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je résiste à tout sauf à la tentation 



11 juin 2021



tournant en épingle au croisement de la vie.

avec huit ans de conso d'opis occasionnelle dans les pattes (dont quatre de came), arrive inévitablement le moment où les occasions se créent et se rapprochent jusqu'à devenir quotidiennes.

Mais après deux bons mois d'héro dans les narines, je me bats contre cette inévitabilité, destin tragique de chaque « drogué » qui perdrait tout plaisir sans arriver à arrêter son vice.

je trace hors des chemins battus. j'aimerais que l'addictologie ouvrait ses modèles de pensées, en arrêtant de reproduire, comme la société, le renfermement dans des parcours obligés de douleur et rédemption.

je ne suis pas spéciale, ni extraordinaire, mais comme tout à chacun, j'ai ma propre expérience et mon propre vécu. Bien sûr qu'il peut être assimilé à celui de tant d'autres et à des schémas comportementaux établis. Mais ça garde ses spécificités et il se doit d'être écouté et pris en compte pour ce qu'il est. Je souhaite des solutions qui me correspondent et me conviennent. Je suis tox, mais personne avant tout et il y a autant de façon d'être tox que de personnes addictes.

Je plane peut-être, mais je suis motivée à garder une conso occasionnelle.

Je ne peux pas concevoir un arrêt définitif, mais je ne veux pas amoindrir ma défonce en l'inscrivant dans la quotidienneté. Équation peu mathématique au résultat incertain.

Sans aucune prétention d'avoir gagné une quelconque guerre, hier je me surprends à vaincre une petite bataille intérieure.

J'attends au chaud que le rdv de mon pote se termine. Il en sort bredouille : refus de prescription de subutex. Sous prétexte (faux) qu'un généraliste ne peut pas faire « ce genre de choses » (relis ton serment d'Hypocrite, après on en reparle). Blouses blanches qui parlent de relation de confiance, mais elle est où la confiance quand c'est le médecin qui raconte de bobards pour ne pas assumer sa toxicophobie ?

Moi, le matin même, j'avais réussi à trouver deux boites de tramadol et j'étais décidée à entreprendre une pause de came (en attendant le délai interminable d'un rdv avec l'addicto).

Il monte dans la voiture, il pleure de rage envers ce médecin qui n'a rien d'un soignant, il tremble du manque et me demande de l'accompagner au four.

Route qu'on a multes fois parcourus, dans l'espoir qu'aujourd'hui ce soit mieux serv' qu'hier.

Je suis lasse de ce parcours, de ce schéma, où, malgré mon envie d'y mettre un terme, je me retrouve tout le temps sur le même chemin. À finir mes thunes pour finir à taper des traces qui ne me défoncent même plus. Ça pourrait être l'énième dernière fois, puis demain on y va plus...

Je lui dis non en m'enrageant contre moi-même. Je fais pour le déposer au rond-point de la nass pour qu'il fasse du stop. Je me ravise. Il était bien en manque exprès pour pouvoir commencer le sub direct, je n'ai pas envie de le laisser en galère à cause d'un connard qui ne sait pas faire humainement son job. Mais je n'ai pas envie non plus de me retrouver à céder pour une trace. Mon cœur balance. Je me mets en pilote automatique, en essayant d'effacer de ma tête toutes les fois que je m'étais promise de ne pas me retrouver dans la même situation.

On y arrive, il chope, il sort son alu et s'envoie la fumée qui fait tant de bien. On rentre.
Il fait pour me préparer une trace, comme d'hab.

Mais je suis bien, 200mg de tramadol me sauvent la mise. Je ne suis pas en manque, j'ai le moral, j'en ai marre de ne pas arriver à me faire du bien.

Je ne croyais pas possible que ça se passe. J'ai dit non, que je ne voulais pas de trace.

Je suis contente qu'il puisse continuer sa conso sans que ça se répercute sur moi. Ça me donne de la force de me dire que je n'ai pas à lui demander qu'il change pour que je puisse changer. On me l'avait faite cella, il y a un moment, je ne l'avais pas bien vécu. Qu'on puisse vivre ça ensemble sans que j'ai à lui demander de modifier ses envies pour moi.

Il me demande si je suis sûre que je ne veux pas qu'il me laisse un truc de tec.

Non, je ne suis pas si sûre, mais oui, je ne veux pas. Et je suis contente que finalement ce soit si simple. Le plus dur a été de surmonter ma même peur.

Le plus difficile a été d'obtenir une substitution qui me convenait provisoirement (un pallier 2 c'est encore plus galère qu'un TSO officiel). Que je ne me retrouve pas à craquer juste parce que, malgré mes bonnes résolutions, je suis en chien, pas bien et je sais que cette trace marronatre à le pouvoir de faire disparaitre d'un trait ce mal-être.

Là je savais que j'en avais pas besoin. Les petits tramas me réchauffaient, me boostaient même un petit peu. Et des traces de cette came faible auraient au mieux laissé une trainée acide dans ma gorge et un goût amer dans ma bouche, sans m'envoyer dans le cocon berçant qui aurait pu me faire craquer.

