Comment savoir si on est accro

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Nevroman homme
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Salut à tous voilà depuis quelques temps je me pose cette question, je consomme 0.5 ptêtre tout les weekend là semaine se passe bien je n'y pense même pas mais les weekend sans cc deviens chiant, j'avais déjà fait une pose de 3-4 semaines mais je me demandais comment savoir si on est accro , genre après combien de jours sans coco on sait si on est pas tomber dedans ?

Gen-Z,prenez ce qui vous plaît mais garder toujours le contrôle.

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Sreconnor femme
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Salut Nevroman !

Je suis pas experte sur le sujet de la dépendance cependant je pense que tu peux commencer à te poser ces questions là et ça peut te donner une certaine vision sur ta propre conso :

- est-ce que les soirées sans c t’ennuient ?
- ton entourage à t’il changer depuis que tu consommes ? A savoir est ce que tout ton entourage actuel sont aussi des consommateurs ?
- as-tu des troubles du sommeil ? (Hors prise)


Voila c’est pas hyper complet mais je pense que déjà tu peux te poser ses questions là, n’hésite pas à consulter un addictologue qui pourra être bien plus complet que moi


Je consommais aussi de la c avant et je pensais ne plus pouvoir en sortir j’ai arrêté totalement depuis 4 mois mais je compense aussi mtn avec de la MD donc bon..

La philo c’est comme le développement personnel en bcp plus prétentieux

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pierre
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ton entourage à t’il changer depuis que tu consommes ? A savoir est ce que tout ton entourage actuel sont aussi des consommateurs ?

Je pense que cette question est d’abord une question morale. Déjà Tout le monde change d’entourage. Et ensuite en quoi n’avoir que des consommateurs autour de soi est problématique ?  Parce que ce ne sont pas des personnes « saines » ?  Parce que des consommateurs ensemble consomment forcément ?

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Nevroman homme
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Ok merci, je sais que durant mes poses(2-3semaines) apart quelques forte envie de sniffer qui dure 30min ( et encore sa passe après ) je n'ai pas du mal à dormir ou quoique ce soit, ya juste mon compte en banque qui tire un peu la gueule.

Mais je me demandais surtout, imaginons que je suis addict et que après 3semaines sans en prendre j'aurais déjà des giga symptômes de sevrage ?

Parce que juste ici ça va à part les descente et mon portefeuille qui pleure un peu...

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meumeuh homme
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Nevroman a écrit

Salut à tous voilà depuis quelques temps je me pose cette question, je consomme 0.5 ptêtre tout les weekend là semaine se passe bien je n'y pense même pas mais les weekend sans cc deviens chiant, j'avais déjà fait une pose de 3-4 semaines mais je me demandais comment savoir si on est accro , genre après combien de jours sans coco on sait si on est pas tomber dedans ?

Il n'y a pas de règles mais si tu n'y penses pas la semaine, tu t'inquiètes pour rien.

Si cela peut te rassurer, alors espace tes sessions en 2 week-ends par mois au lieux de 4 ...


Après perso j'ai jamais eu ce sentiment d'avoir peur de tomber accro vu que c'est une plus psychologique (ex avec le craving).


Cocaïne sur le psychowiki
https://www.psychoactif.org/psychowiki/ … 9moignages

Dernière modification par meumeuh (02 avril 2024 à  13:50)

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Sreconnor femme
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pierre a écrit

ton entourage à t’il changer depuis que tu consommes ? A savoir est ce que tout ton entourage actuel sont aussi des consommateurs ?

Je pense que cette question est d’abord une question morale. Déjà Tout le monde change d’entourage. Et ensuite en quoi n’avoir que des consommateurs autour de soi est problématique ?  Parce que ce ne sont pas des personnes « saines » ?  Parce que des consommateurs ensemble consomment forcément ?

