°•Dernier ajustement traitement, j'ose à peine y croire...•°

Catégorie : En passant
Aujourd'hui à 14:20

#méthadone #prégabaline #psychiatre #traitement
Cette semaine, c'était "la semaine rendez-vous".
Ça tombe immuablement ainsi: Une fois par mois, j'ai rendez-vous successivement chez mon psychiatre le jeudi, il s'occupedu renouvellement de tout mon traitement, sauf de la Méthadone, puis chez mon généraliste le vendredi, pour le renouvellement de la Méthadone.

Je pense que le dernier ajustement à mon traitement a été apporté hier.
Je m'explique:
Depuis l'induction de la Méthadone (140mg/jour) il y a de cela bientôt deux ans, en prenant en compte le traitement qui était déjà en place, à savoir:
-Effexor 75mgx4/jour.
-Anafranil (que je diminue très progressivement) 75mg.
-Tranxène 40mg.
-Ritaline 60 à 80mg (je sais, c'est très élevé et hors AMM lorsque je monte au-dessus de 60mg/jour, mais mon TDAH a été jugé particulièrement violent et récalcitrant.)

Donc en prenant tout cela en compte, on va dire que ma vie a connu un tournant.
Un vrai changement au niveau notamment des angoisses qui étaient auparavant présentes pour un oui ou pour un non, quasi en permanence.
Et souvent, aussi, cette sensation de vide...
Bordel, je ne me souviens que trop bien de cette horrible sensation, qui m'a hantée, tourmentée, malmenée durant tellement d'années... Et je n'arrive pourtant plus, aujourd'hui, à me rappeller réellement de "ce que ça faisait", car depuis la Méthadone, je n'ai plus jamais, absolument plus jamais ressenti ce vide, intersidéral, abyssal, qui happe, engouffre.
Qui ne laisse aucun répit.
Qui m'a fait me demander tant de fois si j'allais devoir subir cela ma vie entière...

Donc, je parlais plus haut de tournant: Ce combat avec le Vide s'est arrêté net, lorsqu'on a fini par trouver la dose adéquate de Méthadone.
Ce fut presque du ressort du miracle pour moi, que de ne plus ressentir ce vide intérieur.
On n'imagine pas à quel point cela est invivable, tant que l'on ne l'a pas ressenti, je crois...

Restait donc, encore bien installée et indélogeable, même si elle avait nettement diminué: l'angoisse.
Le sentiment le plus ancien dont je me rappelle. Et qui m'a poursuivie ma vie entière, sans jamais lâcher prise.
Enfin si, je l'ai fait taire tant bien que mal durant 16 ans, à coups de melanges de benzos, surtout le Rivotril gouttes (ah, quelle nostalgie, le Rivotril gouttes...depositphotos_4114611-stock-illustration-nurse-emoticon) , puis à coups de Tramadol à doses de plus en plus élevées... Bref, l'histoire de ma dépendance au Tramadol, il a eu pour vocation d'écraser l'angoisse,  de combler le sentiment de vide, et puis de me laisser profiter de tout ce qu'il apporte de plus, le sentiment de puissance, tout devient possible, plus facile, même côtoyer les autres, tiens, moi qui tiens plus de l'ours des cavernes que du Chihuaha sautillant...

BREF!

Jusqu'à il y a encore très peu, l'angoisse arrivait encore à se faufiler un peu trop facilement dans mon quotidien, même si ledit quotidien est sans commune mesure avec "avant".
J'estime avoir une chance inouïe d'en être là où j'en suis à ce jour, d'avoir construit exactement ce que je souhaitais construire dans ma vie.

J'en demande peut-être trop, de refuser que l'angoisse me paralyse, par moments, pas à longueur de temps, mais quotidiennement, et m'empêchant de faire encore tant de choses qui me tiennent à coeur.

Je crois que mon psy a compris.
Et la Prégabaline est entrée dans ma vie.
Même à 150mg/jour, j'ai immédiatement senti le potentiel de ce produit.
J'ai étudié en détail son action, au niveau cérébral, et en étude comparative avec les benzos...
J'ai immédiatement compris que c'était la Prégabaline, qui devenait le pilier principal de mon traitement contre l'anxiété, et plus le Tranxène!
La Prégabaline bloque le "message anxieux" avant même qu'il ne parvienne au cerveau, pour schématiser de façon extrême tout ce que j'ai pu lire sur le sujet.

Ce produit est une merveille!!!

De 150, je suis passée le mois dernier à 300mg. Et là, j'ai commencé à me dire que ça y était. On y était presque.
Passer des journées, et surtout plusieurs journées à la suite en vivant normalement et sans la moindre angoisse, c'est presque déroutant. J'ai senti mon cerveau "chercher à basculer en angoisse", tant il en a l'habitude, à certains moments-clés (le dimanche soir par exemple), sans y parvenir.
C'est très étonnant et hyper satisfaisant de ressentir ça. Je n'ai pas les mots...

Mon psy a consolidé le traitement en montant à 450mg jeudi dernier.
Autant dire que j'étais dans le coton, plus que sérieusement, ces deux derniers jours!lol
Aujourd'hui, je fractionne mieux mes prises, et même si je suis comme dans du coton, je ne m'endors pas sans cesse!
Et surtout, ciel, QUE JE VAIS BIEN!
Il ne me manquait QUE cela.
Abolir ces angoisses, qui font partie de moi depuis la petite enfance, et dont je n'ai jamais réussi à me dépatouiller!!!

Je n'ai pas de mots pour décrire le bien-être que je ressens, et le soulagement, aussi.
Je ne pensais plus cela possible.


Pour la peine je me suis offert un maxi mocha chantilly avec de vrais Kinder Bueno plantés dedans!heart

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