Ce n'est pas l'exercice plus aisé du monde, refuser une trace de came. Mais ça me rend heureuse, et j'ai envie de souffler toute la poudre du miroir à la gueule des professionnels de l'addicto qui voulaient me renfermer dans des comportements obligés, sans me donner les moyens pour suivre la voie qui me convient.

Ce n'est pas une question de motive, j'ai beau en avoir, mais si j'avais pas eu des molécules pour ne pas être mal, cette trace je l'aurais avalé du nez avant même de la sortir du pochon.

17 juin 2021


Ça fait pile une semaine que de tout ça.
Je dirais des siècles. Je repense au miroir avec la came dans une aura onirique...

Je suis à 100mg de tramadol, la moitié qu'au début.
Aujourd'hui ça va bien. Demain on verra, mais je compte passer à 75mg à midi et 25mg l'aprèm. Puis réduire doucement.

En sept jours, j'ai traversé des hauts et des bas. Je n'ai pas renoncé à me percher avec d'autres molécules : speed, md et coke (j'ai remplacé ce soir là le trama avec 10mg de metha, pour éviter les interactions séroto). Son, musique, alcool et paroles. Rivière, chaleur et sourires. Je me sens bien à l'aube, les rayons du soleil naissant dans les cils.

J'ai pris des benzo pour la redescente (qui n'a pas, du tout, du tout été facile) et malgré les larmes et les pleurs, j'ai évité de gober 40mg de metha pour me défoncer jusqu'aux orteils.

D'ici dix jours, peut-être, j'aurais fini d'amortir ma session étalée sur deux mois.

Et je ne rêve que de la baisse de la tolérance, pour enfin apprécier la prochaine trace que je m'enverrais (dans un mois ? on verra).

Catégorie : Carnet de bord - 17 juin 2021 à  17:56

#héroïne #craquer #tappering

Reputation de ce commentaire
 
je t'envie Hyrda



Commentaires
#1 Posté par : Marco 68 18 juin 2021 à  02:56
Brava, contento per toi . De toute façon les pros disent que il faut mettre le plus de temps possible entre une consommation et l'autre. C'est ça le but du jeu, mais tu y arrivera j'suis sur.
Bisou

Posté par : Marco 68 | 18 juin 2021 à  02:56

 
#2 Posté par : cependant 19 juin 2021 à  11:31
J+1sans came : 200mg one-shot de trama dans l'aprem...ça couvre mes effets de manque, j'ai la motive, le moral, c'est cool...
Je dors bien
J+2: 175mg le matin j'ai quelques symptômes, j'anticipe à 11h30 ma prise puis ça va. Le soir ça reste gerable
J+3: 150mg au matin...puis soirée bien arrosée avec speed et très peu d'MD. Le mélange des deux n'est pas conseillé...il faudrait attendre 5 demi-vies d'élimination, j'en ai à peine attendue 2, mais j'y suis allé progressivement avec le speed.
J'étais bien speedé, c'était cool, bonnes discutés, danses et nuit blanche sans s'en rendre compte
J+4: je ressens bien la fatigue de la nuit blanche, j'enchaîne un peu le speed, je prends 10mg de metha à la place du tramadol
J+5: je reprends à 150mg, ça le fait...juste la fatigue est vraiment grande, mais je me réveille (encore speedé?) à 8h du mat avec un grand sourire
J+6: 125mg. Journée de merde (descente ???!), je me sens très mal, j'ai failli gober 40mg de méthane puis je prend mes deux benzo et ça va déjà mieux.
J+7:100mg, ça va...sans plus mais sans moins, je reprend le sport (youppi plus de restrictions!) je suis contente, mais suite à une embrouille entre potes et pour contrer ma fatigue, je bois du kratom
J+8 sans came : 75mg à 13h+ 25mg à 15h
De dix à 13h étonnamment pas de symptômes ! Peut être c'est parce que j'avais triché le soir avant avec 4g de kratom ?
Puis un peu froid (alors qu'il fait 32°),  quelques éternuements, frissons, fatigue et un peu de mal au bide. De mieux en mieux apres avoir gobé mes gelules...Et à partir de 15h, ras

Je remarque (et je ne suis pas la seule) avec grande surprise (car aucun opiacé ne m'avait fait ça!!) une diminution de ma libido assez importante normalement...

Je suis très fatiguée le soir (assez improbable pour moi) et j'ai un premier réveil interne vers 6h (même si je me suis endormie à 2h)...j'ai l'impression que le sommeil redevient comme avant ma phase de conso quotidienne (avec héros/metha je dormais très tard, mais enfin des nuits de huit/neuf, même dix heures !!!), c'est à dire de plus en plus merdique !
Je croise un pote qui me dit que la came est bonne en ce moment au four...et un autre qu'il me propose entre les lignes d'y aller. Je décide pour le non...