Non pas nécessairement, mais changer d’entourage brusquement peut être le signe d’un début d’addiction (selon moi et mon expérience perso) la question n’est pas de savoir si ce sont des personnes saines ou non, mais qu’on est forcément influencé par son environnement social


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DopeIsBeautiful non binaire
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pierre a écrit

ton entourage à t’il changer depuis que tu consommes ? A savoir est ce que tout ton entourage actuel sont aussi des consommateurs ?

Je pense que cette question est d’abord une question morale. Déjà Tout le monde change d’entourage. Et ensuite en quoi n’avoir que des consommateurs autour de soi est problématique ?  Parce que ce ne sont pas des personnes « saines » ?  Parce que des consommateurs ensemble consomment forcément ?

Je dirai oui effectivement, l'entourage est un facteur crutial dans l'initiation, la continuite et l'arret d'une consommation.

Role of social context in addiction etiology and recovery (2023)
1-s20-s0091305723000904-main.pdf

Bien que le contexte social soit depuis longtemps considéré comme un élément central de la prévention et du traitement des troubles liés à l'utilisation de substances et que de nombreuses prises de drogue aient lieu dans des contextes sociaux, la recherche expérimentale sur le contexte social a toujours été limitée. Ces dernières années ont vu l'émergence d'une recherche préclinique et humaine concertée en laboratoire qui documente l'impact direct du contexte social sur la consommation de substances, délimitant les mécanismes comportementaux et neurobiologiques qui sous-tendent le rôle de l'influence sociale. Nous examinons cette littérature préclinique et humaine émergente dans une optique théorique qui prend en compte les différentes étapes du processus de dépendance, notamment l'initiation/l'acquisition de drogues, l'escalade et la guérison. L'une des principales conclusions de la recherche actuelle est que l'impact de l'environnement social est fortement modéré par le comportement et les antécédents de consommation de drogues d'un pair. Plus précisément, si les contextes sociaux exempts de drogues peuvent réduire la probabilité d'initiation à la consommation de drogues et agir comme une alternative compétitive non médicamenteuse empêchant l'escalade, les pairs consommateurs de drogues peuvent également faciliter l'initiation et l'escalade par le biais de la modélisation des pairs en tant que récompense contingente de la consommation. De même, le contexte social peut faciliter le rétablissement ou servir d'obstacle qui augmente les chances de retour à une consommation régulière. Nous concluons en évoquant les traitements fondés sur des données probantes et les services d'aide au rétablissement qui ciblent explicitement les mécanismes sociaux ou qui ont identifié le contexte social comme un mécanisme de changement dans le cadre d'un traitement. Enfin, de nouveaux domaines de recherche, y compris l'élargissement des classes de médicaments étudiées et de nouveaux modèles de laboratoire humain, sont nécessaires pour traduire les résultats émergents dans la pratique clinique.

Personnellement je peux confirmer l'impact de mes frequentations sur mes consommations. J'ai du me priver de voir un ou 2 tres bon amis pour reprendre la main sur mes consommations. Et je pense que c'est quelque chose de particulierement difficile a vivre, car j'ai ressentis pendant un bon moment une difficulte a interagir avec des personnes sobres, meme si je l'etais moi aussi. Je l'ai vecu comme un reapprentissage a faire.

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zuzu
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Sreconnor a écrit

ton entourage à t’il changer depuis que tu consommes ? A savoir est ce que tout ton entourage actuel sont aussi des consommateurs ?

pierre a écrit

Je pense que cette question est d’abord une question morale.

Pour ma part, la problématique se situe davantage au niveau "du déterminisme sociale" que de la morale.

pierre a écrit

Déjà Tout le monde change d’entourage.

D'un point de vue anthropologique, on pourrait nourrir la contradiction à partir d'exemple concret. Ceci dit, reste à définir la notion "d'entourage".

pierre a écrit

Et ensuite en quoi n’avoir que des consommateurs autour de soi est problématique ?

Le comportement grégaire...

wikipédia a écrit

Le comportement grégaire décrit comment les individus d'un groupe peuvent agir de manière similaire sans concertation ou coordination. Le terme s'applique autant au comportement des animaux vivant en troupeaux qu'à celui des humains lors de rassemblements ou dans les processus quotidiens de prise de décision et de façonnage de l'opinion.

pierre a écrit

Parce que ce ne sont pas des personnes « saines » ?

