Comment gérez vous votre dépendance ? / PsychoACTIF

Comment gérez vous votre dépendance ?

Publié par ,
11958 vues, 33 réponses
pierre
Web-Administrateur
2700
Inscrit le 15 Sep 2006
15408 messages
Blogs
Bonjour,

c'est un thème que nous aimerions développer dans les prochains mois.

En effet, si il est admis ici qu'on peut être usager (récréatif) et avoir une vie tout a fait "heureuse", il en est souvent autrement de la dépendance....

Hors, nous sommes nombreux à nous rencontrer à travers Psychoactif et à faire le constat de notre dépendance à une drogue, mais en même temps que nous le vivons bien, et même plus que cette dépendance nous apporte quelque chose.

Premier volet de cet appel à témoignage, la gestion de la dépendance.

Pour bien vivre une dépendance, il faut apprendre à la gérer.  Gérer la quantité, gérer les approvisionnements, gérer les outils pour la consommer, gérer sa culpabilité, gérer les relations avec l'entourage...

Et vous, comment gérer vous votre dépendance ? Avec quel(s) produit(s) ? Qu'est ce que vous avez mis en point ? Comme êtes vous sur de ne jamais manquer ? En avez vous parler avec votre entourage ? Est ce que les outils pour consommer votre produit sont une problématique ?

Dernière modification par pierre (19 décembre 2021 à  19:06)

En ligne

 

prescripteur 
Modérateur
11700
Inscrit le 22 Feb 2008
9246 messages
Blogs
Bonjour, je signale que l'OMS qui préférait utiliser le terme de dépendance pour l'addiction ne semble plus le faire. Elle apparait rapidement pour disparaitre avec la recherche Google "OMS dependance" .  Toutefois elle continue d'utiliser ce terme dans la Classification  Internationale des Maladies (voir plus bas)

https://www.who.int/home/cms-decommissioning

Si l'on prend la définition de dépendance


https://www.cnrtl.fr/lexicographie/d%C3%A9pendance


Relation de subordination, de solidarité ou de causalité.
A.? [Avec l'idée dominante de subordination, de soumission] Être dans, sous la dépendance de qqc. ou de qqn.
1. [Dans les relations entre pers. ou groupes de pers.] Fait d'être sous l'autorité, sous l'influence de quelqu'un; fait d'être à la merci de quelqu'un. Mettre, tenir qqn dans sa dépendance. Un sentiment de dépendance et de subordination (Romains, Copains,1913, p. 225).Cette dépendance financière prolongée le mettait hors de lui (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 295).
Rem. Le plur. est rare dans cet emploi. Les dépendances et esclavages ne font rien ici; le poète règne par la lyre (Alain, Propos, 1935, p. 1260).
? En partic., PSYCHOL. État d'une personne qui est ou se place sous l'autorité, sous la protection d'une autre par manque d'autonomie. C'est au deuxième âge, quand il se heurte au monde, que l'enfant sent pleinement sa dépendance (Mounier, Traité caract.,1946, p. 503).La dépendance qu'éprouve l'enfant vis-à-vis de sa mère (Choisy, Psychanal.1950, p. 124).
2. [Dans les relations établies entre des choses] Quelques personnes se sont servies de cette dépendance du jazz par rapport au disque comme d'un argument contre lui (Panassié, Jazz hot,1934, p. 50).Le larynx, sous la dépendance immédiate de l'appareil respiratoire forme les registres (Arger, Init. art chant,1924, p. 4).
? En partic., dans la gramm. traditionnelle.Syntaxe de dépendance. ,,Partie de la syntaxe qui traite des rapports d'un mot ou d'un groupe de mots avec tel ou tel mot dont il dépend`` (Ac. 1932).
B.? [Avec l'idée dominante de solidarité physique et/ou morale]
1. Fait d'être lié organiquement ou fonctionnellement à un ensemble ou à un élément d'un ensemble. Dépendance mutuelle, réciproque. L'étroite dépendance des parties qui se soutiennent l'une l'autre (Blondel, Action,1893, p. 73):
1. Si étroite, au demeurant, que soit la dépendance et la solidarité des diverses parties du tout organique, des cellules peuvent vivre quelque temps en dehors de l'organisme... J. Rostand, La Vie et ses problèmes,1939, p. 57.

On voit que la définition première est d'être sous l'autorité, l'influence de quelqu'un etc...
   
A ce titre nous sommes tous dépendants de nos proches, de nos obligations sociales, familiales et professionnelles, de nos gouts, de notre passé etc.. Certains le sont plus de l'alimentation, de l'alcool, des psychotropes  etc.. mais il me semble que ça n'a pas en soi un caractère pathologique, en l'absence précisément de conséquences pathologiques.

Pour l'addiction , on voit qu'il est ajouté avec des conséquences délétères.

https://www.inserm.fr/dossier/addictions/

Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères. Les chercheurs tentent de mieux décrire les mécanismes impliqués dans l’apparition, le maintien et les rechutes des addictions. Ils essaient aussi d’en identifier les facteurs de vulnérabilité individuels, sociétaux et environnementaux, pour permettre une meilleure prévention et prise en charge.

Pour moi (et pour beaucoup de personnes) le mot dépendance devrait être remplacé par addiction dans la définition ci dessous

https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap … ndance.pdf


Critères d’usage nocif et de dépendance à une substance psychoactive
et au tabac selon la Classification statistique internationale des
maladies et des problèmes de santé connexes de l’OMS, 10e révision
(CIM-10)

- Définition de l’usage nocif de la CIM-10

L’utilisation nocive pour la santé (CIM-10) correspond à un mode de consommation d’une substance psychoactive qui est préjudiciable à la santé.
Les complications peuvent être physiques ou psychiques.
Le diagnostic repose sur des preuves manifestes que l’utilisation d’une ou de plusieurs substances a entraîné des troubles psychologiques ou physiques.
Ce mode de consommation donne souvent lieu à des critiques et souvent des conséquences sociales négatives.
La désapprobation par autrui, ou par l’environnement culturel, et les conséquences sociales négatives ne suffisent toutefois pas pour faire le diagnostic.
On ne fait pas ce diagnostic quand le sujet présente un syndrome de dépendance, un trouble spécifique lié à l’utilisation d’alcool ou d’autres substances psychoactives.
L’abus de substances psychoactives est caractérisé par une consommation qui donne lieu à des dommages dans les domaines somatiques, psychoaffectifs ou sociaux mais cette définition ne fait pas référence au caractère licite ou illicite des produits.


- Critères de dépendance de la CIM-10


Le syndrome de dépendance, selon la CIM-10, consiste en un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques dans lesquels l’utilisation d’une substance psychoactive spécifique ou d’une catégorie de substances entraîne un désinvestissement progressif vis-à-vis des autres activités.
La caractéristique essentielle du syndrome de dépendance correspond à un désir (souvent puissant, parfois compulsif) de boire de l’alcool, de fumer du tabac ou de prendre une autre substance psychoactive (y compris un médicament prescrit).
Au cours des rechutes, c’est-à-dire après une période d’abstinence, le syndrome de dépendance peut se réinstaller beaucoup plus rapidement qu’initialement.
Pour un diagnostic de certitude, au moins trois des manifestations suivantes doivent habituellement avoir été présentes en même temps au cours de la dernière année :
1. désir puissant ou compulsif d’utiliser une substance psychoactive ;
2. difficultés à contrôler l’utilisation de la substance (début ou interruption de la consommation ou niveaux
d’utilisation) ;
3. syndrome de sevrage physiologique quand le sujet diminue ou arrête la consommation d’une substance
psychoactive, comme en témoignent la survenue d’un syndrome de sevrage caractéristique de la substance ou l’utilisation de la même substance (ou d’une substance apparentée) pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage ;
4. mise en évidence d’une tolérance aux effets de la substance psychoactive : le sujet a besoin d’une quantité plus importante de la substance pour obtenir l’effet désiré ;
5. abandon progressif d’autres sources de plaisir et d’intérêts au profit de l’utilisation de la substance psychoactive, et augmentation du temps passé à se procurer la substance, la consommer, ou récupérer de ses effets ;
6. poursuite de la consommation de la substance malgré la survenue de conséquences manifestement nocives. On doit s’efforcer de préciser si le sujet était au courant, ou s’il aurait dû être au courant, de la nature et de la gravité des conséquences nocives.**

La confusion est d'autant plus grande que l'OMS admet aussi le terme de dépendance physique pour la présence d'un syndrome de sevrage, qu'il s'accompagne ou non des autres points ci dessus. Un patient traité aux morphiniques pendant un certain temps aune dépendance physique mais pas forcément les autres problèmes.

Quel que soit le choix des termes il me parait essentiel pour toute discussion de différencier un état de dépendance qui n'entraine pas ou peu d'effets nocifs et un état de dépendance avec désir puissant, difficultés à contrôler et impuissance à éviter les effets nocifs etc..

Mais j'ouvre le débat.....drogue-peacedrogue-peacedrogue-peacedrogue-peace Amicalement

Dernière modification par prescripteur (17 décembre 2021 à  15:52)

Reputation de ce post
 
merci j,aime mieux addiction que dépendance

S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

Hors ligne

 

Caïn 
PsychoAddict
310
Inscrit le 04 Oct 2013
2003 messages
Blogs
Je ne sais pas si je suis heureux de ma "dépendance" ou de mon "addiction" mais je n'en souffre pas. Enfin disons pas vraiment. Je dirais que je préfère être dépendant comme je le suis que supposément libre parce que je n'aurais besoin d'aucun produit.
Là j'ai besoin de mon trait de sub tous les matins, plus deux ou trois dans la journée. Mais je n'ai aucune difficulté d'approvisionnement, puisqu'une partie est légale (je suis à 1 mg/jour) et l'autre facilement acquise à l'extérieur, et raisonnable au point de vue prix (20 E la plaquette de B8).
En revanche ce qui était difficile à organiser, à vivre (je n'aime pas le mot "gérer" ça fait bilan comptable), c'était ma dépendance à l'héro. Pourtant c'était raisonnable (mon gramme pouvait me faire deux semaines et je faisais des jours sans). Mais le côté illégal a rendu les choses compliquées : galères de plan, arnaques sur le matos et sur la thune.
In fine même si le produit sub est moins kiffant que le produit héro, je préfère.
La raison pour laquelle ça se passe bien, ou en tout cas pas si mal, c'est parce que j'ai 56 balais, que je me connais bien. Et surtout, le point essentiel : c'est que je suis toujours resté (dans le sub ou dans l'héro) dans des quantités faibles.
ça change complétement la donne d'abord d'un point de vue financier, trouver 70 ou 80 € par semaine ou tous les 15 jours pour acheter un G, ça va. Mais si c'est 2 g. par jour c'est tout de suite plus compliqué, et l'on se retrouve dans des galères.
Voilà pour résumer mon expérience personnelle, je développerais s'il y a des questions. Ou si d'autres témoignages m'amènent à réagir.
Bonne idée de topic en tout cas !
Reputation de ce post
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

Hors ligne

 

Dans un coin d'ombre 
Nouveau Psycho
France
200
Inscrit le 22 May 2021
122 messages
Salut à tous ( et salut Caïn wink )

Pour moi qui suis dépendant...de mon TSO, pour l'instant, et du tabac, depuis très longtemps, il y a plusieurs facteurs qui font que je ne vis pas toujours ma dépendance sereinement...

Pour le tabac, qui est socialement accepté, même si de plus en plus " mal vu ", je me fous du regard ou de l'opinion des autres, en revanche, au bout de 30 ans de clopes, je commence à flipper un peu de l'état de mes poumons ( sans parler des angines, rhinopharyngites de ouf beaucoup trop fréquentes etc...), et me dit qu'il va VRAIMENT falloir que je fasse quelque chose...