On verra aujourd'hui, ça a l'air de me convenir (par rapport à ma conso quotidienne relativement récente -2mois- et les quantités limitées), on verra

Posté par : cependant | 19 juin 2021 à  11:31

 
#3 Posté par : plotchiplocth 19 juin 2021 à  13:11
finalement le ressenti avec le tramadol + petits extra a l'air de bien couper les sensations les plus désagréables sur le court terme du moment dégressif. les moments heureux que tu peux vivre aussi sans aucun doute

chez moi le coté séroto du tramadol le rend totalement compatible avec une vie libidineuse, très différent des autres opi. pourtant je ressens bien le coté opi en 2eme effet, (je ne me rappelle plus le détail du mécanisme de métabolisation qui fait que c'est variable selon individus). par contre ca me perturbe le sommeil, enfin j'ai toujours le sommeil perturbé mais avec pas pareil. je crois que ca augmente mes temps d'éveil globalement comparé à d'autres opi


cependant a écrit

Son, musique, alcool et paroles. Rivière, chaleur et sourires. Je me sens bien à l'aube, les rayons du soleil naissant dans les cils.

ca m'a fait à la lecture comme un "instantané", un moment ou le temps se fige,  serein et apaisé smile
ces moments me sont encore rares actuellement, et me manquent. hâte aussi de les retrouver


Posté par : plotchiplocth | 19 juin 2021 à  13:11

 
#4 Posté par : Marco 68 19 juin 2021 à  16:20

a écrit

chez moi le coté séroto du tramadol le rend totalement compatible avec une vie libidineuse, très différent des autres opi

Tu peux m'expliquer car je ne comprends pas le seroto..


Posté par : Marco 68 | 19 juin 2021 à  16:20

 
#5 Posté par : Morning Glory 19 juin 2021 à  16:58
séroto = sérotonine, le tramadol en inhibe la recapture voire en libère dans la fente synaptique.

GG Cependant super

Posté par : Morning Glory | 19 juin 2021 à  16:58

 
#6 Posté par : plotchiplocth 20 juin 2021 à  12:04

Marco 68 a écrit

Tu peux m'expliquer car je ne comprends pas le seroto..

yep marco
donc le tramadol c'est un opioide atypique
il a une action sur les recepteurs opi , et aussi une action sur la serotonine
moi je trouve que ca fait l'effet codeine+esctasy (pas très dosé, mais c'est pour décrire)
un peu euphorisant et dynamisant, et bien antidépresseur je trouve
c'est pour ca que selon la dose, l'usager, etc.... il peut etre ressenti comme plus propice   libido + activité sexuelle par certaines usager(e)s par rapport à d'autres opiacés

mais, contrairement à d'autres opiacés ou les doses peuvent etre augmentées presque "indéfiniment" quand la tolérance grimpe, le tramadol et son action serotoninergique créé un risque épileptique important quand les doses sont augmentées de facon trop importante
(max thérapeutique sur notice est 400mg/jour répartis en plusieurs prises, bien sur variations entre individus etc ;
souvent formulé avec du paracetamol = surveiller la dose de paracetamol idéalement max 1g/prise 4g/jour, la N-acétylcystéine (NAC, ex: mucomyst, exomuc) est l’antidote reconnue dans les hépatites aiguës dues à une intoxication au paracétamol )

a cause de ce risque épileptique qui fait que de fait ya "une dose max sinon epilepsie", dans mon experience, c'est pas toujours possible quand t'es usager d'opi avec une tolerance importante, de trouver une dose de tramadol "équivalente" qui soit safe ET coupe tous les symptomes de manque. Mais ca dépend vachement du niveau de tolerance.

et là encore, dans mon expérience, quand je tournes longtemps (xx semaines) au tramadol, le syndrome de sevrage est différent de la codeine ou la morphine, je me tape un creux de dépression bcp plus important. et quand ca m'arrive je fais pourtant du degressif en fin de session, et je consomme d'autres trucs. Je dirais que c'est la 2ème face de l'aspect seroto. moi je le ressent comme ca quand + de 4 semaines continues de prise

il y a beaucoup de discussions sur le tramadol, c'est devenu l'opioide palier 2  le plus prescrit/facile d'accès, mais pour moi faut garder en tete que dans la famille opioides, il est un peu "special"  wink

[/fin HS smile ]


Posté par : plotchiplocth | 20 juin 2021 à  12:04

 
#7 Posté par : guygeorges 20 juin 2021 à  15:31

souvent formulé avec du paracetamol = surveiller la dose de paracetamol idéalement max 1g/prise 4g/jour, la N-acétylcystéine (NAC, ex: mucomyst, exomuc) est l’antidote reconnue dans les hépatites aiguës dues à une intoxication au paracétamol )

Je rajouterai juste au post par ailleurs très complet, que même si on peut trouver de la NAC en libre-service en pharmacie ou sur internet, et que c'est l'antidote utilisé à l'hôpital pour les surdoses de paracétamol, il ne faut pas croire qu'on puisse gober X grammes de paracetamol accompagné d'une dose X de NAC pour s'en protéger. À l'hôpital la NAC est utilisée en IV, à un dosage que je ne connais pas. Croire qu'on peut faire sa tambouille soi même en se protégeant du paracetamol par de la NAC orale, c'est un jeu très dangereux. Toujours respecter les doses de paracetamol, ou faire une cold water extraction est à mon sens primordial !