Cela c'est vous qui le dîtes, c'est votre opinion que vous intérrogez ici. Je vous laisse le loisir de developper et de nous expliquer pourquoi vous déclarez "que ce ne sont pas des personnes 'saines'"? 

pierre a écrit

Parce que des consommateurs ensemble consomment forcément ?

Une des définitions que j'affection pour le mot "culture" est:

"La culture est ce que l'on a en commun"

Lorsque des cocaïnomanes se réunissent, la cocaïne est un des points qu'ils ont en commun. Il me paraît par suite relativement soutenable qu'ils en profitent pour cultiver ce point.

Ceci dit, il n'est pas impossible, qu'ils se réunissent de temps à autre seulement pour jouer au scrabble.

Dernière modification par zuzu (02 avril 2024 à  18:06)


"Petit, Cucul la praline me piquait ma chocolatine à la récré"

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Pesteux homme
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pierre a écrit

Parce que ce ne sont pas des personnes « saines » ?

zuzu a écrit

Cela c'est vous qui le dîtes, c'est votre opinion que vous intérrogez ici. Je vous laisse le loisir de developper et de nous expliquer pourquoi vous déclarez "que ce ne sont pas des personnes 'saines'"?

Bonjour. Jolie vanne, bien joué d'un point de vue rhétorique, mais sur le fond, non, je ne suis vraiment pas d'accord.

Ca n'est pas seulement lui qui le dit, c'est toute l'époque qui nous le répète H24. Le monde médical nous rabâche tout au long de notre vie que nous ne sommes pas des personnes saines d'esprit, et c'est cette thèse infamante qui sert de rationalisation à la répression sanitaire, politique et policière. C'est ça qui justifie les "soins" forcés et les maltraitances médicales "pour notre bien", tout comme les stigmatisations et les discriminations présentes dans tout notre univers social. Pour moi, la conception sanitaire des drogues est la bonne conscience de la panique morale qu'elles provoquent.

Déjà, l'étymologie même du mot "toxicomane" suppose une folie des toxiques. C'est inscrit dans notre langue elle-même, ça n'est pas PA qui l'invente. C'est ça une violence symbolique : une idée contenue dans le langage lui-même, indépendamment du sens personnel que tu peux donner au mot. Ce que tu imagines est forcément déterminé, au moins pour une part, par la structure même du mot et ce à quoi il renvoie dans notre langue. Dans ces conditions, impossible de ne pas l'intérioriser au moins un petit peu. Le langage n'est pas sans effet sur notre vision du monde et de nous-mêmes.

Ensuite, ce mot dégradant a été hypocritement remplacé par l'expression "Troubles liés à une substance et troubles addictifs" dans le DSM V, qui est la référence ultime en matière de pathologisation des comportements. Le mot change, mais la conception reste à peu près la même : réduire les personnes à leur comportement de consommation, pour en faire des malades qu'il faut soigner par rééducation comportementale, ou par répression chimique.

Le DSM apporte un verni scientifique, mais la frontière du sain et du pathologique me semble surtout déterminée par des préjugés totalement arbitraires, qui se sont fait reconnaître comme des observations objectives et scientifiques par excellence, par leur déni de ce qui est réellement vécu. Ainsi, la souffrance des personnes les plus fragiles et les plus en difficulté se voit détournée, en leur suggérant qu'ils sont malades, puis en leur faisant miroiter que la science médicale et psychologique peut leur offrir une guérison, que les personnes assimilent au mieux-être recherché, même si le plus souvent il n'arrive jamais en suivant ces préceptes injonctifs et normalisateurs.

Donc Pierre n'invente rien, il ne fait que questionner une conception dominante dans toute notre société, et largement intériorisée par chacun, notamment dans ce fil de discussion.



zuzu a écrit

Lorsque des cocaïnomanes se réunissent, la cocaïne est un des points qu'ils ont en commun. Il me paraît par suite relativement soutenable qu'ils en profitent pour cultiver ce point.