Pour la buprénorphine, ça ne fait que 4 mois que j'en prends, je suis passé d'une induction à 1 mg à 0,6 mg actuellement, et c'est devenu zen pour moi, transparent...pourtant je n'en parle à quasiment personne, ma femme prends le même traitement, et ça m'emmerde qu'elle en parle à certaines personnes...pourtant plutôt proches, ouvertes, et clairement pas malveillantes...mais voilà, la bupré, ça fait flipper les gens, parce que l'héro, ça fait flipper les gens, parce que beaucoup se disent qu'on a dû frôler la clochardisation ou PIRE en passant par là...rollwink 
Et je suis peut-être parano, mais je pense que pour pas mal de monde, même sans mauvaises intentions, ils ne peuvent s'empêcher de le penser en leur fort-intérieur...et ça me gonfle, on a fait de mal à personne, on a rien demandé à personne, et ça m'emmerde de pouvoir éventuellement être jugé là-dessus, par des proches surtout.

Après avec mon addicto j'en parle très librement ( heureusement ) et quand je vais à la pharmacie tous les vendredi, je demande ma bupré tout simplement, comme si j'achetais du doliprane...si je sentais un regard ou autre, je pourrais engager la conversation tranquillement et justement essayer de dédramatiser le truc dans l'esprit de la personne...mais pour les gens plus proches, j'ai VRAIMENT plus de mal...

Et c'est très con de se rendre compte que je flippe plus de parler d'un truc qui me fait du BIEN, que d'un truc qui me détruit à petit feu...je pense être un esprit libre ( enfin, relativement libre, ha ha ), mais je me rends compte que face à cette situation, mon assurance et le reste s'est totalement effritée...c'est un vrai taf à faire sur soi, je m'en rends compte, et je vois même mes consos occasionnelles et festives différemment du coup...c'est bien parce que ça me force à avoir des réflexions là dessus que je n'avais jamais poussées à ce point là, mais je me rends compte du chemin à parcourir pour s'assumer réellement....

Dernière modification par Dans un coin d'ombre (17 décembre 2021 à  17:47)

Reputation de ce post
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (shepperd)

Hors ligne

 

Caïn 
PsychoAddict
310
Inscrit le 04 Oct 2013
2003 messages
Blogs
Hello DCO !
Oui ça me fait penser qui si ça se passe pas mal pour moi, c'est aussi parce que c'est secret. Totalement caché. Comme toi, à part les rares personnes qui me connaissent et sont capables de ne pas trop me juger, je n'en ai parlé à personne. Pas parce que j'aurais honte ou que je n'assumerais pas mais tout simplement à cause des fausses idées que cela pourrait donner aux gens qui n'y connaissent rien, qui pensent que les mecs sous sub sont forcément des cas sociaux, limite dangereux.
Pour le tabac, c'est marrant ça me serait même pas venu à l'esprit d'en parler. Alors que je tête ma vapoteuse h 24, ou presque. Mais bon là aussi je fais dans le léger : je suis 0,6 mg de nicotine. Donc voilà, si je dois passer un moment, voire quelques heures sans vaper ça me pose pas de blème. En revanche, si ma vapoteuse est à portée de main, je tire dessus !
D'ailleurs j'avais essayé le CBD en vape, j'avais trouvé ça super agréable, super goût ! Mais une arnaque totale point de vue prix (je sais pas si ça a changé), 30 € la fiole, alors que ma fiole de Road Five (la marque que je prends), c'est 6 € la fiole.
Tu devrais essayer ! Pour ce qui me concerne ça ne m'a posé aucun pbème de passer du tabac fumé au mélange nicotine goût tabac vapoté. Et pas de poumons encrassés, pas de pbèmes de souffle défaillant ou d'haleine de cendrier le matin au réveil.

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

Hors ligne

 

Morning Glory 
Animatrice géniale et humble ~
17610
Inscrit le 10 Oct 2017
3161 messages
Blogs
Idem idem c'est secret.
Et comme mes centres d'intérets sont limités (dépression & co) et que mon truc c'est la bio et la pharmaco, ba je suis surtout à l'aise avec des gens qui consomment en fin de compte. Mais ça c'est purement personnel, y a la phobie sociale aussi et mes savoirs en pharma me permettent de me "cacher" derrière (je sais pas si vous voyez l'image, je sais de quoi parler, ça me donne de l'assurance), etc, donc le milieu de la drogue est ma double vie, mais ma vie principale en fait. J'essaye même péniblement d'en faire mon métier, je me vois pas trop ailleurs qu'en CAARUD où mes connaissances et mon expérience aident les gens : c'est la rencontre de ma passion et du sens que je veux donner à ma vie.


Sinon récemment j'ai tenté de cesser les opis et me suis mise à consommer tout et n'importe quoi pour compenser donc... Retour aux opis hmm
C'est moins pire car le reste me faisait vraiment perdre la mémoire à force de mélanges chelous, ça devenait strange. J'arrive pas à me passer de drogue totalement. Donc autant que ce soient des opis pharmaceutiques qui ont un impact minimal sur ma santé...

Pour la petite histoire, au départ c'était pour me sortir de mes désordres psychiques que j'ai commencé à prendre des drogues. Mais je gérais très bien mes consos (à raison d'une fois par semaine par là toutes drogues confondues) jusqu'à ce que je sois forcée de travailler dans des domaines pas DU TOUT faits pour moi avec une sensation de ne jamais pouvoir y échapper, j'ai donc débuté des microdoses tant contre les douleurs physiques que (surtout!!!) psychologiques pour tenir. Mais là encore c'était juste un outil, je pouvais m'en passer dès que je ne travaillais plus (week-ends, confinements...). Ca a duré un peu moins de deux ans au final, à m'habituer tout doucement à une prise quotidienne mine de rien.
Puis juuuuste après, pile quand j'en sortais, j'ai eu THE rupture amoureuse de ma vie, second pire truc que j'ai ressenti de ma vie (derrière des années de dépression majeure sévère + phobie sociale + agoraphobie + harcèlement scolaire vénère + encore d'autres trucs dont j'ai pas envie de parler => c'est dire si cette rupture a été violente...). Et là par contre, les drogues sont passées d'outils à purs affects : elles se sont mises à le remplacer LUI, à combler le trou béant qu'il a laissé. Je me suis remise à en prendre tous les jours comme avant, mais je me suis rendue compte dès deux semaines après la rupture que cette fois c'était différent : impossible d'arrêter. Je pouvais me débattre tant que je voulais, j'avais un besoin AFFECTIF de ces produits. Ca a complètement changé mon rapport aux drogues, déjà fragilisé préalablement.
Même aujourd'hui, plus d'un an plus tard, alors que le deuil fait son chemin (bien que toujours pas terminé loin de là... -_-' ) j'ai pris cette habitude de prendre ma micro-dose (qui est de moins en moins micro à cause de la tolérance...) chaque jour et je ne parviens donc plus à lâcher... je suis accro.

Mais je flippe énormémement pour la prise en charge de la douleur en cas d'hospitalisation et aussi d'un éventuel sevrage physique si je poursuis sur cette voie.... D'où le fait que je tente de la quitter, mais je n'y parviens pas... J'ai l'impression que c'est un peu trop tard, ou alors il me faudrait une vie épanouie, car là seule avec ma famille sans aucun ami IRL, sans aucune sortie, bref sans vie quoi, les drogues gardent un rôle de substitut.
Mais ça ne m'empêche pas de bien fonctionner et tout au quotidien, au contraire en fait même thinking Quand j'ai ma dose je suis moins envahie par mes pensées et émotions, j'ai plus d'énergie paradoxalement, plus de motivation etc. Bref moins de déprime et d'angoisses!
Et je peux me modérer dans les doses, je ne recherche pas forcément une défonce à proprement parler, juste à me sentir "bien".



Par contre la SEULE drogue que je ne gère pas du tout c'est la 3-MMC.
J'ai une boite chronométrée qui ne s'ouvre qu'après un temps donné ("Kitchen Safe"). C'est le seul moyen que j'ai de me limiter avec cette substance-ci.
Récemment je me suis sentie mal avec en plus la tentative d'arrêt des opis, ba je suis descendue tout droit dans l'établi de mon père (au risque de me faire prendre...), et méthodiquement je l'ai SCIÉE. J'ai scié ma boite!!! Tout ça pour avoir ma 3mmc 4 jours plus tôt. Je prenais cette éventualité à la rigolade avant au départ, me disant quand même que si j'arrivais à une telle extrémité ce serait le signal d'alarme qui dirait "jette tout aux chiottes" et que je le ferais sans hésiter.
...Ba j'y arrive pas!! Hébétée, devant le fait accompli j'arrive pas à jeter quoi que ce soit. Non j'ai rafistolé ma boite avec des plaques de bois et de plastique, de la superglue et racheté une neuve qui vient d'arriver aujourd'hui par la poste.
Mais sans cette boite je binge, si j'ai de la 3MMC à portée j'arrive pas à ne pas en prendre. Pourtant, ça ne fait pas si longtemps que j'en prends (j'en prends régulièrement soit tous les 10j environ depuis l'annonce du ban, donc depuis quelques mois seulement disons avril 2021) et beaucoup moins régulièrement que les opis par exemple...
L'amphet aucun problème, la 4-FMPH fingers in the nose, l'oxy no souci non plus, les dissos y a quelques cravings mais ça se gère, la morphine juste une microdose par jour mais sans abuser, juste assez pour la sentir à peine et voilà... mais par contre la 3 surpris wtf.

Je me dis que s'il le faut il y a des coffres forts chronométrés à 200 euros sur un site marchand bien connu... Mais allez le cacher à la famille, c'est un petit coffre mais nettement plus gros quand meme et moins discret que ma boite actuelle en plastique...

Pouha. Tout ça pour un plaisir très réduit par mes traitements et la tolérance.

Mais j'aime cette confiance en moi qu'elle me procure, je suis la meilleure version de moi-même socialement avec cette drogue je trouve, j'ai de l'énergie, j'ai même fait signe à un gars qui avait baissé son masque en salle de vaccination de le remonter, avec assurance, et il l'a fait... c'est trop con je sais, mais d'habitude Morning n'oserait jamais risquer la confrontation en faisant ça. Là elle ose demander des trucs à des gens genre son chemin, tout naturellement sans hésiter ou stresser, leur parler et surtout APPRÉCIER leur parler, sans appréhension, en étant elle même, édulcorée mais naturelle, à ne pas se demander sans cesse si elle a fait quelque chose qu'il ne fallait pas ou ce qu'on pense d'elle... Mis bout à bout des petits trucs comme ça, pas si petits finalement, c'est si empouvoirant... Bref avec je suis bien... jusqu'à la descente et aux cravings.

Dernière modification par Morning Glory (18 décembre 2021 à  22:28)


Donne un poids politique à PA: adhère à l'asso et montre que tu partages nos valeurs!

Hors ligne

 

Caïn 
PsychoAddict
310
Inscrit le 04 Oct 2013
2003 messages
Blogs
C'est dommage Morning Glory ! J'adorais ton témoignage (j'allais mettre une étoile verte, tellement ça me touchait) jusqu'à ce que tu nous dises que ta prise de confiance s'était traduite par le fait que tu demandes à un gars de remonter son masque... Je sais que ça n'a pas de rapport avec le sujet, je ne suis ni anti-masque ni anti-vaccin (vacciné moi-même bientôt trois doses). Mais je suis persuadé que dans ce domaine comme dans celui des dopes, il faut faire preuve de respect des opinions et actes d'autrui. Se foutre la paix mutuellement, vax pas vax, masque pas masque ou masque mal porté.
J'aime bien l'idée de la Kitchen Box, j'aurais adoré l'avoir quand j'ai commencé à merder sur l'héro. Mais peut-être que j'aurais fait comme toi en destroyant la boîte !
Quoiqu'il en soit, c'est une solution que je trouve bien. Je crois qu'il faudrait chercher dans ce sens.
Reputation de ce post
 
Belle tolérance, j'approuve, acceptons et respectons l'autre

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

Hors ligne

 

berniOUAT 
Nouveau membre
010
Inscrit le 25 May 2019
24 messages
Hello,
vous avez encore un certain bien être, en acceptant votre dépendance, pour ma part, c'est la dernière ligne droite, je pense qu'après y aura plus rien, je suis coupé de tout cette fois ci, depuis que j'ai tout avouer au amie et famille, je culpabilise, et devient une momie, ce bandage prend fin. J'allume des clope et prend mon sub, sans aucun plaisir, mais la tentation me met à l amande,....
J'ai arrêté ad, joint et amphet mais le reste c'est trop dure.
j'arrête pas de bouffer, mais sa m'apporte aucune énergie constructive, reste peut-être une solution = dieux, mais je lui fermer la porte au nez.