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Bonne remarque ~MG

Posté par : guygeorges | 20 juin 2021 à  15:31

 
#8 Posté par : plotchiplocth 21 juin 2021 à  22:24

guygeorges a écrit

Croire qu'on peut faire sa tambouille soi même en se protégeant du paracetamol par de la NAC orale, c'est un jeu très dangereux

c'est pas un jeu. "ca ne protege pas du paracetamol", meme si j'ai du mal à bien saisir le terme.
c'est un antidote de l'hépathite aigue dans une intoxication au paracetamol

guygeorges a écrit

Toujours respecter les doses de paracetamol, ou faire une cold water extraction est à mon sens primordial !

oui, tout pareil.
la cwe, l'extrait ,c'est adapté pour reduire la dose de  paracetamol super
c'est primordial
la NAC c'est quand un surdosage est "en cours"

REMARQUE: en cas de surdosage un traitement par NAC est primordial dans les 8 premières heures pour un effet majeur à complet sur la réduction des conséquences potentielles, mais meme au-delà des 24 heures peut encore être utile. En effet, lors d’intoxications importantes, il est encore possible de trouver du paracétamol dans le sang au-delà de ce délai. De plus, la NAC aurait un effet sur la régénération hépatique et sur une réduction de l’œdème cérébral.

ici en France, emploi hosptitalier en IV ( + analyses bio + imagerie)= c'est la norme à ma connaissance (tout à fait faillible), Hospital!

ailleurs, pour le reste de la terre, ou des personnes qui auraient des difficultés d'accès à l'hopital, pas de différence d'efficacité démontré entre voie oral et IV, mais une surveillance médicale est sans aucun doute la norme, nécessaire et utile
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2658376/
https://emj.bmj.com/content/35/10/643.2
"The 2006 Cochrane review of several case series concluded there was no clear difference in efficacy (in terms of hepatoxicity and mortality rates) between intravenous and oral routes. No studies have demonstrated any difference in safety or side effects"
et depuis longtemps, pleins de protocoles en langue anglaise, je suis presque sur aussi dans le champ de la RdR bas seuil mais je peine à retrouver le protocole que j'avais vu
==>  exemple de protocole avec oral et IV https://poisoncontrol.utah.edu/newslett … l7_No1.pdf

au delà de la règle "primordiale" de CWE et étant donné les risques graves/mortels du surdosage du paracetamol, ca m'est deja arrivé sans que ce soit une bonne idée pour autant d'en consommer trop, parce que pas separable, pas d'autres solutions, sans aucun doute parce que pas le bon choix. ben heureusement que j'ai pu trouver la NAC sans prescriptions en pharmacie, et quelqu'un m'avait partagé cette info wink c'est pas le top mais quand c'est le mieux c'est beaucoup beaucoup beaucoup mieux que rien

et je sais pas pour vous mais le tramadol j'ai des fois des galéniques etranges, avec des gelifiants maintenant presque systématiquement, paracetamol ou pas. pas séparables, trop épais pour etre "pluger" à la seringue, tu dois prendre une cuillere smile

(pardon cependant, je pourris ton blog, dis moi si il faut je viendrais suppimer mes trollages, j espere que ca va bien)


Posté par : plotchiplocth | 21 juin 2021 à  22:24

 
#9 Posté par : guygeorges 22 juin 2021 à  00:46
Merci pour les précisions dont je n'étais pas au courant  plotchiplocth. Je persite tout de même (et signe) à dire qu'aucun usager ne doit se mettre en état d'hépatose toxique sous paracetamol lorsque des solutions sures et simples sont a disposition (cold water extaction).

Pour 8g de paracetamol tu prends combien de NAC orale pour être sûr d'aucune séquelle ? Pour 16g ? Pour 6g ? La toxicité dépend de la résistance de l'usager. Paramètre imprévisible. Alors qu'il est prévisible que le paracetamol d'un quelconque cachet est insoluble dans une eau proche de 0°C.

Il m'apparaît donc évident de déconseiller toute prise de NAC pour contrer les effets du paracetamol. La prévention doit se faire avant (à mon sens, dites-moi si le rationnel derrière ne tiens pas, mais je crois qu'il est béton).

c'est pas le top mais quand c'est le mieux c'est beaucoup beaucoup beaucoup mieux que rien

Dans ce cadre là, dans le cas ou l'usager ne peux pas se retenir au péril de sa vie (c'est un cadre particulier, mais je ne nie pas qu'il puisse arriver), alors effectivement peut être qu'une dose de NAC orale forte, en tout cas au moins 1200mg (ce qui est recommandé pour le craving) sera "mieux que rien". Mais éthiquement, difficile de considérer ce cas. AUCUNE IDÉE DE L'EFFICACITÉ.

Ils parlent d'ailleurs de 72h d'administration de NAC par voie orale. Combien par dose ? Combien par heure ? Il ne faut pas confondre un avis de forum d'usagers et un avis médical. La surdose de paracetamol est un cas médical. On est pas là pour même suggérer qu'il n'y a pas urgence médicale lorsque la personne a consommé plus que 4g en prises séparées pendant 24h de paracetamol. C'est en tout cas mon avis.

oral NAC The FDA approved oral dosing regimen is 140 mg/kg as the loading  dose,  then  70  mg/kg  every  4  hours  for  17  doses starting 4 hours after the loading dose.

A vous de choisir de suivre ce protocole en cas d'abus. Je pense que ça relève d'une urgence médicale.