Ceci dit, il n'est pas impossible, qu'ils se réunissent de temps à autre seulement pour jouer au scrabble.

Ca me plait pas trop ton sarcasme avec le scrabble. Je me sens insulté, ainsi que les gens que j'aime bien.

Perso, je peux témoigner que je fréquente depuis longtemps de nombreuses personnes qui aiment la Cocaïne et qui en consomment régulièrement, quotidiennement pour certaines, et dont certains qui la basent (et qui vont très bien, soit dit en passant, merci pour eux). Et pourtant, pour le moment, je n'ai toujours pas essayé vraiment sérieusement... Est-ce que ça veut dire que je n'ai pas l'instinct grégaire ?

Il m'arrive à l'occasion de fréquenter un lieu de vente. Je viens pour acheter du Cannabis, et je reste toute l'après-midi avec le vendeur, pendant son travail. Je vois donc les clients passer, je connais plusieurs habitués, et je participe aux conversations. C'est un lieu un peu particulier, on te reçoit, tu prends un café, une bière, on t'offre un peu de produit, etc. C'est un lieu de vente convivial, genre commerce de proximité. Les acheteurs sont tous des habitués, il n'y a donc pas beaucoup de discussions sur les prix ou sur la qualité, car ça ne change pas souvent. La Cocaïne est le principal produit demandé, donc je pense que comme lieu de réunion autour de la C, il n'y a pas mieux.

Tu dis "La culture est ce que l'on a en commun". Et bien figure-toi que contrairement à ce que tu affirmes, les gens parlent peu de produits en ce lieu. C'en est même un peu frustrant pour moi, parfois^^ Ils s'installent dans le canapé, consomment, et parlent de leur vie quotidienne. Les sujets classiques qui reviennent le plus souvent, ben c'est les histoires de coeur, le travail, les gosses, les problèmes de sous, la teuf du week-end dernier, les potins, la dispute avec machin chose la dernière fois, etc. Et sinon, ça parle aussi musique, concert, festival, jeu vidéo, cinéma, série, théâtre, etc. (et oui, chez les toxs on parle aussi théâtre, na !).

Bref, des discussions tout ce qu'il y a de plus banales. La vie quoi... Si j'avais la folie d'en enregistrer un extrait et de le diffuser ici, rien ne te permettrait de deviner qu'il s'agit de "Cocaïnomanes", t'aurais l'impression d'entendre tes collègues à la machine à café !

Tout l'art du vendeur, c'est justement de savoir laisser les gens parler un peu, et d'essayer de faire preuve de délicatesse au moment de placer son "alors, qu'est ce qu'il te faudrait aujourd'hui ?", au milieu d'une conversation qui n'a rien à voir avec les drogues. Et quand ça vire aux confidences perso, ben c'est pas toujours simple. Quand on est juste tous les deux, il se marre, et me dit que son métier de vendeur, c'est un peu comme si il était psy big_smile  J'en profite pour dire que c'est un honnête homme, quelqu'un d'estimable, qui ne vole pas son salaire. Le salaire de la peur...

Et ceux qui arrêtent ou qui font une pause, et ben ils passent quand même chez lui de temps en temps, en n'achetant rien, pour donner des nouvelles. Tout simplement parce que tout ça, ça crée des liens, et qu'on a pas que les drogues en commun !!

Quant au changement rapide d'entourage, ça m'est arrivé plus jeune, quand j'ai découvert l'univers de la teuf. J'ai beaucoup fréquenté des groupes de consommateurs de diverses substances, sans forcément toutes les consommer moi aussi. A partir du moment où mes potes ne se sentent pas jugés, et que je ne le suis pas non plus, tout se passe très bien. Ca n'est que vingt ans plus tard que je me suis décidé à découvrir certains produit qui me font de l’œil depuis toujours.