Dernière modification par Stelli (19 décembre 2021 à  15:50)


Organiser d'urgence les jeux olympiques des dopés, toutes drogues confondues étant admises, du moment que les records tombent. Succès garanti.”

Hors ligne

 

Morning Glory 
Animatrice géniale et humble ~
17610
Inscrit le 10 Oct 2017
3161 messages
Blogs

Caïn a écrit

C'est dommage Morning Glory ! J'adorais ton témoignage (j'allais mettre une étoile verte, tellement ça me touchait) jusqu'à ce que tu nous dises que ta prise de confiance s'était traduite par le fait que tu demandes à un gars de remonter son masque... Je sais que ça n'a pas de rapport avec le sujet, je ne suis ni anti-masque ni anti-vaccin (vacciné moi-même bientôt trois doses). Mais je suis persuadé que dans ce domaine comme dans celui des dopes, il faut faire preuve de respect des opinions et actes d'autrui. Se foutre la paix mutuellement, vax pas vax, masque pas masque ou masque mal porté.
J'aime bien l'idée de la Kitchen Box, j'aurais adoré l'avoir quand j'ai commencé à merder sur l'héro. Mais peut-être que j'aurais fait comme toi en destroyant la boîte !
Quoiqu'il en soit, c'est une solution que je trouve bien. Je crois qu'il faudrait chercher dans ce sens.

Le masque (sauf FFP2 /KN95) c'est pas pour te protéger toi. C'est pour protéger les autres !!! De tes propres postillons. Donc c'est une responsabilité de groupe, pas individuelle. Il faut que tout le monde l'ai pour que ça marche. Après deux ans de pandémie il serait temps de le comprendre^^ En baissant son masque il ne se met pas en danger lui mais tous les autres, dont moi. Donc j'étais pleinement dans mon droit de lui demander de le remonter.

Mais non effectivement c'est pas le sujet. C'était juste un exemple.

Sinon moi aussi j'ai apprécié ton témoignage^^


Donne un poids politique à PA: adhère à l'asso et montre que tu partages nos valeurs!

Hors ligne

 

supermario64 
Psycho sénior
3200
Inscrit le 19 Dec 2020
533 messages
Blogs
après ça peut arriver que le masque glisse et que l'on ne s'en rend pas toujours compte, j'ai déjà eu ce cas de figure au travail, le masque m'avait glissé du nez et j'étais tellement focus sur mon job (un job physique précaire, un rempli) que je n'avais pas fait attention au masque et une personne qui était passé par là m'avait fait la remarque et je ne l'ai pas mal pris, au contraire même, c'est une personne responsable que de faire remarquer gentiment que le masque n'est pas mis correctement. Il n'y a pas de quoi me offusquer je trouve smile

Le masque c'est une sorte d'immunité collective, ça nous protège mais avant tout ça protège aussi nos interlocuteurs.

Pour sonder l'enfer ou s'envoler angéliquement,
Il suffit de prendre une pincée de psychédélique

Hors ligne

 

kaneda 
speedball
900
Inscrit le 04 Sep 2021
103 messages
Bonjour,
Je suis principalement dépendant à 2 produits, l'héroïne et la cocaïne.

Dans ce post je vais détaillé comment je gère mon addiction à la cocaïne.

Je tape de la cocaïne depuis environ 25 ans, depuis 10 ans je consomme 1 fois par mois ou 1 fois tous les 2/3 mois, je n'ai pas de règle ou de temps prévu entre 2 sessions, en fait je consomme quand j'ai envie.

Pour la cocaïne en freebase j'ai trouvé au fil du temps des petites astuces pour gérer ma dépendance.

Quand je veux me faire une soirée freebase je prévois tous en avance, à savoir être pénard le soir chez moi, ne pas avoir à sortir et ne rien avoir à faire le lendemain. (Pas de Rdv etc..)

J'ai en prévision commander 1 ou 2 G de C sur le net (rarement plus ; si j'en ai plus je les confient à ma compagne qui les caches / Ma compagne ne consomme pas de drogues) pour pouvoir passer une bonne soirée. Je commande sur le net car j'ai supprimé volontairement tous mes contacts IRL pour la C. Comme ça ca m'évite d'aller en racheter sur un coup de tête, en descente, etc...

Quand je commence ma session smoke, je fume à la bouteille, je ne fais que ça, j'enchaîne pipe sur pipe jusqu'à le fin de mon G, c'est mon but, prendre une grosse claque, passer une bonne soirée. Quand je tape tous dans la soirée et que je ne garde rien pour le lendemain je ne culpabilise pas, car j'ai prévu de tous fumer.

En fumant de le C de temps en temps je n'ai pas de craving, car je sais que j'en refumerai encore, je sais que ce n'est pas ma dernière défonce. Pour l'instant (j'ai 41) je ne compte pas arrêté ou diminuer car je vis bien mon addiction.

Concernant mon entourage, ma compagne est au courant que je consomme mais pas ma famille, ma compagne le sait depuis que l'on ce connaît soit une 15 aine d'années, ça ne la dérange pas, de toute façon c'est comme ça, ça ne nuit pas à notre couple et elle sait que j'ai besoin de fumer mon caillou de temps en temps.

Voilà comment je gère ma dépendance à la cocaïne, je consomme quand j'en ai envie, sans me cacher, sans me retenir.

kaneda

Ps : Je ferai un second post concernant mon addiction à l'héro.

Hors ligne

 

Caïn 
PsychoAddict
310
Inscrit le 04 Oct 2013
2003 messages
Blogs
Salut Kaneda,
ça fait un bail que je ne consomme plus de C. Mais quand ça m'arrivait, j'aimais bien le côté social de la C, pour speeder, voir du monde, échanger.
Là dans ta conso tu es tout seul, ou juste avec ta copine qui ne consomme pas ?
Mais sinon, c'est en effet un super organisation.

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

Hors ligne

 

cependant
animatrice sans remède
5000
Inscrit le 25 Mar 2018
1692 messages
Blogs
Salut,

c'est une question très intéressante, qui fait écho en moi depuis peu finalement.

Pourtant, je consomme des psychoactifs depuis...que je suis ado, depuis que je suis "moi", j'aurais envie de dire (pas le moi enfant influencé par les parents quoi) et je n'envisage pas la vie sans.

Cependant, pendant tout ce temps (une bonne quinzaine d'années), je me suis rarement posée la question en termes de dépendance. Pour moi, ça n'a jamais été le "problème" central dans mes consos. Je suis dépendante à l'eau, à la bouffe et à l'air et mon "besoin" (envie ça serait plus correct !) de défonce ne m'a jamais posé problème en tant que tel.

J'ai utilisé les drogues (je consomme un peu de tout, selon les contextes/occasions) de façon différente : parfois pour découvrir des nouveaux univers, parfois comme lien social, parfois pour me donner la possibilité de faire sortir des facettes de moi qui sont cachées sobre, parfois pour me motiver, parfois pour être plus efficace, parfois pour rigoler, parfois pour oublier, parfois pour arrêter de souffrir, parfois pour m'évader (et prendre des vacances de ma tête) et, souvent, tout simplement pour être bien.

Pour ça, je n'ai jamais trop questionné la dépendance au fait de me sentir bien... wink
Je considère que la dépendance à la recherche du bonheur c'est quelque chose d'assez humain et "naturel"...smiley-gen013

J'ai été dépendante au cannabis (et quelque part physiquement aussi : quand j'ai arrêté j'ai transpiré de ouf, par exemple). Ce qui me posait problème ce n'était pas le fait que j'angoisse à mort à la seule idée de rester sans joints, mais plutôt mon mal-être derrière qui provoquait cette angoisse et non pas la dépendance...(en gros c'était un période où ça n'allait pas du tout, j'avais peur de péter les plombs sans fumer et c'était la noirceur de mes idées le problème).

Pareil pour les opiacées...
Depuis un an environ je suis dépendante physiquement aux opiacés ("LA" dépendance, dans l'imaginaire collectif !) et là sous traitement Dicodin 180mg/j (enfin, quand je ne fais pas d'extras, ce qui m'arrive assez souvent).

Sincèrement, j'ai déjà été en manque (merci l'addicto et son refus de prescription par exemple...), mais je n'ai jamais vécu de chien hardcore (grâce au tappering surtout –et aussi au fait que j'ai essayé de gérer ma tolérance), je ne suis pas traumatisée par l'image d'Épinal de la dépendance synonyme d'atroces souffrances.

Ce qui m'a questionné longtemps – d'ailleurs quand la dépendance n'était que psychologique – c'était que je sentais le besoin de consommer pour trouver un équilibre dans ma tête. J'avais l'impression (sans parler de dépendance physique) que la conso m'était essentielle pour ne pas aller mal. J'arrivais à ne pas consommer, mais ça n'allait pas...Du coup, ce n'était encore une fois pas un problème de dépendance, mais juste d'équilibre psy.

Maintenant que la dépendance physique est en place, ce qui me pose le plus problème c'est la tolérance. C'est le fait que c'est plus difficile de me défoncer la gueule, alors qu'à un moment une toute petite boulette de rachacha me réchauffait paisiblement wink

À part ça, il y a les côtés d'approvisionnement qui m'inquiètent un peu parfois (même si je relativise vachement sur la contrainte des rdv médecin+pharma, car j'ai aussi une autre pathologie qui demande un traitement, alors devoir prendre des médocs, ça reste prendre des médocs wink et le fait que je ne voudrais pas me bloquer dans les voyages/déplacements (mais en vrai, je n'ai jamais eu trop de problèmes de ce côté-là...j'ai toujours bien bougé et toujours trouvé une solution (que ce soit sur place ou pas, légal ou pas), même si j'avoue que je fais bien gaffe à avoir mes ordonnances car me faire saisir de mon traitement par les douanes ça me ferait bien chier –et c'est le cas de le dire lol )

Mais comme je disais, j'ai l'habitude depuis toujours d'amener ma conso avec moi (je me suis étonnée le peu de fois que ça m'est arrivé de voyager légère !), alors ça fait partie des trucs à prévoir, un peu comme penser aux papiers et au téléphone !

Et pour le côté illégal, je touve ça relou le temps (et l'énergie) que ça peut prendre, mais bon, parfois je trouve ça relou aussi de faire les courses, c'est juste qu'aller choper c'est contraint par la prohibition qui implique toute une série d'emmerdements (mais, encore une fois, ce n'est pas la dépendance le problème !), comme attendre le dealeur des plombes, faux plans, etc etc.

Si j'envisage de ne plus être dépendante un jour (physiquement je veux dire) c'est juste pour baisser ma tolérance ! (me défoncer moins, pour me défoncer plus wink

L'autre point problématique à mes yeux c'est le regard social.

D'une part le regard sociétal : j'ai l'impression que socialement ça passe mal être dépendant car c'est comme si on ne savait pas se contrôler...Alors que pour d'autres traitements c'est mal vu de ne pas les respecter, pour les TSO (et assimilés dans mon cas) ça serait une honte le fait d'en avoir besoin...Sincèrement, je m'en fous un petit peu, même si je trouve ça rabaissant et fatiguant à la longue la stigmatisation, l'infantilisation et la discrimination de la part des praticiens (médecins et/ou pharmaciens). C'est de la violence tout simplement.

De l'autre, en termes de relations sociales, je dois avouer que j'ai toujours évolué dans un milieu ou l'utilisation des drogues était monnaie courante. Ça n'a jamais été tabou avec mes potes/connaissances, même si certains prods passent mieux que d'autres...Et en effet, là, parfois la dépendance c'est quelque chose d'assez mal vu par certaines personnes. Vu que la grande majorité de personnes que je fréquente c'est des UD qui gèrent, le fait de tomber addict c'est un peu perdre le statut de personne qui gère (alors que j'ai l'impression qu'on peut gérer tout en étant dépendant !).