Shorter  courses  of  therapy  may  be  used  when  noelevations  in  transaminases  are  noted  at  36  hours  postingestion  and  there  is  no  longer  acetaminophen  detected  inthe  blood.

Réguler la dose nécessite des dosages des transaminases et du taux de paracetamol dans le sang. Encore une fois, ceci doit être fait en milieu médical quand cela peut simplement évité avec une CWE.


Posté par : guygeorges | 22 juin 2021 à  00:46

 
#10 Posté par : plotchiplocth 22 juin 2021 à  13:28

guygeorges a écrit

Il m'apparaît donc évident de déconseiller toute prise de NAC pour contrer les effets du paracetamol.

je ne le conseille pas..
je dois m'exprimer super mal, tu fais bien de me reprendre. tu mets bien en perspective les limites qui font qu'il ne faut pas le prescrire, ou le conseiller smile je crois que j'ai écris à l'hopital!  ?
parce que je ne prescris rien dans la vie, je ne suis pas médecin. donc ce n'est en rien une prescription, qui est un terme juridique précis. je le recommande pas non plus, ne le conseille pas non plus. je n'ai pas mis de protocole "en recommandation"

Néanmoins, je partage l'info, librement, et sans aucun doute mal contextualisée vue la crainte prescriptive exprimée.
En cas de surdosage de paracetamol, c'est une urgence médicale, il faut une prise en charge par des professionnels soignants/personnel médical, ils administreront peut-etre un protocole NAC encadré, évalué, controlé (dans les 2 à 4 premières heures suivant l'intoxication, un protocole au charbon-actif est  indiqué). La phase d'hépatite aigue toxique dure jusqu'à 72h. L'adaptation par le médecin du protocole de prise en charge dépend des risques associés à l'intoxication (dose intitale, temporalités, examen bio, comorbiodités)
Pourquoi la NAC? car son mécanisme d'action empeche "la destruction du foie" dans ce contexte d'intoxication. Le surdosage de paracetamol est la 1ère cause d'insuffisances hépatiques chroniques dans de nombreux pays, avec l'alcool, les hépatites. C'est pour ca que d'autres pays ont fait choix de politique de prévention diffusant largement l'information sur son usage comme antidote, parfois en raison de l'absence de structures medicales de proximité en mesure d'effectuer les examens complémentaires liés à la prise en charge : dosage sanguins, etc


Il serait naif et inadapté que de se limiter à l'injonction "tu dois" sans avoir un regard sur les réalités de vie effective des individus je crois, AMHA c'est trop normatif, et donc excluant, et illusoire. Et improbable aux regards des autres informations partagées sur des substances actives prises hors prescription sur la plateforme smile
mais tu as raison il faut etre aussi réfléchit, mesuré et juste dans les termes employés. Après sinon, ils pourraient dire ce qu'on ne voulaient pas qu'ils disent
Merci

guygeorges a écrit

Mais éthiquement, difficile de considérer ce cas

je viens de me faire exclure en raison de mes pratiques sur un argument éthique?
... à méditer. Mais ailleurs pour ma part, dans une discussion autre que le blog de cependant
(pardon cependant)


Posté par : plotchiplocth | 22 juin 2021 à  13:28

 
#11 Posté par : cependant 25 juin 2021 à  23:43

a écrit

Mais ailleurs pour ma part, dans une discussion autre que le blog de cependant
(pardon cependant

Dont worry

Pour ma part, arrivée à 75mg, j'ai repris de la meuh deux jours, 10 de metha (ou 15 je ne sais plus à combien était ma gélule), puis 100mg de trama+200mg d'opium, puis 150mg de trama +40mg de codéine (à déconseiller l'association, ça augmente les effets secondaires surtout sans tolérance, c'est comme ça que Pauline est décédée).
Demain ça va pas être facile (conditions stressantes un peu), je vais essayer à 125mg de tramadol + codé pour faire l'appoint. Ou rester sur 150...Je crains encore ne pas en avoir assez.

Ce n'a pas été un craquage, mais un " relâchement "...finalement j'y gagne quoi à ne rien prendre ?

Lundi addicto, on verra.


Posté par : cependant | 25 juin 2021 à  23:43

 
#12 Posté par : ALPRAZOLAMAN 26 juin 2021 à  00:04
Bonsoir,
Je ne sais pas, mais si tu en parle c'est peut être que tu ne le vis pas bien.

Tu nous tiens au courant de ce que te dit l'adictologue ?

Bon weekend et force a toi.

Posté par : ALPRAZOLAMAN | 26 juin 2021 à  00:04

 
#13 Posté par : cependant 26 juin 2021 à  00:38
Salut,

Merci de ton message...

En vrai j'en parle parce que je sais que dans le passé ça m'a fait du bien de tenir un carnet de bord...

mais t'as raison au fond je suis un peu triste car j'en ai eu envie car mon pote avait perdu son cachet de metha et m'a demandé de l'accompagner chez le dealeur. C'était le week-end et vu que ça avait pris une partie de mon aprem je me suis dit allez ça va faire du bien.
Et ça me fait peur d'arriver à gérer mieux seule...mais je sais aussi (au vu de ce que décrivait dans le premier post) que je n'ai pas à rendre responsable les autres de mes choix.