Amicalement.

Dernière modification par Pesteux (03 avril 2024 à  14:56)


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zuzu
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Pesteux a écrit

...bien joué d'un point de vue rhétorique, mais sur le fond, non, je ne suis vraiment pas d'accord.

Il ne s'agit en aucun cas de rhétorique mais bien d'un fait tangible.
En effet, pierre a introduit cette opinion en répondant à un propos à partir duquel, elle (cette opinion), est difficilement constructible sans y ajouter "quelques aprioris hors site". Tu peux relire le thread, avant que pierre n'intervienne, personnes ne qualifient les PUD de "gens qui ne seraient pas sains".

Ainsi, dans le contexte de la discussion et suivant ça chronologie, cette opinion est introduite:
- Sous forme d'interrogration par pierre
- In-situ
- Ex-nihlo.

Il s'agit bien d'un fait tangible et non de rhétorique.

Pesteux a écrit

Ca n'est pas seulement lui qui le dit, c'est toute l'époque qui nous le répète H24....

Je ne pense pas que toute l'époque nous le disent.
Il y a quelque jours de cela la législation Allemande, vient de renverser la table qui soutient ton baratin (à prendre au sens noble terme).


Pesteux a écrit

....
Donc Pierre n'invente rien.

Jusque là, ce que tu me comptes ne m'intéresse guère.
C'est comme une impression de "déjà vue", de "déjà lu".
Il aurait été plus original de t'as part de discuter de ces problématique, à partir de notion telles que:
- "le conflit mimétique" et la "logique sacrificielle"
- où encore, je sais pas, en partant de perspectives plus "exotiques"

Introduire de tels notions sans les expliciter, ferais de moi un "péteux", donc attention spoiler:
- Actuellement nous sommes en plein "conflit mimétique"
- Mon petit doigt "par expérience" me dit que je deviens, lentement mais surement, "l'object du sacrifice".

Là je suppute, un peu beaucoup, appassionnellement, sans la moindre folie; pour le coup me voilà en pleine rhétorique. Qui plus est, je commets une faute, une que j'ambitionne, te pointer du doigt, un peu plus loin, en contrebas.

Redevenons raisonnable, j'aimerais pas passer pour plus fou que je ne le suis. Je vais quand même pas t'aider à construire l'autel ... c'est peut-être déjà trop tard, foutue manie.


Pesteux a écrit

...une conception dominante dans toute notre société, et largement intériorisée par chacun, notamment dans ce fil de discussion.
....
....Je me sens insulté, ainsi que les gens que j'aime bien.

Que cette conception soit "intériorisée" par toi, je le conçois et je ne peux que l'admettre, pour les autres ils faudraient les interrogers et receuillir leurs opinions.

De la même manière, que tu te sens "insulté", j'entend bien et je te présente mes excuses, ce n'est pas mon but, mais que tu affirmes ressentir les émotions d'autrui quand bien même qu'ils s'agissent de proche, là tu t'ocrois, une fois encore, des capacités irrationnelles.

Le contrebas franchit, épuisée que je suis, je m'en vais conclure au sous-sol.

Pesteux a écrit

Ca me plait pas trop ton sarcasme .... qui me font de l’œil depuis toujours.

Merci d'avoir eu le courage d'écrire les preuves à mes prémisses.

Bonne journée Pesteux.

Dernière modification par zuzu (03 avril 2024 à  16:40)


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Pesteux homme
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zuzu a écrit

En effet, pierre a introduit cette opinion en répondant à un propos à partir duquel, elle (cette opinion), est difficilement constructible sans y ajouter "quelques aprioris hors site". Tu peux relire le thread, avant que pierre n'intervienne, personnes ne qualifient les PUD de "gens qui ne seraient pas sains".

Bah justement, tu es sur un site où la thématique du refus de la conception sanitaire de l'usage de drogue est centrale. Alors ton baratin (à prendre au sens noble terme), sur la question sanitaire qui serait "hors site", je trouve ça rigolo big_smile



zuzu a écrit

Je ne pense pas que toute l'époque nous le disent.
Il y a quelque jours de cela la législation Allemande, vient de renverser la table qui soutient ton baratin (à prendre au sens noble terme).

