutant dans le corps, produit par le corps et planant dans l’esprit
Elle…

Il n’y aura désormais plus de descente.




[Parole d’un p'tit paradoxe sur pattes]

Le soir imagina la nuit
La nuit songea aux aurores 
Les aurores rêvèrent de l'aube
L'aube entrevit le jour
Le jour échafauda l’Être
Et l’Être disparut au crépuscule 

  Avant de créer...


Catégorie : Trip Report - 17 octobre 2018 à  14:35

Reputation de ce commentaire
 
Poésie psycho-quantique. Pierre
 
Jai kiffey ! Zaz
 
une seule action vaut 100 pensées



Commentaires
#1 Posté par : janis 17 octobre 2018 à  15:07

C est beau....


Posté par : janis | 17 octobre 2018 à  15:07

 
#2 Posté par : Artiste de Reve 17 octobre 2018 à  19:03

C'est speed - Très beau texte (ce n'est pas un scoop mais il est bon de le dire).
              "Je rapporte mes sensations dans un mélange de confusion sensuelle
Je ressens une excitation que j’avais juré hier de rejeter à jamais, cette planète nommée Jamais Plus n’était pas une planète, ni même une planète naine mais une roche à la dérive en orbite d’une sphère claire brillante, d’un astre qui ensorcelle
D’un fix, qui ne sera jamais le dernier, qui ne pourra plus jamais être le dernier
Mes arguments pour m’en délivrer ne tiennent pas, n’ont jamais tenu ne tiendront jamais
On n’éloigne pas ce territoire de soi, on l’efface seulement de soi, on croit même l’effacer alors qu’on sait qu’il reste gravé comme l’exit promis, l’excitation promise, ma terre promise"
       
   Ces mots pour exprimer mon émotion à la lecture de ce TR qui si dilue se dissipe, comme le produit dont tu finis par ne plus parler, à ne plus faire le poids par rapport au monde des mots, mots de maux.

En fait ton job, ce sont les mots. Impliqués... On commence par un pétron, bref ressenti, puis on change de sujet pour ne plus explicitement y retourner.

   Entre (), tu fix sans t'y fixer, je veux dire qu'une fois la scène mise en place, les présentations faites, tu ne reviens qu'accidentelement dessus.

       Tu ne te contente pas d'écrire, de décrire, tu parles parallèle, tu parles oblique. Tu mets en scène, en situation, en perspective.

            Ton petit et dernier paradoxe aux mille pattes est très Hermètique.


     Nils :  "Je rapporte mes sensations dans un mélange de confusion sensuelle
Je ressens une excitation que j’avais juré hier de rejeter à jamais, cette planète nommée Jamais Plus n’était pas une planète, ni même une planète naine mais une roche à la dérive en orbite d’une sphère claire brillante, d’un astre qui ensorcelle
D’un fix, qui ne sera jamais le dernier, qui ne pourra plus jamais être le dernier
Mes arguments pour m’en délivrer ne tiennent pas, n’ont jamais tenu ne tiendront jamais
On n’éloigne pas ce territoire de soi, on l’efface seulement de soi, on croit même l’effacer alors qu’on sait qu’il reste gravé comme l’exit promis, l’excitation promise, ma terre promise".
                 Je ne suis pas du tout d'accord avec tous ces "jamais"
    Niels, je suis bien placé pour comprendre "what you mean". Avec l'héro et la coke en fix. J'ai arrété (plus ou moins) ces produits, mais là c'est clair. Je dis ça après une OD il y a 20 ans, et après avoir lu et relu que telle vedette est morte de ça, oui j'ai quasi refermé les plaies de ces produits qui sont toujours à disposition dans ma campagne, mais le shoot... STOP
             
Eh ben c'est beaucoup plus facile à arreter pour moi le fix que le produit.

             Le shoot, je n'ai pas envie d'agrandir la liste des malins et malines qui ont présumé e s, des produits ou de leur tolérance. La première fois, heureusement , pour l'od mon pote n'était pas un bras cassé et m'a permit d'attendre les secours, à coups de massages cardiaques... ça n'a pas été un déclic. Trop tot, pas assez chié pour arrèter la caresse du métal (qui à la fin n'était plus une caresse mais une boucherie). Pas envie qu'on me retrouve 1 semaines après, les bras en croix, la bouche ouvert etc.
    En 2003 je ne faisais presque plus de trous, parceque plus de produits. J'en ai repris, de la c. J'ai fixé. Quelques jours plus tard, j'ai décidé de ne pas mourir comme ça, parce que c'est ça, en définitive. Et comme ça depuis 2008. Il faut dire que je n'ai plus de gros tox (presque) dans mes relations. Quand je dis presque je pense à un pote qui n'habite pas ici et qui lui aussi fixais et qui à la meme époque a prit la meme décsion.