Là je suis partie gérer des affaires perso un peu compliqués et je l'ai toujours fait avec un petit boost opiacé, du coup je ne vais pas me priver pour me priver. Déjà je n'ai pas embarqué avec moi le g d'op que j'ai retrouvé. Juste le trama et le codoliprane. Puis j'essaye de ne pas trop trainer avec le trama, histoire de ne pas galérer avec l'effet seroto. Si j'avais assez je switcherais sur la codé (même si c'est compliqué la cwe sans frigo).

Pour lundi au moins je dirais vrai à l'addicto en disant que j'ai bien réussi à réduire grâce au trama et codé et que j'aimerais bien du dicodin pour me stabiliser sans exploser ma tolérance.

On verra...mais j'ai pas trop envie de me lancer dans de la metha (à part la contrainte de l'initiation...même si 10 ou 15 ça pourrait faire l'affaire + méthode chinoise) ou du sub, histoire de ne pas exploser ma tolérance...

Bon voilà, déjà je verrai demain, mais là le confort prime sur la baisse, vu la situation et le stress à gérer (pas besoin de s'en rajouter, puis faut pas se leurrer, ça fait un moment que ça dure mon flirt avec les opis de palier 2, du coup pas de pression à me mettre tout d'un coup).

Oui je vais tenir au jus

Posté par : cependant | 26 juin 2021 à  00:38

 
#14 Posté par : cependant 27 juin 2021 à  02:24
Salut, du coup, aujourd'hui 100mg de trama (10h du mat) + 40mg de codéine (14h)...un peu froid à un moment dans la soirée, mais archi-gerable, ça fait plais !!!
Un peu de larmoiement et fatigue maintenant, mais bon...ça va (+ alcool mais pas en mauvais mood, ça me rassure)
Bref, ça me donne vraiment envie d'essayer d'insister après de l'addicto pour un palier 2...je sais que physiquement j'ai pas besoin de plus...mais j'ai besoin d'être stabilisée

Bref on verras, bonne soirée à vous tous

Posté par : cependant | 27 juin 2021 à  02:24

 
#15 Posté par : cependant 29 juin 2021 à  19:56
Du coup, le rdv chez l'addicto, ça a donné qu'il m'a proposé trois "solutions" :

- sevrage en hôpital
- sevrage en ambulatoire
- TSO metha/bupré

(sans blague)

bah oui, je sais bien qu'il n'y a pas dixmilles solutions

je suis pour le non pour l'hôpital...je ne vise pas le sevrage et l'abstinence moi, "juste" la maitrise de la conso, du coup, inutile de vivre une hospitalisation !

j'ai dit oui pour l'ambulatoire...il m'a donc dit de continuer comme je fais, en diminuant de 25mg pour la semaine prochaine, mais il ne m'a rien prescrit !
je verrai lundi, j'espère avoir une prescription, histoire d'être tranquille pour diminuer (j'insisterais la prochaine fois, là j'avais pas envie)

selon lui, l'utilisation du trama pour un mois/mois et demi en dégressif ne pose pas de problème

et oui, bah ouais, je sais bien que je ne vais pas resoudre mes problèmes comme ça...la seule solution pour lui c'est ou d'arrêter (définitivement) ou d'être sous TSO pour ne pas avoir envie de faire des extras

bref en gros, je me demande vraiment si ça m'apporte quelque chose de voir un addicto ???!!

Posté par : cependant | 29 juin 2021 à  19:56

 
#16 Posté par : cependant 01 juillet 2021 à  16:34
En continuant le carnet de bord,

bah voilà
j'en suis un peu toujours au même point, tout en ayant avancé, hein wink

Depuis que j'ai commencé le trama, j'ai diminué de plus de moitié (200mg --> 75mg) et j'ai en effet réussi sans trop de problèmes dans ce que je voulais : espacer mes prises de came.

En 15j j'ai consommé 4 fois le soir. Ça me va !!
Mon objectif est d'espacer de plus en plus...

aujourd'hui 75mg de trama (je vais voir s'il faut que je rajoute 25 en plus dans l'aprèm).

hier ça a été 100mg et je crois (je suis pas sûre) 20mg de codé (ou rien je sais plus).

Hier je me suis réveillée en mode éternuements, nez qui coule, un peu mal au bide et froid.
Et j'avoue j'étais un peu en gueule de bois (encore) avec une envie de me défoncer assez prononcée...(et j'avais pas du tout le moral !!!).

Vu qu'un plan K est tombé à l'eau (je me dis, waouh, pour une fois que je ne prends pas d'opis, faut que j'en profite pour prendre de la K wink et tout en voulant éviter les tentations opiacées, bah, j'ai fait benzo+baclofène. Pour moi pas très récréatif, mais j'ai dormi comme un bébé et ce matin je me suis réveillée sans symptômes à presque 14h !!!

Ah, hier j'ai évité de boire aussi...car j'aime bien les effets de l'alcool, mais je déteste la gueule de bois. Et je trouve ça ne m'aide pas du tout à supporter les faibles symptômes de manque que j'ai...(la gueule de bois, pas l'alcool, car le piège c'est que l'alcool m'aide)

Selon l'addicto, je dois rester toute cette semaine à 100mg de tramadol + 20mg de codéine, MAIS...
il ne m'a rien prescrit !!!