Ils ont dépénalisé seulement le cannabis, pas toutes les drogues.

Et encore, dans des conditions très restrictives, même si elles font envie aux consommateurs français qui sont dans une situation pire encore.



zuzu a écrit

Redevenons raisonnable, j'aimerais pas passer pour plus fou que je ne le suis.
Je vais quand même pas t'aider à construire l'autel wink  ... c'est peut-être déjà trop tard, foutue manie.

Pourtant, on dirait bien que c'est ce que tu fais, construire un autel d'une main, tout en te victimisant de l'autre. Chacun son plaisir^^



zuzu a écrit

C'est comme une impression de "déjà vue", de "déjà lu".

Effectivement, de nombreux auteurs en parlent sous différents angles, depuis les années 70, et si on élargit un peu plus la thématique, depuis la fin du 19e siècle.

Mais ça n'est jamais pris en compte.

Désolé pour la lassitude, ça n'est pas moi qui fais que les choses se répètent ainsi wink



zuzu a écrit

Il aurait été plus original de t'as part de discuter de ces problématique, à partir de notion telles que:
- "le conflit mimétique" et la "logique sacrificielle"
- où encore, je sais pas, en partant de perspectives plus "exotiques"

Merci pour tes conseils d'écriture exotique. Mais tu le constates toi même de façon très perspicace : je ne cherche aucunement l'originalité.

Par contre, je t'en prie, montre-nous la tienne si le coeur t'en dit. Si les notions que tu mentionnes te parlent, fais-nous profiter de ton exotisme. Je ne connais pas du tout, mais j'ai l'impression que la "logique sacrificielle" dont tu parles, tu es en train de nous en faire une belle démonstration. Surtout ne te retiens pas, monte sur l'autel sacrificiel et immole-toi par le feu symbolique, vas-y, je te regarde wink



Pesteux a écrit

...une conception dominante dans toute notre société, et largement intériorisée par chacun, notamment dans ce fil de discussion.
....
....Je me sens insulté, ainsi que les gens que j'aime bien.

zuzu a écrit

Que cette conception soit "intériorisée" par toi, je le conçois et je ne peux que l'admettre, pour les autres ils faudraient les interrogers et receuillir leurs opinions.

Bah justement, tu es sur un forum qui regorge de témoignages en ce sens. Lis le un peu... Accessoirement, tu remarqueras peut être que c'est sa raison d'être^^ Tu peux aussi lire les journaux et écouter les opinions autour de toi. Quand on entend le ministre de l'intérieur dire "la drogue c'est de la merde", et être applaudi par certains PUD eux-mêmes, tu n'y vois aucune intériorisation ?

D'expérience, tous les PUD qui me font part de leur vague à l'âme en dehors du forum commencent par me décrire leur sentiment de culpabilité, et leur angoisse d'être atteint d'une maladie plus ou moins incurable. Soit ils pensent avoir commis une faute, soit ils se sentent malades. Ca me parait criant... On ne pourra jamais nous départager pour savoir si tu es dur de la feuille, ou si c'est moi qui entends des voix. En tout cas, c'est justement à partir de leur récit que je dis ça, plutôt qu'à partir d'une vision purement comportementale sans leur demander leur avis. Ensuite, effectivement, ça reste une interprétation personnelle, ce que j'assume parfaitement. Je ne suis le porte parole de personne, à part de moi-même.



zuzu a écrit

De la même manière, que tu te sens "insulté", j'entend bien et je te présente mes excuses, ce n'est pas mon but, mais que tu affirmes ressentir les émotions d'autrui quand bien même qu'ils s'agissent de proche, là tu t'ocrois, une fois encore, des capacités irrationnelles.

Je te mets au défi de me citer où est-ce que j'ai affirmé ressentir les émotions d'autrui.