   Je te parlais de la cinquantaine, eh bien ça, c'est une décision typique de cette période et meme plus tot encore.
            Je ne sais pas si ton envie d'arréter les fixs viens d'une peur de la mort qui devient insistante, évidente?  Au début, je n'y pensais pas le moins du monde. J'ai toujours su que j'atteindrais à peine la cinquantaine, mais plus ça avance moins j'ai envie de clamser.

             Alors je me permets de te dire : peut etre est ce une solution, ça l'a été pour moi, de commencer par arréter ou diminuer les doses.  Si j'ai écris autant c'était pour en venir là.  Soit largement optimiste pour le fix, à mon avis c'est le produit qui est dur à arréter. commence par revenir à ce bon vieux sniff ou dragon, ça ira tout seul (enfin à peu près).


ALORS J'INSISTE AVANT DE PENSER ARRETFIX? PENSE A LA MORT C EST RADICAL


Posté par : Artiste de Reve | 17 octobre 2018 à  19:03

 
#3 Posté par : Explorateur 17 octobre 2018 à  21:44

Putain Nils... Quel talent tu as. Le genre de texte qui me laissée soufflée ( j'sais pas quel mot employer ._. )

Prends soin de toi, s'il te plaît


Posté par : Explorateur | 17 octobre 2018 à  21:44

 
#4 Posté par : Artiste de Reve 18 octobre 2018 à  07:09

Le plus important du blog a peut etre été déjà dit mais ça ne vous empeche pas de réagir, si vous ne dormez pas!


Posté par : Artiste de Reve | 18 octobre 2018 à  07:09

 
#5 Posté par : cependant 18 octobre 2018 à  11:40

Je n'avais pas vu ce nouveau post...
                                                 

Comment j'ai pu rater ça ???



Bouche bée Yeux écarquillés devant tant de force et de nuances qui tranchent la réalité

je l'ai lu, ligne par ligne, mot par mot nous détruirons toutes les prisons !!
Celles dans nos cerveaux parasités, celles en béton, celles d'une vie de merde

Je m’extasie dans tes phrases

Je n'ai pas les mots, moi, pour dire la force qui perce l'écran en lisant ton texte

Waouh



et ce n'est pas tout

bon, je ne voudrais pas tout d'un coup baisser le niveau ras le sol comme ça (surtout, vu où est il en est aujourd’hui l'auteur du couplet que je vais citer), mais continue à garder de la haine dans tes seringues !!!!


Posté par : cependant | 18 octobre 2018 à  11:40

 
#6 Posté par : Artiste de Reve 18 octobre 2018 à  14:36

" continue à garder de la haine dans tes seringues !!!!".

    Moi je dis sans faire de vers : "Lache les seringues pour de Bon!"


Posté par : Artiste de Reve | 18 octobre 2018 à  14:36

 
#7 Posté par : Artiste de Reve 18 octobre 2018 à  15:02

Rythme pour rimes, et vice et versa.
                    Personnelement j'ai un faible pour le "Rythme" et le "Vice"


Posté par : Artiste de Reve | 18 octobre 2018 à  15:02

 
#8 Posté par : Nils1984 20 octobre 2018 à  08:54

janis a écrit

C est beau....

a écrit

C'est speed

a écrit

Prends soin de toi, s'il te plaît

a écrit

Je n'avais pas vu ce nouveau post...

Merci infiniment d'avoir une fois de + pris un tps d'essayer de déchiffrer mon p'tit souk lol

@ Janis : de beaux amis, de belles amies, ça donne à posteriori un probable beau texte plus-un ( t'as vu ?? je kiffe sa bouille toute fraiche big_smile) à TT @ l'heure pr de nouvelles et réconfortantes aventures ^^ thanks thanks et thanks

@ AdR Pffffiouuu nuit blanche encore, je ne sais pas trop quoi répondre pr le moment, je réfléchis du coup ^^ MAis en attendant j'apprécie vraiment ton analyse et tes sérieux avertissements dab à += tard donc

@ Explor' : un mess t'attend... mais sur ce merci de ton soutien à tt à l'heure bisoo

@ cependant : Comme je l'ai écrit à Conscience : Quand on demandait à Marx quelle était son idée du bonheur il répondait invariablement : "combattre."
Quant à nous si on nous demandait : "pourquoi combattez-vous ?" Nous répondrons qu'il en va de notre idée du bonheur. (A Nos Amis / aux éditions la fabrique) 
Ce sont pr l'instant les seuls mots que je trouve... à tt @ l'heure...? bise

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Posté par : Nils1984 | 20 octobre 2018 à  08:54

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