Et comme je ne suis pas sûre, du tout, du tout, qu'il va m'allonger un ordo la prochaine fois, si je fais ce qu'il dit, je vais me retrouver dans la galère...!

Du coup, je ne sais pas quoi faire ?????

Je continue ma baisse comme prévu initialement (-25mg tous les deux/trois jours, avec un décalage de prise) OU je croise les doigts qu'il veut bien me prescrire un truc lundi et rester toute la semaine sur 100mg pour descendre plus doucement ????

Je n'ai plus qu'une plaquette de 50mg (15 gélules), s'il me fait un mauvais coup...bah voilà, je vais trouver de la metha ou de la came et retourner le voir pour un TSO d'ici quelques mois...merci l'addicto

D'autant plus que je crains le week-end (=envie de défonce ++) et j'aimerais bien avoir de quoi anticiper s'il faut que je reprenne à 125mg ou même 150mg en cas d'écart.

Bref, faudrait une VAE en mathématiques pour les tox, vu tous les calculs d'apothicaire qu'on doit faire pour (essayer de) s'en sortir wink

Posté par : cependant | 01 juillet 2021 à  16:34

 
#17 Posté par : Isoretemple 02 juillet 2021 à  22:30
Salut Cependant,
Intéressant ton cheminement. Je trouve que si le tramadol marche dans cette optique c'est vraiment cool, tu en es déjà à des dosages assez faibles. Moi ça me parait super encourageant.

Par contre je suis scandalisée par ton addicto. Quel sens ça a de t'encourager dans cette voie en ne te prescrivant rien ?? C'est le patient qui se démerde pour trouver son traitement tout seul maintenant ? En plus il te met dans la galère, comme tu l'expliques bien, et donc t'entraîne plus à l'échec qu'à la réussite. C'est incroyable...

En tout cas bon courage !

I.

Posté par : Isoretemple | 02 juillet 2021 à  22:30

 
#18 Posté par : cependant 03 juillet 2021 à  01:34

Isoretemple a écrit

Salut Cependant,

Par contre je suis scandalisée par ton addicto. Quel sens ça a de t'encourager dans cette voie en ne te prescrivant rien ?? C'est le patient qui se démerde pour trouver son traitement tout seul maintenant ? En plus il te met dans la galère, comme tu l'expliques bien, et donc t'entraîne plus à l'échec qu'à la réussite. C'est incroyable...


I.

Merci pour ton message...
Oui je trouve ça un peu étrange, d'autant plus qu'il a bien dit que choper des médocs au black ça me met en danger...thinking

mais comme j'avais encore un peu, je n'ai pas voulu insister en mode je viens "juste" pour une prescription

Puis il voulait que je fasse des analyses de sang d'abord (pour vérifier que je ne suis pas alcoolique ?)

Bon je ne vois pas le rapport. Je pense que lundi de toute façon je vais bien lui dire que pour que je réussisse à baisser me faut encore une prescription.

Moi je serais plus pour de la codéine que du tramadol, histoire de ne pas trop galérer avec l'effet séroto à l'arrêt, mais ça il n'avait pas l'air chaud du tout.

Je vais lui demander ce qu'il pense d'un contramal en gouttes (si j'avais eu les thunes j'en aurais acheté sur le net) pour vraiment descendre doucement.

Après c'est vrai que même si j'arrive bien à descendre et m'y tenir, l'envie de défonce fait partie de moi. Mais ça me dérange pas si c'est de temps en temps...et ça il n'est pas prêt à l'entendre. Je sais que même si j'avais un TSO, j'aurais besoin de « vacances » de défonce de temps en temps (du coup, à part augmenter ma tolérance, je n'y vois pas de grands avantages au traitement).

Bref, voilà quoi

J'y travaille, j'ai un suiv psy et tout, mais je me demande si c'est un problème au fond. J'ai l'impression que je ne peux pas être bien sans rien, même avec l'amour, les potes et les belles choses que j'arrive à vivre.


Posté par : cependant | 03 juillet 2021 à  01:34

 
#19 Posté par : Isoretemple 03 juillet 2021 à  10:10

cependant a écrit

Après c'est vrai que même si j'arrive bien à descendre et m'y tenir, l'envie de défonce fait partie de moi. Mais ça me dérange pas si c'est de temps en temps...et ça il n'est pas prêt à l'entendre. Je sais que même si j'avais un TSO, j'aurais besoin de « vacances » de défonce de temps en temps (du coup, à part augmenter ma tolérance, je n'y vois pas de grands avantages au traitement).

Bref, voilà quoi

J'y travaille, j'ai un suiv psy et tout, mais je me demande si c'est un problème au fond. J'ai l'impression que je ne peux pas être bien sans rien, même avec l'amour, les potes et les belles choses que j'arrive à vivre.