A moins de considérer que si tu te fais traiter de #nom d'oiseau désobligeant# par quelqu'un, c'est prétendre ressentir tes émotions si je pense que tu es insulté.

Par contre oui, ça fait plus de 25 ans que je recueille les témoignages, confidences et expériences sur ce sujet. Certes, ça ne me donne aucune autorité, et je ne peux parler qu'en mon nom, pour en livrer mon interprétation. Mais par contre, ça me permet quand même de me forger une opinion sur la question, sans avoir la prétention absurde que tu me prêtes.



zuzu a écrit

Merci d'avoir eu le courage d'écrire les preuves à mes prémisses.

Bah justement pas : ce que je dis, c'est que le désir n'implique pas le passage à l'acte, et que l'image du drogué qui ne se contrôle pas parce qu'il est entièrement dominé par ses pulsions, c'est un fantasme de l'idéologie médicale.

Je ne dis pas que la perte de contrôle n'existe pas, je dis que c'est beaucoup plus compliqué que ça, que c'est très loin d'être systématique, que la compulsion n'a absolument rien de spécifique à l'usage de drogue, et que ça n'a rien à voir avec une maladie, même si on peut en souffrir énormément.

Ensuite, si tu considères que s'intéresser à certains produits depuis 25 ans sans y avoir encore touché, c'est une preuve de tes prémices, moi je trouve que tu valides bien les miennes : tout savoir expérientiel est nié au profit d'une conception verticale de sachant, qui dénie ce qui est vécu par les personnes.

Que ça soit toi qui m'accuses de prétendre "ressentir les émotions d'autrui", je trouve que c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité. Mais fait toi plaiz, je suis habitué à cette version très sanitaire de l'hôpital, qui consiste à nier les émotions d'autrui, puisqu'il est par définition impossible de les ressentir ou de les objectiver.


Cordialement.

Dernière modification par Pesteux (03 avril 2024 à  21:28)


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zuzu a écrit

Cela c'est vous qui le dîtes, c'est votre opinion que vous intérrogez ici. Je vous laisse le loisir de developper et de nous expliquer pourquoi vous déclarez "que ce ne sont pas des personnes 'saines'"?

Son opinion ?? lol
C'était amha une question rhétorique.

Bref je ne m'attarde pas ici... bla bla bla

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Ciao
Pour revenir à la question de début plusieurs addictologues ont quantifie en 6semaine d'arrêt pour avoir une idée de notre addiction

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zuzu
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meumeuh a écrit

....
Bref je ne m'attarde pas ici... bla bla bla

Moi non plus, je reserve mon génie à un autre horizon. Je pars satisfait d'avoir au moins réconforter un coeur qui en avait terriblement besoin à cet instant précis. Et cela c'est produit par le plus grand des hasards, vue je connais même pas cette personnne.

Je pense que le karma, ??c'est ça?? doit y être pour quelques choses.

Allez bisous à toutes l'équipe vous m'y reprendrez pas et un peu de respect s'il vous plaît mettez moi donc mon champi rouge, déjà que je viens d'en perdre 3 verts gratos, si en plus je ne peux pas avoir un rouge pour mon message d'adieux, je serais assez déçu.


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D'expérience, tous les PUD qui me font part de leur vague à l'âme en dehors du forum commencent par me décrire leur sentiment de culpabilité, et leur angoisse d'être atteint d'une maladie plus ou moins incurable. Soit ils pensent avoir commis une faute, soit ils se sentent malades.