Quant à la famille, perso ce n'est pas la dépendance qui pose problème, mais la conso en général (de produits légaux ou pas : fumer des clopes est mal jugé déjà...) sauf pour l'alcool où c'est le fait d'en "abuser" qui rabaisse la personne, mais sinon c'est valorisant de partager un verre, voire une bouteille. Mais c'est une question "morale"

Bref, je me rend compte que je n'ai pas vraiment répondu à toutes les questions wink

pierre a écrit

Et vous, comment gérez-vous votre dépendance ? Avec quel(s) produit(s) ? Qu'est ce que vous avez mis en point ? Comme êtes vous sur de ne jamais manquer ? En avez vous parler avec votre entourage ? Est ce que les outils pour consommer votre produit sont une problématique

Ce que j'ai mis au point pour jamais en manquer ? Certes c'est une charge mentale, mais je ne sais pas trop comment, j'ai toujours réussi. J'ai toujours eu peur de ne pas avoir de conso, alors j'arrive pas trop mal à gérer les "stocks" (parfois en cachant une partie des prods pour plus tard par exemple) ou à anticiper sans attendre d'être en rade/en chien pour penser à en trouver.
J'avoue je n'ai pas trop réfléchi aux pratiques, je trouve ça me vient assez naturellement...

Vu que mes ROA préférées sont le sniff (l'ingestion et la fume), les outils pour consommer ne sont pas en général un problème, même si dans certains contextes j'y fais attention.

Par exemple au taf, j'utilise pas de roule ta paille pour ne pas en laisser dans les poubelles (mais bon, c'est extra facile de prendre une feuille) et parfois c'est compliqué de trouver le matos et l'endroit pour faire une pipe à crack (c'est pour ça que les pipes Rdr c'est la classe, quand je voyage je les enleve de leur étui et je les transporte en vrac), après je dis ça mais je ne suis pas dépendante au crack.

Bon, je ne vais pas faire un roman, je m'arrête, mais s'il y a des questions je suis là.

Je crois je vais me faire une trace coke-sniff

Reputation de ce post
 
Super témoignage, merci ! Caïn
 
Super post, détaillé mais très clair, bcp de recul...DCO
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

Hors ligne

 

kaneda 
speedball
900
Inscrit le 04 Sep 2021
103 messages

Caïn a écrit

Là dans ta conso tu es tout seul, ou juste avec ta copine qui ne consomme pas ?

Salut Caïn, en général ma copine est à la maison quand je me fais une soirée base. Elle boit un coup pendant que je fume la C, on écoute de la musique etc... Une soirée tranquille big_smile

Quand j'étais plus jeune j'aimais bien sortir avec des potes et taper de la C mais maintenant je préfère rester chez moi pépère.

Hors ligne

 

Caïn 
PsychoAddict
310
Inscrit le 04 Oct 2013
2003 messages
Blogs
A lire tous les témoignages, on voit bien que chacun trouve sa stratégie avec le temps et l'expérience qui en découle ! Tant mieux.
Au fond, on finit tous par trouver une forme d'équilibre, entre conso légale, conso qui ne l'est pas, extras et prise ordinaire.
Mais on reste tous plus ou moins dans une forme de dissimulation, par peur des réactions, des mauvais jugements. Autrement dit, du chemin a été fait mais il en reste des km à parcourir !

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

Hors ligne

 

Dans un coin d'ombre 
Nouveau Psycho
France
200
Inscrit le 22 May 2021
122 messages
Salut à tous,

Comme je le précisais dans le commentaire de mon champi, super post cependant...je me rappelle que tu as été une des premières à me répondre lorsque j'ai posté mon premier message, je galérais et flippais pour me sevrer de ma conso ( pourtant récente ) d'héro...tu m'aurais pondu tout ça j'aurais gagné du temps en réflexion, sûr que tu l'as fait exprès pour me laisser dans ma merde !...wink

N'empêche, depuis le temps que je consomme différents trucs, c'est bien pareil, c'est de ne pas arriver à gérer cette conso spécifique qui m'a amené a me poser plus de questions sur ma/mes dépendances...

Je sais depuis très longtemps que j'ai une forte appétence pour les prods et que ça peut vite se transformer en dépendance au moins psychologique ( tabac et pétards quotidiens dès 17 ans même si j'avais commencé avant...à ramasser des mégots pour me faire mes clopes, à péter un cable si je n'avais pas mon spliff du soir, donc bref, il ne m'a pas fallu 36000 ans pour capter mon rapport à tout ça )...mais là ça s'est transformé pour MOI en vrai galère ( l'héro ), je n'ai pas du tout assumé le fait de devenir dépendant, et le côté physique m'a fait bien galérer aussi...tout ça m'a forcé à me remettre en question plus en profondeur...je suis dépendant à la défonce, au moins à une défonce " à venir " depuis bien longtemps en fait...je gérais oui, la plupart du temps, mais je n'allais pas chercher assez loin à l'intérieur pour me voir réellement comme j'étais, la peur de se confronter à un aspect de ma personnalité que je préférais ne pas voir pleinement je crois...

Après, il faut faire son cheminement oui, comme tu le dit Caïn, mais dans la tête des " autres ", on ne peut pas le faire à leur place, et c'est relou, parce que oui, c'est stigmatisant...
Dans mon premier post sur ce thread je parlais d'aller prendre mon traitement hebdo à la pharmacie, comme par hasard, premier " couac " samedi dernier...
J'avais vu mon addicto la veille pour faire le point et pour le renouvellement d'ordo...elle faxe l'ordo habituellement, sauf que là le fax était en panne.
J'avais fait la chouille la veille et abusé sur le rhum, réveil samedi matin tête dans le cul mais aussi un peu frissonnant etc, l'excès de tise n'a pas dû aider sur le début de manque de bupré...
Je vais à la pharma, pas reçu le fax donc, pas de 0,4 en stock il faut passer commande pour le recevoir en fin d'am...je n'étais pas en manque " grave ", mais quand même, pas envie de passer une partie de la journée comme ça, j'insiste, peut-être un cachet de 1 mg à dépanner en attendant, blablabla...
20 minutes à me faire galérer pour qu'enfin on me sorte deux 0,4, sur le traitement de quelqu'un d'autre, mais qui ne viendra que le lundi...
Je me suis contenu, j'ai expliqué la situation, mais la condescendance avec laquelle une des pharmaciennes me regardait lui expliquer certaines choses m'a fortement énervé...je me suis dit que si je sortais de mes gonds, c'était mort, j'avais perdu, et la confortait dans ses idées pré-conçues...mais putain que c'était gavant...avoir l'impression de mendier un truc, admettre une faiblesse honteuse...est-ce qu'une mamie venant chercher ses anti-dépresseurs aurait été traitée de la même façon ? Pas sûr...bref...il y a du chemin à faire oui, et perso je me répète, ça ne me dérange pas dans l'absolu d'expliquer des choses à certaines personnes, mais dans certains cas, pas envie de me faire chier, rien à prouver/justifier, et déjà pas mal de choses à continuer à mettre au clair avec moi-même...

p.s : Désolé pour le pavé à la fin, j'essaie de raconter le truc comme je l'ai vécu...

Dernière modification par Dans un coin d'ombre (21 décembre 2021 à  18:09)

Hors ligne

 

Caïn 
PsychoAddict
310
Inscrit le 04 Oct 2013
2003 messages
Blogs
Pour les pharmaciens, du moins pour beaucoup de pharmaciens, on est vus différemment, et moins positivement. Ce n'est pas de la victimisation c'est un simple constat. Bon pour moi ça va maintenant à la pharma, elles me connaissent et ça se passe bien. Mais au début, j'ai eu droit aux regards en coin, aux chuchotements.
Pénible ! On n'a pas de prise là-dessus donc on est bien obligé de l'accepter. Après je suppose qu'en tant que pharmaciens, ils ont forcément avoir dû des situations compliqués à gérer, avec des toxicos pas forcément toujours bienveillants.
Il y a un truc sur lequel ils devraient réfléchir, c'est faire en sorte que l'on ait toujours un petit cachet de rab, pour ce genre de situation justement. Moi aussi ça m'ait arrivé d'aller chercher mon traitement à 10 heures et qu'on me dise que ça arriverait dans l'après-midi. Et là j'étais vraiment pas bien du tout. Parce que je commençais à psychoter, et s'ils ont rien du tout, qu'il y a rupture etc.
A cette époque je n'avais pas de plan pour compléter mon traitement en achetant dans la rue !

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

Hors ligne

 

Groschacha 
Psychokinésiste onirique
France
000
Inscrit le 12 Feb 2015
86 messages
Bonjour à tous !

Tout a commencé par la dépendance au cannabis pendant plusieurs années. Une dépendance psychologique très forte s'est vite installée. Cette consommation a dû s'arrêter brutalement, comme pour beaucoup, suite à de violentes crises de panique systématiques. Mon monde s'est écroulé, je ne suis pas sortie de chez moi pendant plusieurs mois, bref, ma était devenue grise.

Assez rapidement, je me suis tournée vers d'autres substances (j'avais déjà consommé à peu près tout dans le cadre de soirées) mais cette fois seule ; héro, speed, coke, médocs (ps : je ne bois pas d'alcool)... J'ai remplacé le cannabis par autre chose. Je pense que mes dépendances ne concernent pas forcément un produit en particulier, mais traduisent d'un manque de quelque chose dans ma vie, plus largement et que tant que cela ne sera pas "soigné" (zéro estime de soi, zéro confiance en moi, mélancolie...), je me tournerai toujours vers autre chose.

Et aujourd'hui, cette autre chose est l'opium, que je fume quotidiennement depuis deux ans. Toujours seule. J'utilise les feuilles d'allu spéciales pour l'inhalation (asso SAFE) que je reçois gratuitement. Je suis dépendante psychiquement mais n'ai jamais ressenti d'effets physiques. Je peux partir deux semaines en vacances et ne rien fumer, sans que cela ne soit un problème, j'ai une grosse vie sociale où je ne consomme pas mais il m'est très difficile de résister à fumer si je suis seule chez moi, et je ne parle même pas de l'idée de ne plus en avoir - c'est d'ailleurs comme ça que je me suis rendu compte que j'étais, et j'ai encore du mal à l'admettre, dépendante.

Est-ce que je vis bien cette dépendance ? Je dirais que c'est mitigé. D'un côté, la simple pensée de me dire que je vais fumer demain me donne des papillons dans le ventre, et je me sens enfin mieux dans ma vie depuis que j'ai dû arrêter le cannabis. J'ai retrouvé cette consommation solitaire que j'aime tant, ce tue-l'ennuie qui fonctionne toujours. D'un autre côté, cette conso m'apporte beaucoup d'angoisses le soir. Quand cela m'arrive, je me dis que j'en ai marre de tout ça, de me mettre dans ces situations. Donc je prends des benzos (trop souvent, même pour un rien) et le lendemain, je recommence...
Je culpabilise un peu car personne de mon entourage n'est au courant, j'ai bien trop peur qu'ils s'inquiètent, qu'ils m'empêchent de continuer, bref, vous connaissez bien tout ça...
Niveau ravitaillement, cela me coûte beaucoup d'un point de vue financier. Je stresse à chaque fois que je dois racheter car j'ai peur que mon vendeur ait disparu.

Je dirais donc que ma dépendance a plus de points négatifs mais malheureusement, les sensations ressenties et l'addiction prennent le dessus.
Ecrire ce post me rend un peu triste car il me met face à la réalité.
Je pense à aller voir les Narcotiques Anonymes éventuellement.

Prenez soin de vous,


Chacha

Dernière modification par Groschacha (30 décembre 2021 à  00:29)


L'homme ne peut que s'incliner quand le hip-hop impose son dogme ♫

Hors ligne

 

melmuth 
Nouveau membre
300
Inscrit le 30 Dec 2021
1 message
Salut tout le monde !