Comme je me reconnais dans ces mots. Je sens souvent un décalage entre les professionnels, psys ou addictos et moi. Pour eux ce désir de défonce ou même d'ailleurs l'intérêt qu'on trouve à consommer pour vivre mieux (qui après tout est quelque chose de positif et d'optimiste en un sens, vivre mieux c'est bien !) est forcément négatif, c'est parce qu'on a une faille quelque part, qu'on va mal, qu'on n'a pas les ressources en nous pour nous adapter au monde... Alors que pour moi avoir besoin d'une défonce de temps en temps c'est plutôt sain, savoir s'évader du monde dans lequel on vit c'est une bonne chose, et puis ça nous permet parfois d'atteindre des états  qui nous enseignent des choses ou de créer et tout. Quant à consommer pour vivre mieux, et d'avoir besoin de quelque chose pour aller bien... c'est ma plus grande interrogation. Pourquoi ne pas utiliser les prods quand on sait qu'ils nous apportent quelque chose ? Mon addicto dit que si à chaque fois que j'en ressens le besoin je consomme, je ne développe pas mes propres ressources et après je ne saurais plus faire sans, ça je comprends, mais quand on a un besoin et qu'on a le remède, c'est un peu con de ne pas le prendre non ? Parfois j'ai l'impression que la société veut qu'on serre les dents et qu'on continue à souffrir en silence, que la drogue nous permet d'ouvrir des portes que ça ne les arrange pas qu'on ouvre... Je vais peut-être un peu loin mais bon...

Pardon pour le pavé mais tes mots m'ont inspirée ! J'espère en tout cas que tu auras la force de demander à l'addicto la prescription... Bonne idée le contramal en gouttes pour y aller progressivement.

Courage et donne des nouvelles de ton rdv si tu peux !
I.

Reputation de ce commentaire
 
la vision d bcp d'addicto reste hygièniste et moralisatrice :(
 
C'est exactement ça: sers les dents et souffre en silence, sale camé va! trol

Posté par : Isoretemple | 03 juillet 2021 à  10:10

 
#20 Posté par : cependant 05 juillet 2021 à  02:11
Merci

a écrit

J'espère en tout cas que tu auras la force de demander à l'addicto la prescription

Demain ça va pas vraiment question de force mais bel et bien d'éviter d'être en chien...même si à 75mg de tramadol depuis trois semaines ça devrait pas être si catastrophique, je n'ai aucune envie de me taper des symptômes de manque !

(Et puis bon comme j'imaginais j'ai fait quelques écarts ce week-end : speed, alcool et coke. Et du coup de l'opium à la place du trama pour éviter l'accumulation seroto + pour la descente)

Hier je n'ai que pris 100mg dans la nuit (à l'oeil) d'op car avant hier j'ai forcé un peu la main et j'avais fait 400mg d'op frais, mais hier 0 effets de manque, meme si la boulette était toute petite et enfin de journée .

Et ce soir environ 250mg d'op assez frais (=pas très fort) et encore pas du tout de symptômes. Je vois bien l'avantage d'une molécule dont la durée d'action est plus longue que celle du tramadol...c'est bien plus confort !!

L'op on dirait me couvre largement les 24h, ça me change des réveils en éternouant wink

Mais alors là avoir une prescription d'opium je crois ça n'existe pas trop...

En tout cas, je verrai demain


Posté par : cependant | 05 juillet 2021 à  02:11

 
#21 Posté par : cependant 05 juillet 2021 à  19:29
Je suis grave deg !!!

Le mec me remballe en disant je ne suis pas votre dealeur...alors que si je voulais me défoncer avec ce qu'il me prescrit, je prendrait bien la metha...

Et puis même si je partais sur un tso ça serait pas avant dix jours, car il n'est pas dispo.

En plus la semaine dernière me parle de sevrage en ambulatoire mais faut k je fasse des analyses avant.
J'ai tout fait et réduit par rapport à il y a une semaine et il m'envoie chier, super

Dégoûtée, j'ai attendu une semaine pour rien. J'arriverais à me dermerder sans eux. Merci beaucoup, mais j'arrête de perdre mon temps avec des gens qui se foutent de ma gueule.
censoredcensoredcensored

murmurmur

Bref je me barre là

Posté par : cependant | 05 juillet 2021 à  19:29

 
#22 Posté par : plotchiplocth 05 juillet 2021 à  19:38

cependant a écrit

Je vois bien l'avantage d'une molécule dont la durée d'action est plus longue que celle du tramadol...c'est bien plus confort !!
L'op on dirait me couvre largement les 24h, ça me change des réveils en éternouant

ouais pareil op mangé c'est super long (et doux) comme effet je trouve

cependant a écrit

J'arriverais à me dermerder sans eux. Merci beaucoup, mais j'arrête de perdre mon temps avec des gens qui se foutent de ma gueule.

fé chié.......... c'est sur que c'est direct pas aidant, pas collaboratif, descendant, ....
j espere que tu trouveras solution... et des temps plus confortable, ou le soleil du matin se fige dans un cil...
a+


Posté par : plotchiplocth | 05 juillet 2021 à  19:38

 
#23 Posté par : Isoretemple 06 juillet 2021 à  22:08

cependant a écrit

Je suis grave deg !!!

Le mec me remballe en disant je ne suis pas votre dealeur...alors que si je voulais me défoncer avec ce qu'il me prescrit, je prendrait bien la metha...

C'est hallucinant... Et le mec est addicto...


Posté par : Isoretemple | 06 juillet 2021 à  22:08

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