Le truc c'est que c'est difficile de rejeter a la fois la position moraliste ET la position medicale (pathologique) de l'addiction. Un PUD fait un choix a chaque prise de drogue. Il a toujours le choix de ne rien prendre, meme si son champ des possibles diminue au rythme de l'augmentation de l'addiction. Donc c'est facile de se culpabiliser dans ces conditions, en faisant le choix conscient de perpetuer un comportement qui cree chez certaines personnes de la souffrance. Nous sommes d'accord, culpabiliser est une forte negative qui empire les choses, mais a mon sens c'est assez facile de tomber dans le piege. La vision de l'addiction comme une pathologie a le merite de mettre un peu d'eau dans le vin de ce jugement vers soi-meme. Oui je choisi a repetition un comportement qui m'apparait nefaste et qui entraine de la culpabilite. Mais a combien de % je suis responsable de cela ? Il y a deja une grande part de la suceptibilite a la perte de controle avec les produits qui est dictee par la genetique. Est-ce que je suis responsable de ma genetique ? Est-ce que je l'ai choisie ? Est-ce que j'ai choisi mon environnement ? Mes traumatismes ? Une grande part ce que qui motive dans l'addiction est aussi des mouvements inconscients de l'ame. Suis-je responsable de ce qui m'est cache dans ma psyche ?

Un article qui parle de ces 2 modeles de l'addiction pathologie Vs morale, que j'ai trouve particulierement interessant :

Frites, mensonges et alibis : l'impact de la consommation de méthamphétamine sur les valeurs morales et la conduite morale
https://www.tandfonline.com/doi/full/10 … 14493?af=R

Plus généralement, le discours sur l'addiction a été dominé par deux modèles opposés : le modèle médical et le modèle moral (Morse Citation 2004). Selon le modèle médical (ou modèle de la maladie), l'addiction est conceptualisée comme une "maladie du cerveau" caractérisée par des "comportements aberrants, impulsifs et compulsifs" (Volkow et al. Citation2016, p. 363). La consommation excessive et compulsive de drogues entraînerait une désensibilisation aux circuits cérébraux de la récompense et des émotions, et altérerait gravement le fonctionnement des régions corticales préfrontales impliquées dans les processus exécutifs, tels que la prise de décision, le jugement, le contrôle de l'inhibition et l'autorégulation. En conséquence, les changements cérébraux durables érodent la capacité volontaire d'une personne à contrôler l'impulsion de prendre des drogues addictives, ce qui conduit à des rechutes répétées (Volkow et al. Citation2016). La dépendance étant considérée comme une maladie cérébrale chronique récurrente dont les symptômes sont des effets biophysiques mécaniques d'une pathologie sous-jacente, il est théoriquement difficile d'affirmer que la personne dépendante est moralement responsable d'être atteinte de la maladie sous-jacente (Morse Citation2004). Par conséquent, la principale préoccupation n'est pas d'attribuer le bien ou le mal à la personne dépendante, mais plutôt de traiter la maladie (Frank et Nagel Citation2017). En revanche, le modèle moral considère le comportement de recherche et de consommation de drogues comme une action humaine intentionnelle mais immorale. Étant donné que la consommation de drogues est une question de préférence qui viole la morale et/ou la loi, elle est considérée comme un objet approprié d'évaluation morale et juridique. Par conséquent, le toxicomane peut être tenu moralement responsable d'un comportement motivé par son désir délibéré de drogue (Morse Citation2004 ; Frank et Nagel Citation2017). En attribuant une signification morale à une pratique, le processus de moralisation implique la conversion d'une préférence en une valeur, qui prend généralement une signification morale négative. La moralisation déplace alors l'attention sur l'individu qui viole la norme et qui constitue le problème (Frank et Nagel Citation2017). Par exemple, la consommation de méthamphétamine est passée d'une préférence - pour traiter la dépression, la perte de poids et la narcolepsie dans les années 1940-50 aux États-Unis et en Angleterre - à une violation morale et juridique après que ses effets néfastes sur la santé ont été mieux connus (Rasmussen Citation2008). La perception du caractère moralement répréhensible des personnes qui consomment de la méthamphétamine, ainsi que la menace et le préjudice sociaux découlant de cette consommation, ont fortement influencé les lois punitives contre la consommation de méthamphétamine et l'attitude des gens à l'égard de la punition des personnes qui consomment de la méthamphétamine (Durrant et al. Citation2011).

Dernière modification par DopeIsBeautiful (04 avril 2024 à  07:47)

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