Mes addictions les plus problématiques du moment sont aux cathinones et aux opiacés.

Côté opiacés j'ai commencé un traitement au subu y'a pas longtemps donc c'est sous contrôle. Je comprends pas que j'aie pas fait ça plus tôt ça facilite vachement la vie...

En fait s'il fallait résumer, ma dépendance je la gère avec un bon addicto avec qui je m'entends bien. Je pense que pour les cas comme moi c'est la seule solution pour survivre et c'est ce qui ma manqué pendant longtemps.

Mais je ne vis pas mal du tout ma relation compliquée avec la drogue, car, même si peu de gens arrivent à le comprendre, malgré tous les passages aux urgences qu'elle m'a fait faire, la drogue m'a énormément apporté et continue à m'apporter beaucoup. Je ne serais pas qui je suis sans elle et je suis content d'être qui je suis.
Reputation de ce post
 
J'aime bcp la fin de ton post, tu le vis bien c'est cool à voir :)
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (Meumeuh)
 
je comprends ca , je regrette le dolzam il m allait bien

Hors ligne

 

elhyyn 
Nouveau membre
France
000
Inscrit le 16 Mar 2021
31 messages

pierre a écrit

Bonjour,

c'est un thème que nous aimerions développer dans les prochains mois.

En effet, si il est admis ici qu'on peut être usager (récréatif) et avoir une vie tout a fait "heureuse", il en est souvent autrement de la dépendance....

Hors, nous sommes nombreux à nous rencontrer à travers Psychoactif et à faire le constat de notre dépendance à une drogue, mais en même temps que nous le vivons bien, et même plus que cette dépendance nous apporte quelque chose.

Premier volet de cet appel à témoignage, la gestion de la dépendance.

Pour bien vivre une dépendance, il faut apprendre à la gérer.  Gérer la quantité, gérer les approvisionnements, gérer les outils pour la consommer, gérer sa culpabilité, gérer les relations avec l'entourage...

Et vous, comment gérer vous votre dépendance ? Avec quel(s) produit(s) ? Qu'est ce que vous avez mis en point ? Comme êtes vous sur de ne jamais manquer ? En avez vous parler avec votre entourage ? Est ce que les outils pour consommer votre produit sont une problématique ?

Sujet des plus intéressant, cool de lire les différentes manières propres à chacun pour gérer une dépendance. Personnellement j'ai beaucoup de mal à gérer mes dépendances face aux différentes substances, les dissociatifs sont mon "pêché mignon", le cannabis et moi c'est une grande histoire d'amour, les psychédéliques me reviennent en tête de temps à autres et les stimulants me manquent après une pause de prise.
Pour les dissos j'ai rien mis en place, j'essaie juste de me résonner lorsque je veux en consommer de manière répétitive. Les psyché et stimulants pareil, je me force à stopper quand j'en abuse trop. Pour le cannabis, ça fait quelques jours que je n'en fume plus (permis) et je me suis mise à la cbd qui m'aide beaucoup.
Cela dit, après une pause de 5 mois avec la dure j'ai repris la semaine dernière (lors de mon arrêt de cannabis).
Je me suis donc remise en question et j'ai constaté que je remplace constamment un produit par un autre, je commence donc une thérapie l'année prochaine pour m'aider à ne plus dépendre de rien.
J'en ai parlé un peu à mon entourage mais ça ne m'a pas servi à grand chose c'est toujours les mêmes phrases qui ressortent "C'est mauvais" "Il faut te faire aider" "Pourquoi?". De toute façon c'est très personnel, personne ne peut faire quelque chose c'est à moi de prendre les choses en main.

J'ai 20 ans et j'ai commencé vers mes 15 ans alors c'est très compliqué d'imaginer ma vie sans défonce quelconque, j'aime trop ça, il y a des gens qui aiment le sport moi j'aime mettre mon esprit et mon corps en "transe". Je ne me verrais pas plus jamais prendre quoi que ce soit, il n'y a pas que du négatif dans la prise de drogue ça m'a aussi apporté beaucoup de choses (une plus grande ouverture d'esprit, de la joie, de bons souvenirs, et des moments mémorables).

Voila mon point de vue smile
Prenez soin de vous,
drogue-peace


J'essaye de trouver l'équilibre
A quoi ça sert de préparer l'avenir si t'oublies d'vivre?

Hors ligne

 

100foie_niLoi 
Nouveau membre
France
300
Inscrit le 04 Feb 2021
30 messages
Yooo!

J'en profites pour faire un bilan sincère et impartial sur les dépendances qui m'ont accompagné depuis l'enfance...

L'une a toujours été combattue difficilement et remplacée par une autre instantanément et sans m'en rendre compte plus jeune...

C'est consos ou addictions ont toujours été abusives et non contrôlées :

-10 ans, télé, console, sucrerie, enfermé dans ma bulle
-14 ans, tabac, bouffe, console...
-15 ans thc, tabac, bouffe
-18 MD, THC, Tabac
-21 CC, Alcool
-22 CC, Speed, Alcool
-30 MD, Alcool, benzo
-34 Benzo, amphet
-36 Amphet, alcool, benzo...

Tout ça avec des moments de pauses, d'effort, de dégout, de diète...

Jusqu'à maintenant j'ai abusé de chaque substances à en tirer le meilleur puis ai réussi à balayer toute conso qui me nuisait...

Positivement parlant, à ce jour, j'ai rayé la boulimie, la CC, la clope, le THC, définitivement de ma vie...

Je ne pense objectivement ne jamais pouvoir vivre sans une consommation journalière d'une substance...

Je pense aussi être assez informer et lucide pour ne pas sombrer dans une addiction néfaste !

J'ai un boulot, 12 point au permis, pas de casier, pas de violence, pour moi c'est ma limite entre consos gérées et profitables ou la perte de contrôle amenant son lot de problèmes...

Tout en gardant à l'esprit que c'est une vie borderline, oui je tombes et en chie parfois mais oui j'estime profiter 100x plus d'instant et plaisir que Mr Toulemonde...

Je ne fais aucune apologie, mais dans mon cas, j'ai fais le choix de vivre certe moins longtemps, mais comme je le supporte, l'entend et en suis capable...

Vivre, construire, avancer, mais accepter et faire bon usage d'un produit à un moment, à bon escient...

Si le fait de voir son stock ou sa source d'approvisionnement disparaître rend obsédé, il est temps d'amorcer un travail et admettre qu'une fois de plus l'addition s'est installée...

Au bon dosage, à bon escient, dans un bon esprit, je pense qu'on peut vaincre toutes ses dépendances et continuer à profiter de chaque substances ! (mais n'en suis pas encore capable)...

De toute manière, aller au bout d'une dépendance, ci complaire, abuser, chercher et trouver la limite, c'est le seul moyen de se rendre compte dans quel bail on est et de songer à s'en sortir...

Ne pas se culpabiliser, comprendre, se poser les bonnes questions, se faire aider pourquoi pas...

Si Tu Ne Sais Pas Ou Tu Vas, Souviens Toi D'ou Tu Viens...
Teuf Teuf Fais Le Train, C'est Le Gros Train De Vie...
Rip Darkmarket...

Hors ligne

 

Johan89 
Nouveau Psycho
400
Inscrit le 02 Oct 2018
144 messages
Blogs
Salut, alors si j'ai envie de parler de mon expérience d'UD heureux et qui n'a aucune culpabilité vis à vis de ses consos. Je suis passé par:

12-15ans: tabac brun environ 2packets par semaine, j'ai facilement arrêté quand je me suis remis à faire des sports de cardio.

15ans: quelques traces de

16-18: quelques tazs, sessions de speed sur quelques périodes, consos de Codé / morphine assez régulières, j'ai un peu galérer pour décrocher la codé mais ça s'est fait en une 10aine de jour. Essais de RC divers et variés et de tous les blockbusters, un peu de: C, LSD, Meth, Champi, GHB, DXM, Poppers, Salvia, Tramadol, un peu de THC, et surtout grosse consos d'alcool (de mon pdv) environ 1bouteille d'alcool fort type vodka / whisky par semaine. Et début d'un traitement quasi quotidien au MPH.

Passé 18ans, plus une goutte d'alcool: je dois boire 5-6fois par an grand max et sans arriver au stade où je vomis, et je suis très satisfait de ça, la consommation d'alcool depuis que je l'ai stoppé je trouve qu'elle est extrêmement contexte-social dépendante, sauf qu'a la fin ça devient juste une habitude et on boit sans plus savoir pourquoi. Surtout je n'aime pas les effets secondaires de l'alcool: durée de demi vie longue, peau qui tire, cheveux qui grattent, déshydratation etc... Jamais compris pourquoi les gens refusent l'étiquette drogue pour désigner l'alcool.

J'ai également plus tard essayé la H3 par curiosité, en sniff je trouvais que ça valait pas mieux que de la morphine. Par contre sur de l'alu j'ai pris une claque suffisamment jouissive pour me mettre une barrière et me dire que je n'allais pas envisager de consommer ça fréquemment (même en espaçant suffisament pour ne pas dev de dépendance physique) car je n'arriverai probablement pas à mi tenir, du moins pas envie d'essayer, même si je n'exclue pas à nouveau une consommation de H3 sur de l'alu dans le futur, si on me le propose. Certaines ROA changent totalement un prod.

Aujourd'hui j'ai pris énormément de recul sur mes consos, après 5ans avoir un peu tout essayé, et surtout j'ai acquis de solides méthodes, qui me permettent de bien évaluer ma relation avec les produits (si je m'engage dans une dépendance ou non et dans quel contexte je consomme quel produit), mais plus principalement: je suis totalement informé sur les comportements RDR de chaque prod que je consomme, notamment grâce à des sites comme Psychoactif wink , psychonautwiki, erowid etc... que ce soit sur le côté théorique comme demi vie, neurotoxicité, espacement des prises... tout autant que sur le côté pratique: CWE, cuisiner son GBL en GHB, Set and Settings du LSD...

Beaucoup de mes proches UD comme non UD me trouvent parfois un peu curieux, car pour eux les drogues ça doit être fun, pas prise de tête et par conséquent le côté méthodique s'oppose à la vision qu'ils en ont.
-Lorsque je consomme des Hallucinogènes: LSD / Psylo / Keta je met systématiquement un chronomètre qui me permet de me situer depuis combien de temps j'ai pris mon produit et donc d'ici combien de temps je serai redescendu. C'est important pour moi, car calculer et lire l'heure pour le temps écoulé depuis la prise, quand on est sous l'emprise de ces prods peut s'avérer un peu difficile.
-J'utilise presque un calendrier de consos pour contrecarrer l'effet de craving, notamment pour ne pas céder à l'impulsivité de la conso, le fait d'avoir un jour en point de mire sur la prochaine conso ça m'aide à s'y tenir.
-Et surtout je sais dans quel contexte consommer quel prod.

Aujourd'hui je ne consomme plus qu'uniquement de manière plus ou moins régulière:
Ketamine: environ 0,5g par mois, sur 1 ou 2 sessions, rarement plus de 2 ou 3 traces par session, surtout en free party dans le son, peu d'intérêt hors contexte festif pour moi.
GHB: pas plus de 2 sessions par mois, et je connais mon soft point.
1P-LSD/Psylo: une 10aine de prise sur l'année, toujours avec le bon set and settings, je connais les dosages qui me plaisent et dans quel contexte: environ 200ug pour le 1P-LSD, j'achète sur des sites de RC que je juge plutôt fiable au niveau du dosage. Je sais que 250ug c'est trop pour moi et 150ug un petit coté de pas assez. Les psychédéliques m'offrent des grands moments de méditation, qui ne seraient pas possible sans des mois d'entrainement que je n'ai pas à consacrer.
Je ne prends plus du tout de speed, seulement exceptionnellement: 1fois par an environ, lorsque je dois rester éveillé et concentré très longtemps. Je ne trouve pas ça très euphorisant, simplement fonctionnel étant TDAH.
Je ne commande jamais de THC, ni de clopes, ni de DXM, Morphine, Salvia j'en prends uniquement occasionnellement, lorsque ce sont des amis qui me proposent, ce sont des prods que j'apprécie mais je ne les trouvent pas suffisamment intéressant à mon gout pour en acheter.
MD 1fois/an max, mais au lit avec une partenaire qui en consomme aussi, sinon 0 intérêts de mon pdv.
Je ne consomme plus du tout de C/RC-Cathinones-pyrollidines/Meth/Poppers en raison de la neurotoxicité, je trouve que ça ne vaut pas le coup à la vue de ce que cela m'apporte, surtout la C, nul: très cher, très coupée, et en tant que TDAH juste du MPH avec une affinité séroto bof bof en +.
J'ai diminué beaucoup ma conso de MPH limité aujourd'hui au travail: environ 1j/3 sur l'année.
Je n'ai après hésitation, jamais cédé au Stilnox* (edit: j'avais mis Zoloft) lorsque je dormais vraiment mal, et retrospectivement j'en suis plutôt content, pour avoir vu ma grand mère en consommer depuis 20ans et qui galère à retrouver un sommeil normal sans.

Une relation 100% décomplexée, et qui encadre un peu ma vie sans toutefois la guider, je ne vis pas pour proder mais ça m'accompagne. De plus en plus en lien avec mes études, qui incluent en partie des neurosciences cellulaires et cognitives (qui sont orienté biologie, pas psycho, bien que je ne sois pas biologiste de formation). Pas peur de le dire, je suis un UD heureux, et surtout les substances psychoactives m'ont permis de mieux me comprendre, mieux me connaitre et associer certaines sensations avec des trucs que j'avais pu vivre sans drogues, vraiment un élargissement du champ des possibles dans ma vie sans partir dans quelque chose qui me dépasse et qui me met en danger.  smak

Dernière modification par Johan89 (01 janvier 2022 à  17:46)

Hors ligne

 

pims1987 
Nouveau membre
Norfolk Island
100
Inscrit le 19 Oct 2015
26 messages
Bonjour à tous

Tout d’abord je tiens à remercier Psychoactif, ça ma permis il y a quelques années de me sentir moins seule face à mes addictions. Et avec le temps je me suis rendue compte de l’importance vitale quest de connaitre un produit, les associations avec tel ou tel produit, la législation etc. Grâce à cette plateforme et dautres asso de rdr.

Bref,

Je reprend, pour commencer, des mots de Prescripteur. Cest le deuxieme post.

prescripteur a écrit

La confusion est d'autant plus grande que l'OMS admet aussi le terme de dépendance physique pour la présence d'un syndrome de sevrage, qu'il s'accompagne ou non des autres points ci dessus. Un patient traité aux morphiniques pendant un certain temps aune dépendance physique mais pas forcément les autres problèmes.

prescripteur a écrit

L’abus de substances psychoactives est caractérisé par une consommation qui donne lieu à des dommages dans les domaines somatiques, psychoaffectifs ou sociaux mais cette définition ne fait pas référence au caractère licite ou illicite des produits.

Les termes utilisés quand il est question de dépendance, addiction, etc, sont important je trouve car il est question de représentation. Représentation de soi par soi, pour soi et de soi à travers le regard sociétal. Représentation quon se fait de quelque chose. Caricaturale, réaliste, etc...
Et quand on veut changer les représentations, lutter contre la discrimination ou stigmatisation par expl, il est justement question de (re)questionner les termes employés. Par la société, par soi par ce que on a interiorisé des mots, des images..
En bref, je veux dire par là que le chemin se fait à la fois par soi et par le regard extérieur de la société dans laquelle on est ancré (dépendant?) quon le veuille ou non.

Pour moi dépendance physique et psychologique sont intimement liées mais je suis disposée à entendre dautres points de vue sachant que tout dépend de quel point de vue on se place. Scientifique, sociétal, médical.. Sachant quil y a plusieurs courants de pensée dans le médical, le sujet serait vaste. Mais pardon, là nest pas le sujet.

Cette conviction comme quoi dependance psy et physique sont liés est probablement dû au fait que suite à mon arrêt dhéroine (2g/jr pendant 2 ans avec 3 ans avant une conso moins intense mais reguliere) jai été amené à reflechir sur pourquoi je consommais et surtout pourquoi je souffrai tant de certaines de mes relations à autrui. Cette reflexion je lavais déjà avant car ado vers 13/14ans ça nallait pas fort et fumais du cannabis pour oublier. conso que jai finis par arreter bien plus tard car remplacée par une autre puis parce que ça me rendait parano. Ca marrive, très rarement de tirer une taf quand je sais que je suis dans un contexte securisant et que je suis sure den avoir envie.

Quoi quil en soit, pour en venir au vif du sujet je dirai que une des choses que jai appris grace à la rdr (qui est selon moi une façon de gerer sa conso) cest que la prohibition enferme le "consommateur" dans lillégalité et lillégitimité (cest pas de moi, je reprend les termes de Asud). Partant de là, le consommateur, ou usager, (je naborderai pas la question de ces termes employés car cest pareil, cest encore une question de representation et de ressenti individuel), est de facto dépendant à son fournisseur, dealeur, à la rue, et est destitué de tous droits au regard de la société. Indirectement il est vu comme un criminel ce qui le met en marge et lempeche de pouvoir voir quil peut être acteur de sa conso de façon bienveillante vis à vis de lui même (et des autres). Bref ca induit directement la question de la dépendance à un systeme qui nous considere comme des crimineles et moins que rien.
Vous me direz, quest ce que jen ai à faire de ton charabia?
Soite, à une époque jaurai trouvé mes propos assez chiant et je pensais juste à avoir ma dose.
Mais je veux en venir par là pour dire que justement pour moi une des choses importante se situe dans la possibilité quon a encore ou pas à bien vivre une conso.
Ce depend de tellement de facteurs.
Mais si, de facto, on est considéré et on se considere comme en marge (juridiquement et psychologiquement) dune société, nest ce pas une entrave potentielle à une gestion bienveillante de sa conso? Je pose la question.
Je pense que ca depend probablement des gens. Perso, pendant longtemps jai levé fierement létantard de "en marge" sauf que ce netait pas pour les bonnes raisons. Cetait surtout pour me fuir en pensant briser une case dans laquelle on maurait mis. Ma marginalité se résumait donc aux yeux des autres (et aux mien) à être dans l’illégalité. Alors que la marginalité peut être une belle chose, une force.
Bref, pour moi donc, être dans l’illégalité ne me permettait pas davoir une conso bienveillante et donc de bien la vivre. Car cela induisait en plus trop de parametres me mettant dans des situations delicates qui me déstabilisaient beaucoup et ajoutaient à ma culpabilité et donc une conso impulsive.

Mes conso avant lhéro etait recreatives MAIS etaient très souvent liées à quelque chose daffectif (un conjoint ou un groupe de pote pour se sentir appartenir à un groupe,etc) et javais beaucoup de mal à les organiser de façon à ce que ca nait pas dimpact negative sur ma vie sociale, pro,etc.
Ma conso etait bien trop lié à une souffrance psychique que je refusais de voir.
Manque destime, besoin detre aimé, de se sentir fort, de "gerer" sa vie, etc

Maintenant je dirai que certes je suis dependante physiquement et psychologiquement de mon TSO (0,4mg de Temgesic. Jai commencé à 8mg de Suboxone ya 5ans ) mais je le vis bien car je viens de loin. Cest une dependance que je connais, que jorganise et je ne me sens plus coupable car cest ce qui ma permi de pouvoir reprendre une vie que jaime. Jentend encore mes potes de lépoque qui disait quils ne voulaient pas etre dépendant à la pharmacie et je me revois prendre des trace de sub pour essayer de me defoncer. Je prefere mille fois trouver un medecin humain/ouvert desprit (même si cest pas simple, que ca peut ne durer quun temps) et apprendre à ne plus avoir honte quand je vais à la pharmacie plutôt que detre en interdit bancaire, être à la rue, et courir ventre à terre chaque jour pour faire le tour de la France pour trouver une dose (sans avoir la certitude que se soit une bonne cam ou bien quon me vole et me retrouver en chien) pour au final navoir rien foutu de mes jours mise à part ça et remettre ça le lendemain. Pour moi elle est aussi là la difference entre addiction et dependance. Quelque chose qui nous echappe ou que lon comprend. Mais cest une question de légalité juridique/morale aussi..

Disons quune dependance connue, comprise, réfléchie et envisagée sans culpabilité et réglo vis à vis de soi me va mieux car elle me permet davoir le temps de reflechir à mon positionnement vis à vis delle et aussi de me realiser dans dautres choses dans ma vie, tout simplement delargir mon horizon qui setait reduit à un caillou. Caillou que je ramassais compulsivement où jétais à la fois le Petit Poucet et mon propre Ogre.


A lépoque où on ma proposé mes premier roule ta paille ou alu (cf. Aides) je trouvais ça vraiment inattendu. Une fierté mal placée mamenait à parfois preferer le vieux billet dans mon porte feuille, "à la dure!". Mais on ma appris à me rendre compte quon peut avoir une conso où on se protège et se respecte. Comme penser à boire de leau quand on prend du speed, sobliger à manger après de la mdma, ne pas bouffer la dose de champi de son voisin alors quon sait pas combien on vient dingurgiter ^^ etc.. Et que prendre soin de soi commençait par là. Je découvrais comme ça quon pouvait avoir une conso raisonnée.

Concernant la gestion de lhéro javais beau essayer de la cacher, de diviser le caillou pour sequencer mes prises, impossible. Je ne connaissais pas la Kitchen Safe ! je laurai cassé aussi de toute façon wink Disons que tellement de facteurs sont independants de soi pour ce qui est de trouver de la came que avec du recul je me dis que cetait casi impossible pour moi de pouvoir avoir une conso et de bien la vivre. Un fournisseur qui nest pas là, une dose qui est coupé et te fou en chien plus vite que prévu, un evenement qui me met à mal et donc finir plus vie que prévu le pochon, la banque qui tapelle, tes proches qui se detourne de toi car tu les a volé et leur a menti, bref, un isolement qui petit à petit fait que je croyais maitriser la situation mais en fait je men remettais toujours à quelquun dautre. Mais ça cest les facteurs qui mappartenaient et que seule moi et un on soutien de pro pouvaient regler.
Lhero na jamais été recreative pour moi. Trop liée à des douleurs perso. A partir de là, pas moyen de la "gerer" je pense. Biensure jaurai pu choisir de faire du sport extreme, ça aurait (peut être?) été plus simple? Pas sûre. Chacun a sa dependance qui devient ou pas une addiction.

Pour mon TSO je men remet biensure aussi à quelquun dautre qui écrit mon ordonnance et me delivre les medoc, mais cest moi qui suit aux commandes de ma conso. Jai mis en place des "stratégies".
Pour ne plus avoir le flip d’arriver à la parma et quon me dise que mon traitement a été donné à quelquun dautres ( ça mest arrivé une fois et je me dis avec du recul que peut etre que quelquun etait en chien et ca la aidé mais sur le moment jai pas vraiment réagi comme ça et ai expliqué à la pharmacienne quil ne sagissait pas de MnMs et jen avais rien à faire quon me regarde me mettre en colere car javais limpression quon ne me respectait pas) japelle toujours la veille ou le jour même (tout depend si lordo est faxée ou si je lai) pour prevenir que je vais venir et verifier quils auront mon traitement.
En bref, cest avec une forme de rigueur (mot que je detestais avant car je le prenais comme une obligation némanant pas de moi) que je me suis construite avec le temps, et surtout beaucoup de reflexion et découte de mes emotions que japprend à vivre.
Je prend mon traitement le matin au reveil , je prend une douche en ecoutant de la musique, etc.
Chacun trouve ses astuces pour se fixer une ligne de conduite si je puis dire ca ainsi..
Après, être dans un environnement securisant cest aussi important pour moi.
Faut aussi être organisé. Je suis assez tete en lair alors pendant longtemps, javais beau prendre regulierement mon traitement javais toujours des chevauchements sur mes ordo.. Ce qui me foutait mal vis à vis des pharmaciens qui me jaugeaient en mode "elle nest pas serieuse celle ci". Mais avec le temps je me suis rendue compte que jetais tellement dure avec moi même que cetait aussi moi qui accordait trop dimportance à leur regard et leur prêtait peut être des intentions ou pensees quils navaient pas.. Bref, avec de la patience et de la determination et beaucoup de bienveillance et dhonnêteté lucide vis à vis de soi (se devetir de la culpabilité étant selon moi le premier pas vers un retour vers soi) je posais mes propres barreaux dechelle et non plus des barreaux de prison. Parfois ca tient à une façon de voir les choses, un changement de point de vue sur soi et les choses. Mais tout ça, si javais été dans lillegalité jaurai pas pu y reflechir.

En ce qui concerne les mots dependance ou addiction, jai vu que souvent le terme assuétude est utilisé aussi.. Comme etre assujetie.

Ya un autre truc qui ma bien aidé quand jai arreté ma conso dhero et commencais la substitution cetait les feuilles de route appelées feuille de craving. Jai decouvert ca dans un CSAPA. Ca ma beaucoup aidé à partir du moment où des educateurs mont fait comprendre que je pouvais me permettre de ne plus avoir honte de ma consommation, de mes envies d’en reprendre, etc. Ca permet de tenir comme on veut un carnet de bord où on écrit si tel jour on a eu envie de consommer, si quelque chose en particulier a provoqué ça, si on en a rêvé. Bref, de devenir le narrateur de son histoire. Et surtout de redonner de l’estime de soi. Chose que javais perdu avec mes soucis d’addiction. Mais ca ma permis aussi de reperer les moments où je serai plus sensible à reconsommer, à connaitres les contextes et facteurs où je pourrai être tentée et ensuite d’apprendre petit à petit à savoir comment me preparer face à ces situations pour les vivre différemment si je ne pouvais ou voulais pas les éviter.

en fait une dépendance peut être multiple. Dépendance affective, etc. Pour ma part je crois que parfois ça peut prendre beaucoup de temps pour le comprendre, mais que d’apprendre à vivre avec est possible et ça peut être un chemin de vie dont on peut être fiere car peu de gens apprennent réellement à s’écouter avec lucidité. Ce quon appelle ici "gerer" en fait. Que les limites sont sans cesse reevaluer selon les gens, les contextes de vie. Rester figer n’aide pas, faut s’adapter. Moi ce qui pendant longtemps ma figé etait de penser que jetais forte et je refusais donc de voir mes fragilités. Cest en acceptant de les voir que japprend à me comprendre et donc à mieux gerer une dependance, quelle quelle soit.
Et jai pas finis dapprendre smile

Perso, et pour finir, mon TSO est un peu comme une bequille que je modèle et qui m’aide à apprendre à marcher sans elle. Elle ne se substitue pas à ma vie vu quelle m’aide à envisager la vie sans elle. Ce que ne faisait pas lhéro.
Je ne sais plus vraiment ce que cest de vivre sans (la tso), ça me fait un peu peur parfois de me dire quun jour je nen prendrai plus car jai pris tellement dhabitude avec. Et a la fois jai hâte et me dis que je sais que japprendrai de nouvelles choses quand je naurai plus cette bequille car je sais à lavance quelles seront mes embuches car je les ai envisagée et parfois vécues.
Cest pour ça par expl que lorsque je baisse mon traitement je prevois une semaine maximum où je nai pas de choses importantes à faire, où je suis dans un contexte calme.
Je suis quelquun danxieux alors jaime prevoir, ca me rassure. Mais ca bouffe aussi. Alors je cherche léquilibre instable entre les deux et japprend sur moi même. Limportant cest de ne pas être dans un fantasme et daccepter de se tromper car dans tout les cas ça arrive, quon le veuille ou non.
Et puis la réalité fait que ca narrive jamais que jai une semaine en mode calme plat ^^ alors quand je suis en baisse je mhabitue à l’imprévu vaille que vaille et je sors maerer lesprit en forêt ou travaille sur ma respiration, ou danse ou pleure un bon coup ou jécris ou dessine . Chacun ses outils. Nous sommes tous nos forgerons smile

Je pense que ce parcours est solitaire mais doit être collectif pour se battre pour des reconnaissance de droits. Car il y aura toujours quelquun pour nous rappeler nos fragilités, de façon volontaire ou pas car cest ce que font les gens quand ils ne comprennent pas. Cest pourquoi accepter de connaitre ses fragilités est une façon selon moi dapprendre à "gerer" pour ensuite comprendre.
Jai beaucoup entendu dire "vous avez une epee de Damocles au dessus de la tête".
Et bien avec le temps cette epee de Damocles je dis quelle est en moi, elle est mon katana ^^

Je vois tout ça, maintenant, avec beaucoup de recul, comme un jeu dechec. On se casse la gueule. On regarde pourquoi, comment on sest cassé la figure. On élabore des plans pour eviter de se casser la figure ou bien de se casser encore la figure mais en se faisant moins mal, et on se relève avec des bleus mais on est plus forts car on a appris que la poele est chaude, puis on se recasse la figure, etc... Ainsi va la vie ! (entre temps on a pris le temps de contempler la beauté de la Nature hein, Faut savoir être indulgent, léger, oisif et poser l’armure).


Prenez soin de vous

Reputation de ce post
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

Hors ligne

 

prescripteur 
Modérateur
11700
Inscrit le 22 Feb 2008
9246 messages
Blogs
Bonjour, merci de me citer. La deuxieme citation est en fait une citation de l'OMS.

L’abus de substances psychoactives est caractérisé par une consommation qui donne lieu à des dommages dans les domaines somatiques, psychoaffectifs ou sociaux mais cette définition ne fait pas référence au caractère licite ou illicite des produits.

La partie que j'ai  mise en gras est importante et répond à tes observations sur la répression. Je trouve courageux de la part de l'OMS de dire que l'aspect médical de la consommation doit être distincte de son aspect legal.
En clair cela veut dire que lorsque la consommation n'est pas "abusive" (donc sans dommage dans les domaines somatiques, psychoaffectifs ou sociaux .) elle ne pose pas de problème médical, même si elle est illégale et visée par la repression. D'ailleurs la consommation simple n'est pas "codée" (Classification Internationale des Maladies) car elle n'est pas une maladie. Et c'est valable pour l'alcool comme pour l'heroine, le cannabis etc...

Par ailleurs la dépendance au sens de l'OMS n'est pas la seule dépendance physique et psychique,  mais suppose pour être diagnostiquée qu'elle soit perçue comme abusive  par le consommateur lui même et qu'il ne puisse pas la contrôler comme il le voudrait.

- Critères de dépendance de la CIM-10

Le syndrome de dépendance, selon la CIM-10, consiste en un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques dans lesquels l’utilisation d’une substance psychoactive spécifique ou d’une catégorie de substances entraîne un désinvestissement progressif vis-à-vis des autres activités.
La caractéristique essentielle du syndrome de dépendance correspond à un désir (souvent puissant, parfois compulsif) de boire de l’alcool, de fumer du tabac ou de prendre une autre substance psychoactive (y compris un médicament prescrit).
Au cours des rechutes, c’est-à-dire après une période d’abstinence, le syndrome de dépendance peut se réinstaller beaucoup plus rapidement qu’initialement.
Pour un diagnostic de certitude, au moins trois des manifestations suivantes doivent habituellement avoir été présentes en même temps au cours de la dernière année :
1. désir puissant ou compulsif d’utiliser une substance psychoactive ;
2. difficultés à contrôler l’utilisation de la substance (début ou interruption de la consommation ou niveaux
d’utilisation) ;
3. syndrome de sevrage physiologique quand le sujet diminue ou arrête la consommation d’une substance
psychoactive, comme en témoignent la survenue d’un syndrome de sevrage caractéristique de la substance ou l’utilisation de la même substance (ou d’une substance apparentée) pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage ;
4. mise en évidence d’une tolérance aux effets de la substance psychoactive : le sujet a besoin d’une quantité plus importante de la substance pour obtenir l’effet désiré ;
5. abandon progressif d’autres sources de plaisir et d’intérêts au profit de l’utilisation de la substance psychoactive, et augmentation du temps passé à se procurer la substance, la consommer, ou récupérer de ses effets ;
6. poursuite de la consommation de la substance malgré la survenue de conséquences manifestement nocives. On doit s’efforcer de préciser si le sujet était au courant, ou s’il aurait dû être au courant, de la nature et de la gravité des conséquences nocives.**

Comme je le souligne je préfère le terme d'addiction car à mon avis le terme de dépendance est très flou.
Ne somme nous pas TOUS dépendants de nos familles, de nos proches, de nos consommations, de notre logement, de notre voiture etc.. ?
Mais nous ne sommes pas addicts à tout cela. De nos familles et proches certainement (et le deuil est là pour le rappeler), de certaines de nos consommations aussi (pour certains c'est la bonne bouffe..., pour d'autres l'heroine...). Mais nous  pouvons choisir de changer de logement, de voiture, d'alimentation ou de consommation (avec plus ou moins de réticences).

Cest pourquoi accepter de connaitre ses fragilités est une façon selon moi dapprendre à "gerer" pour ensuite comprendre.

Bref je plaide pour un abord de la consommation qui se préoccupe uniquement de la problematique medicale et non de problematiques ideologiques et politiques, dont le fondement est parfois nauséabond. C'est à dire RdR , notamment sur la qualité du produit, et absence de repression quand la consommation ne nuit pas à autrui.

Amicalement

Dernière modification par prescripteur (02 janvier 2022 à  14:31)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

Hors ligne

 

Meumeuh
Animateur PsychoACTIF
7000
Inscrit le 21 Nov 2017
3009 messages
Blogs

prescripteur a écrit

Quel que soit le choix des termes il me parait essentiel pour toute discussion de différencier un état de dépendance qui n'entraine pas ou peu d'effets nocifs et un état de dépendance avec désir puissant, difficultés à contrôler et impuissance à éviter les effets nocifs etc..

Oui en effet,
Perso je pourrais dire que j'ai eu une addiction à l'héroïne , il y a quelques années.
Et pour me sortir de celà je suis passé à une dépendance à mon TSO méthadone avec lesquel j'ai pu reprendre une vie quasi normale.

Enfin c'est juste ma perception ... et le débat est peut être intéressant ( a suivre peut être sur un autre topic ?)


Amicalement


☆Keep Calm & Smoke Cr∆ck☆
Analyse de drogues si effets indésirables:
https://www.psychoactif.org/sintes
Soutenez PsychoACTIF

Hors ligne

 

pims1987 
Nouveau membre
Norfolk Island
100
Inscrit le 19 Oct 2015
26 messages
Oui c'est intéressant en effet comme définition par l'OMS. À moi ça me semble logique mais merci je vais aller lire les articles en entier j'en apprendrai sûrement bien plus. Après moi j'aime bien entendre la définition de dépendance ou addiction par les personnes concernées. Mais en effet il semblerait qu'il y ait une avancée dans la façon dont sont envisagés ces traités

Les termes addictions et dépendance peuvent être envisagés de façon sensiblement différentes oui, c'est bien pour cela que je me suis plus attardée sur la question de ma gestion dun traitement de substitution car c'est ce qui ma paru plus adapté au topic.
Mais finalement, au vu de la définition de l'OMS mon témoignage de gestion de la TSO n'a pas vraiment da place dans ce topic vu que selon ta suggestion de différenciation des deux termes, la TSO serait une dépendance.
En bref, peut-être que oui comme le suggère Meumeuh ce peut être un autre débat car moi je m'embrouille du coup et semble ne pas apporter grand chose à la question.

En quoi la TSO est elle une dépendance ou une addiction ? En fait mon texte aurait plutôt sa place dans "comment gérez vous votre TSO".

On est tous dépendants à quelque chose oui, à moindre mesure.

" je plaide pour un abord de la consommation qui se préoccupe uniquement de la problematique medicale et non de problematiques ideologiques et politiques, dont le fondement est parfois nauséabond. C'est à dire RdR , notamment sur la qualité du produit, et absence de repression quand la consommation ne nuit pas à autrui."

la RDR c'est la base oui, mais la politique est obligatoirement concernée par le médical.. Meme si nauséabond. Les avancées médicales se sont fait de par des avancées politiques et des moeurs. Regarde le dispositif AERLI, qui est permis dans certains caarud et paradoxalement des usagers sont amenés à s'injecter dans les salles de douche ou WC (du caarud) car pas inscrits dans le dispositif. Ca paraît absurde oui, mais c'est politique .. Mais bon vaste sujet. cest peut-être naïf mais pour moi la RDR, ça passe donc aussi par de la politique car une réduction des risques se fait par une connaissance du produit et oui ses analyses par les dispositifs Sintes ou autres mais  par la même une reconnaissance des "droits" des " usagers".

Sur ce je m'arrêterai car je ne veux pas bloquer le topic. lol

Bien à vous

Dernière modification par pims1987 (02 janvier 2022 à  18:57)

Hors ligne

 

prescripteur 
Modérateur
11700
Inscrit le 22 Feb 2008
9246 messages
Blogs
Bonjour,

Mais finalement, au vu de la définition de l'OMS mon témoignage de gestion de la TSO n'a pas vraiment da place dans ce topic vu que selon ta suggestion de différenciation des deux termes, la TSO serait une dépendance.

Oui chez la plupart des usagers le TSO est une dépendance au même titre que les autres traitements des maladies chroniques (HTA, diabete, arthrose etc..) et au même titre que la consommation non problématique.
Il peut devenir une addiction si l'usager ne désire pas continuer son usage à cause d'effets secondaires non supportés mais n'arrive pas à changer.

Ce qui ne veut pas dire que ton post n'a pas sa place dans la discussion. Pour moi il est tout à fait pertinent.
Amicalement

Dernière modification par prescripteur (02 janvier 2022 à  20:02)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

Hors ligne

 

Redy827 
Nouveau membre
000
Inscrit le 02 Jan 2022
1 message
Bonsoir,

dépendant à la 3mmc depuis bientôt 2 ans, tout mon salaire y passe. je vis chez mes parents, des que je recois mes deniers, je cours m'enfermer dans un hotel et j'enchaine les traits avec les plans.

la seule chose qui m'arrête aujourd'hui, c'est quand je suis à sec. pendant ce temps : xanax et zopiclone.

Alors pour repondre a votre question : je ne gere rien du tout.

Hors ligne

 

pierre
Web-Administrateur
2700
Inscrit le 15 Sep 2006
15408 messages
Blogs
Bonjour,

cette discussion n'est pas la pour faire la différence (si il y en a une) entre dépendance et addiction. Elle est la pour que les usagers témoignent sur leur manière de gérer leur dépendance, et montrer aussi qu'on peut gérer une dépendance/addiction, que ce n'est pas un gros mot. Avec plus ou moins de réussite, mais aussi en développant des vrais compétences expérientielles.

Cette discussion peut aborder la dépendance aux TSO, mais il y a aussi des usagers qui gèrent leur dépendance à la coke, au speed, au 3MMC....  Et j'aimerais aussi lire ceux la.

Dernière modification par pierre (06 janvier 2022 à  22:20)

En ligne

 

Stelli 
Animatrice - Dinosaure de PA
France
5200
Inscrit le 06 Nov 2006
1615 messages
Question complexe et difficile, je trouve.

Je pourrais parler de plusieurs produits, mais je vais commencer par le cannabis.

Après une période de plusieurs années de consommation occasionnelle, en joints surtout, à une fréquence variable, j’ai commencé vers 25ans à consommer quotidiennement, en bang. Au départ je consommais tous les jours mais je pouvais faire des pauses sans trop de difficultés, quand je partais une semaine par exemple, parfois chez moi, les raisons étaient diverses, ce n’était pas vraiment un problème à cette période. Puis petit à petit une dépendance est apparue. Ma consommation devenait compulsive par moments, ritualisée aussi. Je ne pouvais pas sortir sans taper ma douille avant. Mais en même temps, ne consommant pas en extérieur (ou vite fait un joint selon la durée) je supportais assez bien de ne pas consommer pendant plusieurs heures. Par contre une fois chez moi je re-consommais forcément. Parfois plusieurs douilles d’affilée. Les périodes de disette étaient très compliquées. Je tapais des douilles de tabac, mais c’était pas pareil... Ça soulageait surtout le craving, pendant un temps.
Niveau budget je gérais mon truc. C’était pas tellement le souci.
Au bout de quelques années comme ça, mes poumons n’ont pas trop aimé. Je toussais et crachais souvent (et noir) je faisais des bronchites... J’ai fini par abandonner les douilles, et repasser aux joints. J’ai arrêté un temps, mais repris. Finalement ma consommation s’est stabilisée. Je consomme quotidiennement, dès le matin, un peu comme d’autres fument des clopes.
Je gère mon approvisionnement en achetant une fois par mois, toujours au même endroit, le produit est toujours bon, servi correctement, pas d’histoires. Quand il me reste quelques jours de conso j’y retourne, toujours la même somme.
Ma conso varie un peu selon les moments mais reste stable. Je fume un peu moins en journée, un peu plus le soir. Moins si je suis occupée, plus si je suis stressée... J’adapte aussi à mon activité du moment, selon si je dois pouvoir être concentrée ou pas, selon le besoin que je ressens aussi, et selon le lieu... Je reste discrète mais ne m’interdis pas de fumer. Ça ne m’empêche pas de faire ma vie non plus.
Le cannabis a clairement un rôle anxiolytique et régulateur de l’humeur sur moi. Il m’aide aussi à gérer certaines douleurs, mon sommeil, et aussi les consos d’autres produits, en particulier en redescente.
Le plus compliqué pour moi c’est le risque légal en fait. Selon le lieu ou les personnes, c’est plus ou moins bien accepté, mais un risque persiste... et ça me saoule. Je ne fais chier personne, je gère ma conso, mais ce n’est pas légal.
Reputation de ce post
 
Merci pour l'exemple sur la cannabis ! Pierre

« J’ai l’honneur de te décerner le titre de bienfaitrice des camés! Bravo! » (trolalol)

Hors ligne

 


Répondre Remonter


Pour répondre à cette discussion, vous devez vous inscrire

Sujets similaires dans les forums, psychowiki et QuizzZ

[ Forum ] Risque de future dépendance
par moellebrisee, dernier post 04 février 2019 à  12:35 par Mister No
  4
[ Forum ] Dépression et dépendance biologie du cerveau
par KALE, dernier post 24 mai 2013 à  17:13 par drugstore cowboy
  20
[ Forum ] Gérer sa consommation - Quel est votre compromis ?
par Celui-là-bas, dernier post 02 novembre 2019 à  18:52 par plotchiplocth
  6

Psychoactif en Images
Plus d'images psychoactives
En ce moment sur PsychoACTIF  
 Psychoactif 
Le Fanzine Psychoactif N°4 est sorti
Il y a 7jAnnonce de Equipe de PsychoACTIF
 Appel à témoignage 
Comment gérez vous votre dépendance ?
Il y a 27mnCommentaire de Zolivak (33 réponses)
 Appel à témoignage 
Vous lisez des articles de presses qui stigmatisent les usagers :...
Il y a 3jCommentaire de prescripteur (23 réponses)
 Appel à témoignage 
Avec Safe testez le nouveau spray nasal (MAD)
22 décembre 2021Commentaire de Subohm (82 réponses)
 Forum UP ! 
Ecstasy pas très puissante ?
Il y a 20hDiscussion sans réponse depuis 12h
 Forum UP ! 
Mode de consommation - Partage de nos différentes méthodes de conception de bouteilles, b...
Il y a 12hDiscussion sans réponse depuis 12h
 Forum 
Cherche prix et photos de prods pour enrichir le PsychoWIKI
Il y a moins d'1mn
327
Commentaire de ectatrip dans [Conseils généraux de...]
(2324 réponses)
 Forum 
Comment gérez vous votre dépendance ?
Il y a 27mn
12
Commentaire de Zolivak dans [Conseils généraux de...]
(33 réponses)
 Forum 
Expériences - Expériences héroïne et escalade personnelle
Il y a 36mnCommentaire de Axe26 dans [Heroïne...]
(5 réponses)
 Forum 
Cannabis médical - Les cannabinoïdes bloquent l'entrée cellulaire du SRAS-CoV-2 et de...
Il y a 59mn
3
Commentaire de Mister No dans [Actualités...]
(6 réponses)
 Forum 
Sniffer - Cocaine test covid
Il y a 1hCommentaire de Ravanelli13 dans [Cocaïne-Crack...]
(3 réponses)
 Forum 
Actualité - Synthèse sur la pharmacologie du CBD (Addictovigilance)
Il y a 2h
1
Commentaire de Mister No dans [Cannabis...]
(1 réponse)
 Forum 
Choix du TSO - Traitement compliqué et nombreuses grosses rechutes.
Il y a 2hCommentaire de Le J dans [TSO - maintenance au...]
(8 réponses)
 Forum 
4-HO-MET - Trip report : Ma première prise de 4-AcO-MET
Il y a 3hCommentaire de Pizza2thon dans [RC Psychédéliques...]
(3 réponses)
 Blog 
Application MaConso
Il y a 3hCommentaire de Morning Glory dans le blog de _ricko_
(3 commentaires)
 Blog 
7 ans et déjà dans le trafique
Il y a 4hCommentaire de pierre dans le blog de ectatrip
(1 commentaires)
 Blog 
Concerta, danger
Il y a 9hCommentaire de LeDoc86 dans le blog de Cris
(1 commentaires)
 
  QuizzZ 
Evaluer la gravité de votre addiction
Dernier quizzZ à 22:18
 PsychoWIKI 
Methylphenidate (Ritaline), effets, risques, témoignages
 Topic epinglé 
Avocats spécialisés dans les infractions sur les stupéfiants
 Nouveaux membres 
squirrel nous ont rejoint et se sont présentés les trois derniers jours.
S'identifier

Mot de passe oublié

Morceaux choisis 

 Différence entre la Morphine et le Sophidone ?
par Zazou2A, le 18 Jan 2022
Yop, Alors ça va dépendre de comment tu comptes consommer, la sophidone, c’est de l’hydromirphone, un opi semi synthétique (comme l’héro) dérivé de la morphine Mais elle est 7,5 fois plus potente, en terme d’analgésies L’hydro, c’est une molécule qui est souvent considérée...[Lire la suite]
 Mise en garde 5F-SGT-151 (Herbal Incense)
par Momo76, le 15 Jan 2022
Bonjour, je viens mettre en garde contre l'Herbal incense qui est vendu dans la plupart des laboratoires de recherche chimiques, j'ai préparé un peu moins que la moitié de cette herbe (0.200gr) et du damania dans un joint. En effet je n'avais fumé que deux malheureuses taffs dans ce dernier et...[Lire la suite]
 Retrouvez nous à Amboise, Indre et Loire
par AidesCaarud37, le 14 Jan 2022
Bonjour, Aujourd'hui nous vous partageons une photo de nos militants accompagnés d'une adulte relais du territoire d'Amboise. Nous serons dès maintenant présents tous les 2° et 4° lundi de chaque mois entre 14h et 16h, à la MJC d'Amboise, 1 rue Rémi Belleau. C'est l'occasion de nous re...[Lire la suite]
Tous les morceaux choisis
Les derniers champis

Intéressant, merci ! dans [forum] Synthèse sur la pharmacologie du CBD (Addictovigilance)
(Il y a 4h)
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre) dans [forum] Différence entre la Morphine et le Sophidone ?
(Il y a 5h)
Très intéressant as always MG ~ dans [forum] Différence entre la Morphine et le Sophidone ?
(Il y a 5h)
Merci beaucoup ;) dans [forum] Différence entre la Morphine et le Sophidone ?
(Il y a 10h)

Pied de page des forums